Ombres et lumières d’un passé colonial, par Clément Mesdon (3/4)

Ombres et lumières d’un passé colonial, par Clément Mesdon (3/4)

Clément Mesdon revient dans ces quatre articles sur ce que fut la politique coloniale de la France. Alors que le débat sur la colonisation « a échappé aux historiens pour être monopolisé par des groupes mémoriels » (B. Lugan), c’est en historien authentique, soucieux de retracer la réalité de ce qu’il décrit, que l’auteur aborde la question coloniale. Traitant d’une question qui demeure trop souvent passionnelle, l’auteur s’est efforcé d’instruire à charge et à décharge le dossier d’un phénomène qui, s’il a concerné la France au premier chef pendant moins d’un siècle, s’est manifesté à toutes époques et en tous lieux. Et qui se perpétue aujourd’hui sous des formes qui, pour être nouvelles, n’en sont pas moins aussi importantes.

Dans un petit livre qui veut tordre le cou aux « idées reçues » (c’est le nom de la collection, au Cavalier Bleu) mais qui en ajoute quelques autres, Madame d’Almeida-Topor résume l’exploitation coloniale :« Des firmes commerciales, dont la plupart avaient leur siège social en Europe, achetaient la production des cultivateurs locaux à des prix fixés en fonction de cours mondiaux plus que de la conjoncture locale (…). Les revenus tirés de la vente de leur production permettaient aux populations de se procurer des marchandises manufacturées importées par les mêmes sociétés commerciales. Il s’agissait surtout de biens de consommation, tissus, alcools, produits alimentaires… »

La Banque d'Indochine, une des rares grandes entreprise capitalistes coloniales
Telle était effectivement l’« économie de traite » (Jean Dresch) et tel est aujourd’hui l’essentiel de l’économie mondialisée lorsque le paysan malien ou burkinabé dépense les revenus de son travail dans l’acquisition de biens manufacturés « made in china » ou de produits alimentaires conditionnés. Rien ne change…

De toute façon ces circuits économiques furent mis à mal par la crise de 1929 et après la guerre la nécessité d’investir en profondeur s’imposa d’elle-même. L’idée que les colonies devaient rapporter plus qu’elles coûtaient (ce qui les réduisait à employer leurs minces budgets à rembourser ce qu’elles empruntaient pour investir) fut battue en brèche. A l’instar du « Colonial Development and Welfare Acts » du Commonwealth, le FIDES (Fonds d’investissement et de développement économique et social) créé en 1946 s’employa à équiper les territoires d’outre-mer. Des hôpitaux, facultés (Dakar), lycées et écoles, des ouvrages d’art (ponts, canaux, ports, voies ferrées) des industries (transformation de l’arachide, du coton, de l’huile de palme) des aménagements agricoles (hydraulique rizicole, centres vétérinaires) furent multipliés en A.O.F., A.E.F., au Cameroun et à Madagascar. Même si en son temps l’agronome René Dumont déplorait qu’on ait trop mis l’accent sur des réalisations de prestige négligeant ainsi les micro-réalisations qui auraient soulagé la paysannerie, ces infrastructures eurent le mérite de remettre aux jeunes Etats des équipements qu’ils leurs restaient à développer encore.

Mais cette mise en valeur coûta très cher à la France. Au terme de sa thèse : « Empire colonial et capitalisme français » (Albin Michel, 1984), Jacques Marseille a pu conclure : « De 1945 à 1962, ce fut en effet deux fois le montant des aides américaines à la France qui fut englouti outre-mer… ». En fait, le grand patronat français ne s’était guère engagé dans l’aventure coloniale. Il ne l’avait fait que de manière ponctuelle pour des activités bien spécifiques, phosphates d’Afrique du Nord, nickel calédonien, hévéa indochinois, filière de l’arachide, coton… Pour le reste, il avait laissé faire des entrepreneurs plus modestes. En fait, les « Cent familles » ne se sentirent que rarement concernées par un empire colonial où les placements étaient beaucoup trop risqués. La seule colonie qui retint vraiment leur attention fut la fédération indochinoise (Cochinchine, Annam, Tonkin, Cambodge et Laos) et la Banque d’Indochine (qui émettait la piastre) la Socfin et Michelin portent une lourde responsabilité dans la calamiteuse guerre d’Indochine (1946-1954).

Dès 1931, un excellent analyste au service de la haute finance, Edmond Giscard d’Estaing (le père de l’ancien président de la République) mettait en garde. Il déclarait que « pour l’avenir même du pays (il valait mieux) ne rien faire plutôt que d’engloutir des fonds destinés à se perdre, s’ils étaient versés dans une économie qui n’était pas faite pour les utiliser au bon endroit et de façon productive » (Cité par J. Marseille). Un point de vue prémonitoire puisque à la veille de quitter l’Algérie, jamais la France n’y avait autant investi. Planifié sur cinq ans, le plan de Constantine (1958) prévoyait la construction de 200 000 logements, la scolarisation d’un million et demi d’enfants et une amorce de réforme agraire. A terme, il aurait coûté vingt milliards de nouveaux francs (1959).

La traite négrière fut d'abord une affaire intra-africaine

Le travail forcé fut officiellement aboli en 1946. Il avait sévi en Afrique noire et à Madagascar. Ses méfaits avaient été dénoncés durant l’entre-deux guerre aussi bien par le journaliste Albert Londres – «La Terred’ébène » 1929 – que par André Gide – « Voyage au Congo » et « Retour du Tchad » 1927-1928 – et les dernières compagnies concessionnaires, responsables de cette situation disparurent alors. Durant les vingt dernières années de la colonisation, la nouvelle génération d’administrateurs coloniaux, issus pour beaucoup de la France libre, s’employa à protéger la main d’œuvre indigène et à traquer tout ce qui ressemblait à du travail forcé. Avec une certaine efficacité puisqu’elle s’attira la rancune d’un petit colonat âpre au gain et dépourvu de tout humanisme. Ces petits Blancs que par le passé Maupassant ou Montherlant avaient stigmatisé et que Louis-Ferdinand Céline – dans « Voyage au bout de la nuit » 1932 – ou encore Georges Simenon – « Le Coup de lune » 1960 – mirent en scène sans la moindre tendresse. Car, paradoxalement, la critique la plus féroce de l’arrogance et de la suffisance coloniales est venue plus vite de la droite et de l’extrême-droite littéraire que de la gauche…

De toute façon, aussi insupportables que furent le travail forcé et le portage, ils furent forcément moins mortifères que la traite négrière. Sur ce sujet, immensément polémique, prenons le risque (en fait assez minime) de rappeler :

a) Que la traite européenne s’est éteinte dans les années qui ont suivi l’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises en 1848.

b) Que la traite arabo-musulmane, pour faire simple, s’est poursuivie jusqu’au début du XXème siècle sous la forme la plus voyante et plus longtemps encore de manière dissimulée.

c) Qu’en conséquence la France colonisa, des confins mauritaniens à ceux du Darfour, des espaces vidés ou presque de leur population.

Malheureusement cette présentation des faits qui sert de fil rouge aux authentiques chercheurs (O. Pétré-Grenouilleau) ne donne pas satisfaction aux activistes de la repentance coloniale et on comprend assez bien pourquoi.

Médecine coloniale : son œuvre a permis le boom démographique de l'Afrique

A partir des années 20 du siècle dernier on put noter l’amorce d’un boom démographique aussi bien au Maghreb qu’en Afrique et en Indochine. Avec d’ailleurs pour conséquence des difficultés frumentaires et une augmentation trop rapide de la population urbaine. Cette bonne santé démographique a largement tenu à l’œuvre sanitaire et médicale accomplie surtout après 1914. Mais là encore cette politique de santé, ses résultats semblent gêner aux entournures certains intellectuels africains. Ainsi Cheikh Hamidou Kane, écrivain peul né en 1928 qui remarque : « les colonisateurs ont mis l’accent sur l’éradication des grandes pandémies, comme le paludisme ou la maladie du sommeil, parce qu’elles avaient des effets importants sur l’activité économique de la colonie » (Médiapart, août 2010).

On peut lui répondre que toute société a le souci de maintenir sa population active en bonne santé et que la médecine coloniale ne se déroba pas lorsqu’il fallut faire reculer sinon éradiquer la variole, le paludisme, la maladie du sommeil, la lèpre ou le trachome. L’Institut Pasteur s’implanta dans toutes les colonies ; l’Assistance médicale indigène (AMI) dispensa soins gratuits et vaccination un peu partout. Des chercheurs et des médecins comme Calmette, Nicolle, Laigret ou Jamot se dépensèrent sans compter. Avec des procédures peut-être autoritaires mais qui obéissaient à l’esprit paternaliste de leur temps. Bien entendu, le bilan est contrasté et la médecine de proximité qui fait tant défaut à l’Afrique aujourd’hui resta trop souvent limitée à des postes sanitaires de brousse dépourvus de moyens.

Clément Mesdon

– Le premier article est ici.
– Le deuxième est ici.

(A suivre)

Source : Novopress Breizh.

Ombres et lumières d’un passé colonial, par Clément Mesdon (2/4)

Ombres et lumières d’un passé colonial, par Clément Mesdon (2/4)

Clément Mesdon revient dans ces quatre articles sur ce que fut la politique coloniale de la France. Alors que le débat sur la colonisation « a échappé aux historiens pour être monopolisé par des groupes mémoriels » (B. Lugan), c’est en historien authentique, soucieux de retracer la réalité de ce qu’il décrit, que l’auteur aborde la question coloniale. Traitant d’une question qui demeure trop souvent passionnelle, l’auteur s’est efforcé d’instruire à charge et à décharge le dossier d’un phénomène qui, s’il a concerné la France au premier chef pendant moins d’un siècle, s’est manifesté à toutes époques et en tous lieux. Et qui se perpétue aujourd’hui sous des formes qui, pour être nouvelles, n’en sont pas moins aussi importantes.

"Les fils de roi", un récit inspiré par la colonne Voulet-Chanoine
Les abus, les excès et les méfaits de la colonisation française sont bien connus, en tout cas des historiens et cela contrairement à une opinion répandue qui veut qu’ils aient été délibérément négligés. Dans la phase initiale, lorsque après l’exploration succède la saisie effective du territoire identifié et cartographié, les militaires ont trop souvent la main lourde, aussi bien Bugeaud en Algérie que Faidherbe au Sénégal ou Gallieni à Madagascar. Pratiqués en Europe, pillage et terre brûlée, exécution sans jugement des prisonniers, femmes et enfants pris en otage ou déportés n’ont pas manqué en Afrique. Dans quelques cas, la férocité s’allie à la démence. Ainsi dans l’affaire de la colonne Voulet-Chanoine. En 1899, ces deux officiers furent chargés de reconnaître les pays compris entre le Soudan français et le Tchad. La colonne multiplia exactions et massacres et lorsque le colonel Klobb les rejoignit pour leur retirer le commandement ils l’abattirent. Peu avant d’être tué par ses hommes, Voulet leur avait tenu ce discours : « Quant à moi, je suis hors-la-loi, je renie ma famille, mon pays, je ne suis plus Français, je suis un chef noir. L’Afrique est grande, j’ai six cents hommes qui me sont dévoués, je ne crains rien». C’est la version sans gloire de « L’Homme qui voulut être roi » (Kipling).

Dans la période qui suit la conquête, le pouvoir colonial doit affronter des révoltes qui tiennent souvent à l’excès d’imposition, de travail forcé et d’enrôlement dans l’armée. D’autres ont un caractère nationaliste. On peut en citer plusieurs. Parmi les plus notables, dans l’ordre chronologique :

– 1870 :La Kabylie.

– 1883 : Hué en Indochine.

– 1921-1925 : Le Rif au Maroc, avec Abd el-Krim.

– 1925 : Les Druses en Syrie.

– 1927-1930 : Les Bayas en Afrique équatoriale.

– 1930 : La mutinerie de Yen Bay en Indochine.

– 1945 : L’est algérien, dans le Constantinois

– 1947 : Madagascar.

Victimes algériennes du FLN

Dans tous les cas, la répression est sévère, impitoyable surtout lorsque ces soulèvements ont été précédés par des massacres de colons ou d’employés de l’administration. Le chiffre des victimes a été presque toujours instrumentalisé, tant par les autorités coloniales de l’époque que par les dirigeants des anciennes colonies. Les premières minimisant les chiffres, les seconds les optimisant si l’on peut dire. Le cas le plus flagrant est évidemment celui de la guerre d’Algérie. Le gouvernement algérien s’en tient à un million de « martyrs », chiffre qui multiplie par trois ou par quatre le nombre effectif de ces victimes. Nombre d’historiens français et algériens (dissidents) se sont élevés contre cette falsification. Alors que les pertes françaises s’élèvent à au moins 50 000 morts et disparus (en tenant compte des supplétifs musulmans massacrés après l’indépendance), celles des indépendantistes ne peuvent excéder 300 000 personnes, y compris les victimes civiles. Toutes évaluations qu’il sera difficile voire impossible d’affiner davantage.

Mais il est d’éminents spécialistes pour se barder de certitudes comme Madame Coquery-Vidrovitch qui a repris à son compte la fable du million de morts et en a même ajouté un autre pour la conquête de 1830 et ses suites… Mais laissons-là le marigot de ces dénombrements flottants au gré des idéologies et passons à l’exploitation forcément « éhontée » des colonies. Pour les historiens et essayistes flagellants, le verdict ne bougera plus : tous coupables, administrateurs, militaires, affairistes, colons, commerçants ; tous exécutants d’un capitalisme prédateur commandé depuis Paris ou Marseille, la cité colonialiste par excellence.

Clément Mesdon

Le premier article est ici.

(A suivre)

Source : Novopress Breizh.

Ombres et lumières d’un passé colonial, par Clément Mesdon (1/4)

Ombres et lumières d’un passé colonial, par Clément Mesdon (1/4)

Clément Mesdon revient ici sur ce que fut la politique coloniale de la France. Alors que le débat sur la colonisation « a échappé aux historiens pour être monopolisé par des groupes mémoriels » (B. Lugan), c’est en historien authentique, soucieux de retracer la réalité de ce qu’il décrit, que l’auteur aborde la question coloniale. Traitant d’une question qui demeure trop souvent passionnelle, l’auteur s’est efforcé d’instruire à charge et à décharge le dossier d’un phénomène qui, s’il a concerné la France au premier chef pendant moins d’un siècle, s’est manifesté à toutes époques et en tous lieux. Et qui se perpétue aujourd’hui sous des formes qui, pour être nouvelles, n’en sont pas moins aussi importantes.

Attaquons avec le truisme le plus plat, le plus provocateur penseront les esprits chagrins : coloniser est le propre de la plupart des espèces animales et les hommes n’y échappent pas. D’autre part, si l’on veut raisonner en termes de repentance, de regret douloureux d’avoir succombé à l’envie de coloniser, cette mortification visera toutes les époques, toutes les cultures. De la préhistoire au XXIème siècle, des Européens aux Chinois, en passant par les Arabes, les Zoulous ou les Aztèques.

Pour en rester à la colonisation européenne, elle a touché la planète entière s’exerçant principalement sur des espaces très peu peuplés voire vides. L’immigration les a peuplés. Lorsqu’il s’agissait de pays « pleins », riches d’une culture millénaire – le sous-continent indien,la Chine– la colonisation a pris d’autres formes : maillage de comptoirs, privilèges divers, protectorats… Car la colonisation n’est pas univoque et la diversité des statuts rend difficile toute appréciation globale. Autrement dit les choses ne pouvaient pas se passer de la même manière au Viêt-Nam et au Congo.

Ombres et lumières d’un passé colonial, par Clément Mesdon (1/4)

La colonisation française débute sous François Ier (Jacques Cartier) et s’achève au milieu du XXème siècle, soit quatre siècles plus tard. Elle finit par concerner tous les continents et tous les océans. Impossible donc de la présenter en bloc, ni dans le temps ni dans l’espace.

Du premier empire qui disparaît à la suite du traité de Paris (1763), il ne resta que des éclats, Gorée au Sénégal, la Guadeloupe,la Martinique, l’ouest de Saint-Domingue, cinq comptoirs en Inde… Le pire fut la perte de la Nouvelle France, de la Louisiane et de tout l’hinterland, immense et presque inexploré. De la fin de l’Ancien Régime à la Restauration, les Français négligèrent les entreprises coloniales. En 1830, ils mirent le pied en Algérie. Ils ne pouvaient imaginer que cette expédition punitive conduirait à une occupation de 132 ans. Sous la IIème République et le Second Empire, la colonisation repartit de plus belle mais sans projet véritable, plutôt des chimères, un « royaume arabe » en Algérie, un « empire mexicain » et un autre à se constituer en Extrême-Orient aux marges de la Chine.

Le vrai empire colonial, réputé cohérent, universel, on le doit à la IIIème République et à plusieurs de ses pères fondateurs comme Jules Ferry. Il s’est construit avec une parfaite bonne conscience : le devoir d’apporter la civilisation et en particulier les « immortels principes de 1789 » à des peuplades qui ignoraient tout de leurs bienfaits. Une évangélisation laïque en quelque sorte qui, d’ailleurs, sur le terrain allait trouver dans les congrégations missionnaires les plus zélées des auxiliaires. Tout a été dit sur la tartufferie d’une telle idéologie. Elle a évidemment servi de justification première et de paravent à l’exploitation des colonisés, à leur mise au travail pour un coût dérisoire. Impérialisme et capitalisme ont marché de pair.

Deuxième empire colonial après le britannique, mais loin derrière, l’empire français a donné à trois générations l’illusion de la puissance : « Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts » et Jean Giraudoux (on lui avait confié en 1939 le commissariat général à l’information qui devait répliquer à la propagande allemande) d’illustrer ce slogan ventriloque par des planisphères géants collés sur les murs de Paris. L’empire inscrit en rose, un quart de l’Afrique, Madagascar, l’Indochine, les Antilles,la Guyane, les archipels océaniens et tous ces points d’appui géo-stratégiques, Mers el-Kebir, Bizerte, Djibouti, Diego Suarez, Haiphong, Nouméa jusqu’au canal de Suez partagé avec les Britanniques.

Dans l’esprit de beaucoup et en particulier dans la classe politique, cet empire était considéré comme immuable, définitif. C’est tout l’esprit du Centenaire de l’Algérie (1930) et de l’Exposition coloniale de 1931. La débâcle de 1940 puis la lutte fratricide entre vichyssois et gaullistes vont précipiter sa disparition. Refondée en 1944 par le discours de Brazzaville – de Gaulle esquissant un Commonwealth à la française – la construction coloniale qui prend le nom d’Union française laisse la place, en 1958, à une Communauté française qui ne tient pas deux ans. Quant aux « départements algériens » facticement rattachés au territoire métropolitain, ils disparaissent en 1962. Commence alors cette période néo-coloniale qui court des indépendances proclamées à l’effacement de la première génération de dirigeants ayant connu l’époque coloniale. Cet âge béni ( !) de la « Françafrique » s’éteint petit à petit sous nos yeux.

Clément Mesdon

(A suivre)

Source : Novopress Breizh.

Colonisation israélienne: énième rappel à l’ordre de l’ONU

Colonisation israélienne: énième rappel à l'ordre de l'ONU

15/01/02 – 12h45
BEYROUTH (NOVOpress)
– Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a réaffirmé que “l’occupation par Israël des territoires palestiniens devait cesser“.

Rappelant l’illégalité de ces occupations, le secrétaire général a ajouté: “L’occupation par Israël des territoires arabes et palestiniens doit cesser. La violence contre les civils aussi. Les colonies, nouvelles ou anciennes, sont illégales. Elles contrarient la naissance d’un Etat palestinien viable“.

Ces propos ont été tenus à l’occasion d’une conférence à Beyrouth sur la transition démocratique dans le monde arabe. Ils devraient rester sans plus de suites ni de conséquences que les nombreuses mises en gardes et autres résolutions passées, démontrant une fois encore la géométrie très variable de l’application du droit international.

Crédit photo : World Economic forum via Flickr, licence CC.

Exclusivité Novopress : Guillaume Faye présente son ouvrage “Sexe et dévoiement” [audio]

Exclusivité Novopress : Guillaume Faye présente son ouvrage "Sexe et dévoiement" [audio]

06/01/2012 – 10h00
PARIS (NOVOpress) –En 2012, Guillaume Faye a manifestement décidé de faire un retour fracassant sur la scène médiatique. En effet, son ouvrage “Sexe et dévoiement”, paru aux éditions du Lore, pourrait tout simplement faire l’effet d’une bombe, au même titre que “La colonisation de l’Europe” ou encore “Pourquoi nous combattons” qui sont devenus des classiques inspirant plusieurs générations d’identitaires, mais touchant également de nombreuses personnalités dans le grand public, qui n’ont souvent pu que confirmer ou voir se confirmer les prophéties et les constates dressés par Guillaume Faye. La sortie de cet ouvrage sera suivi, avant les élections présidentielles, d’une autre bombe puisqu’il s’agira d’un véritable programme politique chiffré et rédigé par l’auteur de “l’Archéofuturisme”.

Dans “Sexe et dévoiement”, l’auteur aborde la question de la sexualité en Europe, fondement de toute civilisation,  car élément constitutif de sa reproduction et de sa survie. Le constat dressé est dramatique : perte des valeurs familiales, domination et expérimentation folles menées par les lobbys gays, féministes ou encore par les partisans de la théorie du gender (désormais enseignée), mais aussi imposition de nouvelles traditions “extra-européennes” et tabous d’ordre religieux qui menacent tout simplement la survie des peuples européens.

Guillaume Faye  dénonce mais surtout propose tout au long de cet ouvrage en onze chapitres thématiques des solutions radicales, mais toujours à la recherche d’un juste milieu,  qui permettraient aux peuples blancs d’Europe de ne pas disparaitre.

De l’hoxomexualité à la famille, en passant par les influences religieuses , la pornographie, le féminisme ou encore la prostitution, tout est abordé , tout est lié.

Des questions viennent néanmoins à l’esprit : qui contrôle, qui développe, qui organise ce que Guillaume Faye nomme “pathologie” et qui est en train de détruire la société européenne à petit feu ? Ou bien est-ce de manière collective et inconsciente que les européens acceptent et organisent leurs propre suicide ?

Face à la submersion migratoire qui s’accélère en Europe, les Européens ont-ils les moyens d’inverser le cours des choses aujourd’hui ? La politique eugéniste et nataliste prônée par l’auteur peut elle être mise en place par des gouvernements européens ?

Guillaume Faye a accepté, lors d’un long et riche entretien accordé à Novopress, de nous dévoiler quelques aspects de son livre et de répondre aux questions que ce dernier soulève.

Nous lui avons également demandé quel était son regard sur les mouvements identitaires européens et sur leur influence à venir .

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“D’une colonisation l’autre” entretien avec Emil Darhel [audio]

“D’une colonisation l’autre” entretien avec Emil Darhel

21/12/2011 – 19h00
PARIS (NOVOpress) –
« Une légende particulièrement tenace voudrait que la France soit une terre de mélange depuis des siècles. C’est totalement faux ».

C’est sûr cette phrase que débute l’argumentaire d’Emil Darhel dans son livre D’une colonisation l’autre paru tout récemment .

Les informations réunies dans cet ouvrage concernant, pour la France, la démographie, la criminalité, l’immigration, les intentions plus ou moins assumées des partis politiques traditionnels, etc. sont jusqu’à présent et pour la plupart d’entre elles restées hors de portée du grand public.

Ce livre est un appel à une prise de conscience nécessaire de la situation catastrophique qui se trame en Europe aujourd’hui. Un pamphlet criant de vérité, synthétisant à la fois les analyses d’un Bernard Lugan sur la colonisation de l’Afrique notamment ainsi que ses conséquences ou encore d’un Guillaume Faye sur la colonisation de l’Europe.

Pour présenter l’ouvrage, nous avons rencontré son auteur, Emil Darhel.

Propos recueillis par Yann Vallerie pour Novopress France.

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Bernard Lugan, “Décolonisez l’Afrique !” [vidéo]

Bernard Lugan, “Décolonisez l’Afrique !”

Présentation vidéo par Bernard Lugan de son nouvel ouvrage paru début novembre aux Editions Elipses, Décolonisez l’Afrique !

L’Afrique subit une recolonisation économique, politique et morale. Un demi siècle après les fausses indépendances, la véritable libération de l’Afrique est donc à la fois nécessaire et urgente.

[box class=”info”] Source : Realpolitik.tv [/box]

 

Bernard Lugan :
Universitaire africaniste, Bernard Lugan aborde les questions africaines sur la longue durée en partant du réel, à savoir la Terre et les Hommes. Pour lui, il convient de parler des Afriques et non de l’Afrique, et des Africains, donc des peuples et des ethnies, et non de l’Africain, terme aussi vague que réducteur. Après plus de trente années d’expériences de terrain et d’enseignement universitaire en Afrique, il fut notamment professeur durant dix ans à l’université nationale du Rwanda, il mène actuellement des activités multiples : édition d’une revue africaniste diffusée par internet, direction d’un séminaire au CID (Ecole de Guerre), conseil auprès de sociétés impliquées en Afrique. Il est également expert pour l’ONU auprès du TPIR (Tribunal International pour le Rwanda) qui siège à Arusha, en Tanzanie.

En représailles à l’adhésion de la Palestine à l’Unesco, Israël accélère la colonisation

En représailles à l'adhésion de la Palestine à l'Unesco, Israël accélère la colonisation

02/11/11 – 08h00
JERUSALEM (NOVOpress)
— La riposte des autorités israéliennes, furieuses du début de reconnaissance internationale que représente l’adhésion de la Palestine à l’Unesco, ne se sera pas faite attendre. Le gouvernement israélien a en effet annoncé l’accélération de la colonisation, illégale au regard du des résolution de l’ONU, à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.

Pour les palestiniens et de nombreux observateurs internationaux, cette décision représente une « accélération de la destruction du processus de paix » puisque l’arrêt des colonisations est le préalable à une reprise des négociations bilatérales.

Israël a annoncé la constructions de plus de 2.000 logements à Jérusalem-Est et en Cisjordanie , ainsi que le gel provisoire des transfert de fonds dus à l’Autorité palestinienne.

Les autorités palestiniennes en appellent donc au Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, ONU, Russie) pour faire pression sur Israël et obtenir le retrait de cette décision « provocatrice » aux conséquences imprévisibles.

« Israël doit admettre qu’aucune loi n’oblige l’ensemble de la communauté internationale à se soumettre à ses desiderata. Le vote de l’Unesco, à une très large majorité (107 vois pour, 14 voix contre) est totalement conforme aux règles de fonctionnement de cette institution démocratique »  a notamment commenté un responsable palestinien.

Crédits photo en Une : afps14 via Flickr (cc)

Clash Eric Zemmour vs. Edwy Plenel sur la colonisation : voir ou revoir les images [vidéo]

Clash Eric Zemmour vs. Edwy Plenel sur la colonisation : voir ou revoir les images [vidéo]

Vendredi soir dernier, les “2 Éric”, Zemmour et Naulleau, recevaient Edwy Plenel, ancien directeur de la rédaction du Monde et cofondateur de Mediapart, dans le cadre de leur émission sur Paris Première. Rappelant les grandes heures d’On n’est pas couché, cette rencontre a donné lieu à un échange musclé sur le thème de la colonisation.

En résumé

Edwy Plenel : “Je veux voir votre colère folle, car c’est une colère d’un hybris colonial justement. Vous ne voulez pas voir comment la vie tourne.”

Eric Zemmour : “Moi je remercie la colonisation française, car elle m’a apporté la culture et la littérature française. Je bénis la colonisation française parce que l’histoire de l”humanité, c’est l’histoire des colonies.”

Des colons israéliens tentent d’incendier une mosquée

Des colons israéliens tentent d’incendier une mosquée

05/09/11 – 14h30
TEL-AVIV (NOVOpress)
– Les tensions ne s’apaisent pas en Cisjordanie occupée.
Ainsi, hier, des colons israéliens ont tenté de mettre le feu à une mosquée du village de Kusra, dans le nord de la Cisjordanie, endommageant l’intérieur de l’édifice et taguant sur les murs des slogans anti-islamiques ainsi que des étoiles de David.

Cette attaque aurait été provoquée par l’intervention de policiers et de soldats israéliens venues démolir trois habitations de la colonie illégale de Migron, près de Ramallah, après en avoir évacué les résidents.

En effet, les colons extrémistes pratiquent une politique de représailles systématiques consistant à attaquer des cibles palestiniennes chaque fois que les autorités israéliennes prennent des mesures contre la colonisation sauvage.

Plusieurs mosquées de Cisjordanie ont ainsi été la cible depuis deux ans d’attaques similaires.

Colonisation de peuplement arabo-musulmane : la preuve par les mariages

Colonisation de peuplement arabo-musulmane : la preuve par les mariages

[box]En matière d’immigration, le discours officiel est celui de « l’intégration ». Beaucoup d’immigrés, d’enfants ou de petits enfants d’immigrés – les binationaux – ont d’ailleurs la nationalité française en même temps que la nationalité du pays d’origine de leur famille. Certains d’entre eux sont d’ailleurs devenus réellement Français de cœur et de civilisation. Mais force est de constater que c’est une minorité. La majorité des franco-maghrébins ou franco-turcs ou franco-africains pratiquent le retour aux racines comme le prouvent leurs choix matrimoniaux. Jean-Yves Le Gallou fait le point pour Polémia.[/box]

Le « mariage mixte » : une notion au sens ambigu

Faute de statistiques ethniques on ne connaît qu’imparfaitement les choix matrimoniaux des franco-musulmans. Et la notion de mariage « mixte » n’est connue qu’au regard de la nationalité : quand un jeune Français d’origine maghrébine épouse un ressortissant algérien ou marocain ou tunisien, c’est un mariage mixte au regard de la nationalité mais non de la civilisation. A contrario quand un jeune musulman de nationalité française épouse un Français de souche ce n’est pas un mariage mixte au regard de la nationalité même si c’en est un au regard de la religion et de la culture.

En pratique trois cas de figure sont à distinguer :

  • – un jeune Franco-musulman épouse en France un autre musulman, Français binational ou étranger ;
  • – un jeune Franco-musulman part chercher son conjoint au pays d’origine de sa famille ;
  • – un jeune Franco musulman épouse un Français de souche.

Mariage intra-communautaire en France et colonisation de l’espace public

Le mariage en France d’un Franco musulman avec un autre musulman, étranger résidant en France ou binational, semble très répandu si l’on en juge par les annonces de mariage que publient les mairies. Au demeurant se marier dans sa communauté d’origine semble une solution assez naturelle. Cela ne traduit évidemment pas une volonté d’intégration. D’autant que (pas tous) mais un nombre croissant de ces mariages s’accompagne de troubles à l’ordre public : brandissement de drapeaux étrangers dans les mairies, occupation agressive de l’espace public, délinquance routière collective et rodéos automobiles.

De nombreux maires sont contraints de faire signer des « Chartes de bonne conduite ». Le directeur départemental de la sécurité publique des Yvelines s’est lui vu dans l’obligation de créer une brigade spécialisée de surveillance des… mariages. A Nîmes un maire adjoint témoigne : « le samedi est devenu la journée terrible ». A Creil, Compiègne, Trappes, Orléans, Maurepas, Versailles et Rambouillet les incidents se multiplient. Interrogé par Le Parisien du 9 juillet 2011 le sociologue Eric Donfu minimise les faits tout en reconnaissant qu’« il peut y avoir [dans ces événements] un côté un peu défiant, voire identitaire ». En fait une véritable colonisation de l’espace public à l’occasion d’un acte central de la vie.

Mariage au pays et colonisation de peuplement

Tous les Franco-musulmans ne se marient pas en France. Un nombre croissant d’entre eux se marient au pays d’origine de leur famille. Le nombre de mariage de Français enregistrés à l’étranger et transcrits dans notre état-civil est passé de 20.067 en 1994 à 48.200 en 2005 selon le rapport remis au Parlement en 2006 par le Secrétariat général du comité interministériel de contrôle de l’immigration dirigé par Patrick Stéfanini.

Or la signification de ces mariages a profondément changé : les mariages entre Européens ont fortement diminué (4.206 seulement pour les quatre principales nationalités : Allemagne, Grande-Bretagne, Belgique, Suisse) ; en revanche, le nombre de mariages contractés à l’étranger avec les ressortissants des pricipaux pays d’émigration vers la France a, lui, explosé, passant de 4.267 à 27.265, soit une multiplication par 6,5 de 1994 à 2005 ! Pour le Maghreb et la Turquie le nombre de ces mariages s’est multiplié par sept, et par 11 pour la seule Algérie, atteignant le chiffre pharamineux de 12.457 en 2005.

Certes, il figure dans ces statistiques des fraudes au mariage ; mais celles-ci ont été rendues plus difficiles par l’évolution de la législation : or le nombre de ces mariages de Français à l’étranger est resté depuis au niveau de 48.000, très précisément 48.301 en 2009 selon le rapport officiel de 2011 sur l’immigration qui se garde prudemment de donner le détail des chiffres ou d’avancer une explication…

Cette omerta statistique ne doit pas cacher la réalité :

  • – certaines jeunes filles sont mariées parfois contre leur gré avec des proches de leur famille restés au pays ;
  • – en plus grand nombres certains jeunes hommes vont chercher « au pays » des jeunes filles qui ont une « meilleures mentalité ».

La conclusion est manifeste : en se mariant de plus en plus fréquemment avec des ressortissants du pays d’origine de leurs parents ou de leurs grands-parents, ces jeunes Franco-Maghrébins, Franco-Turcs ou Franco-Africains ne manifestent pas une intégration croissante à la société d’accueil mais une fidélité maintenue aux valeurs du « bled », selon l’expression couramment utilisée en banlieue pour désigner les lieux de leur ressourcement.

Et ce phénomène ouvre la voie à une immigration en cascade :

  • – par arrivées en France de parents, descendants ou collatéraux ; arrivées qui sont juridiquement considérées comme « regroupement de familles de Français » (une fois que le nouveau conjoint étranger a pris la nationalité française) ;
  • – par naissances en France des enfants du couple ; d’autant que le taux de fécondité des jeunes étrangères hors Union européenne (2,95 selon l’enquête annuelle de recensement 2008, source INSEE) est supérieur au taux de fécondité moyen des Françaises de naissance (1,80) et souvent même aussi à celui de leur pays d’origine.

Mariage avec un Français de souche et colonisation religieuse

Il y a enfin un troisième type de mariage : l’union d’un Franco-musulman et d’un Français de souche. Ce type d’union pourrait être interprété comme la preuve d’une certaine intégration voire même d’assimilation. Il y a toutefois un « hic ». La différence de religion s’accompagne généralement de la conversion de l’un à la religion de l’autre.

S’agissant de couples résidant en France il pourrait paraître naturel que la solution adoptée soit le ralliement à la situation de la majorité des Français : catholicisme (de conviction, de pratique ou simplement culturel) ou agnosticisme.

Or c’est l’inverse qui se passe : dans la plupart des cas, c’est la religion la plus intolérante qui s’impose. Ainsi la majorité des jeunes gens et des jeunes filles qui épousent un musulman se font musulman. Le cas inverse paraît très rare ne serait ce que parce que l’apostasie est un crime au regard du droit et des traditions musulmanes. Il y a néanmoins là un problème car de pacifiques relations entre communautés humaines ne peuvent être fondées que sur la réciprocité. Réciprocité ici absente puisque la relation fonctionne en sens unique, dans la seule direction favorable à l’islam.

Colonisation versus assimilation

Sociologiquement, l’intégration c’est le rapprochement des comportements d’un groupe minoritaire de ceux du groupe majoritaire. Ainsi, si l’intégration des immigrés fonctionnait, leur comportement nuptial se rapprocherait de la population générale : les jeunes Français(es) d’origine étrangère épouseraient majoritairement d’autres Français(es) et ne leur imposeraient aucune conversion. Tel n’est manifestement pas le cas.

Certes il a des cas individuels d’assimilation mais le mouvement sociologique de fond est radicalement autre : c’est celui d’une colonisation territoriale et démographique, religieuse et symbolique. Tels sont les faits. Tout autre point de vue relève du « wishfull thinking » et du déni de réalité.

Jean-Yves Le Gallou

Source : Polémia.

Voir aussi :

Sur Polémia :
Statistiquement incorrect :Les stratégies nuptiales des Français d’origine étrangère, signes de l’échec de l’intégration
Immigration : l’illusion de l’intégration

A la documentation française :
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/074000232/0000.pdf.

Face à la crise, Israël accélère la colonisation

Face à la crise, Israël accélère la colonisation

21/07/11 – 09h45
TEL-AVIV (NOVOpress)
– L’État israélien fait actuellement face à un mouvement qui peut être comparé à celui des « indignés » espagnols.

En effet, depuis une semaine plusieurs dizaines de tentes sont érigées sur le boulevard Rothschild, dans un quartier huppé de Tel Aviv, pour protester contre l’envolée des prix de l’immobilier. Le mouvement semble prendre de l’ampleur et relance le débat sur la pérennité de l’économie du pays, qui connaît des difficultés malgré une croissance annuelle de 5 %.

Pour répondre à cette contestation, Israël a annoncé lundi son intention de construire 294 nouveaux logements dans deux colonies de peuplement de Cisjordanie occupée, une initiative visant à faire baisser les prix des logements qui ont grimpé ces dernières années et à apaiser ainsi la colère de l’opinion, bien que ces nouvelles occupations soient illégales au vue des résolutions de l’ONU et représentent un nouvel obstacle dans d’hypothétiques négociations de paix.