#JeNeMeConfineraiPas : le début de la grande désobéissance ?

confinement covid

Les nouveaux commandements tombent les uns après les autres : distance de deux mètres minimum, « ne parlez plus », « ne téléphonez plus dans les transports », « n’enlevez plus votre masque dans TOUT l’espace public ». Et l’Académie nationale de médecine n’a pas fini d’égrener son décalogue. On nous a même prévenus que ces nouvelles obligations ne nous dispenseraient pas d’un troisième confinement. La sainteté sans le paradis.

Réaction, dans la salle ? Rien. On n’entend même plus les cris de ras-le-bol qui, tout bruts qu’ils fussent, nous rassuraient au moins sur la permanence d’un certain instinct de survie. La France a peur, comme disait l’autre. Le variant, les variants nous attendent au tournant. Alors, pas intérêt à faire le mariol, mon gars. Plus qu’à marcher droit, derrière Véran, Attal, et à espérer qu’on pourra obtenir notre ticket de vaccination, sans passer par le marché noir. Plus personne ne moufte. L’anesthésie est générale. Toute la Gaule est passée sous domination…

Toute ? Non ! Un petit réduit, entouré de camps retranchés de redoutables censeurs, a décidé de lancer, sur Twitter, un hashtag de résistance : #JeNeMeConfineraiPas. Vendredi soir et samedi matin, il accédait au « Top 5 ». Des milliers de tweets exprimaient l’envie de s’opposer à ce troisième confinement annoncé. Et certains messages méritent le détour : « #JeNeMeConfineraiPas parce que sortir ou rentrer chez moi, quand je veux, comme je veux, est une liberté vitale, essentielle, qui plus est indispensable à ma bonne santé physique et mentale, et absolument nécessaire à ma vie sociale. » Comme une évidence que des philosophes (où êtes-vous ?) mais aussi des médecins, des psychiatres ne peuvent qu’approuver et qu’ils devraient relayer, eux qui voient quotidiennement dans leurs cabinets les dégâts collatéraux de cette rupture historique dans l’exercice de la liberté et de la sociabilité, notamment chez les étudiants. Mais tellement évidente qu’elle nous paraît lointaine, d’un autre temps, cette exigence naturelle, normale, de liberté de se déplacer, d’être, de vivre. Une aspiration et une requête élémentaires.

Mais voilà, désobéir, ce serait mal, ce serait faire courir un danger aux autres. Et nous sommes tellement bien catéchisés, les prêtres tellement péremptoires depuis leurs chaires. Et puis, il y a la hantise que le grand prêtre Salomon ne revienne nous lancer, comme il y a un an, ses mille morts quotidiens, voire plus. Alors oui, nous nous reconfinerons, nous battrons notre coulpe pour avoir osé sortir sans masque dans une rue déserte.

Mais, de grâce, les #JeNeMeConfineraiPas, tenez bon, persistez, résistez, rappelez-nous que nous ne sommes pas tous devenus des êtres de trouille prêts à abdiquer toute liberté et toute raison !

Frédéric Sirgant

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Vers un troisième confinement, « à la chinoise » ?, par Francis Bergeron

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Le week-end dernier, les Chinois de Hebei, une province située juste au sud de Pékin, ont été reconfinés. Tout s’est très bien passé, ont rapporté les témoins : du jour au lendemain, 18 millions de personnes se sont à nouveau soumises à une discipline des plus drastiques. Tout cela parce qu’un foyer de contamination de 300 personnes avait été détecté dans cette région. La Chine est devenue l’exemple à suivre : si un troisième confinement est mis en place, en France, il nous sera demandé la même obéissance. Il est vrai que globalement, la vie politique et le pluralisme de l’information, chez nous, s’alignent déjà sur le modèle chinois.

Bien sûr il y a ce virus qui semble se propager, plus rapidement que les deux premières fois. Il y a aussi ces fameux « variants » qui laissent le corps médical quelque peu désemparé. Mais aucun schéma de lutte contre le virus n’a, à ce jour, démontré une réelle pertinence, dans la durée. Les pays faiblement touchés jusqu’à présent (l’Allemagne ou la Russie, par exemple) semblent rattraper leur « retard ». Et pourquoi la Belgique est-elle apparemment le pays le plus frappé au monde par la COVID-19 (au regard de sa population), alors que ses mesures de protection sont assez semblables à celles de la France ? Faut-il chercher des réponses du côté des conditions climatiques, du côté des habitudes alimentaires ? A la vérité personne n’en sait rien.

Castex devait donner ce jeudi une conférence de presse, censée révéler les arbitrages gouvernementaux entre théories médicales, principe de précaution, nécessité de ne pas sacrifier une génération d’enfants en les déscolarisant durablement, effondrement économique accéléré.

La part d’audience sera au rendez-vous, d’autant que le Premier ministre, en soufflant le chaud et le froid, a su faire durer le suspense. Mercredi matin, les paris restaient encore ouverts. « Le Premier ministre n’envisage pas pour l’instant un confinement … sans l’exclure », expliquaient, mi-figue mi-raisin, ses conseillers. Un « p’t’êt’ben qu’oui, p’t’êt’ben qu’non » à la sauce gersoise, en quelque sorte.

Les commerces « non essentiels » à nouveau sans clients

Trois mesures sont actuellement testées par le biais de « fuites » distillées auprès des journalistes en mal de confidences : le couvre-feu pourrait être abaissé à 18 heures partout, alors que le pays fonctionne encore à deux vitesses : un quart des départements subit un couvre-feu à 18 heures, les trois autres quarts vivent toujours un confinement à 20 heures. Etait également envisagée l’idée d’un confinement tous les week-ends. Ces deux mesures cumulées reviendraient à rétablir un confinement général sans le baptiser tel. Car s’il est interdit de circuler après 18 heures et le week-end, cela signifie que les seuls déplacements autorisés seraient ceux qui, lors des confinements précédents, figuraient dans les attestations. Cela voudrait dire aussi que, comme lors du premier confinement, les commerces « non essentiels » n’auraient plus de clients. La troisième mesure pourrait être une fermeture des cantines scolaires, identifiées comme foyers de propagation du virus, même si les enfants eux-mêmes ne sont pas sensibles à la COVID.

Rien de bien réjouissant, donc, au programme. Castex n’a pas les moyens de rassurer les Français, d’autant que tout semble indiquer clairement qu’il n’y a pas de bonnes recettes, pour combattre ce fléau, à part le vaccin, peut-être…ou peut-être pas…

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 13 janvier 2021

Confineurs obsessionnels, par Maxime Tandonnet

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Un mouvement de médecins influents et omniprésents sur les plateaux de télévision exerce sur les autorités politiques et sur l’opinion une pression intense en faveur du troisième confinement après ceux de mars avril et de novembre. Ils se répandent ainsi en pétitions, articles, prises de position apocalyptiques. Le confinement dans leurs discours, n’est pas une option mais une certitude, une conséquence inéluctable de l’évolution des statistiques. A leurs yeux, un nouveau confinement surviendra de toutes façons vers mi janvier, non par choix du pouvoir politique mais par exigence médicale. Faut-il avoir suivi 8 à 10 ans d’études voire plus, pour en arriver là? Les confinements n’ont rien résolu sur le fond de l’épidémie. Nous en avons la preuve.

