Mélenchon « butin de guerre » : temps court et temps long en politique, par Clément Martin (Les Identitaires)

Sur un live Twicht récent[1], Houria Bouteldja, fondatrice et ex-porte-parole des Indigènes de la République, présentait Jean-Luc Mélenchon, patron de La France insoumise, comme un « butin de guerre » de l’antiracisme décolonial. En effet, affirmait-elle, « Il a fait un choix, on revient de loin (…) c’était une espèce de laïcard de dingue ». Aujourd’hui, « il dit des choses qu’il n’aurait jamais dites, il y a quinze ans. »

En effet, Jean-Luc Mélenchon, comme le rappelait Eric Zemmour dans le débat télévisuel qui les opposa, était autrefois un vieux Jacobin arc-bouté sur « l’unité de la République » et ennemi farouche des « communautarismes ». Il prenait notamment la défense de la Chine communiste contre la rébellion tibétaine. A ses yeux, celle-ci est « théocratique », « indéfendable », l’équivalent de la « Charia ». Il défend entre autres le progrès social représenté par l’abolition des castes anciennes sous Mao[2]. C’est un égalitariste à l’ancienne, dans l’esprit de la IIIe République. Voter Mélenchon pour quelqu’un, comme Bouteldja, qui ne se considère pas française, mais plutôt comme le fruit de l’exploitation coloniale française, n’a aucun sens. Ou plutôt : « n’avait » aucun sens.

Sous l’influence des indigénistes et sous la pression électorale, il a changé. En douceur mais profondément. La « créolisation » n’est que le faux nez de l’idéologie du métissage, soit la caution morale du grand remplacement. Il roule désormais pour Rokhaya Diallo et toute la nouvelle génération antiraciste qui ne récuse par le remplacement de population, (un « fantasme » selon Dupont-Moretti) mais au contraire s’en félicite !

« Je pense qu’intérieurement, Mélenchon est islamophobe, affirme Wissam Xelka, l’hôte du live Twitch. Je m’intéresse aux actes : il agit contre l’islamophobie. Sur le temps long, on va le bastonner Mélenchon, il va faire le moindre faux pas, on va être là pour l’attaquer. » Et d’assumer qu’il y ait « une stratégie sur le temps court et une stratégie sur le temps long ». C’est évidemment une leçon de stratégie. Pensons sur le temps long !

[1] 21 novembre 2021, https://www.marianne.net/politique/melenchon/quand-les-militants-decoloniaux-parlent-de-jean-luc-melenchon-leur-butin-de-guerre
[2] 9 avril 2008, https://www.humanite.fr/node/391351

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Noël en sursis : responsabilité individuelle et totalitarisme, par Clément Martin (Les Identitaires)

sapin noël

Une tribune parue le 24 décembre 2021 et qui nous semble intéressant de relayer même après les fêtes de Noël. D’autant plus que le gouvernement a – comme l’année dernière – lancé le slogan « auver Noël » pour mieux faire passer de nouvelles mesures liberticides.


Pour la philosophe Hannah Arendt, le totalitarisme n’est pas nécessairement un régime politique, comme le IIIe Reich, l’URSS ou le régime nord-coréen. C’est une dynamique, une tendance sociale impulsée et mise en œuvre par différents acteurs : gouvernement, médias, artistes, enseignants, etc. Le totalitarisme peut donc se développer dans l’opinion publique sans contrainte aussi forte que des peines de prison ou des exécutions sommaires. Il suffit de conserver les vagues apparences d’un Etat de droit comme le nôtre et, concrètement, de pourrir la vie des gens au quotidien par l’introduction d’un « Pass sanitaire ». Vaille que vaille, on s’y soumet par manque de conscience politique générale, d’attachement aux libertés, d’organisation et de solidarité dans la résistance…

Le totalitarisme se distingue, de surcroît, par son caractère totalisant : une idée, ou une idéologie, s’appliquant à tous les domaines de la vie (couple, éducation, culture, aménagement urbain…) est totalitaire. L’antiracisme est devenu totalitaire, le « communisme du XXIe siècle » selon Renaud Camus. Apologie du métissage dans la publicité, « métissage culinaire » à la mode, enseignement de « l’ouverture à l’Autre » à l’école, etc.

Un nouveau totalitarisme a surgi : le covidisme. Soit la peur irraisonnée d’une maladie qui peut, certes, foudroyer certaines personnes fragiles, surtout les séniors atteints de comorbidité. Mais dont les mesures d’endiguement (confinement, isolement, fermetures d’écoles, Passe sanitaire) provoquent un trouble social plus néfaste que le mal lui-même. Il n’y a qu’à voir l’explosion de la consommation d’antidépresseurs, les retards de langage chez les enfants confrontés à des enseignants en masque, les couples et les familles victimes de violence domestique, les suicides, etc.

Comme l’an dernier, Noël est en sursis. Comme l’an dernier, on se demande s’il faudra couper la bûche en deux et manger dans deux pièces différentes, ainsi que le proposait Rémi Salomon, président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP[1]. « Noël menacé par la 5e vague de Covid ? Cela dépend de nous, alertent les chercheurs ». Voici le titre d’un article du Huffington Post[2], révélateur d’une mentalité culpabilisatrice à l’égard des Français. Autrefois, le totalitarisme s’affichait franchement : le « guide suprême » assumait sa volonté de domination pour, disait-il, le « bien du peuple ». Désormais, les privations de liberté ne seraient que la conséquence malheureuse du mauvais comportement des réfractaires au covidisme. Ou comment, selon la logique plutôt libérale du couple liberté-responsabilité, on arrive finalement à justifier le totalitarisme.

