[Lu sur le net] En Suisse, l’immigration influence les prix locatifs

[lu sur le Net] En Suisse, l'immigration influence les prix locatifs

26/07/2012 — 14h00
via Romandie.com La situation sur le marché suisse du logement s’est encore tendue en 2011. L’immigration influence de manière significative son évolution dans les régions attrayantes, et les hausses des loyers sont particulièrement fortes en Suisse romande, où elles atteignent 20,2% depuis 2005.

Ces constats ressortent d’une étude publiée par l’Office fédéral du logement (OFL) et réalisée par la Haute école zurichoise en sciences appliquées (ZHAW) en collaboration avec la société Meta Sys.
(…)
La forte immigration observée depuis 2005, liée à la libre circulation des personnes, s’est accrue en 2011 comme elle l’avait déjà fait les deux années précédentes, selon l’étude. Elle qualifie d'”indubitable” le rôle joué par les ménages d’origine étrangère dans la pénurie observée sur le marché du logement locatif.
(…)
Dans les régions lausannoise et genevoise, les prix sur le marché du logement locatif ont augmenté l’an dernier de respectivement 7,4% et 7,8%, et depuis 2005 de 21,7% et 22,7%. Dans les autres agglomérations romandes, la progression annuelle moyenne ressort à 4,9%, et depuis 2005 à 18,7%. A titre de comparaison, dans la région zurichoise, ils ont augmenté de respectivement 2,5% et 13,4%.

Trois fois la famille royale britannique : Hollande est le chef d’État le plus cher d’Europe

Trois fois la famille royale britannique : Hollande est le chef d’État le plus cher d’Europe

22/07/2012 — 18h30
GAND (NOVOpress) —
Herman Matthijs, aujourd’hui professeur d’administration et de finances publiques à l’Université de Gand après avoir longtemps enseigné à la VUB (Université flamande de Bruxelles), est spécialiste du coût de fonctionnement des États. Il vient de publier son sixième rapport sur le coût des chefs d’État européens.

On y apprend que la famille royale la plus chère est désormais celle des Pays-Bas. La reine Beatrix et ses enfants coûtent chaque année au contribuable néerlandais 39,4 millions d’euros, soit quatre fois plus que la famille royale espagnole. La famille royale britannique était jusqu’ici la plus chère mais des mesures d’austérité énergiques ont permis de réduire son coût de 16% l’année dernière, de 35,5 millions de livres (45,6 millions d’euros) à 29,7 millions (38,2 millions d’euros).

Le chef d’État le plus cher d’Europe est Francois Hollande, qui coûte à la France 112 millions d’euros par an. Pour ce prix-là, nous pourrions avoir trois familles royales britanniques.

Ces chiffres excluent les frais de sécurité, où il y a tout lieu de penser que la France ne fait pas non plus dans l’économie. Ils ne prennent pas non plus en compte le coût des anciens chefs d’État : nous en avons désormais trois en France.

L’honnêteté oblige à préciser que, même si le rapport n’est publié qu’à présent, il a été réalisé en avril 2012 et correspond donc au coût de Sarkozy à la fin de son mandat. Mais la réduction symbolique de son salaire opéré par Hollande (de 21 194 à 14 836 euros par mois) n’affecte que très marginalement ses 112 millions annuels. Dans la course au chef d’État le plus luxueux, le président français reste de très loin en tête.

Image en Une, Élisabeth II, reine du Royaume-Uni, lors de son couronnement, et François Hollande.

Électricité : un passage au vert profondément injuste !

Électricité : un passage au vert profondément injuste !

16/07/2012 — 08h00
PARIS (NOVOPress) — Peut-on dire, pour reprendre une formule célèbre: l’écologie, “ça eut payé” ? Et ceci pas seulement à cause des mirifiques 2,31 % de voix pour madame Joly à notre présidentielle. Il y a aussi cette guerre civile qui se profilerait entre deux variantes d’intégrismes: les réchauffistes déconfits et les malthusiens déçus (1). Leurs visions millénaristes post-modernes ont pour le moment fait long feu.

Reste que le passage à des moyens de production d’énergie qualifiés de durables et de renouvelables, réclamé à cor et à cri par ces deux sectes, coûte fort cher, et plus encore sur fond de sortie du nucléaire. Les petits entrepreneurs et les ménages allemands qui ont vu leurs factures d’électricité augmenter de 40% les sept dernières années commencent sérieusement à faire la grimace.

Première cause de cette flambée, la loi sur le passage aux énergies dites renouvelables (EEG- Umlage) visant au financement de l’éolien et du solaire, qui répercute sur le consommateur une taxe de 3,5 centimes par Kwh, appelée à passer à 5 centimes l’an prochain. Une famille avec une consommation annuelle de 4000Kwh par exemple, voit donc sa facture s’alourdir de 240€ TTC par an, au titre de l’aide au passage à l’énergie verte. Mais ce surcoût ne frappe pas tout le monde, ce qui le rend particulièrement injuste.

