César 2021 : Les clowns tristes du cinéma français

César 2021

Cela fait bien longtemps que la « cérémonie des Césars » n’a plus rien à voir avec le septième art et s’est transformée en une grande AG pour guevaristes germanopratins venant, entre deux lignes de coke, donner des leçons d’antiracisme, de tolérance, d’égalitarisme, de féminisme et de grandeur d’âme au reste du monde. L’édition 2021 a néanmoins franchi un cap supplémentaire : celui du pathétique et du sordide.

Alors que les salles de cinéma sont toujours closes et que « la profession » s’affirme en danger de mort imminente, ses plus illustres – du moins médiatiques – représentants ont donné vendredi soir un spectacle qui devrait conduire tout honnête homme (si tant est qu’il y en ait encore qui s’inflige cette soirée) à finalement se réjouir de cette situation.
Meilleur désespoir féminin : Corinne Masiero

On a en effet assisté ce soir-là, comme prévu et comme convenu – dans tous les sens du terme –, à une nouvelle et énième litanie de jérémiades et de pleurnicheries « engagées » ; chacun, la mine bien nourrie mais néanmoins compassée, redoublant d’efforts pour relayer au mieux toutes les antiennes de la moraline médiatique à la mode. La course à la statuette dorée s’est ainsi métamorphosée en une intense compétition pour déterminer celui qui donnera le plus d’écho émotionnel à la cause qu’il s’est choisie (pour la soirée, il ne faut pas non plus exagérer, après il y a les vacances à Saint-Barth pour se remettre de cette montée sur les barricades…). Qui l’emportera, qui triomphera, de l’ami des Ouïghours, du héraut des intermittents, de la pourfendeuse de la messe ou de l’admirateur d’Adama Traoré ?

On a beau être un bourgeois ultra-privilégié grenouillant dans un milieu endogame de fils à papa et de parvenus, on n’en est pas moins un citoyen conscient et douloureusement concerné par l’actualité, essentiellement (pour ne pas dire exclusivement) celle touchant aux divers maux et drames des minorités souffrantes !

Le summum du grotesque est enfin atteint avec l’exhibition des chairs tristes de Corinne Masiero qui doit être la dernière personne au monde à penser que la nudité et la vulgarité représentent encore des transgressions en 2021. Vouloir choquer le bourgeois avec ce genre de pantomime éculée révèle, outre un tas d’autres pathologies, un total manque d’imagination, d’autant plus navrant quand on se prétend « artiste ».

Une cérémonie à supprimer

Les participants à cette farce sinistre seront néanmoins sans doute absolument ravis de leur prestation puisque celle-ci a suscité l’incompréhension et le dégoût du « populo », qu’ils méprisent et qui ne les regarde plus, et l’ire des « réacs », qui leur permettent de continuer à se croire « progressistes » et « rebelles ».

Quoi qu’il en soit, il est désormais évident que – par respect pour ce que fût le cinéma et pour protéger les acteurs contemporains contre leur propre nullité conformiste – cette cérémonie doit être supprimée et remplacée soit par un tirage au sort, soit par une attribution des récompenses par une commission citoyenne sur la base de critères de parité, de mixité, de diversité joyeuse et de bien-pensance républicano-vivre-ensembliste. Quelle que soit l’option, il faut que tout cela se déroule loin, très loin, des caméras et des yeux du public.

C’est la décence qui l’exige. Merci pour elle.

Xavier Eman

Tribune reprise de Revue-elements.com

Racisme anti-Blancs, christianophobie, hétérophobie – L’actrice communiste Corinne Masiero se déchaîne, par Franck Deletraz

C’est curieux comme certains, en France, s’arrogent le droit de déverser publiquement leur bile raciste sur une partie de la population, non seulement sans faire l’objet de poursuites judiciaires mais, pire encore, en s’attirant la sympathie à peine voilée des grands médias. Dernier exemple en date : celui de l’actrice Corinne Masiero, dont les propos fustigeant la prétendue mainmise des « bourgeois hétéros catholiques blancs de droite » sur l’Académie des César n’ont guère suscité de réactions d’indignation de la part de la classe politico-médiatique.

Le « manque de diversité » ? Un mythe !

Rappelons d’abord que Masiero, essentiellement « connue » pour son rôle dans la série télévisée Capitaine Marleau, est une stalinienne et une féministe de la plus belle eau. Fille de militants communistes, engagée elle-même très jeune dans la lutte, celle qui est venue au théâtre puis au cinéma après être passée par l’alcool, la drogue et la prostitution, est même officiellement membre du PCF depuis 2003. Candidate sur les listes du Front de gauche à Roubaix lors des municipales de 2014, elle a aussi apporté son soutien à Ruffin, candidat LFI dans la Somme, lors des législatives de juin 2017. Autant dire qu’avec elle, on ne fait pas dans la dentelle. C’est ainsi que dans un entretien qu’elle a accordé récemment à Télérama, Masiero, interrogée au sujet de la crise que traverse l’Académie des César, a violemment dénoncé le prétendu « manque de diversité » dont pâtirait l’institution, en déclarant notamment : « il faut plus de diversité, pour être plus représentatif du métier et de la société », car « ce n’est pas des bourgeois hétéros catholiques blancs de droite qui ont, seuls, le droit de dire ce qu’il faut récompenser en France ». Et Masiero de proposer alors de « constituer un nouveau conseil d’administration avec uniquement des gonzesses, et pas toutes blanches ni âgées de 25 à 36 ans »… Une déclaration d’abord mensongère car, comme le rappelait très justement Camille Galic dans Présent d’hier : « Outre que l’Académie des César fut créée par Joseph Cohen, dit Joseph Cravenne, et qu’elle a été présidée par deux femmes, Jeanne Moreau et Ariane Mnouchkine, elle-même juive, le président démissionnaire est l’Arménien Antranik (dit Alain) Terzian. C’est dire que l’influence des cathos mâles de droite y est plutôt réduite. » Mais une déclaration qui, en outre, constitue une agression ouvertement raciste à l’encontre des Blancs, des chrétiens et des hétérosexuels. Or, on attend encore aujourd’hui une réaction d’indignation, même minime, de la part des professionnels de l’antiracisme, et des grands médias qui, au lieu de cela, semblent s’amuser du « coup de gueule » de Masiero !

Le « César de la stupidité christianophobe »

Un « coup de gueule » qui n’a toutefois pas laissé indifférent Me Gilles-William Goldnadel qui, dans une tribune publiée cette semaine dans le FigaroVox, a attribué le « César de la stupidité christianophobe » à Masiero pour ses propos, en observant avec humour : « Il est vrai que les Lellouche, Klapisch, Kassovitz, Guédiguian, Hazanavicius, Polanski, Omar Sy, Thompson… tous ces cathos de droite menacent la diversité du cinéma français. » Surtout, écrivait très justement Me Goldnadel, « on pourrait en rire, ou reproduire sans mot dire cette stupide saillie de l’interprète du capitaine Marleau […]. Mais l’heure n’est plus à l’indulgence ni à la plaisanterie en matière de cathophobie. Mon imagination – poursuivait l’avocat – est impuissante à décrire la réaction médiatique, si par hypothèse hardie, un autre artiste du même acabit avait pointé le nombre excessif de musulmans, de juifs ou d’homosexuels au sein du cinéma national. La carrière de ce capitaine Marleau là aurait sombré corps et biens. » Et Me Goldnadel d’ajouter alors : « L’heure n’est plus à l’indulgence mais à la sévérité lorsque les agressions contre les chrétiens se multiplient en France et dans le monde, lorsque les églises et les cimetières chrétiens sont profanés et lorsque des drapeaux maghrébins sont hissés comme cette semaine en haut d’une église albigeoise » !

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 18 février 2020