Ce dévoiement intellectuel touchera bientôt tous les domaines. On parle déjà, la ministre de la Transition énergétique Barbara Pompili l’a promis, d’interdire l’accès aux centres-villes pour les « voitures polluantes »[3]. En attendant, pourquoi pas, un passe sur la consommation éco-responsable pour limiter la consommation des gens, chose d’autant plus facile à mettre en œuvre si l’on fait progressivement disparaître les espèces. On n’a jamais autant limité les libertés des gens au nom même de la responsabilité individuelle. Cela porte un nom et a déjà été analysé au XVIe siècle par Etienne de la Boétie : la servitude volontaire.

[1] 24 novembre 2020, https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/confinement/video-confinement-a-noel-on-coupe-la-buche-en-deux-et-papy-et-mamie-mangent-dans-la-cuisine-preconise-le-professeur-salomon_4193521.html
[2] 3 décembre 2021, https://www.huffingtonpost.fr/entry/noel-menace-par-la-5e-vague-de-covid-cela-depend-de-nous-alertent-les-chercheurs_fr_61a8c04ce4b0451e5511e84a
[3] France Info, 28 mars 2021, https://www.fdesouche.com/2021/03/28/loi-climat-et-resilience-les-vehicules-pas-assez-propres-seront-interdits-de-centre-ville-dans-les-grandes-villes

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Un Noël identitaire, par Clément Martin (Les Identitaires)

Noël identitaire

Noël est l’un des piliers de la culture européenne. Chez les Romains, entre le 17 et le 23 décembre, soit une semaine avant le solstice d’hiver, on fêtait les Saturnales, occasions de réjouissances familiales et populaires. Avec l’allongement du jour, on célébrait l’annonce du retour de la vie. Repas et cadeaux échangés réunissaient les gens, les plantes vertes (le gui, le houx…) peuplaient les maisons. Le Noël chrétien, depuis que saint Boniface au VIe siècle a décoré un sapin sur une colline en signe de bénédiction, a repris le fil de cette tradition en l’orientant vers la naissance de Jésus-Christ : la Nativité. D’où l’espagnol Feliz Navidad, qui illustre mieux que notre « Noël » la dimension chrétienne de la fête.

A ces échos profonds de l’âme européenne s’est greffée un venin. Celui du consumérisme. Saint Nicolas, importé par les Néerlandais en Amérique, s’est peu à peu laïcisé pour devenir le « Père Noël », reprise d’un poème du 19e siècle, et incarner l’image de marque de Coca Cola. Noël se fête depuis sous les auspices du matérialisme. Il est assez logique que de renoncement identitaire en renoncement identitaire, Noël se soumette à l’idéologie totalitaire de l’inclusivité : « Bonnes fêtes de fin d’année » a remplacé « Joyeux Noël », inacceptable pour des non-chrétiens.

Pour la plupart des gens, les cadeaux échangés, dans une débauche de bons sentiments visqueux, sont source de bonheur. Si l’échange d’attentions bienveillantes est une bonne chose, nous en sommes loin aujourd’hui, quand on voit le succès de la revente des cadeaux décevants… Il y a une alternative : un Noël identitaire.

Un Noël identitaire est d’abord enraciné. Toutes les provinces de France ont une façon de célébrer Noël, et cela commence dès le début du mois de décembre, tandis que s’ouvre l’Avent. En Provence, le 4 décembre, jour de la sainte Barbe (patronne des artificiers et de tous les métiers du feu), on fait semer dans l’eau un peu de blé destiné à orner les crèches. Les santons, tradition qui a conquis le monde, sont un décor populaire, lieu de rassemblement familial chaleureux. Le Noël identitaire est d’abord communautaire. La saint Nicolas, le 6 décembre, est déjà l’occasion (surtout en Alsace, Lorraine et dans les régions germaniques) d’offrir des cadeaux aux enfants, puisque l’évêque de Myre est le patron des écoliers et l’ami de tous les enfants. On lui prête notamment le sauvetage de trois malheureux enlevés par un boucher peu scrupuleux…

Le sapin, la couronne de l’Avent, les chants, les visites de marchés de producteurs : l’Avent, période d’attente menant à Noël, déroule son tapis rouge riche en occasions de se retrouver. A Noël, raconte Frédéric Mistral, toutes les générations se retrouvent autour du feu pour évoquer l’histoire de la famille et chanter la gloire des aïeux. Le rituel est l’âme d’un peuple. Il exprime ce que de grands discours ne peuvent dire. Nous sommes à la fois corps, âme et esprit : lorsque seul le cérébral est valorisé, on perd en incarnation, en enracinement. Toute idée s’enracine dans une chair, c’est-à-dire une tradition.

« Vivre selon notre tradition, écrivait Dominique Venner (Histoire et Tradition des Européens, 2002), c’est se conformer à l’idéal qu’elle incarne, cultiver l’excellence par rapport à sa nature, retrouver ses racines, transmettre l’héritage, être solidaire des siens. » Joyeux Noël !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La diabolisation du foie gras : naufrage d’EELV et écologie identitaire, par Clément Martin (Les Identitaires)

foie gras

Eric Piolle, maire de Grenoble, annonçait au début du mois que le foie gras serait banni des événements locaux et des cantines scolaires. Sa déléguée à la condition animale, dont l’existence prouve le succès de la progression antispéciste au sein d’EELV, estimait que le foie gras n’est « pas une tradition française, mais plutôt une honte française »[1]. Après le « sapin » artificiel de Bordeaux (couronnement de la polémique de l’an dernier sur « l’arbre mort), c’est le tour de Grenoble. Les mairies EELV sont le laboratoire des expérimentations politiques les plus outrancières. La prise en otage des cantines est particulièrement révélatrice d’une dérive totalitaire. Quant au parti de Yannick Jadot, il constitue le refuge des marginaux en tout genre. Qui aurait pu imaginer, il y a dix ou quinze ans, que l’animalisme pouvait prendre le pouvoir dans une grande ville ? C’était inconcevable.

