[vidéo] Philippe de Villiers : “Nous sommes face à un problème d’invasion et de colonisation”

Philippe de Villiers

12/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Philippe de Villiers, écrivain, fondateur du Puy du Fou, cofondateur du Vendée Globe et ancien ministre, répond aux questions de Sonia Mabrouk au sujet de la suppression de l’ENA, de son nouvel essai intitulé “Le jour d’après” et du dîner à l’Elysée auquel il a été convié par le couple présidentiel.


La France entre l’Œdipe algérien et celui des décoloniaux…, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

Le « Système » algérien et les « décoloniaux » accusent la France d’être responsable de leurs problèmes. Une attitude œdipienne déjà bien décrite en son temps par Agrippa d’Aubigné quand il écrivait que :
« Le cadavre de France se décompose sous l’œil de deux enfants : le premier est félon et le second parasite. L’un est tourné vers la mort et l’autre vers la dévastation. »

Au mois de janvier 2021, un journaliste algérien complaisamment relayé par les médias français, exigea même de la France un dédommagement pour le « pillage » du fer « algérien » qui, selon lui, aurait servi à fabriquer la Tour Eiffel !!!

Or, comme l’a montré Paul Sugy, les pièces composant l’emblématique monument furent fondues en Lorraine, dans les aciéries de Pompey, à partir de minerai de fer extrait de la mine de Lurdres, également située en Meurthe-et-Moselle…

La prétention aussi exorbitante que surréaliste de ce stipendié du « Système » algérien n’est pas le coup de folie d’un illuminé. Elle s’inscrit tout au contraire dans une stratégie de surenchère revendicatrice destinée à obtenir des excuses, puis des réparations « sonnantes et trébuchantes » de la part de la France.

Or, il faut bien voir que, jusqu’à l’arrivée de François Hollande au pouvoir, la position algérienne avait été relativement « retenue ». Ni Georges Pompidou, ni Valéry Giscard d’Estaing, ni François Mitterrand, ni Jacques Chirac et ni Nicolas Sarkozy n’auraient en effet accepté de telles demandes d’excuses. Or, tout a changé avec les déclarations irresponsables de François Hollande suivies de celles d’Emmanuel Macron au sujet de la colonisation. A partir de là, la France s’étant auto-humiliée, l’Algérie s’est donc trouvée en position de force pour exiger toujours plus d’elle. D’autant qu’acculé par la rue, sa survie étant même en jeu, le « Système » algérien n’a plus que deux moyens pour tenter de détourner la marée de la contestation populaire qui menace de l’emporter :

1) S’attaquer au Maroc, comme en 1963 quand la « Guerre des Sables » lui a permis de mettre en parenthèses le soulèvement kabyle. Mais, avec le Maroc, qui s’y frotte s’y pique…

2) Rien de tel avec le chapon français dont les actuels dirigeants n’osent pas rappeler à leurs homologues algériens qu’en 1962, la France « mère généreuse », légua à sa « chère Algérie » selon la formule du regretté Daniel Lefeuvre, un héritage composé de 54 000 kilomètres de routes et pistes (80 000 avec les pistes sahariennes), de 31 routes nationales dont près de 9000 kilomètres étaient goudronnés, de 4300 km de voies ferrées, de 4 ports équipés aux normes internationales, de 23 ports aménagés (dont 10 accessibles aux grands cargos et dont 5 qui pouvaient être desservis par des paquebots), de 34 phares maritimes, d’une douzaine d’aérodromes principaux, de centaines d’ouvrages d’art (ponts, tunnels, viaducs, barrages etc.), de milliers de bâtiments administratifs, de casernes, de bâtiments officiels, de 31 centrales hydroélectriques ou thermiques, d’une centaine d’industries importantes dans les secteurs de la construction, de la métallurgie, de la cimenterie etc., de milliers d’écoles, d’instituts de formations, de lycées, d’universités avec 800 000 enfants scolarisés dans 17 000 classes ( soit autant d’instituteurs, dont deux-tiers de Français), d’un hôpital universitaire de 2000 lits à Alger, de trois grands hôpitaux de chefs-lieux à Alger, Oran et Constantine, de 14 hôpitaux spécialisés et de 112 hôpitaux polyvalents, soit le chiffre exceptionnel d’un lit pour 300 habitants. Sans parler du pétrole découvert et mis en exploitation par des ingénieurs français. Ni même d’une agriculture florissante laissée en jachère après l’indépendance, à telle enseigne qu’aujourd’hui l’Algérie doit même importer du concentré de tomates, des pois chiches et jusqu’à la semoule du couscous…

Tout ce qui existait en Algérie en 1962 avait été payé par les impôts des Français. En 1959, l’Algérie engloutissait ainsi 20% du budget de l’Etat français, soit davantage que les budgets additionnés de l’Education nationale, des Travaux publics, des Transports, de la Reconstruction et du Logement, de l’Industrie et du Commerce ! Et tout ce que la France léguait à l’Algérie avait été construit à partir du néant, dans un pays qui n’avait jamais existé puisqu’il était directement passé de la colonisation turque à la colonisation française. Même son nom lui avait été donné par la France…

L’attitude des « décoloniaux » relève quant à elle d’un complexe œdipo-existentiel doublé d’une dose de schizophrénie.

Selon eux, la France qui les accueille, les nourrit, les habille, les soigne, les loge et les éduque, est une nation « génétiquement esclavagiste, raciste et colonisatrice », dans laquelle les descendants des colonisées sont dans une « situation coloniale », c’est-à-dire de « dominés ». D’où leur prétendue « marginalisation ». A cette affirmation victimaire s’ajoute un sentiment à la fois revanchard et conquérant bien résumé par Houria Bouteldja, une des figures de proue de ce courant:

« Notre simple existence, doublée d’un poids démographique relatif (1 pour 6) africanise, arabise, berbérise, créolise, islamise, noirise, la fille aînée de l’Eglise, jadis blanche et immaculée, aussi sûrement que le sac et le ressac des flots polissent et repolissent les blocs de granit aux prétentions d’éternité (…) ».

Authentiquement francophobes, haïssant la France, les « décoloniaux » rejettent donc tout ce qui se rattache à elle. Hafsa Askar, vice-présidente du syndicat étudiant UNEF, a ainsi écrit le 15 avril 2019, jour de son incendie :

« Je m’en fiche de Notre-Dame de Paris, car je m’en fiche de l’histoire de France… Wallah … on s’en balek (traduction : on s’en bat les c…), objectivement, c’est votre délire de petits blancs ».

Cependant, exprimant leur ressentiment et leur haine de la France dans la langue du « colon » honni, et s’affirmant intellectuellement à travers ses références philosophico-politiques, les « décoloniaux » ont une attitude schizophrénique…

Là n’est cependant pas le moindre paradoxe de ces sycophantes dont la « pensée » a germé sur le terreau philosophique de la révolution de 1789. En s’attaquant frontalement, et d’une manière œdipienne, aux dogmes de leurs géniteurs – « valeurs de la République », « droits de l’homme », « vivre ensemble » et « laïcité » -, les « décoloniaux » ont en effet pulvérisé l’armature doctrinale et morale de cette gauche universaliste qui, depuis des décennies, est le vecteur de la décadence française. Comme elle ne survivra pas à la mort de son idéologie et de ses « valeurs fondatrices », la voilà qui sort donc peu à peu de l’histoire, dégageant ainsi la voie à un changement de paradigme.

Aux porteurs de forces créatrices de saisir cette opportunité historique !

Bernard Lugan

Texte repris du Blog de Bernard Lugan

Eric Zemmour : “S’il y a une explosion démographique en Afrique, c’est parce que les Français ont développé les vaccins. Cela n’aurait pas existé sans la colonisation française” (Vidéo)

Un journaliste algérien réclame que “la France rende la tour Eiffel à l’Algérie”

tour Eiffel

Mohamed Allal demande purement et simplement des excuses officielles de la part de la France pour avoir pillé le fer algérien.

Le journaliste Mohamed Allal garde une rancœur tenace quant au passé tourmenté de la France et de son ancienne colonie d’Afrique du Nord. Invité sur une chaîne algérienne de Lina Télévision le 28 janvier dernier, comme le rapporte Causeur, il n’a pas hésité à demander officiellement à la France de s’excuser pour avoir « volé son pays, ses richesses et ses trésors », en faisant référence à la guerre d’Algérie. Mohamed Allal a aussi expressément demandé à ce que « la France rende la tour Eiffel à l’Algérie » puisque cette dernière aurait, selon lui, été construite à partir de « fer volé » dans le pays colonisé. Dans cette requête, il a été soutenu par une partie des Algériens qui lui donnent raison sur la nature des matériaux utilisés pour bâtir l’un des monuments les plus connus au monde et qui se trouve à Paris. D’autres, en particulier sur les réseaux sociaux, se sont emparés du sujet pour se moquer du journaliste algérien. L’un des messages lui étant adressé qui indiquait qu’il « serait temps de rendre les Algériens à l’Algérie » a réveillé la presse locale qui a évoqué une xénophobie à l’encontre des Maghrébins de France.

Le métal de la discorde

Selon le journaliste, la tour Eiffel doit son existence à l’exploitation des minerais de fer « extraits du sol barbaresque » et qui appartient légitimement aux Algériens, indique Causeur. En réaction à la requête de Mohamed Allal, le précepteur islamique Cheikh Chems-Eddine est monté au créneau, dénonçant le fait que la France ne se soit « toujours pas excusée des crimes qu’elle avait commis sous la colonisation ». Ce n’est pas la première fois que le pavé est jeté dans la mare pour remettre en cause la légitimité du monument de l’Hexagone. En 2018, déjà, la chaîne Beur FM diffusait la même information sur la provenance du métal, indiquant qu’il était extrait des « mines de Zaccar et de Rouïna», en Algérie. Pourtant, au risque de décevoir ce fervent défenseur de son pays, le fer utilisé pour construire la tour Eiffel provient de Lorraine, en France.


Texte repris du site Valeurs Actuelles

Le scandaleux rapport Stora, jugé (bien sûr) « insuffisant » par les Algériens

Algérie rapport Stora

Mercredi après-midi, Benjamin Stora, historien bien connu pour son engagement politique très à gauche et son anticolonialisme viscéral, mais néanmoins choisi en juillet dernier par Emmanuel Macron pour diriger la fameuse « mission sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie », a enfin rendu son rapport au président de la République.

Un rapport évidemment sans surprise qui, au terme de ses quelque 160 pages provocatrices, suggère bien entendu l’adoption de pas moins d’une trentaine de mesures allant toujours plus loin dans la repentance. Cependant, aussi scandaleuses que soient ses propositions, le rapport Stora n’en a pas point moins été froidement accueilli de l’autre côté de la Méditerranée. Et pour cause : ce qu’exigent le pouvoir et les élites algériens depuis des années, c’est d’abord et avant tout que la France demande officiellement pardon à ce pays qu’elle a créé de toutes pièces de lui avoir apporté la civilisation !

Des propositions inacceptables, et pourtant…

Aussi, les suggestions du rapport Stora n’avaient-elles guère de chance de donner satisfaction aux héritiers des égorgeurs FLN au pouvoir à Alger. Elles vont pourtant très loin dans la repentance : « refonte » des programmes scolaires, « panthéonisation » de la « porteuse de valises » Gisèle Halimi, construction d’une stèle en hommage à l’ennemi islamiste de notre pays Abdelkader au château d’Amboise, transformation des anciens camps d’internement des terroristes du FLN situés sur le territoire français en « lieux de mémoire », modification de noms de rues au profit de « Français particulièrement méritants issus de territoires antérieurement placés sous la souveraineté de la France », ouverture de nos archives (même les plus confidentielles) aux historiens algériens… Bref, des propositions franchement inacceptables, et pourtant : après avoir pris connaissance de ces dernières, Macron a quand même promis d’accéder à « bon nombre » de préconisations de Stora et de procéder à plusieurs actes « symboliques » dans les prochaines semaines…

« Pas question de présenter des excuses » ?

Il est vrai que, de la part d’un président de la République qui a déclaré encore récemment ne « regretter aucunement » d’avoir qualifié la colonisation française de « crime contre l’humanité » en 2017, cette véritable trahison n’a rien de vraiment surprenant non plus. Reste que, dans sa pitoyable politique de soumission aux autorités algériennes, Macron a oublié le plus important : selon l’un de ses conseillers, le chef de l’Etat, craignant peut-être de déclencher une nouvelle polémique amplement justifiée dans notre pays, aurait déclaré qu’« il n’est pas question de présenter des excuses ». Une information qui lui a bien sûr immédiatement valu une pluie de vives critiques de la part des élites et des médias algériens. Quant au pouvoir en place à Alger, si, à l’heure où nous écrivions ces lignes, il n’avait pas encore officiellement réagi, on rappellera qu’en juillet 2020, le président Tebboune, interviewé par France 24, avait clairement expliqué que, si l’Algérie « a déjà reçu des demi-excuses », il faut « faire un autre pas »…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 22 janvier 2021

Jean-Paul Gourévitch : Faut-il recoloniser l’Afrique ?

27/11/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Quel est le bilan de cinq siècles de présence de la France en Afrique ? La France du XXIème siècle en fait-elle trop ou pas assez pour l’Afrique ?
Depuis les indépendances, aucun pays d’Afrique francophone subsaharienne n’a connu la paix ou une croissance soutenue, alors que cette Afrique ne manque ni de richesses ni d’atouts.

Dans son ouvrage « La France en Afrique – 1520-2020 », le spécialiste des migrations et de l’Afrique, Jean-Paul Gourévitch, s’efforce de rétablir une histoire largement travestie et invite le lecteur à bousculer les tabous.


Le mensonge de la « colonisation pillage », par Bernard Lugan

Bernard Lugan

Le mensonge de la « colonisation-pillage » repose sur l’idée que ce serait grâce aux colonies que l’Europe se serait enrichie.
Si ce postulat était vérifié, la richesse se mesurerait alors à l’aune des immensités impériales de jadis. Le Portugal qui n’a décolonisé qu’en 1975, devrait donc être une grande puissance industrielle mondiale et l’Allemagne qui a perdu ses colonies en 1918, une sorte de pays du tiers-monde…
Or, jusqu’à ces dernières années, les pays les plus riches et les plus développés étaient au contraire ceux qui n’avaient jamais eu d’empire colonial, comme les Etats-Unis, la Suède et la Suisse, ou ceux qui avaient eu la « chance » de le perdre « tôt » comme l’Allemagne en 1914-1918 ou la Hollande au lendemain de la seconde guerre mondiale.
En revanche, la Grande-Bretagne et la France, qui étaient les deux principales puissances coloniales étaient à la traîne. Elles l’étaient car des sommes colossales avaient été dilapidées outre-mer, ce qui avait freiné la modernisation et la mutation des industries et des équipements métropolitains.

Contrairement à ce que postulait Jules Ferry, les colonies furent, en effet, loin d’être « une bonne affaire », sauf pour quelques secteurs, le plus souvent moribonds, de l’économie française.
En France, ce fut un journaliste, aRaymond Cartier, qui osa le premier, en 1956, enfreindre le tabou de l’unanimisme colonial en écrivant dans l’hebdomadaire Paris Match :

« La Hollande a perdu ses Indes orientales dans les pires conditions et il a suffi de quelques années pour qu’elle connaisse plus d’activité et de bien-être qu’autrefois. Elle ne serait peut-être pas dans la même situation si, au lieu d’assécher son Zuiderzee et de moderniser ses usines, elle avait dû construire des chemins de fer à Java, couvrir Sumatra de barrages, subventionner les clous de girofle des Moluques et payer des allocations familiales aux polygames de Bornéo. »

Après le second conflit mondial, les colonies étaient devenues à la fois un poids économique insupportable pour les métropoles et un frein à leur redéploiement politique. Voilà pourquoi la décolonisation se fit.

Dans ses Mémoires d’espoir, le général De Gaulle a posé le problème quand, dans son style si particulier, il parlait à la fois du tonneau des Danaïdes colonial et de l’incompatibilité des cultures :

« En reprenant la direction de la France, j’étais résolu à la dégager des astreintes désormais sans contrepartie que lui imposait son Empire (…) des charges que nous coûtaient nos colonies (…) et de ce qu’il nous fallait dépenser pour entretenir et encadrer (la) vie lente et reléguée (de ses populations) (…) gageure où, pour ne rien gagner nous avions tout à perdre ». (De Gaulle, Mémoires d’espoir, T.I, 1970, p.41). La manière avec laquelle le général de Gaulle donna l’indépendance à l’Algérie est une autre question.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Culpabilité post-coloniale : on marche sur la tête !

Après que la France a restitué les restes de 24 combattants algériens tués au début de la colonisation française au XIXe siècle, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a déclaré, samedi, attendre des excuses de la France pour la colonisation de l’Algérie : « On a déjà reçu des demi-excuses. Il faut faire un autre pas ! »

Soyons justes : les pays colonisateurs ont pressuré les pays conquis et s’ils les ont développés, c’est moins par humanisme – n’en déplaise à Jules Ferry – que par souci économique. Alors, allons-y pour la contrition. Mais en face, les peuples musulmans, en matière de colonisation, de conquêtes, de massacres ou d’esclavage, sont-ils mieux placés pour donner des leçons ? Rappelons donc quelques réalités.

Côté colonisation, les Arabo-musulmans ne sont pas en reste : en 711, au nom du Jihad, les Arabes envahissent l’Europe par l’Espagne. Après la prise de Barcelone, ils franchissent les Pyrénées en 716 et conquièrent la Sicile, la Sardaigne, la Corse, puis les Baléares et la Provence. En 719, ils s’emparent de Narbonne, puis d’Agde, Béziers, Nîmes. Ils ravagent le Languedoc, multipliant des razzias sanglantes contre Carcassonne, Arles, Nîmes, Alès, Béziers, Agde, Maguelone… la Septimanie devient une province d’Al-Andalus avec, à la clé, les inévitables persécutions des juifs et des chrétiens. Malgré une défaite de l’armée arabe devant Toulouse, les razzias vont pourtant continuer : Autun mise à sac en août 725, puis Beaune, Chalon-sur-Saône, Mâcon, Sens, Luxeuil. En 732, Abd el-Rahman, gouverneur de Cordoue et dernier des Omeyyades, islamiste convaincu et intransigeant, relance une campagne militaire depuis l’Espagne vers l’Auvergne et vers Bordeaux. Contrairement aux affirmations euphémisées qui dénoncent la violence de Charles Martel et encensent la modération d’Abd el-Rahman, celui-ci est féroce : « Laissant derrière eux Bordeaux en flammes, chrétiens égorgés, églises détruites, palais saccagés, les Sarrasins se ruent vers le nord, détruisent les domaines viticoles (Saint-Émilion), villages, châteaux… avant d’atteindre Poitiers, faisant subir à cette ville un sort identique à celui de Bordeaux. Puis, ils dressent leurs tentes à Moussais, sur la route de Tours » (Renée Mussot-Goulard, historienne du Moyen Âge). C’est là que Charles Martel mettra le coup d’arrêt final. Mais il faudra attendre le seizième siècle et la défaite des Ottomans à la bataille de Lépante, en 1571, puis devant Vienne, en 1683, pour que la pression se relâche .

Côté esclavage, là encore, qui se frappe la poitrine ? L’Occident !

Pourtant, la plus grande traite esclavagiste des Noirs africains est celle des Arabo-musulmans, selon l’étude réalisée par l’anthropologue Tidiane N’Diaye : Par-delà les ténèbres blanches : Enquête historique.

Chercheur spécialisé dans l’histoire et l’anthropologie des civilisations négro-africaines, N’Diaye va jusqu’à assimiler cette traite à un génocide, car il mentionne un principe soigneusement occulté : la castration systématique appliquée par les Turcs ou les Arabes, pour que les populations noires ne puissent faire souche là où on les exploitait. Esclavage qui se pratique toujours, même s’il est officiellement interdit. Libération évoquait, en 2018, l’agence Reuters selon laquelle, à Tamanrasset, des migrants subsahariens avaient affirmé avoir été torturés et vendus comme esclaves par des passeurs, qui étaient pour la grande majorité de la même nationalité qu’eux. Ousmane Bah, un ouvrier guinéen de 21 ans, disait avoir été vendu à deux reprises en Algérie pour 100.000 francs CFA (150 euros). Abdoulaye Maizoumbou, membre du Catholic Relief Services (association au service des démunis), explique que sur les 30 migrants renvoyés d’Algérie qu’il a rencontrés, une vingtaine ont affirmé avoir été esclaves.

Quant à l’accueil de réfugiés, du moins les pays du Maghreb acceptent-ils que nous nous en chargions sans nous reprocher de les en priver. Maigre consolation…

L’Algérie, en victime vertueuse, attend ainsi de la contrition. Bonne idée ! Chaque pays a des squelettes dans ses placards. Faut-il les étaler à tout prix ? Pourquoi ce désir de pratiquer une surenchère mortifère dans la contrition ? Vite, vite, expions ! Accueillons sans réserve tous les demandeurs d’asile, les vrais et les faux, déboulonnons nos grands hommes. Nul doute qu’à force de nous autoflageller, tous nos fidèles amis arabo-musulmans finiront bien par nous aimer.

Philippe Joutier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Black Lives Matter : toutes les populations dites « noires » en France ont-elles la même histoire ?

09/06/2020 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En pleine crise des Black Lives Matter, on peut se demander si les Français créoles et les Français issus de l’immigration contemporaine sont la même population d’un point de vue ethnique, historique, culturel et social. Il apparaît que « non ».

Français depuis 1492

D’un côté, les créoles sont des Français dont les ancêtres, africains, ont été vendus par d’autres Africains comme esclaves aux européens à destination des colonies d’outre-mer, à l’instar des Afro-Américains aux États-Unis.

Concernant la France, l’histoire des créoles n’appartient plus au continent africain depuis 1492 et se rattache ainsi à notre pays depuis plus de 500 ans. Ils ont participé à la Révolution française. Malgré quelques aléas, ils ont obtenu le statut de « citoyen ».

Les Français issus du regroupement familial ne correspondent pas à la même population.

Ils sont arrivés d’Afrique depuis 1974, au cours des 40 dernières années grand max, que ce soit clandestinement ou par le regroupement familial, bien souvent pauvres, comme des mendiants et pas assimilés. Par le passé, leurs ancêtres n’ont pas connu l’esclavage, ni sous l’Ancien Régime, ni du temps de la République française coloniale du siècle dernier. En effet, les populations autochtones africaines avaient le statut d’« indigène ». Cela les contraignait au travail forcé, mais elles restaient des sujets français, avec un statut de « personne ».

Black Lives Matter (BLM) : le combat des descendants d’esclaves de 1492, que ce soit aux États-Unis ou en France, est-il le même que celui en France des descendants du regroupement familial de 1974 ?

Actuellement, aux États-Unis, ce sont les descendants des esclaves de 1492 qui participent aux Black Lives Matter (BLM).

De chaque côté de l’Atlantique, le traitement des créoles subissant l’esclavage n’a pas eu la même sévérité. De plus, l’esclavage a été aboli en 1865 aux USA tandis que la France l’a aboli en 1794, puis les États-Unis ont maintenu un apartheid ou ségrégation raciale jusqu’en 1965, situation qui n’a jamais eu lieu sur le territoire métropolitain français. Cela peut expliquer en partie le ressentiment et le mouvement de colère des Afro-Américains qui n’est pas aussi marqué chez les créoles en France, sauf peut-être chez quelques indépendantistes.

La famille Traoré est issue d’un père malien. Hadama Traoré est né de parents maliens installés en France en 1980… À l’exemple des Traoré, ces populations, qui ne sont pas créoles, n’ont pas connu l’esclavage, ni l’apartheid en métropole.

Éric Zemmour : “Aissa Maiga et les décoloniaux sont de vrais racistes”

04/03/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Éric Zemmour est revenu sur la 45e cérémonie des César. Sur CNews, l’écrivain et essayiste n’a pas manqué de tacler l’actrice Aïssa Maïga qui s’est illustrée durant la soirée de remise de prix, avec un discours sur le racisme et la discrimination dans le monde du cinéma français…

Découvrez la 1ère partie de l’émission “Face à l’info” du 2 mars 2020.


Quand Arte apporte sa pierre à l’escroquerie historique de la « légende noire » de la colonisation, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

La chaîne Arte vient de se surpasser dans le commerce de l’insupportable escroquerie historique qu’est la « légende noire » de la colonisation. Or, le bilan colonial ne pourra jamais être fait avec des invectives, des raccourcis, des manipulations et des mensonges.

Regardons la réalité bien en face : la colonisation ne fut qu’une brève parenthèse dans la longue histoire de l’Afrique. Jusque dans les années 1880, et cela à l’exception de l’Algérie, du Cap de Bonne Espérance et de quelques comptoirs littoraux, les Européens s’étaient en effet tenus à l’écart du continent africain. Le mouvement des indépendances ayant débuté durant la décennie 1950, le XXe siècle a donc connu à la fois la colonisation et la décolonisation.
Quel bilan honnête est-il possible de faire de cette brève période qui ne fut qu’un éclair dans la longue histoire de l’Afrique ? Mes arguments sont connus car je les expose depuis plusieurs décennies dans mes livres, notamment dans Osons dire la vérité à l’Afrique. J’en résume une partie dans ce communiqué.

1) Les aspects positifs de la colonisation pour les Africains

La colonisation apporta la paix

Durant un demi-siècle, les Africains apprirent à ne plus avoir peur du village voisin ou des razzias esclavagistes. Pour les peuples dominés ou menacés, ce fut une véritable libération.
Dans toute l’Afrique australe, les peuples furent libérés de l’expansionnisme des Zulu, dans tout le Sahel, les sédentaires furent libérés de la tenaille prédatrice Touareg-Peul, dans la région tchadienne, les sédentaires furent débarrassés des razzias arabo-musulmanes, dans l’immense Nigeria, la prédation nordiste ne s’exerça plus aux dépens des Ibo et des Yoruba, cependant que dans l’actuelle Centrafrique, les raids à esclaves venus du Soudan cessèrent etc.
A l’évidence, et à moins d’être d’une totale mauvaise foi, les malheureuses populations de ces régions furent clairement plus en sécurité à l’époque coloniale qu’aujourd’hui…

La colonisation n’a pas pillé l’Afrique

Durant ses quelques décennies d’existence la colonisation n’a pas pillé l’Afrique. La France s’y est même épuisée en y construisant 50.000 km de routes bitumées, 215.000 km de pistes toutes saisons, 18.000 km de voies ferrées, 63 ports équipés, 196 aérodromes, 2000 dispensaires équipés, 600 maternités, 220 hôpitaux dans lesquels les soins et les médicaments étaient gratuits. En 1960, 3,8 millions d’enfants étaient scolarisés et dans la seule Afrique noire, 16.000 écoles primaires et 350 écoles secondaires collèges ou lycées fonctionnaient. En 1960 toujours 28.000 enseignants français, soit le huitième de tout le corps enseignant français exerçaient sur le continent africain.

Pour la seule décennie 1946 à 1956, la France a, en dépenses d’infrastructures, dépensé dans son Empire, donc en pure perte pour elle, 1400 milliards de l’époque. Cette somme considérable n’aurait-elle pas été plus utile si elle avait été investie en métropole ? En 1956, l’éditorialiste Raymond Cartier avait d’ailleurs écrit à ce sujet :

« La Hollande a perdu ses Indes orientales dans les pires conditions et il a suffi de quelques années pour qu’elle connaisse plus d’activité et de bien-être qu’autrefois. Elle ne serait peut-être pas dans la même situation si, au lieu d’assécher son Zuyderzee et de moderniser ses usines, elle avait dû construire des chemins de fer à Java, couvrir Sumatra de barrages, subventionner les clous de girofle des Moluques et payer des allocations familiales aux polygames de Bornéo. »

Et Raymond Cartier de se demander s’il n’aurait pas mieux valu « construire à Nevers l’hôpital de Lomé et à Tarbes le lycée de Bobo-Dioulasso ».

Jacques Marseille[1] a quant à lui définitivement démontré quant à lui que l’Empire fut une ruine pour la France. L’Etat français dût en effet se substituer au capitalisme qui s’en était détourné et s’épuisa à y construire ponts, routes, ports, écoles, hôpitaux et à y subventionner des cultures dont les productions lui étaient vendues en moyenne 25% au-dessus des cours mondiaux. Ainsi, entre 1954 et 1956, sur un total de 360 milliards de ff d’importations coloniales, le surcoût pour la France fut de plus de 50 milliards.
Plus encore, à l’exception des phosphates du Maroc, des charbonnages du Tonkin et de quelques productions sectorielles, l’Empire ne fournissait rien de rare à la France. C’est ainsi qu’en 1958, 22% de toutes les importations coloniales françaises étaient constituées par le vin algérien qui était d’ailleurs payé 35 ff le litre alors qu’à qualité égale le vin espagnol ou portugais était à19 ff.
Quant au seul soutien des cours des productions coloniales, il coûta à la France 60 milliards par an de 1956 à 1960.

Durant la période coloniale, les Africains vivaient en paix

Dans la décennie 1950, à la veille des indépendances, à l’exception de quelques foyers localisés (Madagascar, Mau-Mau, Cameroun) l’Afrique sud-saharienne était un havre de paix.
Le monde en perdition était alors l’Asie qui paraissait condamnée par de terrifiantes famines et de sanglants conflits : guerre civile chinoise, guerres de Corée, guerres d’Indochine et guerres indo-pakistanaises.
En comparaison, durant la décennie 1950-1960, les habitants de l’Afrique mangeaient à leur faim, étaient gratuitement soignés et pouvaient se déplacer le long de routes ou de pistes entretenues sans risquer de se faire attaquer et rançonner.

Lire la suite

Colonisation : Macron le repentant, par Paul Vermeulen

Depuis Abidjan, Emmanuel Macron a indiqué samedi 21 décembre que la colonisation a été « une faute de la République ». En février 2017 déjà, en pleine campagne électorale, il présentait sur une chaîne de télévision algérienne la colonisation comme « un crime contre l’humanité ». Selon lui, la France devait présenter ses « excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels elle a commis ces gestes de barbarie ». Le lendemain de l’entretien accordé à la chaîne de télévision algérienne, celui qui était alors député LR, Gérald Darmanin, avait tweeté pour fortement critiquer cette prise de position. Le vent a tourné, le tweet le plus rapide est cette fois venu de Benalla : « Non, la colonisation n’a pas été une mauvaise chose : infrastructures éducatives, de transports, de communication, de santé, augmentation de l’espérance de vie, elle a été une chance pour les pays colonisés. » Il a raison sur le fond, le comique étant que cela vienne de lui. Il faut en effet avoir l’esprit formaté pour ne pas voir combien la France a apporté à ses colonies.

Repentance à tous les étages

Le chef de l’Etat s’exprimait lors d’une conférence de presse en compagnie du président de la Côte-d’Ivoire, Alassane Ouattara : « Trop souvent aujourd’hui la France est perçue comme ayant un regard d’hégémonie et des oripeaux d’un colonialisme qui a été une erreur profonde, une faute de la République. » Il a ensuite appelé à « bâtir une nouvelle page ». Le président considère cependant qu’il est trop facile pour une jeunesse africaine dont les trois quarts n’ont pas connu la colonisation de continuer à accuser la France. C’est pourquoi il a conclu en espérant que « cette Afrique jeune accepte de bâtir avec une France nouvelle un partenariat d’amitié beaucoup plus fécond ». A voir ce qui se produit partout en France, comme le récent viol de Morsang-sur-Orge, les violences incessantes et les trafics en tout genre, il est à espérer que ce n’est pas de ce type de fécondité que Macron veut parler.

Devant une telle déclaration, faite de nouveau depuis un pays étranger, les réactions ont été nombreuses. Marine Le Pen : « En se vautrant dans la repentance, qui plus est à l’étranger, en ne retenant que les aspects négatifs d’un processus complexe, Macron salit l’histoire de France et met en danger nos soldats en Afrique, déjà soumis à une haine anti-français croissante. C’est irresponsable. » Il est vrai que le 11 décembre 2019 le quotidien L’Opinion montrait à quel point en Algérie la France est accusée de tous les maux, de façon quasi complotiste. Notons que, peu après la conférence de presse, circulait sur les réseaux sociaux une vidéo montrant le couple présidentiel dansant dans une ambiance fort peu populaire, très éloignée des soucis de transports actuels des Français. Macron ne semble pas plus se soucier des peuples africains puisque la conférence de presse a été donnée pour annoncer la réforme du franc CFA, devenu éco, nouvelle monnaie d’échange des pays africains anciennement colonies françaises. Les peuples ? Ils n’ont pas été consultés.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 23 décembre 2019

Les errements de la repentance

« Le colonialisme a été une erreur profonde, une faute de la République ». Cette affirmation du chef de l’Etat est discutable à plus d’un titre. La République n’est pas la première ni la principale responsable du colonialisme français. Celui-ci a commencé sous la monarchie, au XVIe et au XVIIe siècle (Canada, Indes, Antilles, Floride, la Réunion). La conquête de l’Algérie a débuté sous Charles X et le Second Empire de Napoléon III lui a donné une forte impulsion. De même c’est le Second Empire, et non la République, qui a amorcé les grands courants de colonisation française de l’Afrique subsaharienne (Sénégal) et de l’Asie (Cambodge). La colonisation ne peut évidemment pas se limiter à la France: l’Espagne et le Portugal, en Amérique du Sud, le Portugal en Asie et en Afrique, le Royaume-Uni dans le monde entier, furent d’autres grandes puissances colonisatrices, pour ne parler que de l’Europe.

En outre, la République est un mode d’organisation du gouvernement pas une politique. La colonisation a pris un nouvel essor considérable sous la IIIe République (Indochine, Afrique subsaharienne) du fait de choix idéologiques des « Opportunistes » dont Jules Ferry qui déclarait à la Chambre des députés, le 28 juillet 1885: « Je soutiens que les nations européennes s’acquittent avec largeur, avec grandeur et honnêteté, de leur devoir supérieur de civilisation! » Le colonialisme avait aussi ses opposants. « L’extrême gauche » le fustigeait à travers Clemenceau. La droite dite « réactionnaire » lui était parfois hostile à l’image de la prophétie d’Albert de Broglie, dénonçant, dans la politique coloniale: « une charge qui grève la nation, qu’elle ne peut porter longtemps, et qui, avant de lui échapper, peut avoir amené la ruine à la fois de la colonie et de la métropole » (Sénat 11 décembre 1884). Ce n’est donc pas la République qui a fait le colonialisme des années 1880-1014, mais un courant idéologique bien spécifique alors majoritaire: la gauche républicaine.

La repentance française, au cœur de l’idéologie macroniste, repose largement sur un anachronisme. La colonisation s’est effectuée dans le contexte d’une Europe globalement dominatrice du XVIe au début du XXe siècle, qui se reconnaissait une mission civilisatrice, dans un large climat de consensus. Les Français comme les Britanniques, dans leur immense majorité, vouaient jusqu’aux années 1950 une admiration sans bornes à leur Empire, sur lequel « le soleil ne se couche jamais ». Les guerres coloniales et de décolonisation ont fait couler le sang. Mais les colons ont aussi construit des routes, des villes, des hôpitaux, des écoles – d’où la place de la francophonie ou de l’anglais et de l’espagnol dans le monde. Quelle signification il y a-t-il à porter un jugement, positif ou négatif, sur un épisode clé de l’histoire de l’humanité? Faire le bilan coûts/avantages d’un demi-millénaire de colonialisme, expression d’une domination européenne et pas seulement française, au regard des valeurs contemporaines et après la grande vague de la décolonisation qui a bouleversé les équilibres planétaires depuis les années 1950, n’a évidemment aucun sens.

Lancer des polémiques tonitruantes et stériles fait partie d’un mode de gouvernement consistant à déclencher des tollés, à attiser les passions, pour faire oublier les déceptions et les malheurs du temps et aussi faire parler de soi tout en réactivant les divisions idéologiques du pays (gauche/droite). L’histoire est généralement l’otage toute trouvée de cette pratique. Parmi les responsabilités fondamentales du chef de l’Etat figurent traditionnellement celle de garant de l’unité et de la concorde nationale et celle de la défense du prestige de la nation qu’il préside. Il faudrait en ajouter une nouvelle, la plus essentielle de nos jours: celle de garant d’un patrimoine intellectuel, d’une intelligence collective.

Maxime Tandonnet

Texte repris du site de : Maximetandonnet.wordpress.com

Aux abois, le gouvernement algérien menace… la France, bien sûr !

C’est une constante en politique : quand un gouvernement est aux abois, il lui faut trouver des moyens de diversion. L’Algérie en a un tout trouvé : la France coloniale.

L’Algérie, les Algériens surtout, sont à l’agonie. Victimes d’un régime qui s’abrite depuis soixante ans derrière « les méfaits » de la colonisation et de la guerre d’indépendance pour justifier immobilisme et concussion endémique.

Le président-zombie Bouteflika, renvoyé en avril dernier dans son hospice, des élections présidentielles doivent se tenir le 12 décembre prochain. Pour quoi faire, quoi changer ? Rien, disent les Algériens. Un premier scrutin, fixé au 4 juillet 2019, a été annulé faute de candidats, et la population qui descend dans la rue chaque vendredi est persuadée que ce scrutin n’aura d’autre effet que de perpétuer un « système » dont elle ne veut plus.

C’est l’armée qui tient les rênes, Ahmed Gaïd Salah en tête. Chef d’état-major de l’armée, c’est lui l’homme fort du pays depuis la démission de Bouteflika. Le général et sa clique n’entendent pas lâcher le pouvoir et chacun sait que la présidentielle à venir ne sera qu’un ravalement de façade. La preuve en est que les cinq candidats retenus sont tous issus des gouvernements précédents, les deux favoris – Ali Benflis et Abdelmadjid Tebboune –, septuagénaires avancés, ayant même été Premier ministre d’Abdelaziz Bouteflika.

Alors, comme le confie au Point, désabusée, une manifestante : « Ce sera la présidentielle la plus importante depuis l’indépendance… par le taux d’abstention. » Sans illusion aucune, les gens ne se déplaceront pas pour ce scrutin fantoche.

Alors ? Alors… alors, il faut faire diversion. Accuser, se plaindre, réclamer, se poser une fois de plus en victime innocente du colonisateur responsable, soixante ans après l’indépendance, de tous les maux.

C’est assurément dans cette optique que le ministre des Moudjahidine (anciens combattants) Tayeb Zitouni a fait, le 18 novembre, une déclaration tonitruante, assurant que « l’Algérie va prendre toutes les dispositions juridiques pour récupérer le dossier de la mémoire » relatif à la guerre d’indépendance, propos rapportés par le site d’information ObservAlgérie. En jeu, les « dossiers mémoriels », à savoir les archives, les essais nucléaires dans le sud de l’Algérie et leur dédommagement, les disparus à l’époque coloniale et la récupération des crânes des résistants du XIXe siècle encore au musée de l’Homme.

« Les crimes commis à l’encontre du peuple algérien ne sont pas obsolescents », a-t-il ajouté, rapporte le site sputnik.news. La chose peut, en effet, se concevoir et l’on conviendra qu’il est plus aisé de pointer des « crimes » séculaires que de s’interroger sur les raisons qui font que les Algériens, aujourd’hui, traversent en nombre la Méditerranée pour venir couler des jours plus heureux chez l’odieux colonisateur…

Concomitance, une fois de plus, de l’échéance électorale et des propos va-t-en-guerre, Mohand Ouamar Benelhadj, secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), lançait, en juillet dernier, un appel à l’Assemblée nationale populaire (APN) algérienne pour « proposer un projet de loi sur la criminalisation de la colonisation française en Algérie ». « Nous devons demander des comptes aux Français. Le Parlement algérien doit proposer une loi pour exiger des compensations à la France », disait-il alors. « Nous voulons qu’il y ait une loi dans notre pays pour qualifier la colonisation française de destruction et de génocide » (sic), précisant « l’ONM a demandé des réparations. Nous ne sommes pas des mendiants, c’est le droit des Algériens. Ils ont détruit un pays. » Une information qui avait été relayée par le site TSA (Tout sur l’Algérie).

Il faut que « les dossiers mémoriels » soient réglés, disent ces braves gens. À comprendre que la France devra, une fois de plus, cracher au bassinet, ce qu’elle fait déjà abondamment, notamment en ne réclamant pas les près de 40 millions d’euros que l’Algérie doit à la Sécurité sociale française…

Marie Delarue

Texte repris du site Boulevard Voltaire

« Décoloniser » l’Education nationale ?

Scandale inouï ! Des élèves de CM2 (soit âgés d’une dizaine d’années) ont été obligés de réaliser un exercice portant sur « le colonialisme, une œuvre civilisatrice ». Aussitôt le Conseil (soi-disant) représentatif des associations noires de France (sic), est monté au créneau pour que cesse cette « propagande coloniale ».

« Sans pour autant oublier les aspects négatifs de la colonisation, il ne faut pas oublier les bienfaits que cela a eu pour les populations colonisées », indiquait l’exercice, un texte à trous qui précisait que les colons « ont apporté l’instruction et une langue commune à des peuples qui vivaient sur le même territoire », « les soins médicaux, et ont limité les morts d’enfants et d’adultes », « développé des trains et des routes, facilitant le transport des hommes et des marchandises ».

Les membres du CRAN ont d’abord cru que « c’était une blague » car chacun sait bien que la colonisation n’a apporté ni une langue commune, ni l’instruction, ni la santé, qu’il n’y a pas eu de construction d’écoles, d’hôpitaux, de routes. Que les Pères blancs ne sont jamais venus en Afrique, ni Albert Schweitzer, ni Lyautey, ni Raoul Follereau Quant aux trains, ceux qui existaient avant la colonisation étaient certainement plus performants !

Trêve de plaisanterie : la désinformation est allée tellement loin dans ce domaine que les ignares du CRAN (à la représentativité non démontrée) contestent purement et simplement ce qu’il ne viendrait à l’idée de personne de contester dans les pays concernés.

Sacrifices humains et esclavage de fait

« L’époque coloniale a été marquée par l’esclavage », a soutenu le CRAN. Ce qui est un incroyable anachronisme puisque l’épopée coloniale, l’âge d’or de la colonisation, le temps béni des colonies se sont situés bien postérieurement à l’abolition de l’esclavage. En revanche, dans bien des cas, c’est la colonisation qui a mis fin à l’esclavage. De même la colonisation a mis fin aux sacrifices humains, bien que, périodiquement, des informations nous parviennent d’Afrique sur la persistance, dans certaines régions, de telles pratiques ou encore d’un esclavage de fait.

A peine l’information était-elle connue sur ce programme scolaire que l’inspecteur d’académie dépêchait dans l’école en cause un inspecteur et un conseiller d’éducation. Une cellule de soutien psychologique était constituée pour prendre en charge les enfants, sans doute pris de vomissements. Des séances de lavage de cerveau vont être pratiquées, même si les enseignants ont expliqué qu’il y avait déjà eu des cours « insistant sur les aspects négatifs autour de la domination, de la privation de libertés, de l’emprise territoriale ». On n’en fait jamais assez dans ce domaine. Il ne manque que la désinfection des salles de cours ! Un rapport a été commandé. Nul doute que des têtes tomberont.

Ce qui fait aussi scandale, pour les amis progressistes du CRAN, ce sont des affirmations comme celle-ci, que l’on trouve encore dans des manuels d’histoire : la question coloniale « s’est forgée autour de l’idéal républicain d’une grande nation civilisatrice ». Tout cela est évidemment faux, et Jules Ferry n’a jamais existé !

Nous sommes en fait dans le terrorisme intellectuel à l’état pur, et dans une hideuse réécriture de l’histoire, à l’initiative d’une poignée d’idéologues. Mais l’autoflagellation, la perpétuelle contrition, semblent avoir encore de beaux jours devant elles. Tandis que des dizaines de milliers d’hommes et de femmes venus d’Afrique risquent chaque année leur vie pour rejoindre la France… le pays de leurs bourreaux, si on comprend bien.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 4 mars 2019

Comment répondre aux mensonges autour de la colonisation ? (argumentaire des Identitaires)

04/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Les Identitaires publient des fiches argumentaires sur leur site web. Voici un extrait d’un douzième document qui propose de répondre aux mensonges autour de la colonisation.

Ils disent souvent : « Le pillage des colonies a permis le développement économique de la France ». Mais pourquoi le disent-ils ?

Prétendre que la France – et l’Europe d’une manière générale – a pillé sans vergogne ses colonies et s’est enrichie sur leur dos a deux effets : déresponsabiliser les anciennes colonies dans leurs échecs économiques, qui seraient imputables à la colonisation, et culpabiliser les Français de souche, coupables de s’être enrichis au détriment des peuples du Sud.

Pourquoi c’est faux ? La France importait massivement des matières premières, mais depuis d’autres pays européens ! Les importations depuis les colonies ont toujours été négligeables : en 1913, 0,1 % du coton, 3,2 % de la laine et 0,2 % de la soie importés en France venaient des colonies. Le charbon, vital pour l’économie française jusqu’aux années 1950, n’était pas produit par les colonies, qui devaient elles-mêmes en importer (Indochine exceptée). Même pendant la 1ère Guerre Mondiale ces importations ont été marginales : sur les 170 millions de tonnes importées, seules 6 provenaient des colonies.

Découvrir cette fiche-argumentaire : http://www.les-identitaires.com/2017/11/la-france-a-pille-lafrique-lors-de-la-colonisation/


Renaud Camus et Karim Ouchikh fondent le Conseil national de la résistance européenne

Renaud Camus CNRE

Renaud Camus Karim Ouchikh15/11/2017 – COLOMBEY (NOVOpress) : Depuis Colombey-les-deux-Eglises, où se trouve enterré le général de Gaulle, l’écrivain Renaud Camus, accompagné de Karim Ouchikh, le président du Siel, a annoncé la fondation du Conseil national de la résistance européenne (CNRE). Le théoricien du Grand Remplacement a prononcé un important discours que nous vous livrons ci-dessous dans son intégralité.

renaud-camus« L’immigration est devenue invasion, l’invasion submersion migratoire.

La France et l’Europe sont cent fois plus colonisées, et plus gravement, qu’elles n’ont jamais colonisé elles-mêmes. La colonisation irréversible, c’est la colonisation démographique, par transfert de population.

Certains disent qu’il n’y a pas colonisation parce qu’il n’y a pas conquête militaire. Ils se trompent. L’armée de la conquête, ce sont les délinquants petits et grands, tous ceux qui rendent la vie impossible aux Français en leur nuisant de toutes les façons imaginables, des trop fameuses incivilités jusqu’au terrorisme, qui n’en est que le prolongement.

Tous les auteurs d’attentats ont fait leurs premières armes dans la délinquance de droit commun. Il n’y a d’ailleurs pas de terroristes. Il y a un occupant qui, de temps en temps, exécute quelques otages, nous, comme l’ont toujours fait tous les occupants. J’appelle occupants tous ceux qui se déclarent tels, ou s’affichent tels par leur comportement.

Le changement de peuple, la substitution ethnique, le Grand Remplacement, sont l’événement le plus important de l’histoire de notre pays depuis qu’il existe, puisqu’avec un autre peuple l’histoire, si elle continue, ne sera plus celle de la France.

La France a toujours à merveille assimilé des individus qui désiraient l’être, elle ne peut pas assimiler des peuples, et encore moins des peuples hostiles, vindicatifs, voire haineux et conquérants. Il faut une vanité sans nom, et une méconnaissance totale de ce que c’est qu’un peuple, pour imaginer qu’avec une population changée la France serait encore la France. Tous les mots sont menteurs mais le plus menteur de tous est celui de français, hélas. Il n’y a pas de djihadistes français, par exemple. S’ils sont djihadistes ils ne sont pas français.

Croire qu’il n’y a en France que des Français est une illusion totale. Il y a des envahisseurs et des envahis, des colonisateurs et des colonisés, des occupants et des occupés.

On ne met pas fin à une colonisation sans le départ du colon : l’Algérie en son temps nous l’a assez montré, hélas — bonne occasion pour nous de souligner, au demeurant, la différence de civilisation.

On ne met pas fin à une occupation sans le départ de l’Occupant. Il n’est d’autre issue que la remigration.

Les mêmes qui la déclarent impraticable veulent faire venir en Europe quarante millions de migrants, quand ce n’est pas deux cents millions. Ils proclament l’homme entré dans une ère de migration générale. Qu’il migre et remigre, alors. Ce qui est possible dans un sens doit bien l’être dans l’autre, avec plus de moyens et de douceur.

L’heure n’est plus à la politique, aux élections, aux partis. 2022 est trop loin, le changement de peuple sera alors trop avancé, les remplaçants seront les arbitres de la situation, à moins qu’ils n’en soient tout à fait les maîtres. Et il n’y a, de toute façon, aucune chance de l’emporter jamais à un jeu dont l’adversaire possède toutes les cartes et dont il a fixé toutes les règles.

Le pouvoir, ses banques, ses juges et ses médias veulent la substitution ethnique. Ils ne nous en protègent pas, ils l’organisent et la promeuvent. Ils ont drogué le peuple à l’accepter, par l’enseignement de l’oubli, la déculturation, la censure, la répression et les injections permanentes de haine de soi.

Ils n’importent pas des travailleurs, d’autant qu’il n’y pas de travail et qu’il y en aura de moins en moins. Ils importent de futurs consommateurs, qu’ils ne se donnent même plus la peine de faire passer pour des réfugiés puisque l’immense majorité de ces migrants vient de pays où il n’y a pas la moindre guerre : orphelins, malades, jeunes gens aventureux ou conquérants, adolescents qui se sont disputés avec leurs parents ou qui ont eu maille à partir avec la police, commerçants qui ont fait de mauvaises affaires.

Vous dites que ces futurs consommateurs n’ont pas d’argent. Détrompez-vous, demain ils auront le vôtre, car les prétendus transferts sociaux ne sont, à la vérité, pas grand chose d’autre que des transferts ethniques.

L’Europe est le premier continent qui paie pour sa propre colonisation.

Un spectre hante l’Europe et le monde. C’est le remplacisme, la tendance à tout remplacer par son double normalisé, standardisé, interchangeable : l’original par sa copie, l’authentique par son imitation, le vrai par le faux, les mères par les mères porteuses, la culture par les loisirs et le divertissement, les connaissance par les diplômes, la campagne et la ville par la banlieue universelle, l’indigène par l’allogène, l’Europe par l’Afrique, l’homme par la femme, l’homme et la femme par des robots, les peuples par d’autres peuples, l’humanité par une posthumanité hagarde, indifférenciée, standardisée, interchangeable à merci.

De toutes les manipulations génétiques le Grand Remplacement, sorte de GPA appliqué à l’ensemble de la planète, est la pire. Le génocide par substitution, selon l’expression d’Aimé Césaire, est le crime contre l’humanité du XXIe siècle. Il est d’ailleurs bien singulier que les écologistes arrêtent à l’homme leur louable souci de biodiversité.

Le remplacisme s’estime désormais assez fort pour prendre en main directement la gestion du parc humain, sans intermédiaire. En France, Emmanuel Macron, qui en est dans le monde, avec Justin Trudeau, le représentant le plus achevé, a déjà neutralisé la microcosme, renvoyé dans leurs foyers les principaux acteurs de la vie politique française depuis trente ans, peuplé l’Assemblée de fantoches à sa solde, composé un gouvernement de rencontre, fait éclater tous les grandes partis. Il ne gouverne pas, il gère, comme il le ferait une banque ou une société anonyme.

Il sort de la politique par l’économie, par la finance et la gestion d’entreprise. Nous voulons en sortir par l’histoire. La question de l’indépendance ou de l’asservissement d’une grande nation, de la survie ou de la disparition d’une grande civilisation, ce n’est pas de la politique, cela : c’est de l’histoire.

Charles de Gaule — que nous célébrons aujourd’hui près de sa tombe, pour l’anniversaire de sa mort —, Charles de Gaulle à Londres, ce n’était pas de la politique. Jean Moulin à Lyon ce n’était pas de la politique. Jeanne d’Arc à Chinon non plus, ni Gandhi à Calcutta, ni aucun de ceux qui se sont levés pour l’indépendance de leur pays et pour la dignité de leur peuple.

Ce dont nous avons besoin aujourd’hui ce n’est pas un nouveau parti, pas même une union des droites : le refus du totalitarisme remplaciste n’est pas moins de gauche que de droite.

Ce dont nous avons besoin c’est le rassemblement de tous ceux qui opposent un grand Non à l’islamisation et à la conquête africaine. Ce qu’il faut c’est un Conseil National de la Résistance, de la résistance européenne, car toutes le nations européennes sont invitées à mener à nos côtés le combat pour le salut de notre civilisation commune, celte, slave, gréco-latine, judéo-chrétienne et libre-penseuse.

Renaud Camus OuchikhMon ami Karim Ouchikh, président du Siel, et moi, Renaud Camus, avons décidé de constituer précisément cela, un CNR, ou CNRE. Nous proposerons publiquement de se joindre à nous à toutes les personnalités qui nous semblent animées du même désir de sauver notre pays et nous élargirons ainsi notre comité, par cooptation. Mais tous les Français et tous les Européens qui pensent comme nous sont invités à se mettre en relation avec nous et à nous apporter leur soutien.

L’objectif est de constituer une force telle qu’il soit, dans l’idéal, inutile de s’en servir.

Cela dit, si par malheur il se trouvait que la seule alternative qui nous fût laissée soit la soumission ou la guerre, la guerre alors, cent fois. Elle n’aurait d’ailleurs rien de civil, malgré le nombre des collaborateurs et des traîtres. Elle s’inscrirait plutôt dans la grande tradition des combats pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, pour la libération du territoire et pour la décolonisation.

Il faut sortir enfin de l’ère coloniale, dont nos colonisateurs nous disent tant de mal tout en nous colonisant. Il faut arrêter une bonne fois, si possible au-dessus de la Méditerranée, le balancier fou des colonisations et contre-colonisations.

Vive la France libre. Vive la civilisation européenne.

Renaud Camus »

Le site du CNRE est ici.