Après un lobbying fructueux et grâce semble-t-il aussi à l’appui des chrétiens démocrates de la CDU/CSU, les plus grands consommateurs d’énergie de l’industrie s’en tirent quant à eux plutôt bien. Non seulement assujettis à une contribution plus qu’allégée pour le financement de cette énergie verte, ils ont retrouvé des tarifs de fourniture d’électricité comparables à ceux de 2005. Mieux encore, ils ont été totalement exemptés des frais de réseau, également au détriment des petits consommateurs : une facture estimée à plusieurs millions d’euros par an.

Et cerise sur le gâteau enfin, les cotations de l’énergie en bourse, en hausse pour l’éolien et le solaire, et qui font quelquefois chuter significativement les tarifs de l’électricité produite de manière traditionnelle. Une baisse qui elle non plus ne profite pas aux ménages.

Les associations de consommateurs réclament donc aujourd’hui une plus grande implication financière de l’industrie, l’abandon des projets jugés trop onéreux comme la construction de champs éoliens en haute mer, et une hausse du financement public.

Une preuve s’il était nécessaire, que la relative bonne santé de l’industrie allemande a un prix. Chez nous en France, l’on peut certes se réjouir – mais pour combien de temps encore ? – de tarifs indexés sur l’inflation. Mais avec une industrie de plus en plus réduite à une peau de chagrin.

(1) D’un côté les tenants d’un réchauffement climatique de moins en moins crédible, de l’autre ceux qui craignent la chute de la production pétrolière, et réclament comme les premiers un gouvernement mondial… http://www.ndf.fr/poing-de-vue/11-07-2012/bataille-ultime-ecolos-contre-ecolos

Source : http://www.berliner-zeitung.de/wirtschaft/strompreise-und-energiewende-energiewende—gruen-und-ungerecht,10808230,16573894.html

Crédit photo : Heidas/Wikipédia souslicence CC.

L’impact macro-économique de l’immigration – Par Yves-Marie Laulan

L’impact macro-économique de l’immigration – Par Yves-Marie Laulan

[box class=”info”] Cet exposé du président de l’Institut de Géopolitique des Populations a été fait lors du colloque organisé par cet Institut, le 16 février à Paris, sur le sujet “Peut-on raisonnablement calculer le coût de l’immigration” ?

Dans cette analyse très détaillée, en ce qui concerne l’impact macro-économique Laulan arrive à un coût de l’immigration déjà installée en France, de 73,3 milliards d’euros par an, à supporter par la France et les français, amenant à un appauvrissement.

Concernant ce colloque nous avons déjà publié :
– l’exposé de Jean-Yves Le Gallou, “Le coût de l’immigration annuelle supplémentaire : 18 milliards d’euros
– et la Synthèse des travaux du Colloque. [/box]

Introduction

A côté des coûts budgétaires, que l’on pourrait qualifier de micro-économiques, bien caractérisés par des écritures comptables inscrites dans un budget – ce qu’ont fait avec talent nos intervenants précédents – on peut identifier des coûts macro-économiques, diffus, quasi invisibles car noyés dans la masse, qui se reflètent dans les agrégats macroéconomiques de la France ou dans la comptabilité nationale ; mais qui existent bien quand même.

Les immigrés constituent désormais un segment important de la population française, soit 12,6% de la population totale Or, quand une large partie de la population change sous l’effet d’une immigration rapide, intense et prolongée –c’est le cas de la France –, on peut imaginer aisément que cette nouvelle population d’immigrés, et de leurs descendants, va exercer une influence significative, d’une part, sur les divers agrégats macro-économiques : consommation, épargne, investissement, qui constituent le produit national, et, d’autre part, sur les grands équilibres économiques qui conditionnent son évolution : endettement, chômage, niveau des salaires, productivité ; sans compter le coût des biens sociaux majeurs que sont la santé, l’éducation et le logement.

 

I L’immigration et les grands agrégats économiques

1°/ Immigration et consommation

Que les immigrés contribuent à la production des biens et des services de la nation est indéniable. Toute la difficulté est de savoir combien.

  • A/ La contribution des immigrés à la production

La seule façon de mesurer la contribution des immigrés aux ressources est de prendre en compte le total cumulé de leurs salaires. En supposant, ce qui est admis, que le salaire moyen des immigrés est de 15% inférieur au salaire moyen en France, cela donne, en cumulé, pour 2,6 millions d’immigrés au travail, environ 37 milliards d’euros sur un total de PIB 1.933 milliards (à prix courants). Il faut y ajouter les impôts et charges sociales qui, selon la comptabilité nationale, représentent 50% des rémunérations, soit 18,5 milliards, ou encore 55,5 arrondis à 56 milliards au total.

