Couvre-feu, une mesure liberticide ? Des avocats déposent un recours devant le Conseil d’État

26/10/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Désormais, 46 millions de Français sont touchés par le couvre-feu. Une nouvelle mesure très loin de faire l’unanimité, jugée «inefficace, disproportionnée et liberticide», notamment par le Cercle Droit et Liberté, une association regroupant des professionnels du droit qui ont pris la décision de déposer un recours devant le Conseil d’État dans l’espoir de faire sauter la mesure.


Mesures « anti-Covid » annoncées par Macron : les Français payent l’incurie du gouvernement, par Franck Deletraz

Instauration à partir de samedi, et pour au moins un mois, d’un couvre-feu entre 21 heures et 6 heures en Ile-de-France et dans ces huit autres métropoles du pays que sont Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Saint-Etienne et Toulouse ; autorisation de se rendre dans la famille pour la Toussaint mais à condition de « porter le masque » et de « respecter les distances » ; limitation des réunions privées ou au restaurant à « six personnes maximum »…

Comme l’on pouvait s’y attendre, c’est un nouveau et sérieux tour de vis que le président Macron a annoncé mercredi soir, au nom de la lutte anti-Covid, lors de son interview télévisée par les journalistes de TF1 et de France 2. Des mesures liberticides et d’autant plus injustes qu’elles font payer aujourd’hui aux Français l’incurie d’un gouvernement qui, depuis mars dernier et le confinement, n’a quasiment rien prévu en vue de la seconde vague épidémique annoncée.

Nos compatriotes rendus responsables

Le récent coup de gueule de Castex, reprochant à nos compatriotes de ne pas tenir compte des consignes sanitaires diffusées par le gouvernement, avait quelque peu annoncé la couleur : au lieu de faire son autocritique et d’admettre que depuis mars dernier le gouvernement n’a en réalité mis en œuvre aucune mesure vraiment efficace (telle que la création en urgence de lits supplémentaires dans les hôpitaux) en prévision d’une probable seconde vague de l’épidémie, le Premier ministre choisissait la facilité en rendant les Français responsables de la recrudescence des cas de Covid-19. Nous n’aurons donc pas été surpris de voir Macron, certes avec un peu plus de diplomatie, nous faire lui aussi la leçon mercredi soir, en annonçant ces nouvelles mesures destinées surtout à palier l’incompétence de l’Etat. Au nombre de celles-ci, nous l’avons dit, ce fameux couvre-feu, dont la durée pourrait bien être prochainement portée à « six semaines ». Mais aussi la réactivation des mesures de chômage partiel pour les secteurs touchés, le versement aux Français qui perçoivent les APL et le RSA d’une « aide exceptionnelle massive » de 150 euros par famille, à laquelle s’ajouteront 100 euros par enfant, ou encore – sans rire – le lancement d’une nouvelle application pour téléphone portable, appelée « Tous anti-Covid »…

« On a détruit l’hôpital public français »

Autant d’annonces qui ont valu à Macron d’essuyer les critiques nombreuses et justifiées d’une grande partie de l’opposition. A commencer par Marine Le Pen qui a jugé que « les aides financières aux secteurs touchés doivent être plus larges, plus rapides, moins complexes que celles mises en œuvre jusqu’à présent », et souligné que l’amélioration de la politique de tests, qui permettrait « la préservation de nos grandes libertés publiques, doit être une PRIORITÉ ». Mais aussi l’eurodéputé RN Thierry Mariani, qui a fait ce constat sur Twitter : « Incapacité à instaurer la stratégie “tester, tracer, isoler”, refus de reconnaître les erreurs commises, aucune création de places en réanimation supplémentaires ! Les Français et des pans entiers de notre économie vont payer l’incurie de Macron et de ce gouvernement ! » Enfin, on citera encore les mots très justes de Michel Onfray qui, invité un peu plus tôt mercredi sur CNews, a estimé que le gouvernement utilisait « un vocabulaire extrêmement martial, tout ça pour ne pas dire qu’on a détruit l’hôpital public français ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 15 octobre 2020

Propagande, couvre-feu, délation… C’est reparti comme en 40 !