L’écologisme a réussi le tour de force de se mettre à dos les éleveurs et de manière générale, tous ceux qui travaillent avec des animaux. L’écologisme officiel, partisan, celui d’EELV, s’est coupé du monde rural et de la nature. Sa sociologie électorale (jeunes et moins jeunes bobos urbains) le pousse vers une surenchère de propositions toutes plus déconnectées du réel. EELV porte un regard muséifiant sur la nature, celle-ci serait une sorte de miracle incréé, l’objet d’une religion qui met à distance la faune et la flore des humains. Sauf que l’on n’a pas trouvé mieux, pour rapprocher les gens de la nature, que d’y faire travailler les hommes.

Tout se passe comme si EELV avait renoncé au combat traditionnel des écologistes contre les multinationales et le libre-échange. Leur objectif est de provoquer des changements de société de façon autoritaire en pénalisant les producteurs traditionnels et leurs clients, c’est-à-dire la base de la société, celle-là même qui subit la tiers-mondisation de notre économie par le mondialisme. Ne reste de l’écologie que les bons sentiments érigés en arrêtés municipaux.

L’alternative est l’écologie identitaire. Pléonasme, en réalité, car l’écologie est depuis le 19e siècle la science des relations entre les êtres, leurs interactions, l’impact des uns sur les autres… L’écologie politique devrait en être la traduction en termes de propositions concrètes. Pour améliorer notre cadre naturel de vie, défendre nos terroirs et la prospérité cohérente des territoires, gage d’enracinement pour les futures générations : promesse de survie de notre identité. Relocalisation du travail (donc des hommes, impliquant l’arrêt de l’immigration et la remigration), valorisation du patrimoine architectural (pays de tuile, d’ardoise, de colombages, etc.), enseignement de la culture classique du primaire à la Terminale (ces auteurs grecs et latins qui ont promu la sobriété comme source du bonheur), baisse de la fiscalité sur les PME et les entreprises familiales… Voilà quelques pistes pour redonner à l’écologie politique ces lettres de noblesse.

Mais il faut, pour cela, acter que les hommes, comme les oies et les phoques, ont aussi un écosystème à sauvegarder : leur pays, son histoire, sa géographie, ses langues, son visage… L’écologie politique, si elle n’est pas identitaire, n’est plus qu’un mauvais remake du marxisme, opposant le « dominant » carnivore au « dominé » animal. L’écologie doit cesser d’être sentimentale pour devenir véritablement politique et servir le Bien commun, à commencer par celui des Français.

[1] 2 décembre 2021, https://www.valeursactuelles.com/regions/auvergne-rhone-alpes/isere/grenoble/societe/une-honte-francaise-la-mairie-ecolo-de-grenoble-bannit-le-foie-gras-de-ses-evenements-et-des-cantines

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

De Trump à Zemmour : il faut polariser !, par Clément Martin (Les Identitaires)

« Les demandeurs d’asile cherchant à entrer aux États-Unis par la frontière sud seront à nouveau renvoyés au Mexique le temps que leurs demandes soient constatées », nous apprend le Guardian (2 décembre 2021[1]). Si Biden avait promis une politique migratoire totalement différente, « en août, la Cour suprême a infligé un revers à l’administration démocrate et jugé que le programme devait être maintenu », rappelle La Presse le même jour[2].

Le rôle de la Cour suprême américaine, qui vérifie la conformité des lois à la constitution du pays, n’est pas sans rappeler celui des Gardiens de la constitution en Iran, composé de douze membres, et qui peut censurer des projets législatifs. Le trumpisme, plus qu’un style médiatique, fut la volonté, lorsque Donald Trump était au pouvoir, de laisser l’empreinte la plus durable possible. Contrairement aux tièdes hommes politiques de droite qui se pressent d’avaliser tous les saccages de la gauche, Trump a imposé son influence idéologique en prenant toute la place nécessaire.

Avec des juges nommés à vie, la Cour suprême américaine est une institution au pouvoir évident. Bien sûr, elle ne vote pas les lois. Mais son rôle d’arbitre imprime une certaine tendance à l’atmosphère politique et un encouragement aux militants d’une cause ou d’une autre. Si un chef doit évidemment gouverner pour tout un peuple, il ne doit pas pour autant s’enfermer dans un statu quo centriste destiné à ne pas faire de vague et qui, invariablement, déçoit ses soutiens sans gagner le cœur de l’adversaire. Le président Trump, comme Zemmour d’ailleurs, assumait la nécessité de la polarisation politique. Comme chef, il a fixé un cap. Comme candidat déclaré, Zemmour porte une vision.

L’objectif de Trump, et il doit être le même pour tout candidat qui promet un changement profond, était de ne rien céder à l’ennemi. Au contraire, faire à ce dernier le maximum de mal possible en le minimum de temps. Empiler pierre sur pierre tandis que chaque minute d’un mandat présidentiel est compté. Passer plus de temps à bâtir qu’à s’expliquer, à s’excuser pour mieux se renier à la fin. La polarisation sur des sujets aussi sensibles que l’immigration, le féminisme, la sécurité ou l’islamisation est absolument vitale. A une époque corsetée par le terrorisme intellectuel, il faut entrer dans le débat en fracassant tout ce qui peut l’être. L’opinion l’accepte, l’audimat le réclame et les idées progressent.

