Le stade de France et la République bananière, par Clément Martin (Les Identitaires)

stade de france

Les violences et le chaos qui ont sévi le 28 mai dernier aux Stade de France sont une illustration limpide du destin de la France, c’est-à-dire de sa tiers-mondisation. La presse a, de façon unanime, posé la question suivante : « La France est-elle encore capable d’organiser de grands événements sportifs ? ». Si l’interrogation est légitime, il importe surtout de savoir si la France sera encore en mesure de demeurer une nation du monde développé si elle continue sur sa lancée.

Seine-Saint-Denis style

D’une certaine façon, les images des hordes de banlieusards déferlant sur le stade de France et forçant ses accès sont classiques, banales voire sans intérêt. Après tout, n’importe quel Français qui aura eu la joie de vivre en ville connaît bien ce genre de scènes, au cours desquelles certains immigrés d’Afrique et du Maghreb et leurs descendants sautent sur l’occasion d’un mouvement de foule pour laisser cours aux vols et aux violences.

La nouveauté, c’est que ces « débordements », selon le lexique consacré, se sont manifestés à la face du reste de l’Europe, étant donné que ce sont les supporters anglais qui en ont fait les frais. Traditionnellement, les violences de l’immigration étaient gardées sous le tapis ; si on cherche à attirer des touristes, il est plus pertinent de leur vendre Amélie Poulain que les émeutes de 2005. Cette stratégie ne fonctionnait d’ailleurs qu’à moitié, comme en témoigne le syndrome de Paris chez les touristes japonais[1]. Mais ces épisodes de chaos ont atteint une taille critique et ont imprégné toute la société française – impossible de dissimuler cette conflagration multiculturelle que l’on ne saurait voir.

Cette normalisation de la violence est telle que des attaques ou des meurtres particulièrement abominables sont relégués dans la catégorie des « faits divers »[2].

Vivre en France, c’est caler le rythme de son existence sur le calendrier des matchs de l’Algérie et sur les accès de sauvagerie de la racaille et des djihadistes.

Gérald Darmanin, avatar de la post-vérité

Mis au point à la suite immédiate de l’élection de Donald Trump, le terme de « post-vérité » était censé démontrer que l’Amérique (et l’Occident en général) était entrée dans une nouvelle ère de la communication politique, fondée sur le mensonge et le mépris des faits. Les armées de fact-checkeurs se sont succédé pendant 4 ans pour pinailler et proférer des accusations de mauvaise foi à l’encontre de Trump, pour désormais rester silencieux face à son successeur.

En France, on s’attendrait à ce que la corporation journalistique (loyale aux mêmes idées) s’attèle à démontrer la fausseté du discours de Gérald Darmanin, qui, avant même que le rapport de la préfecture de police ne soit publié, affirme que les troubles au stade de France avaient été causés par les supporters anglais, munis de faux billets (40 000 selon la communication toujours adoptée par le gouvernement) et que la conduite des forces de l’ordre avait été exemplaire. Ce discours délirant a immédiatement suscité l’indignation des Britanniques, qu’ils soient supporters présents lors des événements ou hommes politiques.

Mais le discours du ministre de l’Intérieur n’est pas à comprendre comme une erreur ou une approximation : c’est une stratégie politique qui permet non seulement de défausser le politique de toute responsabilité et de ne pas attiser la susceptibilité des immigrés (susceptibilité qui peut très vite se traduire en ultraviolence imprévisible) tout en faisant porter le chapeau aux supporters britanniques, coupables parfaits car évidemment innocents.

La France a atteint un état avancé de putréfaction politique et identitaire. Cela signifie que les années à venir seront particulièrement difficiles. Mais aussi que la stabilité du système actuel est de plus en plus fragile. C’est certain, la République multiculturelle et anarcho-tyrannique ne tiendra pas 50 ans de plus.

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Syndrome_de_Paris
[2] https://www.ladepeche.fr/2022/05/31/toulouse-etranglee-puis-frappee-au-couteau-je-me-concentrais-pour-survivre-10329480.php ; https://actu17.fr/faits-divers/marseille-le-pere-de-famille-attaque-au-couteau-devant-lecole-catholique-de-ses-enfants-est-decede.html

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Ni justice laxiste, ni État policier : la solution de l’identité !, par Clément Martin (Les Identitaires)

justice police

Le 4 juin dernier, des policiers ouvraient le feu sur une voiture dont le conducteur refusait d’obtempérer à un contrôle pour défaut du port de la ceinture de sécurité. L’homme de 38 ans, qui a plus de 80 mentions à son casier judiciaire, en sort grièvement blessé. Malheureusement, la passagère avant, âgée de 21 ans, est décédée d’une balle dans la tête.

Comme d’habitude, le récit médiatique est binaire : selon son bord politique, on est sommé de soutenir ou de condamner la police, sans poursuivre plus loin l’analyse.

Mais un tel réflexe doit être abandonné si l’on souhaite que la France renoue avec l’ordre et la liberté, et non pas l’un ou l’autre.

L’archipel français comme champ de bataille des tribus politiques

Bien souvent, lors de ce genre d’affaires, le discours médiatique est segmenté en deux : chaque récit s’adresse à une partie de la société archipellisée qu’est la France. Selon qu’on soit de la tribu de gauche (multiculturaliste et pseudo-libertaire) ou de la tribu de droite (assimilatrice et sécuritaire), on peut donc facilement trouver une interprétation politique des faits qui conforte sa vision du monde. Pour la tribu de gauche, cette affaire révèle bien évidemment l’impunité et la culture de l’ultraviolence de la police. Celle-ci, motivée par sa toute-puissance et par ses biais systémiques (dans le cas présent, le racisme) se permet de tirer gratuitement sur un individu, causant la mort d’une innocente. Soutenir la police, c’est préparer la dictature fasciste. Pour la tribu de droite, l’analyse est complètement différente : acculés, les policiers n’ont eu d’autre choix que de faire usage de la force létale pour faire respecter l’ordre. Certes, la mort d’une innocente est regrettable, mais c’est le prix à payer pour que les criminels ne prennent pas le contrôle de nos rues. Sans cela, c’est l’anarchie qui guette.

Chacun accuse l’autre de présenter une version tronquée des faits, de manipuler l’information et de préparer par son discours la mise en place d’un pouvoir tyrannique en France. Il semble impossible de proposer une analyse qui serait libérée de ces entraves partisanes.

L’anarcho-tyrannie comme synthèse des violences

D’une certaine façon, les deux tribus ont raison et les deux tribus ont tort : d’un côté, les années récentes ont démontré à quel point la répression policière en France devenait endémique (écrasement brutal des mouvements populaires tels que les Gilets jaunes, application zélée des mesures sanitaires liberticides, bavures récurrentes). Le phénomène est bien documenté aux États-Unis, où l’on assiste à une véritable « militarisation » de la police, dans son équipement, ses méthodes ou sa culture. De l’autre côté, il est certain que, dans le même temps, l’atmosphère française devient baignée par la violence et l’insécurité au quotidien : année après année, ce sont des rues, puis des quartiers et parfois certaines villes qui deviennent impossibles à fréquenter selon l’heure, selon qu’on soit un « Gaulois » ou selon qu’on soit une femme. L’ensauvagement causé par l’immigration et le laxisme judiciaire semble inarrêtable, la domination des caïds se conjuguant très bien à celle des imams et des leaders politiques. Les deux formes de violence sont donc bien réelles. S’agit-il alors de devoir en choisir une plutôt qu’une autre ? Non, il s’agit au contraire de révéler le phénomène commun aux deux pour s’en débarrasser. Refuser l’État policier comme l’anarchie de l’insécurité.

Ni dictature, ni anarchie : l’identité

L’origine commune de ces violences, c’est bien entendu l’immigration délirante qui inonde notre continent depuis près de 50 ans. Elle transforme nos rues en pistes de rodéo, nos trottoirs en péages féodaux pour celui qui croiserait la route d’un racketteur en puissance et nos rames de métro en cours des miracles mobile. En réaction, les forces de police ont recours à des méthodes plus expéditives et à une hausse de leur niveau d’agressivité : le niveau de violence moyen augmentant, il est requis qu’ils deviennent de plus en plus prêts à faire preuve de leur violence pour faire respecter la loi. Mais le problème réside justement dans les moyennes : mécaniquement, les populations les plus honnêtes feront régulièrement les frais de ce recours à la violence de l’État, calibré pour des populations criminogènes. Rapidement, les forces de l’ordre censées punir les délinquants et criminels et garantir la sérénité des citoyens honnêtes se retrouvent à tyranniser ces derniers et à faire preuve de complaisance envers les éléments les plus perturbateurs.

Alors que chacune des deux tribus est motivée par une intuition saine (éviter une dictature policière et se prémunir d’une tyrannie des criminels), elles travaillent, main dans la main, sans le savoir, à la mise en place d’une anarcho-tyrannie qui additionne les deux dystopies en une, et ce par leur refus de mettre un terme à l’immigration.

Afin de discipliner des populations incapables de se plier aux règles d’une société européenne, on amoindrit les libertés et on compte les innocents, qui tombent sous les feux croisés des forces de l’ordre et des bandes criminelles.

Cette situation ne peut plus durer. La remigration, c’est à la fois le refus de l’État liberticide et de la sauvagerie. C’est l’horizon politique de ceux qui chérissent l’ordre autant que la liberté. C’est l’arrêt de la tiers-mondisation de l’Europe et le retour à la civilisation européenne.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le Royaume-Uni et l’accord rwandais : un exemple pour la remigration, par Clément Martin (Les Identitaires)

remigration

En avril dernier, le gouvernement de Boris Johnson signait un accord avec le Rwanda, selon lequel ce dernier accueillerait les clandestins expulsés du territoire britannique contre rémunération. 120 millions de livres d’abord, complétés par des sommes supplémentaires en fonction du nombre de clandestins récupérés[1]. Cette politique audacieuse est un exemple concret de la remigration, cet ensemble de mesures prônées par les Identitaires depuis 2016.

Grande-Bretagne, Australie… L’anglosphère en première ligne de la lutte contre l’invasion

Le gouvernement de Boris Johnson a justifié cette mesure par la constance de la crise migratoire qui frappe le Royaume-Uni depuis plusieurs années déjà (pour cette année, on dénombre plus de 10 000 traversées de la Manche). Comme partout en Europe, cette arrivée massive de clandestins d’Afrique et du Moyen-Orient se solde par des problèmes sécuritaires, économiques et identitaires majeurs.

Le principe de l’accord avec le Rwanda est élémentaire : en échange d’une rétribution économique, le pays d’accueil s’engage à recevoir les clandestins expulsés et à les intégrer à la communauté nationale. Les clandestins pourront quant à eux faire le choix de demander la nationalité ou de partir tenter leur chance ailleurs.

L’intérêt pour les deux parties est évident : permettre au Royaume-Uni de mettre un terme au chaos migratoire et faciliter considérablement leur développement pour les pays accueillants.

La loi britannique prévoit également des mesures supplémentaires : la consigne sera donnée aux garde-côtes d’expulser les embarcations de clandestins qui naviguent sur les eaux territoriales britanniques et de reconduire leurs équipages dans des centres de rétention situés à l’étranger. L’inspiration de la politique du No Way australien, adoptée en 2014, est évidente. C’est d’ailleurs une excellente chose, puisque la politique australienne avait immédiatement porté ses fruits. En septembre 2014, le Premier ministre australien Tony Abbott avait annoncé qu’une seule embarcation avait réussi à atteindre les côtes australiennes cette année-là, contre 20 000 clandestins l’année précédente[2]. Un succès triomphal.

Les pays issus de l’empire britannique ont été parmi les premiers à faire le choix de l’invasion migratoire et du cataclysme multiculturel. Trump en Amérique, le No Way australien ou l’accord rwandais de Boris Johnson indiquent que ces pays sont prêts à tourner la page et à se battre pour commencer la lutte politique pour la préservation de leur identité.

La levée de bouclier des forces immigrationnistes

Sans surprise, l’opposition dogmatique et sectaire de la gauche ne s’est pas fait attendre : diverses officines droitdelhommistes ont pesté contre cette mesure, jugée « inhumaine », comme Stand For All, qui considère que cette politique « fera souffrir tout en gaspillant d’énormes sommes d’argent public ».

Ces déclarations ne sont que des prétextes mal dissimulés : les associations immigrationnistes sont beaucoup moins regardantes quant à l’état des finances publiques lorsqu’il s’agit de dilapider des milliards pour recueillir des clandestins qui, à l’évidence, ne parviennent jamais à contribuer à l’économie du pays qui les accueille. Sans compter que l’inhumanité présumée du rejet des masses d’immigrés illégaux fait pâle figure à côté de l’inhumanité bien réelle subie par les Européens qui doivent souffrir des conséquences violentes et souvent meurtrières de la vie à côté des mineurs isolés, surreprésentés dans l’insécurité et la criminalité du quotidien.

La monarchie s’en est même mêlée : l’héritier de la Couronne aurait fait part de sa consternation en privé. La monarchie britannique, qui a toujours fait preuve d’un silence complice et coupable quant à l’invasion migratoire subie par le peuple qu’elle est censée protéger sort de son mutisme habituel pour affirmer sa fidélité au dogme multiculturaliste. Preuve s’il en est que la forme du gouvernement et de l’État compte bien moins que sa volonté de préserver l’identité de sa patrie.

Le système judiciaire britannique a défendu la mise en place de l’accord contre les oppositions des associations immigrationnistes. Malheureusement, la Cour européenne des droits de l’homme a empêché, par une mesure d’urgence, le premier vol d’avoir lieu[3], à la suite d’un recours déposé par un clandestin irakien. Le gouvernement britannique a cependant annoncé qu’il préparait déjà le prochain vol et examinait toutes les solutions légales possibles pour ne pas subir les entraves futures de la CEDH.

En 1968, le célèbre discours des « rivières de sang » du député conservateur Enoch Powell avait fait scandale. Conspué par la classe politique est culturelle d’alors, il était le prophète de ce qu’allaient vivre les Britanniques. 54 ans plus tard, le système politique fait preuve de courage et tente d’infléchir la trajectoire, comme les Australiens 8 ans plus tôt. Malgré les obstacles sur sa route, l’anglosphère semble être en pointe de la lutte contre l’invasion migratoire. Il est temps que l’Europe continentale de l’Ouest se joigne au mouvement.

[1] https://information.tv5monde.com/info/le-rwanda-signe-un-accord-avec-londres-pour-accueillir-sur-son-territoire-des-migrants
[2] https://www.francetvinfo.fr/monde/asie/no-way-la-campagne-sans-concessions-de-l-australie-contre-les-migrants-clandestins_720529.html
[3] https://www.lematin.ch/story/echec-dune-tentative-dexpulsion-de-migrants-vers-le-rwanda-328442574663

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le sport, ou la nouvelle messe du stalinisme ambiant, par Clément Martin (Les Identitaires)

sport propagande

La longue marche du progressisme à travers les institutions a acquis depuis bien longtemps certains bastions particuliers que l’homme de droite identifie aisément : grande presse, écoles et universités, monde culturel ou syndicats. Il est plus rare d’entendre le monde sportif faire partie de cette liste ; pourtant, il s’agit d’un levier majeur de la machine de propagande de la gauche, et ce depuis longtemps. Les années 2010 ont révélé ce phénomène au grand jour, à mesure que les épisodes staliniens de mise en scène de la loyauté à l’idéologie du régime se multiplient.

Mon royaume pour une Coupe du monde

Le football, sport populaire par excellence, est le lieu idéal pour attirer les désirs carnassiers des propagandistes du monde nouveau, mondialisé, déconstruit et parfaitement égalitaire. La Coupe du monde de football de 1998 en est l’exemple parfait : le matraquage médiatique qui a suivi la victoire des Bleus avait bien moins à voir avec la performance athlétique de l’équipe que sa composition ethnique. Il était entendu que cette victoire sportive était la preuve de la supériorité absolue et indiscutable du modèle multiculturel, de la France « black-blanc-beur » et du brassage des populations. Cet épisode médiatique a d’ailleurs durablement marqué l’esprit du temps, puisque chaque nouvelle victoire sportive est brandie par les fanatiques du « vivre-ensemble » pour attaquer ceux qui doivent subir la liesse « populaire » qui se manifeste à chaque victoire de l’Algérie et qui en viendraient à douter de l’intérêt de la société du métissage forcé.

Mais cette supercherie ne se limite ni au ballon rond ni à la France. Aux États-Unis, le joueur de football américain Colin Kaepernick avait fait sensation en s’agenouillant à l’ouverture d’un match pour protester contre les violences policières et les inégalités raciales. Son geste est désormais devenu coutumier autour du globe, à tel point que nombre de rencontres sportives se doivent désormais de débuter par ce rituel d’allégeance au régime.

La propagande par l’intimidation

L’invasion du domaine sportif par la dictature du politiquement correct répond à une stratégie simple : démontrer à chacun qu’il n’existe nulle part où se cacher – aucun refuge dans lequel s’abriter pour échapper au regard inquisiteur des commissaires politiques. Pour la majorité des gens, le sport (sa pratique comme son visionnage) est le domaine du divertissement : il sert à se détendre, à partager un moment de liesse collective et à assister à un spectacle. Fort logiquement, la politique ne devrait y tenir aucune place. C’est précisément pour cette raison que la tentation de Big Brother à s’y immiscer est si forte : en faisant pression pour que (par exemple) les joueurs de grandes équipes de baseball portent un maillot aux couleurs LGBT, on participe à convaincre que les délires idéologiques les plus récents sont la nouvelle norme culturelle. Prendre d’assaut un espace dépolitisé permet justement de dépolitiser du même coup la dernière création idéologique. Soutenir les trans (c’est-à-dire, les hommes qui se prennent pour des femmes jusqu’à se mutiler) n’est pas une opinion politique. C’est une coutume enracinée, qui dépasse bien le domaine du politique, et donc de ce qui est contestable et qui fait l’objet d’oppositions partisanes. D’ailleurs, ironie du sort, c’est dans le domaine sportif, royaume de la compétition, de la recherche de la victoire et donc de l’inégalité que se met en place la tyrannie de l’égalitarisme et de l’idéologie victimaire.

Et quand les joueurs de baseball évoqués plus haut ne portent pas le fameux maillot, la presse pointe un doigt accusateur[1] sur eux. Tels les commissaires politiques qui arrêtent Vassili Petrovich Nicolaiev, l’homme qui aurait le premier cessé d’applaudir lors d’un discours de Staline en 1936, les vassaux de la presse questionnent la loyauté au régime : « Qu’y a-t-il, camarade ? Tu ne portes pas l’uniforme arc-en-ciel ? Serais-tu opposé aux valeurs d’égalité et de progrès ? Il serait fort dommage qu’un article mettant en doute ta valeur morale soit publié auprès de millions de lecteurs… »

La contamination de chaque sphère de l’existence par la propagande du régime s’appuie sur la docilité de la majorité, qui se résigne à tolérer les exigences du régime tant qu’il lui fournit la promesse de ne pas perturber sa routine de façon excessive. Mais cet état de fait ne peut plus durer. Un jour ou l’autre, il faudra que les Européens fassent le choix de rester debout, plutôt que de vivre à genoux.

[1] https://twitter.com/CNN/status/1533746789370806273?s=20&t=Q_bR6EFuP34O1maXWPw-zA

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Dégageons les squatteurs !, par Clément Martin (Les Identitaires)

squatteurs

Récemment, Le Parisien a relayé une histoire devenue tristement commune dans notre pays : un couple de Français, nouvellement propriétaires d’une maison à Olainville (91) n’ont pas pu emménager à cause d’une famille de squatteurs tunisiens qui avaient pris possession des lieux[1]. Heureusement pour Laurent et Élodie, la médiatisation de leur malheur sur les réseaux sociaux a poussé à une réaction du ministre de l’Intérieur[2].

L’extrême gauche contre la propriété privée

La question du squat telle qu’on la connaît aujourd’hui remonte en France aux années 70. À l’époque, les groupes maoïstes décident de procéder de façon régulière à des occupations de logements vides pour y installer leurs militants ainsi que des réfugiés (pour beaucoup issus de la Yougoslavie). Très rapidement, la méthode prolifère, à tel point qu’elle figure aujourd’hui parmi les armes politiques les plus prisées de l’arsenal de l’extrême-gauche. Sous prétexte de soutien aux « mal-logés », les expropriations sont devenues monnaie courante. Si elles ne sont pas toutes organisées par des associations politisées, les bandes qui envahissent ces habitations bénéficient systématiquement de leur soutien.

Le discours des associations en faveur de l’occupation illégale sont toujours est bien rôdé : il s’agit de répondre, dans une logique humanitaire, à un drame social, celui du « mal-logement », en confisquant les biens des Français, systématiquement dépeints comme des nantis et des privilégiés. En réalité, le logiciel politique sous-jacent est toujours le même : pour ces militants, l’objectif est littéralement d’expulser des propriétaires français pour y placer des familles de Maghrébins et d’Africains, qui auront vite fait de transformer le lieu. Au carrefour du gauchisme primaire et de l’immigrationnisme fanatique, leur visée demeure la même : abattre la civilisation en général, et la civilisation européenne en particulier.

De l’État passif à l’État complice

Mais ces pratiques soviético-barbares ne prospèrent que par la couardise et la nullité de l’État. Si celui-ci souhaitait ne serait-ce qu’un tant soit peu protéger la propriété privée des citoyens français (une de ses fonctions premières, rappelons-le), il serait aisé d’expulser manu militari ceux qui occupent les lieux, avant de renvoyer les organisateurs en prison et les occupants dans leur pays. Après tout, les premiers sont des délinquants, les seconds des clandestins (autrement dit, des individus n’ayant aucun droit à faire valoir). Mais ici comme dans d’autres domaines, l’hégémonie culturelle gauchiste a réussi à infuser le droit et les pratiques du maintien de l’ordre. Plutôt que d’admettre l’évidence, à savoir la légitimité inexistante des occupants à voler le bien d’un citoyen français, la loi encadre ces occupations et rend de fait l’expulsion particulièrement difficile. Par exemple, la loi DALO dispose que les communes de 5 000 habitants au moins doivent mettre en place des terrains d’accueils pour les gens du voyage[3], quand bien même l’installation de ces camps se solde régulièrement par des dégradations pour les riverains. Tous les prétextes mièvres et dégoulinants d’humanitarisme sont bons pour justifier le triomphe des parasites et des éléments les plus néfastes de la société.

Le seul moyen pour le citoyen français d’espérer récupérer ce qui lui appartient de droit, c’est que son histoire fasse le tour des réseaux sociaux pour que les autorités daignent effectuer leur travail. En bonne république bananière, les représentants et les serviteurs de l’État français attendent que leur réputation personnelle soit en jeu pour passer à l’action.

