Quelle vision identitaire à propos de la lutte contre le voile islamique ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

voile islamique

La commission spéciale a rejeté les amendements visant à interdire le port du voile pour les fillettes de trois à sept ans. Ces amendements, déposés par les députés LREM Aurore Bergé et Jean-Baptiste Moreau, ont été jugés « sans rapport direct légistique avec le projet de loi ». Tous les deux sont des figures du parti : la première s’est illustrée lors de la campagne présidentielle et le second est porte-parole de LREM, tous deux membres de son aile libérale.

Marlène Schiappa, sur CNEWS, s’est dite en accord « philosophique » total avec le texte mais le président du groupe LREM à l’Assemblée, Christophe Castaner, et d’autres membres du parti, jusqu’au gouvernement assure Le Parisien (17/01/2021), craignent « l’hystérisation du débat ». L’exécutif a donc souhaité éviter les polémiques qui avaient terni la fin du quinquennat en 2004, sous Jacques Chirac (loi sur les signes religieux ostensibles à l’école), ou celui de Nicolas Sarkozy, en 2011 (loi sur le voile intégral dans l’espace public).

La bien-pensance de gauche comme de droite ne cesse de se casser les dents sur ce sujet. En effet, elle se divise entre les néo-féministes, qui prolongent le combat pour le respect du corps de la femme (au nom duquel a été légalisé l’avortement en 1974) et prône « la liberté de porter le voile » et les conservateurs du statu quo multiculturaliste, qui craignent une réaction forte des musulmans et préfèrent ne pas légiférer, par soumission.

Le gouvernement d’Emmanuel Macron n’aura de toute façon jamais le volontarisme de contrôler la façon dont 6 à 9 millions de musulmans (selon Jean-Paul Gourévitch, Planet.fr, « La vérité sur le nombre de musulmans en France », 2015), globalement hostiles ou indifférents aux règles du pays qui les a accueillis, vivent leur religion.

Pour autant, nous devons savoir faire feu de tout bois. Toute mesure allant dans le sens de marquer une frontière ferme entre ce que nous acceptons et ce que nous refusons strictement est bonne à prendre. Mais nous devons garder à l’esprit que la lutte contre le voile islamique n’est pas une fin en soi. Notre problème n’est pas tant l’apparition (ou la disparition par la loi) dans l’espace public d’un signe religieux hostile à notre identité que l’immigration massive qui a permis sa diffusion.

Si une population ne peut cohabiter avec nous sans créer de problèmes insolubles, la remigration est la seule alternative. Sortons du mythe républicain universaliste, qui nie la force du sentiment identitaire et le besoin de racines. Que les musulmans s’estimant persécutés chez nous rejoignent le pays où ils pourront vivre librement leur foi. Au besoin, nous les y aiderons.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Rapport Stora : fausse impartialité historique, vraie promotion de la haine de soi

Rapport Stora Algérie

À un an de la commémoration des accords d’Evian (1962), par lesquels la République française reconnaissait l’indépendance du nouvel État algérien, Emmanuel Macron a demandé à l’historien Benjamin Stora de plancher sur un panel d’actions possibles. L’une des propositions est l’institution d’une commission « Mémoire et vérité ». Cette idée est un grand classique des règlements de compte historique. Les commissions « Mémoire et vérité » sont l’apanage de la gauche, qui l’utilise comme vengeance politique sur les gouvernements de droite, dictatoriaux ou non, qui l’ont précédée. Ce nom est particulièrement associé au Chili, dirigé par le général Augusto Pinochet de 1973 à 1988. Sous un faux air d’impartialité historique, les commissions « Mémoire et vérité » servent ensuite de source unique pour tous les travaux sur le sujet, jusqu’aux reportages journalistiques et autres émissions télévisées. C’est donc un enjeu important, sur lequel nous n’avons aucune influence, bien sûr, puisque la « recherche » se tiendra dans les salons feutrés de la doxa officielle où se réuniront savants choisis uniquement pour leur tiédeur, dans un sens comme dans un autre. Le consensualisme du discours final est l’objectif prédéterminé de ces commissions, avec toujours un penchant marqué en faveur de l’Autre. En effet, selon le marxisme culturel, celui qui se révolte a toujours raison… sauf lorsqu’il est blanc et soutient Donald Trump. Benjamin Stora, cible à la fois des anticolonialistes les plus farouches et des cercles Pieds-Noirs, n’apportera donc rien de nouveau à l’état des connaissances, par Clément Martin (Les Identitaires)

Certainement conscient de cette réalité, sa proposition tarte à la crème de « Commission Mémoire et vérité » n’a qu’une utilité marketing. Elle doit de paravent politique à Emmanuel Macron, qui veut se donner une stature de chef d’Etat sage et clairvoyant, au-dessus des partis et des colères communautaires, à l’heure de la cancel culture. Il a d’ailleurs indiqué que la France ne formulera aucune excuse. Comment interpréter, alors, cette autre proposition : la panthéonisation de Gisèle Halimi ? Celle-ci, militante féministe et avocate, se spécialisa dans la défense des militants du FLN, terroristes qui n’avaient rien à envier à l’État islamique. Têtes décapitées et organes génitaux fourrés dans la bouche, femmes enceintes éventrées, enlèvements et réduction d’Européens à l’état d’esclaves, et tout cela sur des civils : voici quelques méfaits commis par les séparatistes arabes que défendait Gisèle Halimi. Dans la mesure où le Panthéon a été spécialement conçu pour honorer des « grandes » figures de l’histoire de France (Napoléon Bonaparte, Victor Hugo, Jean Moulin…), y introduire Gisèle Halimi, passionaria de l’indépendance algérienne, signifie évidemment que l’État français approuve son combat et le donne en exemple. Benjamin Stora propose à la France d’honorer une femme qui a contribué à saper l’action de l’armée française en temps de guerre et à faire reculer la puissance de notre pays sur la scène internationale.

Quoi qu’on pense sur l’ancien empire colonial français, force est de constater que la France n’a fait que reculer depuis la décolonisation. Emmanuel Macron ne s’excusera finalement pas mais cela revient strictement au même. Avec son engagement pour l’Algérie française en tant que soldat puis en tant qu’activiste, Dominique Venner disait avoir voulu « défendre la frontière sud de l’Europe ». Peu importe de savoir si la colonisation était « identitaire » ou non, ce qui n’a aucun sens lorsqu’on s’efforce de juger le passé sans les œillères du présent ou les préjugés idéologiques.

Pour nous autres identitaires, se respecter en tant que peuple, c’est d’abord s’incliner devant l’élan de vitalité qui caractérisait les Français, lorsqu’ils soumettaient la terre d’où s’élancèrent tant de Barbaresques qui razziaient nos côtes au nom de l’islam. Se respecter en tant que peuple, c’est refuser par principe de déterrer les cadavres d’une guerre que nous avons gagnée militairement. Se respecter en tant que peuple, c’est tenir bon devant toutes les atteintes à notre histoire, moyens indirects d’attaquer notre identité.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La remigration, l’idée force pour reconquérir notre pays

remigration

Le VIe Forum de la Dissidence avait pour thème : « Assimilation ? Séparation ? Communautarisation ? Remigration ? » Ce questionnement sur les différentes solutions possibles à la problématique de l’immigration n’est bien entendu pas nouveau. Parmi les acteurs qui tentent de proposer des solutions crédibles, il y a évidemment les Identitaires. Voici un texte de la plume de Clément Martin sur la solution qu’ils proposent : la remigration.

« La remigration s’est imposée dans le débat public »

D’où vient la remigration ? Le concept a été développé par les Identitaires. Nous sommes les premiers, en 2011, à avoir employé ce terme dans le champ politique. Face au constat du grand remplacement, les Identitaires ont proposé une solution : la remigration. En 2013 et 2014, les identitaires ont lancé une campagne de promotion du terme « remigration ». Par le biais de vidéos diffusées sur Internet, les interventions de nos porte-parole, la popularisation du mot sur les réseaux sociaux par nos militants, la création de supports variés et des actions diverses, la remigration s’est imposée dans le débat public. En 2014, nous organisions les Assises de la remigration à Paris. Cet événement participa à l’installation de ce concept dans l’opinion de droite, dont le sens est connu grâce à nos efforts. C’est une évidente victoire sémantique et donc politique. Enfin, point d’orgue de ce travail militant, 30 mesures pour une politique d’identité et de remigration est paru aux Éditions Idées en 2017.