Malgré l’inconsistance de la droite et de la gauche molles, le clivage droite-gauche demeure une réalité intellectuelle. Il faut embrasser cette réalité et la charger d’une dose de polarisation nécessaire à agacer l’ennemi, à lui faire perdre patience. Le wokisme est peut-être le chant du cygne d’une gauche en mal de causes rassembleuses, puisqu’elle a abandonné les Français moyens au profit des clandestins. Ultra-minoritaire, la gauche activiste se fait hystérique. Schéma classique. C’est du pain bénit, saisissons-le et assumons haut et fort notre idéal : maîtres chez nous !

[1] https://www.theguardian.com/us-news/2021/dec/02/remain-in-mexico-biden-administration-immigration
[2] https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2021-12-02/washington-reactive-des-mesures-migratoires-prises-sous-trump.php

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Les grandes villes sont-elles des poubelles ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

grandes villes

Stéphane Bern a ainsi justifié son départ de la capitale : « Paris est une poubelle ». Dans une lettre ouverte au maire de Paris, Anne Hidalgo, il lançait un cri d’alarme, en même temps qu’une supplique. « Chère Anne, réveillez la beauté de cette ville. Restaurez son prestige, son attrait, sa qualité de vie ».

Ces déclarations interviennent dans le sillage du travail réalisé par les lanceurs d’alerte de « SaccageParis », qui publient régulièrement des photos de la dégradation de la Ville Lumière sur les réseaux sociaux. Paris a connu un double-mouvement de gentrification, ou d’ « embourgeoisement », et d’africanisation. Les bobos côtoient les immigrés dans une ville où élever une famille dans des conditions décentes et à loyer abordable est rendu impossible. La classe moyenne est sacrifiée par la nouvelle réalité sociologique : la tenaille islamo-gauchiste. Les Blancs pauvres n’ont d’autre choix que la banlieue, gangrénée par la drogue et l’islamisme, ou le périurbain et la ruralité. C’est d’ailleurs le choix fait par Stéphane Bern.

On compare souvent la France actuelle à l’empire romain agonisant. Il faudrait toutefois rappeler que le cosmopolitisme qui régnait dans la Cité Eternelle était le reflet de sa force militaire : Rome était capitale d’un empire alors que Paris est la vitrine d’un pays remplacé. Les deux situations sont bien différentes. Il est objectivement très difficile d’imaginer l’avenir dans ces villes grises, polluées, bétonisées à outrance, africanisées, dangereuses et hostiles aux familles, surtout nombreuses.

Le constat de Stéphane Bern peut concerner bien d’autres villes en France. Les grandes villes sont-elles condamnées à la tiers-mondisation ? Et les moyennes doivent-elles suivre fatalement le modèle des métropoles ? C’est une tendance lourde. Le règne de l’impunité en toutes choses est une réalité qu’aucune majorité municipale ne semble pouvoir, ou vouloir, enrayer : voirie déficiente, laideur urbaine, patrimoine négligé, insécurité permanente… Le modèle urbain, la cité, la polis en grec, est pourtant le fruit du génie antique européen. De l’agora grecque au forum romain, la ville est le lieu du rassemblement des volontés éclairées, où se réunissent les membres actifs de la Cité, ceux déterminés à jouer un rôle dans l’avenir de leur lieu de vie. Mais la démocratie directe et locale de la Grèce antique s’exprimait dans des villes beaucoup plus petites et la population était soudée par des valeurs jugées « sacrées », immémoriales, que les lois ne remettaient jamais en cause. La population, d’autre part, était homogène.

Il y a donc des facteurs à la fois structurels (de taille, notamment), spirituels, ethniques et culturels à prendre en compte. Il n’y a qu’en revenant à une forme de mesure, dans la taille et la composition des villes, que celles-ci redeviendront vivables. En attendant, c’est à la campagne ou dans le périurbain doté d’une identité originale, et non simple réserve-dortoir, que les Français peuvent espérer retrouver un cadre de vie sain et fécond.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Vivent les murs !, par Clément Martin (Les Identitaires)

« L’entreprise que nous devons mener à bien est un investissement absolument stratégique et prioritaire pour la sécurité de la nation et de ses citoyens ». Ce n’est pas une phrase de Emmanuel Macron sur le front du Covid mais une promesse du ministre de l’Intérieur polonais Mariusz Kaminski. Il s’agit d’un mur d’au moins 100 km sur la partie critique de la frontière entre la Biélorussie et la Pologne, qui fait 400 km. Depuis l’été, des milliers de migrants utilisent la Biélorussie comme porte d’entrée vers l’UE. Le mur devrait être fini à la fin du premier semestre 2022 (Le Figaro, 15 novembre 2021). En 1689, déjà, les hussards polonais conduits par le roi Jean Sobieski avait sauvé l’Europe de l’invasion turque, sous les murs de Vienne. La Hongrie aussi a militarisé sa frontière il y a quelques années pour stopper l’avancée migratoire. Deux anciens pays communistes, deux pays martyrs du totalitarisme, deux pays symboles de l’espoir de résistance à la fatalité qui caractérise l’identité européenne.

Le mur, c’est le retour au réel. On peut discuter longtemps de l’aide au développement, de la corruption des potentats africains, des moyens d’empêcher les futures vagues de réfugiés climatiques (nouvel argument business des passeurs et des gauchistes) et autres stratégies dites « préventives », seuls des murs autour de l’Europe mettront un terme à l’immigration-invasion. Le niveau de vie des pays d’émigration sera toujours plus bas que celui de l’Europe, continent de l’innovation. Les habitants de ces pays nous regarderont toujours avec des yeux de Chimène, nous confondant avec un eldorado, la terre de l’abondance. L’attraction est trop forte pour ces peuples dont le faible développement économique tient à des lacunes qu’on ne comble pas avec des vœux pieux.

