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Prière de rue à Clichy : le gouvernement au pied du mur

Exiger que la ville de Clichy prête un lieu de culte est irrecevable.

L’élection présidentielle a évacué le débat identitaire, car M. Fillon, qui voulait en faire un thème majeur, a explosé en plein vol, plombé par les affaires. Mme Le Pen s’est effondrée lors du débat du second tour et n’a jamais été une alternative crédible. En outre, sous l’influence de M. Philippot, elle a préféré se concentrer sur l’aspect économique et social pour capter (en vain !) l’électorat de M. Mélenchon, délaissant le seul argument avec lequel elle pouvait marquer des points.

Or, il semblerait qu’il existe dans l’opinion un courant important qui rejette l’islam. Le refus (haine ?) de cette religion est probablement majoritaire en France. Pour s’en convaincre, il suffit de lire les réactions épidermiques (qui frôlent, parfois, le racisme) à des articles même mesurés et les commentaires acerbes lus ici ou là. Pourtant, les bien-pensants s’efforcent d’étouffer le débat et ont réussi, jusque-là, à contrôler les médias « officiels », mais le feu couve et l’explosion menace.

M. Macron sent qu’il ne pourra pas continuer la politique de l’autruche dans le débat identitaire, sous peine d’être balayé en 2022 par M. Wauquiez. Il va chercher à apparaître ferme, sans se mettre à dos la doxa « islamo-gauchiste » – un vrai numéro d’équilibriste. Il va se servir, pour cela, des prières de rue de Clichy. Rien ne justifie l’appropriation régulière de l’espace public par une religion, quelle qu’elle soit. Si l’Église catholique organise parfois des processions pour Pâques ou des événements plus locaux, celles-ci ne durent que quelques heures dans l’année et non pas 180 minutes chaque semaine.

Exiger que la ville de Clichy prête un lieu de culte est irrecevable. Ni la Constitution ni la loi n’obligent une municipalité à fournir un local aux fidèles d’une religion. Certes, les communes sont propriétaires de la grande majorité des églises mais il ne s’agit là que de la conséquence de notre passé chrétien et de la loi de 1905 de la séparation des Églises et de l’État. Pour lever cette ambiguïté, pourquoi ne pas restituer (gratuitement) la propriété de ces lieux à la hiérarchie catholique, tout en continuant d’assurer les frais de restauration pour les monuments classés ?

À Clichy, la municipalité a proposé aux musulmans une solution qui, si elle n’est pas parfaite, a le mérite d’exister. Si les musulmans veulent une mosquée, qu’ils se la payent (les églises évangélistes y arrivent bien). Les prières de rue ne sont, en fait, qu’une manière d’imposer l’islam comme religion dominante et elles participent de la guerre qu’une partie des fidèles du Prophète mène contre l’État laïque. Cette tactique a réussi car les bien-pensants appuient les revendications des extrémistes (même la Ligue pour la libre-pensée les approuve !).

Le pouvoir parle d’interdire les prières de rue à partir de cette semaine. S’il le fait, il délivrera un signal fort : la France refuse la dhimmitude. Mais face à la prévisible levée de boucliers des islamo-gauchistes, ira-t-il vraiment jusqu’au bout ?

Christian de Moliner

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Prières de rue ? Prière de ne pas trop déranger les médias officiels !

Non qu’ils n’aient pas évoqué cette affaire. Ils en ont parlé. La question est : comment ? La manière dont la majeure partie de la presse française a rendu compte des prières de rue de Clichy, mi-novembre, dit beaucoup des difficultés intellectuelles qui la traversent. La presse ne souffre pas d’un manque de lecteurs. Son lectorat est absent car elle oublie trop souvent de parler réellement de la réalité.

Les prières de rue de Clichy : le 10 novembre 2017, l’AFP démarre en trombe et en trompe-l’œil par une dépêche : « Une centaine d’élus en écharpe ont tenté vendredi 10 novembre à Clichy (Hauts-de-Seine) d’empêcher des fidèles musulmans de faire leur prière dans la rue ». Rien de contestable, la phrase est factuelle. Elle ouvre cependant la porte à la façon dont la dépêche va être reprise par une partie des médias, dans la journée. Le verbe « empêcher » étant rapidement remplacé par le verbe en partie synonyme « perturber ». Ainsi, Le Point :

Deux heures plus tard, cette présentation est modifiée pour devenir « Clichy : une centaine d’élus se mobilisent contre les prières de rue ». On comprend que Le Point se soit trompé et ait considéré que les élus de la République sont les éléments perturbateurs, étant donné le rôle actuel des dépêches de l’AFP dans le flux accéléré des informations. La formulation de l’agence pouvait s’y prêter. Pourtant, l’AFP aurait pu aussi diffuser l’information sous une autre forme. Exemples de possibilités ?

« Clichy : au nom de la République, des élus manifestent pour demander l’interdiction de prières de rue illégales »
« Clichy : des élus de la République française laïque s’opposent aux prières de rue de militants islamistes »
« Clichy : la République dans la rue face aux prières musulmanes »
« Clichy : des élus républicains défendent la laïcité contre l’occupation illégale de la rue par des militants musulmans islamistes »

Le choix des mots par l’AFP n’est jamais anodin, il induit le choix d’une partie des médias. Toutes ces présentations étaient possibles et pouvaient dire réellement la réalité, et ainsi éviter que nombre de médias emboîtent le pas en accusant à leur tour la République de faire du mal à des croyants victimes et obligés de prier dans la rue. Victimes et qui plus est « perturbés » dans leur foi.

L’interprétation de l’expression « tenter d’empêcher » fait boule de neige

Le sens des mots « tente » et « empêcher » choisis par l’AFP a entraîné le même jour une interprétation du même ordre que celle du Point dans différents médias. Ainsi, Le Parisien pour qui les élus aussi « perturbent » la prière, ici qualifiée d’« illégale ».

Le Lab d’Europe 1 quant à lui ne lésine pas sur l’interprétation alléchante : « Des élus chantent la Marseillaise et bousculent des fidèles musulmans en pleine prière de rue à Clichy ». Dans cette formulation, la prière de rue apparaît comme normale ou légitime, en rien illégale, tandis que l’action délictueuse semble le fait des « élus » qui « bousculent ». Sans compter qu’ils chantent l’hymne national, ce qui semble une circonstance discriminatoire augmentée.

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“Clichy : ici c’est l’islam !”, par Jean-Yves Le Gallou pour iMedia

18/11/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Une émission présentée par Jean-Yves Le Gallou et Hervé Grandchamp.

02:27 Clichy : ici c’est l’islam ! Prières de rues à Clichy, les élus manifestent contre l’occupation illégale de l’espace public. 8 mois que la situation perdure, les médias se réveillent enfin et prennent la défense des musulmans. La prière du vendredi aurait été « perturbée » par les élus.

13:47 Le zapping d’I-Média Pour Jade Lindgaard, l’islamisme n’est pas grave. Dans l’émission « C l’hebdo » sur France 5, samedi 11 novembre, le journaliste de Médiapart a déclaré « l’islamisme en tant que tel, n’est pas, en soi, une chose grave. L’islamisme est un phénomène qu’il faut comprendre et expliquer ». Une pensée qui devrait plaire aux journalistes de Charlie Hebdo, actuellement en conflit avec Médiapart. Les familles des 12 victimes de janvier 2015 seront ravis d’entendre que l’islamisme en tant que tel n’est pas grave.

22:30 Audience radio : Médiamétrie juge et partie Médiamétrie diffuse les audiences des radios pour l’année 2016-2017. C’est la douche froide pour Europe 1 qui perd 10% d’auditeurs en 1 an. Mais qui est Médiamétrie ? Par qui est-il tenu ? Comment fait-il ses sondages ? 30:40 Les tweets d’I-Média La presse tenue par les publicitaires : Bernard Arnault propriétaire de LVMH sanctionne le journal Le Monde après les révélations dans le cadre de l’affaire Paradise Paper. Une perte de 600 000 euros pour le journal.


Prières de rues : Clichy résiste – par Francis Bergeron

Saint Vincent de Paul avait été nommé curé de Clichy en 1612. Sept auparavant, il avait été enlevé par des pirates musulmans, au large de Narbonne, et vendu comme esclave à Tunis, avant de pouvoir s’enfuir et regagner la France. Aussi, pour beaucoup d’habitants de Clichy, les manifestations islamistes de ces derniers mois, sous forme de prières de rues, apparaissent pour ce qu’elles sont : des provocations.

Depuis mars de cette année, en effet, plusieurs centaines de musulmans se rassemblent devant l’hôtel de ville de Clichy, situé sur l’artère principale qui conduit à Paris. Ils déploient leurs tapis de prière dans la rue, écoutent des prêches en arabe et entendent faire plier la mairie (LR) pour obtenir une mosquée en centre-ville (la ville compte déjà deux mosquées).

La municipalité avait mis un terme à l’occupation illégale de locaux appartenant à la ville. L’une des deux associations musulmanes de Clichy avait accepté la relocation dans un bâtiment de 2 000 mètres carrés situé à quinze minutes à pied du centre-ville. Mais l’autre association veut une mosquée centrale. L’essayiste Céline Pina, qui a suivi ce dossier, explique ce refus dans une lettre ouverte au ministre de l’Intérieur : « Un lieu de prière a bel et bien été construit, mais il ne permet pas de montrer ses muscles et sa puissance : il n’est pas en centre-ville. Or les mouvements liés à l’Islam politique sont très attachés à la visibilité et à la centralité, c’est parce qu’elles maîtrisent parfaitement les codes symboliques du pouvoir. »

La municipalité de Clichy n’entend pas se faire dicter sa loi par des islamiques, qui, à l’évidence, ont fait de Clichy un laboratoire politique. La précédente municipalité avait pratiqué le clientélisme et multiplié les concessions. La nouvelle municipalité LR n’est pas exempte d’une approche clientéliste, elle non plus, mais elle n’a apparemment pas misé sur le bon cheval, puisque les manifestants islamistes contestent la représentativité de ceux qui gèrent la nouvelle mosquée.

Pour tenter de faire cesser les manifestations, le maire, Rémi Muzeau, avait fait apposer une banderole : « Stop aux prières de rues illégales ».

Une minorité qui fait peur

Un parti Forces laïques a vu le jour localement, et prend une ampleur inattendue. Il a reçu le soutien de nombreux riverains qui n’en peuvent plus des provocations à haute dose d’une minorité qui fait peur, dans un contexte d’attentats islamistes.

Aussi vendredi, les élus, ceints de leur écharpe, sont-ils descendus dans la rue pour demander que soit mis un terme aux prières de rue. Ils ont été pris à partie par des « fidèles ». Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, avait apporté son soutien à la mairie, et s’est donc retrouvée parmi ceux qui étaient traités de « fachos ». Les forces de l’ordre ont séparé les deux camps. Les islamistes étaient moins nombreux que les autres jours car, compte tenu du risque que l’affrontement ne dégénère, les clandestins avaient préféré se tenir à l’écart. Mais si la position de la mairie est soutenue par les Clichois, la rue reste pour l’heure aux islamistes.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

[Reportage] Des élus contre les prières de rue à Clichy-la-Garenne

13/11/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Rémi Muzeau, maire de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine) avait appelé les élus franciliens à se réunir devant la mairie vendredi 10 novembre dernier pour protester contre l’organisation de prières de rue musulmanes dans sa commune depuis huit mois.

Rémi Muzeau avait ainsi déclaré :

Nous voulons interpeller les pouvoirs publics avec une mobilisation républicaine des élus. Les riverains et les commerçants sont exaspérés. La situation ne peut plus durer

Ces prières de rues sont illégales, et il faut que le préfet entende l’appel des élus“, a notamment déclaré Grégoire de la Roncière, maire divers-droite de Sèvres.

Un reportage proposé par Line Press.


Clichy : Dans la manifestation contre les prières de rue, des élus chantent la Marseillaise

11/11/2017 – FRANCE (NOVOpress)
En écharpe et au son de la Marseillaise… A l’appel de Rémi Muzeau, le maire (LR) de Clichy, une centaine d’élus de la droite francilienne ont tenté ce midi d’empêcher des fidèles musulmans de faire leur prière dans la rue.

Une foule extrêmement dense accompagnait le cortège.

La République n’est pas un rapport de force. Il y a eu beaucoup de discussions. Maintenant, il faut prendre des décisions, martèle Valérie Pécresse. On ne peut pas accepter que l’espace public soit ainsi occupé. Le maire est impuissant. A l’Etat d’agir !