Quel pays au monde est capable en même temps de réfléchir à un couvre-feu généralisé à partir de 20 heures, comme si les Allemands paradaient à nouveau avenue des Champs-Elysées, tout en incitant son bon peuple à partir en vacances à la Toussaint ? Comme si le maréchal Pétain avait appelé Léon Blum à la présidence du Conseil ?

Au moment où nous écrivons ces lignes, Emmanuel Macron ne s’est pas encore exprimé. Parmi les options envisagées pour lutter contre une énième seconde vague qui ne cesse de faire des remous, plusieurs options sont à l’étude. Si un reconfinement généralisé ne semble pas envisageable au risque de définitivement tuer le pays, un couvre-feu dans certaines métropoles semblent à l’étude. Ainsi Paris et sa grande couronne se voient menacés. Il est intéressant de noter qu’il s’agit de la seule option qui ait fuité, comme par hasard. Comme pour tester les réactions de l’opinion publique. Et elle a de quoi rassurer le gouvernement mais prodigieusement inquiéter les hommes libres. Les lecteurs du Figaro ont ainsi, dans un sondage, plébiscité le couvre-feu en bon bourgeois effrayés et prévisibles qu’ils ont toujours été.

Sur les plateaux télé, les chroniqueurs et experts se relaient pour apporter toujours plus d’alarmisme et les médecins conviés se divisent maintenant en deux camps. C’est vous dire si l’époque est formidable et emplie de nuances : les alarmistes et les « rassuristes », ce mot écorche les oreilles tant il n’est pas français. Soit il faut inciter au reconfinement, soit il faut limite passer pour un négationniste et dire que le virus n’existe pas. Les plateaux TV et la surabondance des chroniqueurs débattent visiblement d’un sujet que généralement ils ne maîtrisent pas. La preuve en a été faite sur CNews par l’intermédiaire de Florian Philippot. En effet, l’ex-numéro deux du Rassemblement national et président des Patriotes a assuré qu’entre 20 000 et 30 000 personnes étaient mortes de la grippe en 2017. Enorme tollé sur le plateau. Les chroniqueurs et notamment le Dr Hamon, président d’honneur de l’Ordre des médecins l’ont vertement tancé avec le reste du plateau en l’accusant de fake-news. Une salve qui s’est vite tarie lorsque Philippot a sorti les chiffres officiels de 2017 qui font état de 21 000 décès. Douche froide. Pendant ce temps, des policiers entrent chez vous sur dénonciation pour vérifier combien de convives vous recevez. Couvre-feu, police et dénonciation. De quoi réjouir tous les Adolfo Ramirez de ce pays.

Et les Français dans tout ça ? Tiraillés par la peur d’un virus dont on ne sait pas grand-chose à part que sa dangerosité oscille entre la peste noire et le rhume, que les tests sont d’une fiabilité relative et que les victimes potentielles sont un jour des vieillards, le lendemain des hommes sains et jeunes et le surlendemain des obèses morbides. Le « en même temps », véritable girouette faussée, déroute, aveugle et finalement apeure une société et des êtres perdus qui pensaient bien avoir chassé la mort de leur quotidien. Des êtres qui ont été conditionnés pour préférer vivre esclaves plutôt que de prendre le risque de mourir libres. Au nom de la précaution, nos aînés meurent de solitude dans leurs EHPAD. Une mort bien pire que le Covid.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 14 octobre 2020

Alexis Poulin : «Aucun pouvoir n’a lutté contre un virus avec un couvre-feu»

15/10/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Alexis Poulin, journaliste et éditorialiste, était l’invité de RT France. Il a dénoncé une dérive dystopique et autoritaire de la part de l’exécutif.

Il avance également que les citoyens subissent des décisions injustement imposées par Emmanuel Macron et la caste politique qui l’entoure.