Jérôme Rivière : “La commission européenne a choisi de faire venir toujours plus de migrants pour détruire les Nations”

Jérôme Rivière

La Commission européenne s’est engagée à verser un milliard d’euros aux Afghans et aux pays voisins qui ont accueilli des migrants afghans. Pourquoi tant de générosité de la part de l’Europe ?

Réponse de Jérôme Rivière, député européen.

La Commission européenne s’est engagée à verser un milliard d’euros aux Afghans et aux pays voisins de l’Afghanistan qui ont accueilli une partie des réfugiés. C’est généreux…

C’est aberrant. Il y a moins d’une semaine, 12 pays de l’Union européenne, quasiment la moitié des membres de l’Union européenne, se sont adressés à la Commission européenne pour lui demander de financer des barrières physiques aux frontières de l’Union européenne afin de faire face à la vague de migrants accablant les nations et les populations européennes. La commissaire aux affaires intérieures Madame Johanssen a expliqué qu’elle n’y était pas favorable car les fonds européens sont limités.
On répond aux états membres que les fonds européens sont limités pour protéger les frontières et empêcher l’invasion migratoire, et dans le même temps on va distribuer un milliard d’euros de ces mêmes fonds européens en Afghanistan. C’est aberrant et ça dénote bien une politique et une vision migratoires totalement opposées à la volonté des peuples. Cela correspond à un projet qui n’appartient qu’à la Commission en écho avec le pacte sur les migrations. C’est contre cette politique invraisemblable que le groupe Identité et Démocratie, dont font partie les députés du Rassemblement national au parlement européen, se bat.
Cette décision de la Commission n’a aucun sens.

On pourrait penser que cet argent apparait, dans un contexte diplomatique entre le pouvoir des talibans et les 27 pays d’Europe et les États-Unis, comme une volonté de négocier avec ce gouvernement inquiétant.

Comme l’ensemble des parlementaires du Rassemblement national, je récuse toute autorité à l’Union européenne de négocier quoi que ce soit en matière d’affaires étrangères. Les politiques d’affaires étrangères et de défense sont exclues des traités. Ce sont des domaines qui sont du ressort des nations. Il appartient à la France, si elles le souhaite et s’il en va de ses intérêts stratégiques, de choisir ou non de discuter avec les talibans. Quand on arrive à une table de négociation, en donnant un milliard d’euros alors qu’on refuse aux états membres de se protéger contre le problème créé par le régime des talibans avec l’immigration massive, cela s’oppose totalement à la volonté des peuples. La dérive de la Commission est inquiétante. Ils vont toujours plus loin et ils le font avec l’argent des Européens et en particulier avec l’argent des Français.

Il n’y a pas de budget pour sécuriser les frontières, en revanche il y en a un pour encourager les vagues migratoires. Est-ce une volonté idéologique d’ “open society” ?

Bien sûr, lorsque vous dites “open society” vous faites quasiment référence à l’association de Monsieur Soros. C’est un lapsus qui donne le vrai sens des choses ! Aujourd’hui, la Commission qui n’émane d’aucun processus électoral et n’a aucun mandat de la part d’aucun peuple, a choisi le projet poussé par des associations telles que celle de Monsieur Soros, de faire venir toujours plus de migrants pour détruire les nations. Leur objectif est de mettre un terme aux nations et d’essayer de nous fondre dans un espace qui nous réduit à des consommateurs, enlève l’aspect citoyen et veut briser notre civilisation. Les vagues de migrants toujours plus importantes sont pour eux le meilleur outil pour tenter d’y parvenir.
Ce milliard d’euros refusé aux nations européennes pour se protéger est, brutalement et sans discussion au Parlement, accordé aux talibans pour encourager les vagues migratoires toujours plus grandes.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Une association proche du Hamas et des Frères Musulmans certifiée partenaire humanitaire par la Commission européenne

Une nouvelle incitation à l’immigration illégale imaginée par la Commission

immigration

Le 27 avril, la Commission européenne présentait sa proposition de stratégie pour renvoyer chez eux les immigrants illégaux qui n’ont pas droit à l’asile. Le Grec Margarítis Schinás, « vice-président de la Commission européenne chargé des Migrations et de la promotion du mode de vie européen », clamait fièrement sur Twitter : « L’Europe restera une destination d’asile pour ceux qui fuient les persécutions et la guerre. Toutefois, les personnes qui n’ont pas le droit de rester devront être renvoyées dans leur pays d’origine. Ne pas les renvoyer nuit à la crédibilité de notre système et nous empêche de protéger ceux qui en ont besoin. »

