Le glas de Schengen

30/10/2015 – EUROPE (Présent 8473)

« Jamais je n’aurais imaginé assister à un tel spectacle », a soupiré Jean-Claude Junker, président de la Commission européenne. Ce « spectacle » ce sont ces murs qui se construisent, ces barbelés qui se hérissent où vont l’être, ce sont ces invectives entre pays voisins, frères hier, les accusations des uns, les menaces des autres : bienvenue dans l’espace Schengen.

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Avant, des douaniers bon enfant gardaient les frontières des États européens, aujourd’hui, ce sont des policiers, des militaires en tenue de combat. Et devant ce « spectacle », celui des « réfugiés », hommes, femmes et enfants qui piétinent dans la boue et le froid, meurent parfois, la Commission européenne confesse son impuissance, dépassée, submergée, essayant régulièrement, mais en vain de reprendre le contrôle de la situation. Elle admoneste ses membres, menaçant de représailles financières ceux qui résistent comme ils peuvent à l’invasion. Laquelle va s’amplifier dans les semaines qui viennent, on prévoit, au bas mot, 100 000 Syriens de plus en route vers l’Europe, à cause des frappes russes.

À l’évidence, la « libre circulation des personnes » a vécu, l’espace Schengen est une coquille qui se vide chaque jour davantage. La question est de savoir si l’on va organiser le repli en bon ordre ou si on va jusqu’au bout de ce processus de décomposition qui s’achèvera dans le chaos et la ruine. Car tout cela coûte très cher, Bruxelles a autorisé les pays membres à déroger au pacte de stabilité pour faire face aux dépenses occasionnées par l’accueil des « réfugiés ». En France, un amendement discret au budget 2016 a prévu 100 millions d’euros à cette fin.

Quel est le premier gouvernement qui aura le courage de dénoncer les accords de Schengen avant qu’ils ne se désagrègent d’eux-mêmes complètement dans la confusion et la panique ? Si Angela Merkel, par son inconscience, sa « générosité » dont ni son pays ni l’Europe n’ont les moyens, est à l’origine de la crise actuelle, le mal vient de plus loin.
À l’origine, en 1985, ces accords visent seulement à étendre à la France et l’Allemagne la libre circulation qui existe déjà entre les pays du Benelux.

Cinq pays, homogènes économiquement et socialement, c’était raisonnable. Puis, les unes après les autres, la plupart des nations de l’Union s’y sont agrégées. À la chute de l’empire soviétique, les États libérés de sa tutelle ont peu à peu été intégrés à cet espace, mais ils n’avaient pas le choix : c’était une condition pour adhérer à l’Union. Bruxelles les a donc admis à tour de bras croyant, naïvement, que l’Europe « libérée » des frontières allait être plus prospère.

Mais la faute la plus grave, ce fut le traité d’Amsterdam en 1997 qui a étendu aux étrangers, « quelle que soit leur nationalité », la libre circulation. Jusque-là chaque pays conservait les « migrants » qu’il accueillait, depuis ils peuvent aller où ils veulent. Ils se bousculent aujourd’hui pour se rendre en Allemagne. Alors que sonne le glas de Schengen, il faut que soient restaurées les frontières anciennes pour éviter les barbelés sauvages et les murs fragiles édifiés à la hâte.

Guy Rouvrais

«Réfugiés»: nouveau fiasco au sommet

27/10/2015 – EUROPE (Présent 8470)

Dimanche, s’est donc tenu un énième sommet des dirigeants de l’Union européenne pour faire face à la « crise des réfugiés ». C’est toujours dans l’urgence que de telles réunions sont convoquées, car les pays de l’Union, au sud et à l’est surtout, sont régulièrement débordés, affolés, depuis qu’Angela Merkel a invité les « migrants » à s’installer chez elle. Elle a eu beau fermer ses frontières quelques jours plus tard, les cohortes étaient en marche.
Mme Merkel cherche depuis à se débarrasser du fardeau sur les autres pays de l’Union, mais aussi la Turquie musulmane. Rien ne peut arrêter la marée montante de ceux qui cherchent un havre en Europe. Rien, si ce n’est la Hongrie qui a édifié un mur à sa frontière, qui est aussi celle de l’espace Schengen.

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Viktor Orban, le chef du gouvernement hongrois, est en train de faire école, et c’est ce que redoutent ses partenaires de l’Union. C’est là une des raisons de ce sommet. En effet, les Premiers ministres serbe, roumain et bulgare ont lancé un ultimatum à Bruxelles : « Nos trois pays sont prêts, si l’Allemagne, l’Autriche et d’autres États ferment leurs frontières, à fermer les nôtres au même moment. » On comprend leur exaspération et leur révolte quand on sait que la Slovénie, dont la superficie excède à peine 20 000 km2, a reçu près de 13 000 « migrants » en une journée. Rapporté à sa population, cela représente l’équivalent d’un demi-million de personnes arrivant en Allemagne en 24 heures !

La réponse de Jean-Claude Junker, président de la Commission européenne, tient en 16 propositions pour « restaurer la stabilité de la gestion des migrations dans la région et ralentir les flux » à travers « une approche collective transfrontalière ». Cet intitulé est mensonger : on ne peut « restaurer la stabilité » d’une prétendue « gestion », car la situation n’a jamais été gérée, mais subie. Ce qu’il faut, ce n’est pas « ralentir » le flux, mais l’inverser.

Parmi ses propositions, on notera cette mesure : une ligne téléphonique directe entre les cabinets des dirigeants de tous les pays concernés va être rapidement établie, pour qu’ils puissent se tenir informés en temps réel. Car figurez-vous que cela n’existait pas encore, ils devaient donc être informés comme tout le monde en regardant la télévision.
Il y a aussi le déploiement immédiat d’un contingent de 400 gardes-frontières en Slovénie, ce qui est dérisoire eu égard à la masse de ceux qui s’y pressent. La grande annonce, que nous devrions applaudir, étant la création de 100 000 places d’accueil pour les « réfugiés » en Grèce et dans les Balkans. Or l’Allemagne prévoit d’en accepter 800 000 à un million, qui transiteront par ces pays. Mais, surtout, rien n’est prévu pour l’expulsion des faux réfugiés et vrais pique-assiette économiques.
Rappelons qu’en France, 95 % des déboutés du droit d’asile ne rentrent jamais chez eux. Une fois de plus, ce sommet est un fiasco, une gesticulation médiatique pour bavarder entre soi au lieu d’agir pour protéger l’Europe.

Guy Rouvrais

Invasion migratoire: un sommet européen ferme… en façade

26/10/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Réunion au sommet pour les Etats des Balkans, convoqués par Jean-Claude Juncker pour parler invasion migratoire. Un sommet de plus avec fermeté affichée face à la crise migratoire… un sommet de plus qui montre qui est à la manœuvre en Europe.

Nouveau sommet de la dernière chance pour arrêter le flux migratoire. Dix jours après un Conseil européen déjà consacré au sujet, qui n’a donc pas eu le temps de produire le moindre résultat, cette édition rassemblait hier tous les pays concernés de près ou de loin par la « route des Balkans ». Ceux qui sont en première ligne -Bulgarie, Croatie, Grèce, Hongrie, Roumanie, Slovénie- mais aussi les pays de destination : Allemagne, Autriche, Pays-Bas et Suède. De plus, trois pays non membres (Albanie, Macédoine et Serbie) étaient conviés. Notons l’absence de la France, le pays étant juste bon à accueillir les réfugiés de second ordre dont l’Allemagne ne veut pas, il est logique que le vice-chancelier n’aie pas été convié.

A croire que l’invasion migratoire finit par affoler Angela Merkel, qui a convoqué ce sommet par l’intermédiaire de son homme lige, Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne et non par Donald Tusk, le président du Conseil, habituel maître de cérémonie des réunions de leaders européens. Dans des cénacles aussi épris de protocoles et de procédures, le procédé cavalier en dit long…
Peut-être Merkel est-elle d’accord avec la prophétie du Premier ministre slovène Miro Cerar : « Si nous ne prenons pas d’actions immédiates et concrètes sur le terrain dans les jours et semaines à venir, je pense que l’UE va commencer à s’effondrer »

Convocation qui sera d’ailleurs la principale mesure de fermeté que l’on retiendra de ce sommet… animé par les querelles entre pays se renvoyant la responsabilité de la crise : la Slovénie, qui a vu affluer plus de 60.000 réfugiés en quelques jours, accuse la Croatie de laisser passer tout le monde sans contrôle. De leur côté, la Serbie, la Roumanie et la Bulgarie ont menacé de fermer leurs frontières si l’Allemagne ou l’Autriche faisaient de même sur une longue période. Personne n’a toutefois eu l’outrecuidance de pointer du doigt la responsable majeure, Angela Merkel, pour avoir ouvert la boîte de Pandore que tout le monde s’efforce maintenant de refermer, avec le succès que l’on sait.

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Invasion migratoire : à Bruxelles, sommet de dupes, la Turquie grande bénéficiaire

16/10/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Entre les promesses non tenues qui s’accumulent et les concessions bien réelles à la Turquie, le dernier sommet de l’Union européenne consacré à la crise migratoire ressemble fort à un nouveau marché de dupes.

Les hotspots destinés à canaliser et comptabiliser les « migrants » ? Promis et pas tenus, sauf deux en sous-effectif flagrant, à Lampedusa (Italie) et Lesbos (Grèce). La zone tampon « démilitarisée » le long de la frontière turco-syrienne afin d’accueillir les réfugiés ? Aux oubliettes. Les renforts pour Frontex et l’EAS0, le bureau européen d’appui à l’asile, l’agence chargée d’aider les pays européens à gérer les frontières extérieures de l’UE ? On les attend encore. Les assauts de fermeté des dirigeants allemands ou français, expliquant que seuls les « vrais » réfugiés seraient accueillis et les migrants économiques refoulés ? Des ronds dans l’eau du marécage médiatique. Sommet après sommet, l’Union européenne accumule les promesses de fermeté non tenues et les renoncements bien réels.

 

Rien de surprenant donc à la lecture du bilan de celui qui s’est clos hier. Côté nouvelles promesses qui n’engagent que ceux qui y croient, la création d’un corps de garde-frontière européen… Ce pas acté, mais pour Hollande, « l’idée a progressé »… c’est dire si le projet a peu de chance de voir le jour avant la fin des temps. Afin de soigner l’image humanitaire de tout le monde, l’Union européenne ouvrira six camps d’accueil pour réfugiés dans le sud de la Turquie et pour rassurer la Grèce et la Bulgarie il est prévu une fois de plus un renforcement de la coopération entre Frontex, les garde-côtes grecs et les garde-côtes turcs.

La Turquie puisqu’on en parle, qui est la principale bénéficiaire des renoncements de l’UE. Le pays, qui accueille plus de deux millions de Syriens, est en effet en position de force face à l’UE. C’est lui qui est en mesure d’ouvrir ou de fermer (du moins partiellement) les vannes des flots de « réfugiés » qui déferlent sur l’Europe.

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Invasion migratoire : le tour de vis de l’Union européenne ?

10/10/10/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne ont annoncé leur volonté de reconduire davantage de clandestins.

Trop c’est trop ? À entendre les ministres de l’Intérieur des membres de l’U.E., il est permis de le penser. Ils veulent en effet expulser plus de clandestins et annoncent des moyens dans ce sens.
« L’augmentation du taux de reconduite doit avoir un effet dissuasif sur l’immigration clandestine »,
annoncent les ministres dans un communiqué commun. Ils envisagent même la détention de personnes violant la loi comme « un moyen légitime en dernier ressort » pour éviter qu’ils ne disparaissent dans la nature. Sans doute pour compenser cette excessive fermeté affichée, ils ont aussi annoncé des aides financières pour convaincre les pays d’origine d’accepter le retour de leurs ressortissants reconduits.
Chaque année, plusieurs centaines de milliers de demandeurs d’asile déboutés et d’étrangers dont le visa est arrivé à expiration restent en Europe.
Quelque 400.000 ordres d’expulsion ont été délivrés l’an dernier, mais seuls 40 % d’entre eux ont été appliqués, selon les chiffres de la Commission européenne.

Pourtant, cet effort est en trompe-l’œil. Il s’agit moins de faire baisser les flux que de faire de la place à ceux qui le « méritent »
nous ne pouvons accueillir et soutenir les réfugiés ayant besoin d’être protégés que si ceux qui n’en ont pas besoin ne viennent pas ou sont rapidement reconduits, a déclaré le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière,

Jean-Claude Juncker a déclaré de son côté que 25 millions de personnes étaient en déplacement dans des régions proches de l’Europe, plus que le continent ne pouvait en accueillir, de l’aveu même du président de la Commission européenne. aurait-il des remords pou des inquiétudes après avoir tout fair pour favoriser l’invasion migratoire de l’Europe ?

Marine Le Pen attaque

08/10/10/2015 – POLITIQUE (Présent 8457)

Merkel et Hollande, en se présentant ensemble au Parlement européen, voulaient sans doute entrer dans l’histoire comme Mitterrand et Kohl, en 1989, quelques semaines après la chute du mur de Berlin. Mais il y a un quart de siècle, il s’agissait de célébrer à Strasbourg la liberté recouvrée de nations captives, alors qu’aujourd’hui, au contraire, leurs successeurs veulent museler celles qui entendent se libérer de la tutelle allemande et qui refusent qu’on leur impose d’abandonner des pans de leur territoire à des « réfugiés », des clandestins et parmi eux nombre de terroristes.
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Merkel et Hollande n’ont pas joué la difficulté, ils ont prêché devant un parterre majoritairement composé de convaincus, ils ont obtenu de faciles applaudissements. S’il n’y avait eu la présence de Marine Le Pen et ses quatre minutes d’une intervention aussi vigoureuse que pertinente, nul n’aurait porté la voix des millions d’Européens qui refusent cette Europe de l’austérité, des frontières ouvertes aux étrangers, une Europe de la contrainte pour ses ressortissants, de la punition pour les nations indociles.

Le chef du gouvernement allemand et celui de l’État français ont en commun un manque certain d’imagination ! Pour porter remède à une crise, celle des « réfugiés », que tout le monde s’accorde à juger sans précédent, ils n’ont que leurs vieilles recettes, que dis-je, leur seule recette, ainsi rappelée par Angela Merkel : « Il nous faut plus d’Europe ».
Depuis Maastricht, nous avons eu toujours plus d’Europe et toujours moins de liberté, moins de croissance, moins d’emplois et plus d’immigrés. Ça ne fait rien, continuons quand même, les lendemains chanteront un jour, foi de Merkel !
Et Hollande, celui que Marine Le Pen appelle avec justesse « le vice-chancelier », de renchérir dans le style « je dirai même plus » : « Le débat, il n’est pas entre moins d’Europe et plus d’Europe, il est entre l’affirmation de l’Europe ou la fin de l’Europe. » Comme si l’Europe n’avait pas existé avant l’Union européenne !

Que se passerait-il s’il n’y avait pas « plus d’Europe » ? Ce serait « le retour des frontières nationales, le démantèlement des politiques communautaires, l’abandon de l’euro », a dit le président français. Ce que François Hollande présente aux élus européens comme l’Apocalypse serait pour des millions d’Européens la libération à laquelle ils aspirent, ce dont témoignent les élections dans de nombreux pays, dont le nôtre.
Si le débat est entre l’aggravation de leur Europe ou sa fin, il convient de le trancher et non point de le fermer. C’est aux peuples européens de se prononcer. Mais ni Hollande ni Merkel, ces grands démocrates, ne veulent leur poser la question. Ils savent ce qui est bon pour nous et que nous répondrions « mal ».

On avait omis de nous préciser que le « oui » à Maastricht, prononcé du bout des lèvres il y a 25 ans, était irréversible et qu’il nous engageait pour toujours, le droit à la parole nous étant dès lors interdit, sauf pour acclamer le numéro de duettistes exténués de Merkel et Hollande.

Guy Rouvrais

Hollande et Merkel au Parlement européen de Strasbourg le jour anniversaire de Lépante

08/10/10/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Hier, François Hollande, président français, et Angela Merkel, la chancelière allemande, discouraient devant le Parlement européen. Au menu : crise des clandestins, accueil des réfugiés, crise en Syrie et en Ukraine, menaces terroristes islamistes, dépression économique. Les deux chefs d’État se sont exprimés tour à tour.
François Hollande a surtout annoncé un partenariat avec la Turquie qui est, je cite : « Nécessaire si nous voulons que la Turquie nous aide nous mêmes ». Fin de citation.
Aurait il oublié l’histoire ? Son discours a été prononcé le jour anniversaire de la bataille de Lépante, où les Européens ont vaincu les turcs.



Marine Le Pen : Hollande, « vice-chancelier de la province France », Merkel « irresponsable », « le peuple a soif de France ! »

08/10/10/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Marine Le Pen avait prévenu que sa réponse au discours du couple Merkel/Hollande au parlement européen allait marquer les esprits, elle n’a pas menti ! Fustigeant en deux minutes trente l’inexistence politique de Hollande sur le plan national et international, la volonté hégémonique de l’Allemagne couplée à l’irresponsabilité de Merkel dans la crise migratoire et l’échec de l’Union Européenne à mener une politique de prospérité et de liberté, elle a parfaitement résumé le sentiment de très nombreux Français et Européens.


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Traité transatlantique : même le « TAFTA-boy » du gouvernement français est contre !

29/09/2015 – ÉCONOMIE (NOVOpress)
Mieux vaut tard que jamais. Matthias Fekl, secrétaire d’État au commerce extérieur très en colère, menace les États-Unis de suspendre les négociations du Traité transatlantique.

C’est l’histoire d’un rond de cuir qui avait tout pour lui, mais qui va mal finir si ça continue.
A 37 ans, en 2014, Matthias Fekl, brillant élément de père allemand et de mère Française, qui a enchaîné Normale Sup, Science Po et l’ENA, entre autres diplômes, est nommé secrétaire d’État au commerce extérieur. Il faut dire qu’entre son histoire familiale et ses convictions européistes, le couple franco-allemand, la négociation, tout ça, il connaît. Il est même, honneur insigne pour un mondialiste dynamique comme lui, intégré au programme « Young Leaders » de la French-American Foundation.

Mais alors qu’est-ce qui lui prend, au petit ? Il avait été mandaté pour négocier au nom de la France le Traité transatlantique, ce machin qui vise à broyer ce qui reste de nation, d’État et d’identité au plus grand profit des firmes transnationales. Bref, il devait faire comme son grand « patron » (on hésite à employer ce mot en parlant de Hollande, avec lequel Matthias Fekl partage un petit air de famille bonhomme), suivre le mouvement bien gentiment, sortir une blaguounette de temps en temps et tâcher de ne pas trop se prendre les pieds dans le tapis pour ne pas contrarier les grands frères américains. Et on pensait qu’avec son parcours, « libre-échange », « croissance », « consommation », tout cela sonnerait doux à ses oreilles, comme à celles de Hollande quand il y a six mois à peine, il appelait à une accélération du processus et souhaitait une signature « le plus vite possible ».

Mais voilà-t’y pas qu’il nous pique sa crise, l’ado attardé ! Dans une interview parue lundi 28 septembre dans Sud-Ouest, Fekl menace les États-Unis de suspendre les négociations du TAFTA/TTIP si nos amis américains ne montrent pas un peu plus de bonne volonté.

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C’est que voilà, il a des choses à dire et personne ne l’écoute (un peu comme Hollande, en somme). L’accès des marchés publics américains fermé aux entreprises européennes , on en parle dans le traité de libre-échange ? s’époumone-t-il. Et pour le marché agricole US tout verrouillé, on fait quoi, déjà ? Rien ? On peut au moins protéger nos indications géographiques, comme les appellations « Champagne » ou « Camembert de Normandie » ? Non, pas de réponse non plus ?

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Bruxelles passe en force

24/09/2015 – EUROPE (Présent 8446)

Cela s’appelle « tordre le bras » des récalcitrants ou employer des « instruments de torture », selon Merkel, la réalité est la même : piétiner la souveraineté des Etats membres qui refusent de recevoir sur leur territoire un quota de « migrants ». Ce que la Slovaquie appelle plus justement un « diktat ». Les ministres de l’Intérieur, réunis à cette fin mardi, l’ont voté à la majorité qualifiée, la Hongrie, la Slovaquie, la République tchèque, la Roumanie s’y opposant. Ça ne fait rien ! Ce sera « obligatoire », a tenu à préciser François Hollande, ajoutant que la loi de la majorité s’applique. C’est là un des fruits pervers du calamiteux Traité de Lisbonne, ersatz de la Constitution européenne rejetée, que d’avoir substitué la règle de la majorité à celle de l’unanimité qui avait prévalu jusque-là. Et cela afin de sortir de l’impasse où pouvait se trouver l’Union en cas de désaccord entre ses membres.

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C’était reconnaître que les initiatives européennes ne faisaient plus l’unanimité et que, derrière la façade de l’Union, la maison était fissurée. Il eût été de préférable de se demander pourquoi, au lieu de changer le mode de décision, esquivant le problème au lieu de le traiter. D’autant que cela ne change rien ! Qu’est-ce que signifie « obligatoire » ? Va-t-on forcer les pays récalcitrants à accepter ceux dont ils ne veulent pas ? Violera-t-on leurs frontières pour y débarquer un contingent de « réfugiés » ? Bien sûr que non ! L’Union européenne n’a pas d’armée pour s’imposer par la force, nous épargnant ce qui serait une guerre de sécession.

Il y aura donc des sanctions financières, ce que le vice-chancelier allemand social-démocrate, Sigmar Gabriel, exprime ainsi : « Ceux qui ne partagent pas nos valeurs ne peuvent pas espérer durablement notre argent. » Car les « valeurs » de l’Europe comprennent l’obligation d’ouvrir sa porte à tous ceux qui y frappent. Quand l’Union a proposé aux Etats de l’Est de la rejoindre, on ne leur avait demandé que de respecter les critères économiques de convergence en échange de l’aide financière, pas de renoncer à leurs droits souverains en ouvrant leurs frontières sur injonction de Bruxelles.

Cette crise a au moins un mérite : ouvrir les yeux de ceux qui n’ont pas encore compris que cette Europe-là est une machine à broyer l’indépendance des peuples, violant par là même ses propres principes, dont le respect de la souveraineté des États pour ce qui est du régalien. Mais aussi celui de subsidiarité, inscrit dans le Traité de Maastricht ainsi piétiné par Martin Schulz, président du Parlement européen : « Quand on laisse les Etats seuls s’occuper de la crise migratoire, rien ne bouge. » Rappelons qu’il s‘agit de « placer » 120 000 réfugiés, ce quota étant déjà dépassé, les « experts », y compris bruxellois, en annoncent un million dans un an. Les pays qui résistent ont déjà compris, eux, que si l’on met le doigt dans cet engrenage, l’Europe sera bientôt submergée et que c’en sera fini de la souveraineté de tous.

Guy Rouvrais

Invasion : le sursaut

21/09/2015 – POLITIQUE (Présent 8444)
Maître Frédéric Pichon est avocat au Barreau de Paris et vice-président du SIEL, une formation présidée par Karim Ouchikh et associée au Rassemblement Bleu Marine. Il est connu pour avoir défendu de nombreux militants patriotes poursuivis devant les tribunaux pour leurs idées. Il organise un rassemblement à proximité de l’ambassade d’Allemagne le jeudi 24 septembre à 19 h 30, 24 rue Marbeau 75116 Paris (Métro Porte Maillot ou Porte Dauphine), pour protester contre la politique migratoire de l’Union européenne et d’Angela Merkel.

— Pouvez-vous préciser le sens de votre manifestation ?
Le but de cette manifestation est de protester contre la politique absolument irresponsable des autorités européennes pratiquée sous l’égide de Madame Merkel et qui vise à imposer, à l’insu des peuples d’Europe, une vague d’immigration massive absolument sans précédent dans son histoire. Sous couvert de philanthropie et d’humanisme, on ouvre les vannes d’un phénomène incontrôlable qui risque d’avoir des conséquences absolument dramatiques. À terme – car il ne faut pas se leurrer, l’immigration est devant nous – ce phénomène risque d’entraîner la disparition de la France et de l’Europe, la submersion de leur identité et les ravages d’une terrible guerre civile.

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— Pourquoi l’ambassade d’Allemagne ?
C’est Madame Merkel qui a ouvert les vannes, sans se concerter avec les autres pays européens, et qui cherche à imposer son diktat d’une main de fer. Alors qu’elle a mis la Grèce à genoux et que des millions d’Européens sont sans travail et sans logement, elle impose aux citoyens d’Europe d’accueillir des centaines de milliers de migrants en menaçant les pays récalcitrants, comme la Hongrie ou la Slovaquie, de sanctions. Par ailleurs, un certain patronat allemand, sans scrupule devant la dénatalité, voit dans l’arrivée de migrants une main-d’œuvre à bon marché.

— L’Allemagne est-elle la seule responsable ?
Bien sûr que non ! Nous entendrons aussi dénoncer l’incroyable inconséquence de nos dirigeants et de nos élites qui, à l’instar de Sarkozy, BHL, Fabius et Hollande, ont soutenu les rebelles en Syrie et déstabilisé la Libye, entraînant de facto le développement de l’État islamique et le chaos migratoire que nous connaissons. Et n’oublions pas (sans sombrer dans le conspirationnisme) le rôle obscur des États-Unis, du Qatar et de l’Arabie saoudite dans le développement de l’État islamique.

— Que faire pour vous aider ?
Relayer au maximum cet événement. Ne soyons plus seulement spectateurs, mais acteurs de notre destin. Les élites françaises et européennes nous méprisent. N’attendons pas qu’ils décident à notre place. Que chaque lecteur de Présent se rende à cet événement, le relaie auprès de lui sur les réseaux sociaux, mobilise ses proches. Comme le dit Soljenitsyne : « Celui qui résiste ne tombe pas, il n’y a que le fuyard qui tombe. »

Propos recueillis par Franck Delétraz

Commission Européenne, CEDH, gouvernements allemand et français : tous complices de l’invasion migratoire !

Commission européenne

Source : Boulevard Voltaire
La Commission européenne distribue en ce moment les bons et les mauvais points. Les gouvernements ayant les politiques immigrationnistes les plus zélées sont félicités ; tandis que les gouvernements qui souhaitent protéger leurs peuples, comme ceux de la Hongrie ou de la Slovaquie, sont brocardés et lâchement abandonnés.

La Commission européenne distribue en ce moment les bons et les mauvais points. Les gouvernements ayant les politiques immigrationnistes les plus zélées sont félicités ; tandis que les gouvernements qui souhaitent protéger leurs peuples, comme ceux de la Hongrie ou de la Slovaquie, sont brocardés et lâchement abandonnés. Frans Timmermans, vice-président de la Commission Européenne, s’est ainsi fendu d’un communiqué qui ne fait pas mystère des intentions profondes de cette institution non élue : « Nous allons mettre à la disposition des autorités françaises jusqu’à 5 millions d’euros supplémentaires. Ces nouveaux fonds serviront à la mise en place d’un campement pouvant offrir une assistance humanitaire pour environ 1.500 migrants (et à) soutenir le transport des demandeurs d’asile de Calais vers d’autres destinations en France. » Il a par ailleurs assuré que la Commission européenne ne refoulerait jamais « ceux qui ont besoin de protection ».

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2,5 millions de signatures contre TAFTA à la poubelle !

Source : wikistrike.com
Nous le savons bien, l’Union européenne est tout sauf démocratique. Nouvel exemple avec le rejet d’une « initiative citoyenne européenne » visant à remettre en cause les négociations autour du traité de libre-échange transatlantique (TTIP/TAFTA). Ce sont 2,5 millions de voix européennes, rassemblées dans le temps record de deux mois, qui sont bafouées. Mieux, en ignorant ce référendum d’initiative populaire, les instances bruxelloises bafouent des règles qu’elles ont elles-mêmes mises en place !

Non, ce n’est pas Legorafi. La Commission Européenne a invalidé l’initiative citoyenne de « Stop TTIP » contre TAFTA qui vient de dépasser le million de signatures. Plus de 320 organisations de la société civile européenne se sont regroupées afin de s’opposer avec fermeté aux traités entre l’UE et les États-Unis (TAFTA/TTIP), mais aussi entre l’UE et le Canada (CETA). Ces millions de voix ne seront malheureusement pas entendues…

2 mois, 1 million d’engagements

C’est du jamais vu. Il n’aura fallu que 60 jours pour rassembler le million de signatures nécessaire pour qu’une initiative citoyenne européenne soit prise en compte par la Commission européenne.
En effet, selon les règles européennes, une « ICE » (initiative citoyenne européenne) doit recueillir un million de soutiens pour orienter la politique de la Commission sur un sujet déterminé. En théorie, une audition publique devrait être organisée au Parlement européen. C’était sans compter sur la décision de la Commission aux relents antidémocratiques.

Refus catégorique de la Commission

Les négociations commerciales sont devenues une priorité pour l’exécutif européen qui vient d’opposer une fin de non-recevoir envers la pétition. Pour le million de personnes impliquées, le statut d’initiative citoyenne européenne s’est vu refusé d’une manière unilatérale. Le pouvoir estime que ces initiatives citoyennes sont prévues pour instaurer de nouvelles lois, pas pour contester un texte en cours de législation. En d’autres termes, la contestation n’est pas autorisée. L’association Stop TTIP a immédiatement saisi la Cour de justice européenne.
Un tel mouvement de masse démontre qu’il existe une véritable inquiétude citoyenne au sein de l’Union européenne concernant ces accords transatlantiques. Selon ces centaines d’associations, les accords représentent un véritable danger pour la démocratie. Nous aurions là le terreau d’une « corporacratie » (si tant est qu’elle n’existe pas déjà), un système de plus en plus gouverné par les multinationales.

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Un virage qui se dessine sur l’immigration

Source : Nouvelles de France
Une intéressante tribune de Jean-Gilles Malliarakis dans Nouvelles de France, montre les fissures de plus en plus importantes dans le mur du silence qui entoure le problème de l’immigration.

Deux pages d’accueil successives sur le site internet du Figaro me donnent à penser que certains blocages sont en train de sauter.
Le samedi 1er août, c’était : « L’immigration, principale préoccupation des Européens », avec à la clef une étude par sondage réalisée ce printemps pour le compte de la Commission européenne.
Ce lundi 3 août au matin c’est : « Migrants : la Mairie de Paris se retrouve sous pression. »

L’affaire de Calais, loin de Paris, loin des plages vacancières, loin de campagnes aujourd’hui encore ensoleillées, loin de Neuilly aussi, plus loin encore des palais nationaux, a longtemps semblé une affaire, désagréable certes, mais que nos technocrates et nos gendarmes allaient régler pendant que nous fermons les yeux.
À Lampedusa, à Mytilène, aux confins de l’Espagne et du Maroc ? Que l’Europe du Sud se débrouille, nous ne voulons pas le savoir.

D’excellents esprits viennent aussi nous assurer que, grâce aux immigrés devenus sémantiquement des « migrants », – avez-vous remarqué l’invasion des éléments de langage ? – nos retraites par répartition allaient être sauvées. Pure illusion, grossier mensonge.

Et puis, aujourd’hui même à Paris, on découvre qu’un lycée désaffecté du 19e arrondissement a été envahi malencontreusement par des « chances pour l’Europe ». Ses occupants illégaux viennent compliquer l’existence tranquillement dépensière d’un des centres de pouvoir les plus infectés d’idéologie bien-pensante et socialo-communiste : l’équipe municipale Hidalgo. La voici obligée de protester par des mots absurdes : « Ce n’est pas en envahissant un équipement public qu’on trouve de l’hébergement », explique-t-on, si j’en crois Le Figaro au cabinet du maire. Accessoirement les mêmes bureaucrates ne nous expliquent pas comment « on » obtient gain de cause.
On nous dit que « la Mairie de Paris refuse également de céder au “chantage inadmissible” des migrants du lycée Jean-Quarré, qui réclament l’aménagement d’un gymnase pour s’y installer. »
« On réfléchit au fait de faire intervenir les forces de police » – réfléchissez, réfléchissez —, mais la situation est claire :

le dialogue est pour le moment rompu. Une réunion de crise devrait se tenir ce lundi matin à la Mairie de Paris pour trouver une solution.

Bien sûr, dira-t-on, c’est la version du Figaro, pas trop favorable à l’insupportable Hidalgo.
Nous sommes certes assaillis de désinformation à jet continu. Mais cela, nous le savons aussi, de plus en plus, avec plus ou moins de conscience de cette dommageable intensité.

La fin des euroscepticismes plus ou moins fabriqués, plus ou moins manipulés, des deux côtés de la Manche, n’est sans doute pas pour demain.
Au moins la purulence grandissante de ce dossier a-t-elle permis à un nombre non négligeable d’Européens d’ouvrir les yeux : on observe dans toute l’Europe le même verrouillage idéologique, dans les salles de rédaction, dans les sacristies régimistes, dans les réseaux de pouvoir.

On aura eu beau forger, ou réinventer, le concept supposé excommunicateur de « populismes » – pouah ! –, un mot qui désignait autrefois les démocrates-chrétiens – dans des régimes démocratiques, même imparfaits, c’est toujours l’opinion qui porte au pouvoir telle ou telle force politique. C’est aussi l’opinion, bonne ou mauvaise conseillère, qui fait évoluer les partis du système, et, s’ils n’évoluent pas c’est enfin l’opinion qui fait gonfler les voiles, plus ou moins éphémères, de partis concurrents, même factices.
Ce qui s’est passé en France depuis 30 ans a été freiné, manœuvré par la rivalité Chirac-Mitterrand, les deux joueurs ayant fait l’un comme l’autre bon marché de l’intérêt du pays, et de l’opinion profonde du peuple, pour ne s’intéresser qu’à leur petit billard politicien.

Ce temps n’est plus. Le billard post-mitterrandien du disciple Hollande ne lui arrive pas à la cheville. Celui des post-chiraquiens n’intéresse plus qu’eux-mêmes et les petits marquis des médias.
Il paraît donc temps, en France et dans toute l’Europe, que les citoyens reprennent les mandats usurpés par la classe politique et captés par les technocrates, redéfinissent ce qu’ils attendent des institutions européennes, et construisent à nouveau, enfin, l’Histoire du continent.

Clandestins : L’UE abandonne les quotas obligatoires

Commission européenne

26/06/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Au terme de négociations marathon, les Etats membres ont abandonné les quotas obligatoires pour les remplacer par des quotas volontaires.

Demi-victoire des anti-immigrationnistes : c’est sur la base du volontariat et non de quotas obligatoires que se fera la répartition des clandestins au sein des États membres de l’Union européenne.
Le sommet de Bruxelles consacré à l’accueil de 40.000 demandeurs d’asile actuellement en Grèce et en Italie et de 20.000 autres clandestins réfugiées hors des frontières de l’UE s’est clos ce matin après sept heures de négociation très tendues. La Hongrie, qui avait qualifié le plan d’absurde, la Bulgarie, l’un des États membres les plus pauvres, sont d’ores et déjà exemptés de ce dispositif. Pour les autres, les clefs de répartition volontaire en fonction de l’économie ou de la population de chaque État seront finalisées d’ici juillet.

Un dispositif volontaire ne peut pas être une excuse pour ne rien faire

a averti le président du Conseil européen Donald Tusk.

Le camp des immigrationnistes affiche sa déception, à l’instar du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui a regretté un plan à « l’ambition modeste » ou du chef du gouvernement italien Matteo Renzi qui a tancé ses collègues :

Ou vous êtes solidaires, ou vous ne nous faites pas perdre notre temps

Bien sûr, il n’a guère été question de traiter le problème à la source, hormis par le lancement d’une opération navale destinée à combattre les réseaux de passeurs en mer Méditerranée, qui se limitera pour le moment à une mission d’observation. On prédit déjà qu’elle servira d’appel d’air aux candidats à l’immigration clandestine, le surcroît de forces navales au large de la Libye forcée de secourir les naufragés ne pouvant qu’inciter les passeurs à leur jeter dans les bras plus d’embarcations.

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Juncker s’adonne au « porno politique » !

02/06/2015 – EUROPE (NOVOpress)
La séance de photo du sommet de Riga, le 22 mai dernier, montre un Jean-Claude Juncker plus que… familier avec ses collègues et les représentants des États participants. La retranscription vidéo de cette séance a d’ailleurs été classée « political porn » (porno politique) par les filtres internet de la Commission Européenne.

https://www.youtube.com/watch?v=1fASN9oYGdw

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, avait-il bu ce jour-là ? fumé des herbes de Provence ? Ou simplement, se sent-il tellement bien dans son rôle de petit satrape de l’Europe qu’il en vient à mépriser totalement Président de la République (bon, ce n’est que Hollande…) Premiers ministres et autres représentants du peuple ?

Crédit photo : capture d’écran de la séance photo du sommet de Riga, le 22 mai dernier : Jean-Claude Juncker gifle le ministre des Affaires étrangères du Luxembourg.

Europe : les fédéralistes poussent leurs pions

25/05/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Berlin et Paris ont envoyé à Bruxelles un document de travail préconisant une gouvernance économique au niveau de la zone euro. Devant l’échec de la zone euro, la fuite en avant.

David Cameron joue-t-il le rôle d’épouvantail pour les europhiles ? C’est peu après sa victoire et son engagement d’organiser un référendum sur la sortie de l’Europe en Grande-Bretagne (et celle de l’eurosceptique polonais Andrzej Duda) que la France et l’Allemagne sortent de leur chapeau une contribution préconisant la mise en place d’un gouvernement économique de la zone euro. Une vieille réclamation française, mais une première pour l’Allemagne, qui, jusqu’à présent, croyait à une Europe encadrée par des règles plus qu’à une union définissant une politique commune.

L’objectif affiché ? Plus de croissance et de convergence au niveau européen, la tenue des déficits semblant être mise au second plan. Finies l’austérité et la réduction des déficits comme alpha et oméga de l’union, ce pourrait être le côté positif de cette démarche. La France et l’Allemagne ont en effet tiré les leçons de l’échec des années de crise financière, où l’UE s’épuisait à colmater les brèches, trouvant des solutions d’urgence pour « sauver » l’Irlande, le Portugal, la Grèce, précipiter l’Union bancaire… Ils acceptent enfin d’aller au bout de la démarche fédéraliste, une monnaie commune sans politique commune étant par nature vouée à l’échec.

Il ne faut donc pas s’y tromper : le carcan européen qui pèse sur les pays ne ferait que se renforcer.

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