Avortement et Hollywood : Clint Eastwood ne cède pas au terrorisme intellectuel

Le réalisateur de La Mule ne semble pas se préoccuper des protestations de ses collègues acteurs et réalisateurs à propos de la loi du «battement de cœur». Cet arrêté extrêmement sévère sur l’avortement a été signé par le gouverneur républicain de Géorgie Brian Kemp en mai dernier, entraînant une grande vague de protestation.

Plusieurs dizaines de célébrités du cinéma américain, dont Ben Stiller (Zoolander), Alec Baldwin (Beetlejuice) et Alyssa Milano (Charmed), lui ont écrit, le prévenant qu’elles ne pourraient plus travailler «en toute conscience» en Géorgie si la loi était promulguée. Une énorme perte pour l’État qui est devenu au fil des années une destination populaire pour les tournages.

Clint Eastwood n’a pas l’intention de pas prendre part à ce mouvement et semble bien décidé à tourner son nouveau film The Ballad of Richard Jewell dans cette région. Une décision motivée par le réalisme qu’il veut insuffler à son œuvre. Un porte-parole de la Warner Bros a déclaré à IndieWire: «Nous avons pris la décision de raconter cette histoire fascinante – basée sur des personnes et des événements réels – dans les lieux où elle a eu lieu, c’est-à-dire à Atlanta et ses environs. Comme toujours, nous avons travaillé en étroite collaboration avec nos partenaires de production pour déterminer comment et où tourner ce film, afin de refléter au mieux l’authenticité du récit.»

Texte repris du site lesalonbeige.fr

Sortie du film « Le 15h17 pour Paris » sur l’attaque terroriste dans le Thalys

08/02/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Le mercredi 7 février sortait en salle le dernier long-métrage de Clint Eastwood : Le 15h17 pour Paris, qui narre les faits de jeunes américains en séjour en France déjouant une attaque terroriste dans un train.

Tiré d’une histoire vraie sensiblement relayée par les médias français et internationaux, ce film s’est fait attendre.

En effet, le réalisateur a souhaité ne pas organiser de projection de presse en amont.

Clint Eastwood a confié au Figaro, sur le plateau de tournage :

Je pense que le sujet tombe à point nommé, avec tout ce qui se passe actuellement dans ce monde de fous où nous vivons désormais.


“J. Edgar” : Clint Eastwood taxé de racisme

“J. Edgar” : Clint Eastwood taxé de racisme

13/01/2012 – 10h00
SAN FRANCISCO (NOVOpress) –
Certains critiques de cinéma sont en émois : avec son nouveau film, J.Edgar, sur les écrans depuis mercredi, Clint Eastwood (photo) renouerait-il avec ses vieux démons ? Plus précisément, le réalisateur américain aurait-il des tendances « racistes » et « fascistes » ? Une question qui ne date pas d’aujourd’hui, mais qui revient au cœur de l’actualité avec J.Edgar, la biographie filmée d’Edgar Hoover, le fondateur en 1935 du FBI (Federal Bureau of Investigation) américain.

Pour Pierre Vavasseur, critique ciné au Parisien, la nouvelle œuvre de Clint Eastwood est une « hypocrite apologie du racisme et des inquiétudes sécuritaires ». Son article  de mercredi dernier dénonce ainsi une démarche voulant « renouer, par procuration, avec cette volonté d’une Amérique pure, blanche et sécuritaire ». Au mieux, le site Celluloidz.com s’inquiète d’un discours « flou ».

Une analyse très sectaire et manichéenne. Car lorsque Clint Eastwood se sacrifie pour une famille hmong menacée par un gang dans Gran Torino, rien à redire. Quand il vole au secours d’un criminel noir dans Jugé coupable, tout va bien dans le meilleur des mondes du politiquement correct. Même satisfecit quand il réalise un film (Bird) à la gloire du jazzman Charlie Parker.

La liberté artistique d’un homme aux multiples facettes semble donc perturber de nombreux donneurs de leçons. Mais Clint Eastwood devrait continuer à raconter des histoires où le désir de faire justice contre l’oppression (la série des inspecteurs Harry, Pale rider, Impitoyable ou Mystic River) ravira encore de nombreux fans.

Crédit photo : Thore Siebrands, licence CC.