Malgré la vaste diffusion de l’idée de remigration, les grands médias et les instituts de sondage n’ont jamais proposé cette alternative aux Français. La réduction du débat public aux drames causés par les attentats islamistes a pu éclipser la question centrale de l’immigration-invasion et des « Français » de papier hostiles à notre pays. Cependant, une enquête Ipsos du 16 novembre révèle que 78 % des Français pensent qu’il faut une immigration « choisie » plutôt que subie. « L’immigration choisie » implique une politique de tri fondée sur des critères prédéterminés selon les besoins de l’économie nationale, chose possible à condition de faire sauter le verrou du libre-échange et de rétablir des frontières étanches. 55 % sont favorables à la suppression du regroupement familial et 58 % souhaitent l’instauration du droit de sang : la nationalité ne serait accordée qu’aux fils de Français, ce qui doit nous amener à bien définir ceux-ci. Seulement 37 % estiment que l’immigration est une chance, chiffre en baisse depuis 2007 (ils étaient alors 49 %). Ainsi, une majorité de Français pensent que notre pays ne peut plus accueillir de nouveaux arrivants et qu’il faut redéfinir l’octroi de la nationalité française. Tout laisse à penser que, si on leur proposait l’expulsion progressive des immigrés indésirables, dont l’attitude est à l’origine de cette évolution de l’opinion publique, les Français plébisciteraient cette politique. Seuls les derniers apôtres du multiculturalisme, ceux qui croient encore au vivre-ensemble, peuvent désapprouver la remigration dans son principe. L’enjeu pour les résistants identitaires n’est pas tant la remise en cause du mythe de la coexistence pacifique que la présentation des outils pratiques de la remigration.

« Franciser 20 % de la population est totalement irréaliste »

Reste bien sûr une alternative au multiculturalisme et à la remigration : l’assimilation. Ce serpent de mer de la droite induit en erreur les esprits fragiles ou les moins courageux, car il laisse à penser que l’on pourrait « franciser » les immigrés en leur faisant aimer notre pays. Ici, il faut distinguer ce qui est de l’ordre des relations entre individus et du domaine politique. Un extra-Européen de bonne volonté, pacifique et ouvert à la culture française (cela fait déjà beaucoup de conditions préalables…) peut embrasser notre art de vivre et le transmettre à ces enfants. Mais franciser près de 20 % de la population (selon Jean-Paul Gourévitch, il y aurait environ 16 millions d’Afro-musulmans en France) est totalement irréaliste. Aucun chef d’État, fût-il doté de moyens politiques extraordinaires, n’a le pouvoir de transformer les petits Mohamed, de plus en plus islamisés et fiers de leurs racines maghrébines au fil des générations, en Lucas, Marie et Alexandre. L’identité ne se décrète pas. Si l’assimilation a été spontanée avec les immigrés d’origine européenne et chrétienne, c’est parce qu’une communauté de culture nous unissait à eux. Il en va autrement des immigrés venus d’une aire de civilisation totalement différente, dont le rapport à la femme, au respect et au spirituel est opposé à la tradition européenne et française. Dans ces conditions, pour retrouver la paix sociale, la séparation est nécessaire. Elle est la seule politique juste et équitable pour garantir aux peuples occupant notre pays une vie selon leur identité, leurs mœurs et leur vision du monde. Sur les ruines du vivre-ensemble qui, en réalité, n’a jamais existé, la remigration s’impose comme une politique de bon sens.

« La remigration est techniquement faisable »

La politique de remigration est techniquement faisable. Nos ennemis n’ont pas tort d’affirmer que l’histoire de l’humanité est jalonnée de mouvements de population : grandes invasions barbares, colonisation de l’Amérique, de l’Afrique et de l’Asie, échange des Grecs de Turquie et des Turcs de Grèce en 1923, expulsion de plusieurs centaines milliers de Polonais travaillant en France dans les années trente, exil des pieds-noirs… Contrairement à nos adversaires, nous ne voyons pas dans cette réalité un sens de l’histoire valable partout et tout le temps : ces déplacements, légitimes ou invasifs, réalisés sous la contrainte ou volontairement, sont très variés. L’État est capable de mobiliser la police et l’armée pour fliquer les Français ou protéger nos églises, réquisitionner des hôtels pour loger des clandestins ou des bateaux pour secourir des Africains en mer, il est tout aussi possible de mettre ces ressources au service d’une politique de remigration par étapes. Renvoyer des étrangers dans leur pays est tout à fait réalisable. En mai 2017, l’Arabie Saoudite a annoncé l’expulsion de cinq millions de travailleurs immigrés. Qu’est-ce qui nous empêche de faire la même chose sinon la lâcheté des gouvernements successifs ? Commençons par les quinze mille détenus étrangers.

Sans mesure contraignante, il est très facile de décourager des étrangers de rester en France. C’est la remigration incitative. Quel musulman resterait dans un pays qui a décrété un moratoire sur la construction de mosquées ? Quel voyou venu d’ailleurs resterait dans un pays où l’on mène une guerre sans pitié au trafic de drogue ? Il faut que la vie en France soit désagréable pour les candidats à l’émigration. Et par-dessus tout : il faut que ça se sache ! Quant aux enfants du droit du sol, il faut envisager la déchéance de nationalité. Bien sûr, dans le cas de l’expulsion comme de la déchéance, nous aurons un certain nombre de juges rouges contre nous. Mais les lois se changent et la première chose que devrait faire un gouvernement courageux est de retirer les attributions du juge administratif pour tout ce qui concerne la politique migratoire. Aucune expulsion, aucune déchéance ne doivent être contestables devant un juge. Ces actes de la politique publique doivent être sanctuarisés. Il faut casser le gouvernement des juges.

Ajoutons à cela le problème des pays d’origine qui refuseraient leurs ressortissants. Pour cela, nous avons besoin que les pays du Maghreb soient dirigés par des élites qui constituent des interlocuteurs valables, comme feu Kadhafi, en Libye, l’a été avec l’italien Berlusconi. Des accords bilatéraux avaient été passés entre les deux États et la Libye verrouilla sa frontière sud pour interrompre l’itinéraire subsaharien. Nous avons besoin que les pays du Maghreb soient mis à l’abri du danger de déstabilisations du type des « printemps arabes », en étant dirigés de façon autoritaire comme l’est le Maroc ou la Tunisie sous Ben Ali. De notre point de vue, cela ne peut se faire que par la menace de rétorsions économiques. Or, pour qu’il y ait un raidissement des relations commerciales, encore faut-il nouer des liens avec eux. Le rayonnement international de la France et la restauration de son influence en Afrique du Nord détermineront le succès de la remigration. Lorsqu’en 1609 Philippe III expulse 300 000 Maures vers Oran, dans l’actuelle Algérie, c’est parce qu’Oran est sous domination espagnole. L’expulsion des Morisques fut une opération militaire menée d’un territoire espagnol à un autre territoire sous contrôle espagnol. Cette expulsion n’a pu être réalisée que parce que l’Espagne assuma sa vocation à l’empire. La puissance internationale est un enjeu majeur.

Il faut également dégonfler la baudruche des accords internationaux et du poids des organisations mondiales. Entre autres exemples, Donald Trump a fait sortir son pays de l’OMS, la France n’a jamais respecté les décisions de justice des cours de l’Union européenne en matière de langues régionales et plusieurs États ne craignent pas les sanctions symboliques de l’ONU. Aucune de ces institutions n’a d’armée ou de police mondiale pour sanctionner les pays dissidents. Seuls les États-nations possèdent les moyens régaliens nécessaires. L’opposition peut donc venir de certains pays qui pourraient par exemple boycotter nos produits mais personne au niveau international ne peut empêcher un pays de se débarrasser de son trop-plein d’immigrés. D’autre part, les mesures d’expulsion sont déjà pratiquées à l’étranger : en Suisse, en Australie et aux États-Unis, sous l’administration Obama, où deux millions d’immigrés clandestins ont été renvoyés dans leur pays d’origine. Non seulement la remigration par étapes est possible mais, de surcroît, elle est déjà partiellement appliquée dans le monde.

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Clément Martin raconte son voyage en Grèce sur l’île de Lesbos au micro de Radio Courtoisie

01/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Clément Martin revient sur ses quelques jours passés là-bas où il a réalisé un reportage.

Durant ce podcast, il révèle plusieurs anecdotes exclusives. Migrants, violences, habitants à bout de nerfs, tensions politiques maximales, tout est évoqué sans tabou dans ce podcast de 30 minutes.


Le Soleil se lève #13 (ECP) : une émission autour du thème du militantisme

podcast du Soleil se lève

24/11/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Découvrez le treizième podcast du Soleil se lève, l’émission mensuelle de l’ECP (Équipe Communautaire Paris).

Une émission avec Thaïs d’Escufon, Jérémie Piano, Clément Martin et Victor Aubert (Academia Christiana) autour du thème du militantisme.

Ils ont décortiqué ensemble l’ouvrage de Dominique Venner “Pour une critique positive”, un véritable manuel stratégique pour les identitaires de France et d’Europe.


Notre faiblesse ne justifie pas l’islamisme et le Grand Remplacement, par Clément Martin (Les Identitaires)

Certains voient dans les attentats la sanction de nos faiblesses et de notre décadence. De la même manière, le Grand Remplacement ne serait que la conséquence de notre « grand effacement » intellectuel. Tenter de freiner le Grand Remplacement ou de lutter contre le terrorisme par des moyens concrets serait donc pure perte temps : il faudrait « remonter aux causes » plutôt que de « s’en prendre aux conséquences ».

