Jean-Loup Bonnamy : «Vouloir arrêter une épidémie avec le confinement, c’est comme vouloir arrêter la mer avec ses bras»

Le confinement est une piètre stratégie pour lutter contre ce virus, analyse Jean-Loup Bonnamy, coauteur d’un «Tract» intitulé Quand la psychose fait dérailler le monde (Gallimard). Il faudrait s’inspirer selon lui des pays asiatiques qui prônent le dépistage massif et l’isolement des seuls malades.
Un entretien paru sur Figarovox.

Ce nouveau confinement permettra-t-il d’endiguer la seconde vague, alors que vous dénonciez l’archaïsme et l’inefficacité sanitaire du confinement du printemps dernier dans un court essai paru dans la collection «Tracts» de Gallimard?

Jean-Loup BONNAMY. – Je ne le pense pas. Ma principale critique contre le confinement est d’ordre sanitaire: le confinement n’est pas très efficace pour sauver des vies et désengorger le hôpitaux.

C’est un remède passéiste et archaïque, une sorte de ligne Maginot. Au début du 19ème siècle, le grand écrivain Pouchkine décrivait déjà le confinement imposé par les autorités russes pour lutter (sans succès) contre l’épidémie de choléra. Je suis assez surpris qu’en 2020, à l’époque d’Internet, dans un pays moderne qui se trouve être la sixième puissance mondiale, on utilise un remède qui fait davantage penser au début du 19ème siècle qu’à l’ère du big data. Je ne suis donc pas sûr que le confinement soit le meilleur choix sur le plan sanitaire. D’ailleurs aucune preuve scientifique de son efficacité n’existe. Même l’OMS (qui avait beaucoup appuyé le confinement au printemps) déconseille aujourd’hui le recours au confinement.

Relisez aussi Le Hussard sur le toit de Giono, qui se déroule en Provence durant l’épidémie de choléra de 1832 et vous verrez que le confinement marche mal. En effet, le bon sens voudrait qu’on sépare les malades des non-malades afin d’éviter la contagion. C’est la base de la médecine moderne et du traitement des maladies infectieuses (diagnostiquer/isoler/soigner). Or, dans le confinement, cette logique de séparation et de mise à l’isolement n’est absolument pas respectée.

Au contraire, on enferme ensemble des malades et des non-malades, facilitant parois ainsi la propagation du virus. C’est d’ailleurs ce qu’on a constaté dans les Ehpad: le confinement risque de diffuser la maladie chez les plus fragiles et d’aboutir à une hécatombe. Le précédent du bâteau de croisière japonais Diamond Princess (où plus de 712 personnes furent contaminées) devrait nous alerter sur le danger de confiner ensemble des malades et des non-malades.

80 % des contaminations ont lieu dans le cercle familial et (…) la contamination en extérieur, à l’air libre, est presque impossible

Fermer les petits commerces ou empêcher les gens de sortir dans la rue sans attestation est assez inutile puisque 80 % des contaminations ont lieu dans le cercle familial et que la contamination en extérieur, à l’air libre, est presque impossible.

Cette faible efficacité sanitaire du confinement pour lutter contre le Covid-19 et sauver des vies est frappante lorsque l’on compare les pays. L’Argentine est confinée depuis le printemps et le nombre de morts du Covid y augmente encore. Au contraire, Taïwan (21 millions d’habitants) n’a pas confiné et n’a eu que sept morts! Les pays qui ont confiné longtemps au Printemps (Espagne, Italie, France, Belgique, Royaume-Uni…) affichent un nombre de morts très élevé. Au contraire, l’Allemagne, qui a fait le choix d’une autre stratégie avec un semi-confinement beaucoup plus souple, terminé plus tôt, mais un dépistage massif et une bonne qualité de soin, compte six fois moins de morts par habitants que la France. Les pays asiatiques qui font le choix du dépistage et de l’isolement des malades (7 décès à Taïwan, 400 en Corée, 107 à Hong-Kong…) comptent beaucoup moins de décès. Et ce sans même recourir au moindre confinement!

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On confine les Français, mais pas les terroristes islamistes

Les Français peuvent donc être assignés à résidence à titre préventif, pour la deuxième fois cette année, mais pas les fichés S : il paraît que c’est contraire à notre Constitution.

Dans le même registre, le principe de précaution au nom duquel l’exécutif vient de décider la paralysie économique de nombreux secteurs de l’économie réelle (cafés, bar, restaurants, commerces de proximité) ne s’applique pas à l’arrivée de migrants sur notre sol dont on ne sait, le plus souvent, rien du parcours de vie, mais dont le vivier fournit régulièrement les terroristes islamistes qui frappent sur notre sol.

Le dernier en date est Brahim Aoussaoui, l’auteur présumé de l’attentat islamiste à Nice dans lequel trois personnes ont été lâchement tuées. Plusieurs médias relatent que cet individu, loin des clichés du « migrant fuyant la guerre » que l’on nous impose pour mieux nous culpabiliser, que ce jeune Tunisien « né dans une famille nombreuse comptant huit filles et trois fils » (sic) avait « mis de l’argent de côté » et a des antécédents judiciaires de droit commun de violence et de drogue, selon Mohsen Dali, substitut du procureur général au tribunal de première instance de Tunis. Pourtant, il a pu arriver sans aucune difficulté sur le territoire français pour commettre cet odieux attentat, alors qu’il est demandé aux Français d’être munis d’une attestation pour aller simplement faire leur course.

Alors que Macron excluait, la veille de l’attentat, le contrôle des frontières intérieures de l’Union européenne, c’est-à-dire celles de notre pays, il aura fallu moins de 24 heures pour que la réalité ne lui donne tort : le migrant est arrivé en France le mercredi 28 octobre, aux alentours de 20 heures, au moment même où le président de la République excluait le contrôle de nos frontières, et frappait le lendemain matin. Cette triste synchronisation n’a été relevée par aucun média alors qu’elle aurait dû, dans une démocratie saine, devenir le symbole de la lutte contre l’immigration clandestine. Il va devenir de plus en plus difficile de contraindre la population générale à de lourdes et régulières privations de libertés dans un contexte où n’importe quel étranger peut s’octroyer la liberté, le plus souvent sans être inquiété, de pénétrer sur le territoire national pour y réclamer aides médicales et sociales, logement, nationalité et, parfois, la vie de nos concitoyens au nom de l’islam.

Grégory Roose

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Touche pas à nos livres!, par Maxime Tandonnet

De tous les choix idéologiques accomplis par l’équipe au pouvoir depuis 2017, l’un des plus révélateurs est le classement du livre parmi les « produits non essentiels » qui justifie la fermeture des librairies, à l’inverse des commerces alimentaires, ou électroniques, décidée dans le cadre du confinement.

Longtemps, une toute autre vision a dominé l’attitude des dirigeants français face au livre. La mesure la plus cruciale à cet égard fut la décision d’instaurer un prix unique en 1982. Pour protéger le réseau des librairies, indispensable à la diffusion du livre en luttant contre le dumping des grandes surfaces, l’Etat interdisait toute modification du prix fixé par l’éditeur, de plus de 5% à la hausse comme à la baisse. Le livre était ainsi sanctuarisé comme un objet au-dessus de tous les autres, au nom du respect dû à cet outil de l’intelligence, de la culture et de la transmission du savoir, ainsi placé au-dessus des lois du marché et de la concurrence.

Aujourd’hui prévaut un principe inverse : le livre, considéré comme un produit non essentiel, vaut moins qu’un téléphone portable ou une tablette électronique. En quarante ans, sous l’effet de l’idéologie dominante, le statut du livre a basculé de celui de bien sacralisé à celui de produit inférieur, non essentiel à la vie quotidienne des Français. Que s’est-il passé ?

Tout d’abord, l’idéologie du « nouveau monde » ou de la « transformation de la France » est à l’œuvre. Elle repose sur le dogme de la table rase, voue aux gémonies l’histoire, les racines, la tradition qui ancre la personne dans une culture. Or le livre est le symbole même de la transmission du savoir : « la lecture de tous bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés qui en ont été les auteurs, et même une conversation étudiée, en laquelle ils ne nous découvrent que les meilleures de leurs pensées » (Descartes).

Le livre fait ainsi obstacle au rêve d’engendrer un homme neuf, apuré de ses racines et de sa culture, privé de tout esprit critique, donc interchangeable et manipulable à merci, au cœur de l’idéologie dominante dans le monde occidental. Il retarde la mutation de la France en « start up nation », débarrassée du boulet de son histoire et de sa culture.

Le livre est un outil de résistance et un contre-pouvoir redoutable. Qui peut prendre possession de la conscience d’un homme ou d’une femme capable de s’émerveiller en lisant les Rêveries du promeneur solitaire, les Mémoires d’Outre-Tombe, Notre-Dame de Paris, les Misérables, ou de s’évader du château d’If avec Edmond Dantès ? Qui pourra jamais guider la pensée et la conduite d’un passionné de Montaigne, de Molière ou de Péguy ? Qui saura soumettre le lecteur ébloui de Pantagruel, du Tartuffe ou du Misanthrope ; asservir l’amateur passionné d’une biographie de Charles de Gaulle ou de Winston Churchill ? Pour engendrer un troupeau servile, bêlant de conformisme et prêt à s’agenouiller devant n’importe quel roitelet, mieux vaut vendre des smartphones et des jeux vidéos que des livres.

Le mépris des livres, à travers la fermeture administrative des librairies quand d’autres commerces sont autorisés est un signe patent de l’abêtissement des élites dirigeantes françaises. De Gaulle, Pompidou, Giscard d’Estaing, Mitterrand incarnaient des générations pour laquelle le livre était un objet de vénération, la matérialisation de l’intelligence, de la culture générale, de la liberté de pensée, une arme absolue de résistance à tous les fanatismes. Jamais l’idée saugrenue de fermer les librairies, sous aucun prétexte, même dans la pire des apocalypses, ne serait venue à l’esprit des personnalités de cette époque.

« Quand j’ai un peu d’argent, je m’achète des livres, et s’il m’en reste, j’achète de la nourriture et des vêtements » (Erasme). La dégradation de l’image du livre dans notre société, qui s’exprime à la perfection dans le choix politique de ne pas le considérer comme un bien essentiel, au point d’en interdire la vente, est sans doute le signe le plus patent du déclin intellectuel des élites dirigeantes françaises. Se rendent-elles compte qu’en empêchant les libraires de promouvoir le rire de Rabelais, la raison de Voltaire et de Montesquieu, elles favorisent les idéologies de l’intolérance telles que la barbarie islamiste ? Il faut craindre que non…

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

[vidéo] Confinement : «Est-ce qu’on a à ce point-là oublié que vivre c’était aussi accepter la mort ?»

05/11/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Emmanuelle Gave, avocate, directrice de l’Institut des libertés, était l’invité de Frédéric Taddeï dans le IDI du mercredi 4 novembre : «Covid-19 : la tragédie est-elle en train de virer à la farce ?»


Confinement, islamisme… Vers une révolte des Français ?

Selon le général de Gaulle, « les Français étaient des veaux ». Une fois de plus, il s’est trompé. Les Français sont plutôt des moutons. Il y a longtemps qu’on leur tond la laine sur le dos, mais les voici maintenant parqués comme des moutons, égorgés comme des moutons ! Toutefois, cela pourrait ne pas durer, car même les agneaux peuvent se révolter et devenir enragés.

Un gouvernement aussi incompétent que pleutre

En 1974, « Le mouton enragé » était le titre d’un film complexe de Michel Delville évoquant une société qui n’est plus, mais le titre reste d’actualité. Confinement, terrorisme islamiste, les Français n’en peuvent plus d’un gouvernement aussi incompétent que pleutre. Incompétent, nous avons comme Premier ministre, donneur de leçons et de civisme, celui-là même qui a raté le déconfinement et permis donc la prétendue seconde vague.
Quant à Olivier Veran, l’homme propage la peur, car lui-même redoute que sa gestion incohérente de la crise ne l’emmène devant des tribunaux où on juge au nom du peuple français.

Un gouvernement pleutre, on le voit pour la rentrée scolaire où la grande manifestation de l’école pour la liberté d expression s’est effilochée au fil des jours. Samuel Paty est devenu un héros gênant. Il était glorifié, on aimerait bien dans certaines écoles passer à autre chose. Qui ne voit que le droit de blasphémer est mis en cause, lentement mais surement, car le corps enseignant par idéologie ou crainte est incapable de l’assumer. Les islamistes vont remporter une nouvelle victoire par auto-censure… Heureusement, pour ceux qui idolâtrent la liberté d’offenser, il restera toujours les catholiques.

Le reconfinement ne passe pas. Les maires, notamment ceux du sud, ont sonné le signal de la révolte. Les petits commerçants, dos au mur, deviennent les porte-parole d’une large partie de l’opinion publique. On voit un retour des gilets jaunes, sinon une renaissance du poujadisme, avec une fronde des élus locaux et un rejet de Paris.

Face à l’islamisme, nos compatriotes ont compris que le gouvernement de cette démocratie était incapable de nous défendre. Il faut changer sinon le gouvernement ou du moins ; comme nous l’avons écrit ici avant que cette thématique ne s’impose : l’état de droit.

« Nous sommes la France »

Tout dépend de la réaction de la jeunesse qui veut avoir un avenir peut-être républicain, mais plus surement français.
« Nous sommes la France », c’était le mot d’ordre d’une manifestation de plusieurs centaines de personnes à Nice devant la basilique Notre-Dame martyrisée face à un quartier très « populaire » (comme on dit maintenant par antiphrase) en plein centre-ville.

« Nous sommes chez nous ! Islam hors de France ! » L’horreur absolue pour les médias présents qui ont rarement filmées, et jamais diffusé sur les chaines mainstream, les images de cette manifestation digne et imposante. Le quotidien régional n’en a parlé que trois jours plus tard, pour donner d’ailleurs la parole à ceux qui se sont désolidarisés des slogans identitaires et en précisant bien que tous ces manifestants islamophobes étaient connus et répertoriés.

Pour le moment, ce type de réaction est à dire vrai très limité. Mais cela change des bouquets de fleurs, des nounours et des bougies. Le système fait tout pour revenir le plus vite possible au « pas d’amalgames » sans oublier le « pas de vagues ». La preuve par la rentrée scolaire.

Les mouvements violents de protestation contre les confinements en Europe se multiplient, notamment en Italie et en Espagne. La France est sur le point de ne plus accepter l’inacceptable.

Le gouvernement le sait et il va annoncer des mesures pour désamorcer la colère faute de trouver un vaccin pour éradiquer la rage ovine. Nos dirigeants politico-mediatico-sanitaires devraient méditer une maxime. Elle est signée d’Antoine de Rivarol écrivain voltairien mais monarchiste, et « français par excellence » selon le titre d’un livre qui lui a été consacré : « Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir. »

On y est…. Peut-être !

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Covid-19. Le confinement, « stratégie du choc » avant la faillite ?, par Jean-Yves Le Gallou

Le Coronavirus existe et il est normal de le combattre. Mais les oligarques se servent de cette lutte pour faire avancer leurs intérêts et leur vision du monde. Plus que la recherche de l’efficacité, c’est ce qui permet de comprendre la stratégie de Macron. Une stratégie du choc. Faire peur pour détruire. Faire peur pour déconstruire. Faire peur pour transformer. Explications avec ce texte de Jean-Yves Le Gallou.

1– Le coronavirus est apparu fin 2019. Fruit du hasard. Hasard naturel s’il s’agit d’une mutation franchissant la barrière des espèces. Hasard humain s’il est sorti accidentellement (ou non) d’un laboratoire d’expérimentation. Hypothèse prise aujourd’hui au sérieux par de nombreux scientifiques.

2– Le coronavirus n’est pas une grande peste. Mais pas non plus une simple grippette : sa contagiosité, sa gravité (hospitalisations, réanimations, séquelles) et sa létalité sont supérieures à celles de la grippe.

3– À ses oppositions qui le critiquent, le pouvoir répond : que proposez-vous ? La réponse n’est pas simple mais un benchmark (à date de fin septembre) des résultats obtenus par différents pays européens est accablant pour le gouvernement français : la France a un taux de létalité relativement plus élevé (500 morts par million d’habitants) en même temps qu’elle subit des conséquences économiques particulièrement lourdes. Cumul d’inconvénients qu’on ne retrouve qu’en Espagne et en Italie mais non ailleurs.

4– La stratégie du confinement bureaucratique à la Macron paraît donc peu efficace. D’autant qu’elle n’empêche pas le rebond de l’épidémie, probable selon le professeur Caumes tant que « 60% du troupeau (sic !) ne sera pas immunisé ».

5- Le confinement bureaucratique à la Macron est d’autant plus contestable qu’il est loin d’être neutre économiquement, socialement, sociétalement, idéologiquement.

6-Le confinement bureaucratique à la Macron privilégie les gros au détriment des petits. La grande surface contre le petit commerce. Colombus Café contre le bar du coin. Mac-Do contre le restaurant de quartier… Dans les pays d’Europe dirigées comme la France (Espagne ou Italie) on estime à 50 % le nombre des PME qui pourraient mourir. Pour le grand bénéfice des puissants qui rachèteront des parts de marché à bas prix. La petite musique des multinationales et des banques d’affaires, c’est : « il y aura des opportunités en 2021/2022 »… Miam-miam.

7– Le confinement bureaucratique à la Macron privilégie le virtuel contre le réel. Son modèle c’est Amazon, les robots et les esclaves. Vous « dialoguez » avec un robot pour passer votre commande qui vous est livrée par un sous-traitant de sous-traitant, employant un personnel précaire, souvent issu de l’immigration clandestine. Plus question de la relation interpersonnelle qui s’établit lors de courses traditionnelles.

8– Le confinement bureaucratique à la Macron privilégie les paradis artificiels contre la réflexion ou le sport. Les pharmacies restent ouvertes (notamment pour les antidépresseurs), les dealers en place (pour la came), les buralistes (pour le tabac), les kiosquiers (pour la propagande). Mais les librairies sont fermées et la vente de livres interdite sauf sur internet. Interdit de réfléchir. Le sport aussi est interdit. Y compris la quasi-intégralité des sports de plein air : golf, équitation, randonnées. Reste la course à pied et les balades en forêts… mais à moins d’un kilomètre de chez soi ! Cherchez l’erreur. Cherchez Castex.

9– Le confinement bureaucratique à la Macron privilégie l’individu contre la famille : le soir et le week-end, c’est couvre-feu. Les générations sont isolées les unes des autres, à rebours de toute solidarité familiale. Déjà, une obscure secrétaire d’Etat annonce qu’il faut se préparer à un « Noël de combat » (sic !).

10– Le confinement bureaucratique à la Macron préfère le contingent au sacré. Les saintes et pures grandes surfaces, vendant des produits venus d’ailleurs, restent ouvertes 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Mais les cérémonies sont interdites : plus de fêtes de mariage et moins de 30 personnes pour les funérailles. La messe est à nouveau de facto prohibée. (Pour la prière du vendredi de l’islam, pas de souci elle a lieu dans des quartiers où la police se garde bien d’intervenir !).

11– Le confinement bureaucratique à la Macron sacrifie l’avenir au présent. Les décisions économiques irresponsables sont rendues socialement acceptables par des décisions budgétaires, encore plus irresponsables ou… plus cyniques encore. La dette publique va exploser mais elle est garantie par l’épargne privée et le patrimoine public. Lorsque les gnomes de Davos ou du Bilderberg imposeront le grand « reset », il suffira de prélever sur les comptes bancaires des particuliers. Et de mettre à l’encan le patrimoine public (ports, aéroports, autoroutes, routes, monuments, musées, forêts, littoral, parcs naturels). La feuille de route donnée par les banques d’affaires à Macron, c’est le modèle grec.

12– Au-delà de toutes ces considérations, le confinement bureaucratique à la Macron pose deux question encore plus fondamentales : jusqu’où un homme peut-il renoncer à vivre pour éviter de mourir ? Fin de toute façon inéluctable… Et puis croit–on sérieusement qu’un peuple qu’on maintient dans une trouille permanente mérite et a des chances de survivre ?

Texte repris du site Polémia

Au secours de la France : “N’ayez pas peur !”, par Ivan Rioufol

Les technocrates et les idéologues sont les destructeurs de la France. Ce sont eux qui doivent être mis publiquement en accusation. Les premiers sont en train de transformer la nation en prison de la Santé, à cause de leur incapacité à gérer le système hospitalier face au Covid-19. Les seconds, parce qu’ils ont ridiculisé la patrie et culpabilisé le peuple, sont en train de livrer un pays sans âme et désarmé aux conquérants islamistes. La peur est l’instrument que se partagent ces démolisseurs démoniaques. Les gens sont terrorisés par un virus dont Emmanuel Macron a dit qu’il pourrait tuer jusqu’à 400.000 personnes !

Déjà, en mars, les fanatiques de l’apocalypse sanitaire avaient prévu jusqu’à 500.000 morts pour la première vague : elle s’est soldée par 33.000 décès. Au prétexte de “protéger les vivants” (Edouard Philippe, en mai), le pouvoir a transformé les citoyens en une masse peureuse, prête à solder sa liberté pour sa sécurité. Cette perte du courage est une aubaine pour les égorgeurs, bras armés d’un islam enragé. Ce lundi matin, c’est la trouille au ventre que de nombreux professeurs s’apprêtaient à proposer une minute de silence dans leurs classes, après la décapitation de Samuel Paty. Ces humiliations font honte à la France.

Notre civilisation ne peut se reconnaître dans ces abandons, ces lâchetés. Jamais l’impératif de Jésus, repris par Jean-Paul II en 1978, n’a été aussi nécessaire : “N’ayez pas peur !“. “Dieu vomit les tièdes !“, écrit également Jean. Ces rappels nous obligent au secours de la France. Vieille nation chrétienne et littéraire, elle est méprisée dans son passé quand le gouvernement, pris d’une frénésie tyrannique, classe le livre en produit “non essentiel”, tout en interdisant les messes.

La fermeture des libraires et la suspension des cultes sont des actes obscurantistes : la norme hygiéniste considère désormais les nourritures intellectuelles ou spirituelles comme accessoires à la survie. Dimanche soir, sur TF1, Jean Castex a semblé avoir mesuré, parlant de l’islam, les dangers représentés par les idéologues, fossoyeurs de la nation : “Je veux dénoncer ici toutes les compromissions qu’il y a eu pendant trop d’années, les justifications à cet islam radical : nous devrions nous auto-flageller, regretter la colonisation, je ne sais quoi encore (…)“. Mais le premier ministre reste le symbole le plus abouti du technocrate coupé de la vie des gens et des réalités. Il fait partie du problème.

Ivan Rioufol

Texte daté du 2 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Second confinement : la fuite en avant ?

03/11/2020 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Selon un sondage Odoxa effectué dans la foulée de l’allocution du président Macron, 70% des Français approuveraient le reconfinement. Mais la position des élus est nettement plus nuancée : la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 31 mars prochain, n’a été votée que par 71 députés, avec 35 voix contre (pour 577 députés) ! Quant au Sénat, il a limité cette prolongation au 31 janvier et voté un amendement selon lequel, au-delà du 8 décembre, un reconfinement ne pourra être autorisé que par la Loi. La grogne de la chambre haute avait commencé jeudi dernier lors de la présentation par le Premier ministre des nouvelles mesures sanitaires : cette présentation a été rejetée par 178 voix contre 130 et 27 abstentions. Toutefois, et malgré ces réserves, le Sénat a finalement voté, avec l’Assemblée nationale, pour le nouveau confinement.

