Mesures sanitaires : une politique contestée en France et dans le monde

23/11/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les états d’urgence sanitaire et leurs cortèges de mesures contraignantes clivent les sociétés. Sur les réseaux sociaux, la tension est palpable. Les anathèmes lancés de part et d’autre succèdent à de savantes batailles de chiffres. Ces derniers temps, la situation semble s’être durcie d’un cran, tout contradicteur de la politique gouvernementale étant irrémédiablement taxé par les experts, journalistes et politiques invités dans les studios et sur les plateaux télé d’être un dangereux complotiste à museler. Dans plusieurs pays européens la contestation gronde contre les restrictions jugées liberticides et disproportionnées. C’est le cas au Danemark, en Italie ou en Allemagne.

En France aussi les contestations se multiplient. D’où vient ce phénomène ?

S’il serait trop long de citer toutes les raisons qui sont à l’origine de la défiance qui existe entre la population française et son gouvernement, il en est une toutefois qui les englobe toutes, ce sont les mensonges et approximations successives du Gouvernement : sur les masques, la dangerosité du virus, la capacité à affronter une deuxième vague, et cætera. Dernièrement encore, le président de la République annonçait qu’un second confinement était nécessaire, car autrement nous aurions 400.000 morts. Aucun pays au monde n’a eu autant de décès, à commencer par les États-Unis souvent pointés du doigt pour ne pas avoir confiné leur population. Par ailleurs, Emmanuel Macron annonçait également 9000 personnes en réanimation avant la fin du mois quelles que soient les mesures prises. Là encore force est de constater qu’il s’est trompé puisque le pic semble aujourd’hui passé avec environ 5000 malades en réanimation. Cette volonté de faire peur, doublée d’une infantilisation des esprits, expliquent sans doute plus que tout l’exaspération de nombreux Français à l’endroit du Gouvernement.

Ce week-end, ce sont les catholiques qui se sont fait entendre afin de réclamer le retour au culte

En effet, malgré plusieurs déclarations d’évêques peu combatifs destinées à dissuader les chrétiens de manifester, ils sont nombreux à s’être mobilisés hier pour défendre le droit de célébrer publiquement le culte. Cette initiative partie de Nantes il y a trois semaines a suscité un véritable engouement : par centaines, les fidèles se sont retrouvés sur les parvis des églises, de Toulon à Paris, en passant par Bayonne, Orléans, Chartres, Toulon, Lyon, Versailles et beaucoup d’autres villes. Deux décisions du tribunal administratif ont en particulier marqué ce week-end. La première fait suite à un référé liberté de Civitas qui a obtenu gain de cause à Clermont-Ferrand face au préfet qui avait interdit une manifestation prévue dimanche. De même à Paris, le tribunal administratif a estimé que l’on peut manifester par la prière. Toutefois, à Clermont-Ferrand, le préfet a immédiatement réagi en ré-interdisant la manifestation pour d’autres motifs.