Faut-il y voir un revirement de Bruxelles sur les questions migratoires après des années d’immigrationnisme aveugle et de combat acharné contre les mesures efficaces prises par la Hongrie pour défendre sa portion de la frontière extérieure de l’espace Schengen ? Malheureusement, la réponse est non. Certes, la Commission prend acte du fait que les immigrants illégaux (pudiquement appelés « migrants », bien entendu) doivent être plus massivement renvoyés chez eux une fois déboutés du droit d’asile. Schinás a cité les chiffres de 2019 : pour un demi-million d’ordres de quitter leur pays d’accueil européen, seuls 142 000 seraient effectivement partis. Pour quelle destination ? Le Commissaire ne le précise pas, mais l’UE sans frontières permet toutes les suppositions.

Néanmoins, la Commission propose uniquement un système européen coordonné de « retour volontaire et de réintégration ». Les retours volontaires seraient, selon les pontes bruxellois, plus efficaces que les rapatriements forcés. Cette stratégie visant à inciter financièrement les « migrants » qui voudraient bien accepter de quitter le territoire sur lequel ils sont entrés illégalement et à les aider à se réintégrer dans leur pays d’origine s’inscrit dans le cadre du « pacte sur la migration et l’asile » en négociation depuis l’année dernière (voir « Nouveau pacte migratoire de l’UE avec solidarité obligatoire » dans Présent du 25 septembre 2020).

Pendant ce temps, la pression migratoire continue de croître à la faveur de ce laxisme européen qui ne semble pas près de vouloir se terminer et dont les Africains et Moyen-Orientaux sont très conscients. Le 27 avril, le navire Ocean Viking de l’ONG française SOS Méditerranée annonçait avoir récupéré 236 nouveaux « migrants » qui se trouvaient à bord de deux gros canots pneumatiques à 32 milles nautiques du rivage libyen. Le 29 avril aux Canaries, un bateau de la garde côtière espagnole arrivait au port de Los Cristianos, sur l’île de Tenerife, traînant derrière lui une embarcation contenant 24 corps sans vie et trois survivants qui ont dû être hospitalisés. Le week-end précédent, les autorités espagnoles avaient récupéré 123 « migrants » qui tentaient de contourner à la nage, par mauvais temps, la clôture entre le Maroc et l’enclave de Ceuta.

Il est clair que ce n’est pas la « stratégie de retour volontaire et de réintégration » de la Commission européenne qui va dissuader ces gens-là de mettre leurs jours en danger pour tenter de venir rejoindre ceux qui ont déjà réussi la traversée et que l’on ne renvoie que rarement chez eux.

Et même plus, cette stratégie ne peut que constituer une incitation supplémentaire, car le candidat à l’émigration aura l’assurance que, s’il ne réussit pas sa vie chez nous, on le paiera pour rentrer chez lui et s’y réinstaller. Dans tous les cas, à partir du moment où il met le pied sur le continent européen, il est gagnant.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 29 avril 2021

La Commission européenne et la CJUE veulent ouvrir les frontières de l’Europe

Le 17 décembre, la Cour de justice de l’UE (CJUE) condamnait une nouvelle fois la Hongrie à propos de ses centres de rétention pour demandeurs d’asile et de ses procédures d’asile. Cette nouvelle condamnation faisait écho à celle de mai dernier, quand la CJUE, saisie par un tribunal hongrois, jugeait contraires au droit européen les centres de rétention à la frontière avec la Serbie, qualifiés par Budapest de « zones de transit ». L’arrêt du 17 décembre est une réponse à une saisine par la Commission européenne qui se bat depuis la grande crise migratoire de 2015 contre les politiques strictes et efficaces de Viktor Orbán pour stopper l’immigration illégale.

Pour les juges de Luxembourg, les politiques hongroises violent plusieurs directives européennes : la directive « retour » qui interdit les refoulements « à chaud » à la frontière, la politique « accueil » qui limite fortement la possibilité de retenir les demandeurs d’asile dans des centres fermés et la directive « procédures » qui réglemente l’examen des demandes d’asile.

Après le jugement du printemps, la Hongrie avait fermé ses deux « zones de transit » mais avait aussi cessé d’accepter les demandes d’asile à la frontière et sur son territoire, faute de pouvoir maintenir les demandeurs d’asile dans des centres fermés en attendant l’examen de leur demande (voir « Merci la CJUE ! On ne pourra plus demander l’asile en Hongrie » dans Présent du 26 mai). Auparavant, les demandeurs d’asile étaient placés dans les zones de transit de Röszke et Tompa d’où ils ne pouvaient sortir avant l’examen de leur demande que s’ils décidaient de repartir en Serbie.

Mais la CJUE, dans son jugement du 17 décembre, « rejette l’argument de la Hongrie selon lequel la crise migratoire aurait justifié de déroger à certaines règles des directives “procédures” et “accueil”, en vue de maintenir l’ordre public et de sauvegarder la sécurité intérieure ». Si l’arrivée par les Balkans d’un million d’immigrants illégaux en quelques mois, dont plusieurs terroristes islamiques qui ont été identifiés comme tels ou ont participé à des attentats (attentats de Paris, de Bruxelles, etc.) après leur passage par la Hongrie, ne justifie pas de déroger à ces directives, qu’est-ce qui le permet aux yeux des juges de l’UE ? Rien, apparemment, et ils vont en cela beaucoup plus loin que leurs collègues de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qui avait, elle, validé les zones de transit hongroises dans un jugement de novembre 2019. Il en va de même pour les refoulements « à chaud » des immigrants pris en flagrant délit de passage illégal de la frontière, acceptés par la CEDH dans un jugement concernant l’Espagne mais refusés par la CJUE dans ce jugement du 17 décembre concernant la Hongrie. Et pendant ce temps, la Commission ne réagit toujours pas aux transferts vers la zone Schengen par l’Espagne des migrants arrivés aux Canaries, qui sont acheminés en avion par le gouvernement Sánchez vers la péninsule Ibérique et laissés libres de leurs mouvements sans aucune surveillance.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 23 décembre 2020

La Commission européenne contre la coopération italiano-tunisienne en matière d’immigration

02/10/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Jeudi dernier, le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, a effectué sa première visite en Tunisie. Cette visite fait suite à l’adoption d’un décret anti-immigration en début de semaine dernière par le gouvernement italien. Deux mesures de ce décret sont particulièrement notables : la restriction de la délivrance du permis de séjour et la réduction considérable de la durée maximale de la rétention administrative des clandestins.

Suite à l’adoption de ce décret, Matteo Salvini s’est rendu à Tunis où il a rencontré le président Tunisien Béji Caïd Essebsi. La discussion a porté sur la limitation de l’immigration clandestine en provenance de la Tunisie et sur le rapatriement des ressortissants tunisiens.

Rappelons que, selon le ministère italien de l’Intérieur, 4.487 Tunisiens sont arrivés clandestinement en Italie depuis le début de l’année. En termes d’arrivées de clandestins en Italie, la Tunisie est ainsi classée première en 2018, avant l’Érythrée.

La rencontre à Tunis entre les deux responsables politiques s’est déroulée en présence de plus de cent de chefs d’entreprise italiens. En ce sens, le président tunisien a reçu l’assurance que l’Italie soutiendrait financièrement et économiquement la Tunisie.

Toutefois, Matteo Salvini se heurte à ses opposants européens. En effet, la Commission européenne a d’ores et déjà jugé sa proposition de budget « hors des clous ». Il est probable que ce jugement résulte en partie du fait que Matteo Salvini a menacé de réduire la contribution de l’Italie au budget européen, si l’Union ne s’engage pas dans la même voie de régulation migratoire.

La Commission européenne appelée à couper les fonds à la Hongrie : pour lui faire payer sa gestion des migrants ?

01/12/2017 – HONGRIE (NOVOpress)
La Hongrie dénonce une attaque politique. L’objet de sa colère, c’est une lettre, dans laquelle la Commission européenne est appelée à couper les fonds à Budapest.

Dans ce courrier, une demande surprenante : la Commission européenne est appelée à couper les fonds à Budapest, jusqu’à ce que “les libertés démocratiques fondamentales soient rétablies et la corruption combattue.” La correspondance, datée du 23 novembre, est signée par un ancien ministre des Finances allemand, et trois ex-commissaires européens.

Janos Lazar, porte-parole du Premier ministre, s’insurge :

C’est une attaque politique de la gauche. Les libéraux et les socialistes, les opposants du Fidez et les chrétiens-démocrates l’ont réclamée à la Commission européenne. Ca n’a rien à voir avec la vraie vie et la réalité.

Il semble surtout que Bruxelles souhaite faire payer la Hongrie pour son refus d’accueillir plus de migrants…


La Commission européenne, en guerre contre les Etats-nations, renforce son autorité

09/10/2017 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le laxisme de la Commission européenne a entraîné un gros manque à gagner pour certains Etats européens.

L’optimisation fiscale est devenue un art dans lequel excellent certains poids lourds de l’économie mondiale, aidée par les pays où ils installent leurs filiales. Des montages complexes et des conventions avec certains Etats leur permettent de ne payer que très peu d’impôts en Europe. Relativement à Google et Facebook, le manque à gagner pour les Etats européens représente de 5,1 à 5,4 milliards d’euros sur 2013 2015.

Après avoir laissé prospérer cette situation pendant des années, la Commission semble réagir

Dans ce contexte, les enquêtes de la Commission européenne n’ont lieu que depuis trois ans. Ce mercredi 4 octobre, le commissaire européen à la concurrence, Margrethe Vestager, a annoncé deux sanctions. D’une part une poursuite de l’Etat irlandais accusé de ne pas avoir récupéré 13 milliards d’euros dus par Apple en compensation des aides fiscales accordées. D’autre part, une accusation envers le Luxembourg d’avoir accordé 250 millions d’euros d’avantages à Amazon. Comme une autre volonté de fragiliser les Etats Nation, ce même 4 octobre, Pierre Moscovici a déclaré, à propos de la TVA : « Cessons de considérer les ventes intracommunautaires comme des importations ou des exportations puisque nous avons un marché unique ».

La Commission est timide quant à la crise espagnole

Lors d’un débat dit « d’urgence », après quatre jours de crise, son vice président Frans Timmermans a ainsi appelé au dialogue et à : « Travailler conformément à l’ordre constitutionnel espagnol ». Un porte parole de la Commission a répété le 6 octobre : « Il s’agit d’une affaire intérieure à l’Espagne ». Pour Eric Verhaeghe, dans un article paru sur Atlantico, ce souhait affiché de non ingérence et de dialogue est : « Un coup de pouce donné aux Catalans ». La position de la Commission ne va t elle pas, en effet, à rebours de l’intransigeance de Mariano Rajoy ? Ne s’agit il pas d’une nouvelle occasion pour elle d’affaiblir un Etat souverain ?

Jean-Claude Juncker : « Le Parlement européen est ridicule, vraiment ridicule ! »

Juncker Parlement européen

04/07/2017 – STRASBOURG (NOVOpress) : Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, a poussé un virulent coup de gueule ce matin au Parlement européen, devant un hémicycle quasiment vide, qualifiant l’assemblée de « ridicule » ! Ce qui a contraint le président du Parlement, Antonio Tajani, à le rappeler à l’ordre, lui expliquant que les parlementaires n’avaient pas à être ainsi insultés et qu’il n’était pas habilité à leur donner des ordres ! Ambiance…

« La séance du jour, explique Euronews, consistait à faire le bilan de la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne assurée pendant les six derniers mois par Malte, et qui vient de se terminer fin juin. Jean-Claude Juncker reproche à Antonio Tajani de ne pas avoir mobilisé comme il le fallait les eurodéputés qui n’étaient qu’une trentaine dans l’hémicycle pour assister à la session strasbourgeoise (sur 751, il est utile de le préciser). »

« Qu’il n’y ait qu’environ 30 élus présents pour le débat, c’est suffisant pour montrer que le Parlement n’est pas sérieux », a justement déclaré Jean-Claude Juncker, ajoutant qu’il ne souhaitait plus jamais assister à « une réunion de ce type ».

C’est encore plus piquant en vidéo…

Invasion migratoire : L’UE veut sanctionner les pays qui refusent d’accueillir des demandeurs d’asile

14/06/2017 – EUROPE (NOVOpress)
La Commission européenne a décidé de lancer des procédures d’infraction contre la Pologne, la Hongrie et la République tchèque. Ces trois pays membres refusent d’accueillir des demandeurs d’asile.

Pour le Commissaire chargé de la Migration il s’agit avant tout de respecter les règles européennes. “Il est obligatoire et contraignant pour tous les Etats membres de se conformer et de mettre en oeuvre les promesses faites“, explique Dimitris Avramopoulos.

Pour l’eurodéputé polonais Jacek Saryusz-Wolski la méthode employée sur cette question migratoire n’est pas la bonne :

Je pense que nous devons nous asseoir ensemble et nous entendre de façon plus consensuelle plutôt que de pousser sur certains Etats membres les décisions d’autres pays membres qui veulent se débarrasser de leurs problèmes sans reconnaître ni respecter les difficultés des uns et des autres.


Quotas de « migrants » : l’ultimatum de la Commission européenne à l’Autriche, la Hongrie et la Pologne

22/05/2017 – EUROPE (NOVOpress)
Mardi dernier, la Commission européenne a annoncé qu’elle engagerait une procédure contre l’Autriche, la Hongrie et la Pologne pour violation des traités si ces pays ne commencent pas à accueillir leur quota de « migrants » d’ici à la fin juin.

Ces trois pays n’ont encore accepté aucun de ces clandestins arrivés en Italie et en Grèce dans le cadre du système de redistribution adopté à la majorité en conseil des ministres de l’UE en septembre 2015.

La Hongrie et la Slovaquie, soutenues par la Pologne, contestent cette décision de 2015 devant la Cour de Justice de l’UE.

La Commission européenne parie sur la défaite de Marine Le Pen à l’élection présidentielle

Marine Le Pen

10/03/2017 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En cas de victoire de Marine Le Pen à l’élection présidentielle, la Commission européenne n’a pas de plan B. Pierre Moscovici, commissaire européen a en effet déclaré :

« Je fais de la politique depuis plusieurs années et mon expérience politique me dit : il ne faut pas préparer de plan B. Si vous le faites, c’est que vous ne croyez plus au plan A. Notre plan A est qu’elle perdra. Et j’espère qu’elle perdra à grand fracas. Ceci serait un signe important que les Français ne l’ont pas laissée les séduire. »

La sortie de la zone euro que propose le FN engendrerait-elle un scénario noir pour la France ? C’est en tout cas ce qu’affirment les médias dominants, sans plus d’arguments. Le Brexit pourrait même selon eux détruire l’Union européenne et créer en France une crise financière et bancaire sans précédent. Crise prédite aussi en cas de victoire de Trump que l’on attend toujours aux Etats-Unis. Une chose est à peu près sûre, la victoire de Marine Le Pen serait « la fin de l’Europe que nous connaissons », comme le dit Pierre Moscovici.

Pourquoi ce commissaire européen tient il tant à l’Union européenne ?
L’Union européenne permet de mieux s’opposer aux Russes et aux Américains selon Pierre Moscovici. Ainsi, donc, selon lui Marine Le Pen sert les intérêts des Russes et des Américains. Elle leur permettrait de ne plus s’opposer à un bloc d’Etats, mais à 27 Etats dispersés lors des négociations.

Antonio Tajani, un catholique à la tête du Parlement européen

Antonio Tajani

Quelle que soit l’idée qu’on se fait des institutions européennes, on ne peut que saluer la fin de la présidence du Parlement européen par le très sectaire Martin Schulz, officiellement membre du parti social-démocrate allemand mais en réalité idéologiquement plus proche de l’extrême gauche. C’est à Martin Schulz que le premier ministre italien, Silvio Berlusconi, avait suggéré de jouer le rôle de kapo dans la série comique, Papa Schulz, car, au Parlement européen, M. Schulz aimait beaucoup sortir de ses compétences et se mêler des affaires intérieures des Etats membres de l’UE, de l’Italie gouvernée par Silvio Berlusconi à la Pologne gouvernée par les conservateurs du PiS en passant par la Hongrie sous Viktor Orban.

Le conservateur italien Antonio Tajani, catholique pro-famille et ancien porte-parole de Silvio Berlusconi, est avant tout réputé plus apte à la tâche de président du Parlement européen dans la mesure où il passe pour un homme de compromis, sachant mieux écouter et contrôler sa langue. Ancien officier de l’armée de l’air et ancien journaliste, M. Tajani est aussi un eurocrate de longue date puisqu’il est député au Parlement européen depuis 1994 et a été deux fois commissaire dans la Commission Barroso, entre 2008 et 2014.

L’Italien, candidat du Parti populaire européen, dont font partie Les Républicains français, a obtenu mardi 351 voix contre 282 au candidat (également italien) des socialistes et 80 votes blancs ou nuls. Il doit son élection au soutien obtenu pour ce quatrième tour de scrutin du groupe « Alliance des démocrates et des libéraux en Europe », présidé par l’ex-premier ministre belge Guy Verhofstadt, un européiste libertaire plus fanatique encore que Martin Schulz qui a fort heureusement retiré sa candidature, mais aussi du groupe « Conservateurs et Réformistes européens », dont font partie les Tories britanniques sur la sortie et le PiS polonais partisan d’une Union européenne plus respectueuse des souverainetés nationales.

Commentant cette élection sur son blog, le député Bruno Gollnisch, se réjouit d’une chose : c’est la fin « d’un accord scélérat par lequel les socialistes s’engageaient à laisser tranquille M. Juncker, président de la Commission européenne, en échange de quoi on laissait M. Schulz à la présidence de ce parlement ». Un accord scélérat par lequel les deux plus grands groupes au Parlement européen, PPE et Socialistes, se partageaient depuis 30 ans les postes, indépendamment du résultat des élections et négociaient à l’avance la majeure partie des votes au Parlement européen, prenant visiblement leurs électeurs pour des imbéciles.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 21 janvier 2017

Le tardif mea culpa de Jean-Claude Juncker sur l’Union européenne

Juncker

Finalement, Jean-Claude Juncker, président de la Commission de Bruxelles, fait son mea culpa. Devant le Conseil de l’Europe, il a expliqué que la défiance des peuples à l’égard de l’Union européenne tient au fait qu’elle souffre d’un « vice de construction. » Bigre ! Ce n’est pas rien, un tel vice ! Cela fait une vingtaine d’années que Juncker gravite à des postes divers dans la machine bruxelloise et ce n’est que maintenant qu’il s’aperçoit que quelque chose ne tourne pas rond. C’est l’hostilité des citoyens dont chaque scrutin témoigne qui conduit à ce mea culpa, mais il arrive comme les carabiniers, le mal est fait et ce ne sont pas ceux qui ont conduit l’Europe à la faillite, tel le président de la Commission, qui peuvent l’en sortir.

Quel est le vice ? « Nous interférons dans trop de domaines de la vie privée, nous ne respectons pas assez le principe de subsidiarité », confesse Jean-Claude Juncker. Excusez du peu ! Car, enfin, le principe de subsidiarité figure en préambule de tous les traités européens et ce n’est qu’à cette condition que les Etats ont accepté d’abandonner une part de leur souveraineté. Voilà qu’on nous dit que les eurocrates se sont assis dessus ! Et Juncker prend conscience maintenant de ce que l’homme de la rue constate avec colère tous les jours : Bruxelles se mêle de ce qui ne la regarde pas et témoigne de son impuissance pour ce qui en relève. Imbattables pour pondre des directives kilométriques sur le calibre des olives et la courbure optimale des cornichons, nos européistes, en revanche, sont incapables de protéger les frontières de l’Union.

Ce que Juncker appelle le « désamour des citoyens européens pour le projet européen » ce n’est pas seulement ce qu’il reconnaît, c’est d’abord l’infidélité de l’Europe à ses promesses, celles de la droite libérale comme de la gauche socialiste, sacrifiant toutes deux au « projet européen ». Relisons aujourd’hui les engagements d’hier. Florilège. Rocard : « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » Giscard : « Si le Traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. »  Michel Sapin : « Le traité d’Union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité. »

Le mea culpa de Juncker est non seulement tardif mais timide eu égard au gouffre qui sépare le mythe exalté par les politiques et la réalité subie par les peuples. Mais Juncker,au moment où il semble en prendre conscience, accentue ce gouffre, et gravement. Car il lance aussi : « Non aux attaques stupides contre l’islam qui fait partie du paysage européen. Ceux qui viennent de loin nous apportent leurs talents, leurs énergies, leurs savoirs, tout ce dont nous avons besoin dans l’Europe du XXIe siècle. » Qu’ils demandent donc aux centaines de femmes violées en Allemagne et ailleurs ce qu’elles pensent des « talents et énergies » de « ceux qui viennent de loin » !

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent n° 8596 daté du 27 avril 2016

Brexit : l’Union européenne mobilise les associations écolos qu’elle subventionne

Billets 500 euros

13/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Une récente mise en garde, dans une lettre ouverte contre le Brexit, estime que les lois de Bruxelles ont « un effet extrêmement positif » sur l’environnement. Cette déclaration était signée par une douzaine d’associations vertes, dont Natural England, l’Alliance Verte, Oxfam, Action contre la faim. Ce qui n’était pas mentionné dans cette touchante proclamation, c’est que la Commission européenne finance directement huit de ces douze organisations signataires. Bien sûr, « sauvez nos campagnes » sonne mieux que « sauvez nos subventions », mais on ne peut pas empêcher de se demander quelle est la réelle motivation de cette démarche.

En fait toute cette propagande est un grand classique dans tous les pays de l’Union. Déjà en 2007, la Grande-Bretagne devait approuver un transfert important de sa souveraineté à Bruxelles quand le traité de Lisbonne a été ratifié. Le ministre des Affaires étrangères de l’époque, David Miliband, avait fait un grand show en présentant devant le Parlement toute une série d’organisations en faveur de ce vote. « One World Action, Action Aid et Oxfam donnent leur soutien », disait-il alors d’un air satisfait.

Le discours officiel proclamait que « les ONG environnementales appuient les dispositions du traité sur le développement durable, et même la commission des évêques soutient cette démarche. Il s’agit d’une coalition, non d’idéologie, mais d’intégrité. » Intégrité ? Il s’est avéré toutes les organisations citées avaient reçu des subventions de l’UE. Rien d’étonnant donc que toutes veuillent entériner consciencieusement un traité soutenu par leurs bailleurs de fonds.

Ce qui est surprenant est de découvrir l’ampleur de leur dépendance financière. Action Aid, la NSPCC (protection de l’enfance), One World Action et Oxfam ont reçu 43 millions d’euros pour une seule année ! Comment des ONG recevant de telles subventions peuvent-elles légitimement prétendre être indépendantes ? Peuvent-elles encore se décrire comme des organisations « non gouvernementales » ?

Même question au sujet de cette fameuse « commission des évêques », qui s’est révélée être « la Commission de l’épiscopas de la Communauté européenne », basée à Bruxelles et dont le but est « de promouvoir la réflexion, basée sur la doctrine sociale de l’église, sur les défis pour une Europe unie ». En d’autres termes, tout en cherchant à donner l’impression d’un vaste soutien de la société civile pour un nouveau transfert de pouvoirs à Bruxelles, le Secrétaire britannique aux Affaires étrangères en est réduit à citer des organismes qui seraient en faillite si l’UE disparaissait.

En 2003, lorsque la Constitution européenne a été élaborée, 200 organisations de la soi-disant « société civile » ont été invitées à soumettre leurs suggestions sur le contenu de ce document. Toutes étaient bénéficiaires de subventions de l’UE…

Le double jeu de la Turquie

14/03/2016 – MONDE (NOVOpress)
L’Union européenne joue un jeu très dangereux avec la Turquie. Croyant pouvoir se fier à cet allié bien encombrant, prisonniers de leurs mensonges, de leur bêtise et de leur lâcheté, les dirigeants européens se trouvent incapables d’être fermes avec les Turcs.

La Turquie islamiste d’Erdogan porte une lourde responsabilité dans la tragédie syrienne. Alliée inconditionnelle de l’Arabie Saoudite, des États-Unis et des rebelles extrémistes sunnites luttant contre le régime de Bachar El-Assad, la Turquie semble être devenue un allié plus qu’encombrant pour l’Union européenne. Ennemis héréditaires des Peshmergas kurdes, pourtant principaux adversaires à Daesh, les Turcs, malgré nos timides recommandations, n’hésitent plus à fragiliser directement les adversaires des islamistes et autres djihadistes opérant en Syrie.

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Franxit ? OUI !

14/03/2016 – FRANCE (Présent 8566)

La possibilité accordée aux Britanniques de se prononcer pour ou contre l’appartenance de leur pays à l’Union européenne fait des envieux. Ceux qui voudraient en bénéficier en Europe, ce sont d’abord les Français. C’est ce qui résulte d’une enquête de l’université d’Édimbourg effectuée le mois dernier auprès de 8 000 électeurs dans six pays : Allemagne, France, Pologne, Irlande, Espagne et Suède.
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53 % de nos compatriotes souhaitent qu’on leur demande s’ils veulent continuer la folle course vers « une union toujours plus étroite », selon la formule des traités européens. Les Français sont les seuls à être majoritairement partisans d’une telle consultation pour leur pays (45 % en Allemagne, 47 % en Espagne, 49 % en Suède, 39 % en Pologne…) Cette étude, publiée le 10 mars, est la première à interroger les opinions publiques européennes à l’occasion de la consultation au Royaume-Uni.

Si les Français sont majoritairement en faveur d’un référendum au sujet du Franxit, ils sont aussi les plus favorables à la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE. Comme si, faute de bénéficier du même droit, ils se réjouissaient de celui de leur voisin. Fort logiquement, c’est en France que l’on souhaite le plus mettre fin à la liberté de circulation en Europe.
C’est aussi chez nous que 53 % de nos concitoyens veulent réduire l’accès aux aides sociales des étrangers. Au moins que l’on obtienne le peu que les Britanniques ont arraché au Conseil européen, à savoir un délai de quatre ans avant que ces étrangers aient les mêmes prestations que les nationaux !

La classe politique française ne s’émeut guère du vœu des Français. Quoique les dirigeants des partis n’aient que les mots « démocratie », « concertation », « respect » à la bouche, aucun ne songe à interroger les électeurs pour savoir ce qu’ils veulent, sauf le Front national qui annonce un référendum sur l’euro, lié à l’UE. Ces mêmes partis s’étonnent ensuite de la montée en puissance des souverainistes, des nationalistes, qu’ils appellent « populistes » de façon péjorative. En l’absence de consultation directe, ceux qui veulent exprimer leur refus de cette Europe-là votent pour les formations qui la récusent.

Mais il est vrai que cette même enquête révèle aussi qu’en cas de référendum, 45 % des Français voteraient pour rester dans l’UE, 33 % pour quitter (22 % sans opinion). Que les eurocrates ne s’en réjouissent pas trop vite ! Ils ont la mémoire courte. Rappelons que, lors du référendum sur la Constitution européenne, selon les sondages le oui l’emportait massivement en octobre 2004, à 69 % contre 31 % pour le non.
Six mois plus tard, en avril 2005, c’est le non qui faisait la course en tête 54 % contre 46 % pour le oui, ce qui correspondra au verdict final le mois suivant. Pour ce qui est du traité de Maastricht, le oui ne l’emporta que sur le fil, alors qu’au début de la campagne il était massivement plébiscité.
Il est sûr que l’annonce officielle d’un référendum sur l’appartenance à l’Union européenne, en faisant renaître l’espoir, susciterait un élan vers l’émancipation de la tutelle bruxelloise. À ceux qui en doutent, socialistes, centristes, républicains, nous disons « chiche ! ». Hélas, ils ne se risqueront pas à proposer un référendum…

Guy Rouvrais

« Frexit », migrants : les sondages nous donnent raison

Source : Boulevard Voltaire

Deux enquêtes récemment publiées font état du profond décalage entre les discours des élites au pouvoir et les préoccupations du peuple.

Deux enquêtes récemment publiées font état du profond décalage entre les discours des élites au pouvoir et les préoccupations du peuple. La première, menée par l’université d’Édimbourg et le cercle de réflexion allemand D/part, traite du rapport qu’entretiennent les Européens avec l’Union européenne. La seconde, rendue par l’IFOP, étudie l’opinion des Français par rapport à l’immigration. Dans ces deux enquêtes, les Français interrogés donnent raison aux eurosceptiques et aux opposants à l’immigration de masse.

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Erdogan sacré sultan avec le consentement de Merkel et Hollande

Source : Boulevard Voltaire
Les Turcs cherchent à conquérir l’Europe depuis 500 ans. Vont-ils y arriver sans livrer bataille ?

Les Turcs cherchent à conquérir l’Europe depuis 500 ans. Vont-ils y arriver sans livrer bataille ? Ils viennent d’obtenir de nous plus que jamais auparavant dans leur histoire. Erdogan tient nos marches orientales. Il garde une des frontières stratégiques du continent. Nous paierons prochainement le prix fort pour cette soumission, en espèces sonnantes et trébuchantes tout autant que politiquement. Nul besoin d’être un grand géopoliticien pour comprendre que l’Union européenne signe en ce moment son arrêt de mort, et peut-être le nôtre par la même occasion.

Erdogan est un grand dirigeant. Il connaît son histoire et se fait une haute idée du rôle que doit jouer la Turquie dans le bassin méditerranéen, et dans le monde. Il se joue de nos représentants, ainsi que le ferait un élève plus âgé avec une petite classe. Il nous a mis à genoux. Cela fait des années qu’il laisse les migrants transiter par la Turquie puis rentrer dans l’espace Schengen. Sans oublier les millions de ressortissants turcs installés en Europe, pour la plupart peu ou pas assimilés. Le tout avec la complicité active de madame Merkel et de la Commission européenne, qui appliquent sans broncher les recommandations de l’ONU, c’est-à-dire encourager une immigration de peuplement massive venue des pays du Sud à destination du Vieux Continent.

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