Guillaume Bigot : « CNews a ouvert une brèche dans le barrage du politiquement correct » [vidéo]

14/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
À moins d’un an de l’élection présidentielle, l’heure est à la fin du consensus dans les médias. Un changement d’époque s’annonce, incarné par la chaîne CNews qui continue d’enchaîner les records d’audience. Jusqu’à concurrencer aujourd’hui sa grande rivale BFM TV. Mais, si l’ère du politiquement correct s’achève et que le pluralisme s’invite dans les médias, n’est-ce pas au profit d’une culture du clash et de l’invective?

Pour en parler, Sputnik donne la parole au politologue et chroniqueur de CNews Guillaume Bigot, auteur de La Populophobie: Le gouvernement de l’élite, par l’élite et pour l’élite (Éd. Plon).


I-Média – CNews, Europe 1 : bataille pour la liberté d’expression

liberté d'expression i-média

02/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Les journalistes ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnait ! Patrick Cohen, censeur assumé, dénonce le rapprochement entre CNews et Europe 1 dans un stupéfiant numéro d’enfumage.

Pendant ce temps-là, de nombreux médias attaquent frontalement la rédaction de CNews en se focalisant particulièrement sur Christine Kelly et Laurence Ferrari.


Un référendum pour limiter l’immigration : 6 Français sur 10 y sont favorables

migrants

Près de 93% des sondés proches de la droite sont pour cette initiative selon un sondage.

L’immigration reste un sujet brûlant en France. Et l’idée de réaliser un référendum pour limiter les flux de personnes étrangères, plébiscitée par Marine Le Pen ou encore Eric Zemmour, pourrait devenir plus concrète. Un sondage de l’Institut CSA pour CNews, réalisé jeudi 17 juin auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatives de la population française, révèle en effet que 62% des Français seraient favorables à la mise en place d’un tel référendum. Parmi ces 62%, 35% y sont « tout à fait favorables » et 27% « plutôt favorables », rapporte CNews. En revanche, 37% des sondés seraient défavorables à cette manœuvre, dont 19% totalement contre et 18% plutôt opposés.

L’immigration de moins en moins acceptée

Toujours d’après cette étude menée pour CNews, les électeurs de gauche seraient davantage opposés à un référendum pour limiter l’immigration en France que le reste de la population. Ils seraient ainsi 61% à y être contre. Le chiffre grimpe même à 66% pour les partisans d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Au centre, la réponse est mitigée avec 50% de chaque côté, relate CNews. Pour les électeurs de droite, les chiffres approcheraient néanmoins de 100% : 93% des sondés proches de la droite se disent favorables à ce référendum et 98% pour les partisans du Rassemblement national (RN).

Comme le rapporte CNews, un conseiller d’Emmanuel Macron aurait glissé, lors d’une réunion la semaine dernière, que « le taux d’acceptabilité de l’immigration dans notre pays est de plus en plus bas ». Le gouvernement tendrait d’ailleurs à serrer la vis en matière d’immigration, notamment pour les individus arrivés clandestinement sur le territoire. Le 13 juin, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin aurait demandé aux préfets d’assurer un meilleur suivi des étrangers en situation irrégulière, notamment concernant les auteurs de « graves troubles à l’ordre public ». Mercredi 16 juin, à l’Assemblée nationale, le ministre a assuré que les contrôles aux frontières avaient été renforcés ces quatre derniers mois ; donnant lieu à 20 000 arrestations de clandestins à la frontière italienne, et 15 000 à la frontière espagnole. Comme le relaie CNews, il s’agirait, selon Gérald Darmanin, d’un chiffre « quatre fois » voire « cinq fois plus » élevé « que par le passé ».

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Un conseiller politique d’Emmanuel Macron veut décompter le temps de parole d’Éric Zemmour sur CNews

Mabrouk, Praud, Zemmour : CNEWS, la chaîne qui dit non au politiquement correct

EELV/Decathlon contre CNews : une même haine de la liberté d’expression

Les très bonnes audiences de Zemmour sur CNews donnent des sueurs froides à de nombreuses personnes, le collectif Sleeping Giants, adepte du “name and shame”, appelle les marques à boycotter le média depuis plusieurs mois.
Télérama l’a dit, “CNews est devenue la Fox News française”, mais pour ne pas laisser prospérer une telle alternative aux médias de grand chemin, l’offensive s’organise. Decathlon de la famille Mulliez, vient de confirmer avoir cédé à la pression des Sleeping Giants, et le parti EELV en a profité pour réaffirmer leur soutien aux attaques faites contre la chaîne.

Decathlon cède aux pressions des Sleeping Giants

Annoncé par les Sleeping Giants sur Twitter (devenu le lieu favori des affrontement numériques), Décathlon va retirer ses pubs de CNews pour Noël et “songe à le faire aussi pour tout 2021”.

De manière très calme, Decathlon n’a pas hésité à confirmer ses choix suite à l’interpellation d’un utilisateur sur le réseau social.

Ce qui a d’ailleurs enflammé Twitter, en scandalisant de nombreux utilisateurs et galvanisant les apprentis censeurs.

EELV fait un rappel de son statut de bon élève en la matière

Quelques jours plus tard, le jeudi 26 novembre, c’est Europe Écologie — Les Verts qui a voulu rappeler le bon élève qu’il était en matière de lutte contre CNews, en publiant un communiqué de presse pour rappeler leur boycott de la chaîne depuis plusieurs semaines. Communiqué dont la lecture vaut le détour.

“EELV avait déjà alerté sur la dérive de la ligne éditoriale choisie par la chaîne, qui a notamment choisi Eric Zemmour comme chroniqueur régulier, alors même que celui-ci a été condamné pour injure et provocation à la haine.”
“Nous défendons la liberté de la presse, la liberté pour les journalistes d’exercer leur métier, notamment quand celle-ci est menacée par le vote de l’article 24 de la loi sur la Sécurité globale.”
“Nous continuerons donc à refuser toutes les invitations et encourageons celles et ceux qui se reconnaissent dans les valeurs d’un débat républicain à en faire de même, ainsi que les annonceurs à retirer leur soutien financier à l’instar de l’enseigne Décathlon.”

Chez les écologistes de gauche, dès qu’il s’agit de moraline, la liberté de la presse et la lutte contre le diktat des grandes entreprises sont vite mises au placard. Le monde libéral (des grands capitaux) et le monde libertaire (des écolos gauchistes) s’entendent plutôt bien. Surpris ?

Texte repris du site OJIM

Decathlon retire ses spots publicitaires sur CNews : et si nous retirions notre confiance à Decathlon ?

Decathlon Cnews

Alors que le collectif Sleeping Giants vient d’annoncer, sur les réseaux sociaux, que Decathlon retirait ses publicités de CNews, un ancien collaborateur de la chaîne de magasins de sport témoigne.

Decathlon a décidé de retirer ses publicités de CNews en raison des « discours de haine » qui y seraient tenus. Une annonce faite sur Twitter par le collectif Sleeping Giants qui refait surface. Par « discours de haine », la chaîne de vêtements de sport vise les chroniqueurs et présentateurs qui y apportent leur talent et leurs éclairages. Parmi ceux-ci, Éric Zemmour, évidemment, mais aussi Pascal Praud, Gabrielle Cluzel ou Charlotte d’Ornellas.

J’ai toujours considéré que la pire des inélégances, dans la vie, était de cracher dans la soupe qui nous a nourris. Pendant des années, Decathlon était la mienne : j’ai ainsi été cadre au sein de l’entreprise, avec quelques responsabilités de gestion d’équipe dans les locaux du « siège ».

J’ai décidé de démissionner, il y a quelques mois, lassé des implications au quotidien du politiquement correct de cette boîte où le gilet n’est pas jaune mais bleu, où l’on entend façonner une société multiculturelle où, forcément, l’on défend la planète tout en la polluant.

On se souvient de la polémique, en février 2019, autour du « hijab de running », conçu « pour rendre le sport accessible à toutes », mais que la marque finit par renoncer à commercialiser. En interne, on enrageait contre ces Gaulois déjà réfractaires. Mais certains se vengèrent : « Tu as vu, on a mis un skieur noir en couverture de notre magazine », est-on un jour venu se vanter auprès de moi.

Mais ce n’est que l’arbre qui cache la forêt. Tout, chez Decathlon, s’articule autour des principes les plus délirants de l’époque.

La libération d’entreprise voulue par son PDG Michel Aballea et au nom de laquelle toute hiérarchie est perçue comme un autoritarisme rend impossible de faire une remarque à un employé qui arriverait systématiquement en retard (« il ne faut pas mettre trop de pression et puis c’est oublier les jours où il est arrivé à l’heure ! »), d’évaluer les éléments de son équipe (dans celle où j’évoluais, certains éléments obtenaient des chiffres jusqu’à 15 fois supérieurs à ceux des moins productifs), d’inculquer quelques principes nobles et sains, comme l’implication, la responsabilité ou l’esthétisme.

Tout, au bout du compte, est amusement au nom de la « festivocratie ». Des groupes de travail sont conçus pour se pencher sur le bonheur dans l’entreprise. En fait, de ces heures de discussions, je n’ai jamais entendu d’autres propositions que de mettre davantage de plantes et de fleurs dans le cadre de travail ou de créer des pièces où chacun peut aller… se reposer. Pourtant, nulle part ailleurs que chez Decathlon je n’ai vu autant de personnes mal dans leur peau, tantôt frustrées de faire le travail à la place des autres qui se savaient à l’abri dans une boîte « où il faut beaucoup pour se faire virer », tantôt lasses de « pisser bleu », selon l’expression bien connue dans l’entreprise.

Tandis que j’étais pressenti pour prendre des responsabilités dans un autre service, je fus rabroué par une néo-féministe jusque dans le style : « Et pourquoi toujours des hommes ? » Un autre jour, on me fit corriger la revue destinée aux clients, non sans avoir pris soin de me donner un guide en écriture inclusive.

J’ai toujours pensé qu’il ne faut pas faire trop de politique au travail. Je taisais donc mon côté identitaire, réac, conservateur, comme beaucoup d’autres le faisaient. Parfois, les langues se déliaient un peu à la machine à café, mais jamais totalement : cela valait mieux pour notre tranquillité.

Pendant des années, lorsque j’engageais de nouveaux collaborateurs, je vantais cette entreprise où « chacun est libre d’écrire son histoire, où l’on fait du sport, où on a le droit à l’erreur ». Avec le temps, j’y ai de moins en moins cru, à mon tour mal à l’aise de voir que la liberté n’y vaut que pour ceux qui ne s’écartent pas du droit chemin.

Decathlon veut façonner une société qui n’est pas celle que souhaitent une majorité des Français. Si nous ne faisons pas plier ces entreprises qui s’arrogent le droit de décider quels propos ont droit de cité, nous aurons perdu notre combat. À notre tour de montrer notre force collective : soutenons Zemmour, Praud, Cluzel et d’autres, retirons notre confiance à Decathlon !

p style=”text-align: center;”>Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Vous regardez Éric Zemmour à la télévision ? Decathlon ne veut probablement plus de vous comme client !, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Decathlon

La méthode est désormais rodée. Des activistes d’extrême gauche font pression sur une marque ou une grande enseigne pour interdire une idée ou une organisation. Frileuse, l’entreprise cède bien souvent aux injonctions. De nos jours, ces campagnes sont simples à réaliser grâce aux réseaux sociaux et les extrémistes de gauche ne s’en privent pas. Nous en savons quelque chose aux Identitaires puisque, suite à des campagnes de pressions, nous ne pouvons plus utiliser les services de paiement en ligne PayPal et Stripe. Depuis, nous sommes dans l’incapacité de collecter des dons ou adhésions par carte bancaire.

La cible actuelle c’est CNews, l’extrême gauche espère l’asphyxier financièrement en lui retirant ses annonceurs. Cette chaine télévisée a commis le crime suprême de faire entendre un autre son de cloche médiatique que celui de l’idéologie dominante. Comble de l’horreur, le succès de l’émission d’Éric Zemmour commence à faire sérieusement de l’ombre à la concurrence. BFMTV est en train d’être dépassé, l’émission du « Z » tourne parfois autour du million de téléspectateurs.

Un gros poisson vient de céder aux menaces de boycott de l’extrême gauche, il s’agit de la chaine de magasin de sport Decathlon. Elle a annoncé le retrait de ses annonces sur Twitter, un réseau social plutôt utilisé par un public urbain, bobo, « woke ». Il l’est beaucoup moins par la clientèle habituelle de Decathlon qui est davantage populaire. Peut-être la direction espérait-elle satisfaire aux exigences de l’extrême gauche sans que cela ne se sache trop parmi sa clientèle ? À la direction, nous disons : « Assumez vos prises de positions ! Assumez votre rejet d’une partie de votre clientèle ! Mais jusqu’au bout et aux yeux de tous. »

Il n’y a pas de raison que seuls les extrémistes de gauche à l’origine de la campagne soient au courant de la décision de Decathlon. Ce genre de censure politique par destination ne doit plus être indolore pour les grandes enseignes qui s’y adonnent.

Faites savoir que les clients qui pensent comme Éric Zemmour ou les autres journalistes irrévérencieux de CNews ne sont probablement plus les bienvenus chez Decathlon. Le retour de flamme est déjà amorcé, le hashtag #boycottdecathlon est en tête des tendances Twitter.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Eric Zemmour dénonce une colonisation de la France qui doit faire face au défi du Grand remplacement

14/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Le 11 septembre dernier, Eric Zemmour a débattu face au journaliste Laurent Joffrin sur différents sujets, notamment l’immigration et la gauche.

Pour Eric Zemmour, le pays serait face à « deux défis », notamment « le Grand remplacement et le Grand déclassement »

Eric Zemmour a également abordé les failles du regroupement familial, soutenu par la gauche.

À partir du moment où l’on vit dans le pays qui nous a accueilli pour travailler et que, de plus en plus, vous organisez votre mode de vie comme au pays (d’origine), ça ne s’appelle plus une immigration ou une installation. Ça s’appelle une colonisation.


Thierry Mariani : «Ce qu’on demande c’est l’expulsion systématique de tous les imams salafistes»

07/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Thierry Mariani était l’invité de La Matinale sur Cnews.

Il s’est notamment exprimé sur le projet de loi contre le séparatisme : « Ce qu’on demande c’est des décisions fermes, c’est l’expulsion systématique de tous les imams salafistes »


Eric Zemmour sur Cédric Herrou : « Ce n’est pas un agriculteur mais un militant immigrationniste, l’idiot utile d’Erdogan qui veut islamiser l’Europe »

15/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Eric Zemmour dénonce la relaxe de Cédric Herrou tout en ajoutant : « Ce n’est pas un agriculteur mais un militant immigrationniste, l’idiot utile d’Erdogan qui veut islamiser l’Europe »

Redécouvrez cet extrait de l’émission Face à l’info du 14 mai 2020.


Pourquoi viennent-ils tous se faire démolir par Zemmour ?

Avec un Z comme Zorro, Eric Zemmour est devenu en quelques mois le Cassius Clay du débat télévisé : les challengers se succèdent, et se fracassent les uns après les autres. Cette semaine, ce sont trois vaincus par KO qui se sont suivis, tous des soutiens du pouvoir.
Emmanuelle Wargon a tenté de défendre la politique énergétique du gouvernement, modèle typique du “en même temps” qui ne marche pas : en quelques minutes, on a compris que les éoliennes sont un gadget pour complaire aux écolos, et que rien ne justifie le retrait du nucléaire, même à pas mesuré, car c’est la seule énergie qui peut pallier les émanations de gaz à effet de serre. La secrétaire d’État à l’Écologie s’est vite retrouvée dans ses petits souliers, embrouillée, a minaudé des éléments de langage, elle a sombré corps et biens.

Mounir Mahjoubi a aligné les belles phrases et mots creux pour définir le Macronisme : un monde nouveau pour une politique réaliste, l’insertion de tous par le travail, l’égalité des chances, blabla bla bla bla… Zemmour lui a juste envoyé que le macronisme était le dernier avatar de l’ancien monde en voie de disparition, celui du mondialisme. Et qu’il était l’illustration parfaite de la bourgeoisie post moderne qui porte cela, envers et contre le reste du peuple. Mahjoubi s’est forcé à garder jusqu’au bout son sourire béat, mais il a encaissé et cela s’est vu.

La palme de la déconfiture revint à Jack Lang, qui refusa carrément le débat, monta sur ses grands chevaux, traitant Zemmour d’obscurantiste fermé et rabougri : on a rarement vu Lang aussi outré, outrancier, vexé de la raclée qu’il n’a pu éviter. Et oui, la splendeur du courtisan Lang, à la Cour du Roi Mitterrand, est passée depuis longtemps. Il faut dire qu’ériger la langue arabe comme langue de France, c’est fort de café… Expliquer que son Institut n’est pas financé par les monarchies du Golfe, il faut déployer une bonne dose de mauvaise foi… Comme il ne pouvait nier l’évidence, il s’est réfugié dans une posture de vierge effarouchée, de seigneur et d’homme de savoir et d’ouverture confronté au mal, blessé dans son orgueil et sa probité…

Mais pourquoi donc viennent ils tous se faire pulvériser, en toute connaissance de cause ? N’ont-ils donc pas compris que Zemmour combat avec des arguments savamment travaillés, et que la moraline bien pensante ne fera pas le poids ? Au début, ils étaient peu nombreux à vouloir l’affronter, se drapant dans les habits de la blanche colombe qui ne veut pas recevoir les postillons du crapaud. Maintenant c’est la bousculade autour du ring de CNews. Car voila, les audiences de Face à l’Info sont considérables, autour de 300.000 téléspectateurs tous les soirs. À ce compte là, même une bonne déculottée assure un coup de projecteur, pour le livre de Lang par exemple… Et puis, ne se retrouve pas face à Zemmour qui veut : pour Mahjoubi, un peu sur la touche depuis son échec à la candidature à Paris, c’est un rappel au bon souvenir du public, comme du pouvoir. Voila à quoi en sont réduits les suppôts d’une idéologie encore dominante malgré ses contradictions et ses contre-vérités : jouer au faire valoir de Zemmour pour exister encore politiquement et médiatiquement.

Olivier Piacentini

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La leçon de Zemmour à Marlène Schiappa, par Paul Vermeulen

Zemmour et Schiappa qui débattent le lundi 10 février 2020 dans l’émission phare de CNews, « Face à l’info », en un face-à-face bien orchestré et dans une émission maintenant bien rodée, depuis sa création en octobre 2019, l’affiche ne pouvait qu’être alléchante pour qui suit l’actualité politique à travers le prisme des médias et des réseaux sociaux, malheureusement très souvent éloignés de la vie concrète des Français. Un événement médiatique qui a battu le record d’audience de CNews, avec plus de 390 000 téléspectateurs (1,9 % des parts d’audience). 75 000 personnes de plus que lors du précédent record. Face-à-face, donc, entre le journaliste, essayiste, polémiste, Zemmour, défenseur de la civilisation française et des « somewhere », et l’« anywhere » Marlène Schiappa, pour reprendre la distinction proposée par Goodhart dans Les Deux Clans paru en 2019. Lundi 10 février, Marlène Schiappa n’est pas venue pour vendre l’une des potions illusoires du gouvernement, pas même celle de la fumeuse « grande cause du quinquennat », l’égalité « femmes-hommes », mais pour se frotter à Zemmour.

Que peut-on en retenir ? L’émission donne une idée de qui gouverne le pays, tant Schiappa fait preuve d’inculture sur nombre de questions. Le thème porte sur les discriminations. La loi en comporte 27. « Discriminer, c’est discerner et choisir », dit Zemmour. Le débat est biaisé : la secrétaire d’Etat est persuadée qu’elle combat pour l’égalité, Zemmour démontre que l’égalité n’est pas l’égalitarisme.

Schiappa en mode discours formaté

Les enracinés et les mondialistes ne peuvent pas se comprendre. Des exemples donnés par Zemmour font mouche : il n’y a pas de restaurants chinois avec des employés non asiatiques, Schiappa n’en est pas certaine. La question des prénoms maghrébins ? Zemmour expose que les personnes exogènes ont à s’intégrer et que les parents des Mohammed auraient dû les appeler François. Une évidence à laquelle Schiappa ne répond jamais vraiment ? Pour Zemmour, les étrangers doivent assimiler la culture française. Un moment drôle ? Il explique à Schiappa que son prénom, Marlène, correspond à « Marie-Hélène ». Pour Zemmour, donner majoritairement le prénom Mohammed à des enfants dans plusieurs départements démontre l’islamisation du territoire national. Des « prénoms islamiques » pour « un grand remplacement ». Schiappa, gênée aux entournures, se voit répondre : « Oui, un prénom islamique, Mohammed, cela sort du Coran. » Et pourquoi parler des prénoms ? Parce que porter un prénom français, c’est s’affirmer Français. D’évidence, ce n’est pas la volonté de la majorité des musulmans, si bien que Zemmour peut affirmer : « Je peux aller dans n’importe quelle banlieue française, vous verrez si le grand remplacement n’existe pas. » Marlène n’y croit pas. Tout est dit : les « somewhere » vivent dans le monde réel, les « anywhere » vivent dans un monde abstrait, loin de la réalité concrète. Au bout du compte ? Faiblesse formatée de Schiappa sur toute la ligne. Zemmour dit « nous ». Elle dit « je ». Cela résume bien la « nouvelle fracture mondiale » théorisée par David Goodhart.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 13 février 2020

Éric Zemmour : « Aujourd’hui, Napoléon réunirait les dignitaires musulmans et les obligerait à bazarder la moitié du Coran »

13/02/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Face à Thierry Lentz, Éric Zemmour a déclaré : « Aujourd’hui, Napoléon réunirait les dignitaires musulmans et les obligerait à bazarder la moitié du Coran ».

Un passage à voir dans la 2ème partie de l’émission « Face à l’info » du 12 février 2020.


Zemmour sur CNews, le boycott de la publicité pour le moment inopérant

Résumons : l’émission d’Éric Zemmour sur CNews bat record sur record, les sycophantes habituels du camp du Bien – au-delà des insultes et des anathèmes – décident d’attaquer la chaîne au portefeuille en appelant à son boycott publicitaire partiel (pendant l’émission concernée) ou total (pas de spots sur la chaîne). État des lieux, susceptible d’évolution.

Un succès grandissant

L’audience de CNews a bondi sur la tranche horaire concernée avec un effet d’entrainement pour toute la chaîne qui dépasse maintenant régulièrement LCI. Le 5 décembre 2019, l’émission attirait 316000 spectateurs avec une part d’audience de 1,6% là où CNews se contentait habituellement de la moitié ou moins. Le 11 décembre suivant ils étaient 342000 aficionados.

Boycott publicitaire peu efficace

Pour couper court aux polémiques, CNews a décidé de supprimer les spots publicitaires juste avant et pendant l’émission. Selon l’agence Kantar, la publicité sur la tranche horaire concernée en 2018 représentait 600K€ soit seulement 3% des recettes publicitaires de l’année. Mais en réalité l’annonceur ne choisit pas l’heure de passage de son spot (sauf exceptions, grandes retransmissions sportives par exemple). Ce que vend la chaîne à l’annonceur, c’est un nombre garanti de téléspectateurs et leur qualification : CSP+, ménagère de moins de 50ans, jeunes etc. Si l’audience globale de la chaîne augmente, son attrait publicitaire augmentera d’autant et les revenus en proportion.

Mais des risques de contagion

Parmi les sociétés qui auraient cédé aux menaces : Maif, Groupama, Nutella, PSA, Le Bon coin, Novotel, Leclerc, Décathlon, liste non limitative. On ignore parmi ceux-ci ceux qui auraient choisi seulement de boycotter l’émission (risque très mineur) et ceux qui auraient choisi de boycotter la chaîne (risque plus important). On prête à Vincent Bolloré l’intention d’attaquer en justice les mouvements de boycott, véritables censeurs, ennemis du pluralisme et de la liberté d’expression, vivantes incarnations du slogan de 1984 de George Orwell, « La liberté c’est l’esclavage ». Une affaire à suivre.

Article repris du site OJIM