Le positionnement de l’État sur la question des squats (comme sur tant d’autres) est clair : la préférence systématique de l’étranger au Français, du délinquant à l’individu honnête, du parasite à la personne productive. Plus que jamais, les Français se doivent de répéter qu’ils sont chez eux, quoi qu’en dise les officines d’extrême gauche ou les fonctionnaires amorphes. La reconquête n’est pas qu’un objectif politique abstrait et lointain, c’est une nécessité vitale pour notre quotidien.

[1] https://www.leparisien.fr/essonne-91/essonne-un-couple-ne-peut-emmenager-dans-sa-nouvelle-maison-car-elle-est-squattee-par-une-famille-08-06-2022-GU6SQXRW7RCD3HKHEHLMDXM46Y.php
[2] https://twitter.com/GDarmanin/status/1534821121110974464?s=20&t=D7TAPgdVIoH05t8OB3gr_A
[3] https://www.legifrance.gouv.fr/ceta/id/CETATEXT000007567246/

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Macron et Mélenchon : un mariage pour notre enterrement, par Clément Martin (Les Identitaires)

macron mélenchon

Beaucoup de commentateurs ont prétendu que la fin du premier mandat et la deuxième campagne présidentielle de Macron étaient le signe de son virage à droite. Le président aurait liquidé ce qui le rattachait à son passé d’homme du Parti socialiste pour embrasser une politique plus à droite, c’est-à-dire libérale et sécuritaire. Par conséquent, à la suite des résultats de la présidentielle et pour les législatives qui se prépare, Mélenchon apparaît comme l’ennemi naturel du président réel. Il n’en est rien.
Deux ennemis déclarés des libertés et de la prospérité

Dans une interview à la presse régionale[1], Emmanuel Macron fustigeait le programme de la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale (NUPES) : celui-ci, rempli de promesses d’interdictions et de taxation, serait liberticide, contrairement au projet de Renaissance (nouveau nom de La République en marche). Derrière les déclarations et la mise en scène, un constat s’impose pourtant : le quinquennat de Macron n’a pas été placé sous le sceau des libertés et de la prospérité, mais bien sous celui des restrictions et de la paupérisation généralisée.

En premier lieu, la répression délirante des Gilets jaunes ne fut pas la démonstration d’un président soucieux de la préservations des libertés fondamentales mais celle d’un manager tyrannique, offusqué que les Français de souche actifs aient eu l’outrecuidance de demander à pouvoir vivre décemment de leur travail. Les dissolutions d’organisations politiques jamais condamnées (Génération identitaire) prouvent quant à elles que le pluralisme et le libéralisme de la macronie ne sont que des discours publicitaires destinés à son électorat de boomers fanatisés. Enfin, les mesures sanitaires profondément liberticides et inefficaces ont joué un rôle direct dans la gestion désastreuse de l’économie ; les réductions faméliques de l’impôt étant annulées par l’explosion de la dette qui n’est, rappelons-le, que de l’impôt différé. La prolifération des divers chèques est un pas franchi dans la soviétisation de l’économie française : plutôt que de laisser les Français dépenser ce qu’ils gagnent comme ils l’entendent, des chèques (financés eux-aussi par l’impôt, évidemment) sont mis en place pour infantiliser l’économie, transformée en récolte de bons points et de gommettes pour les citoyens. On voit mal la différence avec le programme socialo-communiste d’un Jean-Luc Mélenchon, trotskiste mal dégrossi et admirateur des républiques bananières corrompues d’Amérique latine.

Invasion, domestication, rééducation : 3 principes partagés

Sur les mœurs et l’immigration, les différences sont également quasi-inexistantes. D’un côté comme de l’autre, les objectifs sont les mêmes : toujours plus d’immigration et toujours plus de propagande LGBT et de rééducation du peuple français au nom du « progrès ».

Les images de la fête de la Musique 2018[2] donnaient le ton : entouré de danseurs africains habillés comme des clochards festifs, le président affichait un grand sourire qui révélait une satisfaction non-dissimulée à l’idée de voir la France se transformer en carnaval multiculturel. L’univers mental de Mélenchon est évidemment le même : celui qui ne « pouvait pas survivre » entouré de « blonds aux yeux bleus[3] » et chantre de la « créolisation » ne prépare pas autre chose pour notre pays : l’invasion toujours plus dantesque de notre civilisation par des masses venues du Sud, afin de faire payer les Européens pour le crime de la colonisation. Tous deux antiracistes fanatiques, Macron et Mélenchon poursuivraient avec résolution et la plus grande conscience le travail de sape de notre identité : les officines subventionnées (SOS Racisme, LICRA, etc.) ont décidément de beaux jours devant elle. D’ailleurs, la nomination de Pap Ndiaye à la tête de l’Éducation nationale est la preuve de la proximité entre les deux hommes quant à leurs visions pour la jeunesse. À la limite, Mélenchon a une position plus modérée (et donc dangereuse) sur l’islamisme, qui ne constitue pas pour lui un danger existentiel pour la vie des Français – mais quand on voit la faiblesse avec laquelle Macron a lutté contre ce danger, on se dit que le résultat serait bien proche dans les faits.

Les ADN de Macron et de Mélenchon se conjuguent dans la cohérence de leur projet effectif (et non dans les discours vides de sens) : encourager l’inflation d’un État toujours plus obèse et la venue toujours plus pléthorique de masses immigrées pour punir et affaiblir le peuple français. Le seul obstacle à la domination totale du tandem Ensemble-NUPES à l’Assemblée nationale, ce sont les egos surdimensionnés de leurs dirigeants respectifs, persuadés d’être habités par une mission politique. Et comme toujours, c’est la France et l’Europe qui en feront les frais, au sens propre comme au figuré.

[1] https://www.ouest-france.fr/politique/emmanuel-macron/entretien-ma-nouvelle-methode-les-confidences-d-emmanuel-macron-4af35d24-e355-11ec-afe2-d5ee186a9723
[2] https://www.youtube.com/watch?v=8PIkVQOO24E
[3] https://www.dailymotion.com/video/x81bg0p

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Printemps républicain, universalistes… cocus mais pas contents, par Clément Martin (Les Identitaires)

republique republicain

Amine El-Khatmi, Raphaël Enthoven… En France, le discours de la « tenaille identitaire » a la peau dure : pour ses partisans, la République est menacée de part et d’autre, d’un côté par les islamistes (qui n’ont bien entendu rien à voir avec l’islam) et de l’autre par les identitaires. Pour les idéologues de la République daltonienne, seule une politique de fermeté raisonnable face à tous les « séparatismes » (terme vide de sens qui permet d’accuser simultanément islamistes et patriotes) peut permettre de sauver la République laïque, une et indivisible. Pour la France, on repassera. Fort logiquement, tout cette mouvance s’est ralliée derrière Emmanuel Macron aux dernières présidentielles[1].

Après la nomination de Pap Ndiaye à la tête de l’Éducation nationale, c’est la surprise généralisée pour ces dindons de la farce.

L’hiver républicain

En se ralliant systématiquement aux gardiens du statuquo, les républicains-laïcards se voient comme la première ligne de défense du rêve républicain français, qui, par son loyalisme aveugle, mérite bien quelques prébendes. En réalité, la fonction objective de ces gens est de servir de sous-traitants disciplinaires. Cela signifie que dans un contexte de tensions identitaires graves et de crise profonde du multiculturalisme, le soutien des laïcards permettra de cogner sur la droite identitaire, seule faction politique capable de mettre à mal la suprématie politique du macronisme. Alors qu’ils sont persuadés de lutter avec autant de ferveur contre la réaction identitaire (et donc immunitaire) du peuple français que contre l’hydre islamiste, les laïcards sont bien plus virulents à l’égard des identitaires que des islamistes, soit parce que ces derniers sont des ennemis plus dangereux (risque de représailles), soit parce qu’il est difficile d’attaquer l’islamisme sans finir par attaquer l’islam et l’invasion migratoire, ou peut-être enfin parce que les rangs des laïcards sont composés pour une part importante de descendants de l’immigration, qui perçoivent qu’un projet identitaire réel pour l’Europe se ferait sans eux.

Toujours est-il qu’aujourd’hui, les laïcards sont les chiens de garde du multiculturalisme finissant. En refusant de s’attaquer de front à la question migratoire et démographique, ils valident passivement la conflagration ethnique qui ronge la France. Incapables d’apporter des réponses pertinentes à ce sujet, ils en sont réduits à blâmer les réactions des patriotes et à rallier la technostructure macronienne. Et les appels à l’ « assimilation », aux « hussards noirs de la République » ou à Marianne (des objets politiques et historiques obsolètes) n’y feront rien.

Nouvelle République et identité asymétrique

L’arrière-garde laïcarde n’a pas compris l’évolution du concept de « la République » au xxie siècle. Celle-ci a, sous les coups de la mondialisation et de l’arrivée au pouvoir d’une nouvelle classe dirigeante acquise au progressisme (plus ou moins radical), abandonné son héritage laïque et homogénéisant (ce que nous ne regrettons pas, par ailleurs), pour y préférer une sorte de nouvelle synthèse asymétrique. De la même façon que l’anarcho-tyrannie propose la répression pour les citoyens honnêtes et le laxisme pour les criminels, cette nouvelle version de la République propose l’indifférenciation, le légalisme froid et la laïcité pour les Français de souche et favorise l’expression communautaire pour les allogènes. Les premiers sont sommés de se comporter comme des citoyens abstraits et déracinés, sans origines et sans histoire, afin de laisser la place aux nouveaux arrivants, encouragés (voire sommés) d’affirmer leurs racines avec ferveur, au nom de la lutte contre les discriminations et de l’expiation du passé colonial et esclavagiste de l’Europe.

Dans ce contexte, la position des universalistes-laïcards est vouée à l’obsolescence : condamnés à être taxés de réactionnaires xénophobes (ce qui est déjà le cas dans les recoins de l’extrême gauche), leur horizon se limite à servir de voiture-balai de la macronie, préposés à la domestication identitaire des derniers Français attachés à la république laïque et révolutionnaire.

Sur les cendres de l’idéologie et du système paléo-républicain, on voit émerger tout le discours post-colonial, décolonial, indigéniste (décidément bien mal nommé), bref, la faction « woke ». Mais l’affaiblissement de l’idée républicaine, si elle est plus lente chez les Français de souche européenne, est inéluctable. Dans ce nouveau chapitre de l’histoire de France, les identitaires doivent travailler sans relâche à exprimer et à affirmer les forces de l’identité européenne. Car la fin de l’indistinction, c’est à la fois le retour de la compétition entre les civilisations, mais c’est aussi la fin de notre marginalisation, et donc l’occasion de sortir de l’intoxication.

[1] https://www.printempsrepublicain.fr/#acturs

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Pénurie de profs : les raisons d’une évidence, par Clément Martin (Les Identitaires)

professeurs

Le 15 mai dernier, les résultats des admissions au CAPES tombaient. Et le manque de professeurs pour occuper les postes vacants est criant : en mathématiques, sur les 1 035 postes, 816 seulement seront pourvus. Et d’autres disciplines sont touchées. La tendance s’est accentuée au cours des dernières années, à tel point que les recruteurs de l’Éducation nationale commencent à employer des méthodes peu orthodoxes pour accueillir les candidats[1].

Les raisons de cette pénurie sont très faciles à identifier.

Professeur : un métier au rabais

La corporation professorale est définie par son mantra du « manque de moyens ». Cette exhortation permanente à prélever toujours plus d’argent au contribuable pour une qualité d’enseignement de plus en plus déclinante est évidemment pénible : ce ne sont pas des achats d’iPad ou des ordinateurs portables immédiatement revendus sur Leboncoin qui feront remonter le niveau. Cependant, cette revendication est effectivement justifiée dans un domaine précis : la revalorisation salariale pour les personnels enseignants. En moyenne, les salaires des profs français sont largement inférieurs à ceux de leurs homologues allemands. Si une comparaison exacte est difficile, les chiffres suggèrent qu’entre deux profs célibataires, de part et d’autre du Rhin, la différence salariale puisse atteindre les 50 %[2]. Si on considère que le travail de culture et d’instruction des nouvelles générations est bénéfique et crucial pour la nation, il semble légitime d’apporter une reconnaissance économique légitime à cette profession. En revanche, la part du budget de l’Éducation nationale allouée à l’administration est considérablement plus enflée en France qu’en Allemagne. Comme dans d’autres secteurs publics de notre pays, l’inflation administrative et bureaucratique se traduit par une explosion des dépenses, sans qu’une contrepartie de résultats ne soit observable.

La ligne de front du multiculturalisme

Dans une société multiculturelle (et donc multiconflictuelle), les professeurs sont en première ligne pour assister au désastre et pour en faire les frais. Les agressions de professeurs et le climat de violence qui règne dans nombre d’établissements français n’est un secret pour personne. Sans compter les tensions communautaires qui gangrènent l’institution scolaire. Le professorat, en 2022, a bien moins à voir avec la transmission de savoir qu’avec le maintien d’une discipline instable dans une poudrière. Le cas de Samuel Paty est à ce titre particulièrement révélateur : face aux menaces de mort qui planaient sur lui, la famille du professeur assassiné a décidé de porter plainte, pointant du doigt la défaillance de l’État[3]. Les témoignages des professeurs, confrontés à la montée de l’islamisme et de la sécession ethno-religieuse et abandonnés par leur hiérarchie, sont pléthoriques[4]. Selon le dogme républicain, l’école est censée incarner un sanctuaire, épargné par les remous de la société environnante. En réalité, les slogans et les belles idées ne pèsent pas grand-chose face à la réalité de l’invasion migratoire, et de l’ensauvagement du quotidien qui en découle. Rien d’étonnant alors à ce que le métier de professeur constitue un véritable repoussoir.

Et pourtant, alors que la caste professorale ne fait plus confiance à ses dirigeants[5], elle continue de soutenir aveuglément la gauche, qui a pourtant fait le choix idéologique de soutenir coûte que coûte son projet immigrationniste, quelles qu’en soient les conséquences pour ses partisans les plus loyaux. Ce corps de métier est un véritable canari dans la mine pour tous les autres : aucune profession ne sera épargnée par la brutalité de l’immigration et de l’islamisation, et ceux qui partagent les options idéologiques du multiculturalisme n’auront d’autre destin que d’être sacrifiés sur l’autel de celui-ci.

[1] https://www.challenges.fr/education/face-a-la-penurie-de-profs-les-plans-b-des-rectorats-pour-recruter_813909
[2] https://www.leprogres.fr/societe/2021/09/13/oui-les-profs-allemands-gagnent-plus-que-les-francais-mais-ils-travaillent-plus
[3] https://www.elle.fr/Societe/News/Samuel-Paty-aurait-pu-etre-sauve-une-partie-de-la-famille-du-professeur-porte-plainte-contre-l-administration-4013893
[4] https://www.20minutes.fr/sante/2888599-20201020-attentat-conflans-tout-peut-etre-pretexte-polemique-profs-temoignent-contestations-cours-eleves-parents
[5] https://www.unsa-education.com/article-/vous-aimez-les-chiffres-accedez-a-lensemble-des-resultats-du-barometre-unsa-par-metier-age-et-territoire/

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Peut-on s’attendre à un ministère de la Vérité ? L’exemple américain, par Clément Martin (Les Identitaires)

propagande 1984 desinformation

Le 27 avril dernier, le gouvernement américain annonçait la création du DGB (Disinformation Governance Board), un organe consultatif rattaché au département de la Sécurité intérieure des États-Unis dont la fonction était de lutter contre les campagnes de désinformation menées depuis l’étranger ou sur le territoire national et qui menaceraient la sécurité de l’État américain.

Mise en pause après moins d’un mois d’activité, cette nouvelle agence d’État illustre la tentation de la surveillance généralisée qui séduit de plus en plus les gouvernements occidentaux.

Une tentative échouée (mais quid des prochaines ?)

La gauche démocrate américaine, traumatisée par la victoire de Donald Trump en 2016, a rapidement mis en place un discours médiatique virulent expliquant la défaite de la candidate démocrate Hillary Clinton (pressentie pour remporter le scrutin) par une campagne secrète de déstabilisation orchestrée par Vladimir Poutine. Si cette théorie du complot (politiquement correcte et mainstream) n’occupe plus les unes de la presse américaine, elle a annoncé un nouveau chapitre dans la gouvernance menée par la gauche mondialisée.

Au nom de la sécurité intérieure, il devenait ainsi justifié et nécessaire, selon les promoteurs de cette vision du monde, de mettre en place des mécanismes étatiques de surveillance des discours politiques, afin de préserver la liberté des citoyens. Dès son annonce, la DGB a rencontré une opposition quasi-unanime de la part des républicains, mais également d’une partie de la gauche libertaire (minoritaire) et des libertariens. Ceux-ci avaient correctement identifié que la création d’un organe étatique au fonctionnement opaque, rattaché au département de la Sécurité intérieure (créé à la suite du 11 septembre 2001) était une tentative caractérisée de museler la liberté d’expression sous prétexte de protéger celle-ci. Le 18 mai dernier, le gouvernement a annoncé que la DGB serait mise en pause, en même temps que la démission de sa directrice, Nina Jankowicz, militante anti-Trump radicale.

Auparavant, il était entendu que le rôle de contrôleurs de l’information revenait aux réseaux sociaux (Twitter, Facebook), qui faisaient office de sous-traitants zélés de la discipline médiatique à faire appliquer. Se sentant menacée par l’opposition, le gouvernement gérontocratique de Joe Biden a décidé de passer à la vitesse supérieure en confiant cette tâche à un département de l’État.

Le centre-gauche, ou le crépuscule des libertés publiques

L’exemple américain n’est pas isolé, et manifeste la tentation des gouvernements d’Occident de centre-gauche de procéder à des tentatives similaires. Lors du mouvement social canadien du Freedom Convoy (« convoi de la liberté »), le premier ministre Justin Trudeau avait annoncé le recours à la loi sur les mesures d’urgence pour (entre autres) geler les comptes bancaires des personnes ou des entreprises qui auraient participé ou soutenu le convoi[1]. L’Allemagne, en 2017, avait instauré le Netzwerkdurchsetzungsgesetz, une loi forçant les réseaux sociaux à retirer les contenus jugés haineux, sous peine d’une amende de 50 millions d’Euros. En France, le gouvernement Macron avait mis en place en 2018 la loi « anti-fake news », permettant à un juge d’ordonner la dépublication d’un contenu jugé dangereux pour la sincérité d’un scrutin à venir. La loi permet également au CSA de suspendre la diffusion des chaînes de télévision étrangères ou sous influence étrangère qui publierait de fausses informations en connaissance de cause[2]. Les motivations qui animent une telle loi sont tout à fait transparentes : garantir un monopole de l’information par les publications proches du pouvoir, qu’elles le soient par les liens de copinage ou par les subventions massives accordées régulièrement à la presse française (publique ou privée). Il est bien entendu impensable que les campagnes de dénigrement, menées ou relayées par les grands médias français, fassent quant à elles l’objet d’une quelconque répression.

Malgré tous les discours lénifiants sur la démocratie libérale ou la France comme « patrie des droits de l’Homme », les sociétés de l’Occident font en direct l’expérience du glissement de leurs gouvernements vers une forme d’autoritarisme des bons sentiments, qui mêle une surveillance infantilisante et liberticide avec une forme d’impuissance politique, exceptionnellement mobilisée pour réprimer durement toute contestation radicale de l’ordre existant. La phase historique actuelle est celle de la calcification du mondialisme et de la défense acharnée du statuquo par ses partisans.

La séquence est la même partout : mise en place de lois restreignant la liberté d’expression au nom de la lutte contre les discriminations (loi Pleven de 1973), cadre législatif encadrant la publication de contenus sur les réseaux sociaux, mesures d’exclusions de médias étrangers (RT France) et mise en place d’organismes d’État veillant à la non-diffusion de désinformation.

La seule surprise que les Français ont à attendre de la part de Macron, c’est la forme que prendra la prochaine étape de cet itinéraire.

[1] https://www.20minutes.fr/monde/3236175-20220215-convoi-liberte-manifestants-canadiens-risquent-gel-comptes-bancaires-oui
[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_contre_la_manipulation_de_l%27information

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Débat sur la tenue à l’école : entre individualisme et distorsion identitaire, par Clément Martin (Les Identitaires)

ecole tenue vestimentaire

Depuis quelques années, les débats sur les tenues des élèves dans les collèges et lycées sont légion[1]. Bien souvent, le scénario est le même : une élève (puisque ce sont majoritairement des jeunes filles qui se retrouvent au centre de ces épisodes) se rend dans son établissement dans une tenue considérée comme trop provocatrice ou inadaptée à l’étiquette de son lieu d’étude, ce qui encourage les professeurs ou les personnels administratifs à exiger que l’élève en question se change ; s’en suit une interminable discussion sur le caractère oppressif d’une telle demande, qui serait la manifestation du patriarcat ou de la masculinité toxique dans le milieu scolaire. La nouveauté qui s’annonce, c’est que la pression démographique africaine et maghrébine à l’œuvre tend à constituer une nouvelle opposition à ce discours néo-féministe. En conséquence, la droite est piégée dans la position à adopter.

Nous vivons dans une société

Dans une société relativement apaisée, la question de la tenue vestimentaire à l’école serait résolue de façon simple : l’école étant un lieu conçu pour étudier, il est normal que des standards vestimentaires y soient mis en place, afin d’éviter de perturber l’atmosphère de travail qui est censé y régner. Le problème, c’est que l’idéologie libertaire molle qui domine le corps professoral et administratif du milieu scolaire a justement poussé à la transformation de l’école en espace déstructuré et antiautoritaire. L’ironie du sort a fait que les mêmes soixante-huitards qui militaient pour l’interdiction des interdictions se retrouvent à devoir s’opposer aux tenues de plus en plus légères de leurs élèves, qui transforment les collèges et lycées en parcs de drague. Pas étonnant, étant donné que leur militantisme en faveur de la baisse du niveau au nom de l’égalité a effectivement détruit l’idée-même selon laquelle l’école est un lieu d’instruction.

Mais nous ne vivons pas dans une société apaisée. L’école subit donc les effets combinés de l’égalitarisme, du féminisme et d’un individualisme forcené, selon lequel les vêtements ne sont plus perçus comme des objets véhiculant une forte fonction sociale (renvoyer une certaine image à ses pairs) mais comme de purs vecteurs du désir personnel. Le vêtement a, de plus, des effets concrets facilement observables : dans un lieu comme l’école, qui rassemble des jeunes gens en proie aux vicissitudes hormonales de l’adolescence, il est clair que la normalisation de tenues légères et suggestives empêche la concentration nécessaire à l’étude et à la discipline. Ce phénomène n’est pas dû aux spectres du « patriarcat » ou de la « masculinité toxique » mais au diktat des hormones et de la physiologie. C’est ainsi.

Par conséquent, il est normal que des standards vestimentaires soient mis en place dans des lieux dont la fonction est particulière : il ne viendrait à l’idée de personne de sain de venir à un enterrement en jogging ou en sous-vêtements.

Le carré de la mort de la discussion politique

Mais ce débat ne se limite pas à l’opposition entre progressistes et gens normaux. Il fait désormais intervenir l’immigration et ses descendants (comme c’est récemment le cas en Allemagne[2]). Ceux-ci protestent contre le port de ces tenues au nom de l’islam.

Dans une logique aveugle, les conservateurs autochtones sont parfois tentés par un rapprochement avec les musulmans, qu’ils perçoivent (à tort) comme des alliés fiables dans la lutte contre le progressisme. Cette stratégie suicidaire oublie un point fondamental : les musulmans qui pestent contre les comportements progressistes ne le font pas au nom de « la tradition » ou « des valeurs » mais de leur tradition et de leurs valeurs. Sans compter que dans un contexte de réislamisation de la jeunesse immigrée, la définition d’une « tenue correcte » ne sera pas la même pour les musulmans et les conservateurs autochtones. Il y a fort à parier que la définition des premiers aura bien plus à voir avec le voile qu’avec une tenue quotidienne classique ou l’uniforme scolaire de l’ancien temps.

À l’inverse, certains « patriotes libertaires », motivés par le plaisir de s’opposer aux demandes des musulmans et persuadés que la révolution sexuelle de mai 68 est au fondement de la culture française, feront le choix de s’allier aux progressistes.

Un débat sociétal binaire se retrouve ainsi transformé en opposition quadrangulaire difficilement lisible, entre progressistes, immigrés, « islamoconservateurs » et patriotes libertaires. Reste le Français enraciné. Ce dernier, opposé au progressisme comme à l’islamisation de la France se retrouve coincé, obligé de choisir entre des options qui ne sont pas faites pour lui.

Il faut donc remettre les choses à plat et revenir aux fondamentaux : la participation des immigrés et de leurs descendants à ce genre de discussions sociétales qui constituent la vie politique de notre pays n’est pas simplement pénible – elle est surtout illégitime. C’est aux autochtones de décider de la façon dont les individus doivent se comporter, pas aux nouveaux arrivants. Cela signifie, d’une part, que leur contribution à la discussion doit être considérée comme nulle et non avenue : on ne saurait les mettre au même niveau que les autochtones dans la légitimité à formuler des revendications. D’autre part, il est irresponsable de choisir son positionnement sur ces questions par rapport à celui des musulmans : ceux-ci ne sont ni des alliés conservateurs ni des adversaires qui justifient un reniement complet de valeurs et de comportements sains. Ils sont, foncièrement, étrangers à la destinée de notre civilisation.

L’exemple spécifique de la tenue à l’école permet d’éclairer une constante des débats politiques français : ceux-ci, sous le poids croissant de l’immigration et de la démographie étrangère, se retrouvent détournés et reconfigurés d’une façon qui embrume les lignes de fracture idéologiques classiques. Si la société multiculturelle est fondamentalement une société multiconflictuelle, elle est aussi une société du capharnaüm et du bruit constant. L’idée-même de débat démocratique ou politique dans une telle société n’a plus aucun sens lorsque celle-ci est le lieu d’une compétition entre plusieurs peuples irréductiblement différents.

[1] Il suffit de taper « tenue à l’école » dans Google pour s’en convaincre.
[2] https://www.fdesouche.com/2022/05/14/allemagne-dans-un-lycee-de-baviere-le-directeur-interdit-aux-filles-de-porter-des-robes-courtes-apres-des-plaintes-deleves-et-de-profs-issus-de-limmigration-il-faut-tenir-compte-de-toutes-le/

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le rodéo urbain, ou la France Mad Max, par Clément Martin (Les Identitaires)

rodeos urbains

Le rodéo urbain est devenu une pratique largement répandue dans la France du xxie siècle. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’habiter une grande ville pour en prendre connaissance, étant donné les innombrables faits divers qui, de façon plus ou moins directe, impliquent cet exercice.

Rappelons tout de même de quoi il s’agit : des jeunes issus de l’immigration (essentiellement maghrébine) enfourchent leurs deux-roues (parfois, ils préfèrent la voiture à la moto) et décident de rouler à des vitesses délirantes dans les rues de la ville, multipliant les figures (roues arrière, dérapages). Pratiqué seul ou à plusieurs, l’exercice a déjà coûté la vie à plusieurs Français[1] et s’est soldé par des blessures graves pour un enfant de 5 ans[2].

Un cadeau multiculturel

Lorsque cette pratique a commencé à se répandre, des riverains marseillais exaspérés par le bruit et le danger qui découlaient de cette pratique ont décidé de s’organiser pour mettre en lumière l’inaction de l’État. En 2020, après 8 ans de combat juridique, ils ont gagné gain de cause[3]. Entre temps, l’appareil législatif a dû s’adapter à cette nouvelle pépite culturelle issue de l’échange des civilisations, puisqu’en 2018, une loi renforçant les moyens de lutte contre les rodéos urbains a vu le jour[4]. Cela n’a pas empêché cette tradition exotique de s’exporter dans toutes les grandes villes de France et dans un nombre toujours plus important de petites et moyennes communes du pays.

L’enjeu de la lutte contre les rodéos urbains n’est pas seulement celui des nuisances : si celles-ci sont bien réelles, il s’agit également d’une véritable question de sécurité. Permettre à des groupements de délinquants en puissance de dévaler à pleine vitesse et en exécutant des figures qui risquent de leur faire perdre le contrôle de leur véhicule est évidemment une invitation à voir s’accumuler les blessés et les morts dans les années à venir. Sous le règne de l’invasion migratoire, le seul progrès social observable, c’est celui des nouvelles formes de l’insécurité qui pourrit la vie des Français.

Barbares du quotidien et « socialement proches »

La période de confinement de l’année 2020 a vu un pic dans la fréquence de ces rodéos urbains. Tout comme cette parenthèse de cloisonnement a coïncidé avec un été meurtrier particulièrement violent. Sans possibilité de retourner au bled pendant les vacances estivales, bon nombre de ces « jeunes » se sont passé les nerfs sur les autochtones français. Dans le cas des cavalcades motorisées, la raison est similaire : avec la fermeture des écoles et la baisse de l’activité économique s’est produit ce regain d’intérêt pour les divertissements collectifs dangereux. On voit là que la société multiculturelle française est une poudrière permanente : sans les distractions qui permettent de réduire la part de leur temps consacré à la nuisance totale, les descendants de l’immigration traitent notre patrie comme un terrain de jeu sur lequel tout est permis. En d’autres termes, leur ennui, c’est notre condamnation à subir leur violence.

Sans surprise aucune, une partie de la gauche a accueilli les rodéos urbains comme la manifestation d’une sous-culture riche et vibrante des « quartiers populaires ». À l’occasion du Festival de Cannes, la réalisatrice Lola Quivoron a présenté son film Rodeo, une fiction prenant place dans l’univers du « cross-bitume ». Elle explique, dans une démonstration teintée de fascination exotique et d’assimilation à l’envers, que « les accidents, ils sont souvent causés par les flics, qui prennent en chasse, qui poussent les riders vers la mort »[5]. Nul doute que le jury sera séduit par ce commentaire social subversif et subventionné.

Le rodéo urbain, tout comme le jeu de la claque ou le « bolossage » gratuit du quotidien démontre que la soumission des Français face à la violence est une impasse. Refuser de combattre, c’est encourager la soif de sang de l’ennemi. Reculer n’est plus possible. Se dissimuler est une chimère. Si les Français refusent d’admettre qu’à l’évidence, « on est chez nous », ils finiront bien vite par comprendre que désormais la France, « elle est à eux ».

[1] https://www.lefigaro.fr/faits-divers/amiens-une-jeune-femme-de-21-ans-tuee-lors-d-un-rodeo-sauvage-20210717
[2] https://www.lefigaro.fr/actualite-france/vaulx-en-velin-un-enfant-de-cinq-ans-grievement-blesse-par-un-motard-lors-d-un-rodeo-20200625
[3] https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2020/08/20/a-marseille-l-etat-condamne-pour-son-inaction-face-aux-rodeos-urbains_6049439_1653578.html
[4] https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000037284442
[5] https://twitter.com/KonbiniFr/status/1528315985240784897

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Pap Ndiaye à l’Éducation nationale : une clarification bienvenue ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

classe école

La nomination de l’historien et militant décolonialiste Pap Ndiaye à l’Éducation nationale a fait l’effet d’une surprise pour beaucoup. Non seulement Emmanuel Macron avait mené une campagne beaucoup plus proche de celle d’un candidat de droite « classique » que ce qu’on pouvait attendre d’un ancien ministre du Parti socialiste, mais il avait nommé Jean-Michel Blanquer à la tête du « mammouth ». Celui-ci, réputé « vieille école » voire réactionnaire, avait conservé ce poste pendant toute la durée du quinquennat. Un fait rare pour ce ministère, habitué aux chambardements perpétuels.

Mais on peut au contraire considérer que ce changement est un éclaircissement bienvenu, à au moins deux titres.

Un pantin réactionnaire de service

Tout au long du passage de Jean-Michel Blanquer au ministère de l’Éducation nationale (le plus long de la Ve République), la gauche n’a eu de cesse de l’attaquer, sous des prétextes qui, in fine, se résumaient à deux revendications classiques des syndicats de professeurs et de l’administration, à savoir le fameux « manque de moyens » et une absence de contrôle administratif. Alors que l’Éducation nationale reste un des postes de dépense les plus chers du budget de l’État, les performances des étudiants sont en chute libre. Le laisser-aller administratif, quant à lui, a donné naissance à une bureaucratie rigide et d’une complexité kafkaïenne.

La corporation professorale (qui englobe non seulement enseignants mais aussi tous les personnels de bureau) a voulu voir en Jean-Michel Blanquer un avatar de la résurgence conservatrice et autoritaire à leur direction. En réalité, cette image n’était qu’une mise en scène élaborée par le gouvernement pour faire plaisir à l’aile droite de ses électeurs, convaincus du nécessaire retour de l’autorité et de la verticalité dans l’enseignement public. Les « profs », eux, étaient finalement bien contents de se retrouver face à un tel adversaire, qui leur permettait de justifier leur discours gauchiste routinier.

Mais ce qu’aucune de ces deux factions n’a voulu voir, c’est que Jean-Michel Blanquer a été un ministre finalement habituel. Réformes incomplètes et inefficaces, conservation du cap déclinant de l’Éducation nationale, poursuite des délires idéologiques pédagogistes et socio-constructivistes. Rien n’a beaucoup changé, et la longue marche du progressisme à l’école n’a pas été perturbée plus que d’ordinaire. Au final, Jean-Michel Blanquer n’a été qu’une autre déclinaison de l’épouvantail de droite, au bilan dérisoire et à la vision politique défaillante.

Pap Ndiaye et l’avènement officiel du wokisme aux commandes

Le nouveau ministre de l’Éducation nationale est l’antithèse de son prédécesseur. Militant de longue date pour le nationalisme noir depuis son passage aux États-Unis, il participe aux premières heures du CRAN, association antiraciste bien connue pour son rôle dans la pénalisation des opinions critiques de l’immigration et du multiculturalisme. Immigrationniste forcené, il est nommé en février 2021 directeur du musée de l’Histoire de l’immigration, organisme d’État chargé depuis sa réouverture de faire la promotion de l’accueil des étrangers auprès des Français.

Mais la particularité de Pap Ndiaye est qu’il n’est pas un militant de gauche à l’ancienne : il est depuis près de 30 ans maintenant en première ligne de la gauche anti-universaliste. C’est son passage aux États-Unis qui sera le moment de sa prise de conscience politique : « Il n’y a pas, aux États-Unis, ce modèle de citoyen abstrait qui commande de faire fi de ses particularités individuelles ».

Les choses sont claires : sous réserve qu’il parvienne à s’assurer la loyauté des différents directeurs d’administration, Pap Ndiaye pourrait incarner la version explicite et intensifiée de la tendance à utiliser la machine de guerre idéologique de l’Éducation nationale à pleine puissance. À ce titre, il mérite a priori le qualificatif de « premier ministre woke de l’Éducation nationale ». On peut prévoir sans trop de risques que sous sa direction, le mammouth continuera de s’engraisser, de nourrir un foyer imprenable du gauchisme militant le plus sectaire et de participer à l’effondrement du niveau général.

On dit souvent, selon une vision gramsciste, que « la politique est en aval de la culture ». Le cas de l’Éducation nationale montre que l’adage peut tout à fait être retourné : avec le soutien d’un gouvernement résolument désireux de la réformer et d’un ministre prêt à mener une guerre quotidienne aux syndicats et aux administrations sclérosées, l’Éducation nationale serait un dispositif redoutable pour réarmer moralement et intellectuellement la jeunesse de France et la sortir de la culpabilisation permanente et de l’ethnomasochisme.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

4 solutions pour en finir avec la dénatalité et relancer la fécondité européenne, par Clément Martin (Les Identitaires)

enfants natalité

Les identitaires le savent : la démographie, c’est le destin[1]. Mais la question démographique ne se limite pas à celle de l’immigration et des mouvements de population. Pour comprendre les enjeux majeurs du xxie siècle et pour s’assurer de la pérennité de la civilisation européenne, il faut poser la question de la natalité, soit la capacité du peuple (français ou européen) à se renouveler et à faire perdurer son identité collective.

Une lame de fond traverse l’Occident, celle de la dénatalité. Et contrairement à ce qu’affirment les constats naïfs des démographes d’État, la situation française n’est pas meilleure que celle de nos voisins européens : les taux de natalité légèrement supérieurs de la France sont artificiellement gonflés par la poussée démographique immigrée[2].

Mais alors, comment surmonter cet obstacle ? Pour répondre à ce défi, il faudra procéder à plusieurs mises au point et se défaire des solutions préconçues.

Pourquoi la dénatalité n’est pas un élément de réjouissance

On entend parfois au sein de la droite que la faible natalité européenne serait une source de réjouissance, un phénomène qu’il faudrait poursuivre ou sinon ne pas tenter de renverser. Dans le même temps, il faudrait continuer à lutter contre l’invasion migratoire. C’est notamment la position de Renaud Camus. Une telle vision n’est pas tenable car elle revient à considérer que l’avenir de notre civilisation, c’est de se laisser mourir tranquillement, de céder à la « mort tiède[3] » et de ne reprocher aux masses immigrées que leur manque de courtoisie lorsqu’ils perturbent le silence du cimetière européen. Peut-on sérieusement chercher à se battre pour réclamer notre sanctuaire millénaire dans le seul but d’y rendre son dernier souffle et de mettre un terme à l’épopée de la plus grande culture que le monde a connu ? L’intérêt d’une telle démarche nous échappe.

Certains pourraient rétorquer que la natalité relativement plus faible de l’Europe de l’Ouest comparée au reste du monde[4] est une particularité qui nous appartient en propre. Peut-être, mais cela ne signifie pas que nos ancêtres ont pratiqué le suicide démographique actuel pendant les siècles précédents. Si c’était le cas, nous ne serions pas là pour en discuter. Ce qui est sûr, c’est qu’aujourd’hui, notre incapacité tendancielle à renouveler la population européenne annonce une catastrophe majeure (qui a déjà commencé) : l’alliance de la gérontocratie (règne des anciens) et de l’allocratie (règne des étrangers). Ce phénomène est parfaitement observable en France : pour financer les retraites des boomers, ceux-ci votent pour faire venir des masses immigrées, censées remplacer les Français, accusés de refuser de travailler (produire) et de faires des enfants (se reproduire). Les conséquences d’une telle alliance impie sont, sans surprise, catastrophiques pour notre pays : naufrage dans le conformisme, la rente, la perte de nos repères culturels et la violence barbare du quotidien.

La disparition progressive du peuple européen n’est pas seulement un problème pour l’avenir. C’est également le symptôme d’une crise dans la conscience de notre culture. N’importe quel individu, famille, peuple ou civilisation ressent le besoin instinctif de se perpétuer. Lorsque ce besoin profond s’efface, c’est le signe d’un malaise, voire d’une maladie, qui parvient à soumettre la pulsion de vie de chacun et de tous. Pour apporter une réponse efficace à la dénatalité, il est nécessaire de dessiner le contour des conditions fondamentales requises pour que cet instinct vital puisse s’exprimer.

Quelles solutions ?

1. Maturité psychologique et environnement culturel

Une vérité essentielle est systématiquement évitée des débats sur les taux de natalité : pour faire des enfants, il faut être un adulte. Les enfants ne font pas d’enfants. Bien entendu, cela est vrai au niveau biologique mais aussi au niveau psychologique. Donner la vie et fonder une vie de famille, c’est considérer qu’il est vertueux et souhaitable de mettre sa vie au service d’autre chose que de sa pure satisfaction personnelle. Une population bloquée dans une enfance ou une adolescence perpétuelle va, sans surprise, repousser ad infinitum cette étape de la vie, lui préférant la construction d’une carrière ou la poursuite des satisfactions hédonistes adolescentes.

La culture occidentale est celle d’une cour de récréation géante, dominée par des commissaires politiques aux techniques de domination identiques à celles des profs d’école primaire (zèle des mesures sanitaires telles que le port du masque, injonction perpétuelle à la gentillesse, tyrannie de la mièvrerie, etc.). Pas étonnant que les Occidentaux restent bloqués dans un refus obstiné de l’âge adulte, considéré comme « réac », rétrograde et ennuyeux.

Dans ces conditions, on comprend que le travail politique à entreprendre pour résoudre la crise de la natalité est bien plus profond qu’une simple série de mesures économiques immédiates et a beaucoup plus à voir avec un changement de cap majeur dans les valeurs qui régissent les parcours de vie de l’Européen ou du Français moyen. Et ces valeurs que nous souhaitons ne pourront émerger que dans une société dans laquelle les conditions de vie concrètes sont compatibles et encouragent l’adoption de telles valeurs. Par exemple, l’urbanisation de l’existence s’accompagne systématiquement d’une baisse du niveau de fertilité : la recherche infinie des stimulations de la vie en métropole retardant la constitution d’une famille, tout comme la nécessite de rester toujours plus longtemps sur les bancs de l’université.

2. La politique du vivant et la perturbation de la vie

Le 8 mai dernier, Jean-Luc Mélenchon avait évoqué lors d’un passage télévisé la chute dramatique de la fertilité masculine de 40 % au cours des décennies récentes[5]. Si l’on peut s’étonner que ce soit un homme de gauche qui se fasse le porte-étendard d’une telle cause (la gauche contemporaine étant la faction la plus radicale dans l’antinatalisme, surtout s’il vise les Européens), il faudrait surtout s’étonner que la droite ne se soit jamais prononcée sur cette question, pourtant cruciale lorsque l’on prétend défendre la famille. Car le phénomène évoqué par Jean-Luc Mélenchon est bien réel[6] ; il est temps d’en faire un véritable sujet politique. Parmi les causes de cette infertilité chronique, on peut citer (entre autres) les régimes alimentaires malsains (junk food, notamment), la profusion de microplastiques et de perturbateurs endocriniens en tous genres dans la nourriture ainsi que les modes de vie et les conditions de travail excessivement sédentaires.

Il est temps que la droite sorte de son idéalisme et s’intéresse aux questions scientifiques de l’époque. Sans ça, elle se désarme pour mener les combats politiques cruciaux. Si l’on est authentiquement attaché à la famille et à l’identité de la France et de l’Europe, alors il faut utiliser de tous les moyens politiques possibles pour mettre un terme à la stérilisation du peuple européen.

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Nantes Révoltée, antifascistes lyonnais : les dissolutions asymétriques, par Clément Martin (Les Identitaires)

antifas

Le premier mandat d’Emmanuel Macron avait vu plusieurs vagues de dissolutions d’organisations politiques : la première les mouvements proches de la mouvance islamiste (Collectif contre l’islamophobie, Baraka City), la deuxième visait les groupes de droite (Génération Identitaire ou Alvarium) et la troisième des groupements antifas (Palestine vaincra, Groupement antifasciste Lyon et environs ainsi que le média Nantes révoltée). Des trois, seule la dernière peut se targuer de bénéficier de la mansuétude du gouvernement : alors que la dissolution de la GALE vient d’être suspendue[1], celle du média Nantes révoltée n’a même pas encore véritablement commencé[2].

La manufacture de l’indignation

Cette différence de traitement doit se comprendre à l’aune de la stratégie déployée par le macronisme (et par son intermédiaire Gérald Darmanin) : il s’agissait pour le gouvernement de dissoudre toutes les organisations politiques et militantes qui ne s’inscrivaient pas a priori dans le règne du bloc centriste. Accusés de « faire le jeu des extrêmes » ou de « mettre la République en danger », ces groupes sont ainsi mis dans le même sac. Les procédures de dissolution reviennent ainsi à mener une gigantesque opération de comm politique : séduire l’aile gauche de la macronie (très contente de la disparition de Génération Identitaire) en même temps que son aile droite (qui ne porte pas les mouvements antifas dans son cœur). Les dissolutions du CCIF et de Baraka City, quant à elles, satisfont finalement les deux ailes républicano-bourgeoisesn partisanes d’un « islam de France », théoriquement meilleur antidote contre l’islamisme.

On serait alors en droit de penser que ces trois catégories d’organisations dissoutes subiraient le même traitement. Ce serait oublier une donnée cruciale : l’hégémonie culturelle de la gauche, ou du moins ce qu’il en reste. Le gouvernement, malgré sa dérive autoritaire, continue de craindre la mauvaise presse. Or, seule la gauche a la capacité et la volonté de mener une campagne médiatique à l’encontre du gouvernement pour dénoncer des dissolutions excessives. La droite rechigne à la tâche, toujours paralysée par son souci de respectabilité, alors que la mouvance islamiste préfère avancer à visage à moitié couvert plutôt que de révéler ses desseins sur la place publique. Logiquement, l’État sera plus frileux pour aller jusqu’au bout de la dissolution d’organisations antifascistes : après tout, s’attaquer aux antifascistes ne revient-il pas à défendre le fascisme ? Et Dieu sait que cette insulte ridicule et galvaudée a encore beaucoup de pouvoir chez les invertébrés du gouvernement.

Les mains sales des bien-pensants

Une autre explication peut s’ajouter à la précédente. Dans le contexte actuel, il est intéressant pour le gouvernement de laisser ces groupements tranquilles. Déjà, parce que les forces de gauches de la NUPES sont en passe de constituer la première opposition parlementaire véritable à la macronie – il semble donc sage de ne pas surmobiliser les forces de gauche en leur fournissant des martyrs sur un plateau d’argent. On peut également conjecturer que l’État a observé que les dissolutions de mouvements de droite avaient encouragé un afflux de militants déterminés à rejoindre l’aventure politique d’Éric Zemmour. Selon la même logique, dissoudre des organisations de gauche pousseraient ses ex-militants à rejoindre une vague mélenchoniste déjà puissante.

N’oublions pas non plus que si les antifas ne sont certainement pas des loyalistes d’Emmanuel Macron, ils remplissent deux fonctions utiles au pouvoir en tant que militants de rue radicaux : intimidation des forces militantes de la vraie droite (les colleurs d’affiches de Génération Z et de Reconquête ! en ont fait les frais à de multiples reprises durant la campagne présidentielle) d’un côté et participation au cassage pendant les manifs de l’autre, ce qui solde par une décrédibilisation des revendications des citoyens mobilisés (comme pendant l’épisode des Gilets jaunes).

Sur le terrain électoral, le gouvernement craint surtout la résistance de la gauche. Mais sur le plan activiste, il est obnubilé par la menace militante que constitue la droite identitaire : il fallait abattre Génération Identitaire, afin que la nullité complice du gouvernement dans la catastrophe multiculturelle reste tue. Et il ne faut surtout pas toucher aux groupuscules gauchistes pour entretenir l’illusion du pluralisme politique.

Qu’on se le dise : l’État de droit dans la France du XXIe siècle n’est pas grand-chose de plus qu’un dispositif permettant à une faction politique au pouvoir de justifier des décisions idéologiques par le vernis du droit et du sérieux administratif. Mais le droit, comme tant d’autres domaines, n’est qu’un espace de plus au sein duquel s’exprime le combat politique. L’incapacité du gouvernement à lutter contre les organisations gauchistes radicales alors qu’elle fait preuve d’une dureté aveugle dans la répression des forces identitaires prouve une chose : les antifas demeurent (selon la phrase maintes fois répétée) les idiots utiles (de plus en plus utiles à mesure qu’ils deviennent de plus en plus idiots) du système.

[1] https://www.lyoncapitale.fr/actualite/le-conseil-detat-suspend-la-dissolution-du-gale-le-groupe-antifasciste-de-lyon
[2] http://www.preview-nantesre.nantes-revoltee.com/trois-semaines-apres-lannonce-de-dissolution-ou-en-sommes-nous/

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Taha Bouhafs et l’agonie interminable de la politesse politique, par Clément Martin (Les Identitaires)

Taha Bouhafs

Dans un tweet récent[1], la journaliste du Figaro Eugénie Bastié se lamentait du fait que le militant indigéniste notoire Taha Bouhafs (épinglé à de multiples reprises dans son propre camp pour des déclarations incendiaires) retire sa candidature aux législatives dans la 14e circonscription du Rhône. Selon ce dernier, son choix aurait été motivé par la pression médiatique ultraviolente dont il aurait fait l’objet (menaces de mort, entre autres[2]). Eugénie Bastié affirme qu’il aurait été préférable de battre l’ex-candidat de La France Insoumise dans les urnes plutôt que d’employer la pression médiatique à son encontre. Ce que révèle l’attitude de la journaliste du Figaro, c’est l’aveuglement et la ringardise de la droite, empêtrée dans son souci de la respectabilité politique et de l’adhésion aux « règles du jeu », alors même que celles-ci n’ont jamais été que des entraves pour la droite.

Le temps béni de la démocratie apaisée

Les règles théoriques de la politesse politique se superposent de façon quasi-parfaite avec celles du discours social-démocratique : dans une telle société, rationnelle et progressiste, la lutte politique est un processus paisible, ordonné par la loi et la bienséance, au cours duquel la compétition pour le pouvoir ne doit jamais recourir à la violence. Chaque citoyen peut participer au « jeu politique », tant qu’il en respecte les règles ; ensuite, comme le veut la formule, « que le meilleur gagne ». Certes, les différentes factions politiques qui participent à la compétition pour le pouvoir ont des visions différentes de la direction dans laquelle il faut emmener la société (tant que cette direction est conforme aux fondements de la société, qui par ailleurs sont eux-mêmes issus d’un combat politique plus ancien). Pour autant, chacun doit voir son opposant comme un adversaire (quelqu’un que l’on veut battre dans un jeu) et non comme un ennemi (que l’on veut détruire ou soumettre brutalement). Celui qui gagne doit faire preuve de modération à l’égard de son adversaire et ne pas tomber dans l’humiliation du perdant. Celui-ci, à l’inverse, est tenu de respecter l’issue du processus démocratique sans faire de vagues.

Mais ces règles théoriques sont aujourd’hui un mode d’emploi complètement dépassé pour faire de la politique. La France, comme tant d’autres sociétés occidentales, est polarisée : à mesure que les années passent, le fossé entre la tribu de gauche et la tribu de droite se creuse. Entre les deux, un bloc centriste se fait l’arbitre de la vie politique, de façon sectaire et autoritaire. La gauche et le centre ont depuis longtemps compris que leurs opposants politique (droite et « extrême droite ») sont des ennemis existentiels et non de simples concurrents. Si la droite accède au pouvoir (a fortiori la droite populiste et identitaire), cela signerait à leurs yeux entre autres la fin de la démocratie et le retour du totalitarisme, l’abolition des droits de l’Homme et des subventions à SOS Méditerranée. Pour les bien-pensants, l’élection n’est plus un processus politique destiné à sélectionner les représentants politiques les plus en phase avec les attentes du peuple, mais une concoction instable et dangereuse qui pourrait déclencher un cataclysme sur la société. Par conséquent, tous les coups sont permis. Pour eux. Lorsque la gauche tente d’accéder au pouvoir, elle ne recule devant rien, pas plus que quand elle l’exerce.

« Ce qui doit tomber, il ne faut pas le retenir. Il faut encore le pousser. »

Aux règles théoriques (symétriques et égalitaires) du jeu démocratique se sont ainsi rajoutées d’autres règles informelles. Le problème, c’est que la droite continue de se référer aux vieilles règles pour mener le combat politique. Sans comprendre que les consignes ne s’appliquent qu’à celui qui les accepte, la droite signe ses défaites, nombreuses et successives.

La droite, en continuant de gémir auprès de la gauche pour que celle-ci revienne à la civilité de l’ancien monde et fasse le choix de l’apaisement, illustre son propre aveuglement : parce que les règles de la politique « sauvage » sont plus efficaces que les règles « polies », la gauche n’a bien évidemment aucun intérêt à accepter les demandes de ses compétiteurs. Dans un jeu comme le jeu politique, la tenue des règles n’advient que lorsque les deux parties acceptent de s’y soumettre : dès le moment où l’un des acteurs décide de s’émanciper de l’esprit des règles (tout en se conformant éventuellement à leur lettre), alors la compétition devient asymétrique tant que le deuxième joueur refuse de faire de même. Autrement dit, le seul espoir pour la droite, dans le contexte actuel, d’accéder au pouvoir pour ensuite l’exercer de façon effective, c’est de laisser tomber les entraves de la politesse politique.

Disons-le clairement : depuis des décennies, la droite subit les campagnes de dénonciation et de diffamation de la gauche. Les universités, le monde de la culture et de la presse ont été purgés des opposants à l’utopie égalitaire globale. L’hégémonie de la gauche lui permet même de faire pression pour que hommes politiques « de droite » votent le regroupement familial ou les restrictions à la liberté d’expression (restrictions qui s’appliquent à 99 % pour notre camp, ce qui est évidemment une coïncidence). Le service public fait office de bureau de surveillance et de correction des discours dérangeants, alors que l’Éducation nationale s’efforce d’écerveler les plus jeunes générations pour en faire de parfaits écocitoyens, domesticables et joyeux de voir leur pays se transformer en bidonville.

Nous aussi, nous avons le devoir de nous émanciper des chaînes de la bienséance politique et de comprendre que notre combat est existentiel : sans notre victoire, c’est notre civilisation qui est en péril, et pas simplement la mise en place de quelques ajustements politiques secondaires (point d’indice de calcul des retraites ou interdiction des pailles en plastique).

Réjouissons-nous que Taha Bouhafs ait décidé d’abandonner sa candidature avant le début de la campagne. S’attirer la sympathie de ceux qui nous détestent est un but illusoire.

Il est temps pour les populistes et les identitaires de prendre conscience du chaos ambiant et de la déliquescence de la société française : la France est un archipel dont les eaux ont vocation à être parcourues par des pirates en quête de pillage et des corsaires en quête de liberté, et non par des navires de croisière.

[1] https://twitter.com/EugenieBastie/status/1523933671824269313
[2] https://www.huffingtonpost.fr/entry/pourquoi-la-candidature-de-taha-bouhafs-aux-legislatives-a-tourne-a-lechec_fr_627a199fe4b00fbab632c797

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La France contre les rentiers, par Clément Martin (Les Identitaires)

rentiers politique

Ce que les élections présidentielles passées et les législatives à venir révèlent de la société française, c’est qu’elle est aux mains des rentiers. Mais ceux-ci ne constituent pas une « classe » monolithique et indifférenciée ; ils sont plutôt un assemblage de factions économique, sociales et identitaires le plus souvent concurrentes entre elles mais unies par un objectif commun : extraire la richesse et le pouvoir politique de la masse des Français de souche actifs, productifs et enracinés.

Les rentiers politiques

Le blocage démocratique actuel peut se résumer comme suit : c’est la domination d’un bloc centriste fanatiquement attaché à la défense du statuquo et d’une opposition nationale incapable d’accéder au pouvoir. S’il n’est pas nouveau, ce blocage politique n’a jamais été aussi clairement visible que depuis les présidentielles de 2017 et de 2022. LREM et le RN incarnent les manifestations concrètes de ces rentes politiques.

D’un côté, la macronie n’a aucun intérêt à véritablement exercer le pouvoir, préférant se voir « en responsabilité » d’une administration dont il faut simplement gérer la déliquescence tout en mobilisant une communication vide de sens. Les gesticulations macronistes permettent de conserver les places du pouvoir (et, conséquemment, ses rétributions) sans jamais avoir à mener une authentique Grande Politique. Et si les opposants avaient la mauvaise idée de s’opposer à eux, les LBD et les procédures de dissolution seraient suffisantes.

De l’autre, le camp national se retrouve monopolisé par la famille Le Pen, incapable d’accéder au sommet de l’État en près de 50 ans d’existence, mais satisfaite de ses scores, qui lui permettent de placer amis et compagnons aux sièges du Parlement européen et de vivre des largesses du parti entre deux scrutins.

Les rentiers économiques

On le sait, le boomer est l’ennemi des forces vives de l’Europe[1]. Arque-bouté sur sa retraite géante, ayant bénéficié de la meilleure période économique de l’histoire de France et refusant de laisser sa place, il est le seigneur de l’époque. Gare au parti politique qui voudrait accéder au pouvoir sans lui garantir ses privilèges ! Le système de retraite par répartition fut conçu pour le servir : légitimant son existence par un discours socialo-démagogique, cette pyramide de Ponzi ne survit qu’en prélevant des sommes de plus en plus colossales sur les revenus des actifs qui, s’ils ont moins de 40 ans, peuvent d’ores et déjà abandonner l’idée de toucher une retraite.

Mais les boomers ne sont pas les seuls rentiers de l’économie française : à leurs côtés, on retrouve l’armée sans visage des fonctionnaires qui ne cesse de proliférer, dans le but d’administrer la destinée de chaque Français, à coup de formulaire, de certification et de guichets ouverts 4 heures par jour.

Selon la DGAFP, la France comptait en 2020 près de 5,7 millions d’agents publics[2]. Macron avait d’ailleurs promis de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires. Entre 2017 et 2020, il y a eu environ 50 000 embauches nettes[3]. En France, on croit toujours que le bonheur ne peut trouver sa source que dans la fonction publique. Les chiffres de la consommation d’antidépresseurs semblent indiquer l’inverse.

Les rentes communautaires

L’immigration n’a pas pour seules connaissances néfastes l’insécurité grandissante, le gain d’influence des réseaux islamistes ou la dépossession culturelle ressentie chaque jour par des millions de Français, rendus étrangers dans leur propre pays. L’invasion migratoire, c’est aussi une formidable opération de captation des richesses de la population native. Les transferts d’argent vers des immigrés le bled, les dépenses publiques monstrueuses (politique de la ville) orientées vers « nouveaux arrivants », le crime et la fraude sont autant d’exemples de l’exploitation économique que subissent les autochtones. Ceux-ci se trouvent désarmés lorsqu’il s’agit de mettre un terme à ce parasitisme, défendu par les associations antiracistes et par les clientélistes de gauche et de droite, sous couvert de lutte pour l’égalité. S’il est difficile d’estimer de façon exacte le coût de l’immigration, le démographe Jean-Paul Gourévitch le chiffre à 40 milliards d’euros bruts et près de 4 milliards d’euros nets en 2022[4]. Pas vraiment un motif réjouissement.

Le pouvoir doit revenir entre les mains des actifs, tant sur le plan de la production économique que de la reproduction démographique. Sans une orientation politique explicitement anti-rentiers, la France ne pourra pas sortir de l’ornière économique et identitaire qui la caractérise.

[1] https://les-identitaires.fr/politique/la-france-contre-les-boomers/
[2] https://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/statistiques/stats-rapides/stats-rapides-emploi-2020.pdf
[3] https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&ved=2ahUKEwj4hsDK9tn3AhUKHewKHcLwA_MQFnoECAMQAw&url=https%3A%2F%2Fwww.fonction-publique.gouv.fr%2Ffiles%2Ffiles%2Fstatistiques%2Fchiffres_cles%2Fpdf%2FCC-2017-web.pdf&usg=AOvVaw12xf8ZA5nlFnM32zAmkPHF
[4] https://www.touscontribuables.org/les-combats-de-contribuables-associes/les-depenses-publiques/notre-nouvelle-etude-le-cout-annuel-de-l-immigration

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La violence de l’assimilation et la réponse identitaire, par Clément Martin (Les Identitaires)

assimilation

Éric Zemmour a sans conteste été le candidat de la transgression : en parlant de Grand Remplacement et de remigration, il a permis à la cause identitaire d’affaiblir les digues du multiculturalisme et de l’immigration de masse en France. Si la droite ne veut pas se ringardiser, elle doit au plus vite abandonner l’assimilationnisme. Au vu de la culture dominante (surtout chez les jeunes générations), l’assimilation républicaine pourrait devenir un discours bien plus mal perçu que le discours identitaire authentique dans les années à venir.
Disparition de la laïcité et retour du sacré : l’assimilation à l’envers des jeunes Français

Il suffit de faire un tour sur TikTok ou sur Twitter pour constater que la question du « retour du sacré » ou du « retour du religieux » dans notre pays ne touche pas simplement les musulmans et les descendants d’immigrés, mais imprègne plus globalement les jeunes générations. Cela ne signifie pas forcément que les jeunes Français de souche font le choix de revenir à la pratique du christianisme mais plutôt qu’ils deviennent étrangers à la laïcité et au droit à blasphémer, qui sont des valeurs républicaines établies depuis longtemps.

Pour ces jeunes natifs, le fait de côtoyer l’islam au quotidien (tant dans leur fréquentation que dans leur environnement culturel) a provoqué un effet inattendu pour les idéologues du vivre-ensemble : pour les Français de la génération Z, l’universalisme et le pluralisme sont des valeurs dont la cote subit une baisse constante. Quand bien même ils ne sont pas musulmans, ils considèrent que les restrictions du port du voile, l’obligation de donner des prénoms français à ses enfants ou que les caricatures du prophète sont des attaques dirigées, certes, contre une communauté, dissimulées derrière un discours républicain perçu comme ringard, voire comme manipulateur et en réalité islamophobe, mais surtout contre le patrimoine identitaire de chacun. Les abstractions de la société indifférenciée ne les intéressent plus. L’affaire Mila fut un marqueur important de cette tendance : bien que s’identifiant comme LGBT, Mila n’avait reçu de la part des Français de sa génération qu’un soutien des plus mous. Certains de ses harceleurs étaient d’ailleurs eux-mêmes des Français athées.

L’indifférenciation politique de populations culturellement irréductiblement différentes ne génère chez eux qu’un sentiment de défiance. Si ce phénomène est problématique, puisqu’il consiste à mettre à égalité la culture des autochtones français avec celle des nouveaux arrivants, il peut cependant présenter un avantage à exploiter pour les identitaires.

Violence de l’assimilation et réalisme de l’identité

Bien entendu, le discours identitaire sera tout d’abord un repoussoir pour ces Français qui ont subi « l’assimilation à l’envers ». Mais dans le même temps, l’assimilationnisme sera perçu avec une hostilité croissante, étant donné que cette politique incarne une violence de l’État à l’égard des musulmans, sommés d’abandonner leur culture pour se fondre dans un creuset républicain qui n’incarne plus rien pour la majorité des jeunes. La défaite de l’assimilationnisme au profit du discours « identitaire de gauche » (décoloniaux, indigénistes, immigrationnistes, etc.) est en réalité une brèche ouverte dans le discours républicain – et cette brèche pourrait être la nôtre.

Les jeunes générations reconnaissent avec de plus en plus de facilité que le multiculturalisme, c’est le règne de la « différence », qui consiste à croire en réalité que la « désunion fait la force ». Pour ce public, la question n’est plus de savoir si la France est un pays multiculturel : ils s’accordent à dire que c’est déjà le cas. Seuls les boomers républicains refuseront de l’admettre. La question qui demeure est par conséquence somme toute élémentaire : faut-il se réjouir ou se lamenter que la société soit fragmentée selon des clivages communautaires ? À partir de là, la stratégie identitaire apparaît comme claire : convaincre, sur le plan métapolitique, que le multiculturalisme est un fléau plutôt qu’une chance, à force de discussion, de documentation, de production culturelle et d’activité militante. Mais il faut également travailler à produire un discours positif d’affirmation de l’identité européenne : puisque le multiculturalisme célèbre les particularités, pourquoi ne pas affirmer la nôtre ?

Bien entendu, la lutte est asymétrique : derrière le discours de mise à égalité des cultures au sein de la société multiculturelle, on sait bien que ses thuriféraires espèrent favoriser les nouveaux arrivants. Il n’empêche que cette nouvelle configuration est bien plus susceptible de nous avantager que ne l’est la tradition républicaine daltonienne et hors-sol, dont les règles étaient aussi avantageuses pour nos adversaires, mais bien moins favorables pour nous.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Les mathématiques, ennemies du Progrès ? Les réfugiés ukrainiens contre le dogme multiculturel, par Clément Martin (Les Identitaires)

mathématiques

Depuis l’arrivée des réfugiés de guerre ukrainiens en France, plusieurs médias ont relayé la surprise des professeurs devant les talents en mathématiques des élèves nouvellement arrivés comparés à ceux des « Français »[1]. Quelles sont donc les raisons mystérieuses qui expliquent que des élèves ukrainiens ne parlant quasiment pas un mot de français se retrouvent, au même âge que leurs camarades, au niveau équivalent à celui d’une année supérieure[2] ? Comment expliquer que la France peut se targuer d’avoir reçu un nombre colossal de récompenses en mathématiques[3], alors que le niveau de ses élèves chute année après année[4] ?

La France, patrie de la connaissance inutile

Pour répondre à cette question, pourquoi ne pas se tourner vers la sagesse éternelle et indépassable de la sociologie française ? Nul doute que les grands sages du constructivisme et du structuralisme sauront résoudre cette énigme sans aucune difficulté. Saint Bourdieu et saint Foucault, ayant fait le choix de ne croire que ce qu’ils ne voyaient pas, sont donc immunisés contre les préjugés, les prénotions et les reliquats réactionnaires de la perception.

On le sait, en France, les paramètres qui expliquent le niveau scolaire sont socio-économiques et ont trait à la violence symbolique que la société bourgeoise inflige aux élèves des classes populaires. C’est la raison pour laquelle le niveau scolaire des enfants issus de l’immigration afro-maghrébine est plus faible que celui des autochtones (bourgeois car blancs, donc exploiteurs). Lorsqu’un professeur demande qu’un minimum de discipline soit respecté dans sa salle de classe ou qu’un élève sache à peu près compter sur ses doigts à l’âge de 10 ans, il procède sans le savoir à un exercice de domination bourgeoise à l’encontre de ses « apprenants ».

Étrangement, la sagesse sociologique semble avoir rencontré un écueil épistémologique de taille : les petits ukrainiens, qui sont littéralement les réfugiés de guerre issus d’un pays dans lequel le salaire mensuel médian est de 260 €, qui ne parlent pas le français et qui n’ont qu’une connexion ténue avec notre culture nationale, ont un an d’avance sur nos descendants de Gaulois.

La tronçonneuse d’Ockham

Plusieurs explications s’imposent pour expliquer ce que les bonnes âmes ne sont même pas capables de constater.

D’une part, encore et toujours, la marginalisation du facteur ethnique dans la lecture des problèmes sociaux qui fleurissent en France ne peut mener qu’à l’erreur. Il est certain et évident que l’afflux massif de populations immigrées s’est immédiatement accompagné d’une chute du niveau scolaire moyen. Et tous les Français qui ont eu l’immense honneur de faire partie des cohortes d’élèves destinés à faire leurs études dans les classes remplacées sont bien au courant de cet état de fait. Le discours ambiant sur la violence symbolique comme facteur d’explication des niveaux désastreux en Seine-Saint-Denis fait pâle figure (sans mauvais jeu de mot) par rapport à la cause bien réelle qu’est la violence concrète, physique et l’ensauvagement des salles de classe en zone remplacée.

D’autre part, il est certain que le délire pédagogiste qui a pris le contrôle de l’Éducation Nationale (et dont l’Inquisiteur en chef est bien sûr le socialiste Philippe Meirieu) a causé des dégâts considérables à l’excellence de l’instruction française. Au contraire des analyses vulgairement partisanes et pseudomarxistes d’un Pierre Bourdieu, l’excellence scolaire est au contraire le meilleur moyen pour les enfants issus des classes populaires de transcender leurs origines de classe et d’accéder à une vie meilleure.

Plus encore, les comportements exemplaires des réfugiés de guerre ukrainiens, arrivés de façon précipitée et chaotique en France, illustrent d’une façon presque cruelle pour nos adversaires que la civilisation européenne est une évidence, et que tous les programmes, toutes les subventions et toutes les soumissions ne sauront remplir le fossé qui nous sépare des immigrés d’Afrique.

[1] https://twitter.com/KaplanBen_Fr/status/1507656834609467394?s=20&t=Wd8hQLKz2Zpmv2_8yd2A1A
[2] https://www.europe1.fr/international/les-eleves-ukrainiens-remarques-en-france-pour-leur-bon-niveau-en-mathematiques-4105814
[3] https://www.lefigaro.fr/sciences/2012/10/10/01008-20121010ARTFIG00528-sciences-la-france-dans-le-top-5-des-nations-les-plus-recompensees.php
[4] https://www.education.gouv.fr/timss-2019-resultats-en-mathematiques-et-en-sciences-des-eleves-de-cm1-et-4eme-307829

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires