Cécile Kyenge veut plus d’Africains en Italie et en Europe

Cécile Kyenge veut plus d’Africains en Italie et en Europe

12/07/2013 – 08h00
ROME (NOVOpress) –
La ministre italienne au sang congolais, Cécile Kyenge (photo), enfonce le clou : elle souhaite accélérer l’immigration de remplacement en Europe. Pour elle, il est temps que les Européens commencent « à raisonner ensemble pour se donner des règles communes » en matière d’immigration. Dans un entretien au journal Il Messaggero, elle fait référence au modèle français : « Si une personne prend, par exemple, la nationalité française, elle devient, par voie de conséquence, citoyenne européenne ». Traduction : Cécile Kyenge, qui compte 37 frères et sœurs au Congo, milite pour une propagation de l’immigration extra-européenne à l’échelle du Vieux continent.

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Aux sources des consciences et cultures politiques – Par Hervé Juvin [vidéo]

Aux sources des consciences et cultures politiques - Par Hervé Juvin [vidéo]

Qu’est-ce qui fait advenir la culture politique à une nation ou à un pays ? Le culte de la conformité actuelle, le respect des institutions de papier et même un certain nominalisme conduit à poser très peu souvent la question.

A partir du moment où des institutions sont données, on considère que la réalité de la politique suit. Dites “démocratie”, et l’ensemble de la vie politique d’un pays semble en découler. Ce n’est pourtant absolument pas le cas dans la réalité. Il est alors intéressant d’examiner pays par pays, pour chaque peuple, ce qui a fait advenir la conscience politique.
Ce qui se passe actuellement pourrait être une manœuvre stratégique pouvant se traduire par une nouvelle étape de la colonisation du monde.

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Au Mali, les ethnies sont-elles des créations françaises ? Par Bernard Lugan

Au Mali, les ethnies sont-elles des créations françaises ? Par Bernard Lugan

Dans sa livraison du 26 janvier 2013, l’hebdomadaire Marianne rapporte les propos suivants tenus par Jean-Loup Amselle, anthropologue et directeur d’études à l’Ehess (École des hautes études en sciences sociales) : « J’ai passé de nombreuses années sur le terrain au Mali, avec les Peuls, les Bambaras, les Malinkés, et nous avons démontré qu’en réalité les ethnies telles qu’elles existent sont des créations coloniales ».

Avec cette phrase, l’explication des évènements maliens devient soudain claire : si les Maures du Mujao coupent les mains des Bambara et si les Songhay tabassent les Touareg du MNLA, c’est parce que tous sont les prisonniers inconscients de catégories sociales qui leur furent imposées par les colonisateurs. In fine, la France , ancienne puissance coloniale, est donc responsable de la guerre civile malienne… CQFD !

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François Hollande en Algérie : repentance et feu vert à l’afflux d’Algériens en France

François Hollande en Algérie : repentance et feu vert à l’afflux d’Algériens en France

21/11/2012 – 12h00
ALGER (NOVOpress) – Retour en force de l’esprit de repentance avec François Hollande. Au deuxième jour de sa visite d’État en Algérie, le président français a eu des mots très durs sur la présence française et européenne dans ce pays du Maghreb durant les deux siècles précédents, comme d’ailleurs son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, en 2007 à Constantine. « Pendant 132 ans, l’Algérie a été soumise à un système profondément injuste, brutal et destructeur », a lancé l’actuel hôte de l’Elysée. Au passage, le chef de l’Etat français s’est engagé à donner un coup de fouet à l’immigration d’Algériens en France en s’engageant à « accueillir mieux » ces étrangers et en faisant en sorte que les consulats français délivrent plus vite les visas.

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Le bras d’honneur à l’Algérie de Gérard Longuet fait un tabac ! [vidéo]

Le bras d’honneur à l’Algérie de Gérard Longuet fait un tabac ! [vidéo]

03/11/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) –
Le bras d’honneur que Gérard Longuet (photo ci-dessus) vient d’adresser à l’Algérie est la vidéo la plus vue sur le site Dailymotion (vidéo ci-dessous). L’ex-ministre de la Défense a assumé ce geste jeudi, date du 58ème anniversaire du déclenchement de la guerre d’Algérie, alors que ce pays maghrébin célèbre cette année le cinquantenaire de son indépendance et attend une visite de François Hollande dans un mois. Ce bras d’honneur de Gérard Longuet était une réponse à une énième demande du gouvernement algérien exigeant que la France reconnaisse les « crimes » du colonialisme.

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Mensonges médiatiques, mensonges historiques : L’Algérie vue par Le Monde en 2012 – Par Pierre Milloz

Mensonges médiatiques, mensonges historiques : L’Algérie vue par Le Monde en 2012 – Par Pierre Milloz

Le conformisme, l’inculture et l’absence de tout regard critique ne cessent de progresser dans les médias. A partir du moment où une affirmation est politiquement ou historiquement correcte les journalistes se croient tout permis : à-peu-près et invraisemblances s’accumulent. Les faits n’interviennent plus, seule compte l’idéologie. Voici un décryptage d’un article du Monde. Le très rigoureux Pierre Milloz y compare ce qu’il a connu de l’Algérie et ce qu’en dit Le Monde.
Polémia.

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Atelier Fol’Fer : la désinformation passée au crible sous toutes ses facettes

Atelier Fol’Fer : la désinformation passée au crible sous toutes ses facettes

19/05/2012 – 18h45
ANET (NOVOpress) –
En 1993, sortait un Annuaire de la désinformation chez Critérion. Il visait au jour le jour à décrypter les opérations de désinformation. Cette initiative heureuse n’a pas eu de lendemain. Mais une maison d’édition, basée en Eure-et-Loir à Anet, L’atelier Fol’Fer, reprend le flambeau autour d’une collection baptisée : La désinformation autour. Il s’agit de rétablir la vérité sur un grand nombre d’évènements historiques ou d’actualité. Le catalogue est impressionnant : la désinformation autour… du satanisme, de la colonisation, du film Hors-la-loi ou encore de l’immigration avec une édition actualisée et augmentée qui sortira dans quelques jours.

Atelier Fol’Fer : la désinformation passée au crible sous toutes ses facettesAutre nouveauté dans cette collection, l’ouvrage d’Alain Sanders consacré à la désinformation autour de la guerre de Sécession. Pour le commun des mortels, le conflit qui ensanglanta les Etats-Unis entre 1861 et 1865 se résume à un affrontement entre « les vertueux Nordistes d’un côté et, de l’autre, les diaboliques Sudistes ». C’est à ce mythe auquel s’attaque Alain  Sanders. Il rappelle que le Nord n’a pas agressé le Sud pour des « raisons humanitaires », l’abolition de l’esclavage, mais pour éliminer la concurrence commerciale des Etats confédérés. Mieux, c’est le Nord qui fut à l’origine de l’esclavage sur le sol américain au XVIIème siècle.

Autre chapitre passionnant, celui relatif aux crimes de guerre perpétrés par les Yankees. Ainsi, Sherman, l’un des plus célèbres généraux nordistes, appelaient en juin 1864 à tuer ou déporter hommes, femmes et enfants sudistes. Les massacres à grande échelle : une vieille habitude du côté de Washington…

Ombres et lumières d’un passé colonial, par Clément Mesdon (4/4)

Ombres et lumières d’un passé colonial, par Clément Mesdon (4/4)

Clément Mesdon revient ici sur ce que fut la politique coloniale de la France. Alors que le débat sur la colonisation « a échappé aux historiens pour être monopolisé par des groupes mémoriels » (B. Lugan), c’est en historien authentique, soucieux de retracer la réalité de ce qu’il décrit, que l’auteur aborde la question coloniale. Traitant d’une question qui demeure trop souvent passionnelle, l’auteur s’est efforcé d’instruire à charge et à décharge le dossier d’un phénomène qui, s’il a concerné la France au premier chef pendant moins d’un siècle, s’est manifesté à toutes époques et en tous lieux. Et qui se perpétue aujourd’hui sous des formes qui, pour être nouvelles, n’en sont pas moins aussi importantes.

Exposition coloniale Paris 1931 : une France persuadée de sa mission universelle
Reste à esquisser le plus délicat, cette confrontation culturelle entre une France sûre d’elle dans la plupart des domaines et des populations dépourvues des savoir-faire qui garantissent la suprématie ou en tout cas l’indépendance. La plupart des colonisés ont souffert de cette arrogance propre à tous ceux qui se croient les maîtres du monde mais beaucoup se sont laissés fasciner par leurs maîtres et d’autres encore se sont mis à l’école du conquérant pour lui prouver leur valeur.

Le regard du colonisateur a été, trop souvent, dénué de toute bienveillance. Un racisme qui n’avait pas besoin de s’appeler ainsi hiérarchisait les hommes, « naturellement ». Mais Gide put observer que les cadres supérieurs des colonies étaient beaucoup plus ouverts, curieux et respectueux que les fonctionnaires subalternes, les petits colons et les commerçants, tous « petits Blancs » venus dans les colonies pour trouver une position sociale qu’ils n’auraient jamais eu en métropole. Ils vivaient comme des expatriés, à la française, et ne regardaient pas leur environnement sinon pour le travail et le profit. Ceux de ces hilotes qui passèrent ou s’établirent en Indochine durent souffrir car l’adaptabilité culturelle des élites fut remarquable. Ainsi, à titre d’exemple, durant la période coloniale, on n’imprima pas moins de 16 000 ouvrages en quôc ngu (romanisation de la langue vietnamienne) traitant de tous les domaines. La vulgarisation scientifique fut le fait d’auteurs de culture binaire comme Nguyen Cong Tien (1892-1971) et Hoang Xvan Han (1909-1926). Et si André Malraux eut quelques soucis avec l’autorité coloniale pour sa feuille anticolonialiste, on ne comptait pas moins de 128 quotidiens et 176 revues ou bulletins en 1939 !

Quand l'Afrique inspirait la Bretagne : faïences de Quimper créées à l'occasion de l'Expo coloniale de 1931

Une nouvelle culture était en germe comme en Algérie d’ailleurs et, dans les deux cas, elles armèrent les militants nationalistes. La reconnaissance vint moins vite pour l’Afrique noire dépourvue de langues écrites mais les avant-gardes parisiennes (cubisme, dadaïsme, surréalisme) donnèrent toute sa place à l’« art nègre ». Quant à l’ethnologie, inutile d’insister sur l’importance de chercheurs comme Paul Rivet, Marcel Mauss, Marcel Griaule, Michel Leiris, Jacques Berque ou Jean Rouch. Plusieurs prirent fait et cause pour les indépendantistes, avec une bonne dose de naïveté dont ceux-ci firent bon usage. Mais tous ont livré un « corpus » de travaux qui constituent le socle de tout ce qui se fait aujourd’hui sur ces matières. Un mot encore pour saluer l’Ecole française d’Extrême-Orient (fondée en 1900) qui ressuscita les sites khmers autour d’Angkor.

Evoquant le proche passé culturel de son pays, Samuel Sidibé, directeur du musée national du Mali à Bamako rappelle toute l’importance de l’Institut français de l’Afrique noire qui depuis Dakar ordonna collectes et recherches. S’il regrette que la recherche coloniale ait donné trop d’importance à l’appartenance ethnique et aux objets rituels, sacrés (négligeant ainsi ceux qui relevaient du domaine domestique) il n’oublie pas de stigmatiser l’artificialité culturelle de dirigeants entêtés à constituer une culture « nationale » visiblement introuvable (Médiapart, août 2010).

La colonisation française doit être approchée dans toute sa complexité. Son échec, inévitable et probablement salutaire pour les deux parties n’empêche pas de la regarder comme une ouverture originale au monde ; une manifestation première de ce que l’on appelle aujourd’hui la mondialisation ; la mise en place de circuits d’échanges, biens matériels et biens culturels auxquels il ne manquait que la parité. La désillusion et le procès sont venus des suites de la décolonisation. Les Africains par exemple ont perdu beaucoup de temps. Ce que regrettent des panafricanistes comme Cheikh Hamidou Kane qui déplore qu’on en soit resté au maillage territorial de l’époque coloniale. Il salue au passage les mérites des deux grandes fédérations coloniales françaises. Un point de vu partagé par le sénégalais Dialo Diop (opposant au président Wade) lorsqu’il s’en prend aux « pires fantoches de l’époque néo-coloniale (…) incapables de conserver les acquis de l’époque coloniale, en dissolvant par exemple les fédérations… » (Médiapart, août 2010).

La colonisation de l'Europe : arrivée d'Africains clandestins en Italie

Depuis les années 60 du siècle passé, les flux migratoires se sont inversés. Ils mettent en relation les pays européens, vieillis, « pleins », au summum de leurs capacités productives et des pays issus des empires coloniaux, jeunes, débordant d’une main d’œuvre sous-employée qui rêve d’un nouvel Eldorado. La logique et le bon sens, tels que l’entendent les oligarchies marchandes qui régentent le continent européen, voudraient qu’ils fournissent une main d’œuvre à l’Europe. Car l’Europe est pour la première fois de son histoire devenue un continent de migrants. 40 millions sont nés dans un autre continent soit plus de 10 % de la population européenne. Cette colonisation de peuplement et les incidences qu’elle a sur la vie des peuples d’Europe sont aujourd’hui au cœur du débat politique. La « décolonisation » de l’Europe risque fort d’être la question politique majeure du siècle qui commence.

Clément Mesdon

– Le premier article est ici.
– Le deuxième est ici.
– Enfin le troisième est ici.

Source : Novopress Breizh.

L’immigration colonise la télévision en Europe

L’immigration colonise la télévision en Europe

20/01/2012 – 08h00
AMSTERDAM (NOVOpress) –
Selon une étude de Médiamétrie New On The Air, l’immigration s’impose aussi massivement à la télévision en Europe. Dans tous les genres : documentaires, publicités, émissions de téléréalité et jeux. Aux Pays-Bas, dans l’émission No place like home, des immigrés, en passe d’être expulsés, sont testés sur leurs connaissances du pays où ils sont implantés. Le gagnant remporte une somme d’argent lui permettant de refaire sa vie… dans son pays d’origine. Autre version néerlandaise, la série West side stories se consacre au multiculturalisme à Amsterdam.

En Angleterre, le documentaire Mixed Britannica suit les histoires d’amour de plusieurs couples mixtes. En Suède, avec Ensamkomande flyktingbarn, le téléspectateur découvre le quotidien de sept clandestins de moins de 18 ans. En France, également, depuis de nombreuses années, les principaux rendez-vous de téléréalité mettent l’accent sur une vision du monde métissée : Koh-Lanta, Star Academy, Secret Story, etc. De même, les divertissements mettant en scène l’immigration sont mis en valeur sur le petit écran : Omar et Fred, Jamel Comedy Club, etc. Dans chacun de ces pays, une propagande médiatique à gros budgets en faveur des minorités visibles au détriment… de la majorité invisible.

Crédit photo : espensorvik via Flickr, licence CC.

Ombres et lumières d’un passé colonial, par Clément Mesdon (3/4)

Ombres et lumières d’un passé colonial, par Clément Mesdon (3/4)

Clément Mesdon revient dans ces quatre articles sur ce que fut la politique coloniale de la France. Alors que le débat sur la colonisation « a échappé aux historiens pour être monopolisé par des groupes mémoriels » (B. Lugan), c’est en historien authentique, soucieux de retracer la réalité de ce qu’il décrit, que l’auteur aborde la question coloniale. Traitant d’une question qui demeure trop souvent passionnelle, l’auteur s’est efforcé d’instruire à charge et à décharge le dossier d’un phénomène qui, s’il a concerné la France au premier chef pendant moins d’un siècle, s’est manifesté à toutes époques et en tous lieux. Et qui se perpétue aujourd’hui sous des formes qui, pour être nouvelles, n’en sont pas moins aussi importantes.

Dans un petit livre qui veut tordre le cou aux « idées reçues » (c’est le nom de la collection, au Cavalier Bleu) mais qui en ajoute quelques autres, Madame d’Almeida-Topor résume l’exploitation coloniale :« Des firmes commerciales, dont la plupart avaient leur siège social en Europe, achetaient la production des cultivateurs locaux à des prix fixés en fonction de cours mondiaux plus que de la conjoncture locale (…). Les revenus tirés de la vente de leur production permettaient aux populations de se procurer des marchandises manufacturées importées par les mêmes sociétés commerciales. Il s’agissait surtout de biens de consommation, tissus, alcools, produits alimentaires… »

La Banque d'Indochine, une des rares grandes entreprise capitalistes coloniales
Telle était effectivement l’« économie de traite » (Jean Dresch) et tel est aujourd’hui l’essentiel de l’économie mondialisée lorsque le paysan malien ou burkinabé dépense les revenus de son travail dans l’acquisition de biens manufacturés « made in china » ou de produits alimentaires conditionnés. Rien ne change…

De toute façon ces circuits économiques furent mis à mal par la crise de 1929 et après la guerre la nécessité d’investir en profondeur s’imposa d’elle-même. L’idée que les colonies devaient rapporter plus qu’elles coûtaient (ce qui les réduisait à employer leurs minces budgets à rembourser ce qu’elles empruntaient pour investir) fut battue en brèche. A l’instar du « Colonial Development and Welfare Acts » du Commonwealth, le FIDES (Fonds d’investissement et de développement économique et social) créé en 1946 s’employa à équiper les territoires d’outre-mer. Des hôpitaux, facultés (Dakar), lycées et écoles, des ouvrages d’art (ponts, canaux, ports, voies ferrées) des industries (transformation de l’arachide, du coton, de l’huile de palme) des aménagements agricoles (hydraulique rizicole, centres vétérinaires) furent multipliés en A.O.F., A.E.F., au Cameroun et à Madagascar. Même si en son temps l’agronome René Dumont déplorait qu’on ait trop mis l’accent sur des réalisations de prestige négligeant ainsi les micro-réalisations qui auraient soulagé la paysannerie, ces infrastructures eurent le mérite de remettre aux jeunes Etats des équipements qu’ils leurs restaient à développer encore.

Mais cette mise en valeur coûta très cher à la France. Au terme de sa thèse : « Empire colonial et capitalisme français » (Albin Michel, 1984), Jacques Marseille a pu conclure : « De 1945 à 1962, ce fut en effet deux fois le montant des aides américaines à la France qui fut englouti outre-mer… ». En fait, le grand patronat français ne s’était guère engagé dans l’aventure coloniale. Il ne l’avait fait que de manière ponctuelle pour des activités bien spécifiques, phosphates d’Afrique du Nord, nickel calédonien, hévéa indochinois, filière de l’arachide, coton… Pour le reste, il avait laissé faire des entrepreneurs plus modestes. En fait, les « Cent familles » ne se sentirent que rarement concernées par un empire colonial où les placements étaient beaucoup trop risqués. La seule colonie qui retint vraiment leur attention fut la fédération indochinoise (Cochinchine, Annam, Tonkin, Cambodge et Laos) et la Banque d’Indochine (qui émettait la piastre) la Socfin et Michelin portent une lourde responsabilité dans la calamiteuse guerre d’Indochine (1946-1954).

Dès 1931, un excellent analyste au service de la haute finance, Edmond Giscard d’Estaing (le père de l’ancien président de la République) mettait en garde. Il déclarait que « pour l’avenir même du pays (il valait mieux) ne rien faire plutôt que d’engloutir des fonds destinés à se perdre, s’ils étaient versés dans une économie qui n’était pas faite pour les utiliser au bon endroit et de façon productive » (Cité par J. Marseille). Un point de vue prémonitoire puisque à la veille de quitter l’Algérie, jamais la France n’y avait autant investi. Planifié sur cinq ans, le plan de Constantine (1958) prévoyait la construction de 200 000 logements, la scolarisation d’un million et demi d’enfants et une amorce de réforme agraire. A terme, il aurait coûté vingt milliards de nouveaux francs (1959).

La traite négrière fut d'abord une affaire intra-africaine

Le travail forcé fut officiellement aboli en 1946. Il avait sévi en Afrique noire et à Madagascar. Ses méfaits avaient été dénoncés durant l’entre-deux guerre aussi bien par le journaliste Albert Londres – «La Terred’ébène » 1929 – que par André Gide – « Voyage au Congo » et « Retour du Tchad » 1927-1928 – et les dernières compagnies concessionnaires, responsables de cette situation disparurent alors. Durant les vingt dernières années de la colonisation, la nouvelle génération d’administrateurs coloniaux, issus pour beaucoup de la France libre, s’employa à protéger la main d’œuvre indigène et à traquer tout ce qui ressemblait à du travail forcé. Avec une certaine efficacité puisqu’elle s’attira la rancune d’un petit colonat âpre au gain et dépourvu de tout humanisme. Ces petits Blancs que par le passé Maupassant ou Montherlant avaient stigmatisé et que Louis-Ferdinand Céline – dans « Voyage au bout de la nuit » 1932 – ou encore Georges Simenon – « Le Coup de lune » 1960 – mirent en scène sans la moindre tendresse. Car, paradoxalement, la critique la plus féroce de l’arrogance et de la suffisance coloniales est venue plus vite de la droite et de l’extrême-droite littéraire que de la gauche…

De toute façon, aussi insupportables que furent le travail forcé et le portage, ils furent forcément moins mortifères que la traite négrière. Sur ce sujet, immensément polémique, prenons le risque (en fait assez minime) de rappeler :

a) Que la traite européenne s’est éteinte dans les années qui ont suivi l’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises en 1848.

b) Que la traite arabo-musulmane, pour faire simple, s’est poursuivie jusqu’au début du XXème siècle sous la forme la plus voyante et plus longtemps encore de manière dissimulée.

c) Qu’en conséquence la France colonisa, des confins mauritaniens à ceux du Darfour, des espaces vidés ou presque de leur population.

Malheureusement cette présentation des faits qui sert de fil rouge aux authentiques chercheurs (O. Pétré-Grenouilleau) ne donne pas satisfaction aux activistes de la repentance coloniale et on comprend assez bien pourquoi.

Médecine coloniale : son œuvre a permis le boom démographique de l'Afrique

A partir des années 20 du siècle dernier on put noter l’amorce d’un boom démographique aussi bien au Maghreb qu’en Afrique et en Indochine. Avec d’ailleurs pour conséquence des difficultés frumentaires et une augmentation trop rapide de la population urbaine. Cette bonne santé démographique a largement tenu à l’œuvre sanitaire et médicale accomplie surtout après 1914. Mais là encore cette politique de santé, ses résultats semblent gêner aux entournures certains intellectuels africains. Ainsi Cheikh Hamidou Kane, écrivain peul né en 1928 qui remarque : « les colonisateurs ont mis l’accent sur l’éradication des grandes pandémies, comme le paludisme ou la maladie du sommeil, parce qu’elles avaient des effets importants sur l’activité économique de la colonie » (Médiapart, août 2010).

On peut lui répondre que toute société a le souci de maintenir sa population active en bonne santé et que la médecine coloniale ne se déroba pas lorsqu’il fallut faire reculer sinon éradiquer la variole, le paludisme, la maladie du sommeil, la lèpre ou le trachome. L’Institut Pasteur s’implanta dans toutes les colonies ; l’Assistance médicale indigène (AMI) dispensa soins gratuits et vaccination un peu partout. Des chercheurs et des médecins comme Calmette, Nicolle, Laigret ou Jamot se dépensèrent sans compter. Avec des procédures peut-être autoritaires mais qui obéissaient à l’esprit paternaliste de leur temps. Bien entendu, le bilan est contrasté et la médecine de proximité qui fait tant défaut à l’Afrique aujourd’hui resta trop souvent limitée à des postes sanitaires de brousse dépourvus de moyens.

Clément Mesdon

– Le premier article est ici.
– Le deuxième est ici.

(A suivre)

Source : Novopress Breizh.

Ombres et lumières d’un passé colonial, par Clément Mesdon (2/4)

Ombres et lumières d’un passé colonial, par Clément Mesdon (2/4)

Clément Mesdon revient dans ces quatre articles sur ce que fut la politique coloniale de la France. Alors que le débat sur la colonisation « a échappé aux historiens pour être monopolisé par des groupes mémoriels » (B. Lugan), c’est en historien authentique, soucieux de retracer la réalité de ce qu’il décrit, que l’auteur aborde la question coloniale. Traitant d’une question qui demeure trop souvent passionnelle, l’auteur s’est efforcé d’instruire à charge et à décharge le dossier d’un phénomène qui, s’il a concerné la France au premier chef pendant moins d’un siècle, s’est manifesté à toutes époques et en tous lieux. Et qui se perpétue aujourd’hui sous des formes qui, pour être nouvelles, n’en sont pas moins aussi importantes.

"Les fils de roi", un récit inspiré par la colonne Voulet-Chanoine
Les abus, les excès et les méfaits de la colonisation française sont bien connus, en tout cas des historiens et cela contrairement à une opinion répandue qui veut qu’ils aient été délibérément négligés. Dans la phase initiale, lorsque après l’exploration succède la saisie effective du territoire identifié et cartographié, les militaires ont trop souvent la main lourde, aussi bien Bugeaud en Algérie que Faidherbe au Sénégal ou Gallieni à Madagascar. Pratiqués en Europe, pillage et terre brûlée, exécution sans jugement des prisonniers, femmes et enfants pris en otage ou déportés n’ont pas manqué en Afrique. Dans quelques cas, la férocité s’allie à la démence. Ainsi dans l’affaire de la colonne Voulet-Chanoine. En 1899, ces deux officiers furent chargés de reconnaître les pays compris entre le Soudan français et le Tchad. La colonne multiplia exactions et massacres et lorsque le colonel Klobb les rejoignit pour leur retirer le commandement ils l’abattirent. Peu avant d’être tué par ses hommes, Voulet leur avait tenu ce discours : « Quant à moi, je suis hors-la-loi, je renie ma famille, mon pays, je ne suis plus Français, je suis un chef noir. L’Afrique est grande, j’ai six cents hommes qui me sont dévoués, je ne crains rien». C’est la version sans gloire de « L’Homme qui voulut être roi » (Kipling).

Dans la période qui suit la conquête, le pouvoir colonial doit affronter des révoltes qui tiennent souvent à l’excès d’imposition, de travail forcé et d’enrôlement dans l’armée. D’autres ont un caractère nationaliste. On peut en citer plusieurs. Parmi les plus notables, dans l’ordre chronologique :

– 1870 :La Kabylie.

– 1883 : Hué en Indochine.

– 1921-1925 : Le Rif au Maroc, avec Abd el-Krim.

– 1925 : Les Druses en Syrie.

– 1927-1930 : Les Bayas en Afrique équatoriale.

– 1930 : La mutinerie de Yen Bay en Indochine.

– 1945 : L’est algérien, dans le Constantinois

– 1947 : Madagascar.

Victimes algériennes du FLN

Dans tous les cas, la répression est sévère, impitoyable surtout lorsque ces soulèvements ont été précédés par des massacres de colons ou d’employés de l’administration. Le chiffre des victimes a été presque toujours instrumentalisé, tant par les autorités coloniales de l’époque que par les dirigeants des anciennes colonies. Les premières minimisant les chiffres, les seconds les optimisant si l’on peut dire. Le cas le plus flagrant est évidemment celui de la guerre d’Algérie. Le gouvernement algérien s’en tient à un million de « martyrs », chiffre qui multiplie par trois ou par quatre le nombre effectif de ces victimes. Nombre d’historiens français et algériens (dissidents) se sont élevés contre cette falsification. Alors que les pertes françaises s’élèvent à au moins 50 000 morts et disparus (en tenant compte des supplétifs musulmans massacrés après l’indépendance), celles des indépendantistes ne peuvent excéder 300 000 personnes, y compris les victimes civiles. Toutes évaluations qu’il sera difficile voire impossible d’affiner davantage.

Mais il est d’éminents spécialistes pour se barder de certitudes comme Madame Coquery-Vidrovitch qui a repris à son compte la fable du million de morts et en a même ajouté un autre pour la conquête de 1830 et ses suites… Mais laissons-là le marigot de ces dénombrements flottants au gré des idéologies et passons à l’exploitation forcément « éhontée » des colonies. Pour les historiens et essayistes flagellants, le verdict ne bougera plus : tous coupables, administrateurs, militaires, affairistes, colons, commerçants ; tous exécutants d’un capitalisme prédateur commandé depuis Paris ou Marseille, la cité colonialiste par excellence.

Clément Mesdon

Le premier article est ici.

(A suivre)

Source : Novopress Breizh.

Ombres et lumières d’un passé colonial, par Clément Mesdon (1/4)

Ombres et lumières d’un passé colonial, par Clément Mesdon (1/4)

Clément Mesdon revient ici sur ce que fut la politique coloniale de la France. Alors que le débat sur la colonisation « a échappé aux historiens pour être monopolisé par des groupes mémoriels » (B. Lugan), c’est en historien authentique, soucieux de retracer la réalité de ce qu’il décrit, que l’auteur aborde la question coloniale. Traitant d’une question qui demeure trop souvent passionnelle, l’auteur s’est efforcé d’instruire à charge et à décharge le dossier d’un phénomène qui, s’il a concerné la France au premier chef pendant moins d’un siècle, s’est manifesté à toutes époques et en tous lieux. Et qui se perpétue aujourd’hui sous des formes qui, pour être nouvelles, n’en sont pas moins aussi importantes.

Attaquons avec le truisme le plus plat, le plus provocateur penseront les esprits chagrins : coloniser est le propre de la plupart des espèces animales et les hommes n’y échappent pas. D’autre part, si l’on veut raisonner en termes de repentance, de regret douloureux d’avoir succombé à l’envie de coloniser, cette mortification visera toutes les époques, toutes les cultures. De la préhistoire au XXIème siècle, des Européens aux Chinois, en passant par les Arabes, les Zoulous ou les Aztèques.

Pour en rester à la colonisation européenne, elle a touché la planète entière s’exerçant principalement sur des espaces très peu peuplés voire vides. L’immigration les a peuplés. Lorsqu’il s’agissait de pays « pleins », riches d’une culture millénaire – le sous-continent indien,la Chine– la colonisation a pris d’autres formes : maillage de comptoirs, privilèges divers, protectorats… Car la colonisation n’est pas univoque et la diversité des statuts rend difficile toute appréciation globale. Autrement dit les choses ne pouvaient pas se passer de la même manière au Viêt-Nam et au Congo.

Ombres et lumières d’un passé colonial, par Clément Mesdon (1/4)

La colonisation française débute sous François Ier (Jacques Cartier) et s’achève au milieu du XXème siècle, soit quatre siècles plus tard. Elle finit par concerner tous les continents et tous les océans. Impossible donc de la présenter en bloc, ni dans le temps ni dans l’espace.

Du premier empire qui disparaît à la suite du traité de Paris (1763), il ne resta que des éclats, Gorée au Sénégal, la Guadeloupe,la Martinique, l’ouest de Saint-Domingue, cinq comptoirs en Inde… Le pire fut la perte de la Nouvelle France, de la Louisiane et de tout l’hinterland, immense et presque inexploré. De la fin de l’Ancien Régime à la Restauration, les Français négligèrent les entreprises coloniales. En 1830, ils mirent le pied en Algérie. Ils ne pouvaient imaginer que cette expédition punitive conduirait à une occupation de 132 ans. Sous la IIème République et le Second Empire, la colonisation repartit de plus belle mais sans projet véritable, plutôt des chimères, un « royaume arabe » en Algérie, un « empire mexicain » et un autre à se constituer en Extrême-Orient aux marges de la Chine.

Le vrai empire colonial, réputé cohérent, universel, on le doit à la IIIème République et à plusieurs de ses pères fondateurs comme Jules Ferry. Il s’est construit avec une parfaite bonne conscience : le devoir d’apporter la civilisation et en particulier les « immortels principes de 1789 » à des peuplades qui ignoraient tout de leurs bienfaits. Une évangélisation laïque en quelque sorte qui, d’ailleurs, sur le terrain allait trouver dans les congrégations missionnaires les plus zélées des auxiliaires. Tout a été dit sur la tartufferie d’une telle idéologie. Elle a évidemment servi de justification première et de paravent à l’exploitation des colonisés, à leur mise au travail pour un coût dérisoire. Impérialisme et capitalisme ont marché de pair.

Deuxième empire colonial après le britannique, mais loin derrière, l’empire français a donné à trois générations l’illusion de la puissance : « Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts » et Jean Giraudoux (on lui avait confié en 1939 le commissariat général à l’information qui devait répliquer à la propagande allemande) d’illustrer ce slogan ventriloque par des planisphères géants collés sur les murs de Paris. L’empire inscrit en rose, un quart de l’Afrique, Madagascar, l’Indochine, les Antilles,la Guyane, les archipels océaniens et tous ces points d’appui géo-stratégiques, Mers el-Kebir, Bizerte, Djibouti, Diego Suarez, Haiphong, Nouméa jusqu’au canal de Suez partagé avec les Britanniques.

Dans l’esprit de beaucoup et en particulier dans la classe politique, cet empire était considéré comme immuable, définitif. C’est tout l’esprit du Centenaire de l’Algérie (1930) et de l’Exposition coloniale de 1931. La débâcle de 1940 puis la lutte fratricide entre vichyssois et gaullistes vont précipiter sa disparition. Refondée en 1944 par le discours de Brazzaville – de Gaulle esquissant un Commonwealth à la française – la construction coloniale qui prend le nom d’Union française laisse la place, en 1958, à une Communauté française qui ne tient pas deux ans. Quant aux « départements algériens » facticement rattachés au territoire métropolitain, ils disparaissent en 1962. Commence alors cette période néo-coloniale qui court des indépendances proclamées à l’effacement de la première génération de dirigeants ayant connu l’époque coloniale. Cet âge béni ( !) de la « Françafrique » s’éteint petit à petit sous nos yeux.

Clément Mesdon

(A suivre)

Source : Novopress Breizh.

Colonisation israélienne: énième rappel à l’ordre de l’ONU

Colonisation israélienne: énième rappel à l'ordre de l'ONU

15/01/02 – 12h45
BEYROUTH (NOVOpress)
– Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a réaffirmé que “l’occupation par Israël des territoires palestiniens devait cesser“.

Rappelant l’illégalité de ces occupations, le secrétaire général a ajouté: “L’occupation par Israël des territoires arabes et palestiniens doit cesser. La violence contre les civils aussi. Les colonies, nouvelles ou anciennes, sont illégales. Elles contrarient la naissance d’un Etat palestinien viable“.

Ces propos ont été tenus à l’occasion d’une conférence à Beyrouth sur la transition démocratique dans le monde arabe. Ils devraient rester sans plus de suites ni de conséquences que les nombreuses mises en gardes et autres résolutions passées, démontrant une fois encore la géométrie très variable de l’application du droit international.

Crédit photo : World Economic forum via Flickr, licence CC.

Exclusivité Novopress : Guillaume Faye présente son ouvrage “Sexe et dévoiement” [audio]

Exclusivité Novopress : Guillaume Faye présente son ouvrage "Sexe et dévoiement" [audio]

06/01/2012 – 10h00
PARIS (NOVOpress) –En 2012, Guillaume Faye a manifestement décidé de faire un retour fracassant sur la scène médiatique. En effet, son ouvrage “Sexe et dévoiement”, paru aux éditions du Lore, pourrait tout simplement faire l’effet d’une bombe, au même titre que “La colonisation de l’Europe” ou encore “Pourquoi nous combattons” qui sont devenus des classiques inspirant plusieurs générations d’identitaires, mais touchant également de nombreuses personnalités dans le grand public, qui n’ont souvent pu que confirmer ou voir se confirmer les prophéties et les constates dressés par Guillaume Faye. La sortie de cet ouvrage sera suivi, avant les élections présidentielles, d’une autre bombe puisqu’il s’agira d’un véritable programme politique chiffré et rédigé par l’auteur de “l’Archéofuturisme”.

Dans “Sexe et dévoiement”, l’auteur aborde la question de la sexualité en Europe, fondement de toute civilisation,  car élément constitutif de sa reproduction et de sa survie. Le constat dressé est dramatique : perte des valeurs familiales, domination et expérimentation folles menées par les lobbys gays, féministes ou encore par les partisans de la théorie du gender (désormais enseignée), mais aussi imposition de nouvelles traditions “extra-européennes” et tabous d’ordre religieux qui menacent tout simplement la survie des peuples européens.

Guillaume Faye  dénonce mais surtout propose tout au long de cet ouvrage en onze chapitres thématiques des solutions radicales, mais toujours à la recherche d’un juste milieu,  qui permettraient aux peuples blancs d’Europe de ne pas disparaitre.

De l’hoxomexualité à la famille, en passant par les influences religieuses , la pornographie, le féminisme ou encore la prostitution, tout est abordé , tout est lié.

Des questions viennent néanmoins à l’esprit : qui contrôle, qui développe, qui organise ce que Guillaume Faye nomme “pathologie” et qui est en train de détruire la société européenne à petit feu ? Ou bien est-ce de manière collective et inconsciente que les européens acceptent et organisent leurs propre suicide ?

Face à la submersion migratoire qui s’accélère en Europe, les Européens ont-ils les moyens d’inverser le cours des choses aujourd’hui ? La politique eugéniste et nataliste prônée par l’auteur peut elle être mise en place par des gouvernements européens ?

Guillaume Faye a accepté, lors d’un long et riche entretien accordé à Novopress, de nous dévoiler quelques aspects de son livre et de répondre aux questions que ce dernier soulève.

Nous lui avons également demandé quel était son regard sur les mouvements identitaires européens et sur leur influence à venir .

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“D’une colonisation l’autre” entretien avec Emil Darhel [audio]

“D’une colonisation l’autre” entretien avec Emil Darhel

21/12/2011 – 19h00
PARIS (NOVOpress) –
« Une légende particulièrement tenace voudrait que la France soit une terre de mélange depuis des siècles. C’est totalement faux ».

C’est sûr cette phrase que débute l’argumentaire d’Emil Darhel dans son livre D’une colonisation l’autre paru tout récemment .

Les informations réunies dans cet ouvrage concernant, pour la France, la démographie, la criminalité, l’immigration, les intentions plus ou moins assumées des partis politiques traditionnels, etc. sont jusqu’à présent et pour la plupart d’entre elles restées hors de portée du grand public.

Ce livre est un appel à une prise de conscience nécessaire de la situation catastrophique qui se trame en Europe aujourd’hui. Un pamphlet criant de vérité, synthétisant à la fois les analyses d’un Bernard Lugan sur la colonisation de l’Afrique notamment ainsi que ses conséquences ou encore d’un Guillaume Faye sur la colonisation de l’Europe.

Pour présenter l’ouvrage, nous avons rencontré son auteur, Emil Darhel.

Propos recueillis par Yann Vallerie pour Novopress France.

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Bernard Lugan, “Décolonisez l’Afrique !” [vidéo]

Bernard Lugan, “Décolonisez l’Afrique !”

Présentation vidéo par Bernard Lugan de son nouvel ouvrage paru début novembre aux Editions Elipses, Décolonisez l’Afrique !

L’Afrique subit une recolonisation économique, politique et morale. Un demi siècle après les fausses indépendances, la véritable libération de l’Afrique est donc à la fois nécessaire et urgente.

[box class=”info”] Source : Realpolitik.tv [/box]

 

Bernard Lugan :
Universitaire africaniste, Bernard Lugan aborde les questions africaines sur la longue durée en partant du réel, à savoir la Terre et les Hommes. Pour lui, il convient de parler des Afriques et non de l’Afrique, et des Africains, donc des peuples et des ethnies, et non de l’Africain, terme aussi vague que réducteur. Après plus de trente années d’expériences de terrain et d’enseignement universitaire en Afrique, il fut notamment professeur durant dix ans à l’université nationale du Rwanda, il mène actuellement des activités multiples : édition d’une revue africaniste diffusée par internet, direction d’un séminaire au CID (Ecole de Guerre), conseil auprès de sociétés impliquées en Afrique. Il est également expert pour l’ONU auprès du TPIR (Tribunal International pour le Rwanda) qui siège à Arusha, en Tanzanie.

En représailles à l’adhésion de la Palestine à l’Unesco, Israël accélère la colonisation

En représailles à l'adhésion de la Palestine à l'Unesco, Israël accélère la colonisation

02/11/11 – 08h00
JERUSALEM (NOVOpress)
— La riposte des autorités israéliennes, furieuses du début de reconnaissance internationale que représente l’adhésion de la Palestine à l’Unesco, ne se sera pas faite attendre. Le gouvernement israélien a en effet annoncé l’accélération de la colonisation, illégale au regard du des résolution de l’ONU, à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.

Pour les palestiniens et de nombreux observateurs internationaux, cette décision représente une « accélération de la destruction du processus de paix » puisque l’arrêt des colonisations est le préalable à une reprise des négociations bilatérales.

Israël a annoncé la constructions de plus de 2.000 logements à Jérusalem-Est et en Cisjordanie , ainsi que le gel provisoire des transfert de fonds dus à l’Autorité palestinienne.

Les autorités palestiniennes en appellent donc au Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, ONU, Russie) pour faire pression sur Israël et obtenir le retrait de cette décision « provocatrice » aux conséquences imprévisibles.

« Israël doit admettre qu’aucune loi n’oblige l’ensemble de la communauté internationale à se soumettre à ses desiderata. Le vote de l’Unesco, à une très large majorité (107 vois pour, 14 voix contre) est totalement conforme aux règles de fonctionnement de cette institution démocratique »  a notamment commenté un responsable palestinien.

Crédits photo en Une : afps14 via Flickr (cc)