Patrick Lozès, ex-président du Cran, poursuivi par la Brigade de la répression de la délinquance économique

Patrick Lozès, ex-président du Cran, poursuivi par la Brigade de la répression de la délinquance économique

02/11/11 – 16h00
PARIS (NOVOpress)
– Le fondateur et ex-président du Conseil représentatif des associations noires poursuivi pour blanchiment, cela pourrait sembler être une plaisanterie de plus ou moins bon goût.

Mais c’est en réalité une affaire très sérieuse qui pourrait compromettre l’avenir du candidat à l’élection présidentielle qui est l’objet d’une enquête préliminaire pour abus de confiance et blanchiment.

L’enquête, confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique, se pencherait notamment sur des transferts de fonds entre le compte du Cran et le compte personnel de Patrick Lozès.

De son côté Patrick Lozès, dont le slogan électoral est « En 2012, ne votez pas blanc », clame bien entendu son innocence et en appelle au procureur pour être rapidement lavé de tout soupçon.

L’actuelle direction du Cran a tenu, pour sa part, à « se dissocier catégoriquement de Monsieur Lozès » et se dit prête à fournir tous les pièces nécessaires au bon déroulement de l’enquête.

Crédit photo : betacontinua via Flickr, licence CC.

Marine Le Pen part en guerre contre la république bananière

Marine Le Pen part en guerre contre la république bananière

19/09/2011 – 18h30
VAIGES (NOVOpress Breizh) –
Marine Le Pen a tenu, samedi 17 septembre en Mayenne, la première réunion publique de sa campagne présidentielle. Elle a mis l’accent sur les dérives morales des milieux politiques et financiers.

Après son université d’été de Nice, Marine Le Pen avait choisi de tenir son premier meeting de campagne présidentielle le 17 septembre à Vaiges au cœur du bocage mayennais, dans le décor champêtre du château de Lesnières.

Militants et sympathisants de Bretagne, des Pays de la Loire, de Basse-Normandie, du Centre et de Poitou-Charentes étaient conviés. Plus d’un millier de personnes de tous âges et de toutes conditions avait répondu à son appel.

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La goutte d’eau politico-africaine de plus ou de trop…, de Philippe Randa [Tribune libre]

La goutte d’eau politico-africaine de plus ou de trop…, de Philippe Randa [Tribune libre]

L’avocat Robert Bourgi, un ex-proche de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin, affirme dans le Journal du dimanche qu’il les abreuvait d’argent africain pour leurs bonnes œuvres. Électorales, éventuellement. Un scandale politique de plus ou un ragot ? Au choix. Un règlement de vilains comptes, en tout cas.

Il est à craindre que beaucoup de Français réagissent avec un large bâillement à ce qui sera, de toute manière, un non-événement : les accusations de l’avocat ont déjà provoqués les démentis indignés des intéressés et leur menace de plainte pour diffamation, tandis que le socialiste François Hollande a demandé aussitôt au garde des Sceaux l’ouverture d’une enquête… Question de principe, sans doute ! Tel est le brouhaha habituel de ce genre d’affaire où, à l’évidence, c’est “parole contre parole” ; les mallettes de billets ont en effet cette particularité si appréciée des bandits en col blanc, une fois vidées, de ne laisser aucune trace.

Quant aux conséquences politiques, elles seront nulles. Forcément nulles. Jacques Chirac n’est plus en état de se présenter au procès en cours qui lui est fait pour d’autres accusations datant de trois décennies… et la réputation de Dominique de Villepin ayant déjà souffert de celui de Clerstream, actuellement en appel, elle ne le sera guère davantage.

Et puis, cet argent africain distribué aux bonnes œuvres du défunt RPR n’est pas entaché du sang de 14 victimes comme pour l’attentat-suicide du 8 mai 2002 à Karachi au Pakistan pour lequel les juges chargés de l’affaire privilégient désormais l’hypothèse de représailles contre la France ; représailles organisées, dit-on, par une partie des services secrets pakistanais pour non-paiement de commissions occultes.

Cracher dans la soupe du financement des politiciens français est rarement efficace, d’ailleurs. Mouammar Kadafi en sait quelque chose : la rébellion en Libye soutenue entre autre par la France ayant à peine débutée, il s’empressa de raconter qu’il avait largement contribué à faire accéder Nicolas Sarkozy à la Fonction suprême. Et alors ? Rien… La France a continué de le bombarder. Vérité ou calomnie, l’annonce fit long feu et la Libye embrasée de plus belle !

Alors, tout ça pour quoi ? Sans doute pour freiner les ardeurs de candidature de Dominique de Villepin, ardeurs n’ayant d’autres buts que de monnayer son ralliement au futur candidat de l’UMP…

Alors, tout ça pour ça ? En a-t-il été autrement avec l’affaire Elf ou l’affaire Karachi, l’Angolagate, les contrats Miksa, Sawari II ou celui des frégates de Taïwan ?

À moins que cette nouvelle affaire politico-financière ne soit pas qu’une goutte d’eau de plus, mais la goutte d’eau de trop ! Charles Maurras n’affirmait-il pas que “tout désespoir en politique est une sottise absolue” ?

Autriche : ouverture d’une enquête contre le Chancelier fédéral pour “achat d’opinion”

Autriche : ouverture d’une enquête contre le Chancelier fédéral pour "achat d'opinion"

06/09/2011 – 12h15
VIENNE (NOVOpress) — L’ouverture par le ministère public d’une enquête contre un chancelier et un secrétaire d’État est sans précédent dans la Seconde République autrichienne. Comme indiqué par les médias régionaux autrichiens et la chaine nationale ORF dans l’émission ZIB, Werner Faymann et Josef Mayer (tous deux du SPÖ) sont dans le collimateur du procureur de Vienne. Ils sont soupçonnés d’avoir, dans leurs anciennes fonctions de ministre des infrastructures et de chef de cabinet de ce ministère, commandité des publicités via les entreprises publiques ÖBB (Chemins de fer autrichiens) et ASFINAG (autoroutes) pour publication dans les journaux populaires, et d’en avoir également influencé le contenu. Ils bénéficient toutefois de la présomption d’innocence.

Le secrétaire général du FPÖ Harald Vilimsky salue le lancement des enquêtes qui ont été réalisées suite à ses révélations. « Il s’agit ici, comme souvent, de gaspillage de l’argent des contribuables par les politiciens du parti au logo rouge, mais aussi – ce qui est beaucoup plus grave – une menace pour notre démocratie. Il s’agit de rien moins que cela lorsque des représentants du gouvernement utilisent l’argent de tous les contribuables pour influencer les rédactions des journaux avec des millions d’euros d’argent publicitaire et se payer ainsi une couverture médiatique politiquement orientée », a déclaré M. Vilimsky. C’est un achat d’opinion de la pire espèce, et certains parleraient même de corruption, a déclaré le Secrétaire général du FPÖ.

Faymann, commanditaire de publicité pour la Kronen Zeitung

Dans cette affaire de publicité, M. Faymann semble avoir agi quasiment comme commanditaire de publicité (Anzeigekeiler) pour le journal Kronen Zeitung, et Ostermayer comme son acolyte. Les ex-directeurs d’ÖBB et d’ASFINAG ont décrit les incidents scandaleux au Kurier de la façon suivante : « Il se trouve qu’Ostermayer a appelé et exercé une énorme pression » La manière de faire semble avoir été extrêmement abrupte : « On nous a appelés, et on nous a envoyé la facture. » Ainsi, la Kronen Zeitung, un vendredi sur deux, aurait bénéficié d’une recette publicitaire de 30 000 €. Vilimsky espère maintenant qu’une enquête minutieuse soit menée par les autorités compétentes : « Comme je l’ai moi-même appris des médias, il y a des gens impliqués qui sont prêts à dire ce qu’ils en savent. »

Les journaux tenus par les dirigeants

MM. Faymann et Ostermayer, selon l’ORF rejettent ces allégations, mais sont cependant le dos au mur. Déjà, les déclarations des directeurs d’ÖBB et d’ASFINAG au Kurier étaient trop précises pour être ignorées. Évidemment, les journaux Heute, Österreich et Kronen Zeitung ne parlent pas de ce scandale. Ils reçoivent de l’équipe gouvernementale actuelle la plupart des annonces, et sont donc tenus comme des marionnettes en laisse par les partis rouge et noir (SPÖ, socialiste, et ÖVP, chrétien-démocrate), selon le principe “c’est celui qui paie qui dicte quoi faire”.

Dans le quotidien gratuit Heute, par exemple, les publicités payées par le contribuable représentent près de 30% de l’ensemble des recettes, selon les calculs de l’Association des Éditeurs de Journaux Autrichiens (Verband Österreichischer Zeitungsherausgeber : VÖZ). Les deux directeurs de ce journal, Eva Dichand et Wolfgang Jansky (ancien directeur de cabinet de Werner Faymann à l’Office municipal de la construction bureau résidentielle de la Ville de Vienne), sont cajolés non seulement par le gouvernement fédéral aussi et surtout par la ville de Vienne. L’actuel adjoint au sport Christian Oxonitsch par exemple a acheté avec de l’argent public huit pleines pages où figuraient de grands portraits de lui. Qui dit mieux ?

[box]Photo en une : Josef Ostermayer, Werner Faymann et Hans Niessl le 17 mai 2010. Crédit : service de presse du SPÖ (Flickr) – CC BY-ND 2.0[/box]

Afghanistan : des millions de dollars US versés aux talibans !

25/07/2011 – 12h30
WASHINGTON (NOVOpress) – Nouvelle démonstration de l’échec de la coalition en Afghanistan et de l’état de corruption locale, plusieurs millions de dollars de fonds gouvernementaux américains destinés au ravitaillement routier des forces américaines en Afghanistan auraient en réalité été versés à des talibans en échange du passage des convois.

Les sous-traitants de l’armée américaine auraient donc payé les talibans pour parvenir à faire circuler le ravitaillement, c’est la révélation faite par le Washington Post qui cite une enquête interne de l’armée.

Cette enquête a mis au jour “des preuves crédibles d’implication dans une entreprise criminelle ou de soutien à l’ennemi”, par quatre des huit principaux sous-traitants, selon le journal américain.

Le montant des sommes “détournées” pourrait dépasser les 20 millions de dollars.

“C’est au-delà de toute compréhension”, a commenté John Tierney, président démocrate d’une commission de surveillance de la Chambre des Représentants, estimant que l’armée américaine se rendait ainsi complice d’une vaste opération de racket.

La Ligue du Nord vote pour l’arrestation d’un proche de Berlusconi

La Ligue du Nord vote pour l’arrestation d’un proche de Berlusconi / crédit photo : camera.it

21/07/11 – 09h32
ROME (NOVOpress)
– Nouvelle déconvenue pour le « cavaliere » : la Chambre des députés a autorisé l’arrestation d’Alfonso Papa, un député du parti de Silvio Berlusconi et proche de ce dernier, pour son implication dans une affaire de corruption.

Ce vote favorable à l’arrestation a bénéficié des voix de la Ligue du Nord, nouveau signe des graves divisions qui agitent actuellement la majorité.

Au cours d’un vote à bulletin secret, 319 députés ont voté en faveur de l’arrestation du député tandis que 293 ont voté contre.

Ce vote est un nouveau revers pour le chef du gouvernement Silvio Berlusconi qui avait appelé à voter contre l’arrestation d’Alfonso Papa impliqué dans une vaste affaire de corruption et de conflits d’intérêt.

[box class=”info”]Crédit photo : camera.it[/box]

Israël : Arvidgor Lieberman soupçonné de blanchiment d’argent

Israël : Arvidgor Lieberman soupçonné de blanchiment d’argent - [cc] crédit photo : Ârlietu ministrija

18/07/11 – 11h30
TEL AVIV (NOVOpress)
– Le très extrémiste ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman est actuellement soupçonné de blanchiment d’argent. Dans cette affaire, il devrait être prochainement entendu par le procureur général de l’Etat d’Israël.

Les discussions sont actuellement en cours pour fixer la date de cette audience, mais en principe M. Lieberman devrait s’expliquer en fin décembre prochain devant le procureur général, Yehouda Weinstein.

C’est en avril dernier que M. Weinstein a annoncé qu’il envisageait de poursuivre M. Lieberman, chef du parti ultra-nationaliste Israël Beiteinou, pour blanchiment d’argent, subornation de témoins, abus de confiance et des fraudes diverses. Pour ces faits, les peines encourues dépassent les 10 ans de réclusion.

Cependant, pour ne pas gêner le travail et la « cohésion » du gouvernement », certains observateurs affirment que les poursuites pourraient être repoussées jusqu’en avril 2012. M. Lieberman a assuré qu’il démissionnerait s’il était inculpé.