Un clip de rap est validé par la hiérarchie militaire

14/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
« Booda », c’est le titre du clip de musique rap choisi pour accompagner une campagne de recrutement à la Légion étrangère. La musique rap est la plus consommée au monde : ainsi « Au DD » du groupe PNL a-t-il totalisé 54 millions d’écoutes en 2019. Mais, selon Thierry Decrusy, journaliste à Polémia, les ingrédients de cette musique sont toujours les mêmes : voitures de luxe, drogue, armes, argent, femelles caucasiennes, haine de la France. « Le rap engage la jeunesse dans le grand remplacement des valeurs ancestrales » nous dit-il.

Et peut-on dire que ce genre musical imprègne peu à peu l’ensemble de la société ?

Oui, il s’est rapidement propagé dans les industries du luxe auprès de grandes marques comme Yves Saint Laurent, Vuitton ou Dior. Puis le champ politique a suivi avec les mémorables fêtes de la musique de l’Élysée. Et les Français n’ont pas oublié la commande faite par Hollande au groupe Black M pour la commémoration du centenaire de Verdun en 2016.

Et il semble que, dans le rap, la liberté d’expression ne jouisse d’aucune limite ?

A l’époque de Nicolas Sarkozy, le groupe Sniper chantait : « la France est une garce et on s’est fait trahir. On nique la France … » Le procès intenté au groupe s’était soldé par un non-lieu. Plus récemment, le clip de Nick Conrad, constituant un véritable appel au meurtre, a fait couler beaucoup d’encre : « Je rentre dans les crèches, je tue les bébés blancs, attrapez-les vite, et pendez leurs parents » : des propos qui n’ont été sanctionnés que par une amende de 5000 € avec sursis, ce qui n’a en rien infléchi la violence des paroles des clips suivants.

Bénéficiant de la mansuétude des tribunaux, le groupe « Fuck le 17 » s’est permis de faire l’apologie des incendies de Strasbourg, au nouvel an dernier, alors que des pompiers et des policiers ont été attaqués et 200 voitures réduites en cendres. Nous laissons aux auditeurs le soin d’apprécier les paroles : « Fuck le 17, on fait cavaler les porcs, on fait la guerre jusqu’à Paris, vous êtes même pas préparés ! ».