Le principe de l’enfermement à domicile peut-être tragique pour la propagation d’une maladie dont il est avéré qu’elle se transmet en espace clos. Les conséquences des confinements sont épouvantables sur la santé mentale des Français: dépressions, suicides, familles brisées. Ils ont jetés des millions de personnes, restaurateurs, artistes et créateurs, gens de la culture et commerçants, dans la ruine et la tragédie du désoeuvrement. Ils ont dévasté une génération de lycéens et d’étudiants, ravagé notre jeunesse.

Ils ont sacrifié l’économie française, provoqué une gigantesque dette publique, précipité le pays dans une vertigineuse crise économique et une nouvelle explosion du chômage. Au total, tout cela n’a strictement rien réglé. S’amuser avec la peur et la souffrance, favoriser la panique et l’angoisse, relève de la trahison. Et après, si le convid19 s’installe durablement, faudra-t-il soumettre la France, d’année en année, à des arrêts brutaux et destructeurs?

Il se trouve, chez les chantres du troisième confinement, une sorte de jubilation sadique, celle du bureaucrate obtus, à la pensée de ressortir les Ausweis et la schlague et d’une nouvelle vague d’anéantissement des libertés. Mais aussi, un aveuglement qui fait froid dans le dos. Cette fois le pays, notamment sa jeunesse qui en est la première victime, ne se soumettra pas au despotisme de la peur et de la lâcheté.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Confinement : ça s’en va et ça revient

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Vous l’entendez, la petite musique qui monte ? Celle d’un reconfinement dont on évoque la possibilité « en dernier recours » mais qui semble déjà là. On nous annonce que la semaine sera « charnière », bref qu’un rien nous fera basculer dans un nouveau confinement. Tout devrait se décider lors du Conseil de défense qui doit se réunir ce mercredi, en fonction des chiffres, des résultats d’une étude faite sur le variant britannique et de la docilité des Français. Car c’est cette semaine que devrait se ressentir l’impact des fêtes de fin d’année. Concernant les mesures à prendre, manifestement le cœur du gouvernement balance entre un confinement strict ou un couvre-feu généralisé à 18 heures pour la France entière, avec, pourquoi pas, un confinement total le week-end pour nous dissuader de sortir. Et de montrer aux Français qui commande. L’idée de base n’est pas compliquée : supprimer toute interaction sociale réelle. Le virtuel, il n’y a que ça de vrai au XXIe siècle. L’homme qui est allé dans l’espace, a conquis le ciel, exploré les fonds marins se retranche chez lui, apeuré à l’idée d’attraper un virus qui n’est pas bénin, certes, mais qui ne tue pas non plus la moitié de la population.

Les restaurateurs italiens se rebellent

Cette musique du reconfinement a commencé à se jouer il y a plusieurs semaines. Les experts se relaient dans les médias pour dire qu’il ne sera pas possible de passer à côté : des politiques qui s’interrogent aux médecins signant une tribune dans Le Monde, prédisant qu’un confinement s’imposera à la mi-janvier. Petit à petit, on nous habitue à la suppression, toujours plus importante de notre liberté de déplacement, entre autres. A modifier sensiblement nos vies en fonction d’un virus. L’annonce se fait peu à peu. Cela a débuté avec l’interdiction faite aux bars, hôtels et restaurants de rouvrir le 20 janvier. Cela se poursuit avec le couvre-feu à 18 heures dans certains départements.

C’est comme s’il fallait payer le prix fort, expier en somme les quelques jours de pseudo-liberté qui nous ont été laissés pour Noël et le jour de l’An. Non pas que le gouvernement ait pris une mauvaise décision ! La faute en revient à tous ces imbéciles qui ont osé fêter Noël en famille, sans reléguer papy et mamie à la cuisine.

Ce petit intermède, entre deux confinements, aura contenu quelque peu l’impatience des Français qui n’en peuvent plus d’être assignés à résidence. Pour nous faire patienter encore un peu plus, l’Etat a brandi la promesse d’un vaccin ultra-efficace avec des taux de réussite proprement extraordinaires. Vaccin qui devait être diffusé en masse à partir de la fin du mois de décembre. Nouveau raté. Nouvelle déception pour ceux qui voyaient la fin du tunnel. Et maintenant que, péniblement, le nombre de vaccinés croît, on apprend qu’il va falloir attendre avant d’atteindre la fameuse immunité collective. Ce n’est pas demain que sonnera la fin des restrictions. D’autant qu’on nous bassine désormais à longueur de journée avec ce variant dit britannique débarqué en France, réputé beaucoup plus contagieux. En attendant que nous arrive le variant japonais et, pourquoi pas, le brésilien ou l’indonésien.

Le Français contestataire se fait, pour l’occasion, coiffer au poteau par son voisin italien. De l’autre côté des Alpes, les restaurateurs excédés auraient décidé de ne plus respecter le couvre-feu. Ils seraient entre 50 et 100 000 à avoir décidé d’ouvrir le 15 janvier.

Anne Isabeth

Article paru dans Présent daté du 12 janvier 2021

Covid-19, les statistiques ne font pas une politique

L’une des caractéristiques du traitement politique de la crise du covid-19 est la profusion des statistiques qui caractérise la communication officielle. Jamais dans l’histoire, une situation critique, sur le plan militaire, sanitaire ou économique, n’aura donné lieu à une telle déferlante de chiffres. Chaque jour tombe son lot d’informations quantitatives, à l’image d’un tableau de bord national : le nombre total des « cas confirmés » (2,3 millions), et son augmentation quotidienne (12 000), celui des décès, (55 000) et de leur hausse sur 24 heures, celui des « clusters » et des départements en vulnérabilité, le « taux de positivité des tests », les nouvelles hospitalisations en sept jours (8374) et les entrées en réanimation (1131). Sommet du raffinement : les PV pour infraction au confinement font aussi l’objet d’un chiffrage public (260000) …

Cette profusion de chiffres vise à favoriser la sensibilisation et la responsabilisation de l’opinion publique, face aux risques de contagion. Mais au-delà, son caractère systématique, son intensité quotidienne et son perfectionnisme, traduisent une pression anxiogène sur l’opinion destinée à lui imposer une discipline. Elle reflète une approche techno-sanitaire de la crise actuelle, dominée par une batterie d’indicateurs et l’influence prédominante d’experts dits scientifiques fortement médiatisés et implantés dans les rouages de décision.

Une nouvelle étape a été franchie dans cette conversion de la France à la logique d’un tableau de bord national lors de l’allocution télévisuelle du chef de l’Etat du 24 novembre annonçant des objectifs statistiques à atteindre pour remplir les conditions d’un déconfinement le 15 décembre : moins de 5000 contaminations quotidiennes et 3000 placements en réanimation.

La nation est ainsi pilotée comme une entreprise ou une administration, dans une logique gestionnaire. Le pouvoir politique s’en remet principalement à des indicateurs, définis par les experts, qui conditionnent les orientations futures, et se lie ainsi les mains. Le nombre quotidien des contaminations s’impose comme l’un des critères déterminants de la poursuite ou sortie du confinement. D’après la communication officielle, la stabilisation en cours, aux alentours de 12 000 contaminations en 24 heures, laisse peu d’espoir, une semaine avant l’échéance, d’atteindre la cible. L’échec devrait se traduire par des contraintes renouvelées ou renforcées.

Pourtant, il n’appartient pas aux chiffres de définir seuls la politique d’une nation. L’avenir de la France ne peut pas se réduire au décompte de « nouveaux cas confirmés ». Les statistiques ne sont qu’un outil parmi d’autres et non une fin en soi. Qui donc pourra jamais quantifier les ravages causés à la dignité des Français par la suspension de la liberté d’aller-et-venir, l’obligation de justifier auprès de l’administration chacune de leur sortie ? Ou encore l’humiliation ressentie face à la définition arbitraire de leurs besoins essentiels et non essentiels, à l’image de l’interdiction, pendant un mois, d’acheter des livres en librairie ?

La détresse des commerçants et des restaurateurs, privés de leur gagne-pain et de leur raison de vivre, des saisonniers en stations de ski, les créateurs et salariés de la culture, des millions de personnes ruinées, jetées l’enfer du chômage et du désœuvrement, la misère sociale, familiale et psychologique engendrée par le confinement, ne sont pas davantage des réalités mesurables. Les conséquences stratégiques, à long terme, de l’écroulement de l’économie française , mais aussi de l’effondrement du système éducatif français sur l’intelligence collective et la compétitivité de la nation, échappent, elles aussi, pour l’essentiel, à toute logique comptable.

Enfin que dire de l’effritement de la confiance des Français en leurs dirigeants politiques? Toute période de crise grave appelle à l’union sacrée de la nation derrière ses chefs. Aujourd’hui, c’est le contraire qui se produit. Un pays peut-il s’en sortir dans un tel climat de défiance et de morosité ? Les Français ont connu la Bérézina des masques, un premier confinement, suivi d’un relâchement, puis un « couvre-feu », suivi d’un nouveau confinement, enfin l’annonce d’un nouveau couvre-feu et de contraintes supplémentaires, sans que jamais n’apparaisse le bout du tunnel. Le raidissement d’une partie de l’opinion face à la perspective d’un vaccin est le fruit de cette débâcle. Ballottée au gré des caprices d’un virus et des injonctions contradictoires, la France désespère. Et ce désespoir n’est pas non plus chiffrable. Par-delà les statistiques anxiogènes, il manque à la France un discours d’espérance.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

COVID-19 et infantilisation des Français : défense de manger la bûche avec « papy et mamie »

Noël confinement

Nous avons beau être habitués à ce que le pouvoir en place et les pontes de la médecine à son service traitent les Français comme des enfants depuis le début de l’épidémie de coronavirus, l’intervention du professeur Rémi Salomon, mardi, sur France Info, nous aura quand même laissés quelque peu pantois. En effet, interrogé par les journalistes sur les conditions dans lesquelles pourraient se dérouler le réveillon de Noël en cas de déconfinement, le président de la Commission médicale d’établissement de l’AP-HP n’a pas hésité à expliquer – très sérieusement – qu’il faudra « couper la bûche en deux » et… envoyer « papy et mamie (manger) dans la cuisine » !

« Même si l’on a pris toutes les précautions »

Jusque-là, nos compatriotes avaient eu droit (entre autres) au rabâchage permanent des fameuses mesures de précaution sanitaires, aux pénibles leçons de « civisme » accompagnant les interventions leur reprochant sans cesse de ne pas avoir un comportement assez « citoyen », et même à la menace d’être privés de Noël, comme un enfant est privé de dessert, s’ils ne restaient pas sagement enfermés chez eux 24 heures sur 24 pendant des semaines. Mais, avec cette intervention du Pr Salomon, notre pays aura franchi un seuil supplémentaire dans l’incroyable infantilisation de sa population. C’est ainsi que, pour préserver les personnes vulnérables que sont notamment les grands-parents, Rémi Salomon, qui a dit au passage regretter que le gouvernement n’ait pas fermé les collèges et les lycées « une semaine avant » afin de pouvoir « aller voir papy et mamie plus sereinement », a tout bonnement recommandé : « on (pourra) voir papy et mamie (…). Mais on ne (mangera) pas avec eux, même à Noël, et même si on a pris toutes les précautions avant. On (coupera) la bûche en deux, papy et mamie (mangeront) dans la cuisine et nous dans la salle à manger » !

La solitude de nos anciens gravement minimisée

Et le président de la Commission médicale d’établissement de l’AP-HP, de poursuivre alors : « il faut limiter les contacts, parce que si je leur transmets le virus, c’est pire que tout. Comment je vais vivre ça après ? Parce que papy et mamie ont un risque sérieux de se retrouver en réanimation et éventuellement d’en mourir, donc il faut avoir ça en tête. C’est un virus qui est dangereux, surtout pour les personnes âgées et fragiles, même si on commence à voir le bout du tunnel. » Bref, autant dire que pour l’Etat et les autorités sanitaires, mieux vaudrait faire une croix sur la traditionnelle veillée de Noël avec nos anciens. Même si, comme l’ont récemment montré plusieurs enquêtes, beaucoup d’entre eux souffrent déjà terriblement de la solitude liée au confinement et présentent même, pour certains, des symptômes du fameux « syndrome de glissement ». Enfin, outre le fait que nous n’avons pas attendu le Pr Salomon pour prendre conscience que la situation actuelle nous imposait à tous de multiplier les précautions dès lors que nous rendions visite à des personnes fragilisées, on notera encore le caractère quelque peu déplacé de ces recommandations quand on se souvient de quelle manière catastrophique ce gouvernement et son fameux Conseil scientifique ont géré l’épidémie de COVID-19 dans les EHPAD lors du premier confinement…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 25 novembre 2020

Question sur l’utilité réelle du confinement

Le confinement sert-il à quelque chose ? Mardi, Emmanuel Macron rendra très probablement sa politique responsable de la baisse des contaminations, des réanimations, des morts du Covid. Cette énième prise de parole présidentielle sera l’occasion, pour le chef de l’Etat, de mettre à nouveau en scène son autorité, protectrice et éclairée. Pourtant, il serait temps de s’interroger sur cette “théâtralisation de la parole présidentielle”, ainsi décrite ce lundi, sur RTL, par le maire (LR) de Cannes, David Lisnard. N’en déplaise à ceux qui croient voir des complotistes chez ceux qui mettent en doute la dramaturgie sanitaire cautionnée par l’Etat et sa presse, des questions s’accumulent sur l’exactitude des faits. Les perroquets du catastrophisme moquent ceux qui accordent du crédit aux “rassuristes” : leur auditoire serait composé, disent les affligés face à la piétaille, de demeurés prêts à croire aux miracles et aux gourous. En réalité, les “fake news”, les “post-vérités”, les “récits alternatifs” et les croyances dans une science sacralisée sont chez les faiseurs de peurs et les valets des puissants. Ces propagandistes empruntent les méthodes – mensonges, intimidations, excommunications- qu’appliquent toutes les démarches totalitaires.

De plus en plus de scientifiques et d’observateurs soutiennent que la deuxième vague serait déjà passée. Elle ressemblerait d’ailleurs davantage à un traditionnel épisode saisonnier, perdant en intensité au fil du temps. Les analyses des eaux usées par les pompiers auraient révélé ce fait dès avant le début du deuxième confinement : une observation identique à Paris et à Marseille, par exemple. D’où la question qui se pose de l’utilité réelle de cette mesure coercitive, ardemment défendue par Olivier Véran, le ministre de la Santé. Or le sanitairement correct est encore tel, actuellement, qu’il est difficile d’avoir accès à un contre-discours, sinon en naviguant avec prudence sur les réseaux sociaux.

L’autre jour, Véran a reconnu l’aggravation des cas de dégradations dans la santé mentale des gens, sans pour autant vouloir sortir de son tout-sanitaire, anachronique et brutal. Les aides alimentaires seraient en hausse de 30%, tandis que les suicides de petits commerçants deviennent des tragédies ordinaires. Il y a, au sommet de l’Etat, quelque chose qui ne tourne plus rond dans l’approche des réalités sanitaires. Macron acceptera-t-il, mardi, de redescendre sur terre ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 23 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Mesures sanitaires : une politique contestée en France et dans le monde

23/11/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les états d’urgence sanitaire et leurs cortèges de mesures contraignantes clivent les sociétés. Sur les réseaux sociaux, la tension est palpable. Les anathèmes lancés de part et d’autre succèdent à de savantes batailles de chiffres. Ces derniers temps, la situation semble s’être durcie d’un cran, tout contradicteur de la politique gouvernementale étant irrémédiablement taxé par les experts, journalistes et politiques invités dans les studios et sur les plateaux télé d’être un dangereux complotiste à museler. Dans plusieurs pays européens la contestation gronde contre les restrictions jugées liberticides et disproportionnées. C’est le cas au Danemark, en Italie ou en Allemagne.

En France aussi les contestations se multiplient. D’où vient ce phénomène ?

S’il serait trop long de citer toutes les raisons qui sont à l’origine de la défiance qui existe entre la population française et son gouvernement, il en est une toutefois qui les englobe toutes, ce sont les mensonges et approximations successives du Gouvernement : sur les masques, la dangerosité du virus, la capacité à affronter une deuxième vague, et cætera. Dernièrement encore, le président de la République annonçait qu’un second confinement était nécessaire, car autrement nous aurions 400.000 morts. Aucun pays au monde n’a eu autant de décès, à commencer par les États-Unis souvent pointés du doigt pour ne pas avoir confiné leur population. Par ailleurs, Emmanuel Macron annonçait également 9000 personnes en réanimation avant la fin du mois quelles que soient les mesures prises. Là encore force est de constater qu’il s’est trompé puisque le pic semble aujourd’hui passé avec environ 5000 malades en réanimation. Cette volonté de faire peur, doublée d’une infantilisation des esprits, expliquent sans doute plus que tout l’exaspération de nombreux Français à l’endroit du Gouvernement.

Ce week-end, ce sont les catholiques qui se sont fait entendre afin de réclamer le retour au culte

En effet, malgré plusieurs déclarations d’évêques peu combatifs destinées à dissuader les chrétiens de manifester, ils sont nombreux à s’être mobilisés hier pour défendre le droit de célébrer publiquement le culte. Cette initiative partie de Nantes il y a trois semaines a suscité un véritable engouement : par centaines, les fidèles se sont retrouvés sur les parvis des églises, de Toulon à Paris, en passant par Bayonne, Orléans, Chartres, Toulon, Lyon, Versailles et beaucoup d’autres villes. Deux décisions du tribunal administratif ont en particulier marqué ce week-end. La première fait suite à un référé liberté de Civitas qui a obtenu gain de cause à Clermont-Ferrand face au préfet qui avait interdit une manifestation prévue dimanche. De même à Paris, le tribunal administratif a estimé que l’on peut manifester par la prière. Toutefois, à Clermont-Ferrand, le préfet a immédiatement réagi en ré-interdisant la manifestation pour d’autres motifs.

Confinement : l’exaspération semble en passe de l’emporter sur la peur

contre confinement

Le confinement de l’automne ne ressemble en rien à celui du printemps. En mars-avril, la peur du covid 19 fut à la source d’une profonde résignation et d’un consensus en faveur d’une suspension générale de la liberté d’aller-et-venir. En témoignait la ferveur populaire autour de l’acclamation des soignants, chaque soir aux fenêtres des appartements. A 20 heures désormais, aucune clameur ne rompt le silence : cet élan unanime a disparu.

Un climat de défiance s’est, bien au contraire, installé à sa place. 75% des Français – ballottés par la houle des ordres et des contre-ordres – estime que le pays n’était pas prêt face à la « deuxième vague » (Elabe 29 octobre). Un doute s’exprime désormais sans complexe quant à l’efficacité de solutions autoritaires : « Vouloir arrêter une épidémie par le confinement revient à arrêter la mer avec les bras » déclare M. Jean-Loup Bonnamy, le 6 novembre, au Figaro. Des voix s’élèvent pour déplorer le recul de la démocratie parlementaire au profit d’une gouvernance sanitaire. L’influence d’une poignée de médecins médiatiques, la toute-puissance d’un comité scientifique composé d’experts non élus et d’un « conseil de défense », habilité par l’état d’urgence à suspendre les libertés en dehors de tout contrôle politique, bousculent la tradition démocratique française, achevant de marginaliser le suffrage universel.
Dans les éditoriaux et les discours, sur les murs de la cité, la formule de « dictature sanitaire » n’est désormais plus taboue.
« Vous êtes rétive aux remèdes ; mais nous saurons vous soumettre à la raison ! » jette Sganarelle, le médecin de Molière, à Jacqueline la servante[1].

D’ailleurs, dans les profondeurs de la nation, les restrictions aux libertés sont de moins en moins supportées, comme si, pour la première fois, l’attachement à la liberté l’emportait, chez les Français, sur la peur du covid-19, malgré une situation sanitaire alarmante. Ainsi, 60% d’entre eux reconnaissent avoir violé les règles du second confinement (Ifop, 12 novembre). La même enquête souligne l’ampleur des dégâts psychologiques qui affectent 52% des personnes interrogées. Jusqu’où la vie quotidienne, la vie confinée, privée de mobilité, de perspectives sociales, professionnelles et familiales, vaut-elle la peine d’être vécue ? Et que dire de l’honneur bafoué d’une nation qui se sent infantilisée par ses élites dirigeantes ? Le regard que portent les voisins européens sur un peuple dont les habitants sont condamnés à remplir une attestation bureaucratique pour sortir de leur domicile, et devoir justifier, comme des gamins immatures, chacune de leur sortie, est ravageur pour la dignité des Français, comme en témoigne l’article du journal allemand Die Zeit du 12 novembre qui parle d’Absurdistan.

Les Français ressentent comme une humiliation supplémentaire de se voir imposer, comme à des enfants ou des « majeurs incapables » privés de discernement, des règles fixant leurs besoins « essentiels » et non « essentiels ». Ils ne comprennent pas le choix arbitraire – et tellement emblématique de l’obscurantisme bureaucratique – d’autoriser la vente de tabac ou de chocolats mais de leur interdire d’acheter des livres en librairie. Ils n’acceptent pas le chantage permanent sur « Noël et les fêtes de fin d’année », l’ingérence dans leur vie privée d’un ordre sanitaire qui prétend leur dicter jusqu’au nombre des convives à leur table. D’ailleurs, cet ordre sanitaire, par son contraste avec la violence et le chaos qui rongent les zones de non droit, donne l’image d’une autorité à géométrie variable qui nourrit le sentiment d’injustice.

Face à l’épidémie, le choix de privilégier une logique de pénitence collective atteint désormais ses limites. Un grondement sourd remonte en ce moment des entrailles du pays. Des chrétiens bravent les interdits et les menaces en se réunissant malgré l’interdiction devant les églises. Les associations culturelles et sportives manifestent leur désarroi. Les commerçants, les artisans, les restaurateurs ruinés se mobilisent face au mépris d’une France dite « d’en haut » qui les taxe de « poujadisme » et ferme les yeux sur leur détresse, celle de femmes et d’hommes de tous les âges, de toutes les opinions et de toutes les origines, ayant consacré des années à bâtir leur gagne-pain. Un vaste élan national de solidarité (par-delà quelques récupérations infamantes), est en train de naître dans le pays autour de cette détresse comme en témoigne le succès de plusieurs pétitions réclamant la réouverture des magasins.

La crise sanitaire exacerbe la fracture démocratique entre la sphère dirigeante qui offre une image de déconnexion ou d’intransigeance obtuse et l’immense majorité silencieuse, des sans-dents aux Gaulois réfractaires, blessée dans sa dignité. Quand l’exaspération commence à prendre le pas sur la peur du covid-19, dans un contexte économique et social désastreux, condamnant une génération à l’enfer du chômage et 10 millions de personnes à la pauvreté, l’heure de tous les dangers approche.

[1] Le médecin malgré lui, scène IV

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

[vidéo] GAFAM : les grands gagnants du confinement

GAFAM

17/11/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Cette semaine dans C’est Cash, Estelle Farge et Olivier Delamarche s’intéressent aux entreprises à qui la crise semble clairement profiter : les GAFAM.

Le deuxième confinement, en vigueur depuis le 30 octobre dernier, a contraint les commerces et les rayons vendant des produits dits «non essentiels» à fermer. Face à ces restrictions, les consommateurs se tournent vers internet pour consommer ce qu’ils ne peuvent plus acheter ailleurs. Amazon, qui a vu son chiffre d’affaires grimper de 37% au troisième trimestre de 2020, prévoit des ventes comprises entre 112 et 114 milliards de dollars d’ici la fin de l’année. Ces chiffres montrent que la tendance est à la digitalisation de l’économie, mais peut-on envisager que cette crise sanitaire bouleverse définitivement nos modes de consommation ?

Il semble acquis aujourd’hui que les GAFAM sont les grands gagnants de la crise liée au Covid-19.


Dictature sanitaire – Solidarité avec les commerçants

L’impuissance que l’on éprouve devant la bêtise, l’injustice et l’ineptie sont la source d’une authentique souffrance intérieure. Que faire d’autre que d’exprimer, du fond du cœur, notre immense compassion et solidarité avec ces Français arbitrairement privés de leur droit à exercer leur métier et à vivre de leur travail au prétexte débile que leurs prestations ne seraient « pas essentielles »?

Les commerçants de nos quartiers ne sont pas responsables d’une immense faillite politique française face au covid 19 et l’hécatombe de ses 40 000 morts. Les salons de coiffure, les magasins de vêtement et les librairies, avec les précautions infinies prises par leurs propriétaires, ne contribuent pas à la propagation du virus. Ils ne sont bien entendu pas plus propices à l’épidémie que les bureaux de tabac qui eux, ont le droit de rester ouverts, comme les grandes surfaces, les bureaux, les transports en commun. En France, on a le droit de s’intoxiquer, mais pas de se cultiver ni de s’habiller ni de soigner sa coiffure.

Pourquoi avoir désigné les petits commerçants comme boucs-émissaires de cette sanglante débâcle? Les nouveaux (néo)-socialistes au pouvoir sous le sigle EM n’ont pas vraiment changé. Le petit commerçant ou artisan incarne une figure maudite de l’imaginaire dite progressiste : une survivance de l’entrepreneur individualiste résistant aux grands mouvements de la globalisation. En le frappant, au profit des hypermarchés et des plateformes Internet (Amazon), les idéologues au pouvoir pensent toucher au cœur ce qu’ils abhorrent depuis toujours : ce qu’ils croient être le poujadisme, ou le populisme. Ils ont le sentiment de prendre leur revanche sur les Gilets Jaunes et autres « sans dents » ou Gaulois réfractaires.

Cependant, ils oublient l’essentiel: derrière cette figure honnie du petit commerçant ou artisan, se profile celle de femmes et d’hommes, souvent jeunes, ou très jeunes, de toutes origines, qui ont investi leur épargne et consacré des années passionnées de leur vie à la création et à la vie de leur petit commerce. Et ceux là n’étaient pas aux 35 heures socialistes, ni à la retraite à 60 ans, ni même aux 5 semaines de vacances + les RTT. Les voilà bêtement, méchamment, injustement punis, privés de leur gagne-pain, foudroyés par décision discrétionnaire, bureaucratique, absurde au sens kafkaïen. Imagine-t-on le pouvoir décider soudain que la paye des fonctionnaires est interrompue et qu’ils sont privés de toute ressource? Non, mais c’est exactement ce que vous faites aux petits commerçants de France, ceux qui font vivre nos quartiers et nos villes, auxquels vous avez interdit de vivre de leur travail. Principe constitutionnel, la liberté du commerce est tranquillement et lâchement violée. Il faut mettre fin à ce cauchemar au plus vite mais en attendant, nous renouvelons notre infinie solidarité aux commerçants et aux artisans, victimes de la bêtise humaine.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Jean-Loup Bonnamy : «Vouloir arrêter une épidémie avec le confinement, c’est comme vouloir arrêter la mer avec ses bras»

Le confinement est une piètre stratégie pour lutter contre ce virus, analyse Jean-Loup Bonnamy, coauteur d’un «Tract» intitulé Quand la psychose fait dérailler le monde (Gallimard). Il faudrait s’inspirer selon lui des pays asiatiques qui prônent le dépistage massif et l’isolement des seuls malades.
Un entretien paru sur Figarovox.

Ce nouveau confinement permettra-t-il d’endiguer la seconde vague, alors que vous dénonciez l’archaïsme et l’inefficacité sanitaire du confinement du printemps dernier dans un court essai paru dans la collection «Tracts» de Gallimard?

Jean-Loup BONNAMY. – Je ne le pense pas. Ma principale critique contre le confinement est d’ordre sanitaire: le confinement n’est pas très efficace pour sauver des vies et désengorger le hôpitaux.

C’est un remède passéiste et archaïque, une sorte de ligne Maginot. Au début du 19ème siècle, le grand écrivain Pouchkine décrivait déjà le confinement imposé par les autorités russes pour lutter (sans succès) contre l’épidémie de choléra. Je suis assez surpris qu’en 2020, à l’époque d’Internet, dans un pays moderne qui se trouve être la sixième puissance mondiale, on utilise un remède qui fait davantage penser au début du 19ème siècle qu’à l’ère du big data. Je ne suis donc pas sûr que le confinement soit le meilleur choix sur le plan sanitaire. D’ailleurs aucune preuve scientifique de son efficacité n’existe. Même l’OMS (qui avait beaucoup appuyé le confinement au printemps) déconseille aujourd’hui le recours au confinement.

Relisez aussi Le Hussard sur le toit de Giono, qui se déroule en Provence durant l’épidémie de choléra de 1832 et vous verrez que le confinement marche mal. En effet, le bon sens voudrait qu’on sépare les malades des non-malades afin d’éviter la contagion. C’est la base de la médecine moderne et du traitement des maladies infectieuses (diagnostiquer/isoler/soigner). Or, dans le confinement, cette logique de séparation et de mise à l’isolement n’est absolument pas respectée.

Au contraire, on enferme ensemble des malades et des non-malades, facilitant parois ainsi la propagation du virus. C’est d’ailleurs ce qu’on a constaté dans les Ehpad: le confinement risque de diffuser la maladie chez les plus fragiles et d’aboutir à une hécatombe. Le précédent du bâteau de croisière japonais Diamond Princess (où plus de 712 personnes furent contaminées) devrait nous alerter sur le danger de confiner ensemble des malades et des non-malades.

80 % des contaminations ont lieu dans le cercle familial et (…) la contamination en extérieur, à l’air libre, est presque impossible

Fermer les petits commerces ou empêcher les gens de sortir dans la rue sans attestation est assez inutile puisque 80 % des contaminations ont lieu dans le cercle familial et que la contamination en extérieur, à l’air libre, est presque impossible.

Cette faible efficacité sanitaire du confinement pour lutter contre le Covid-19 et sauver des vies est frappante lorsque l’on compare les pays. L’Argentine est confinée depuis le printemps et le nombre de morts du Covid y augmente encore. Au contraire, Taïwan (21 millions d’habitants) n’a pas confiné et n’a eu que sept morts! Les pays qui ont confiné longtemps au Printemps (Espagne, Italie, France, Belgique, Royaume-Uni…) affichent un nombre de morts très élevé. Au contraire, l’Allemagne, qui a fait le choix d’une autre stratégie avec un semi-confinement beaucoup plus souple, terminé plus tôt, mais un dépistage massif et une bonne qualité de soin, compte six fois moins de morts par habitants que la France. Les pays asiatiques qui font le choix du dépistage et de l’isolement des malades (7 décès à Taïwan, 400 en Corée, 107 à Hong-Kong…) comptent beaucoup moins de décès. Et ce sans même recourir au moindre confinement!

Pour lire la suite, c’est ici !

On confine les Français, mais pas les terroristes islamistes

Les Français peuvent donc être assignés à résidence à titre préventif, pour la deuxième fois cette année, mais pas les fichés S : il paraît que c’est contraire à notre Constitution.

Dans le même registre, le principe de précaution au nom duquel l’exécutif vient de décider la paralysie économique de nombreux secteurs de l’économie réelle (cafés, bar, restaurants, commerces de proximité) ne s’applique pas à l’arrivée de migrants sur notre sol dont on ne sait, le plus souvent, rien du parcours de vie, mais dont le vivier fournit régulièrement les terroristes islamistes qui frappent sur notre sol.

Le dernier en date est Brahim Aoussaoui, l’auteur présumé de l’attentat islamiste à Nice dans lequel trois personnes ont été lâchement tuées. Plusieurs médias relatent que cet individu, loin des clichés du « migrant fuyant la guerre » que l’on nous impose pour mieux nous culpabiliser, que ce jeune Tunisien « né dans une famille nombreuse comptant huit filles et trois fils » (sic) avait « mis de l’argent de côté » et a des antécédents judiciaires de droit commun de violence et de drogue, selon Mohsen Dali, substitut du procureur général au tribunal de première instance de Tunis. Pourtant, il a pu arriver sans aucune difficulté sur le territoire français pour commettre cet odieux attentat, alors qu’il est demandé aux Français d’être munis d’une attestation pour aller simplement faire leur course.

Alors que Macron excluait, la veille de l’attentat, le contrôle des frontières intérieures de l’Union européenne, c’est-à-dire celles de notre pays, il aura fallu moins de 24 heures pour que la réalité ne lui donne tort : le migrant est arrivé en France le mercredi 28 octobre, aux alentours de 20 heures, au moment même où le président de la République excluait le contrôle de nos frontières, et frappait le lendemain matin. Cette triste synchronisation n’a été relevée par aucun média alors qu’elle aurait dû, dans une démocratie saine, devenir le symbole de la lutte contre l’immigration clandestine. Il va devenir de plus en plus difficile de contraindre la population générale à de lourdes et régulières privations de libertés dans un contexte où n’importe quel étranger peut s’octroyer la liberté, le plus souvent sans être inquiété, de pénétrer sur le territoire national pour y réclamer aides médicales et sociales, logement, nationalité et, parfois, la vie de nos concitoyens au nom de l’islam.

Grégory Roose

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Touche pas à nos livres!, par Maxime Tandonnet

De tous les choix idéologiques accomplis par l’équipe au pouvoir depuis 2017, l’un des plus révélateurs est le classement du livre parmi les « produits non essentiels » qui justifie la fermeture des librairies, à l’inverse des commerces alimentaires, ou électroniques, décidée dans le cadre du confinement.

Longtemps, une toute autre vision a dominé l’attitude des dirigeants français face au livre. La mesure la plus cruciale à cet égard fut la décision d’instaurer un prix unique en 1982. Pour protéger le réseau des librairies, indispensable à la diffusion du livre en luttant contre le dumping des grandes surfaces, l’Etat interdisait toute modification du prix fixé par l’éditeur, de plus de 5% à la hausse comme à la baisse. Le livre était ainsi sanctuarisé comme un objet au-dessus de tous les autres, au nom du respect dû à cet outil de l’intelligence, de la culture et de la transmission du savoir, ainsi placé au-dessus des lois du marché et de la concurrence.

Aujourd’hui prévaut un principe inverse : le livre, considéré comme un produit non essentiel, vaut moins qu’un téléphone portable ou une tablette électronique. En quarante ans, sous l’effet de l’idéologie dominante, le statut du livre a basculé de celui de bien sacralisé à celui de produit inférieur, non essentiel à la vie quotidienne des Français. Que s’est-il passé ?

Tout d’abord, l’idéologie du « nouveau monde » ou de la « transformation de la France » est à l’œuvre. Elle repose sur le dogme de la table rase, voue aux gémonies l’histoire, les racines, la tradition qui ancre la personne dans une culture. Or le livre est le symbole même de la transmission du savoir : « la lecture de tous bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés qui en ont été les auteurs, et même une conversation étudiée, en laquelle ils ne nous découvrent que les meilleures de leurs pensées » (Descartes).

Le livre fait ainsi obstacle au rêve d’engendrer un homme neuf, apuré de ses racines et de sa culture, privé de tout esprit critique, donc interchangeable et manipulable à merci, au cœur de l’idéologie dominante dans le monde occidental. Il retarde la mutation de la France en « start up nation », débarrassée du boulet de son histoire et de sa culture.

Le livre est un outil de résistance et un contre-pouvoir redoutable. Qui peut prendre possession de la conscience d’un homme ou d’une femme capable de s’émerveiller en lisant les Rêveries du promeneur solitaire, les Mémoires d’Outre-Tombe, Notre-Dame de Paris, les Misérables, ou de s’évader du château d’If avec Edmond Dantès ? Qui pourra jamais guider la pensée et la conduite d’un passionné de Montaigne, de Molière ou de Péguy ? Qui saura soumettre le lecteur ébloui de Pantagruel, du Tartuffe ou du Misanthrope ; asservir l’amateur passionné d’une biographie de Charles de Gaulle ou de Winston Churchill ? Pour engendrer un troupeau servile, bêlant de conformisme et prêt à s’agenouiller devant n’importe quel roitelet, mieux vaut vendre des smartphones et des jeux vidéos que des livres.

Le mépris des livres, à travers la fermeture administrative des librairies quand d’autres commerces sont autorisés est un signe patent de l’abêtissement des élites dirigeantes françaises. De Gaulle, Pompidou, Giscard d’Estaing, Mitterrand incarnaient des générations pour laquelle le livre était un objet de vénération, la matérialisation de l’intelligence, de la culture générale, de la liberté de pensée, une arme absolue de résistance à tous les fanatismes. Jamais l’idée saugrenue de fermer les librairies, sous aucun prétexte, même dans la pire des apocalypses, ne serait venue à l’esprit des personnalités de cette époque.

« Quand j’ai un peu d’argent, je m’achète des livres, et s’il m’en reste, j’achète de la nourriture et des vêtements » (Erasme). La dégradation de l’image du livre dans notre société, qui s’exprime à la perfection dans le choix politique de ne pas le considérer comme un bien essentiel, au point d’en interdire la vente, est sans doute le signe le plus patent du déclin intellectuel des élites dirigeantes françaises. Se rendent-elles compte qu’en empêchant les libraires de promouvoir le rire de Rabelais, la raison de Voltaire et de Montesquieu, elles favorisent les idéologies de l’intolérance telles que la barbarie islamiste ? Il faut craindre que non…

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

[vidéo] Confinement : «Est-ce qu’on a à ce point-là oublié que vivre c’était aussi accepter la mort ?»

05/11/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Emmanuelle Gave, avocate, directrice de l’Institut des libertés, était l’invité de Frédéric Taddeï dans le IDI du mercredi 4 novembre : «Covid-19 : la tragédie est-elle en train de virer à la farce ?»


Confinement, islamisme… Vers une révolte des Français ?

Selon le général de Gaulle, « les Français étaient des veaux ». Une fois de plus, il s’est trompé. Les Français sont plutôt des moutons. Il y a longtemps qu’on leur tond la laine sur le dos, mais les voici maintenant parqués comme des moutons, égorgés comme des moutons ! Toutefois, cela pourrait ne pas durer, car même les agneaux peuvent se révolter et devenir enragés.

Un gouvernement aussi incompétent que pleutre

En 1974, « Le mouton enragé » était le titre d’un film complexe de Michel Delville évoquant une société qui n’est plus, mais le titre reste d’actualité. Confinement, terrorisme islamiste, les Français n’en peuvent plus d’un gouvernement aussi incompétent que pleutre. Incompétent, nous avons comme Premier ministre, donneur de leçons et de civisme, celui-là même qui a raté le déconfinement et permis donc la prétendue seconde vague.
Quant à Olivier Veran, l’homme propage la peur, car lui-même redoute que sa gestion incohérente de la crise ne l’emmène devant des tribunaux où on juge au nom du peuple français.

Un gouvernement pleutre, on le voit pour la rentrée scolaire où la grande manifestation de l’école pour la liberté d expression s’est effilochée au fil des jours. Samuel Paty est devenu un héros gênant. Il était glorifié, on aimerait bien dans certaines écoles passer à autre chose. Qui ne voit que le droit de blasphémer est mis en cause, lentement mais surement, car le corps enseignant par idéologie ou crainte est incapable de l’assumer. Les islamistes vont remporter une nouvelle victoire par auto-censure… Heureusement, pour ceux qui idolâtrent la liberté d’offenser, il restera toujours les catholiques.

Le reconfinement ne passe pas. Les maires, notamment ceux du sud, ont sonné le signal de la révolte. Les petits commerçants, dos au mur, deviennent les porte-parole d’une large partie de l’opinion publique. On voit un retour des gilets jaunes, sinon une renaissance du poujadisme, avec une fronde des élus locaux et un rejet de Paris.

Face à l’islamisme, nos compatriotes ont compris que le gouvernement de cette démocratie était incapable de nous défendre. Il faut changer sinon le gouvernement ou du moins ; comme nous l’avons écrit ici avant que cette thématique ne s’impose : l’état de droit.

« Nous sommes la France »

Tout dépend de la réaction de la jeunesse qui veut avoir un avenir peut-être républicain, mais plus surement français.
« Nous sommes la France », c’était le mot d’ordre d’une manifestation de plusieurs centaines de personnes à Nice devant la basilique Notre-Dame martyrisée face à un quartier très « populaire » (comme on dit maintenant par antiphrase) en plein centre-ville.

« Nous sommes chez nous ! Islam hors de France ! » L’horreur absolue pour les médias présents qui ont rarement filmées, et jamais diffusé sur les chaines mainstream, les images de cette manifestation digne et imposante. Le quotidien régional n’en a parlé que trois jours plus tard, pour donner d’ailleurs la parole à ceux qui se sont désolidarisés des slogans identitaires et en précisant bien que tous ces manifestants islamophobes étaient connus et répertoriés.

Pour le moment, ce type de réaction est à dire vrai très limité. Mais cela change des bouquets de fleurs, des nounours et des bougies. Le système fait tout pour revenir le plus vite possible au « pas d’amalgames » sans oublier le « pas de vagues ». La preuve par la rentrée scolaire.

Les mouvements violents de protestation contre les confinements en Europe se multiplient, notamment en Italie et en Espagne. La France est sur le point de ne plus accepter l’inacceptable.

Le gouvernement le sait et il va annoncer des mesures pour désamorcer la colère faute de trouver un vaccin pour éradiquer la rage ovine. Nos dirigeants politico-mediatico-sanitaires devraient méditer une maxime. Elle est signée d’Antoine de Rivarol écrivain voltairien mais monarchiste, et « français par excellence » selon le titre d’un livre qui lui a été consacré : « Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir. »

On y est…. Peut-être !

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Covid-19. Le confinement, « stratégie du choc » avant la faillite ?, par Jean-Yves Le Gallou

Le Coronavirus existe et il est normal de le combattre. Mais les oligarques se servent de cette lutte pour faire avancer leurs intérêts et leur vision du monde. Plus que la recherche de l’efficacité, c’est ce qui permet de comprendre la stratégie de Macron. Une stratégie du choc. Faire peur pour détruire. Faire peur pour déconstruire. Faire peur pour transformer. Explications avec ce texte de Jean-Yves Le Gallou.

1– Le coronavirus est apparu fin 2019. Fruit du hasard. Hasard naturel s’il s’agit d’une mutation franchissant la barrière des espèces. Hasard humain s’il est sorti accidentellement (ou non) d’un laboratoire d’expérimentation. Hypothèse prise aujourd’hui au sérieux par de nombreux scientifiques.