Comment cette mesure a-t-elle été vendue à la population ?

D’abord par la diffusion quotidienne de chiffres alarmistes : le chef de l’Etat a avancé le chiffre de 400.000 morts supplémentaires si le virus n’était pas stoppé. Il n’a pourtant pas évoqué le fait que sur les 35.000 décès imputés à la COVID-19, 10.000 concernaient des décès en EHPAD qui n’ont fait l’objet d’aucun diagnostic.

Ensuite, les grands médias ont mis en exergue un sondage selon lequel le premier confinement aurait été plutôt bien vécu au plan individuel. En effet, une enquête menée par le Centre de données sociopolitiques de Sciences-Po et portant sur 1400 personnes, conclut à une perception « positive » du confinement pour les trois quarts des Français. Une sorte « d’intermède philosophique » qui aurait permis de consacrer du temps à soi et à sa famille. Ce n’est pourtant pas l’avis des professionnels de santé mentale qui ont constaté de nombreux effets négatifs : recrudescence des addictions, angoisse, dépression, frustration, colère, psychoses paranoïaques, explosions des disputes dans la sphère familiale et décrochage scolaire. La psychanalyste Sophia Kentin a déclaré pour Spoutnik News « qu’être coupé de la vie sociale rendait fou ».

Les critiques sur les conséquences économiques désastreuses vont bon train

Elles font apparaître une différence de traitement entre les petits commerces et les grandes surfaces. Le débat tourne autour de la question des produits dits « de première nécessité ». On aura gardé en mémoire certaines verbalisations abusives de personnes, sortant de magasins avec des bouteilles de Coca-Cola, lors du premier confinement. D’un côté on restreint la consommation et de l’autre, on reproche aux Français de trop épargner ! Il est à craindre que ce second confinement ne soit pas aussi facilement accepté que le premier. Trois cents intellectuels se disent atterrés par les mesures prises par le Gouvernement : dans une tribune rédigée par le sociologue Laurent Mucchielli et publiée sur le site Regards.fr, les signataires dénoncent la communication du Gouvernement sur la Covid-19. Parmi eux : Laurent Tubiana, chercheur à l’INSERM et Louis Fouché, médecin anesthésiste à Marseille.

Le confinement de trop ? La fronde des maires

L’impréparation du second confinement crée de très fortes tensions entre l’exécutif et les Français. La fermeture des « commerces non essentiels » – malgré l’extraordinaire effort de mise en sécurité sanitaire du moindre bistrot, de la plus petite échoppe de cordonnier – prend des allures de provocation. Aussi la résistance s’organise-t-elle partout.

La révolte des commerçants et artisans, dans les années 1950, celle de Gérard Nicoud et du CIDUNATI, vers 1970, ou encore celle de Christian Poucet, vingt ans plus tard, avaient des causes bien précises : le développement anarchique et sans limite des grandes surfaces, qui a ruiné des dizaines de milliers d’entre eux.

Mais ce qui se profile aujourd’hui est bien pire : c’est un véritable massacre des commerces et des PME. Cette situation pourrait être lourde de conséquences pour le gouvernement, car les artisans, cafetiers, restaurateurs et commerçants « non essentiels » n’entendent pas mourir discrètement. Ils s’organisent, et bénéficient du soutien des maires, comme à Perpignan ou Châteauroux. Il en est de même à Béziers, Chalon-sur-Saône, Brive-la-Gaillarde, Colmar, Montpellier… Les routiers ont de leur côté pris date, et risquent de provoquer prochainement des blocages, à cause de la fermeture des relais où ils pouvaient se restaurer, se laver, se reposer.

Louis Aliot a été le premier à prendre un arrêté maintenant les ouvertures des commerces. Robert Ménard est lui aussi sur le front, aux côtés des commerçants de sa ville, plusieurs d’entre eux ayant été verbalisés pour être restés ouverts samedi. Les ministres, eux, se relaient dans les médias pour fustiger les édiles récalcitrants. Le ministre du Travail, Élisabeth Borne, et Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, ont réagi par des menaces, traitant les maires d’irresponsables.

Ce n’est sans doute pas un hasard si Béziers a été la première cible du gouvernement. Il s’agit d’éviter une fronde, et d’empêcher que Robert Ménard puisse devenir une sorte de porte-parole de cette fronde très populaire. Le maire de Béziers avait donc pris un arrêté municipal autorisant l’ouverture des commerces, et 50 % d’entre eux étaient en effet restés ouverts. La préfecture a introduit un référé dès samedi 9 heures (record de célérité !). Et dans les minutes qui ont suivi, cinq commerçants ont été verbalisés ! Mais d’autres maires s’apprêtaient à suivre l’exemple de Ménard. Ainsi le maire de la petite commune d’Argenton-sur-Creuse (5 000 habitants), au cœur d’une région épargnée par le virus, annonçait qu’il prendrait un arrêté similaire ce lundi. « En tant qu’élu, je me dois d’envoyer un message fort de soutien à nos commerçants. »

Rupture de l’égalité concurrentielle

Beaucoup de maires avouent que, dans leur esprit, le geste est symbolique – et ils auraient même pu dire électoral – car ils pensent que les arrêtés seront annulés. Ménard, lui, ira jusqu’au bout. Il s’étonne de la saisine en urgence des tribunaux par le ministère de l’Intérieur : si un décret est supérieur à un arrêté municipal, il est suffisant en lui-même. Quel est alors l’intérêt pour le gouvernement de saisir la justice afin de valider ce qui s’impose de par la loi ? En toute hypothèse, explique Ménard, « si nous sommes condamnés, nous attaquerons devant le Conseil d’Etat les décrets gouvernementaux ».

Le décret gouvernemental comportait en fait une énorme faille : il créait une rupture des règles de la concurrence au profit des grandes surfaces, rupture d’autant plus incompréhensible que la fréquentation d’une librairie ou d’une bijouterie expose moins au risque de contamination que le parcours des rayons d’une grande surface. Castex y a mis fin dimanche soir, avec effet à partir de mardi. En autorisant la réouverture des boutiques ? Non, en faisant fermer les stands concurrentiels dans les grandes surfaces. Ceci à partir de mardi et pour huit à douze semaines, voire davantage. Vos chaussures ont perdu leurs semelles ? Vos chaussettes sont trouées ? Vous marcherez pieds nus. Vous n’avez plus de livre à lire ? Vous regarderez Castex à la télé. C’est une incitation à l’émeute !

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 2 novembre 2020

I-Média – Confinement, attentats islamistes… La France sous pression

30/10/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Ce nouveau numéro d’I-Média revient sur l’annonce par Emmanuel Macron d’un nouveau confinement avant de proposer une chronique intitulée “Les islamistes déclarent la guerre à la France”.
Entre les attaques d’Erdogan, les manifestations dans le monde entier et la menace intérieure liée à la démographie, la France semble sur le point d’entrer en guerre ouverte contre l’islamisme.


[vidéo] Covid-19 : multiples rassemblements contre les restrictions sanitaires

21/09/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Face au coronavirus, les restrictions ne cessent d’augmenter.

Ces 19 et 20 septembre ont été marqués par de nombreux rassemblements partout dans le monde pour protester contre les reconfinements, les masques et les mesures sanitaires imposés par les gouvernements.


Confiner, surveiller, punir, mater

Sur une période très courte, les Français ont accepté une restriction importante de leurs libertés.
Le 11 mai 2020 restera dans l’histoire comme une date nébuleuse ; celle d’un déconfinement qui déconfinera sans déconfiner, tout en déconfinant : comprenne qui pourra !

Seulement certains Français en bénéficieront, mais ni en tous lieux, ni en tout temps : point trop n’en faut. À cette occasion, le conseil scientifique viendra de nouveau en renfort du gouvernement. Avec force tableaux statistiques et cartes de France colorées de rouge et vert. Il légitimera ainsi une décision que les Français ont bien du mal à comprendre et a fortiori à accepter. Ce faisant, le savant continuera une fois de plus d’offrir au politique sa caution dans un exercice qui apparaît cependant de plus en plus périlleux car il engage également la responsabilité des experts(1).

Les Français en liberté conditionnelle

Le 11 mai 2020 restera dans l’histoire comme l’horizon improbable d’une liberté d’aller et venir à reconquérir. Ce que nombre de Français vivent comme une incarcération ne prendra en effet pas véritablement fin à cette date. En d’autres termes, leur levée d’écrou demeurera en grande partie limitée et indéterminée, toujours sujette à un droit de regard bureaucratique, plus tatillon que jamais. En bref, ils vont devoir apprendre à vivre sous contrôle et endurer ce que beaucoup d’entre eux vivent comme une punition.

Certes de prime abord, celle-ci ne se donne pas à voir comme telle. Bien au contraire, les pouvoirs publics la dénient. Selon ces derniers, la privation de quelques libertés fondamentales n’aurait été mise en place le 17 mars que pour le bien des citoyens, afin d’assurer leur sécurité sanitaire et pour nulle autre raison. C’est donc avec obéissance et dans la peur, que des millions d’administrés ont accepté d’être séparés les uns des autres, coupés du jour au lendemain de leur biotope social. De surcroît, c’est dans le silence qu’ils ont enduré et endurent encore d’incessantes injonctions paradoxales auxquelles ils doivent néanmoins se soumettre sous peine d’être sanctionnés. En effet, depuis le mois de janvier et jusqu’à ce jour, qu’il s’agisse de la fermeture des frontières, du port du masque, des tests de dépistage, des gestes barrières, des protocoles thérapeutiques, de la reprise du travail, du retour des enfants à l’école ou de la fréquentation des transports en commun, ils ont entendu tout et son contraire.

Les chiffres de Salomon visent à cacher le climat politique mortifère

Les innombrables revirements des responsables politiques, tout comme les violents conflits entre experts médicaux n’ont pas manqué. Une telle situation illisible et abracadabrantesque a par conséquent rendu impossible l’adoption d’une ligne de conduite qui fût rationnelle et efficace. Surtout, ce climat mortifère sur fond de mesures liberticides, a largement accentué l’angoisse d’une population infantilisée et maintenue perpétuellement dans l’incertitude. Pendant des semaines, tests, masques, gels, lits d’hôpitaux et respirateurs ont manqué et manquent d’ailleurs encore. Rien n’explique, à ce jour, une pareille impéritie qui exige des Français toujours plus de résilience sans leur offrir pour autant de véritable contrepartie. Mais la peur au ventre, les Français ont dû affronter, vaille que vaille, cette pénurie hors-norme. Or dans le même temps, le gouvernement a cru bon de les submerger chaque soir d’un déluge de données statistiques dispensées par le directeur général de la santé publique qui, tel un greffier, dressait le bilan comptable des pertes humaines de la nation.

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“L’État a accepté la partition !” – Jean-Yves Le Gallou analyse les directives des préfets dans les quartiers ou les cités sensibles

Slobodan Despot : “Nous assistons à un coup d’État technologique”

12/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Slobodan Despot, auteur de “Le Miel“, “Le Rayon bleu” (éditions Gallimard), créateur de l’”Antipresse“, était l’invité d’André Bercoff lundi 11 mai sur Sud Radio.

Dans le magazine électronique dominical, Antipress.net, Slobodan Despot débat avec le philosophe Bernard Duguet sur le “coup d’État technologique” qui se produit “partout“, depuis le début de cette crise du coronavirus.

Comme dans toute enquête policière, la première question que l’on se pose c’est “à qui profite le crime“. L’essayiste note “un phénomène qui se traduit par une toute sorte de choses inédites“. En premier lieu, le confinement généralisé un peu partout autour du globe. “C’est la première fois dans l’histoire de la maladie que l’on met en quarantaine des personnes saines“, s’étonne Slobodan Despot.

En Suisse, le confinement ne semblait pas se profiler au début de la crise. “Il y avait un plan pandémie, dont la dernière édition datait de 2018“, rapporte le fondateur d’Antipress.net. Un plan élaboré avec des militaires et des médecins qui prévoyait “une mise en quarantaine pour des personnes contaminées jusqu’à dix jours“, explique Slobodan Despot. Mais ce plan a rapidement été mis de côté pour faire “comme tout le monde : tout fermer“.

L’intelligence artificielle au pouvoir ?

Ce confinement généralisé s’est développé à partir du rapport de Neil Ferguson, qui prévoyait la mort de millions de malades du coronavirus. “Il n’est pas un médecin, c’est un physicien spécialisé dans les statistiques“, rappelle Slobodan Despot. “C’est quelqu’un qui ne travaille que sur des ordinateurs, des malades, il n’en a vu que sur Excel“, s’indigne-t-il. Un scientifique déjà responsable “de la destruction de six millions de bétails britanniques, pour rien“, rappelle l’auteur. “Il nous écrit l’avenir avec des ordinateurs“, ajoute-t-il.

Alors qui aurait pris le pouvoir ? “Il y a 60 ans que la communauté des ingénieurs, des informaticiens parlent de l’intelligence artificielle“, note Slobodan Despot. Depuis les années 1960, “on nous promet que d’ici deux ans on aura l’intelligence artificielle nécessaire pour prendre des décisions stratégiques à la place des décideurs“, rappelle l’auteur. Sont-ils désormais prêts ?

Pour réécouter cette émission : https://www.sudradio.fr/emission/bercoff-dans-tous-ses-etats-260/?season=2020

Rendez-nous la liberté de la mer et de la montagne!, par Maxime Tandonnet

La fermeture au public des sentiers de forêt, de montagne et de littoral est difficilement compréhensible tant le risque de propagation du virus y est faible, observe l’historien Maxime Tandonnet. Ces lieux où l’âme divague à loisir sont pourtant des espaces de liberté.

Parmi toutes les interdictions qui se sont abattues sur la France depuis mi-mars 2020, l’une est emblématique et est ressentie comme particulièrement choquante par les Français: celle de se rendre dans les espaces sauvages, les forêts, les montagnes ou les plages.

Les Français, dans leur ensemble, admettent vaille que vaille, en peuple docile, certaines suspensions de leurs libertés, y compris la plus précieuse de toutes, celle d’aller et venir où bon leur semble, dès lors que cette privation peut se justifier par la nécessité d’enrayer l’épidémie et de sauver des vies. Ils acceptent le principe de leur assignation à résidence, une mesure privative de la liberté ; ils tolèrent de se soumettre à l’obligation de détenir un sauf-conduit et à des contrôles qui dérogent aux principes d’une démocratie libérale, dès lors que cette suspension de la liberté est temporaire, circonscrite dans le temps, et qu’elle est compréhensible quant à son lien avec la lutte contre la contagion.

En revanche, l’interdiction de se rendre dans les forêts, les montagnes et les plages, sans aucun précédent (à l’exception du bannissement du littoral sous l’occupation), ne leur paraît pas avoir de fondement rationnel. Il est permis de se rendre dans des magasins, de prendre les transports en commun bondés, de marcher dans la rue ou dans les espaces publics. Mais pourquoi les lieux sauvages, où justement l’espace est sans limite – la France compte 5041 km de côtes sablonneuses, et des sentiers de forêts ou de montagne immesurables – sont-ils strictement prohibés?

De fait, le risque de la contagion dans les espaces sauvages infinis est faible sinon inexistant comparé à l’entassement urbain des bus et métro qui est autorisé. «Il vaut mieux éviter la tentation» leur dit-on. Cela signifie-t-il que les Français sont considérés comme assez inconscients ou stupides pour songer à s’entasser comme au mois d’août sur la Côte d’Azur? Ou bien que, dans un étrange élan de superstition, la population serait vouée à une grande cure de repentance ou de pénitence nationale face au mal invisible qui frappe le pays?

L’explication de cette interdiction de fréquenter les forêts, les montagnes ou les plages est d’une autre nature. La France est depuis longtemps et de toute évidence entrée dans une logique totalitaire, non pas au sens des régimes sanguinaires du XXe siècle, fascistes ou soviétique, mais au sens de l’obligation de nivellement et de conformisme. La morale du troupeau ne date pas d’aujourd’hui, mais se réalise avec une acuité particulière dans le contexte de la crise sanitaire.

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Pendant le confinement, la préférence immigrée continue

Depuis le 17 mars, les Français et plus largement tous ceux qui vivent en France sont soumis à un confinement à leur domicile. Contre mauvaise fortune bon cœur, nous nous y sommes pliés, bien conscients de l’incurie des pouvoirs publics tant dans la prévention que dans la gestion de la crise sanitaire que nous connaissons.
Mais il faut croire que, comme l’écrivait George Orwell, certains de nos concitoyens sont plus égaux que d’autres : les exemples d’un traitement différencié d’une partie de la population sont nombreux. Ils ne sont pas le fruit du hasard. Ils sont la conséquence d’une démission délibérée des gouvernements qui se succèdent au pouvoir depuis plusieurs décennies. Une démission que consacre le gouvernement actuel. Revue de ces mesures plus consternantes les unes que les autres.
Une tribune signée Paul Tormenen.

Des délinquants libérés à foison

Les délinquants ne connaissent ni les lois ni le confinement. Pourtant, la ministre de la Justice a annoncé récemment la libération anticipée de plusieurs milliers de prisonniers. Selon les sources, de 5 000 à 8 000 détenus seraient concernés (1). Si cette mesure entraîne de nombreuses sorties de prison, les incarcérations de délinquants dangereux pour la société vont également fortement diminuer. Les juridictions ont en effet été invitées par le garde des Sceaux à « différer la mise à exécution des courtes peines d’emprisonnement » (2).

Pour résumer la situation de façon plus crue, de nombreux délinquants sont libérés plus tôt que prévu en dépit de leur dangerosité sociale. Ceux qui commettent les délits du quotidien qui pourrissent la vie resteront dans la nature. Parmi les prisonniers libérés par anticipation et dans la précipitation selon un syndicat pénitencier, près de 130 radicalisés islamistes bénéficieraient des largesses du garde des Sceaux (3). Chacun appréciera le sens des priorités du gouvernement, qui place très haut la santé des détenus. Quant à la sécurité des Français, qui pour beaucoup vivent également confinés à plusieurs dans des logements exigus, on en reparlera.

Les clandestins ne sont plus arrêtés ni expulsés

Alors que les Français sont reclus chez eux, l’incarcération des individus qui séjournent illégalement en France devient un tabou pour le gouvernement. Les centres de rétention administrative regroupant les clandestins avant leur éloignement du territoire ne sont plus occupés qu’à 10 % de leurs capacités (4). Plusieurs cours d’appel ont ordonné la libération de nombreux clandestins, sans que le procureur de la République introduise un pourvoi en cassation. Les juridictions d’appel motivent leurs jugements par la promiscuité dans les centres de rétention et l’absence de mesures d’éloignement à brève échéance (5). Ces centres ne risquent pas de se remplir de sitôt : en Île-de-France, plus aucune mise en rétention de clandestins n’est organisée (6). Mais, surtout, ne vous avisez pas de sortir sans votre attestation de déplacement dérogatoire car, en cas de récidive, vous risquez… la prison, selon la volonté de la ministre de la Justice.

Les travailleurs clandestins sont aidés

L’économie du pays est en sous-activité en raison du confinement. Le travail clandestin en est également affecté. Le travail dissimulé, qui constitue un manque à gagner considérable pour les finances publiques (impôts, cotisations non payées, etc.) méritait-il d’être soutenu dans la période ?

Le ministre de l’Intérieur a annoncé le 23 avril sur BFM TV le déblocage de 39 millions d’aide alimentaire « aux plus modestes ». Au micro de la chaîne de télévision, le ministre de l’Intérieur ne cachait pas que les bénéficiaires de ces aides seront notamment « ceux qui travaillent au noir » (7). La France, bonne mère, est généreuse même avec ceux qui piétinent ses lois.

Les demandes d’asile reprennent en dépit des restrictions de circulation

L’entrée sur le territoire est strictement réglementée depuis le début de la période de confinement. Les ressortissants étrangers extra-européens ne sont plus autorisés à entrer sur le territoire français que dans un nombre très limité de cas (8). Compte tenu tant de l’arrêt théorique des flux migratoires incontrôlés que des risques liés au contact avec le public, le traitement des demandes d’asile a été suspendu dans un certain nombre de préfectures. Il n’en fallait pas plus pour que des associations d’aide aux migrants engagent une action en justice en Île-de-France pour contraindre les pouvoirs publics à de nouveau enregistrer les demandes d’asile. Le tribunal administratif de Paris leur a donné raison. Réaliste, le directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) constatait que « les personnes qui se tournent vers l’asile [le font] pour bénéficier d’une allocation à défaut d’autres revenus en temps de confinement » (9).

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Elisabeth Lévy : “Pourquoi il faut rouvrir les églises”

06/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Le Premier ministre a parlé d’une éventuelle réouverture des églises pour la Pentecôte, tandis que le ministre de l’Intérieur estimait – en grand théologien – qu’il n’y avait pas besoin de lieu de culte pour prier. Pendant ce temps, la communauté catho s’impatiente, obéissante mais pas soumise, sans brûler de voitures.
Découvrez un extrait de cette tribune d’Elisabeth Lévy sur les ondes de Sud Radio.


Encore une éventualité. Les cathos se rebiffent. En ont marre d’être traités « comme la dernière roue du carrosse de la nation française », dixit Monseigneur Lebrun, évêque de Rouen.

Déjà, ils étaient furax quand la police est entrée dans une église parisienne le 19 avril. «Il faut arrêter ce cirque, sinon on va aboyer très fort !», a prévenu Monseigneur Michel Aupetit, archevêque de Paris. L’annonce d’Édouard Philippe le 28 avril, selon laquelle il n’y aura pas d’ouverture des lieux de culte avant le 2 juin a fait monter la tension. La Conférence des évêques de France a tenu des visioconférences de crise avec 73 parlementaires. Il en ressort que les pratiquants ne sont pas des citoyens de seconde zone, qui vaudraient moins que des consommateurs.

Cela n’a pas empêché Castaner de remettre une pièce dans la machine : « la prière n’a pas forcément besoin de lieu de rassemblement ». Ce qui déclenche à la fois l’hilarité et la colère de la cathosphère.

Car Castaner fait de la théologie.

En l’occurrence. La laïcité veut que les religions ne se mêlent pas de politique et l’inverse est vrai. De plus, normalement, on n’a pas besoin d’être croyant ni même catholique pour connaître l’importance de la communion dans le christianisme. L’inculture religieuse de nos élites en général a de quoi nourrir l’incompréhension.

Les catholiques en veulent surtout à Macron. Le 18 octobre, lors de la conférence des Bernardins, on leur faisait des grands mamours, “l’homme a besoin de transcendance, vous êtes le sel de la terre”. Aujourd’hui, Emmanuel Macron plastronne avec le Pape sur le monde, sûrement pour montrer qu’il a ses entrées en haut lieu. Très bien. Ce déconfinement traduit les priorités et révèle la conception de l’humanité, réduite à sa définition biologique et à ses fonctions de producteur et de consommateur. Certains vont à la messe, d’autres à la salle de gym. Mais pour les croyants, la pratique n’est pas un colifichet culturel ou un loisir parmi d’autres.

(…)

Certes, les cathos ne brûlent pas de bagnoles mais obéissance n’est pas soumission, comme le souligne justement Monseigneur Aupetit. Macron devrait se rappeler la manif pour tous. Et se méfier de l’eau bénite qui dort. Oui, il faut rouvrir les lieux de culte.