  • B/ La consommation des ménages immigrés

La consommation, faute d’épargne significative des immigrés, pourrait être évaluée au montant cumulé des salaires, soit 37 milliards. La consommation des ménages dans les comptes nationaux atteint 1.084 milliards d’euros. La part des immigrés, 10% de la population, devrait donc atteindre 10% de ce total, soit 108 milliards. La différence entre ces deux chiffres, soit 71 milliards, laisse un peu perplexe. Comment cette consommation est-elle financée ?

Il faut supposer que ce soit, en partie, les prestations sociales reçues par les immigrés à divers titres, calculées selon certaines sources à 58,6 milliards, qui permettent de financer cette consommation. A ce chiffre s’ajouterait le montant de la fraude, de la délinquance et du travail au noir, estimé à 13,6 milliards (sans doute bien davantage). Ce qui, avec 72 milliards, permet de retomber à peu près sur nos pieds.

Il en ressort que les immigrés reçoivent à peu près deux fois plus qu’ils ne produisent et que la communauté immigrée vit largement de l’aide sociale et d’activités hors marché. Ce qui, à vrai dire, n’a rien de bien surprenant.

  • C/ La contribution des immigrés à la croissance

Dans ce contexte, il nous reste un dernier devoir à accomplir, à savoir à tordre le cou à ce « canard » persistant, véhiculé par une gauche à la conscience troublée, que « les immigrés sont indispensables à la croissance et qu’ils vont payer pour nos retraites ».

Regardons plutôt ce que disent des chercheurs sérieux, à l’étranger. Aux USA, les travaux de George Borjas, qui fait autorité en la matière, ont démontré de façon irréfutable que le gain annuel procuré par les immigrés était infime : moins de 0,1% du PIB par an. Même son de cloche en Angleterre où les études menées à la demande de la Chambre des Lords (en 2008, citée par Michèle Tribalat) parviennent à des résultats identiques : l’apport économique dû à l’immigration est quasi nul, 0,1% du PIB. Les enquêtes conduites aux Pays-Bas sont également sans équivoque : le PIB global augmente un peu, certes, mais le PIB par habitant, celui qui mesure le niveau de vie, diminue.

L’enseignement principal de ces travaux est que le gain obtenu par le travail des immigrés va aux immigrés eux-mêmes mais nullement à la population d’accueil qui est perdante dans l’affaire.

C’est ce que le simple bon sens aurait déjà donné : l’immigration a un effet d’appauvrissement sur l’ensemble de la population d’accueil, bien que les immigrés eux-mêmes recueillent largement les bénéfices de leur situation.

En France, bien entendu, c’est l’ « omertà » : on ne veut pas savoir.

2°/ Incidence de l’immigration sur l’investissement et le commerce extérieur

Pour l’investissement, la réponse est simple : les immigrés épargnent peu ou pas et ne peuvent contribuer en aucune façon à la formation de capital fixe.

Pour le commerce extérieur, c’est une autre affaire. Certes, on se doute bien que les immigrés ne peuvent apporter de contribution, même minime, aux exportations. Mais il y a un lien direct entre importations et consommation des ménages. Avec une consommation de 108 milliards, et un marché de 7 à 8 millions de consommateurs nouveaux, l’incidence des ménages immigrés sur les importations doit être sensible.

Nos importations, composées aux trois quarts de pétrole et de produits manufacturés ont atteint 537 milliards en 2010. L’application de la règle de proportionnalité donnerait donc un montant de 54 milliards imputables aux produits importés au bénéfice des immigrés.

Avec un déficit commercial de 71 milliards, on pourrait en déduire que la consommation de la communauté immigrée, sans contrepartie productive significative, suffirait à justifier une large part du déficit commercial de la France. On verra plus loin que l’on pourrait en dire autant du déficit budgétaire.

En ce qui concerne la balance des paiements maintenant, on observera des transferts annuels de l’ordre de 5 milliards, le cinquième du total des transferts courants. On observera avec chagrin que ces transferts ne servent pas à financer l’investissement et le développement comme on pourrait le souhaiter mais servent simplement de soutien alimentaire au bénéfice des familles restées au pays.

 

II L’immigration et les grands équilibres économiques

1°/ Immigration et chômage

En septembre 2011, la France comptait 4.176.000 chômeurs, 4.442.000 avec les DTOM, plus de 10% de la population active. Comment mesurer l’incidence de l’immigration sur ce total ?

Les difficultés d’insertion d’une population, peu ou pas qualifiée, sur un marché du travail déjà saturé sautent aux yeux. Avec un taux de chômage de 13,2%, sur les trois millions d’immigrés que compte la population active, 2,6 millions d’immigrés seulement auraient un emploi, 400 000 seraient au chômage.

En fait, pour ce qui concerne l’immigration légale, trois solutions se présentent :

  1. ou bien les immigrés ne trouvent pas d’emplois et sont donc au chômage ;
  2. ou ils trouvent des emplois, mais poussent les natifs vers le chômage ;
  3. ou ils trouvent bien des emplois, mais ce sont des emplois aidés, donc qui coûtent cher à l’Etat.

En conséquence, en termes de coûts :

  • – Le coût des immigrés au chômage serait de 3,4 milliards.
  • – Un emploi jeune sur quatre bénéficie d’une aide de l’Etat qui prend en charge environ 70% des coûts, soit, pour 450.000 contrats, un coût budgétaire de 4,2 milliards d’euros.
  • – Mais le plus important est ailleurs : le coût des natifs chassés par éviction vers le chômage peut être estimé à 22 milliards (à 700 euros par mois, soit 8.500 euros par an, pour 2,6 millions de nouveaux chômeurs natifs).

Le total de ces trois rubriques s’élève donc à 29,6 milliards d’euros.

En d’autres termes, en période de sous-emploi chronique et de quasi-stagnation économique – c’est le cas depuis 10 ans et plus –, l’immigration, quelle soit légale ou non, exerce directement ou indirectement un effet fortement négatif sur les chiffres du chômage et sur les charges budgétaires.

2°/ Immigration, salaires, productivité et désindustrialisation

C’est en quelque sorte le corollaire du cas de figure précédent. L’immigration a, de toute évidence, tendance à tirer vers le bas le niveau moyen des salaires. C’est ce que démontrent abondamment les enquêtes menées à l’étranger, notamment celle de la Chambre des Lords en Angleterre en 2008 (déjà citée par Michèle Tribalat). Aux Etats-Unis, George Borjas, qui fait référence en la matière, a démontré que les salaires des immigrés, notamment les moins qualifiés, exercent un effet négatif d’environ 7% sur le niveau des salaires. On préfère évidemment ne pas trop savoir.

En France on estime le niveau moyen des salaires des immigrés environ inférieur de 15% à celui des natifs, et cela d’autant plus que la grande majorité des immigrés travaillent dans le secteur des services à faible rémunération et à faible productivité : services domestiques (les nounous), restauration et hôtellerie, services de nettoyage, construction, etc.

Tout cela entraîne des conséquences très sévères sur l’économie française.

La première concerne l’investissement productif des entreprises dont on constatera avec inquiétude une lente dérive à la baisse depuis 10 ans. Cela se comprend. Devant une main-d’œuvre abondante et bon marché, l’entrepreneur aura naturellement avantage à substituer du travail au capital, à recruter du personnel à bas coût plutôt qu’investir. Et c’est bien ce que l’on constate. Les dépenses d’investissement en France prennent un sérieux retard, non seulement par rapport à l’étranger, mais aussi par rapport aux performances des années précédentes. De ce déclin tendanciel témoigne aussi la baisse des projets d’investissement industriels constatée ces dernières années.

On assiste donc à une baisse de l’investissement productif privé mais aussi à une tendance à la désindustrialisation de notre pays. L’industrie ne procure plus que 14% de la richesse nationale contre 22% pour la moyenne européenne et 30% pour l’Allemagne. Depuis les années 1980, l’emploi industriel a chuté de 2 millions, de 350.000 postes depuis 2 ans. L’immigration a certainement eu une incidence sur ce phénomène. En France, à ce rythme, on ne fabriquera plus d’avions ou de TGV mais on construira des logements sociaux.

Dernière conséquence, souvent ignorée, et non des moindres, l’effet sur la productivité du travail en France. Chacun sait de quoi il retourne. C’est, en gros, la production tirée d’une quantité donnée de facteurs de production, le travail au premier chef. La productivité reflète le progrès technique. Si la productivité horaire en France apparaît à peu près satisfaisante, sous l’effet du chômage bien sûr, la productivité par salarié, la seule qui a un sens, en vérité, accuse un net déclin, non seulement par rapport à l’étranger (USA, Europe) mais aussi par rapport aux tendances passées, par manque de qualification et de motivations. Sous l’effet d’une immigration de masse, la France est donc tout doucement en train d’emprunter le chemin qui mène au sous-développement économique.

3°/ Pour terminer, on peut estimer que le coût du surendettement des ménages immigrés s’élève à 2,5 milliards.

 

III Regards croisés sur trois coûts sociaux majeurs sous estimés

Que les immigrés soient de grands consommateurs de biens sociaux est une évidence que peu de monde se hasarde à nier. On ne peut manquer de se réjouir de cette générosité institutionnelle en progression constante, qui contribue sans doute à la paix sociale, pour un temps. Le malheur veut qu’elle ait un coût. Cette consommation à caractère social porte notamment sur ces trois secteurs majeurs que sont l’éducation, la santé et le logement.