2– Le coronavirus n’est pas une grande peste. Mais pas non plus une simple grippette : sa contagiosité, sa gravité (hospitalisations, réanimations, séquelles) et sa létalité sont supérieures à celles de la grippe.

3– À ses oppositions qui le critiquent, le pouvoir répond : que proposez-vous ? La réponse n’est pas simple mais un benchmark (à date de fin septembre) des résultats obtenus par différents pays européens est accablant pour le gouvernement français : la France a un taux de létalité relativement plus élevé (500 morts par million d’habitants) en même temps qu’elle subit des conséquences économiques particulièrement lourdes. Cumul d’inconvénients qu’on ne retrouve qu’en Espagne et en Italie mais non ailleurs.

4– La stratégie du confinement bureaucratique à la Macron paraît donc peu efficace. D’autant qu’elle n’empêche pas le rebond de l’épidémie, probable selon le professeur Caumes tant que « 60% du troupeau (sic !) ne sera pas immunisé ».

5- Le confinement bureaucratique à la Macron est d’autant plus contestable qu’il est loin d’être neutre économiquement, socialement, sociétalement, idéologiquement.

6-Le confinement bureaucratique à la Macron privilégie les gros au détriment des petits. La grande surface contre le petit commerce. Colombus Café contre le bar du coin. Mac-Do contre le restaurant de quartier… Dans les pays d’Europe dirigées comme la France (Espagne ou Italie) on estime à 50 % le nombre des PME qui pourraient mourir. Pour le grand bénéfice des puissants qui rachèteront des parts de marché à bas prix. La petite musique des multinationales et des banques d’affaires, c’est : « il y aura des opportunités en 2021/2022 »… Miam-miam.

7– Le confinement bureaucratique à la Macron privilégie le virtuel contre le réel. Son modèle c’est Amazon, les robots et les esclaves. Vous « dialoguez » avec un robot pour passer votre commande qui vous est livrée par un sous-traitant de sous-traitant, employant un personnel précaire, souvent issu de l’immigration clandestine. Plus question de la relation interpersonnelle qui s’établit lors de courses traditionnelles.

8– Le confinement bureaucratique à la Macron privilégie les paradis artificiels contre la réflexion ou le sport. Les pharmacies restent ouvertes (notamment pour les antidépresseurs), les dealers en place (pour la came), les buralistes (pour le tabac), les kiosquiers (pour la propagande). Mais les librairies sont fermées et la vente de livres interdite sauf sur internet. Interdit de réfléchir. Le sport aussi est interdit. Y compris la quasi-intégralité des sports de plein air : golf, équitation, randonnées. Reste la course à pied et les balades en forêts… mais à moins d’un kilomètre de chez soi ! Cherchez l’erreur. Cherchez Castex.

9– Le confinement bureaucratique à la Macron privilégie l’individu contre la famille : le soir et le week-end, c’est couvre-feu. Les générations sont isolées les unes des autres, à rebours de toute solidarité familiale. Déjà, une obscure secrétaire d’Etat annonce qu’il faut se préparer à un « Noël de combat » (sic !).

10– Le confinement bureaucratique à la Macron préfère le contingent au sacré. Les saintes et pures grandes surfaces, vendant des produits venus d’ailleurs, restent ouvertes 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Mais les cérémonies sont interdites : plus de fêtes de mariage et moins de 30 personnes pour les funérailles. La messe est à nouveau de facto prohibée. (Pour la prière du vendredi de l’islam, pas de souci elle a lieu dans des quartiers où la police se garde bien d’intervenir !).

11– Le confinement bureaucratique à la Macron sacrifie l’avenir au présent. Les décisions économiques irresponsables sont rendues socialement acceptables par des décisions budgétaires, encore plus irresponsables ou… plus cyniques encore. La dette publique va exploser mais elle est garantie par l’épargne privée et le patrimoine public. Lorsque les gnomes de Davos ou du Bilderberg imposeront le grand « reset », il suffira de prélever sur les comptes bancaires des particuliers. Et de mettre à l’encan le patrimoine public (ports, aéroports, autoroutes, routes, monuments, musées, forêts, littoral, parcs naturels). La feuille de route donnée par les banques d’affaires à Macron, c’est le modèle grec.

12– Au-delà de toutes ces considérations, le confinement bureaucratique à la Macron pose deux question encore plus fondamentales : jusqu’où un homme peut-il renoncer à vivre pour éviter de mourir ? Fin de toute façon inéluctable… Et puis croit–on sérieusement qu’un peuple qu’on maintient dans une trouille permanente mérite et a des chances de survivre ?

Texte repris du site Polémia

Au secours de la France : “N’ayez pas peur !”, par Ivan Rioufol

Les technocrates et les idéologues sont les destructeurs de la France. Ce sont eux qui doivent être mis publiquement en accusation. Les premiers sont en train de transformer la nation en prison de la Santé, à cause de leur incapacité à gérer le système hospitalier face au Covid-19. Les seconds, parce qu’ils ont ridiculisé la patrie et culpabilisé le peuple, sont en train de livrer un pays sans âme et désarmé aux conquérants islamistes. La peur est l’instrument que se partagent ces démolisseurs démoniaques. Les gens sont terrorisés par un virus dont Emmanuel Macron a dit qu’il pourrait tuer jusqu’à 400.000 personnes !

Déjà, en mars, les fanatiques de l’apocalypse sanitaire avaient prévu jusqu’à 500.000 morts pour la première vague : elle s’est soldée par 33.000 décès. Au prétexte de “protéger les vivants” (Edouard Philippe, en mai), le pouvoir a transformé les citoyens en une masse peureuse, prête à solder sa liberté pour sa sécurité. Cette perte du courage est une aubaine pour les égorgeurs, bras armés d’un islam enragé. Ce lundi matin, c’est la trouille au ventre que de nombreux professeurs s’apprêtaient à proposer une minute de silence dans leurs classes, après la décapitation de Samuel Paty. Ces humiliations font honte à la France.

Notre civilisation ne peut se reconnaître dans ces abandons, ces lâchetés. Jamais l’impératif de Jésus, repris par Jean-Paul II en 1978, n’a été aussi nécessaire : “N’ayez pas peur !“. “Dieu vomit les tièdes !“, écrit également Jean. Ces rappels nous obligent au secours de la France. Vieille nation chrétienne et littéraire, elle est méprisée dans son passé quand le gouvernement, pris d’une frénésie tyrannique, classe le livre en produit “non essentiel”, tout en interdisant les messes.

La fermeture des libraires et la suspension des cultes sont des actes obscurantistes : la norme hygiéniste considère désormais les nourritures intellectuelles ou spirituelles comme accessoires à la survie. Dimanche soir, sur TF1, Jean Castex a semblé avoir mesuré, parlant de l’islam, les dangers représentés par les idéologues, fossoyeurs de la nation : “Je veux dénoncer ici toutes les compromissions qu’il y a eu pendant trop d’années, les justifications à cet islam radical : nous devrions nous auto-flageller, regretter la colonisation, je ne sais quoi encore (…)“. Mais le premier ministre reste le symbole le plus abouti du technocrate coupé de la vie des gens et des réalités. Il fait partie du problème.

Ivan Rioufol

Texte daté du 2 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol