Laurent Obertone : “Cette crise sanitaire est un parfait révélateur de ce qu’est réellement le ‘vivre ensemble’ multicommunautaire”

Le journaliste et essayiste, Laurent Obertone, offre une analyse sans tabou de la crise sanitaire actuelle. L’État, les quartiers “sensibles”, la police… L’auteur de La France Orange Mécanique, La France Big Brother et Guérilla passe au crible ce qui pourrait devenir le premier chapitre d’une anarchie à la française. Découvrez un extrait de cet entretien paru sur le site de Valeurs Actuelles.

Valeurs actuelles. Comment analysez-vous cette crise sanitaire ? Que représente-t-elle de la situation du monde actuel ?
Laurent Obertone. Ce genre d’épisodes épidémiques semblent inévitables, compte tenu de la démographie mondiale et de la circulation massive et continue des personnes autour du globe. Un monde ainsi ouvert à la circulation, sans frontières ni quarantaines, aura toujours un coup de retard sur les épidémies. Nos sociétés complexes ne sont pas immortelles, au contraire, elles sont extrêmement vulnérables, à la merci d’une réaction en chaîne.

Quel regard portez-vous sur l’action du gouvernement ? Échec ? Réussite ? Symptomatique d’un Etat vacillant ?
L’irresponsabilité collective est la définition de l’État français. À chaque crise, on joue un rôle, on communique, on s’illusionne, et on finit par mettre de l’argent partout. Ça suffit en général à calmer la foule. Mais cet argent souvent hors sujet n’est pas le leur, et les désillusions seront supportées par le contribuable. Ces gens ne sont pas formés pour agir, ni pour penser, mais pour dépenser l’argent public et communiquer. Par ailleurs, nos concitoyens sont tellement habitués à leur prise en charge totale qu’ils semblent incapables de faire preuve de bon sens, d’autonomie intellectuelle, de responsabilité individuelle. Ils vont accorder encore plus de pouvoirs à cette classe politique d’amateurs, exiger encore plus d’État, de moyens, d’argent, sans se rendre compte qu’ils creusent leur propre tombe.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup de vidéos des quartiers sensibles (Barbès, La Goutte d’Or, Aubervilliers,…) circulent et nous montrent une population qui piétine les règles de confinement avec des policiers désœuvrés incapables de faire respecter l’ordre, n’est-ce-pas le début de l’anarchie que vous décrivez dans certains de vos romans ?
Cette crise est un parfait révélateur de ce qu’est réellement le « vivre ensemble » multicommunautaire. L’effondrement du capital social et du civisme élémentaire sont brutalement mis en lumière par les mesures de confinement. Nombre de quartiers mènent une perpétuelle guérilla contre la société, n’en acceptent ni les mœurs ni la loi, et soudain nul ne peut plus l’ignorer. Les policiers ne peuvent rien faire de plus que contrôler et arrêter des gens que la justice ne punit pas. Le fait que les tribunaux soient fermés pour cause de virus ne risque pas d’accroître leur civisme…

Que peut-on redouter socialement ? Une explosion de violence ? Y’a-t-il un risque d’embrasement ?
Plus que jamais ! Les caïds et les « jeunes » regardent la télé, savent bien que les forces de l’ordre sont très occupées. La crise va créer des opportunités. Le confinement, pour les quartiers, ça veut dire zoner à plusieurs. L’inoccupation de centaines de milliers de jeunes va se transformer en tentation de la délinquance « ludique ». On assiste déjà à de nombreux guet-apens visant pompiers et policiers. Les bagarres de « bandes » sont innombrables. De plus, le crime organisé doit compenser le recul du trafic et des cambriolages. C’est une économie très retorse, elle sait parfaitement s’adapter. Braquage d’infirmières, trafic de matériel médical… Le contexte va renforcer leur sentiment d’immunité face à une police débordée et une justice en dérangement… Tous savent qu’en plein confinement on met dehors les clandestins, on relâche les prévenus parce que les tribunaux sont fermés, et on parle de procéder à des libérations massives de prisonniers…

Pour lire la suite, c’est ici !

Les « quartiers ethniques » se fichent du confinement

Pour les autorités, le confinement est le meilleur moyen pour limiter la violence du pic de l’épidémie ainsi que l’engorgement des hôpitaux et le nombre de décès. Un anesthésiste réanimateur de la Pitié Salpêtrière déclarait mardi soir sur LCI que la France peut gérer 6 000 malades en réanimation, jusqu’à 12 000 en bloquant tous les hôpitaux. Il précisait aussi qu’en cas d’échec du confinement, l’estimation serait de 100 000 à 150 000 malades devant être mis en réanimation. Commentaire : « Ça, on ne sait pas faire. On entre tous dans un autre monde, là. »

« Tous » ? Pas sûr, à voir ce qui remonte déjà des banlieues et de certains quartiers. Qui pense que le confinement va être respecté dans ces endroits ? Mercredi 18 mars en soirée, une fois n’est pas coutume, les médias officiels montraient des images de quartiers parisiens dont les populations ne respectent rien. Ce sont les mêmes que d’habitude : les territoires perdus de la République, où la sécession évoquée par François Hollande puis par l’ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, le jour de sa démission, est déjà effective.

Quels quartiers ? La Goutte-d’Or, Château Rouge, Barbès à Paris. Une épicerie pillée à Trappes aussi. Les images de Paris montrent l’absence d’Européens blancs, la dominante de populations d’Afrique noire ou musulmane, sauf les policiers qui tentent de convaincre les gens de « rentrer chez eux ». Personne n’obtempère. Pourquoi ? Ces gens, quoi qu’en disent les idéologues, ne sont pas Français. Ils se fichent donc des directives de la République et sont en cela habitués depuis l’école où, jeunes, ils n’écoutaient pas les enseignants.

Le même jour, à Lyon, dans le quartier de la Guillotière, à 19 heures, une quarantaine de dealers « issus de la diversité » accomplissaient leur « devoir » : la vente de drogues. Dans la même ville, des vendeurs de masques volés ont été observés mardi et mercredi. Ce n’est que le début, ainsi que le montrent des images du syndicat Synergie-Officiers : deux voitures des forces de l’ordre interviennent dans un quartier, les « jeunes » refusent d’obtempérer en insultant les policiers qui n’arrivent pas à les convaincre. En somme, c’est à eux qu’est intimé l’ordre de « rentrer chez eux ». Les policiers ont ainsi été obligés de repartir, penauds.

Pendant ce temps, à Elbeuf, le même genre de population organisait mardi soir un barbecue géant impliquant une cinquantaine de personnes. Une de ces fêtes habituelles sur les toits de cités aux populations uniquement musulmanes et issues d’Afrique du Nord, ce qui est déjà illégal. La police est intervenue et la situation a dégénéré, avec des attaques au mortier. Il a fallu une heure de combats pour que la situation s’apaise, sans que les « jeunes » rentrent chez eux. La réalité : ces gens ne se voient pas comme Français et pensent que le virus ne les concerne pas. Nul doute que leurs malades se précipiteront cependant vers des hôpitaux dont le manque de moyens est aussi lié à leur mode de vie d’assistés.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 19 mars 2020

Eric Zemmour : « Dans les quartiers d’immigrés, les gens refusent de se soumettre et il y a des pillages. Cette histoire peut très mal finir ! »

La principale victime du coronavirus ? 30 ans d’idéologie dominante…

Rues vides, bars et restaurants fermés, usines à l’arrêt au point de faire basculer le pays dans la récession, Bruno Le Maire annonçant une croissance à -1% pour 2020 (même causes mêmes effets pour la zone euro)… Il y a pourtant des tonnes d’enseignements à tirer sur cette crise sanitaire qui va créer une crise économique dont les conséquences risquent d’être pires que celles de 2008.

Tout d’abord d’un point de vue sanitaire, cette crise est le symbole de la faillite totale des politiques menées depuis des décennies.

Notre pays vieillit, chose prévisible depuis des années, et une épidémie qui ne nécessite l’hospitalisation que de 5% des personnes touchées par le virus met nos hôpitaux en surtension au point de devoir mobiliser un hôpital militaire en Alsace. Un seul chiffre explique la submersion de nos hôpitaux par les malades : nous avons supprimé 100 000 lits d’hôpital sur les 20 dernières années. Première faillite de l’idéologie dominante de ces dernières années.

Loin de l’autosuffisance

Pour combattre les maladies, il faut donner des médicaments aux malades. Malheureusement, nous avons transféré, mondialisation heureuse oblige pour citer Alain Minc, la production de nos molécules en Chine et en Inde, une Chine qui en a bien besoin en ce moment. Résultat : on ne produit plus un gramme de Paracetamol en Europe depuis 2008 et nous sommes donc tributaires pour soigner nos malades du bon vouloir de pays étrangers qui nous tiennent à la gorge tant pour les livraisons que pour les prix. Seconde faillite de l’idéologie dominante de ces dernières années.

Ces deux premiers fléaux ont un agent pathogène connu de tous : l’Europe qui, à coups d’orthodoxie budgétaire imposée par l’ordo-libéralisme allemand, nous a obligés à sacrifier nos services publics les uns après les autres et qui, au nom d’un libre-échange imposé en dogme religieux, a fait partir nos usines, y compris les plus stratégiques, sous d’autres cieux où les gens sont payés au lance-pierres pour le plus grand bonheur des actionnaires et le plus grand malheur des salariés. Nous avions le meilleur système de santé du monde, il est devenu en quelques années incapable de protéger nos soignants puisque nombre d’entre eux ne bénéficient même pas de masques de protection, ce qui prouve le peu d’estime que leur donnent nos dirigeants. Ces faillites-là ont des responsables et des coupables : tous ceux qui ont dirigé la France ces trente dernières années et qui ont donné les clefs du camion à des gens non élus, tout en s’asseyant sur la volonté du peuple qui avait montré en 2005 qu’il ne voulait plus de cette Europe grande ouverte qui ne protège personne et qui, au contraire, nous met en danger.

Pour lire la suite, c’est ici !

Covid-19 : soupçons sur un mensonge d’Etat, par Ivan Rioufol

Agnès Buzyn a menti. Envahie par le remords, elle le reconnait à ma consoeur Ariane Chemin, dans Le Monde daté de ce mercredi. Alors qu’elle était encore ministre de la Santé, elle avoue qu’elle n’aurait pas dû dire, le 24 janvier, parlant du coronavirus apparu en Chine : « Le risque d’importation de cas depuis Wuhan (…) est maintenant pratiquement nul (…) Le risque de propagation du coronavirus dans la population est très faible« . Disant cela, Agnès Buzyn savait qu’elle trompait l’opinion. Aujourd’hui, elle explique en effet :

Je pense que j’ai vu la première ce qui se passait en Chine. Le 20 décembre, un blog anglophone détaillait des pneumonies étranges. J’ai alerté le directeur général de la santé. Le 11 janvier, j’ai envoyé un message au président sur la situation. Le 30 janvier, j’ai averti Edouard Philippe que les élections (municipales) ne pourraient sans doute pas se tenir. Je rongeais mon frein.

Elle ajoute aussi : « Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Je suis partie en sachant que les élections n’auraient pas lieu. (…) On aurait du tout arrêter, c’était une mascarade (…)« . Dans un communiqué, celle qui est devenue candidate (LREM) à la maire de Paris dit regretter ce terme de mascarade. Elle assure : « Le gouvernement a été pleinement à la hauteur des défis pour affronter le virus ». Son esquisse de repenti l’honore. Cependant, il est politiquement dévastateur pour la macronie et son chef.

Une fois la crise passée, une commission d’enquête aura, j’espère, à établir le degré de connaissance de la pandémie de la part du gouvernement, dès le mois de janvier. Légitime est bien sûr l’argument faisant valoir (mais c’est à vérifier) qu’à l’époque les certitudes scientifiques étaient contradictoires. L’OMS (Organisation mondiale de la santé) n’a pas brillé initialement par sa lucidité. Reste néanmoins ce terrible soupçon d’incompétence, d’irresponsabilité, de légèreté gouvernementales, insufflé par la contrition de Buzyn. D’autant que son mensonge personnel se révèle être plus généralement un mode de communication sur le virus. C’est la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, qui a successivement soutenu, en dépit des faits et du bon sens, que les frontières n’arrêtaient pas le virus, que les tests n’étaient pas utiles, que les masques n’étaient pas nécessaires pour les non malades. Cette politique du déni, appliquée à cette épreuve sanitaire, est aussi celle du président.

Lundi soir, Emmanuel Macron n’a pas même osé employer le mot de « confinement », afin d’éviter un terme anxiogène. En réalité, l’idéologie macronienne, virevoltante et ouatée, n’est pas préparée à affronter le tragique de l’histoire. « Pensez printemps ! », répétait le candidat à la présidentielle en fustigeant les « esprits tristes », coupables d’être réalistes. « Soyez fiers d’être des amateurs ! », a-t-il lancé dernièrement aux députés LREM. Il a été reproché avec raison à la Chine communiste d’avoir confondu information et propagande, en faisant perdre du temps dans la riposte au Covid-19. En France, le mensonge ne saurait être un prétexte pour rassurer la population. Ce n’est pas ainsi que la crise de confiance se résorbera, même s’il est nécessaire de soutenir pour l’instant le pouvoir dans sa « guerre ».

Ivan Rioufol

Texte daté du 9 mars 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Eric Zemmour : « Nous n’avons pas fermé les frontières, nous le payons »

18/03/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Dans la crise sanitaire sans précédent que nous vivons aujourd’hui avec le développement du Coronavirus, Eric Zemmour pointe du doigt la responsabilité des politiques qui ont tardé à fermer les frontières…

C’est dans l’émission « Face à l’info » du 18 mars 2020.


La « mascarade » de Buzyn ? Une affaire d’Etat, par Francis Bergeron

Ce qui se passe actuellement sous nos yeux est tout simplement une affaire d’Etat. Et elle se déclenche au pire moment. Agnès Buzyn, l’ex-ministre de la Santé, dans un entretien au Monde, fait des révélations stupéfiantes, à propos de la crise du coronavirus, et à propos de sa candidature à la mairie de Paris. Elle distille en outre des petites phrases très dangereuses pour ce gouvernement dont elle était, il y a très exactement un mois, l’un des membres les plus éminents.

Depuis le lieu de leur confinement, les Français assistent à un tremblement de terre : Madame Buzyn avoue qu’elle connaissait depuis le 11 janvier la gravité de l’épidémie, et que le gouvernement a menti au pays. Et du même coup elle dévoile ses propres mensonges, ses errements.

Après cette confession, elle a annoncé son retrait de la compétition électorale, et laissé deviner un retrait de la politique. « Je me demande ce que je vais faire de ma vie » s’interroge-t-elle, en effet.

Rappelez-vous : le 16 février, alors qu’était annoncée une déculottée (au figuré) de Griveaux, dans la compétition pour la conquête de la mairie de Paris, le gouvernement annonçait que la populaire ministre de la Santé, Agnès Buzyn, allait le remplacer au pied levé. Les grands médias avaient applaudi ce choix.

Le 15 mars, la candidate LREM était largement distancée par Hidalgo et Dati. De cela, elle aurait pu se relever. Mais de ses propos au Monde, elle ne se relèvera pas : « Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Il va y avoir des milliers de morts (…). On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade. La dernière semaine a été un cauchemar. J’avais peur à chaque meeting. » Peur d’être contaminée ? Peur qu’elle soit rattrapée par ses mensonges ? Par les mensonges d’Etat ?

« Scandale sanitaire majeur »

Jordan Bardella a parfaitement résumé la situation ainsi créée : « Si ces affirmations sont exactes, la crise sanitaire peut désormais se doubler d’un véritable scandale sanitaire majeur, que la nécessaire unité nationale en cette période trouble ne pourra mettre sous le tapis. Ont-ils minimisé la crise, tardé à prendre les mesures nécessaires malgré un risque connu ? Pour quelles raisons ? »

Madame Buzyn affirme qu’elle avait prévenu, dès le 11 janvier, le chef de l’Etat de la gravité de la crise qui s’annonçait. Le 30 janvier, elle dit avoir indiqué à Edouard Philippe qu’il fallait suspendre les municipales. Pourtant quand elle a quitté son ministère, elle a prétendu que tout était maîtrisé, sous contrôle

Dans un communiqué, Agnès Buzyn, affolée par l’impact de ses propos, a tenté de les nuancer. « Je regrette l’utilisation du terme de « mascarade » (…). Je regrette la tonalité de cet article et l’utilisation qui en est faite. » Dans le 20 heures de France 2, Edouard Philippe a lui aussi essayé de calmer les esprits. Il a expliqué que les opinions étaient divergentes, au début de la crise, et que la décision de maintenir le premier tour des municipales n’avait pas suscité d’objection de la part des scientifiques. Il a soutenu en outre que l’opposition avait demandé ce maintien. Ce qui n’est pas faux.

Il n’empêche que les propos de Buzyn, s’ils sont exacts, exposent les responsables (dont elle-même) à des poursuites pénales, un peu comme dans l’affaire du sang contaminé. Et s’ils sont faux, il faut alors s’interroger, une fois de plus, sur les choix de la garde rapprochée du macronisme.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 18 mars 2020

Crises sanitaires et folies idéologiques, par Jean-Yves Le Gallou

Au cours des 40 dernières années, la France a fait face à trois grandes crises sanitaires : l’affaire du sang contaminé, la canicule et le Coronavirus. À chaque fois, il a fallu faire face aux aléas de la nature : un virus qui apparaît ou qui mute, un été particulièrement chaud, etc. Ces aléas de la nature sont inévitables. Mais il faut leur opposer la réponse la plus adaptée. Et, en France, le conformisme idéologique domine et interdit justement toute réponse adaptée.

Le sang contaminé par le virus du sida a tué des milliers de transfusés et des milliers d’hémophiles. Cela n’a été possible que parce que les autorités ont différé le dépistage du sida chez les donneurs de sang. Et qu’au nom de la lutte contre les « discriminations », les prélèvements de sang dans les prisons ont continué à être encouragés jusqu’à la fin des années 1980. Or, compte tenu de la promiscuité et des violences homosexuelles au sein des prisons, beaucoup de donneurs étaient contaminés. C’est pourtant délibérément que le CNTS et le ministère de la justice ont poursuivi ces prélèvements jusqu’en 1988.

La canicule a tué près de 20 000 personnes en 1983, dans l’ensemble proches de leur fin de vie. Mais les autorités sanitaires n’ont rien vu venir et ont tardé à réagir. Pour une raison simple : toute la communication gouvernementale était alors centrée sur la pollution et ses risques. Et non sur les conséquences de la chaleur pour les personnes âgées et les dangers de la déshydratation.

Le Coronavirus touche plus de monde et tue davantage au sein de l’Union européenne qu’à Singapour, Hong Kong, Formose, la Corée du Sud ou le Japon… Cela pour une raison évidente : ces pays ont immédiatement contrôlé, sinon fermé, leurs frontières, ont mis en place des dépistages étendus et ont imposé des quarantaines, massives ou ciblées. Les pays de l’Union européenne ne se sont résolus à ces mesures que trop tard et après que le virus se soit déjà implanté chez eux !
Une attitude idéologique irresponsable, justifiée par les ministres et les médias par un argument stupide selon lequel « le virus n’a pas de passeport » : certes, mais ceux qui le véhiculent si.

C’est moins la nature qui tue que l’idéologie politiquement correcte des grands partis politiques et des MMS (Média Main Stream).

Jean-Yves Le Gallou

Texte repris du site Polémia

Michel Taube : « Cette crise est sidérante – Le coronavirus est en partie un prétexte pour régler d’autres comptes »

18/03/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Macron et Trump se sont exprimés sur le coronavirus dans des allocutions solennelles. Alors que la situation sanitaire évolue rapidement, cette crise est aussi le terrain d’affrontement d’enjeux économiques et financiers.

Décryptage de Michel Taube, rédacteur en chef du site d’information Opinion internationale, au micro de Rachel Marsden.


Drôle de guerre, par Franck Deletraz

Un tantinet théâtral, le chef de l’Etat, qui s’est adressé une nouvelle fois aux Français lundi soir, n’a pas hésité à revêtir l’uniforme un peu trop grand pour lui du « chef de guerre » pour annoncer son nouveau train de mesures contre le coronavirus. Multipliant en effet les métaphores martiales et les appels à la « mobilisation générale », le président est même allé jusqu’à marteler que « nous sommes en guerre » contre l’épidémie. De quoi renforcer surtout notre inquiétude, tant le « généralissime » Macron, par son imprévoyance, sa sous-estimation permanente du danger, son effarante lenteur à réagir, et ses incessantes contradictions, nous a montré depuis le début de cette crise qu’il était un bien piètre « chef de guerre ».

« Confinement », un autre mot tabou ?

Annonçant enfin ce fameux confinement que les soignants réclamaient depuis des semaines et qui, mis en place plus tôt, auraient peut-être permis de retarder – voire d’empêcher – l’effrayante propagation de l’épidémie à laquelle nous assistons aujourd’hui, Macron a même réussi le tour de force de ne pas prononcer une seule fois le mot « confinement » ! Préférant parler de déplacements « très fortement réduits […] pour 15 jours au moins », de « réunions amicales ou familiales [qui] ne seront plus [permises] », ou encore des « trajets nécessaires » qui « seuls doivent demeurer », le chef de l’Etat a, ce faisant, fait preuve une fois de plus d’une imprécision assez incroyable. Par ailleurs, si Macron a fini par annoncer lundi l’adoption de cette mesure de pur bon sens qu’est la fermeture des « frontières à l’entrée de l’UE et de l’espace Schengen » pour 30 jours, chacun aura pu noter l’incohérence de cette décision puisque, comme l’a précisé le président, cette fermeture ne concernera pas les frontières internes à l’Espace Schengen. Un comble, quand on sait que l’Europe est devenue le premier foyer mondial du coronavirus, et que plusieurs pays membres de Schengen sont gravement touchés par l’épidémie. Autre décision largement attendue : le report au 21 juin du second tour des municipales. Elections dont tout le monde se demande encore comment Macron, tout en suppliant les Français de rester chez eux, a pu demander le maintien dimanche dernier, dans les conditions que l’on sait.

Quand Macron plagie le Tigre

En proie à sa mégalomanie, le chef de l’Etat est même allé lundi soir jusqu’à plagier Clemenceau en déclarant – d’une manière assez cynique, il faut bien le dire –, à propos des personnels soignants, qu’« ils ont des droits sur nous ». Ce qui est tout à fait vrai, mais a quand même de quoi choquer de la part d’un président qui leur promet depuis des mois (et leur a encore promis lundi) ces fameux masques de protection dont ils manquent cruellement. Assez curieusement, d’ailleurs, chacun aura pu noter dimanche que les assesseurs des bureaux de vote, eux, en avaient été largement dotés… Bref, parmi les autres mesures annoncées lundi par Macron, on retiendra encore le recours à l’armée, dont les personnels aideront d’une part « à déplacer les malades des régions les plus affectées » afin de « réduire la congestion » des hôpitaux dans les zones les plus lourdement touchées par le coronavirus, et déploieront d’autre part « dans les jours à venir en Alsace » un « hôpital de campagne ». Par ailleurs, Macron a également annoncé la suspension de « toutes les réformes en cours », à commencer celle des retraites, l’adoption prochaine d’« un dispositif exceptionnel de report de charges fiscales et sociales, de soutien ou report d’échéances bancaires et de garanties de l’Etat à hauteur de 300 milliards d’euros pour tous les prêts bancaires contractés auprès des banques », ainsi que la mise en place d’un fonds de solidarité pour les entrepreneurs, commerçants et artisans, qui sera « abondé par l’Etat ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 17 mars 2020

Marine Le Pen : « Quand on déclare la guerre, il faut que les ordres soient clairs »

17/03/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
La présidente du RN a confié à Boulevard Voltaire ses impressions sur l’allocution d’Emmanuel Macron et l’état de confinement du pays :

Le président de la République a à peu près repris l’intégralité des mesures que j’avais réclamées, ce qui veut dire que l’on peut aussi puiser son inspiration dans l’opposition.


Crise du Coronavirus – Philippe Béchade : «Nous venons de changer de monde»

17/03/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
RT France a diffusé cet entretien avec Philippe Béchade, rédacteur en chef de La Bourse au quotidien, membre des Econoclastes.

Il fait le point sur la situation économique mondiale, après une nouvelle journée noire sur les grandes places boursières. Il juge que le monde est entré dans une nouvelle phase historique, qui devrait secouer profondément les structures d’échange.

Il estime que les mesures de sauvetage de cette crise devraient inclure notamment «l’hélicoptère monétaire», une aide directe aux victimes de la crise économique inédite à une grande échelle, afin de relancer une économie dévastée par ce krach sans précédent.


Coronavirus, Waterloo de la mondialisation?

L’épidémie et sa propagation mondiale rapide questionnent notre modèle et l’idéologie sans-frontiériste. À l’instar du Canadien Justin Trudeau, les dirigeants apôtres du mondialisme semblent largués. En France, l’extrême gauche se réjouit.

Retour des frontières, isolationnisme et suspension de certaines libertés : partout ou presque, le coronavirus aura produit un rapide et puissant retour du politique que peu d’observateurs auraient pu anticiper. La souveraineté est subitement revenue en force : l’État aurait finalement encore un rôle à jouer dans la régulation de la société.

Sa fonction ne serait pas seulement d’arbitrer l’entrechoquement des droits individuels, mais aussi de protéger des populations qui se retournent vers lui quand elles se sentent impuissantes.

Le coronavirus pourrait vraiment être le Waterloo de la mondialisation. Du moins d’une phase intensive, extrême de ce phénomène. Débutée en 1492, la mondialisation a quelque chose d’irréversible – les pays ne reviendront jamais à la pleine autarcie –, mais il n’est plus inconcevable qu’elle revienne un peu sur ses pas pour enfin trouver un point d’équilibre. Comment les Italiens peuvent-ils accepter qu’un virus né dans un obscur marché chinois puisse faire chez eux des centaines de morts, pays où l’on mange des pâtes et non des chauvesouris et des pangolins ? Plus jamais les peuples ne consentiront sans résistance à ce que des réalités aussi lointaines ne deviennent aussi proches.

Le cauchemar des “multiculturalistes”

Au Canada, le coronavirus fait voler en éclats les grands rêves de fraternité mondiale de l’élite multiculturaliste, à commencer par ceux du Premier ministre Justin Trudeau, dont le leadership se révèle inexistant. Refusant toujours de fermer les frontières nationales, le petit prince boréal est paralysé par son idéologie, incapable de sortir de son paradigme gnangnan. Finalement, le monde pourrait parfois représenter une menace, l’humanité ne serait pas toujours une belle et grande communauté avec laquelle échanger. Les peuples sont d’accord pour faire du commerce, mais pas pour subir les désastres causés par les pratiques insolites de masses exotiques. La mondialisation nous a fait croire que nous étions unis, mais cette union n’a en réalité jamais tellement dépassé le stade économique.

Pour lire la suite, c’est ici !

Coronavirus – Le séisme idéologique, par Maxime Tandonnet

Les événements que nous vivons annoncent un tournant moral, idéologique, intellectuel, un bouleversement des mentalités, comme il en survient tous les demi-siècles ou tiers de siècle.

Aujourd’hui, il est ouvertement question de 70% de la population contaminée, mais aussi de prédictions faisant état de 300 à 500 000 morts (sinon plus), d’une calamité comparable à une guerre, à la débâcle de 1940. Depuis 24 heures – notamment le passage emblématique au stade 3 de l’épidémie – un climat de fin du monde s’est abattu soudain sur le pays.

Ce traumatisme infini, qui est en train de surpasser celui des attentats de Toulouse, de Charlie et du magasin casher, du Bataclan et de Nice (260 tués), ouvre la porte d’une révolution radicale dans l’ordre des idées.

Demain matin, plus rien ne sera comme avant :

– La crise économique qui vient s’annonce dramatique: une vague de chômage, sans commune mesure avec celle de 2008, consécutive à l’arrêt complet de la vie économique et sociale, s’apprête à ravager la France et toute l’Europe, de gigantesques déficits publics et explosion des dettes en résulteront compromettant, de toute évidence, la survie de l’euro.

– La fin de la mondialisation bienheureuse, du monde sans frontière, de l’individualisme roi et du culte de l’argent, au cœur de l’idéologie dominante depuis les années 1990. La tragédie actuelle, venue du fond de la Chine, sera toujours perçue comme l’aboutissement ultime de l’idéal de globalisation.

– L’écroulement du projet européen: cette crise a démontré jusqu’à la caricature la faillite de la solidarité européenne, à l’image d’une Union européenne inexistante, d’une Italie abandonnée à son triste sort, de la course à l’isolement et des fermetures de frontières.

– La fin de l’idéologie ultra-libérale et anti-Etat, au regard de l’affaiblissement des capacités médicales et hospitalières, produit de plusieurs décennies de restrictions budgétaires drastiques: la grande terreur qui submerge en ce moment la France tient à la perspective d’une saturation des capacités de soins – à l’image de l’Italie ou du grand Est – autant qu’à la gravité de la maladie.

– Une violente et brutale aggravation du malaise démocratique. Après les élections présidentielles et législatives de 2017 biaisées par le scandale, le premier grand scrutin national de ce quinquennat vient à son tour de sombrer dans le chaos – voire le doute quant à sa légitimité. Qui peut croire, que les votes prochains, ceux de 2022, ont la moindre chance de se dérouler dans une atmosphère digne de la démocratie ?

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Coronavirus : combien encore de temps à être berné ?

Comme le discours solennel d’Emmanuel Macron, jeudi soir, applaudi par l’ensemble de la classe médiatique, et soi-disant accepté par 66 % des Français, nous paraît bien loin ! Loin de la réalité qui s’est invitée, samedi soir, dans le quotidien de tous les Français, lorsque le Premier ministre nous a annoncé le passage au stade 3.

N’ont-ils rien vu venir ? Et lorsque l’on apprend que le conseil scientifique nommé par l’Élysée compte, dans ses onze membres (parmi lesquels une anthropologue et une sociologue !), le professeur Didier Raoult, on peut s’angoisser ! Ne déclarait il pas, fin janvier, que « le Covic-19 était un délire de l’OMS basé sur trois Chinois morts » ?

Samedi matin, sur LCI, Jérôme Marty, président de l’Union française pour une médecine libre, n’hésitait pas à dire combien la France avait mal géré la gravité du coronavirus. « En phase 1, on devait détecter, aux frontières, la maladie ne serait-ce qu’en prenant la température des voyageurs. On a mis des affiches, et l’épidémie est entrée. En phase 2, on s’est contenté d’établir des closters sans oser faire plus, et on est entré en phase 3, avec retard à l’allumage. Le gouvernement doit prendre des décisions pour éviter que nos services de réanimation ne soient dépassé. » Bref, on est décalé depuis le début. Nos gouvernants sont décalés. Malheureusement, ce n’est pas la première fois qu’on constate ce décalage.

Mais, hélas, les services de réanimation seraient déjà dépassés : 5.500 lits pour l’ensemble de la France, chiffre annoncé ce dimanche matin sur Europe 1 par le professeur Marty. À La Rochelle, par exemple, il n’y a que quinze places de disponibles. Et je ne parle même pas de la pénurie des masques, du gel et surtout des tests !

J’ai un ami cardiologue qui vient de m’envoyer ce triste message, preuve supplémentaire que ce gouvernement nous endort : « L’amplitude de la contamination est telle qu’il n’y a plus de tests pour les soignants à partir de ce vendredi et les derniers sont réservés aux malades qui vont très mal. Il y en aura d’autres peut-être la semaine qui vient, pour aider le personnel soignant à savoir s’ils peuvent reprendre le travail au bout des 14 jours. Je n’ai donc pu faire le test nécessaire et ferme mon cabinet pour les deux prochaines semaines. Je vais rester confiné. Au revoir à tous. »

Il est donc évident que le nombre de cas qui nous est annoncé chaque jour est loin de nous donner la réalité des dégâts de ce virus.

Et pendant ce temps-là, le Président nous parle de l’Europe qui n’aura jamais autant été désunie devant cet ennemi invisible. Des sages ont fermé leurs frontières. Mais en France, pays de liberté, vous n’y pensez pas ! Ou alors ce serait donner raison à Marine Le Pen. Il y a quelques mois, Emmanuel Macron nous faisait peur avec la « peste nationaliste »…

Floris de Bonneville

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Coronavirus, islamisme, chômage : l’État s’en lave les mains

Le Gouvernement français, après des semaines d’inaction coupable, a décidé de prononcer la fermeture de la majorité des lieux accueillant du public. Il y a quelques jours – avant cette décision donc -, Michel Geoffroy rédigeait un texte qui reste aujourd’hui d’actualité.

L’épidémie de coronavirus ? Elle est « inexorable », selon Emmanuel Macron[1], « inévitable »,selon la porte-parole du gouvernement[2]. L’immigration ? On ne peut pas l’arrêter, selon la ministre de la Justice. La radicalisation islamiste ? « L’État est impuissant face à la radicalisation de ses agents », titre Le Figaro[3]. Le chômage ? On sait depuis François Mitterrand que l’on a « tout essayé »contre lui sans succès…
Chaque jour ajoute à la triste litanie de l’impuissance publique, du « merdier français », comme l’écrit sans fard I. Rioufol[4].
Depuis 2017, la France se trouve en tête des pays de l’OCDE pour le poids des impôts, mais on se demande quand même à quoi sert tout cet argent. Manifestement pas à affronter les problèmes qui assaillent la France périphérique.

Qu’elle se débrouille !

L’État s’en lave les mains

Pour lutter contre l’épidémie – puisqu’on a enfin accepté d’utiliser ce terme –, le gouvernement et ses médias préconisent de se laver les mains et d’éviter d’éternuer en public. Comme, par temps de canicule, les mêmes nous recommandaient de nous hydrater souvent. L’imagination est bien au pouvoir.

Quel symbole que ce lavage cathodique de mains face au coronavirus !

L’État, tel Pilate, se lave les mains de nos malheurs – chômage de masse, pauvreté, insécurité, désertification, immigration, islamisation, virus – parce que les frontières doivent rester ouvertes en Europe, et la France macronienne ne saurait transiger avec cette « valeur » imprescriptible.

Et parce que l’État a été rendu impuissant au nom de l’idéologie néo-libérale, libertaire et immigrationniste. Et à cause des transferts de souveraineté au profit de la Commission européenne, donc des lobbies et des minorités.

Débrouillez-vous !

Utilisateurs du métro, vous avez déjà entendu ce refrain : « Des pickpockets sont susceptibles d’agir dans cette station : soyez vigilants ; surveillez vos effets personnels. » En d’autres termes, les autorités vous ont prévenus, débrouillez-vous avec les racailles ! Puisque de toute façon, si on devait les arrêter, elles seraient relâchées pour cause de minorité…

Des islamistes dans la fonction publique ? Attention, pas d’amalgame avec l’islam, « religion de paix et d’amour », comme le déclare le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur. Pas d’islamophobie !

M. Castaner nous explique donc que, dans la police, sur « 110 cas signalés »pour radicalisation islamiste depuis le 3 octobre, « 73 cas ont été classés »et« 2 agents ont été écartés[5]». Circulez !

D’autant que bientôt « nos » djihadistes sortiront de prison : la ministre de la Justice a annoncé que 43 détenus djihadistes seraient libérés cette année après avoir purgé leur peine, et une soixantaine en 2021[6].

À l’évidence, cela ne semble pas l’émouvoir outre mesure, « état de droit » oblige.L’islamisme ? On s’en lave les mains.

Pour lire la suite, c’est ici !