1°/ L’éducation nationale

Chacun reconnaît la dégradation, grandissante, de notre système scolaire. Certes, des réformes, inutiles ou ineptes, sont passées par là, qu’il s’agisse de la méthode globale ou du collège unique, toujours dénoncées, jamais corrigées. Mais il y a un autre facteur majeur, rarement évoqué : l’immigration.

L’éducation nationale coûte de plus en plus cher, pour de moins en moins de résultats, et d’ailleurs moins d’élèves (sauf d’enfants d’immigrés). Le budget de l’éducation nationale croît d’année en année, près de 61 milliards en 2011, une augmentation de 2% par rapport à l’année précédente.

Mais comment ne pas établir aussi un lien de causalité manifeste entre le dépérissement du système scolaire et l’obligation faite à nos écoles d’accueillir des enfants d’immigrés toujours plus nombreux ? Leur place dans la population scolaire est passée de 14% à 16%, et maintenant près de 18%, en raison d’une fécondité deux à trois fois supérieure à la nôtre, celle des natifs. A cela s’ajoute une concentration très forte dans certaines zones, plus de 60 à 80% selon Michèle Tribalat, précisément celles qui sont le centre de violences permanentes dans les filières techniques, les lycées professionnels, ceux qui accueillent le plus d’immigrés.

« Deux tiers des échecs scolaires concernent les enfants d’immigrés », a déclaré Claude Guéant, à la grande indignation des bien-pensants. C’est peut-être exagéré. Mais ce qu’il y a de sûr c’est que le taux d’échecs scolaires des enfants d’immigrés est le double de celui des autres enfants et que les enfants immigrés sortent deux fois plus souvent que les autres du système scolaire sans aucune qualification.

En fait, l’afflux non maîtrisé d’enfants d’immigrés venant de familles déshéritées dont beaucoup maîtrisent mal la langue française provoque la saturation puis la décrépitude de l’ensemble d’un système scolaire largement plus inadapté à cette mission, quoi qu’on fasse.

Comment calculer le coût social phénoménal résultant d’une situation de ce genre, à savoir une éducation au rabais dispensée aux enfants, tous les enfants de France, qu’ils soient ou non issus de la population immigrée ? Tout à l’heure, on a estimé à 1 milliard environ les coûts spécifiques du système scolaire liés à l’immigration. Je crois que cette évaluation est notoirement sous-estimée. Pour ma part, je pense qu’il faut, une fois de plus, appliquer la règle de proportionnalité : si les enfants d’immigrés forment 18% de la population scolaire, les coûts supplémentaires dus à l’immigration (18% de 61 milliards d’euros) peuvent être évalués à 11 milliards d’euros.

2°/ Immigration et dépenses de santé

Les dépenses de santé liées à l’immigration méritent que l’on s’y attarde. Car ce sont des coûts très importants qui sont en jeu ici et pour lesquels, par chance, l’on dispose d’informations statistiques, donc relativement sûres.

Pour les immigrés clandestins, estimés à plus d’un demi-million, les statistiques de l’Aide médicale d’Etat affichent plus de 200.000 consultations par an pour un coût de 600 millions par an, soit plus de 30% du budget du ministère de la Santé.

Mais l’essentiel est ailleurs, avec la CMU, la Couverture médicale universelle, complétée par la CMUC, complémentaire instituée en 1999 par Martine Aubry (laquelle s’affirme décidément, avec les 35 heures, comme un des grands fossoyeurs de l’économie française). On sait que, sous conditions de ressources minimales, ces deux systèmes permettent un remboursement à 100% des soins de santé, notamment des soins hospitaliers, les plus coûteux.

Les études ont montré que le coût de soins ainsi gratuits était d’environ 13% supérieur au coût moyen de soins hors CMU et provoquaient une augmentation de 20% du volume des consultations. Ce qui n’est guère surprenant. La gratuité a toujours cet effet-là. Observons que cette surconsommation médicale des immigrés souvent en quête de placebos est d’ailleurs attestée par le témoignage de nombre de jeunes médecins installés en grande banlieue parisienne.

En 2007, la CMU concernait 1,5 million de personnes bénéficiaires et la CMUC, avec l’Outre-Mer, 4,5 millions, soit, au total, 6 millions de bénéficiaires. Il s’agit souvent d’une population jeune, féminine et urbaine. Il est logique de penser que sur les 7 à 8 millions d’immigrés dont les ressources sont modestes, une grande majorité sont inscrits à l’un ou l’autre de ces deux régimes.

Par ailleurs, le coût moyen annuel par tête, un secret d’Etat bien gardé, était estimé à environ 1.000 euros en 2006. Combien aujourd’hui ?

Dès lors, le coût total du bilan santé de l’immigration s’établit à près de 6 milliards d’euros par an. Il s’alourdit, avec des flux migratoires de 250.000 par an, d’environ 250 millions d’euros chaque année.

3°/ Le logement

  • a) La location

Les immigrés sont en majorité locataires à hauteur de 75% (90% chez les immigrés d’origine africaine). Ils occupent 70% des logements dits sociaux à loyer faible ou modéré.

Par ailleurs, 50% des loyers (charges comprises) sont couverts par les aides au logement. Le loyer médian s’élève à 430 euros, soit 5.160 euros par an.

Pour 1.370.000 ménages d’immigrés en location, le total représente donc 7 milliards d’euros. Enfin, on estime qu’un locataire sur 3 connaît des difficultés de paiement ou ne paie pas.

Dés lors, le coût, pour la collectivité, du logement des immigrés est de 50% du total des loyers, soit 3,5 milliards pour les aides et 1/3 pour les impayés soit 2,3 milliards, soit 5,8 milliards au total.

A cela s’ajoute naturellement le coût de la rénovation urbaine dans le cadre de la politique de la Ville, soit 21 milliards sur 5 ans ou encore 4 milliards par an.

Le coût du logement des immigrés frôle donc 10 milliards d’euros par an.

  • b) La construction de logements sociaux

Elle fait l’objet d’une demande pressante et permanente. Il n’y aura jamais assez de logements sociaux.

En 2010, l’Etat aura aidé au lancement de 131.000 chantiers, contre un rythme de croisière de 100.000 par an.

A un prix moyen de construction TTC de 1.820 euros au m2, en 2007 le prix unitaire moyen d’un logement de 80m2 ressort à 145.600 (arrondi à 150.000 euros). Ce qui donne un coût annuel de construction de logements sociaux d’environ 20 milliards par an couvert par les financements de l’Etat ou des collectivités territoriales.

4°/ Bilan des coûts

1. Il convient à ce stade d’additionner les coûts sociaux :

  • logement : 30 milliards
  • santé : 6 milliards
  • éducation :11 milliards

soit au total 47 milliards.

2. Mais il faut y ajouter les coûts du maintien de l’ordre : 5,7 milliards, et celui des fraudes et de la délinquance : 13,6 milliards, du surendettement : 2,5 milliards et du chômage : 29,6 milliards, soit 51,4 milliards.

3. A ces coûts il convient d’ajouter les prestations sociales reçues par les immigrés (retraites, famille, vieillesse, allocations diverses), soit 30,3 milliards.

4. Nous arrivons ainsi à un chiffre de 128,7 milliards, dont il faut néanmoins défalquer la contribution des immigrés à la production de richesses, évaluée à 55,5 milliards, ce qui laisse un solde net de 73,3 milliards.

Au total, les coûts nets directs ou indirects de l’immigration s’élèveraient ainsi à 73,3 milliards d’euros.

5°/ Immigration et endettement de l’Etat

En conclusion, la conséquence de tout ce qui précède est : l’endettement de la France, qui a fait couler tant d’encre et qui a manqué de pousser notre pays à la banqueroute.

Qu’il y ait une corrélation étroite entre immigration et endettement public ne fait guère de doute.

C’est ce que nous apprend le rapprochement des séries statistiques du déficit et de l’endettement. Car, quel que soit le chiffre final du coût de l’immigration qui ressortira de nos travaux en fin de journée, cette immigration est, qu’on le veuille ou non, financée en totalité ou en partie par le déficit budgétaire, 85 milliards d’euros, lequel alimente l’endettement de la France, 1.646 milliards d’euros (85% du PIB), dont on a tant parlé et si tardivement. Non seulement il nous a coûté notre cher triple A, mais il sera payé par nos enfants et nos petits-enfants. Financer par l’emprunt une immigration largement composée d’inactifs et d’assistés sociaux, et cela en pleine crise économique et financière, il n’y a qu’en France que l’on voit cela.

 

Conclusions

La France connaît depuis plusieurs années un appauvrissement tendanciel. Le revenu par habitant plafonne depuis dix ans et recule depuis six ans. C’est le prix de la crise, d’un mauvais management de l’économie mais aussi d’une immigration excessive. L’immigration n’enrichit pas, elle appauvrit.

Si les réformes de restrictions budgétaires retenues par le gouvernement sont mises en pratique, ce qui reste à voir, l’immigration, au lieu d’être payée par l’emprunt, sera payée par nos impôts. Ce qui est déjà un mieux. Mais il serait mieux encore de la ramener à un niveau proportionné aux capacités d’intégration ou d’assimilation de la France.

Mais ceci est une autre histoire…

Yves-Marie Laulan

[box class=”info”] Source : Institut de Géopolitique des Populations. [/box]

Le coût de l’immigration annuelle supplémentaire : 18 milliards d’euros

Le coût de l'immigration annuelle supplémentaire : 18 milliards d'euros

Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia.

[box class=”info”] Dix-huit milliards d’euros, tel est le coût de l’immigration supplémentaire annuelle (1), selon l’analyse présentée par Jean-Yves Le Gallou le 16 février 2012 au Colloque de l’Institut de géopolitique des populations sur le thème : « Peut-on raisonnablement calculer les coûts de l’immigration ? ». Présentation résumée et texte complet.
Polémia
[/box]

On peut estimer à 200.000 le solde des étrangers supplémentaires s’installant chaque année en France, soit 0,3% de la population, 0,4% de la population scolaire et 5% de la population étrangère déjà présente en France.

1 – Cela génère 3 milliards en dépenses de fonctionnement des services publics et en redistribution sociale (soit 0,3% de 1.000 milliards).

2 – Cela génère aussi et surtout 15 milliards de dépenses d’infrastructures. Comme l’avait souligné le prix Nobel Maurice Allais, l’arrivée d’une population nouvelle suppose de puiser dans l’épargne (ou de creuser le déficit) pour réaliser les équipements nécessaires à leur accueil.

Ces dépenses se décomposent ainsi :

  • • Etablissements scolaires : 1 milliard ;
  • • Logements : 7 milliards ;
  • • Transports urbains régionaux : 4 milliards ;
  • • Prisons : 100 millions ;
  • • Universités : 400 millions ;
  • • Hôpitaux : 700 millions ;
  • • Autres réseaux nationaux et locaux : 2 milliards.

3 – Cela génère aussi des dépenses d’assurance chômage : dans un pays qui a 15% de chômeurs, un étranger de plus ce n’est pas un emploi de plus c’est un chômeur de plus (français ou étranger, d’ailleurs, puisque le taux de chômage des étrangers et des enfants d’immigrés est, selon les statistiques officielles, deux à trois fois plus fort que le taux de chômage moyen). Le coût de l’indemnisation de ce sur-chômage c’est 500 millions.

Au total plus de 18 milliards d’euros : près du quart du déficit budgétaire. En période de crise, il est clair que la France n’a plus les moyens de poursuivre sa politique d’immigration ou que, si elle la poursuit, cela ne peut se faire qu’au détriment des services rendus à la population, de son niveau de vie et de sa qualité de vie.

(Tous les chiffres sont étayés dans le document complet, cliquer ici.)

Jean-Yves Le Gallou
Colloque de l’Institut de géopolitique des populations du 16/02/2012.

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

(1) Ce coût s’ajoute bien sûr au coût des immigrés déjà sur place.

“Peut-on raisonnablement calculer le coût de l’immigration ?” – Colloque de l’Institut de Géopolitique des Populations, le 16 février

"Peut-on raisonnablement calculer le coût de l'immigration ?" - Colloque de l'Institut de Géopolitique des Populations, le 16 février

Voilà 7 ans, l’Institut de Géopolitique des Populations avait organisé un premier colloque sur le thème « Immigration/intégration : un essai d’évaluation des coûts économiques et financiers » dont les actes ont été publiés la même année aux éditions de l’Harmattan.

Mais, depuis lors, un certain nombre de travaux sont parus sous la plume de chercheurs plus ou moins qualifiés, travaillant avec des sources et selon des méthodes différentes. Ces travaux ont débouché sur des résultats très discordants.

II convenait de s’efforcer d‘y voir clair, et cela d’autant plus qu’entretemps, les flux migratoires se sont poursuivis à un niveau très élevé pratiquement inchangé.

En outre, les temps ne sont plus les mêmes. A l’époque de notre premier colloque, la France, toujours généreuse, connaissant une prospérité, relative certes, mais bien réelle. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, avec la crise. Dès lors se pose le problème du financement d’une immigration largement à caractère humanitaire et forcément coûteuse, dans le contexte d’une économie en quasi-stagnation, d’un chômage proche de 10 %, d’un déficit budgétaire aggravé et d’un endettement colossal. Une nouvelle réflexion sur les coûts de l’immigration s’imposait donc, d’une part pour affiner notre analyse et, d’autre part, pour la compléter.

Tel est l’objet du nouveau colloque que l’Institut de Géopolitique des Populations se propose d’organiser le 16 février prochain à l’Asiem, 6, rue Alfred de Lapparent, Paris 75007 sur le thème :

“Peut-on raisonnablement estimer les coûts de l’immigration et de l’intégration ?”

Il nous est apparu indispensable, à la veille d’une élection qui s’annonce capitale pour l’avenir de notre pays, d’associer à cette réflexion les principales formations politiques et leurs candidats aux élections présidentielles. Nous avons donc l’intention d’inviter les candidats à participer à cette manifestation de façon à leur permettre d’exprimer leur point de vue sur cette question de société majeure.

Yves Marie Laulan
Président de l’Institut de Géopolitique des Populations

[box class=”info”] Dans les intervenants on note en particulier Gilbert Collard, Christian Vanneste, Jacques Bichot et Jean-Yves Le Gallou.
Le programme complet est consultable sur le site de l’Institut de Géopolitique des Populations.
Pour assister au Colloque il faut s’inscrire avant le 10 février (nombre de places limité) soit sur le site de l’Institut soit par courrier à Institut de Géopolitique des Populations, 20, rue d’Aguesseau Paris 75008. Participation aux frais : 10 euros (5 euros pour les étudiants). [/box]

L’immigration est une priorité budgétaire pour le gouvernement de Nicolas Sarkozy !

L’immigration est une priorité budgétaire pour le gouvernement de Nicolas Sarkozy !

29/09/2011 – 17h30
PARIS (NOVOpress) –
Hallucinant ! Alors que la France connaît l’une des pires crises financières des cinquante dernières années, le gouvernement vient de décider d’augmenter le budget pour l’accueil des immigrés. Ainsi, la part consacrée à l’immigration et à l’asile dans le budget 2012 est en augmentation de 27%. Une augmentation de pratiquement 30%, car il faut, selon le ministère de l’Intérieur,« tenir compte du niveau élevé des besoins d’hébergement des demandeurs d’asile ».

Au total, la mission immigration, asile et intégration voit ses crédits augmenter de 14,1% pour 2012, pour atteindre 632 millions d’euros, dont 376 millions d’euros pour l’asile contre 296 millions en 2011, selon les éléments fournis par le ministère.

Suisse : la hausse vertigineuse du franc érode la compétitivité helvétique

Suisse : la hausse vertigineuse du franc érode la compétitivité helvétique

18/08/2001 16h00
BERNE (NOVOpress) – La crise de la dette souveraine dans certains pays de la zone euro et le manque de volonté politique des grands pays européens aggravent le manque de rationalité de nombre d’acteurs du marché des changes qui cherchent dans des monnaies comme le franc suisse un hypothétique refuge.

Les conséquences pour l’économie d’un petit pays comme la Suisse sont considérables. Certes, le prix de l’immobilier dans les régions frontalières françaises en euros tombe en flèche et les touristes suisses font des affaires en or à New York, Londres ou Paris. Mais il faut qu’ils en profitent vite, parce qu’ils risquent de perdre leur travail en rentrant au pays si leur emploi est lié à une activité exportatrice.

En un an, le franc suisse s’est apprécié de 14 % par rapport à l’euro et de 32 % à l’égard du dollar. Pas de quoi se réjouir du côté des fabricants de coucous et de chocolat au lait.

Le rôle de la Suisse comme centre international d’affaires est aussi en péril. Selon une étude de l’UBS, les coûts salariaux à Zurich représentent 144 % de ce qu’ils sont à New York et les grandes sociétés internationales envisagent de réduire le nombre d’expatriés en Suisse au profit de Paris, Londres ou Frankfurt.

Les détails révélés par l’enquête « Prix et Salaires » de l’Union des banques suisses qui compare les prix et salaires dans 73 villes du monde pour 122 biens et services, devraient inciter les responsables suisses à la réflexion.

Cette étude répond à des questions comme : combien paie-t-on un trois pièces à Paris, à Chicago ou à Nairobi ? Combien coûtent les transports en commun à Jakarta, à Londres ou à Montréal ? Ou encore combien gagne un chef de service à Zurich, à Buenos Aires ou à Sydney ?

Nous apprenons ainsi que les villes les plus chères au monde sont Oslo, Zurich et Genève. Ces villes sont suivies de Copenhague, Stockholm et Tokyo. À l’opposé, les prix du panier sélectionné, qui contient 122 biens et services, sont particulièrement bas à Bombay, Manille et Delhi.

Les villes américaines étudiées présentent actuellement un niveau de prix inférieur aux années précédentes. Les économistes d’UBS justifient en grande partie ce recul par la dépréciation du dollar US face aux autres monnaies. À l’inverse, Caracas, la capitale du Venezuela, continue à souffrir d’une inflation élevée. Conjuguée à sa monnaie indexée sur le dollar américain, cette inflation a entraîné une hausse des prix qui se répercute en conséquence sur la place de Caracas dans le classement. Une nouvelle dévaluation de la monnaie vénézuélienne provoquerait un recul de la position de cette ville.

Qui en profite le plus ? Les salariés de Zurich, Sydney et Luxembourg profitent du plus fort pouvoir d’achat, d’après leur salaire horaire net. Parmi les marchés émergents étudiés, qui évoluent à un niveau comparable, Doha et Shanghai affichent une croissance rapide du produit intérieur brut, améliorant leur position au classement.

Vous trouverez l’étude UBS « Prix et salaires » 2009, ainsi que les mises à jour 2010 et 2011, en cliquant sur le lien suivant : www.ubs.com/prixetsalaires.