La Commission européenne pour la privatisation de l’eau

La Commission européenne pour la privatisation de l'eau

21/03/2014 – BRUXELLES (NOVOpress) – La Commission européenne n’imposera pas de lois pour reconnaître l’eau comme un droit humain. Avant cette décision, 1,7 millions de citoyens de l’UE ont voté contre la privatisation de l’eau. Les critiques appellent cette décision une “gifle au visage des citoyens.” Selon le réseau “Mouvement européen pour l’eau”, « le fort appui de la Commission pour la privatisation va à l’encontre de la tendance croissante en Europe (…) la privatisation ne livre pas forcément les bienfaits annoncés. Paris et d’autres villes ont récemment re-municipalisé leurs services d’eau en raison de mauvaises expériences avec la privatisation. En 2004, le gouvernement néerlandais a adopté une loi interdisant la délégation du service public de l’eau au secteur privé et la Cour constitutionnelle italienne a jugé que toute législation future tentant de privatiser les services publics serait inconstitutionnelle. »

Crédit photo : cpdg via Flickr (cc)

L’Irlande toujours surveillée de près par la Troïka

L’Irlande toujours surveillée de près par la Troïka

22/07/2013 – 15H00
DUBLIN (NOVOpress Breizh) –
« Les progrès sont fragiles et doivent être préservés par une volonté sans faille d’exécuter le programme ». Selon l’agence Reuters les inspecteurs de la Troïka – Fonds monétaire international, Banque centrale européenne et Commission européenne – chargés de veiller à l’application des mesures de tutelle prises à l’égard de l’Irlande suite à la crise des subprimes, ont rappelé au gouvernement de Dublin qu’il n’était pas question que ce dernier relâche ses « efforts ».

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Sécurité alimentaire : Bruxelles autorise les farines animales pour les poissons

Sécurité alimentaire : Bruxelles autorise les farines animales pour les poissons

15/02/13 – 18h00
BRUXELLES (NOVOpress)
– Alors que le scandale de la viande chevaline dans les barquettes surgelées de lasagnes Findus a remis au premier plan la question de la sécurité alimentaire au sein d’un système agro-alimentaire mondialisé de plus en plus difficilement contrôlable, la Commission européenne vient d’annoncer qu’elle autorisait à nouveau l’utilisation de farines animales pour l’alimentation des poissons d’élevage.

Les poissons d’élevage pourront donc à nouveau être nourris avec des farines de porc et de volailles à compter du 1er juin.

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Briquets : Bruxelles préfère laisser le champ libre aux Chinois

Briquets : Bruxelles préfère laisser le champ libre aux Chinois

04/12/2012 – 16H00
REDON (NOVOpress Breizh) –
Bic a perdu la partie : la Commission européenne a émis lundi 26 novembre, une recommandation tendant à ne pas renouveler les mesures anti-dumping sur les briquets fabriquée en Chine, en vigueur depuis 1981. Il s’agit de la seule barrière à l’entrée en Europe de briquets bas de gamme, parfois non conformes aux règles de sécurité. La décision doit être officialisée d’ici le 12 décembre. La encore, la primauté du principe de la « concurrence libre et non faussée » l’a emporté, religion que pratique le commissaire européen au commerce, Karel de Gucht (photo ci-dessus).

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La Commission européenne s’en prend à Gazprom

La Commission européenne s’en prend à Gazprom

06/09/2012 — 20h00
BRUXELLES (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) —
La Commission européenne a entamé une procédure officielle contre l’entreprise gazière russe Gazprom, pour « entrave à la concurrence sur les marchés du gaz en Europe centrale et orientale ». La Commission soupçonne Gazprom d’y avoir « empêché la diversification de l’approvisionnement en gaz » et « imposé à ses clients des prix du gaz injustifiés en les liant aux prix du pétrole ».

Ce faisant, la Commission prend le parti de pays comme la Lituanie, en froid avec Moscou. Sous des dehors très juridiques, cette initiative est en réalité un nouvel acte de la diplomatie du gaz : en effet, Bruxelles ne supporte pas que Gazprom ait plus de succès que l’Union européenne dans ses projets gaziers.

Crédit photo : DR

Une diplomate européenne impliquée dans une agression à l’encontre de policiers au Tadjikistan

Une diplomate européenne impliquée impliquée dans une agression à l'encontre de policiers au Tadjikistan

13/06/2012 – 14h00
PARIS (NOVOpress) —
Malika Malki, diplomate de nationalité française attachée à la représentation de la Commission Européenne au Tadjikistan, est impliquée dans une agression à l’encontre de fonctionnaires de police Tadjike, et va être expulsée du Tadjikistan.

Les événements se sont produits dans la nuit du 3 au 4 juin dans un café du centre de Douchanbe, la capitale de ce pays d’Asie Centrale. Malika Malki et son compagnon Jalal Kazzu, sous l’emprise de l’alcool et après avoir insulté la chanteuse du cabaret et sa fille, ont blessé un lieutenant et deux commandants de la police Tadjike. Mme Malki a tenté de briser une bouteille sur la tête d’un membre de l’assistance et, une fois transférés au poste de police, elle et son compagnon ont saccagé le mobilier brisant tables et chaises.

M. Kazzu a été renvoyé en France immédiatement. Mme Malki bénéficie, quant à elle, d’un délai dû à son statut diplomatique.

[box class=”info”]Sources : (Anglais) www.avesta.tj / (Russe) www.centrasia.ru[/box]

Autriche : le FPÖ demande à la Commission européenne de cesser le financement de l’agriculture génétiquement modifiée

Autriche : le FPÖ demande à la Commission européenne de cesser le financement de l'agriculture génétiquement modifiée

20/03/2012 – 09h30
VIENNE (NOVOpress via ots.at) —
Malgré les efforts des lobbies œuvrant en faveur des biotechnologies, les populations européennes restent majoritairement hostiles aux OGM, pourtant présentés par leurs producteurs comme la solution miracle tant aux problèmes écologiques que même à la faim dans le monde.

Norbert Hofer, porte-parole chargé de l'environnement au FPÖ
Norbert Hofer, porte-parole chargé de l'environnement au FPÖ

Las ! Il s’avère maintenant, selon Norbert Hofer (photo ci-contre), porte-parole chargé de l’environnement au FPÖ (Freiheitliche Partei Österreichs, Parti autrichien de la Liberté), que le maïs génétiquement modifié qui revient nettement plus cher à l’achat que les semences traditionnelles, nécessite en plus – dépense non négligeable – l’usage d’une plus grande quantité de pesticides.

Pire, mais cela ne devrait au fond guère étonner les spécialistes de la question, la requête présentée à Monsanto, pourtant navire amiral de la recherche en biotechnologies, de mettre au point un insecticide pour combattre la résistante chrysomèle, semble avoir mis l’entreprise au pied du mur. Toutes les belles promesse faites par les supporters de la technologie génétique en seraient d’un coup devenues obsolètes. Plus grave encore, comme le confirment des études de chercheurs renommés qui ont alerté sur ce point les organismes sanitaires américains, le rendement global des 160 millions d’hectares de plantes génétiquement modifiées de par le monde serait en baisse.

« Ce qui devait être selon Monsanto et Cie une solution à la faim dans le monde, se mue en une aggravation de ce problème. Si l’on y rajoute les risques de dissémination et les risques sanitaires qu’entraînent l’usage de semences génétiquement modifiées et également les aliments qui en sont issus, on peut clairement affirmer que la faillite de cette technologie est démontrée. Je demande donc en conséquences à la Commission européenne de cesser de financer la recherche en agriculture génétiquement modifiée, et de réaffecter ces fonds en faveur d’une agriculture plus écologique et relocalisée », insiste Norbert Hofer.

Photo en une : champ de maïs au Liechtenstein. Crédit : Paranoid via Wikimedia (cc)

Pour la Commission de Bruxelles, boire de l’eau ne prévient pas la déshydratation

Pour la Commission de Bruxelles, boire de l’eau ne prévient pas la déshydratation

01/12/2011 – 15h00
BRUXELLES (NOVOpress Breizh) – Ce n’est pas un canular : pour la Commission européenne, il n’est pas démontré que boire de l’eau empêcherait la déshydratation. L’administration bruxelloise vient donc d’interdire aux producteurs d’eau en bouteille de mentionner sur les étiquettes que boire de l’eau prévient la déshydratation. Retour sur une histoire d’eau qui défraye la chronique.

Après trois années d’enquête (!), vingt-et-un scientifiques réunis à Parme (Italie) sont en effet arrivés à la conclusion qu’il n’y avait pas de preuves suffisantes pour affirmer que boire de l’eau prévenait la déshydratation. La Commission européenne en a aussitôt tiré les conclusions et a interdit aux producteurs européens d’eau en bouteille de l’affirmer sur leurs produits. Avec, à la clé, une peine de deux ans d’emprisonnement pour les contrevenants. 

Le règlement (UE) n° 1170/2011 de la Commission en date du 16 novembre 2011 concernant « le refus d’autoriser certaines allégations de santé portant sur les denrées alimentaires et faisant référence à la réduction d’un risque de maladie »  signé par le président José Manuel Barroso en personne a été publié au Journal officiel de l’Union européenne du 17/11/2011. 

A l’origine, deux médecins allemands, Andreas Hahn et Moritz Hagenmeyer, avaient saisi la Commission européenne aux fins de savoir s’il était permis de mentionner sur les bouteilles d’eau que « la consommation regulière de quantités significatives d’eau peut réduire le risque de survenue d’une déshydratation et d’une baisse concomitante de performances ». A priori rien de bouleversant. Grave erreur. 

José Manuel Barroso : le président de la Commission veille sur la santé des Européens (Photo Guillaume Paumier Licence CC)La décision n’a bien entendu pas manqué de provoquer pas mal de commentaires ironiques ou indignés sur la folie réglementatrice de l’administration européenne. Le député européen Roger Helmer (G-B) a déclaré que la décision était «  d’une stupidité abyssale. L’euro est en feu, l’Europe s’effondre et il y a des technocrates grassement payés pour s’interroger sur les qualités évidentes de l’eau et pour tenter de nous interdire le droit de dire ce qui est évident. S’il fallait un exemple pour démontrer la folie que représente le projet européen, c’est celui-ci. » Dans un langage plus diplomatique, le ministère de la Santé britannique a tenu à préciser « qu’évidemment que l’eau hydrate. Bien que nous supportions l’Europe dans la prévention des affirmations mensongères à propos des produits, il est important de garder le sens commun. » 

Certains ont toutefois pris la défense de la Commission en expliquant que la déshydratation n’est pas forcément causée par le fait de boire trop peu. La déshydratation peut en effet être causée par un manque d’électrolytes comme le sodium ou le potassium. D’autres ont estimé justifiée  l’explication des scientifiques européens qui ont affirmé, pour justifier leur refus, que « la teneur en eau dans le corps est un symptôme de déshydratation, et non quelque chose qui puisse être contrôlé par le fait de boire de l’eau ». 

Quoi qu’il en soit, en cette période particulièrement agitée que connait l’Union européenne, d’aucuns estimeront rassurant de savoir que M. Barroso et ses collègues, à défaut de trouver une solution à la crise de l’euro, consacrent une partie importante de leur précieux temps à veiller avec un soin jaloux sur la santé des Européens. Dans ce domaine on  peut même constater qu’ils n’hésitent pas à se mouiller. 

[box class=”info”]Crédit photo Une : Olybrius sous licence CC[/box]