Fermer les frontières est à la portée de n’importe quel État

Tout d’abord, les résistants identitaires ne négligent pas la réflexion sur les causes. Mais le combat politique, au service du bien commun, tend premièrement à écouter les plaintes de notre peuple, qui portent généralement sur des problèmes tangibles (insécurité, islamisation, dégradation du cadre de vie…) auxquels un militant honnête et intègre doit porter un grand intérêt. Nous envisageons la conquête du pouvoir, seul levier apte à résoudre les difficultés des Français, et il faut donc concevoir les outils que nous utiliserions pour soigner notre pays. On peut ergoter longtemps pour savoir quel réseau occulte manipule la France, mais cela ne fait pas avancer la situation de la jeune femme harcelée par la racaille sur la route du travail. Pour identifier les racines du terrorisme islamique et du Grand Remplacement, on peut invoquer la politique étrangère américaine, la guerre en Libye ou la crise économiques dans les pays d’émigration. Mais qui détient la clef pour résoudre les maux du Moyen-Orient et de l’Afrique noire ? En revanche, fermer les frontières et les maintenir étanches, par des contrôles rigoureux et l’instauration de l’immigration zéro, est à la portée de n’importe quel État.

On peut vivre heureux en France à condition de s’en donner les moyens

Un État peut également expulser les imams islamistes et leurs plus chauds partisans ainsi que les détenus binationaux ou étrangers. Ces mesures de bon sens, qui touchent seulement les « conséquences » de malheurs plus profonds, n’en sont pas moins suffisantes pour ramener l’ordre et la paix. Il n’y a que des paresseux déguisés en théoriciens scrupuleux pour mépriser cette démarche humble et pragmatique. Persuadés que l’on peut vivre heureux en France à condition de s’en donner les moyens, les Identitaires ont publié en 2017 : 30 mesures pour une politique d’identité et de remigration.

La haine des islamistes ne trouve pas sa source dans notre faiblesse

Ensuite, pourquoi tant de haine de la part des islamistes ? Pourquoi tant de violence et d’intimidations quotidiennes de la part de la racaille ? Ce n’est pas parce que nous serions devenus « décadents » et faibles, même si le succès des sous-produits culturels les plus médiocres nous montre bien une certaine dégénérescence intellectuelle au sein des nôtres. S’ils nous détestent, ce n’est pas en raison de notre nihilisme moral, de l’esprit Charlie ou de la déchristianisation. C’est parce que nous sommes français. En effet, les attentats islamistes n’ont pas commencé en novembre 2015 au Bataclan. Les attaques de l’islam ont commencé en 711 au sud de l’Espagne, se sont prolongées en France avant le coup d’arrêt de 732, ont repris le siècle suivant en Provence tout en se démultipliant dans l’ancien empire romain d’Orient, à Constantinople, avant de toucher la Serbie, la Hongrie, la Bulgarie, Vienne à deux reprises et l’île de Malte jusqu’à la victoire chrétienne de Lépante. Le choc de civilisations entre le monde helléno-chrétien et musulman est très ancien. Les Francs du neuvième siècle étaient-ils Charlie ? Pas vraiment. Cela n’a pas empêché les Maures d’attaquer leurs domaines. Le conflit a toujours été présent entre ces deux mondes. L’attentat de Nice l’a rappelé : en frappant des fidèles au cœur d’une église, ils ont montré que la France, à leurs yeux, est un bloc. Orientaux et Africains ont une mentalité tribale : pour eux, la France est une tribu et depuis les croisés jusqu’aux boomers de gauche, c’est la même tribu qu’ils combattent, celle des kouffars, des infidèles blancs.

Militantisme exemplaire plutôt qu’autoflagellation

D’autre part, cela ne doit pas nous faire éluder nos faiblesses bien réelles : dévirilisation, addiction au consumérisme, dépendance aux réseaux sociaux, peur de la force, déconstruction des identités sexuelles et culturelles… Nos pathologies d’homme blanc sont nombreuses et nous désarment en face de la barbarie des immigrés issus de pays musulmans. Mais nommer les tares de la société française pour les éradiquer afin de redevenir des hommes et des femmes debout, ce n’est pas relativiser les attentats sous prétexte que nous « l’aurions bien mérité ». Faible, la société française l’est. Par l’exemple d’un activisme exigeant et toujours en éveil, nous voulons donner à notre peuple l’exemple d’une force capable de réveiller, dans le cœur de chaque Français, la flamme de Charles Martel, de saint Louis et de Jeanne d’Arc.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Clément Martin raconte son voyage en Grèce sur l’île de Lesbos au micro de Radio Courtoisie

01/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Clément Martin revient sur ses quelques jours passés là-bas où il a réalisé un reportage.

Durant ce podcast, il révèle plusieurs anecdotes exclusives. Migrants, violences, habitants à bout de nerfs, tensions politiques maximales, tout est évoqué sans tabou dans ce podcast de 30 minutes.


Les frontières, seule solution à l’immigration-invasion, par Clément Martin (Les Identitaires)

Par le Guatemala transitent les immigrés clandestins venus du Honduras et d’autres pays d’Amérique latine. Tous savent qu’une dernière étape les sépare de la Terre promise à la bannière étoilée : le Mexique. Celui-ci, gouverné par le démagogue Andrés López Manuel Obrador (« Amlo »), refuse d’accueillir les voyageurs longue durée. AMLO s’était signalé par un courrier adressé au roi d’Espagne et au pape François afin d’obtenir des excuses pour la conquista, la colonisation de l’Amérique au temps des Grandes découvertes. Son discours progressiste a donc cédé devant l’impératif de sauvegarder un pays, le Mexique, déjà traumatisé par l’explosion des violences dues au narcotrafic. Or, le commerce de la drogue est lié aux vagues migratoires, que les trafiquants encouragent pour y lever une main d’œuvre bon marché de « mules », c’est-à-dire de transporteurs.

Dans certaines régions isolées où l’Etat ne se rend jamais, des Mexicains ont attaqué leurs « frères » latinos indésirables. Bien que culturellement très proches, la coexistence, même entre Américains de langue espagnole et de religion catholique, n’est visiblement pas possible. Encore une preuve de la force du sentiment identitaire, reflet d’une réalité profondément enracinée et toujours vivace. Les peuples ne veulent pas « vivre ensemble » : ils souhaitent rester maîtres chez eux.

Aucune solution économique n’est envisagée par le Mexique : ni aide au retour, ni aide au développement à destination des pays d’émigration… Rien de tout cela. Seulement des frontières, fermement gardées par des hommes en armes déterminés. Bien sûr, si on remonte la chaîne des causes, de plus en plus haut, on tombe immanquablement sur des problèmes structurels (corruption, crise économique, catastrophe naturelle…) qui gangrènent les pays d’émigration et poussent leur population à l’exil. Alors, certains nous invitent à résoudre ces maux plutôt que d’agir, vainement, sur les « conséquences ». On ajoute parfois, et c’est un bien mauvais exemple, que derrière l’homme qui tient un pistolet, il y a celui qui l’a armé. Tout a une cause profonde, soit. Mais cela est bon à savoir dans le domaine théorique, celui de la réflexion qui permet de mieux comprendre le monde afin d’agir sur le long terme. Mais concrètement, ici et maintenant, que faire ? Ceux qui n’ont que les « causes » à la bouche, souvent pour s’abstenir de régler les problèmes qui nous minent quotidiennement, n’ont rien d’autre à proposer qu’un slogan : « les aider à rester chez eux ! » Oui, il faut le faire, bien sûr : un pays ne peut ignorer ce qui se produit chez son voisin. Un État, s’il veut demeurer présent sur la scène de l’histoire, doit chercher à développer son influence autour de lui, car on défend la chambre de la reine depuis les remparts du château et non depuis les couloirs de ses quartiers privés. C’est une évidence.

Il n’empêche que pour faire cesser l’immigration, il n’y a pas de meilleur moyen que de faire savoir dans les pays d’émigration que l’accueil sera désormais impossible et que les États concernés seront intraitables. Alors, dans les rues des pays d’émigration, le signal sera donné dans toutes les maisons, au coin des bâtiments et par le bouche à oreille : « ils ne veulent pas de nous. » Cette certitude épargnera bien des morts. Comme des frontières imperméables au sud de l’Europe aurait évité bien des noyades en dissuadant les candidats de l’exil de franchir la Méditerranée. Ceux qui militent pour l’aide au développement sous n’importe quelle forme (subventions, investissements privés, don de savoir-faire, etc.) ignorent toujours la force des frontières. Comme ceux qui, devant l’insécurité galopante, n’ont que le mot « prévention » à la bouche ignorent généralement que la répression est incontournable in fine. On peut d’ailleurs très bien chercher à prévenir un mal et se montrer fort lorsqu’il toque à nos portes. Il en va de la sécurité et de l’intégrité de notre peuple, car on ne fait pas de politique par charité à l’égard des étrangers mais par devoir envers les siens, un devoir motivé par l’amour qu’on leur porte, un amour qu’on leur doit.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Reportage – Migrants : Situation explosive à Lesbos

16/10/2020 – EUROPE (NOVOpress)
Début 2020 : L’immigration massive à destination de l’Europe a repris de plus belle. La situation dans le camps de migrants de la Moria sur l’île grecque de Lesbos est plus que jamais explosive. Meurtres et incendies s’y succèdent. Les Grecs sont excédés.

Clément Martin est allé enquêté sur place. Découvrez les images et les témoignages chocs qu’il en a ramené.


Identitaires, communautaires et séparatistes : l’affrontement, par Clément Martin (Les Identitaires)

Le discours d’Emmanuel Macron pour annoncer le futur projet de loi contre le « séparatisme islamique » a été prononcé vendredi 2 octobre. Le projet de loi, quant à lui, sera présenté le 9 décembre en Conseil des ministres.

Le Président évoque les « dérives » islamistes « au sein de nombreux services publics (…) en particulier, les transports en commun ». Il évoque « l’obligation de neutralité ». Mais comment imposer la laïcité aux musulmans alors que, par ailleurs, Emmanuel Macron appelle à créer des « postes supplémentaires dans l’enseignement supérieur » sur la « civilisation musulmane » ? Comment dire aux musulmans que leur foi doit passer après les valeurs républicaines alors que le véhicule culturel de l’islam, la langue arabe, devrait être « reconnue » et « exaltée (…) dans le cadre républicain de manière extraordinairement décomplexée » ? Multiculturalisme et laïcisme sont incompatibles : si l’on veut intégrer l’islam dans la République, on ne peut lui refuser de s’exprimer tel qu’il est. Or, c’est là que le bât blesse. Macron fait du Sarkozy, il rêve d’un islam de France qui ne peut pas exister dans la mesure où, pour le musulman, l’intérêt national est toujours secondaire. L’oumma, communauté des croyants, prime sur les patries, et la charia, loi coranique, sur les lois de la République.

Il est illusoire de réformer l’islam, on ne change pas la foi et la culture des gens, on ne déracine pas les masses : on les accepte telles qu’elles sont au risque de la guerre civile ou on les renvoie au pays afin de préserver la paix. Aucune demi-mesure ne serait tolérée par une population en croissance démographique et sûre de son bon droit dans un pays en dormition identitaire. Une seule solution : la remigration. Que les imams soient formés par des pseudo-experts français ou des centres étrangers, le développement de l’islam en France ne signifie qu’une chose : l’islamisation du territoire.

Par ailleurs, ce discours annonce une dérive totalitaire assumée puisque « il sera permis de dissoudre des associations dont il est établi qu’elles portent des messages qui contreviennent à nos lois à nos principes (…) en vertu de nos principes républicains ». Les associations qui combattent les lois liberticides sur l’expression de ses opinions seront-elles interdites ? Et elles qui prônent un changement de régime, estimant que la république a fait son temps, ou du moins un certain modèle de république ? On le voit : tous ceux qui dévient des valeurs républicaines telles qu’elles sont proclamées et interprétées par le gouvernement sont menacés de bannissement de l’espace public.

Dans la même veine, l’école à la maison est désormais interdite sauf « impératifs de santé », ce qui contraint les familles à mettre leurs enfants dans un établissement scolaire dès trois ans. D’autre part, les écoles hors-contrat seront « davantage contrôlées ». Ce tour de vis sans précédent touche de plein fouet la liberté scolaire, l’autorité parentale et l’intégrité des familles. C’est une accélération grave de la dynamique étatiste qui enserre le pays et détruit les libertés les plus élémentaires. Au plus fort de sa période d’impopularité, traumatisée par les Gilets jaunes, la Macronie élimine son opposition. Plus que jamais, ce n’est pas un vain mot, nous basculons dans le totalitarisme. C’est un système qui se définit par l’application d’une idéologie à la totalité d’une société. Pour cela, nul besoin d’exécutions sommaires. Il suffit d’avoir un peuple volontairement servile et apathique. À nous de le réveiller.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Centres commerciaux : l’esbroufe de Macron et la réponse identitaire, par Clément Martin (Les Identitaires)

Emmanuel Macron a annoncé retenir l’une des propositions (sur les 149) de la Convention citoyenne sur le climat : la mise en œuvre d’un moratoire sur les zones commerciales en périphérie des villes ainsi que la sanctuarisation des espaces agricoles naturels et forestiers.

Quelle est la situation en France ? Paradoxale. En effet, notre pays combine le socialisme le plus insupportable et une multitude de passe-droits octroyés aux puissances commerciales et financières. La France est le pays du fiscalisme, des règlements tatillons et des interventions incessantes de la bureaucratie : racket au nom de la sécurité routière, flambée des impôts sur le tabac, droits de succession et taxe foncière aberrants qui découragent la propriété…

Ce poids de l’administration n’entrave pas, bien au contraire, le développement des multinationales dans notre pays : la France est le pays d’Europe où l’on compte le plus grand nombre de centres commerciaux par mètre carré. Le concept du centre commercial a été importé en France par un Hongrois, naturalisé français dans les années soixante, après de fructueux séjours aux États-Unis. Depuis, les zones commerciales enregistrent une croissance folle grâce à la complicité de l’État. Depuis 1996, les promoteurs n’ont plus l’obligation de présenter un certificat attestant que leur projet est compatible avec le plan local d’urbanisme, c’est-à-dire que Paris a tout simplement tiré une balle dans le dos des collectivités locales. Depuis, ces dernières ne s’en plaignent pas, encourageant partout où c’est possible l’apparition des galeries marchandes. Dès lors, les centres commerciaux peuvent être construits en zone inondable.

Depuis 2008, sous Sarkozy, les centres commerciaux n’ont aucune obligation de s’étendre sur un nombre limité de mètres carrés en relation avec la population de la commune. La loi de « modernisation » de l’économie a aussi fait sauter l’obligation de comparer les emplois créés par les centres commerciaux et ceux détruits en centre-ville ; de plus, les commerçants ne siègent plus dans les commissions d’autorisation des zones commerciales, celles-ci étant désormais peuplées d’hommes politiques tout à fait complaisants. En 2014, on a retiré aux associations environnementales la légitimité pour agir en justice contre les autorisations de centres commerciaux : elles ne peuvent plus lancer de procédure de recours. Enfin, en 2016, le contrôle des surfaces illicites a été supprimé.

Autant dire que la France est devenue le paradis des bétonneurs et des grandes enseignes. Celles-ci étouffent leurs fournisseurs – les supermarchés réalisent des marges indécentes sur le dos des producteurs –, ouvrent de plus en plus leurs portes le dimanche, au détriment de la vie de famille des gérants et des employés, et font disparaître les petits commerces, et avec eux les centres-villes et la vie de quartier. Bref, c’est l’identité même de nos communes qui est menacée : autrefois habités par des artisans, des employés, des commerçants et d’autres travailleurs français, les centres-villes sont maintenant partagés entre bourgeois de gauche sans enfants et immigrés hostiles.

Les Français de souche de la classe moyenne modeste et élargie sont priés d’aller s’exiler ailleurs. Depuis deux ans, l’association En toute franchise, créée par un couple de petits commerçants, bataille auprès du gouvernement sans parvenir à gagner son attention. Rien ne permet de croire qu’Emmanuel Macron, seulement motivé par la mode écologique et le désir de ne pas perdre l’électorat bobo, soit capable d’enrayer le grignotage de notre pays par Leclerc, Carrefour et Cultura. Seule une audacieuse politique économique, cohérente et globale, peut redresser la barre. Celle-ci devrait à la fois défendre la petite propriété et stimuler la créativité en abolissant les impôts injustes, et d’autre part, tenir bon devant les groupes de pression affiliés aux multinationales.

L’État, au nom d’une politique économique identitaire (d’aucuns diraient : « l’État stratège »), doit clairement établir des priorités en encourageant certaines activités économiques conformes au bien commun et décourager les « gros » de vouloir l’être encore plus sur le dos des « petits ». Le romancier catholique G.K. Chesterton écrivait : « Le problème dans une société capitaliste, c’est qu’il n’y a pas assez de capitalistes », autrement dit « de propriétaires ». Et par « société capitaliste », il faut entendre « société où l’État se couche devant les monopoles commerciaux ». Par le distributisme, Chesterton défendait un modèle de société où l’accès à la propriété individuelle et familiale est favorisé afin de faire émerger un peuple de propriétaires enracinés. Ceux-ci seraient ensuite capables d’exercer leurs droits civiques de manière éclairée, dans la mesure où ils ne dépendent ni de l’Etat-nounou, ni du salariat. À rebours du socialisme et du mondialisme, le localisme identitaire est la seule alternative.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Dictature sanitaire ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

« Dictature sanitaire ». L’expression fleurit sur les réseaux sociaux et Internet, au sujet des mesures prises par le gouvernement dans le cadre de l’épidémie de Sras-Cov-2 (dite « Covid-19 »). Partout les mêmes témoignages : un jeune homme verbalisé par des policiers en civil dans le métro pour avoir ôté son masque le temps de manger une friandise, contrôles de bars et restaurants accompagnés d’un homme en arme à l’entrée, etc. Et puis, bien sûr, il faut évoquer la pression mise par les Français eux-mêmes sur leurs compatriotes, devançant les attentes du gouvernement.

Sommes-nous donc en dictature ? Le terme, du latin dictator, a un sens précis. Au temps de la République, jusqu’à Jules César (mort en 44 avant Jésus-Christ), le dictateur est un magistrat, c’est-à-dire un fonctionnaire de l’Etat, doté de pouvoirs extraordinaires pour un temps limité – six mois en théorie, parfois plus dans la pratique. A l’origine, le dictateur est institué pour remettre la cité sur pieds après une grave défaite militaire, une crise du système politique ou une autre calamité mettant l’ordre et l’intégrité de Rome en péril.

Le dictateur traverse l’histoire puisqu’on le retrouve dans le second épisode de la trilogie Dark Knight de Christopher Nolan (Dark Knight Rises, 2012). Harvey Dent, futur « Double Face », y défend Batman, que l’on accuse d’agir sans avoir été « élu » : « C’est nous qui l’avons élu en laissant la racaille prendre le contrôle de notre ville. Quand les ennemis étaient à leurs portes, les Romains suspendaient la démocratie et nommaient un homme pour protéger la cité. Ce n’était pas considéré comme un privilège mais comme un service public. »

En Grèce, le même système existait sous le nom des aisymnètes, élus par les citoyens ou plusieurs cités afin de faire face à de graves situations. Le dictateur agit donc pour le bien commun. Le tyran, dans le monde grec, est généralement le chef qui s’est emparé du pouvoir par la force. Il peut mener une politique bienfaisante ou injuste et certains ont laissé l’image de princes cultivés, habiles et sachant se rendre utiles, comme Polycrate de Samos au 6e siècle avant Jésus-Christ. Cependant, le terme est devenu négatif avec la dégradation de la tyrannie, devenue synonyme de pouvoir exercé au seul profit du tyran au 4e siècle.

Ce que l’on reproche au tyran n’est donc pas le pouvoir personnel mais ce qu’il en fait, contrairement au roi idéal présenté depuis Platon comme un souverain philosophe commandant à ses désirs et ainsi capable de gouverner par la vertu. De plus, est reproché au tyran de sortir de la masse et non d’une élite intellectuelle. Ce sont d’ailleurs souvent « les pauvres », c’est-à-dire la foule, qui le place au pouvoir. Le tyran s’impose donc aussi bien par le coup d’Etat que par la « démocratie ». Plus que la façon dont il a accédé au pouvoir, le mauvais tyran se distingue par son amour de la jouissance, son inconscience, son égoïsme, la peur entêtante à l’égard de ses propres sujets et la division qu’il suscite dans la société.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La « vague verte » ou la mort de l’écologie, par Clément Martin (Les Identitaires)

Après l’entrée d’Europe-Ecologie-les Verts dans plusieurs équipes municipales, la « vague verte » est sur toutes les langues. Mais quelle écologie ? Julien Bayou, patron des Verts, se félicite d’avoir une mère maoïste et porteuse de valises pour le FLN algérien. Rappelons que ces fameux porteurs de valises, qui n’ont laissé d’autre choix aux Européens d’Afrique que « la valise ou le cercueil », ont aidé le Front de libération national dans sa lutte, qui consistait à obtenir l’indépendance par une politique de la terreur visant hommes, femmes et enfants sans discernement. Si l’État Islamique et les autres groupes terroristes se réclamaient d’une nation à libérer, on les présenterait comme des héros dans quelques années.

Mais Bayou a dit plus que cela. Il prétend aussi incarner une jonction des colères entre la prise de conscience écologique, le néo-féminisme agressif de #MeToo, le racisme anti-Blancs du Black Lives Matter et les Gilets jaunes… sauce antifa, on s’en doute ! C’est donc une écologie misérabiliste et à la remorque de toutes les innovations idéologiques délirantes, du gender au « privilège blanc », qui a déferlé sur la France. L’écologie ne peut s’adosser à religion du Progrès invoqué par les social justice warriors, dignes héritiers de Robespierre et des camps de rééducation communistes chinois. Car c’est bien la folie de la nouveauté, la remise en cause de toutes les limites et le relativisme moral qui dégradent la nature plus sûrement que la chasse à courre ou la corrida.

Quand l’écologie est apparue sur la place publique, on l’appelait plus justement : « écologie politique », c’est-à-dire la conversion idéologique, de façon à la rendre effective dans l’arène publique, de l’inquiétude scientifique à l’égard des perturbations des cycles de la nature. Or, comment défendre la biodiversité et les écosystèmes naturels, c’est-à-dire la place de chacun dans l’harmonie du monde, tout en promouvant l’immigration-invasion, le changement d’identité sexuelle et le métissage ? Le point commun à toutes ces lubies : la bourgeoisie bobo qui les porte. Cette écologie en carton-pâte est au politiquement correct ce que les stages humanitaires sont aux cursus d’écoles de commerce : une caution morale et rien d’autre. La véritable écologie doit parler protectionnisme, relocalisation, souveraineté économique, indépendance, puissance… Qu’est-ce que l’écologie sinon la sauvegarde de nos terroirs ? Et comment ceux-ci pourraient-ils perdurer sans une politique de la frontière, des décisions d’autorité en face des marchés financiers et le souci pressant de la souveraineté ?

Le mariage de la carpe macroniste et du lapin vert ne doit pas étonner. L’un a besoin de l’autre dans la mesure ou la Macronie, à bout de souffle devant le RN, nécessite la recréation d’un équilibre politique normal, habituel : droite versus gauche, LREM et élus LR-Macron compatibles versus gauche libertaire repeinte en vert, permettant de reléguer le RN derrière le cordon sanitaire de la troisième place du podium. La véritable écologie sera identitaire : réinstauration de nos frontières ; protectionnisme français et européen ; préférence locale, nationale et européenne à l’emploi, au logement et à la propriété ; défense de nos paysans et des chasseurs, artisans de la vie rurale majoritaire ; économie à l’échelle de la famille et du quartier. Du réel, rien que du réel !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Reconquérir notre territoire : la liberté par l’enracinement, par Clément Martin (Les Identitaires)

Trois phénomènes récents et graves concourent à déposséder les Français de leurs villes.

D’une part, la progression électorale d’EELV dans les villes, conséquence de la gentrification, soit l’embourgeoisement urbain aux dépens des classes moyennes intermédiaires et inférieures. En d’autres termes, la « boboïsation ». Développement de l’écriture incluse (agglomération de Nantes, site « Oui » de la SNCF…), noms de rue donnés à des anciens combattants d’Afrique ou à des figures actuelles de l’antiracisme, chasse aux automobilistes : ces mesures mettent à la marge les Français « d’avant », commerçants, buralistes et artisans, forcément coupables d’avoir voté à droite ou de représenter le privilège blanc. Ils seront encore plus chassés des villes avec l’accueil croissant des immigrés clandestins, proposition qui fait partie du starter pack du marxisme culturel, carburant idéologique de la nouvelle gauche à vitrine écologiste.

D’autre part, l’ultra-violence immigrée qui défigure chaque jour notre pays, de plus en plus gravement depuis l’explosion de cet été : règlements de compte à Dijon, razzias à Châteaubriant, meurtres d’Axelle Dorier et de Philippe Monguillot… Les racailles ont bien compris qu’il n’y avait plus d’État en France, à part lorsqu’il s’agit d’aligner une rangée de policiers en armes pour contrôler le port du masque à l’entrée de l’école. Ces violences continueront, l’impunité qui accompagne les événements de ces derniers mois est le signal du pillage. Les Français sont seulement tolérés comme cheptel.

Enfin, la tyrannie sanitaire. Avec le port du masque généralisé, le balisage au sol, la distance physique imposée, les circulations à sens unique dans les espaces clos, l’interdiction des rassemblements et les fermetures de bars-restaurants, les Français doivent désormais obéir à quantité de règles qui assassinent la sociabilité de quartier, détricotent le lien social et habituent chacun à se déplacer d’un point A au point B sans autre objectif que de consommer. Les mesures dites sanitaires de gestion de « crise » ont bien fait réaliser aux Français que l’État est le seul propriétaire de l’espace public et qu’il peut en déterminer l’usage comme bon lui semble au mépris de toute habitude enracinée, de toute coutume sociale. Ce qui, au passage, indique bien que l’État, bien qu’il en ait manifestement les moyens, ne souhaite pas en finir avec l’ensauvagement.

D’autres phénomènes plus anciens excluent le Français des villes, à l’instar des grandes surfaces (dont la France est championne dans l’UE), qui font disparaître le petit commerce et les travailleurs indépendants, transformant les villages et les quartiers résidentiels en zones-dortoirs, et les centres-villes en déserts.

Quel constat s’impose ? D’abord que les Français, comme beaucoup d’autres Européens ne peuvent résister aux brimades quotidiennes de l’État parce qu’ils vivent dans des quartiers où personne ne se connaît. Les familles sont explosées sur le territoire français pour les études ou le travail et cette absence d’identité clanique locale, de communauté de quartier, empêchent l’émergence spontanée d’une autodéfense collective. Le déracinement est donc la condition sine qua non du pouvoir de l’État et des racailles sur nos vies. Parce que nous sommes déracinés, nous avons perdu nos libertés. La liberté ne peut donc exister qu’à l’intérieur d’un espace à forte identité. L’identité est synonyme de liberté ! Alors, que faire ? Ne rien lâcher, en ville, pour montrer qu’il y aura toujours une résistance à cet Etat qui ne protège plus sa population, est évidemment nécessaire. Parallèlement, sans contradiction avec l’objectif précédent, il faut développer des stratégies de résilience communautaire dans des espaces abandonnés, à reconquérir, et y susciter une économie qui nourrit ses membres ou une partie conséquente. Cela ne pourra se faire qu’à la campagne. Des pionniers doivent d’ores et déjà en prendre le chemin. Dans toute guerre, il y a une avant-garde et une arrière-garde : les deux positions ne se contredisent pas, elles sont complémentaires. Il s’agit de garder à l’esprit que pour perdurer, notre idéal doit s’incarner dans des familles où les enfants sont heureux de grandir au cœur d’un terroir préservé. C’est pourquoi il est impératif de reconquérir nos campagnes et d’en faire nos ZID : Zones Identitaires à Défendre.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le mythe de la tenaille identitaire et la réalité du sabre islamique, par Clément Martin (Les Identitaires)

Qu’est-ce que la « tenaille identitaire » ?

« Il y a une tenaille identitaire en France, comme dans tous les pays occidentaux. À une extrême droite populiste, qui n’a jamais été aussi forte et décidée à déstabiliser la société, répondent des courants de repli intégristes religieux. Ces deux-là se renforcent l’un l’autre. Si on n’y prend pas garde, si on ne montre pas notre détermination, la tenaille se refermera. » En 2016, ainsi parlait Gilles Clavreul[1], haut-fonctionnaire, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme de 2015 à 2017 sous le gouvernement Valls II et chef de file du Printemps républicain, mouvement de défense de la laïcité. En 2005, il avait qualifié le CCIF, Collectif contre l’islamophobie en France, de « collectif anti-démocratique, raciste et antisémite », et en 2017, demandé l’interdiction de la campagne d’affichage municipal contre l’immigration clandestine organisée par Robert Ménard, maire de Béziers.

L’argument de la tenaille identitaire revient en force à l’occasion des événements liés au Black Lives Matter et à la réponse de Génération identitaire. Au début de l’année, la féministe Caroline Fourest reprit ces éléments de langage : « La gauche universaliste se trouve cernée de tous les côtés. Elle est prise en tenaille par la droite et la gauche identitaire, qui s’entendent pour prospérer. »[2] Natacha Polony, rédacteur en chef du journal Marianne et ancienne chroniqueuse sur France 2, très attachée aux vertus d’obéissance et d’excellence dans feu « l’école de la République », félicitait son ami Henri-Pena Ruiz de combattre les idées d’Eric Zemmour par le dialogue : « contre toute idéologie qui abandonne les Lumières. Combattre la tenaille identitaire, c’est aussi cela. »[3] La Licra, mouvement antiraciste historique, s’indignant contre les injures anti-juives pendant la manifestation pro-Traoré place de la République, évoquait la « tenaille identitaire » du fait de la présence de Génération identitaire derrière la banderole « Le racisme anti-blanc tue ! »[4] Pour la Licra, Nadine Morano dénonçant les « Françaises de papier » et Rokhaya Diallo le « racisme d’État »[5], même combat : la tenaille identitaire, encore une fois !

La vieille gauche républicaine en PLS

Cet argument est sans doute la réaction de survie de la gauche traditionnelle, qui rêve d’assimilation ou d’intégration dans le légendaire « creuset républicain », face à l’ardeur de la nouvelle gauche indigéniste : Houria Bouteldja et les Indigènes de la République, Danielle Obono chez les Insoumis, les thuriféraires d’Assa Traoré, etc. Un récent article des étudiants de Sciences-Po Paris s’inquiète de la rhétorique « décoloniale » à l’encontre des « non-racisés » (c’est-à-dire les Blancs), exclus du mouvement antiraciste universitaire : « En essentialisant les “Blancs”, les “Noirs” ou les “Arabes”, les discours d’extrême-droite et d’extrême-gauche jouent un jeu dangereux. Celui de communautariser un combat qui nous concerne tous, partout, tout le temps. (…) Le déni de l’extrême-droite [à l’égard des discriminations] et l’outrance de l’extrême-gauche prennent le débat public en tenailles. La voix de l’universalisme républicain doit se faire entendre. »[6]

La vieille gauche universaliste a peur car elle est au bord du tombeau. Après avoir laissé entrer des vagues d’immigrés par centaines de milliers depuis 40 ans, la gauche républicaine s’étonne que les générations nouvelles, indifférentes ou hostiles à la conception républicaine de la foi (nécessairement privée et inférieure aux lois), développe sa propre vision des choses dans un contexte scolaire et culturel où l’on ne cesse de présenter les cultures étrangères comme une richesse. Prenant ce discours au sérieux, les descendants d’immigrés ont donné des prénoms étrangers à leurs enfants, qu’ils ont éduqué dans le culte des racines familiales, et pèsent désormais sur le paysage politique.

Pour des raisons électorales évidentes, plus personne à gauche ou à droite n’oserait brusquer cette population. La démographie prime sur la démocratie et les dinosaures de la social-démocratie périmée n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. Benoît Hamon avec son « kébab », Jean-Luc Mélenchon voulant « désarmer les policiers » ou Emmanuel Macron comparant la colonisation à un « crime contre l’humanité », l’ont très bien compris ! La gauche républicaine a beau jeu d’accuser ses enfants monstrueux d’avoir trahi l’universalisme.

Cette vieille gauche a organisé le multiculturalisme, qui est la matrice même de l’indigénisme, en réduisant l’identité française à des valeurs abstraites auxquelles tout le monde devrait naturellement adhérer, du Wolof sénégalais à l’Aïnou du Japon en passant par les Napolitains et les Allemands. Liberté, pour quoi faire ? Egalité, où ça ? Fraternité, entre qui ? D’une culture et d’une religion à l’autre, ces réponses diffèrent. À force de l’ignorer, la gauche républicaine a scié la branche sur laquelle elle était assise et offert le pays au chaos. Si aujourd’hui ses partisans entonnent le chant du cygne devant la « gauche indigéniste », c’est aussi parce qu’au fond, ils voient bien leur échec : le mythe d’une République à la fois « une et indivisible » et culturellement plurielle s’est effondré sous leurs yeux. Plus ou moins consciemment, peut-être espèrent-ils sauver la France de leur enfance derrière l’invocation politiquement correcte de « valeurs républicaines » auxquelles plus personne ne croit. C’est une erreur. On ne défend pas la France avec l’idéologie qui l’a mise à terre.

L’immigration-invasion : une réalité

Selon Jean-Paul Gourévitch, auteur des Migrations pour les Nuls, il y aurait environ 13 millions d’habitants d’origine étrangère en France, soit la première génération d’immigrés (nés étrangers à l’étranger) et la seconde génération, leurs enfants nés Français en France – par la magie du droit du sol – de parents étrangers. Ces données sont incomplètes car en l’absence de statistiques ethniques, la troisième génération est ignorée puisqu’elle est composée de Français de papier nés de parents « français » eux aussi (la seconde génération). Il y a donc au minimum un cinquième de la population d’origine étrangère, dont une très large majorité de musulmans (Maghreb et Turquie), sans compter les petits-enfants de la génération 70. Cela ne s’est jamais vu dans l’histoire humaine.

Pour comparaison, à la fin du Ve siècle, les Barbares germains étaient entre 50 000 et 100 000 sur 8 millions de Gallo-Romains, soit 0,9 % de la population ![7] Pendant l’ère coloniale, jamais les Français, que ce soit en Algérie, en Indochine ou en Afrique noire, n’ont représenté un habitant sur cinq ou sur six. Nos ennemis ont donc raison : l’immigration afro-asiatique en France n’est pas qu’une colonisation, c’est une invasion. Nos craintes de voir disparaître notre pays sont parfaitement fondées.

Les pleurnicheries indigénistes : une névrose

Qu’en est-il de celles des indigénistes, qui comparent la France d’Emmanuel Macron à l’Afrique du sud au temps de l’apartheid ? Comment parler de « négrophobie » ou d’« islamophobie » dans un pays où la carte de séjour de dix ans est automatiquement renouvelable, avec en bout de course la quasi-certitude d’acquérir la nationalité française (certitude totale si on accouche sur place, l’enfant devenant automatiquement français !) et où il existe au moins 2 400 mosquées ? Comment parler de violences policières alors que la police a abandonné les quartiers aux mains des caïds, n’osant plus y entrer de peur de subir un guet-apens mortel ? Des banlieues où même les pompiers n’entrent plus… Comment parler d’État répressif alors que des Tchétchènes et des Maghrébins se tirent dessus en pleine ville avant de se réconcilier à la mosquée sous l’autorité de l’imam local ?

En réalité, les Indigénistes sont le pur produit de la jonction de trois phénomènes : le racisme anti-français inhérent à une population élevée dans la haine de l’ancien colonisé, le marxisme culturel construisant une image binaire de la société (opprimés contre oppresseurs) et le narcissisme qui pousse chacun à se poser en victime pour acquérir une dignité personnelle. L’indigénisme n’est pas une maladie, certes, mais c’est une opinion portée par des ingrats et des névrosés en mal d’innocents à détester.

Les indigènes de France

Les assimilationnistes de tout bord ont nié la persistance des racines. À gauche, ils ont cru que le catéchisme antiraciste suffirait à générer le respect et l’amour. À droite, certains croient encore qu’on peut franciser des descendants d’immigrés par des cours d’histoire patriotiques à l’école, en remettant Vercingétorix à l’honneur : « nos ancêtres les Gaulois »… Ce qui est vrai pour nous, Français de souche, mais ne le sera jamais pour les autres, qui n’y croyaient déjà pas sous le second empire colonial.

L’universalisme républicain nie que l’identité s’hérite d’abord, qu’elle est le fruit d’un héritage familial, un déterminisme. On peut certes la rejeter mais elle nous marque à vie et aucune volonté humaine fragile ne peut contre-carrer plusieurs décennies, voire des siècles d’histoire intergénérationnelle. En d’autres termes, on n’efface pas le passé avec des bons sentiments et le naturel revient toujours au galop.

Nous, aux Identitaires, nous ne repassons pas les plats de l’histoire. Nous défendons notre communauté, les Français, contre ceux qui les menacent, ici et maintenant. Si des immigrés de bonne volonté s’assimilent sincèrement et deviennent français, pourquoi pas ? Derrière les Traoré et autres voyous, islamistes et criminels, il y a certes des familles d’immigrés silencieux. Mais combien sont-ils ? Et surtout, où sont-ils ? On ne les entend pas, on ne les voit pas. Pour que la France vive, les Français doivent pouvoir y habiter en paix, selon leur propre identité.

Il n’y a pas de « tenaille identitaire », on ne peut comparer le discours d’envahisseurs hargneux à celui des défenseurs du peuple historique de France. Il n’y a pas de « gauche identitaire », comme le dit Caroline Fourest : il n’y a que les enfants de l’immigration-invasion et les indigènes de France, d’origine européenne, de culture gréco-latine et chrétienne, héritiers d’Athènes, de Rome et de Compostelle. Nous sommes ici chez nous et ceux qui n’aiment pas la France telle qu’elle est doivent la quitter sans tarder. La remigration est la seule issue au chaos, la condition sine qua non de la paix. Ce pays est à nous, nous ne l’abandonnerons jamais.

[1]Actualité Juive, 30/11/2016.
[2]Le Point, 24/02/2020.
[3]Twitter, 11/11/2019.
[4]Twitter, 13/06/2020.
[5]Twitter, 27/02/2018.
[6]La Péniche, 08/06/2020.
[7]Jacques Dupâquier et Fernand Braudel, cité par Jean Sévillia, Historiquement incorrect, 2011.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Sainte-Sophie transformée en mosquée : pleurnicher ne sert à rien, par Clément Martin (Les Identitaires)

La transformation la basilique Saint-Sophie en mosquée a fait couler beaucoup d’encre. Le pape s’est dit « très attristé », ce qui est faible au regard de l’enjeu de reconquête affirmé par le président Erdogan.

En effet, le président de la Turquie a remis clairement en cause la décision prise en 1934 de séculariser la basilique afin de lui donner le statut de musée, une démarche clairement laïciste héritée de la politique moderniste de Mustapha Kemal, président de la République de Turquie de 1923 à 1938. Ataturk déclara : « Nous allons élever notre nation au niveau des civilisations les plus riches et les plus civilisées du monde. Nous allons mettre notre culture nationale au-dessus du diapason de la civilisation contemporaine. »

Quelques réformes illustrent le kémalisme : abolition du sultanat et du califat, obligation de se choisir un nom de famille, fermeture des monastères et sanctuaires musulmans, interdiction du fez (le chapeau turc traditionnel) et du voile, droits politiques aux femmes, l’islam n’est plus religion d’Etat, adoption des codes civils et commerciaux occidentaux, repos hebdomadaire du vendredi (la règle en islam) reporté au dimanche, la laïcité intégrée dans la constitution, normes internationales de mesure… Bref, la Turquie devenait un pays occidental comme les autres. Aucun autre État, sauf peut-être l’URSS, n’a fait autant pour déraciner son propre peuple. 70 ans après, difficile d’éradiquer l’héritage kémaliste dans ce qu’il a d’économique, de diplomatique ou de juridique, mais les vieilles traditions renaissent dans le peuple nostalgique de la grandeur ottomane. Erdogan, pour justifier le nouveau statut de mosquée, a considéré « injuste », une « honte » et « trahison de l’histoire », la décision de son prédécesseur.

Utilisant le concept nationaliste de « seconde conquête d’Istanbul », Erdogan renoue avec le passé ottoman, affirmant le droit issu de la conquête de Constantinople en 1453. Il serait faux, cependant, d’opposer absolument Atatürk à Erdogan, comme si celui-ci était une anomalie malheureuse et non l’expression d’une continuité anti-européenne. En effet, c’est bien sous Atatürk que les Turcs massacrèrent 30 000 survivants du génocide arménien en 1920. Par ailleurs, la république mise en place par Atatürk prévoit dans sa constitution la nécessité d’une majorité musulmane au parlement.

Aux critiques occidentales sur la liberté religieuse, qui n’expriment aucun contenu positif mais une vague revendication égalitaire sans intérêt pour les peuples conquérants, Erdogan a l’habileté d’invoquer les anciennes mosquées espagnoles reconverties en églises pendant la Reconquista achevée en 1492 ! Longue mémoire, idéal de reconquête, promotion de la puissance au service de l’identité : rien ne sert de chouiner après l’ « ultranationalisme » turc : celui-ci fait tout ce que nous devrions faire pour nos propres intérêts et au nom d’un passé tout autant sinon plus glorieux.

Un idéal de reconquête tout à fait cohérent puisqu’il vise la construction et le financement de mosquées dans tous les anciens pays européens de l’Empire ottoman, essentiellement dans les Balkans. Un idéal de reconquête couplé à une pression migratoire sur l’Europe, par les vagues de clandestins déversés sur l’île de Lesbos et en Méditerranée. Un idéal de reconquête agressif avec l’illumination menaçante d’un navire français de l’OTAN par des frégates turques en juin dernier, étape précédant habituellement un torpillage en règle. La Turquie envisage tous les moyens de sa grandeur. Au carrefour de l’Europe et l’Asie, des pays d’immigration et d’émigration, des grandes zones de turbulence géopolitique, la Turquie demeure plus que jamais un caillou dans notre chaussure.

Le problème turc n’est pas une question diplomatique ou philosophique sur les droits de l’homme mais un enjeu identitaire de puissance : qui sommes-nous ? Que voulons-nous ? Quels moyens mettons-nous à disposition de nos objectifs ? Quels sont nos amis et nos ennemis ? Les Turcs ont répondu à ces questions. Et nous ?

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Rues débaptisées, histoire défigurée !, par Clément Martin (Les Identitaires)

La réponse à Black Lives Matter, vient d’expliquer Emmanuel Macron, ne sera pas le déboulonnage : « Plutôt que de déboulonner, je vous propose de construire ». Cent noms de soldats africains ont été référencés par la secrétaire d’Etat aux Armées, Geneviève Darrieussecq : « Les noms, les visages, les vies de ces héros d’Afrique doivent faire partie de nos vies de citoyen libres parce que sans eux, nous ne le serions pas ».

Des villes, comme Bandol, avaient déjà commencé : le maire a inauguré en janvier la première « Place des Libérateurs-africains », en hommage à cinq combattants d’Algérie morts en 1944. Cette tendance ne date pas du mouvement BLM mais de l’idéologie de la discrimination positive mise en place sous Nicolas Sarkozy, servile plagieur de l’affirmative action américaine. « La France sait ce qu’elle doit à l’Afrique, elle lui exprimera sa gratitude », avait-il déclaré en annonçant que les contingents des pays d’Afrique noire défileront le 14 juillet 2010 sur les Champs Élysées.

Si la destruction de statues n’est pas retenue par le gouvernement, qui sait pertinemment que ces méthodes ne sont pas dans la culture française et que l’iconoclasme anti-raciste est encore trop récent pour être accepté largement, le changement de nom de certaines rues n’en reste pas moins une réécriture de l’histoire. Pour la Première guerre mondiale, comme le rappelle Bernard Lugan, « durant la guerre de 1914-1918, l’Afrique fournit à la France 3,5 % de toutes ses importations et 5,22 % de ses soldats. Ces chiffres sont respectables et il n’est naturellement pas question de les négliger. Mais prétendre qu’ils furent déterminants est un mensonge doublé d’une manipulation. »

Par ailleurs, les élites politiques brillent par leur ignorance historique : l’Armée d’Afrique n’a jamais été composée exclusivement d’Africains de souche. Bernard Lugan cite le cas du 2ème Corps colonial engagé à Verdun en 1916, composé de 16 régiments : les 2/3 étaient formés de Français mobilisés, dont 10 régiments de Zouaves composés très majoritairement de Français d’Algérie, et du Régiment d’infanterie coloniale du Maroc, unité très majoritairement européenne. De la même manière, pour la Seconde guerre mondiale, le général et historien Maurice Faivre a montré qu’à l’intérieur de l’Armée d’Afrique, certes 18 000 Maghrébins ont été tués (et 12 000 Pieds-Noirs), mais 10 % des Pieds-Noirs engagés sont morts, contre 6 % de Maghrébins. L’Armée française en Afrique du Nord était composée de 410 000 hommes dont 233 000 Maghrébins et 176 000 Pieds-Noirs. Jamais ces faits n’ont été rappelés par le gouvernement. Au contraire, on s’est empressé de répondre aux injonctions de l’antiracisme anti-Blanc à la sauce Traoré en faisant semblant de rendre hommage à des soldats qui, hier encore, étaient de sinistres inconnus.

Les soldats Pieds-Noirs continuent d’être ignorés, alors qu’après le sacrifice consenti lors de la Seconde guerre mondiale, ils seront les victimes d’un nettoyage ethnique monté contre les Européens en Afrique pendant la guerre d’Algérie, avec la passivité complice de Charles de Gaulle. De surcroît, ils seront très mal accueillis en métropole après l’indépendance du Maghreb alors qu’ils étaient pleinement français. « Qu’ils aillent se réadapter ailleurs ! » vociférait alors le maire de Marseille. Pourquoi relever systématiquement que les naturalisations de tirailleurs sénégalais ont été particulièrement tardives et ignorer simultanément le calvaire de nos propres compatriotes Pieds-Noirs ? Pourquoi ignorer publiquement les milliers de viols particulièrement bien documentés sur des Italiens au printemps 1944 ? Ce sont les fameuses « maroquinades », en référence à l’implication marocaine et maghrébine dans ces violences. Ce sont les « héros » de la bataille de Monte Cassino, donnés en exemple par Emmanuel Macron, qui ont commis ces atrocités. Cette double-mesure révèle la forme la plus insidieuse du racisme anti-Blanc, celle qui est parvenue à se glisser au sommet du pouvoir : la conjuration du silence, l’omerta mémorielle, bref le mépris.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La théorie du « privilège blanc » à l’assaut du pouvoir, par Clément Martin (Les Identitaires)

Nouveau concept star des social justice warriors, le « privilège blanc » n’est pas qu’un gadget intellectuel à la mode. Cette idée gagne du terrain en France. La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNDH), fondée en 1947 par le Français René Cassin, juriste et proche collaborateur de Charles de Gaulle, vient de rendre son rapport annuel sur « la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie ». Rappelons tout d’abord que cette institution, autorité administrative indépendante (AAI), ne reçoit en théorie aucune commande de la part des pouvoirs publics. Son rôle est de conseiller. D’abord attachée à la définition classique des droits de l’homme (liberté d’expression, de circulation, de réunion, etc.), le nombre de ses attributions a beaucoup augmenté ces dernières années, alors qu’elle-même critique volontiers « l’inflation législative ». La lutte contre le racisme a rejoint son éventail d’actions depuis 1990 ainsi que « toutes les formes de haine anti-LGBT » en 2018. Alors qu’elle avait jugé la loi AVIA « disproportionnée et inopportune », la CNDH se convertit à la paranoïa ambiante autour du « privilège blanc », cité plusieurs fois dans son rapport présenté le 21 juin dernier. De plus, si elle récuse le droit de censure à des sociétés privées, elle « recommande [au gouvernement] de poursuivre l’amélioration de la coopération [de l’État] avec les fournisseurs d’accès à Internet, les hébergeurs et les sites de référencement aux fins de retrait des discours de haine en moins de 24 heures. » Quand on connaît l’interprétation de plus extensive, au niveau politique et judiciaire, de la notion d’incitation à la haine, il est clair que cette recommandation ne peut qu’amener à une censure plus rapide et plus large.

Dans ce rapport, l’accent y est mis sur le racisme à destination des Noirs, qui seraient trop peu conscientes de leur souffrance : « l’imaginaire véhiculé par le racisme anti-noirs affecte aussi ses victimes, souvent de façon inconsciente. » Et à l’appui de cette démonstration, la CNDH cite Ary Gardien, chercheur au CNRS, qui avance la notion de wokeness : le « fait d’être éveillé » pour un Noir, ce qui « consiste à partager ou à acquérir une connaissance des exactions qu’ont subies et que subissent encore les populations noires (…) l’objectif est d’identifier et de déconstruire les manifestations de racisme plus ou moins évidentes telles que le privilège blanc ». Le privilège blanc ne serait donc pas seulement un ensemble d’avantages sociaux, économiques et politiques, comme on le pense à première vue, mais d’abord une emprise psychologique des Blancs sur des Noirs. Le premier effet du privilège blanc serait de masquer aux Noirs leur sujétion. On comprend mieux dès lors pourquoi les antiracistes américains interpellent ainsi les Noirs pro-Trump : « tu n’es peut-être pas oppressée au sens individuel, mais il s’agit d’une oppression systémique », comme le dit une antifa dans une vidéo abondamment partagée sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, la CNDH vise une forme particulièrement perverse à ses yeux de privilège blanc : « la valorisation ambiguë de « la richesse de la diversité culturelle” » par les enseignants. La CNDH vise ceux qui « projetteraient des compétences telles que des compétences culinaires à certains parents plutôt que d’autres ». En ce sens, « une sensibilisation sur les biais de pratiques a priori pleines de bonnes intentions est nécessaire. Une plus grande connaissance des rouages de l’hégémonie blanche y contribuerait ». En note de bas de page, pour expliquer le concept d’hégémonie blanche cité sans aucune prise de distance, la CNDH se réfère à son inventrice : Peggy Mc Intosh. Née à Summit, où le revenu moyen équivaut à quatre fois le revenu national, Peggy Mc Intosh est la fille de J. Means, directeur du département de commutation électronique à Bell, alors leader de l’informatique. Passée par Harvard et Radcliffe, où défile le gratin mondain américain, elle a vu ses fiançailles avec le Dr Mc Intosh annoncées à la même page que le mariage du maire de Chicago dans la presse locale. Bref, une Camela Jordania avec un peu plus de pedigree. En 1989, dans un article publié à Harvard, Mc Intosh définit le concept : « [Le privilège blanc] est l’ensemble d’avantages, de prérogatives, de bénéfices et de choix immérités et indiscutables conférés à des individus du seul fait de leur couleur. En général, les Blancs jouissent d’un tel privilège sans en être conscients. » Prenant son expérience personnelle et la trentaine de fois où elle juge avoir été « privilégiée », elle confond sans vergogne son appartenance à l’élite américaine, qui lui a ouvert toutes les portes, et son origine ethnique. L’absurdité d’une thèse aussi simpliste a été souvent démontée, mais la CNDH l’adoube sans aucune analyse critique, comme une réflexion scientifique incontestable, quelque part entre la photosynthèse et la rotondité de la terre.

« Comme le suggère l’universitaire américaine Peggy MacIntosh, affirme la CNDH un peu plus loin, les blancs doivent se mettre à la place des personnes noires, comprendre ce qu’elles subissent pour mieux s’y identifier et mettre fin à un processus dont ils sont eux-mêmes acteurs, parfois inconsciemment. » Avec cette déclaration absolument délirante (« se mettre à la place des personnes noires »), la CNDH valide ce que l’on a pu voir dans des pays anglo-saxons : des enfants blancs au cou entravé par un joug d’esclave, des policiers et d’autres Blancs à genoux, etc. C’est la folie de la repentance qui redémarre, tyrannie de la culpabilité raciale à l’état pur. Ceci s’est déjà produit au moins une fois en France, avec ces élèves de l’école-collège Bon Accueil à Toulon, qui lors d’un « atelier migrants » en janvier 2018, ont joué le rôle d’immigrés clandestins malmenés par des membres de l’équipe pédagogique grimés en forces de l’ordre (Var Matin, « Des collégiens dans la peau de migrants pour comprendre ce qu’ils traversent », 14 janvier 2018).

Emmanuel Macron lui-même n’est pas indifférent à cette dynamique pro-hégémonie blanche au sein de la CNDH. Rappelons qu’en février 2017, il a qualifié la colonisation européenne de « crime contre l’humanité », de « vraie barbarie » et « nous devons regarder en face [ce passé] en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes ». Récitant ainsi le parfait catéchisme des indigénistes, courant radical de l’antiracisme dont l’influence a été décuplée par les affaires Floyd et Traoré, le président de la République a ouvert une voie royale à la haine anti-Blancs. L’année suivante, en mai 2018, Emmanuel Macron présentait un énième « Plan banlieues » avec Jean-Louis Borloo. En même temps, il ironisait sur son cas : « ça n’aurait aucun sens que deux mâles blancs, ne vivant pas dans ces quartiers, s’échangent un rapport ». Autrement dit, des Français de souche n’ont aucune légitimité à parler des banlieues immigrées, pourtant inséparables du territoire national, parce qu’ils sont blancs. Avant Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy avait posé la première pierre en plaidant pour la « discrimination positive » et en créant un commissaire à la diversité fin 2008.

L’évolution de l’antiracisme vers l’indigénisme assumé est désormais un fait acquis, celui-ci entraîne l’institutionnalisation du racisme anti-Blancs et l’idéologie des droits de l’homme apparaît enfin telle qu’elle est : l’ennemie des droits des peuples.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires