“Séparatisme”, “communautarisme”… Et si on parlait simplement d’islamisme?

Le changement sémantique voulu par Emmanuel Macron démontre que les dirigeants français errent complètement, alors que monte la menace islamiste sur notre sol. L’analyse de Céline Pina.

Face aux attentats, violences et tensions qui traversent notre société, le Président de la république n’a pas été avare de plans. On nous a d’abord vendu en fanfare des plans contre la radicalisation, on les a même relancés. Sans succès. On nous a dit alors qu’on allait voir ce qu’on allait voir et que le gouvernement allait lancer un plan contre le communautarisme. On n’a rien vu. Aujourd’hui, tout le monde attend avec impatience le nouveau nouveau plan. Contre le séparatisme cette fois-ci. Le problème c’est que pour l’instant toutes ces annonces n’impulsent aucune dynamique et n’obtiennent pas de résultats. Au moins l’analyse du bilan n’est-elle pas épuisante : ces plans sont en général des coquilles vides qui ne servent qu’à mettre en scène une volonté politique, celle-ci tenant lieu d’action concrète et permettant de faire durer l’immobilisme comme de faire patienter le peuple jusqu’au prochain attentat, au prochain meurtre, au prochain scandale, à la prochaine adolescente chassée de son lycée par une meute fanatisée…

Un errement sémantique qui en dit beaucoup

Radicalisation, communautarisme, séparatisme… L’impossibilité à déterminer le vocabulaire le plus approprié témoigne de la superficialité des analyses comme de la réticence à agir réellement. Les changements sémantiques ne sont jamais innocents. Les errements sémantiques non plus. Ils révèlent l’absence de doctrine, autrement dit de vision partagée sur un sujet entraînant des logiques d’action. En d’autres mots : « ce qui se pense clairement s’énonce clairement » et non seulement les mots pour le dire « viennent aisément » mais ils permettent surtout d’entreprendre, de créer et d’accomplir.

Là ce n’est pas le cas. Pourquoi ? Parce que le président de la République fait tout pour éviter le seul terme qui explicite ce que nous affrontons en tant que peuple et société politique : l’islamisme. Il faut à tout prix éviter le mot avec « islam » dedans. Les termes radicalisation, communautarisme et séparatisme visent à s’en approcher sans l’assumer totalement. Ils avaient vocation à envoyer un double signal : dire à la société française qui depuis 2015 connait les assassinats de masse liés au jihad et les revendications agressives liées à l’islamisation des quartiers que leurs dirigeants n’étaient pas totalement déconnectés, et en même temps, en évacuant le terme islam, préserver ses relations clientélistes dans les quartiers et avec les leaders de l’islam politique ou consulaire (CFCM, Musulmans de France (ex UOIF), CCIF…).

Nous avons bien un gros problème

Le problème c’est que la stratégie de l’autruche et la légitimation des islamistes au nom de la protection des musulmans a certes obtenu des résultats, mais que ce ne sont pas ceux espérés. Loin de reculer, l’influence des islamistes s’est étendue et approfondie, les tenants d’un islam plus traditionnel ont adopté certains de leurs codes (voiles, obsession du hallal), la violence antisémite a exposé, les atteintes à la religion chrétienne explosent, le rejet de l’universalisme s’est répandu et on assiste à l’émergence d’une culture de la haine raciale et confessionnelle où se faire traiter de « Français » ou de Blancs, quand ce n’est pas de « croisés », est une mise en danger dans certains environnements.

Dans la situation de tension sociale où nous sommes arrivés, qu’un gouvernement ait peur qu’en identifiant explicitement l’islamisme comme une menace contre ce que nous sommes sur notre propre sol, cela ait des conséquences sur les musulmans, n’est pas indécent. En revanche, si placé en face du fait que l’immobilisme renforce les dangers pour tous et fait de la communauté musulmane la première cible des islamistes (car leur objectif est d’abord la réislamisation de leurs coreligionnaires), il reste dans le flou et l’expectative, là nous avons un gros problème.

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Islam, sécession, révolution… Enquête sur les nouveaux incendiaires

Yassine Belattar: drôle d’humour

Grâce à sa carte d’humoriste issu de la « diversité », on laisse ce soi-disant grand défenseur des musulmans sortir des horreurs à la télévision. Sous couvert d’humour, il milite pour un projet de partition de la société.

Yassine Belattar est un humoriste qui brille ces dernières années grâce à de nombreux sketchs qui deviennent, au fur et à mesure que les mois passent, des classiques. En 2018, son sketch « J’appelle au téléphone Albert Chennouf-Meyer – le père du soldat Abel Chennouf tué à Montauban par Mohammed Merah – pour le menacer de porter plainte contre lui pour racisme » déclenche rires et applaudissements mérités lors d’une tournée demeurée mémorable. Son fameux spectacle sur les djihadistes français, « Ils sont comme des enfants qui foutent le bordel à un anniversaire », reste dans les mémoires comme le summum de la transgression drolatique.

Un artiste qui prétend ne pas faire de politique

Tout le monde se souvient des rires déclenchés par son fameux gag à l’adresse d’un ministre considérant que le port du voile ne relevait pas de la tradition française : « Si j’étais lui j’éviterais de mettre les pieds dans le 93 » ou, plus récemment, par sa boutade lancée à une journaliste qui nous coûte les yeux de la tête en protection policière : « Inch Allah en 2020 t’es plus là ! »

Dans le journal Libération du 17 octobre 2019, Yassine Belattar lâchait quelques-uns de ces traits d’humour dont il a le secret et qui constitueront l’ossature d’un prochain spectacle, que nous attendons avec impatience : « Je suis un artiste, je ne fais pas de politique » et « Il faudra légaliser les musulmans dans ce pays, avant de légaliser la marijuana. »

Le 9 janvier 2020, Yassine Belattar, dans une forme olympique, a éclaboussé de toute sa classe humoristique les spectateurs de cette grande émission d’humour qu’est Balance ton Post ! (émission conduite par un autre maître du rire que le monde entier nous envie, Cyril Hanouna). En face du très triste et effacé Jean Messiha, cadre du RN, et avec le soutien appuyé de sa consœur en humour Raquel Garrido, Yassine a lancé son premier bon mot : « T’es obligé de porter un pin’s de la France (en référence au pin’s du drapeau tricolore que porte Monsieur Messiha sur le revers de sa veste) pour qu’on sache que t’es Français. J’te jure, si t’avais pas le pin’s, tu ressembles à mon cousin du bled ! » (rires du public).

Tête de chameau

Jean Messiha, pincé et manquant visiblement d’humour, fait remarquer que le tutoiement ne s’impose pas : « On n’a pas gardé les cochons ensemble ! » « C’est bien la preuve, répond du tac au tac l’humoriste, que tu es assimilé. Je n’garde pas les cochons, moi, je garde les chèvres. » Et toc ! Rachel Garrido, confirmant la finesse d’esprit dont elle fait toujours preuve dans les nombreuses émissions TV de haut vol auxquelles elle a participé, murmure de son côté : « On veut pas savoir ce que tu fais avec les chèvres… » (rires du public).

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Lutte contre le communautarisme en France. Pour Lydia Guirous, «Des quartiers ressemblent à des provinces étrangères»

06/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Lydia Guirous, essayiste et membre du bureau politique Les Républicains, retient de l’année 2019 l’échec de la France dans sa lutte contre le communautarisme.

A bientôt cinq ans des attentats contre Charlie-Hebdo, elle estime que le pays n’a «pas véritablement avancé» face aux dangers de l’islam radical.

Elle met en garde contre certains quartiers «cédés par la République» où l’idéologie de Daesh est «triomphante».


Voile, communautarisme, immigration : la présidentielle 2022 en ligne de mire ?

Le professeur de droit Christophe Boutin analyse la situation migratoire en France et la stratégie d’Emmanuel Macron sur cette question en vue de sa potentielle réélection en 2022.

De ce que les polémiques concernant les réponses présidentielle et gouvernementale à l’immigration se multiplient, certains n’hésitent pas à imaginer que nous serions déjà dans la précampagne des élections présidentielles de 2022, où l’on nous annonce comme quasi-inévitable un nouvel affrontement au second tour entre Marine Le Pen et l’actuel locataire de l’Élysée. Outre que les prévisions à si long terme doivent toujours être prises avec infiniment de précautions, ce serait oublier, d’abord, que le président doit faire face à une visibilité accrue de l’immigration, avec des interactions entre des questions différentes, et qu’il peut aussi faire des choix politiques résultant d’échéances électorales plus proches. Le premier point de cette visibilité accrue de l’immigration relève en effet de l’impact des obligations vestimentaires que s’imposent certains fidèles de la religion musulmane, et qui, quoi qu’en aient des commentateurs qui n’hésitent pas à convoquer pour cela l’image des vestales de la Grèce antique ou celle des nonnes de nos couvents, ne relèvent pas des pratiques usuelles dans notre aire culturelle – et moins encore de nos jours. On sait que depuis quelques années la France tente de réglementer ces pratiques, se lançant dans un jeu du chat et de la souris dans lequel l’État est nécessairement perdant lorsque les provocations de ceux qui entendent braver les normes reçoivent un large soutien médiatique et politique.

Au nom de la lutte contre l’islamophobie, ce mot que tentent d’imposer les courants islamistes les plus directement politiques, qu’il s’agisse de ceux qui sont proches des Frères musulmans ou de ceux soutenus par des États wahhabites, il s’agit, d’une part, d’imposer une législation sur le blasphème et, d’autre part, de pouvoir en finir avec des mesures restrictives. Mais à raison de l’importance de la population musulmane présente sur le territoire français, cette revendication rend plus visible, en même temps que plus conflictuelle, la question de l’immigration. D’une part, parce que cette dernière n’est clairement plus pensée en termes d’intégration des migrants à une communauté culturelle leur préexistant, mais bien comme devant faire coexister sur le même territoire des groupes communautaires différents ; d’autre part parce qu’il ne s’agit pas ici de quelques dizaines de bouddhistes en robes safran, vus alors avec amusement, mais de groupes devenus territorialement majoritaires dans certaines zones.

Cet aspect de contrôle territorial lié à une immigration rendue plus visible par l’appartenance religieuse l’est tout autant si l’on évoque la violence qui sévit dans ce que l’on nomme par euphémisation les «quartiers difficiles». Cette dernière aboutit on le sait à l’interdiction d’action des services publics de l’État – services de sécurité, bien sûr, mais aussi pompiers, ambulances ou médecins –, dans des zones passées sous le contrôle effectif de groupes de délinquants dans lesquels la proportion de personnes issues de l’immigration semble plus élevé que la moyenne nationale – même si l’interdiction de statistiques ethniques peut laisser planer un doute.

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[Enquête] Justice : quand le CCIF instrumentalise la justice pour mener sa croisade communautariste

Macron fait le jeu de l’islamisme, par Franck Deletraz

Fallait-il vraiment s’attendre à une autre réponse de la part d’un Président qui, tout en s’efforçant de convaincre les Français de sa prétendue « fermeté » face à l’islamisme, ne fait que poursuivre la politique désastreuse initiée par ses prédécesseurs ? Affirmant vouloir lutter contre le communautarisme par d’autres moyens, Macron s’est ainsi sans surprise prononcé mardi contre l’interdiction des listes communautaires aux élections, déclenchant la juste colère des élus de droite qui soutiennent la proposition de loi du sénateur Bruno Retailleau.

« Un renoncement de plus »

S’exprimant à l’occasion du 102e Congrès des maires de France, le chef de l’Etat a en effet déclaré qu’« il ne s’agit pas de proclamer l’interdiction pour régler le problème ». Prétextant une pseudo « difficulté de les identifier », Macron a préféré inviter les élus à « faire tomber les masques de ceux qui combattent la devise inscrite sur les frontons des mairies qu’ils convoitent ». Comment ? « Peut-être » par « des lois nouvelles ou des décisions plus fortes ». Ainsi, a-t-il annoncé que le gouvernement porterait « des actions nouvelles concrètes dans les prochaines semaines », et que le combat contre le communautarisme continuera. Mais, sans « tout confondre ». Car, a-t-il bien pris soin de préciser, cela « n’est en aucun cas un cadre de combat ou d’exclusion » contre une partie de la société française »…

Une prise de position rapidement dénoncée par Bruno Retailleau, qui a déposé le 8 novembre une proposition de loi visant à empêcher le dépôt de listes de candidats menant une « campagne communautariste ». Pointant du doigt « un renoncement de plus » qui « théorise l’impuissance de l’Etat et banalise le communautarisme », le président des sénateurs LR a notamment rappelé que « la République doit poser des limites ». Une colère partagée par l’élu RN Sébastien Chenu, qui a dénoncé de son côté « l’impuissance » d’un Président « hypocrite » dont le parti va « soutenir des élus qui sont mouillés jusqu’au cou dans le communautarisme », comme à Denain ou à Maubeuge.

« Incompréhension » ? Non, lâche complicité !

Invité plus tard sur Franceinfo, Retailleau, qui avait très justement souligné fin octobre que « l’islam radical veut construire une contre-société à visée séparatiste » et que « si nous n’avons pas le courage de poser des règles républicaines très claires, nous aurons des affrontements dans la rue », a hélas cru bon d’ajouter que « Macron n’a pas compris la dangerosité de cette idéologie totalitaire ». Une méprise, selon nous. Car, plus que d’incompréhension, c’est d’une incroyable lâcheté dont font preuve Macron et son gouvernement. D’abord, en renonçant, au nom d’un égalitarisme délirant et d’un absurde refus de « stigmatiser », de désigner clairement cet ennemi intérieur et extérieur qu’est aujourd’hui l’islamisme. C’est d’ailleurs aussi, en partie, l’un des travers de la proposition de loi Retailleau qui, pour tenter d’endiguer ce péril, risque de frapper tout autant voire plus d’inoffensives listes chrétiennes. Lâcheté du pouvoir ensuite, lorsqu’il tente de persuader nos compatriotes, pour cacher sa pitoyable capitulation en rase campagne, qu’islam et France sont compatibles. Or, la vérité, c’est qu’aux yeux de tout vrai et bon musulman, notre pays est voué à rejoindre tôt ou tard le Dar al-Islam.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 20 novembre 2019

Burkini à Grenoble : les activistes islamistes ont reçu le soutien financier de George Soros

Le 23 juin 2019, sept activistes musulmanes en burkini ont forcé l’entrée d’une piscine municipale à Grenoble – et la main de la municipalité écolo-gauchiste – pour tenter d’imposer leur tenue. Il apparaît que celles qui se sont surnommées elles-mêmes les « Rosa Parks musulmanes », et dont le groupe porte le nom quelconque d’Alliance citoyenne, sont en réalité financées par Soros et proches de Tariq Ramadan.

Des islamistes proches de l’Open Society

En 2016 l’Alliance citoyenne a reçu pas moins de 80.000 euros de l’Open society, fondation créée par George Soros en 1979 – elle soutient des associations qui luttent pour les droits de l’Homme, mais aussi les causes LGBT ou la propagande des « valeurs » et des idéologies occidentales progressistes dans le monde. L’objectif était de transformer l’association en « organisation avec une visibilité nationale » avec des « campagnes anti-discrimination ».

Selon Le Canard Enchaîné (03/07/2019), Alliance citoyenne est aussi partenaire des Étudiants musulmans de France – considérée comme la branche étudiante des Frères Musulmans. Par ailleurs sa présidente, Taous Hammouti, est une grande admiratrice de Tariq Ramadan – elle a lancé une pétition pour appeler à sa libération.

Le conseiller d’opposition grenoblois Matthieu Chamussy a exhumé ses anciens tweets et posts Facebook de 2015-17 – où elle justifiait notamment l’attentat contre Charlie Hebdo (« N’oubliez pas que c’est Charlie qui a dégainé le premier ») et diffusait les discours de Tariq Ramadan ; depuis, elle affirme avoir supprimé sa page Facebook.

Attitude ambigüe de la ville de Grenoble

La Ville de Grenoble porte aussi une appréciation critique de l’action de l’association : « Cette association met en œuvre une forme de populisme qui instrumentalise la colère des gens, nous explique-t-on. Devant la perte de vitesse de l’association, celle-ci se radicalise. Nous constatons un refus de penser l’intérêt général au service de leurs adhérents. Et cela les amène à faire le jeu de personnes qui elles, sont des professionnelles des revendications communautaires. A force de refuser le débat public, ils se mettent sur un pied d’égalité avec les revendications communautaires. Or, ce n’est pas sur ce pied là que le débat peut se faire avec les institutions ».

Cependant, l’association serait subventionnée par la Ville, ce que dénonce crûment Marianne début juillet 2019 : « depuis plusieurs semaines, pourtant, tout a été dit ou presque au sujet de ce capharnaüm qui illustre le chaos régnant lorsque la République ne fait pas son travail : la lâcheté, la compromission, le clientélisme, la gangrène communautariste, l’entrisme islamiste violent et sans-gêne, la provocation impudente comme une seconde nature, le scandale d’une association islamiste et se mettant hors la loi toujours subventionnée par l’argent public des Grenoblois, le scandale grotesque consistant à invoquer le combat si noble de Rosa Parks qui militait pour l’égalité alors qu’on a ici affaire à une tentative de sécession communautarisée et de passe-droits au motif d’un impératif pseudo-religieux ».

Ce soutien serait d’autant plus étonnant que le bailleur social Grenoble Habitat a déposé une plainte contre X pour vol de fichier de locataires – Alliance citoyenne a en effet fait signer en 2018 une pétition à 507 locataires sociaux et Grenoble Habitat suspecte un vol de fichier pour permettre à l’association de démarcher un grand nombre de locataires.

Par ailleurs les incidents liés à l’islam radical se sont multipliés à Grenoble ces dernières années – ce qui témoigne pour le moins d’une implantation locale de militants radicalisés, en rupture avec l’identité française. En février 2019, la plus ancienne mosquée de la ville, ouverte en 1985, Al Kawthar, a fermé sur décision préfectorale pour six mois : l’imam principal avait prêché le djihad armé et a été suspendu de ses fonctions le 15 janvier mais ses fidèles le soutiennent et nient en bloc.

En avril 2019, l’école Philippe Grenier d’Echirolles, en banlieue de Grenoble – encore un nom en apparence anodin – a été fermée sur décision préfectorale pour orientation salafiste. Près de 45 élèves y étaient scolarisés en première et 50 en maternelle. Malgré un procès prévu en novembre 2019, l’école a déjà annoncé sa réouverture dans de nouveaux locaux à Echirolles en septembre.

Voilées en ville comme sur le terrain de sport

Enfin à Echirolles encore, mais en 2017, l’AS Surieux d’Echirolles – dont l’équipe de football féminin 11-13 ans, avait atteint la finale de la coupe Rhônes-Alpes, n’y a pas participé et a déclaré forfait. L’entraîneuse, Essia Aouini, 19 ans, a en effet refusé d’enlever son voile pour y participer. Essia, alors étudiante en licence d’anglais, a porté son voile sur tous les terrains pendant toute la saison sans que personne n’y trouve rien à redire – et bien que cela soit une infraction aux statuts de la Ligue de football.

Loin de s’excuser d’avoir enterré le rêve de ses jeunes sportives – et leur travail – au nom de sa vision de la religion, elle s’est défendue de la même façon que les militantes professionnelles du communautarisme – en affirmant qu’on refusait de l’accepter telle qu’elle est et en accusant insidieusement les instances officielles de discrimination religieuse : « j’estime que des lois comme ça n’ont rien à faire dans le football. C’est un sport qui est censé effacer les différences. Là, j’ai l’impression que l’on ne veut pas m’accepter comme je suis ». Il est d’ailleurs intéressant de savoir qu’Alliance citoyenne a organisé le 6 avril dernier une course de femmes voilées dans la ville, avec au moins deux coach sportives voilées, Leila et Assia, toutes deux la quarantaine.

L’association Alliance citoyenne – qui avait été créée à l’origine en 2012 pour représenter les locataires face aux bailleurs sociaux – est maintenant tout à fait détournée de son objet. Des militantes féministes, mais pas forcément islamistes ou musulmanes, ont d’ailleurs préféré en partir. Au début, elles étaient pourtant partantes pour une action à la piscine : « On ne pensait pas que cela allait être axé sur le burkini. On parlait de la piscine pour toutes : les mamans, les personnes âgées, les grosses, les maigres, les femmes voilées… Mais on a vite compris que c’était juste pour le burkini car tout s’est mis à tourner autour de Tahous ([Taous Hammouti] D’un coup, il n’a plus été question de défendre les locataires en difficulté ni de penser aux fins de mois difficiles des gens ».

Et elle continue d’avancer masquée : ses militantes, des islamistes chevronnées, se présentent comme des mamans et tout à la fois des « Rosa parks musulmanes », deux concepts qui permettent de bien se faire voir des médias mainstream. D’autres antennes ont été créées à Villeurbanne, Aubervilliers, Gennevilliers et Marseille – des villes où il y a une forte minorité religieuse musulmane et où existe une revendication islamiste locale. L’association revendique aujourd’hui 620 femmes membres.

Texte repris du site de l’OJIM

Burkini : et si l’État faisait enfin son boulot ?

Dans sa livraison du 20 juin dernier, Le Point consacrait son dossier à la montée de l’islamisme dans l’administration, les transports, l’école, le secteur associatif…

Dans le volet consacré au sport, on apprend ainsi qu’à Lyon, « une association propose un club de fitness pour femmes en burqa », ou qu’à Toulouse, un autre recrute en diffusant « des vidéos de sport en voile intégral ». Certaines fédérations ont bien tenté d’alerter l’État sur la dérive communautariste, en vain… Quant aux services de police concernés, ils font état d’une situation alarmante, citant en exemple ces « clubs de foot qui font la prière avant, après ou pendant le match », quand ils n’affichent pas carrément leur militantisme sur le maillot…

Si ça prêtait à sourire, on dirait en plaisantant que les islamistes avancent voilés. Hélas, ça n’est pas une boutade. La preuve par Grenoble et ses piscines ciblées par l’offensive « burkini ».

Pierre Mylestin le disait ici, ce lundi : « Comme il y a des frères d’armes, il y a des sœurs de burkini. » Et comme il le dit encore, « d’accommodements raisonnables en soumissions déraisonnables », nous nous laissons imposer insidieusement, méthodiquement, patiemment, le changement de nos modes de vie, de notre culture, de nos mœurs ; en un mot, cela, au nom d’une tolérance dévoyée.

Peur de déplaire, haine de soi, compromission, lâcheté… on cède chaque jour un peu plus et, comme la digue dont on ne répare jamais les brèches, arrivera le jour où une vague un peu plus forte l’emportera…

Pour l’heure caniculaire que nous vivons, l’agitation se fait autour des piscines. Particulièrement à Grenoble où quelques femmes prétendent goûter aux joies de la baignade bien emmaillotées dans leur burkini. Revendication derrière laquelle on aurait tort d’imaginer la moindre menée communautariste, assurent-elles.

Après l’épisode de la semaine passée – invasion en force et évacuation consécutive sous le regard complice de la presse invitée pour l’occasion –, elles sont revenues, entourées d’idiots utiles, « pour calmer le jeu » (sic) et tenter de convaincre les baigneurs du dimanche. Elles ont, nous dit l’AFP, « reçu de nombreux soutiens ». Dans le spectacle, on appelle ça « la claque ».

Le directeur de l’Alliance citoyenne à Grenoble, un certain Adrien Roux, qui, lui, ne se baigne sûrement pas en costume trois pièces, le dit sans ambages : « On veut s’inscrire maintenant dans le temps long. » Comprenez : c’est parti pour durer jusqu’à ce qu’on obtienne gain de cause.

Le maire Éric Piolle, qui dénonce de son côté « la stratégie du choc des professionnels du développement communautaire et des religieux politiques », en a après l’État. Reproche au Premier ministre, à sa secrétaire d’État Marlène Schiappa et son ministre Nicole Belloubet d’être entrés dans la polémique en offrant un écho démesuré à une opération locale de propagande. Il en appelle donc à Emmanuel Macron et lui demande de trancher : « Est-ce que le gouvernement veut ou pas que la piscine devienne, comme l’école, un sanctuaire qui soit protégé du religieux, et donc avoir un regard qui est contraire, aujourd’hui en tout cas, aux regards de l’Observatoire de la laïcité et du Défenseur des droits ? »

Car c’est bien là le cœur du problème : l’incapacité à définir une règle, à s’y tenir, à la faire respecter. Et comme le déplore Éric Piolle : « Ce n’est pas aux 36.000 maires de définir l’égalité face aux lois de la République. »

On a fait une loi sur le port du voile, elle n’est pas respectée. On a dans les piscines des règlements stricts qui reposent sur des règles d’hygiène : qu’on les respecte. C’est simple.

La maladie qui nous ronge se résume d’une phrase : on pond des lois, au nom des grands principes, qu’on refuse d’appliquer, au nom des grands sentiments.

Les civilisations sont mortelles. La nôtre est bien mal en point.

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Burkini : on attend la réaction des musulmans modérés…

Si, de tout temps, Paris en est la capitale mondiale, de façon de plus en plus récurrente, c’est plutôt par le burkini, dérivé amphibie de la burka citadine – tous deux stigmates vestimentaires de la richesse diversitaire importée -, que la France défraie la chronique de la mode saisonnière. Ce sobre accoutrement, secondaire à notre enrichissement culturel est en passe de devenir, réchauffements planétaire et multiculturel obligent, un sujet de dissertation de plus en plus fréquent.

Coco Chanel nous avait prévenus : « Si une femme est mal habillée, on remarque sa robe, mais si elle est impeccablement vêtue, c’est elle que l’on remarque. » Aujourd’hui, si une femme est embrigadée dans son burkini, c’est surtout l’islam que l’on remarque, bien plus que ladite pudibonderie affichée, car comme il y a des frères d’armes, il y a également des sœurs de burkini. Pas de crainte, sinon, à l’instar du voile et autres attributs prosélytes, à l’instar du halal, les tenants de la République unique et indivisible, sa propagande, ses experts, ses féministes et ses philosophes relativiseront ou aboieront tous en chœur : « Valeurs républicaines, wouaf, laïcité chérie, wouaf wouaf, cohésion nationale, kaï kaï. » Hélas, que les dhimmis aboient ou relativisent, l’islam passe.

Cet islam patient, persévérant et inlassable, sous couvert de liberté revendiquée, passera et repassera jusqu’à sa prochaine exigence. Et petit à petit, il fait son nid, mais n’ayez toujours crainte, une loi de circonstance sera pondue pour préserver le vivre ensemble au sein de la basse-cour républicaine, loi placebo qui ne sera de toute évidence pas appliquée par soumission à la paix civile. Et il en sera ainsi, d’accommodements raisonnables en soumissions déraisonnables. Prenez une mappemonde : depuis quatorze siècles, de l’Arabie natale jusqu’en Indonésie, en passant par le Hindou Kouch et sept siècles d’Andalousie, l’islam, patient, a conquis, invariablement par le sabre, et s’est implanté durablement par la démographie. Aujourd’hui, en à peine quarante ans d’immigration massive, l’islam conquiert le paysage public et politique par le biais de revendications, en apparence anodines, de ses suppôts, son implantation facilitée par l’inculture historique voire l’amnésie volontaire de nos dirigeants sur sa nature fondamentale. Il ne peut en être autrement. Pis : la plus grande épidémie contemporaine de la gouvernance est en passe de devenir le syndrome de Stockholm.

Mais un espoir subsiste, un espoir qui réside dans l’immense réservoir de modération que constituent, foi de Coran, de hadiths et de vie de prophète, les adeptes majoritaires de la religion d’amour, de tolérance et de paix, dont la torpeur actuelle face aux dévoiements et aux dérapages de leur idéologie commune ne peut être vraisemblablement imputée qu’à la chaleur estivale. Nous attendons donc avec impatience que cet épisode caniculaire se termine pour que ces musulmans modérés se désolidarisent sans ambiguïté des frasques de leurs coreligionnaires.

Pierre Mylestin

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Islamisme : les censeurs mis en échec, par Ivan Rioufol

Lentement, les peurs se dissipent et les yeux s’ouvrent sur la dangerosité de l’islam politique. Ce mercredi, est publiée une mission d’information de l’Assemblée nationale, rédigée par deux parlementaires (Eric Diard (LR) et Eric Poulliat (LREM), sur l’islamisme et le communautarisme dans les services publics. A dire vrai, cela fait plus de vingt ans que ces phénomènes sont observables, comme le nez au milieu de la figure. Ils alimentent ce blog depuis son lancement il y a plus de dix ans. Ces réalités ont été abondamment décrites par les quelques lanceurs d’alerte qui, depuis l’irruption de l’islam conquérant dans l’espace public, ont choisi de rapporter leurs constatations, en dépit des procès en racisme et en islamophobie portés contre eux par les censeurs et les gardiens du politiquement correct. Aujourd’hui, les idéologues voient leur pouvoir d’intimidation reculer progressivement, sous l’effet des désordres causés par le communautarisme. Leurs mensonges s’étalent au grand jour. Les oeillères des “élites” tombent une à une.

Ce rapport, qui appelle à “une prise de conscience urgente”, est une étape dans cette révolution des mentalités. L’intérêt de la mission est moins dans ses révélations, déjà plus ou moins connues, que dans son émancipation des pressions des minorités. Les islamistes et leurs idiots utiles vont évidemment hurler à la discrimination et à la victimisation. Reste à savoir si l’Etat saura à son tour prendre le relais. Il est plus facile pour lui de faire la guerre à la canicule que de déclarer la mobilisation générale contre les radicalisés.

Accepter de voir ce que l’on voit est une première victoire contre l’embrigadement et ses abrutissements. De ce point de vue, il est permis de se demander à quoi sert l’Observatoire de la laïcité, qui roupille face aux exigences de visibilité de l’islam politique. Trop d’accommodements avec cette idéologie sexiste et totalitaire ont contribué à son sentiment d’impunité. Les dernières provocations de militantes en burkini, dans une piscine publique de Grenoble, s’inscrivent dans une stratégie de défi permanent qui vise à avaliser un séparatisme identitaire. Or, si les yeux s’ouvrent, les esprits restent souvent désarmés face à un islam structuré et décidé à s’affirmer dans son autorité. L’hédonisme occidental et son relativisme ne pèsent rien face aux convictions de musulmans qui se reconnaissent davantage dans la loi islamique (charia) que dans la République laïque. Une enquête de l’Institut Montaigne a montré que 50% des jeunes musulmans étaient dans ce cas.

D’autre part, la déculturation européenne et l’indifférence aux racines millénaires de la France chrétienne, portées par la pensée dominante depuis des décennies, ont créé un vide culturel et spirituel dans lequel l’islam cherche logiquement à s’installer. “La seule force de l’Occident réside dans sa volonté farouche de s’autodétruire”, a écrit le cardinal Robert Sarah. Des Français démontrent le contraire, en refusant de se soumettre à un islam guerrier et intolérant. Le combat ne fait que commencer.

Ivan Rioufol

Texte daté du 17 juin 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La promotion du burkini, vecteur de l’islamisme, suscite l’opposition

27/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le burkini, un vêtement islamique pour la baignade, avait déclenché une polémique il y a quelques années sur les plages françaises. Compte tenu de la faiblesse de la réaction des pouvoirs publics, il continue d’être utilisé comme arme des islamistes contre la France.

C’est à Grenoble que, sous couvert de défense de la liberté, des militantes ont pénétré dans une piscine publique vêtues d’un burkini

Cela fait quelques mois que des militantes politiques islamistes tentent de faire plier la municipalité. Leur action a été présentée par elles-mêmes comme un acte de désobéissance civile, ce qui leur permet de s’inscrire sans complexe dans la lignée de Gandhi ou Martin Luther King.

Ce sont principalement des élus LR et RN qui ont manifesté leur opposition à cet habit, devançant Marlène Schiappa.

Il faut rappeler que le Défenseur des droits estime que, conformément à la jurisprudence du Conseil d’Etat, aucun principe de neutralité ne pourrait empêcher le port d’un voile dans le cadre d’une pratique sportive ou récréative. Seuls quelques maires avaient eu le courage de prendre des arrêtés. Pour autant, cette action a suscité l’indignation de la majorité de l’opinion publique, qui y voit une atteinte à l’égalité et la dignité des femmes.

Déplorant l’absence de conditions sereines, le maire de Grenoble a pour l’instant renvoyé la balle au ministère des Sports.

La ville de Rennes a finalement autorisé la baignade en burkini, tandis qu’en Allemagne aussi, la justice a indiqué que l’interdiction d’un maillot couvrant constituait une discrimination. Si la logique juridique actuelle l’emporte, nul doute que le burkini sera de plus en plus visible dans les piscines françaises.

À l’université française, un communautarisme religieux, racial et idéologique

L’université française, jadis renommée, jadis enviée, observée et prise en exemple n’est plus.

Dans une enquête publiée, aujourd’hui, dans Le Figaro, Judith Waintraub dénonce le « noyautage de l’université » par des syndicats, des groupuscules et des idéologies totalitaires.

Tout cela n’est pas nouveau, la grande université française, la Sorbonne, les grandes écoles comme Sciences Po, Normale Sup, sont devenues progressivement le ferment des idées les plus « progressistes » et les plus totalitaires : gender, indigénisme, islamo-gauchisme, appropriation culturelle, LGBT, décolonialisme.

Plusieurs indicateurs montrent que ces idéologies ont pénétré au cœur de l’université française : la création de parcours d’étude du genre, de séminaires sur le décolonialisme, l’intersectionnalité, etc. Ces formations sont, d’ailleurs, des lieux du totalitarisme de la pensée : aucun contradicteur, participants triés sur le volet… et les enseignants qui ont le malheur de s’opposer, en raison de la pertinence ou de la présence d’une personnalité douteuse comme c’est souvent le cas, sont sanctionnés et montrés du doigt par la hiérarchie.

En parallèle de cette promotion subversive, il existe un véritable carcan moral sur toute pensée divergente à la nouvelle doxa de ces nouveaux bien-pensants. En effet, on ne compte plus les tentatives d’interdiction de pièces de théâtre jugées « pas assez racisées » ou « homophobes » ou autres et d’intimidations à l’égard de conférenciers. Alain Finkielkraut en a fait les frais, tout comme Éric Zemmour et bien d’autres. Dans ces cas-là, l’université ou l’école sont souvent comme « paralysées », de peur d’être associées à l’anathème moral et d’être accusées de raciste, islamophobe ou homophobe.

Il faut, d’ailleurs, noter le cocasse de la situation. D’un côté, l’islamo-gauchisme gagne de plus en plus de terrain – il suffit de voir les représentantes de l’UNEF voilées et les intervenants de certaines conférences proches des Frères musulmans – et, de l’autre, les lobbys LGBT et théories du genre qui s’imposent dans les programmes. Une drôle de cohabitation, quand on voit la porosité entre ces islamo-gauchistes et des organisations comme le CCIF, le CRAN ou les Indigènes de la République, qui ne sont pas connus pour leur amour de ces « avancées » sociétales.

Les grands perdants de l’histoire ?

Tout d’abord les enseignants et les élèves. En cause : ce communautarisme religieux, racial et idéologique fait qu’ils ne peuvent plus enseigner et apprendre dans la sérénité. Les enseignants sont soumis à la pression permanente de leurs collègues, à celle des associations et des fatwas médiatiques. Il leur faut ne pas faire de vague, ne pas s’opposer, ne pas choquer telle ou telle communauté, et même parfois adhérer. Ils doivent travestir le savoir qu’ils sont désireux de transmettre en une bouillie informe qui ne choquerait personne.

De même, le savoir, l’excellence de l’université française a du mal à perdurer, entre histoire globale, sociologie des inégalités, théories du genre. Tout cela mêlé à l’histoire d’un racisme d’État, d’une renaissance italienne trop genrée, de statues grecques phallocrates et autres sombres stupidités.

Les autres « communautés », puisqu’il faut, aujourd’hui, les définir de la sorte, c’est-à-dire les juifs, les chrétiens, les hétéros, les « anti-mariage pour tous », en fait les « obscurantistes », « les homophobes », « les islamophobes », « les balance ton porc », sont aussi les grands perdants. Il est certain que la communauté juive est la plus touchée, comme dans certains quartiers de la République. Quand l’on voit la situation en Seine-Saint-Denis, par exemple, on peut se dire que les étudiants juifs vont se faire de plus en plus rares dans ces « sanctuaires républicains », maintenant que les islamistes et les indigénistes font la loi.

Ainsi, deux idéologies prennent le pas sur les « temples du savoir » de l’université française, les deux sont aussi subversives et antifrançaises, mais leur convergence (des luttes) s’arrête là et des tensions naissent déjà…

En bref, l’université française va bien mal, on en regretterait presque les hussards noirs de la République…

Nicolas Pécari

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Castaner : un ministre de l’Intérieur communautariste, par Caroline Parmentier

Comme nous l’avons posté sur le site de Présent dès l’annonce de sa nomination, Castaner à l’Intérieur, est-ce que ça pouvait être pire ? Surnommé « Simplet » au PS, idiot utile qui veut encore et toujours plus de migrants, islamophile béat qui a déclaré que « l’islam est une religion d’amour et de bonheur comme la religion catholique », partisan du retour des djihadistes, favorable au concert de Médine au Bataclan, auteur inoubliable du « voile catholique de nos mamans »…

Idéologiquement il hait tout ce que nous défendons. On peut compter sur lui pour faire passer la loi sur les fake news à la vitesse supérieure. Contre des medias bien ciblés. C’est le plus bourrin de l’élevage macronien mais c’est aussi le plus nuisible. Bruno Retailleau n’a pas tort de souligner que l’ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb « est parti en nous avertissant sur le risque de séparatisme communautaire » et qu’« Emmanuel Macron nomme le plus communautariste de ses ministres pour relever ce défi ».

Dans son testament crépusculaire largué sur le perron de Beauvau sous les yeux d’un Edouard Philippe outragé, Gérard Collomb a balancé une bombe : « oui aujourd’hui, dans ces quartiers c’est la loi du plus fort qui s’impose, celle des narcotrafiquants, des islamistes radicaux, qui a pris la place de la République, aujourd’hui, on vit côte à côte…demain, j’ai peur qu’on vive face à face ».

Et c’est précisément Christophe Castaner, immigrationniste et multiculturaliste fervent, défenseur du voile islamique, qui est chargé de la relève. Interrogé sur le voile islamique dont Macron avait déclaré qu’il n’était pas conforme à la civilité dans notre pays mais qu’il fallait le tolérer, Christophe Castaner a eu cette réponse stupéfiante : « On s’est posé la question il y a quelques années quand toutes les femmes catholiques portaient le voile ? Quand en France, y compris nos mamans portaient un voile, portaient le voile catholique, on ne se posait pas la question. » Ce devait être à la même fameuse époque où les cafés étaient interdits aux femmes et où les catholiques avaient décrété qu’elles n’avaient pas d’âme, selon les bonnes vieilles fables socialistes à dormir debout.

Un élan de soumission très remarqué, visant à exonérer les musulmans de tout préjugé infamant ou sexiste. Avec toujours à la bouche l’argument qui s’accommode de tous les arrangements avec le salafisme, qui court devant même. Et si au passage on peut entretenir la légende obscurantiste anti-catholique, c’est encore mieux !

Le 23 novembre 2017, il avait déclaré au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC que « l’islam est une religion d’amour et de bonheur comme la religion catholique ». C’est lui, ministre des Cultes, qui va avoir la mission de mener à bien la refonte de l’islam de France pour le soustraire des influences étrangères. Un chantier qui est resté au point mort sous Gérard Collomb.

Le tombeur de Marion Maréchal

C’est Castaner encore, alors tête de liste socialiste, qui s’était retiré dans l’entre-deux tours des régionales de 2015 pour bloquer la victoire quasiment certaine de Marion Maréchal-Le Pen en PACA, assurant la victoire du LR Christian Estrosi, déjà surnommé l’imam Estrosi. Lors de son élection à la tête de LREM en novembre 2017 à Lyon, Christophe Castaner a commencé son discours par l’évocation du « mal qu’est le Front national » : « il a toujours été au cœur de mon combat politique ».

« Il nous a traités plus bas que terre », rappelle Marine Le Pen. « La crainte que j’ai désormais est qu’il utilise son pouvoir contre l’opposition alors qu’à Beauvau, il aura la responsabilité du dossier sensible des élections. Il n’a pas été choisi par Emmanuel Macron pour ses compétences en matière de sécurité. »

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 17 octobre 2018

Islamisme : la trahison de nos « élites »

Le Figaro du 5 octobre 2018 a publié un entretien avec Yves Mamou, l’auteur d’un ouvrage paru le 25 septembre : Le Grand Abandon. Les élites françaises et l’islamisme. Cet ancien journaliste du Monde soutient des positions sur l’islamisme et l’immigration, qui devraient faire réfléchir nos prétendues élites, soumises à la bien-pensance par paresse intellectuelle ou par intérêt. Il les accuse de n’avoir pas pris la mesure de la question migratoire et d’avoir fermé les yeux sur l’islamisation du pays.

Yves Mamou évoque le départ de Gérard Collomb, qui a quitté son poste en annonçant, à propos de la fracture communautaire, que la guerre civile est à nos portes : « Aujourd’hui, on vit côte à côte. […] Je crains que demain on vive face à face. » Quand François Hollande, se confiant à deux journalistes dans Un président ne devrait pas dire ça…, souligne que « c’est quand même ça qui est en train de se produire : la partition », il ne dit pas autre chose. Dommage qu’ils n’aient fait publiquement ce constat qu’après avoir quitté leur fonction. Se taire, par idéologie ou par clientélisme, relève de la complicité et de la trahison.

Cette situation est le résultat d’une politique : « Les élites françaises, c’est-à-dire les grands corps de l’État, les partis politiques, les experts, les magistrats, les médias, les élites culturelles […] ont encouragé et légitimé l’immigration musulman. » L’Observatoire de la laïcité fait preuve de beaucoup de modération, quand il s’agit de l’islam, et le Conseil supérieur de l’audiovisuel est particulièrement sensible aux récriminations des téléspectateurs musulmans. Ils condamnent plus sévèrement Éric Zemmour, pour son prétendu racisme, que Nick Conrad, qui célèbre le meurtre des Blancs.

Voyez avec quelle indulgence nos élites traitent l’immigration musulmane, et tous les actes de communautarisme ! Rares sont celles qui ont relevé que le braqueur Rédoine Faïd se déplaçait en burqa, alors que le voile intégral est interdit depuis 2010. On condamne ceux qui dénoncent l’islamisme, l’afflux des immigrés, mais on peine à fermer des écoles ou des mosquées salafistes, comme si leur appartenance à l’islam était un sauf-conduit. On passe étrangement sous silence le destin, souvent tragique, des chrétiens d’Orient. Le pape François lui-même ramena de l’île de Lesbos trois familles de réfugiés musulmans : les dossiers des familles chrétiennes n’étaient pas prêts, paraît-il. Faut-il s’étonner que l’attitude du pape soit contestée par des catholiques ?

Quant aux médias, ils sont généralement, par préjugé ou sur ordre, au service de la bien-pensance. Yves Mamou cite le reportage de France 2 sur l’épidémie d’attaques au couteau qui sévit à Londres. Une semblable étude sur les incidents qui se produisent régulièrement en France pourrait être faite. Mais, avec la bénédiction du gouvernement, ils ignorent le nom de l’agresseur ou le traitent de « déséquilibré » : ils n’informent plus, ils désinforment. C’est ainsi que nos élites trahissent nos valeurs et le peuple français.

L’auteur constate qu’« en trente ans, la société française a quitté un modèle laïque républicain pour être projetée dans un modèle multiculturaliste, communautariste et anti-laïque ». C’est, hélas, vrai. On peut regretter qu’il juge que le Front national porte aussi une responsabilité dans la diffusion de l’islamisme : servant de « repoussoir », il aurait empêché « l’émergence de tout débat sérieux sur l’islam et l’immigration ». Quoi qu’on pense de ce parti, où en serait le débat s’il ne l’avait ouvert il y a des années ?

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Communautarisme scolaire : Beaucaire entre en résistance

Le tribunal administratif de Nîmes a annulé mardi la décision de Julien Sanchez, maire RN de Beaucaire, dans le Gard, de supprimer les menus de substitution qui remplaçaient le porc, dans les cantines scolaires. La mairie a annoncé qu’elle maintenait néanmoins sa décision.

Le site du Parisien qui donne cette information, publie aussi les réactions des internautes. Et du même coup, nous savons enfin ce qu’est cette fameuse « fachosphère » qui fait si peur à nos élites médiatiques. Car massivement les lecteurs du Parisien plébiscitent le maire de Beaucaire, considérant que cette obligation de servir des menus conformes aux préceptes de l’islam, dans son interprétation rigoriste, est une forme de discrimination, et génère des dépenses qui n’ont pas à être assumées par les contribuables. Les lecteurs font preuve de bon sens en faisant remarquer que céder sur ce point, c’est favoriser le communautarisme, et que, si des familles ne veulent pas que leurs enfants mangent du porc, il suffit…qu’ils n’en mangent pas, voire que ces mêmes familles préparent pour leurs enfants un plat de substitution, une « gamelle ». La « fachosphère », c’est donc cela : c’est la libre expression d’une population qui parle sans passer par les intermédiaires médiatiques autorisés, sans utiliser les mots codés du « vivre ensemble ».

La polémique de Beaucaire survient au moment précis où le ministre de l’Intérieur, en démissionnant, révèle l’une des raisons majeures de cette démission : son incapacité à rétablir la loi et l’ordre dans les zones de non-droit. L’un des plus réputés experts français des questions de sécurité, Xavier Raufer, livrait mardi, sous le titre « testament explosif, sombres présages », l’explication suivante à cette démission : « A la fin, Gérard Collomb a réalisé qu’il n’y arriverait pas ; que la situation sécuritaire de la France était telle que lui, le ministre n’aurait pas la force de conduire ses troupes. » Quand Collomb dit que ceux qui sont aujourd’hui côte à côte seront bientôt face à face, il pense forcément à cette dérive communautariste, nourrie de toutes les lâchetés, mauvaises consciences, et aussi peurs des tribunaux et des lynchages médiatiques.

Edouard Philippe et Jean-Michel Blanquer viennent d’ailleurs de remettre à Macron une note confidentielle, élaborée par les services de renseignement, sur la dérive communautariste dans les écoles.

Les exemples donnés sont incroyables : des élèves refusent de travailler sur des bureaux de couleur rouge, une couleur « haram », c’est-à-dire incompatible avec le Coran. Des enfants refusent de dessiner des êtres humains, conformément à un précepte islamique. D’autres ou les mêmes refusent d’entendre de la musique, ou boycottent les séances de piscine pendant le ramadan, par peur de « boire la tasse », et de rompre involontairement le jeûne.

Des enfants menacés, frappés parce qu’ils mangent du porc

Les interdits religieux sur la nourriture passent désormais toute mesure. Non seulement les enfants refusent le porc, mais ils refusent de déjeuner à côté d’enfants qui mangent du porc. Dans certaines écoles, des dizaines d’enfants ont refusé toute viande, en l’absence de garantie qu’elle était « halal ». Les enfants non musulmans mais aussi musulmans qui mangent ce qu’ils ont dans leur assiette, sont menacés, injuriés, voire frappés.

Des parents distribuent à la sortie des écoles des tracts et des pétitions pour que, dès l’école primaire, une stricte séparation des garçons et des filles, conforme aux règles du Coran, soit opérée. Du coup les écoles cessent d’organiser des sorties, de peur que ce genre d’activité, à l’extérieur de l’école, ne dégénère.

Mais des parents commencent aussi à s’organiser pour exprimer leur exaspération et leur révolte. Dans certaines écoles, les cours sur l’étude des religions sont boycottés car les parents constatent qu’ils se transforment en séances de conversion.

Il n’est pas impossible que Collomb ait donné sa démission après la lecture de ce rapport, qui, pour le coup doit certainement heurter aussi ses convictions. Car si c’est ça le « vivre ensemble » maçonnique….

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent