La bilharziose, une maladie tropicale fait son apparition en Corse

La bilharziose, une maladie tropicale fait son apparition en Corse

15/05/2014 – via Sciences et Avenir – MALADIE TROPICALE. Plusieurs cas groupés de personnes contaminées par la bilharziose, probablement à la suite de baignades dans une rivière de Corse-du-Sud, ont été signalés aux autorités sanitaires le mois dernier, a-t-on appris mardi auprès de la Direction générale de la santé (DGS) et de l’Agence régionale de santé (ARS) de la Corse.

Les personnes concernées n’ont pas séjourné dans une zone d’endémie de la maladie et se sont toutes baignées dans le Cavu, une rivière de Corse-du-Sud”, précise l’ARS-Corse dans un communiqué.

La bilharziose (ou schistosomiase) est une maladie provoquée par des vers parasites présents dans certaines eaux douces, essentiellement dans les zones tropicales et subtropicales. Elle fait parties de la liste des maladies tropicales négligées contre lesquelles de nombreux pays s’était engagés à lutter en 2012 en signant la Déclaration de Londres.

Elle se traite facilement mais l’infection passe souvent inaperçue au départ, et des complications intestinales ou uro-génitales ne se manifestent souvent que plusieurs années après, aboutissant à des lésions des reins, de la vessie, du foie, des intestins et des vaisseaux sanguins, voire dans certains cas à des décès.

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Crédit photo : philippephotos via Flickr (cc)

[Chronique corse] Michel-Edouard Leclerc défend le « consommateur » et Manuel Valls la « République » – par Paul Le Guern

[Chronique corse] Michel-Edouard Leclerc défend le « consommateur » et Manuel Valls la « République » - par Paul Le Guern

22/12/2012 — 14h00
PARIS (NOVOpress Breizh) — Nuit du dimanche 9 septembre 2012 :
Les clandestins du Front de libération nationale de la Corse –Union des combattants (FLNC-UC) s’en prennent à la grande distribution. Sept supermarchés, la plupart sous l’enseigne Leclerc, sont soufflés. Dans un communiqué rendu public quelques jours plus tard, le FLNC-UC en revendique la paternité, dénonçant « les prix [qui] n’ont jamais été aussi élevés en Corse […] et des hausses sans aucune mesure avec les nécessités de la saison touristique ». Dans ce texte comminatoire, les indépendantistes mettaient « en demeure [les enseignes visées] de baisser significativement les prix pratiqués avant le mois de décembre 2012 et de modifier leur stratégie en s’imposant comme axe prioritaire une politique privilégiant au maximum les produits issus de l’économie corse ». (Le Monde, 11/12/12)

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L’ancien avocat d’Yvan Colonna assassiné en Corse

L'ancien avocat d'Yvan Colonna assassiné en Corse

Banderole exigeant la libération d’Yvan Colonna. Crédit photo : Baldeadly via Wikipédia (cc).

16/10/2012 — 18h30
AJACCIO (NOVOpress) — Antoine Sollacaro, avocat corse, qui défendait jusqu’au printemps dernier Yvan Colonna – reconnu coupable de l’assassinat du préfet Erignac –, a été tué par balles ce mardi matin à Ajaccio. Il était arrêté au voloant de sa Porsche dans une station-service; lorsque deux hommes à moto ont surgi et ont fait feu sur lui.

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Le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) contre “l’argent roi”

Le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) contre "l'argent roi"

21/12/2011 – 08h00
PARIS (NOVOpress) – Le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) a livré son « analyse politique » de la situation en Corse dans le dernier numéro de sa publication clandestine, « Ribellu, a voce di u fronte ». Pour le FLNC, « la gravité de la situation actuelle » le « conduit à livrer » son analyse et « à exposer un certain nombre de propositions ».  Car « malgré les satisfecits de certains représentants officiels qui continuent à se gargariser de tout ce que l’on fait pour la Corse, les indicateurs économiques et sociaux n’ont jamais été aussi préoccupants depuis bien longtemps. » « L’Etat Français » est le principal responsable de cette situation, participant en outre, non pas à « l’édification d’une Europe des peuples tournée vers le sud », mais à une la construction d’une Union européenne dirigée par le « nord » soumise aux « gesticulations financières ».

Selon le FLNC, l’avenir de la Corse est « livré à des intérêts spéculatifs qui lui sont étrangers ». Pire, cette « logique de l’argent roi » a remplacé l’esprit de « coopération et de partage ». Avant de dénoncer les dérives mafieuses de la société corse : « Pendant ce temps, la part belle a été faite aux groupes mafieux qui ont infiltré un tissu économique, déjà bien fragile, pour mieux le vampiriser. Le trafic de drogue, pourvoyeur de fonds importants et rapidement disponibles, s’est développé parallèlement, avec des effets déstructurants dévastateurs sur la société corse toute entière. »

Par ailleurs, le FLNC a fait plusieurs propositions intéressantes pour défendre son identité.

La lutte contre la spéculation immobilière passe avant tout pour le FLNC par l’instauration d’une « citoyenneté corse », définie par l’Università di Corsica, soit « la résidence  plus la langue corse ». Par ailleurs, face à des lois françaises inadaptées, le FLNC souhaite une mobilisation générale des Corses pour protéger leurs terres agricoles et lutter contre les spéculateurs.

Le FLNC demande par ailleurs aux dirigeants des grandes surfaces « de modérer leurs prix », « de stopper leur prolifération » et surtout de revoir les conditions d’achat, de diffusion et de promotion de la production corse, afin de « laisser toute sa place au commerce traditionnel. »

Pour le logement et les emplois, la seule mesure indispensable passe par l’instauration de la « citoyenneté corse ». Par ailleurs, l’organisation prône la suppression des conseils généraux et des départements, selon elle « au coeur des toutes les dérives clientélistes », et souhaite en revanche que l’assemblée de Corse soit dotée du pouvoir législatif.

Crédit photo : DR

Le FLNC revendique l’assassinat de Christian Leoni

Le FLNC revendique l'assassinat de Christian Leoni

29/11/2011 – 14h15
MORIANI (NOVOpress) –
Dans un texte reçu par le magazine Corsica, le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) revendique l’assassinat, le 28 octobre dernier à Moriani, par l’un de ses commandos, de Christian Leoni, 49 ans, soupçonné par les nationalistes corses d’appartenir à la mafia locale.

Le FLNC affirme, via un communiqué clairement authentifié, « avoir procédé à l’élimination physique de Christian Leoni, responsable du groupe mafieux auteur de l’assassinat de notre militant Philippe Paoli» .

Charles-Philippe Paoli, membre de l’exécutif de Corsica Libera et militant de l’organisation avait été assassiné le 29 juin à Folelli, près de Bastia. Le FLNC avait alors renoué avec les conférences de presse clandestines.

Les nationalistes corses avaient alorsannoncé que « ceux qui ont accompli cet acte n’ont pas mesuré sa portée, ni ses conséquences… Notre organisation saura faire face… Cette mort est injuste et inexplicable, mais elle renforce notre détermination».

Et de préciser dans le communiqué reçu récemment : « Si nous sommes intervenus par la force, c’est que nous y avons été contraints. Nous avons répondu militairement avec toute la détermination qui s’imposait après la mort de notre militant, dont le seul tort était de s’investir dans le développement de son entreprise ».

L’organisation termine par une mise en garde contre « tous les groupes ou individus mafieux qui attenteraient à la vie d’un militant nationaliste, qu’après enquête et identification du ou des auteurs », sa réponse serait « implacable ».

Dans le texte reçu par Corsica, le FLNC revendique également 28 attentats contre des villas, qualifiées de « colonisation de peuplement », 5 actions commandos et 5 autres contre « des monopoles d’Etat et des multinationales » (intérêts d’EDF et de Kyrnolia en Corse).

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Napoléon Bonaparte vu par Charles Maurras

Napoléon Bonaparte vu par Charles Maurras

[box]Novopress n’a pas prévu d’éphéméride en ce 15 août, fête et date importantes dans l’histoire et l’imaginaire collectifs européens. En ce jour anniversaire de la naissance de Napoléon Bonaparte, il nous a toutefois paru instructif de présenter à nos lecteurs ce texte de Charles Maurras, extrait de l’Avenir de l’Intelligence, publié en 1905. Bien que l’on oppose encore le “royalisme de raison” d’Action française et l’Empire, le Martegal montre ici une certaine admiration envers Bonaparte, dont l’action militaire sonne comme un retour au réel après les rêveries utopiques du siècle précédent. De quoi toujours susciter un intérêt historique et littéraire pour Napoléon 1er et l’Empire.[/box]

Si l’on considère en Napoléon le législateur et le souverain, il faut saluer en lui un idéologue. Il figure l’homme de lettres couronné. Comme il s’en vante, lui qui disait : Rousseau et moi, ce membre de l’Institut continue la Révolution, et avec elle tout ce qu’a rêvé la littérature du XVIIIème siècle ; il le tourne en décrets, en articles de code. La Constitution de l’an VIII, le Concordat, l’Administration bureaucratique reflètent constamment les idées à la mode sur la fin de l’ancien régime. Mais, par un miracle de sens pratique dont il faut avouer le prix, Napoléon tira de ces rêveries sans solidité une forte apparence de réalités consistantes.

Assurément tous nos malheurs découlent de ces apparences menteuses : elles n’ont cessé de contrarier les profondes nécessités de l’ordre réel. Cependant nos phases de tranquillité provisoire n’eurent point d’autres causes que l’accord très réel des fictions administratives avec les fictions littéraires qui agitaient et dévoyaient tous les cerveaux. De la rencontre de ces deux fictions, et de ces deux littératures, l’une officielle, l’autre privée, naissait le sentiment, précaire mais réel, d’une harmonie ou d’une convenance relative.

Nos pères ont appelé ce sentiment celui de l’ordre. Ceux d’entre nous qui se sont demandés comme Lamartine : cet ordre est-il l’ordre ? et qui ont dû répondre : non, tiennent le rêveur prodigieux qui confectionna ce faux ordre pour le plus grand poète du romantisme français. Ils ajoutent : pour le dernier des hommes d’État nationaux. Ils placent Napoléon Ier vingt coudées au-dessus de Jean-Jacques et de Victor Hugo, mais plus de dix mille au-dessous de M. de Peyronnet.

II est vrai que Napoléon se présente sous un autre aspect, si, du génie civil, qui, en lui, fut tout poésie, on arrive à considérer le génie militaire. Rien de plus opposé à la mauvaise littérature politique et diplomatique que Napoléon chef d’armée : rien de plus réaliste ni de plus positif ; rien de plus national. Comme les généraux de 1792, il réveille, il stimule le fond guerrier de la nation ; il aspire les éléments du composé français, les assemble, heurte leur masse contre l’étranger ; ainsi il les éprouve, les unit et les fond. Les nouvelles ressources du sentiment patriotique se révèlent, elles se concentrent et, servies par l’autorité supérieure du maître, opposent à l’idéologie des lettrés un système imprévu de forces violentes. De ce côté, Napoléon personnifie la réponse ironique et dure des faits militaires du XIXème siècle aux songes littéraires du XVIIIème.

Charles Maurras, L’Avenir de l’Intelligence (1905)

Langues régionales : les Corses ont une longueur d’avance

Langues régionales : les Corses ont une longueur d’avance

14/08/2011 – 16h30
BASTIA (NOVOpress) — Un projet révolutionnaire a été présenté à l’assemblée de Corse le 30 juillet dernier par Pierre Ghionga, un élu atypique se réclamant de la gauche, mais refusant d’être étiqueté. Dans un rapport, rédigé en français et en corse, ce dernier proposait en effet de reconnaître à la langue corse un « statut territorial d’officialité ». Ce qui impliquerait que toutes les délibérations régionales, municipales et nombre d’actes administratifs soient rédigés dans les deux langues « officielles », française et corse.

Proposition qui relève évidemment de la symbolique et dont l’application semble impossible tant que l’article 75-1 de la Constitution n’aura pas été adapté. Ce dernier dispose en effet que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France » – ce qui est bien mais pas suffisant pour en faire des langues « officielles ».

Ce qui est acquis, c’est que cette revendication identitaire a été adoptée par l’assemblée régionale. Afin d’élaborer ce projet de statut territorial d’officialité de la langue corse, un comité de rédaction composé de représentants de chaque groupe politique a été mis en place.

En attendant, la Bretagne gagnerait à suivre l’exemple de la Corse. Si un conseiller régional présentait un texte comparable, cela aurait le mérite de secouer le cocotier (si l’on peut dire…) et… d’agiter les médias. Sans oublier le coup de pouce que cela donnerait à l’enseignement bilingue, et en particulier aux écoles Diwan. On attend – avec impatience – le conseiller (ou la conseillère) qui voudra bien tenter l’expérience…