Qu’on en finisse avec le franc CFA !, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

L’annonce de la fin du franc CFA dans une partie des pays qui l’utilisent est l’occasion de revenir sur les mythes qui entourent cette monnaie.

Selon ses plus ardents opposants, le franc CFA serait un frein au développement économique des pays africains dont il est la monnaie. Pour certains, il serait même le moyen pour la France d’aspirer des liquidités depuis ses anciennes colonies et donc de s’enrichir honteusement sur le dos de ces pays pauvres.

Une vidéo publiée en 2017 développe ces arguments à grands coups d’approximations sur fonds de ressentiment anti-français. Deux ans après elle totalise 1,15 millions de vues. Ce qui, pour une vidéo traitant de politique monétaire, est assez remarquable.

Particulièrement répandues chez les jeunes issus de l’immigration, ces accusations de spoliation à travers le franc CFA sont donc loin d’être marginales. Elles s’ajoutent à celles sur le prétendu pillage des ressources africaines par la France et l’Europe actuellement[1] ou lors de la colonisation[2]. Rappelons que les importations françaises de matières premières en provenance d’Afrique constituent une toute petite fraction des importations françaises globales et sont souvent payées à prix d’or (les uraniums kazakh et canadien coûtent moins cher que l’uranium nigérien) et la colonisation a été une opération financière globalement défavorable pour l’État et l’économie française. On est donc loin du vol si les mots ont encore un sens. Tous ces mythes sur le prétendu pillage de l’Afrique accentuent un ressentiment envers la France et les Français dans la population d’origine africaine et une repentance postcoloniale dans la population d’origine française et européenne qu’on aurait tort de minimiser.

Qui a intérêt à propager ces mensonges ?

Des dirigeants africains qui dissimulent ainsi leur propre incompétence et corruption.
L’extrême gauche qui spécule sur le ressentiment des populations immigrées et africaines pour tenter de recruter et de propager des idées anticapitalistes.
Les militants indigénistes pour qui les Français et les Européens sont la cause de tous les maux de la planète.

La confortable logique du bouc-émissaire français ou européen fonctionne à plein régime et explique la facilité avec laquelle se répandent ces contre-vérités. À tel point que bon nombre d’immigrés ou descendants d’immigrés ont adopté une véritable attitude de créancier envers la France et l’Europe. Une mentalité sur laquelle prospère l’assistanat, la criminalité, l’islamisme et le terrorisme.

Dans le même temps, ces accusations génèrent une mauvaise conscience dans toute l’Europe et en particulier dans les ex-puissances coloniales. Elles grossissent les rangs des ONG et partis politiques militant pour l’ouverture des frontières en réparation des « crimes coloniaux » et du « pillage de l’Afrique ». Elles tétanisent la droite qui n’ose pas faire preuve de fermeté au sujet de l’immigration.

Comment fonctionne le franc CFA ?

Seize pays dont la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mali, le Cameroun, le Togo et le Gabon utilisent cette monnaie créée en 1945. La France voulait doter ses colonies d’une devise commune qui s’est maintenue après la décolonisation par une volonté partagée de disposer d’une monnaie stable et crédible. Le franc CFA jouit d’une parité fixe avec l’euro et les pays de la zone franc avaient jusqu’à présent l’obligation de déposer 50 % de leurs réserves de change auprès du Trésor public français. Selon un rapport de la zone franc, les deux banques centrales de la zone franc, disposaient en 2005 de plus de 3 600 milliards de francs CFA (environ 72 milliards d’euros) auprès du Trésor français.

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Israël va construire plus de 4000 logements à Jérusalem-Est

Israël va construire plus de 4000 logements à Jérusalem-Est


11/08/11 – 12h30
JERUSALEM (NOVOpress)
– Confrontées à une crise sociale sans précédent (plus de 80% de la population soutiendrait la contestation selon un récent sondage), les autorités israéliennes ont une nouvelle fois décidé d’accélérer la colonisation de Jerusalem-Est.

Ainsi, le ministère israélien de l’Intérieur a annoncé avoir donné son feu vert final pour la construction de 1600 logements dans le quartier de colonisation de Ramat Shlomo, à Jérusalem-Est et plus de deux mille autres logements sont également prévus.

Selon un porte-parole du ministère de l’Intérieur, le ministre Eli Yishaï a également l’intention d’approuver «dans les prochains jours» 2000 autres logements dans le quartier de colonisation israélien de Givat Hamatos et 600 autres à Pisgat Zeev également à Jérusalem-Est.

Même si cette nouvelle phase de colonisation est présentée comme étant « économique et non politique », elle suscite la polémique et a provoqué un nouveau très sérieux coup de froid diplomatique avec les Etats-Unis, la communauté internationale ne reconnaissant pas l’annexion de Jérusalem-Est par Israël en juin 1967.

L’extrême-droite israélienne fait voter une loi contre le boycott des colonies

14/07/11 – 16h00
TEL-AVIV (NOVOpress)
– C’est une loi sans précédent qui a été votée en début de semaine à La Knesset. En effet cette nouvelle loi interdit d’appeler au boycott économique, culturel ou intellectuel de personnes ou institutions en Israël ou dans les territoires palestiniens occupés pour des motifs politiques. Toute personne appelant à un tel boycott peut dorénavant être frappé d’une amende allant jusqu’à 10 000 euros et s’expose à des demandes de dédommagements.

Sur les 120 sièges de la Knesset, 47 députés ont voté pour et 38 se sont opposés à cette loi derrière laquelle on trouve le lobby des colons et l’extrême droite israélienne.
Pendant que ceux-ci se félicitaient du résultat, les associations de défense des droits de l’homme ainsi que les partis de gauche ont protesté contre ce texte “antidémocratique” et “autoritaire”. Un recours devant la cours constitutionnelle devrait être déposé.

Même le très droitier Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu a exprimé certaines réserves sur ce texte. Quant à l’opinion publique, selon différents sondages, elle semble partagée.

Cette loi fait suite à à l’annonce par plus de cent personnalités culturelles, universitaires et écrivains qu’ils ne prendraient part à aucune activité culturelle, discussion ou conférence, dans les colonies. Il convenait donc de museler au plus vite cette contestation de la politique colonialiste israélienne et d’empêcher toute liberté d’expression sur ce sujet. C’est aujourd’hui chose faite.