On ne sauvera pas le monde, que l’Européen cesse de se prendre pour un super-Kouchner, le sac de riz sur une épaule et l’argent de l’aide au Tiers-monde sur l’autre. Les peuples se sauvent eux-mêmes s’ils en ont l’énergie, les ressources ancestrales et les chefs valables. L’Européen, comme les autres, doit se sauver lui-même. Pour cela, il doit bâtir des murs. La politique, disait Richelieu, est l’art de rendre possible le nécessaire. Non de faire advenir le rêve et l’idéal. Or, un mur est à la portée de n’importe quel pays industriel doté d’une armée digne de ce nom pour le sécuriser. Construire un mur, c’est envoyer un message fort à la rue des pays orientaux : « en Europe, ils ne se laissent pas faire ». Et la rumeur populaire répand la nouvelle, de quartier en quartier : « les Européens ne se laissent plus faire ! » C’est ainsi que l’on dissuadera des milliers de candidats à l’exil de sombrer au fond de la Méditerranée, d’être exploités par des passeurs ou de voguer d’illusion en illusion. C’est ainsi que l’on assurera la sécurité de notre peuple et cet impératif vital suffit à justifier l’érection de murs partout où c’est nécessaire.

Vivent les murs !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le twerk militant : l’avilissement comme outil d’agit prop, par Clément Martin (Les Identitaires)

twerk

« Le twerk est pour moi une véritable démarche politique, affirme Fannie Sosa, artiste féministe. Le twerk est antipatriarchal, anticapitaliste et anticolonial.[1] » Ceci peut expliquer la prestation offerte par le collectif Booty Therapy lors d’une manifestation contre les « violences sexistes » à Paris, le 20 novembre dernier[2]. On y voit une vingtaine de « danseuses » (puisqu’il faut les appeler ainsi) secouer leurs hanches et leurs fesses en cadence. Blanches, en grande partie. Miley Cyrus, lors du même exploit aux MTV Music Awards en 2003, avait été accusée d’appropriation culturelle. Identitaires et wokistes sont d’accord pour une fois : les Européens ne devraient pas s’avilir avec le twerk et le laisser aux femmes-objets des clips de rap.

On fait remonter le twerk aux esclaves noirs américains, on la relie à des danses ethniques d’Afrique de l’Ouest qui auraient essaimé en Jamaïque, colonie noire emblématique. On peut invoquer les origines les plus anciennes qui soient, il n’en reste pas moins que le twerk de Rihanna n’était pas dansé par les nounous du Sud confédéré ni par les matriarches de l’Afrique tribale. Le twerk contemporain vient du hip hop de la Nouvelle-Orléans et de la musique afro-américaine moderne, non du blues ou de la soul.

Le collectif Booty Therapy (« Thérapie du cul », littéralement) twerke pour « montrer que ce n’est une danse de putes mais une façon de se reapproprier son corps et de s’empouvoirer ». Derrière ce gloubi-boulga féministe, il faut comprendre une énième idéologisation d’un goût très personnel pour une danse très particulière. On pourra lui donner toutes les justifications politiques, essayer d’en faire un étendard de la déconstruction, le twerk reste un énième argument de vente pour réifier la femme, en faire un objet commercial, une potiche vendeuse. Peu importe leurs motivations, les twerkistes roulent pour la société de consommation et n’honorent pas la féminité.

Entre le twerk et l’art moderne obscène, comme Milo Moiré qui pond des œufs avec son vagin[3], on voit bien que l’argument politique est devenu l’alibi de tous les manques d’imagination et des obsessions névrotiques des néo-féministes. Le militantisme n’est plus, dès lors, un outil au service de la Cité, un moyen d’expression public, mais un défouloir personnel que la majorité des gens normaux sont sommés de regarder et, surtout, de tolérer. Redonner ses lettres de noblesse au politique passe immanquablement par un décentrement vis-à-vis de soi-même et par le primat accordé au discours, plutôt qu’à l’exhibition narcissique.

[1] 16 juillet 2015, https://observers.france24.com/fr/20150716-twerk-danse-sexe-emancipation-liberation-therapie
[2] 21 novembre 2021, https://www.valeursactuelles.com/societe/video-manifestation-nous-toutes-un-collectif-de-femmes-twerke-pour-montrer-que-ce-nest-pas-une-danse-de-putes
[3] 16 avril 2014, https://www.lematin.ch/story/elle-pond-des-ufs-avec-son-sexe-162406423663

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le partage des tâches domestiques ou le féminisme totalitaire, par Clément Martin (Les Identitaires)

féminisme

Le féminisme ancienne génération militait pour le droit de vote, le travail des femmes ou encore le droit à l’avortement. Des figures comme Simone de Beauvoir ou Gisèle Halimi, l’une compagne du communiste Jean-Paul Sartre, l’autre défenseur des terroristes FLN, ont incarné le combat féministe au vingtième siècle. Leurs chevaux de bataille étaient déjà critiquables. En effet, on voit mal comment le travail des femmes a constitué un progrès : là où, autrefois, un salaire suffisait à nourrir une famille, il en faut désormais deux pour atteindre un confort relatif. Preuve que le travail des femmes a essentiellement permis la stagnation, voire la baisse des salaires tandis que l’inflation progressait. Une escroquerie en bonne et due forme.

L’ancien féminisme avait l’image d’un combat émancipateur, il visait plus à briser un ancien ordre des choses qu’à bâtir un projet social global. Bien entendu, toute dynamique « libératrice » porte en soi une vision du monde. Le néo-féminisme woke, à ce titre, est bien l’héritier d’une philosophie individualiste qui, dressant la femme en face de l’homme, opposait déjà deux sujets de l’histoire. Comme les marxistes opposent le dominant au dominé, le prolétaire au patron, etc. Toutefois, la bascule est beaucoup plus forte avec le wokisme. Une image saisissante nous en est donnée par un autocollant de l’Union communiste libertaire (plus il y a de mots dans le nom d’un mouvement, moins il y a de militants). « Femmes – hommes, dit le matériel de propagande, partage des tâches partout et tout le temps. »

Le néo-féminisme affiche clairement son ambition totalitaire : il milite pour un changement dans la vie de couple et propose un autre modèle, certainement imposé par la force si ces fous furieux arrivaient un jour au pouvoir. En attendant, ils sont condamnés à se rendre fous mutuellement, à l’intérieur de couples-cobayes du féminisme, névrosés jusqu’à l’os. Le féminisme est en train de devenir une maladie mentale. Il incite des individus pourtant responsables, par nature, à mettre sur le dos du manque d’ouverture intellectuelle du partenaire (masculin, forcément…) l’échec du couple. Ainsi, affirme Mélanie pour justifier sa séparation causée par des conceptions irréconciliables de la vie à deux, « je pars du principe qu’on ne peut pas faire changer les gens malgré eux ». « Malgré mon travail sans relâche depuis deux ans, déclare Alice, c’est toujours pas ça. » Par « travail sans relâche », il faut comprendre « rééducation » (Slate, « Pour un partage des tâches égalitaire, la bonne volonté des hommes ne suffit pas », 21 octobre 2019).

Là où une personne de bon sens évoquerait la paresse, l’égoïsme, le manque d’éducation, de compréhension ou de sens communautaire de son compagnon défaillant, les féministes invoquent un « conditionnement social hérité ». Leur vie de couple est donc le lieu d’une croisade idéologique. Tout y est idéologisé sous la coupe d’une matriarche omnisciente du haut de ses 23 ans, comme Alice, qui parle d’un « devoir d’éducation ». Mais cette démarche, contrairement aux apparences, n’excuse pas l’homme honni. Au contraire, elle en fait un enfant, et à défaut de conversion woke, elle le désigne comme ennemi. Il faut bien comprendre que le néo-féminisme woke n’est pas une idéologie comme une autre mais, peut-être, un jour, sera rangé au catalogue des troubles obsessionnels.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La dérive animaliste ordinaire et le crash démographique, par Clément Martin (Les Identitaires)

animaux

Google vient de lancer, dans son application Arts&Culture, une fonction « Pets » pour identifier votre animal au sein d’une multitude d’œuvres art. Pour le découvrir, il suffit de le prendre en photo. Ensuite, « l’algorithme de vision par ordinateur qualifié reconnaît où se trouve l’animal de compagnie, recadre l’image et la place à sa place : devant et au centre », précise Google sur son blog. « L’algorithme associe alors l’image à l’une des œuvres de leur base de données afin de trouver les plus proches ressemblances de votre petite bête préférée[1]. »

Le succès de cette fonction illustre le rapport malsain d’un grand nombre de propriétaires d’animaux à leurs bêtes. « Il fait partie d’la famille », entend-on souvent à propos de l’animal concerné. Ces propriétaires d’animaux, en particulier urbains et vivant en appartement, rejettent l’idée d’une famille nombreuse ou d’avoir plus d’un enfant. Là où l’on faisait autrefois des enfants pour « se prolonger » en quelques sortes, pour accoucher d’un avenir possible, on achète aujourd’hui un animal pour combler un manque. L’animal domestique est devenu un doudou pour adulte, qu’il soit conçu comme un enfant ou le palliatif à la solitude affective.

Ceci est évidemment lié au crash démographique des Européens. Prisonniers de l’idéologie de la jouissance, qui calcule le bonheur selon le ressenti subjectif personnel à l’instant « T », les Européens ne conçoivent plus l’intérêt de sacrifices importants pour élever une progéniture ingrate. Parce qu’ils oublient une chose cruciale : on ne fait pas des enfants pour soi mais pour les autres. Derrière cet adage de café du commerce ressort une vérité : pour les autres, c’est-à-dire pour les relations que cet enfant, ayant grandi, aura avec les autres, avec la Cité. Autrement dit, on éduque un enfant pour lui permettre de devenir un adulte, et non pour combler un manque.

L’obsession pour les animaux, auxquels on passe tout (déjections sur les trottoirs, aboiements intempestifs…), signale une vraie négligence chez leurs propriétaires. L’animal est cet enfant pourri gâté en moins contraignant, financièrement ou psychologiquement, symbole du déclin de la vitalité chez les Européens. Plutôt que d’encourager ce fétichisme, il faudrait revaloriser l’animal comme un compagnon de peine, à l’instar des habitudes du monde rural – où est sa vraie place plutôt que dans des cages à poules exiguës. La propension des modernes à acheter un gros chien est un dérivatif de l’achat d’une grosse voiture, on y retrouve la même médiocrité et le même matérialisme. Avec, de surcroît, un égoïsme profond. Puisque très souvent l’animal a besoin de courir et de se dépenser, chose impossible dans nos villes modernes, à moins d’adapter celles-ci aux animaux, donc aux caprices de leurs maîtres, avec des parcs à jeux animaliers. L’argent public ne serait-il pas mieux employé dans la construction de crèches, de parcs pour enfants, d’écoles et d’hôpitaux ? Question de choix de civilisation.

[1] 15 novembre 2021, https://actu.fr/sciences-technologie/trouvez-le-sosie-de-votre-chien-et-chat-dans-les-oeuvres-d-art-avec-google_46439641.html

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Les effets de la Covid19 sur notre identité, par Clément Martin (Les Identitaires)

covid

Un article surréaliste de France Bleu, en date du 3 novembre dernier, nous informe d’un rebond de l’épidémie de Covid-19 dans la Creuse¹. Des foyers d’infection (ou clusters si vous êtes un Américain) auraient été causés, d’après l’Agence régionale de santé, par des thés dansants, des concours de pétanque, des soirées moules-frites ou des repas d’anniversaire. Le ton est évidemment culpabilisateur : « pour la première fois depuis des mois une personne est en réanimation à l’hôpital de Guéret. Son état de santé n’est pas alarmant. Le nombre de malades hospitalisés dans le département augmente également. » Une personne en réanimation et la République tremble… Quant au fameux taux d’incidence, dont on nous alerte qu’il est en augmentation, il est à 1 pour 1 000 : un « contaminé », soit un positif (donc pas nécessairement un malade, et encore moins un malade hospitalisé), sur 1 000 habitants du département.

La psychose dans laquelle nous vivons est tout à fait inquiétante. Elle dévitalise les Français, les plonge dans l’inquiétude permanente et décourage certainement la natalité en même temps qu’elle assombrit l’avenir. D’un point de vue identitaire, la coronafolie est désastreuse. En ciblant les rassemblements, occasions de tisser le lien communautaire par la sociabilité naturelle, la politique sanitaire détruit lentement mais sûrement l’identité collective de la population, forgée dans les moments partagés. Ceux-ci sont d’autant plus vitaux dans des régions rurales comme la Ceuse, victimes d’une désaffection économique et administrative.

La culpabilisation sape l’équilibre mental de la population. Rappelez-vous de Noël dernier. « On coupe la bûche de Noël en deux, papy et mamie mangent dans la cuisine et nous dans la salle à manger », avait préconisé Rémi Salomon, président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP, mardi 24 novembre 2020². Chaque individu est renvoyé à une responsabilité sanitaire démesurée, faisant reposer sur ses épaules les manquements de l’Etat, notamment la gestion des places à l’hôpital. Cet individualisme malsain, qui invoque la responsabilité au sacrifice de la liberté, isole psychologiquement chaque Français dans un cercle vicieux d’inquiétudes moralement destructrices. Pour beaucoup, le seul moyen d’accepter cette situation, et de se rassurer, est de commuer la contrainte en « devoir civique », selon un discours médiatique bien rôdé. Les gestes-barrière sont « citoyens », le masque est « citoyen », la vaccination est un « acte citoyen ». Cette dissonance cognitive est bien la preuve que nous sommes dans un état de servitude volontaire.

Jugé plus grave que le grand remplacement, le Covid-19 a bien failli nous faire oublier le risque de disparition du peuple français. La covidisation du débat public, ramenant toute problématique à la situation sanitaire du pays, a occulté les problèmes générés par l’immigration-invasion. Suprême hypocrisie : tout le monde devait s’isoler sauf le pays, qui, les premiers mois, de façon tout à fait incohérente, est resté ouvert au monde entier. Si l’identité d’une nation est l’âme d’un peuple, sa sauvegarde devrait être aussi importante pour un individu que sa santé physique.

¹ https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/les-thes-dansants-et-les-soirees-moules-frites-a-l-origine-du-rebond-du-covid-19-en-creuse-1635969704

² https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/confinement/video-confinement-a-noel-on-coupe-la-buche-en-deux-et-papy-et-mamie-mangent-dans-la-cuisine-preconise-le-professeur-salomon_4193521.html

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le meurtre d’une Marocaine à Amiens, métaphore de la France multiculturelle, par Clément Martin (Les Identitaires)

mains meurtre

En octobre dernier, une étudiante marocaine a été poignardée pour avoir refusé un acte sexuel. Son agresseur, jugé irresponsable pour schizophrénie, échappera certainement à toute condamnation. Mike Razafimahatratra, auteur des faits, est réunionnais. Le fait que ce meurtre ait eu lieu à Amiens, la « petite Venise du nord » qui s’est illustrée pendant la guerre de Cent ans, donne une tonalité particulière à ce drame. Un extra-Européen mentalement déficient assassine une pieuse musulmane dans l’une des plus anciennes villes de France, joyau architectural symbole du génie français.

Ce fait « divers » ne l’est pas tant que cela, il indique dans quelle mesure notre pays est le terrain de jeu des extra-Européens qui le traversent avec indifférence. Le Grand remplacement nous promet une France où l’on ne protestera même plus contre le racisme anti-blanc, dans l’hypothèse où les Blancs disparaîtraient, mais contre la sauvagerie criminelle ordinaire. Le combat identitaire peut-il ainsi mourir avec la disparition de tout un peuple ?

Cette menace qui plane sur nous est le plus grand défi auquel nous devons répondre. Cette situation inédite explique largement le succès d’Eric Zemmour, qui a fait du Grand remplacement son principal cheval de bataille. Il est impératif de regarder l’ensemble des thèmes politiques à la mesure de cette interrogation : en quoi cela impactera-t-il l’existence des Français ? Que faire pour la garantir ?

Etrangers dans notre propre pays, les Français risquent, c’est le comble, de disparaître des sujets de préoccupation dès lors que le Grand remplacement donnera lieu à des meurtres d’abord inter-ethniques. Il faut marteler, plus que jamais, que le « racisme » est l’enfant naturel du multiculturalisme. Une société multiculturelle mais aussi névrosée. Car la mort de cette Marocaine est également le fruit d’un échec de compréhension culturelle renforcé par l’incapacité d’un grand nombre d’extra-Européens à assumer la frustration.

Ce phénomène touchant par ailleurs les Français à la faveur du consumérisme ambiant, il ne s’agit pas seulement de sauvegarder la substance physique de la France mais aussi son équilibre mental. Défendre notre peuple doit se faire dans toutes les composantes de ce dernier. Il y aura une éducation morale à refaire, avec les mêmes moyens que l’on déploie aujourd’hui contre les « discriminations » ou l’insécurité routière. Relever un peuple signifie utiliser tous les moyens d’influence culturelle pour lui redonner la mémoire de lui-même.

Redevenir maîtres chez nous, c’est aussi redevenir maîtres de soi. Le thème de la fierté identitaire n’est pas un kyste indigéniste, un fruit pourri du wokisme, c’est un besoin. L’identité est tout ce qui reste à un peuple qui est sorti de l’histoire. Pour y entrer à nouveau, il faudra valoriser cet enracinement et le faire rayonner à nouveau.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Faut-il s’en prendre à la « nouvelle gauche identitaire ? », par Clément Martin (Les Identitaires)

gauche identitaire

Le terme a de quoi surprendre. « Nouvelle gauche identitaire ». Il avait été utilisé dans les colonnes du Figaro pour évoquer Sonia Mabrouk, journaliste, et Matthieu Bock-Côté, essayiste, qui conspuent le « fanatisme identitaire » des théories indigénistes.

Ces deux auteurs croient en l’assimilation, Sonia Mabrouk en est l’un des exemples. Cependant, ils vivent encore dans le mythe d’une société multiraciale apaisée où, par la raison toute-puissante, on viendrait à bout du « totalitarisme diversitaire ». La journaliste de Europe 1 a notamment apostrophé Eric Zemmour en lui demandant si, elle, « musulmane », était une Française comme les autres ? Bien sûr, si on la prend aux mots, la réponse est « non ». Car l’islam est en guerre ouverte contre l’ancienne chrétienté, c’est-à-dire l’actuelle Europe, depuis ses origines. Comment une personne se définissant « musulmane » peut-elle se définir comme aussi Français qu’un paysan bourguignon de père en fils ou un descendant de croisé normand du XIIe siècle ?

La révolte de la droite et de la gauche républicaine, tendance IIIe République, universaliste et polie, contre le wokisme nous laisse un goût d’inachevé. Des journaux comme Marianne ou Le Figaro montent au créneau contre l’indigénisme avec les mêmes arguments qu’on a pu autrefois utiliser contre les Identitaires. Certes Sonia Mabrouk et Bock-Côté récusent la théorie de la « tenaille identitaire », qui met sur un plan d’égalité l’islamisme qui tue et le « populisme ». Mais l’assimilationnisme n’est pas la réponse à un phénomène qui ne peut être résumé à une énième mutation du marxisme.

Le wokisme surfe sur une réalité : le besoin d’identité enracinée, communautaire. Le multiculturalisme a démultiplié ce besoin. Chassez le naturel et il revient au galop. Mais l’assimilationnisme, idéologie du métissage dans sa version bleu-blanc-rouge, est incapable de relever ce défi du besoin identitaire, absolument vital chez tout individu qui se questionne sur le lien entre passé, présent et futur qui l’habite.

L’indigénisme devrait réveiller chez les Français de souche la conscience d’être les véritables « indigènes » de la France, les autochtones qui ne se laisseront pas « grand-remplacer » sans bouger. La « nouvelle gauche identitaire » est certes un marxisme culturel. Mais elle pose les bonnes questions sur l’irréductibilité d’une identité ethnique qu’on n’efface pas en brandissant Victor Hugo et une bouteille de vin rouge. La France n’est pas qu’une civilisation littéraire et un amour du terroir. Chaque peuple a son génie particulier et doit lutter pour le conserver et l’enrichir.

Plutôt que de rester dans une pure dénonciation du wokisme, chevauchons-le au profit d’une réalité intemporelle : de la même manière que l’Afrique est africaine, l’Europe est européenne et doit le rester.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Samuel Paty, tué une seconde fois par la stupidité progressiste, par Clément Martin (Les Identitaires)

Samuel Paty

Un an après la mort de Samuel Paty, les pédagogues de l’Education Nationale n’ont toujours pas compris la leçon. Au contraire, leur idéologie contre-nature reprend du poil de la bête à mesure que l’on s’éloigne du drame.

« Beaucoup de mes élèves, écrit un professeur d’enseignement moral et civique, ont eu du mal à croire qu’en France, tant qu’on ne porte pas atteinte aux personnes, on peut se moquer d’une religion, d’une croyance, qu’on a le droit au blasphème dans un journal satirique ! » (Marianne, 12 octobre 2021). L’auteur, Vincent Olive, découvre l’eau chaude. La France, fille aînée de l’Eglise, est aussi celle des Lumières, du rationalisme, de l’anticléricalisme et de Mai 68. Comment croire que des populations cimentées autour de la croyance en un livre qui aurait été écrit directement par Allah en lettres de feu, justifiant l’assassinat des « apostats », pourrait adhérer au concept de « droit au blasphème » ? Comment y croire encore en 2021 alors que les jeunes générations immigrées sont de plus en plus enracinées dans une identité afro-musulmane revendiquée ?

« Aucun recul ne saurait être accepté ! scande Vincent Olive. Qui pourrait croire que si nous arrêtions de montrer des caricatures, les intégristes s’arrêteraient là ? » Mais quels « intégristes » ? Encore ce mythe grotesque de la séparation étanche entre islamisme et communauté musulmane, comme si le ver n’était pas dans le fruit depuis l’origine. « La plupart des mineurs mis en cause ont d’ailleurs quitté les Yvelines. Ils y vivaient en pavillon ou dans de paisibles immeubles de trois étages, dans des familles aux profils sociologiques divers, pas toutes défavorisées », nous rappelle La Croix (11 octobre 2021). Tous les musulmans ne sont pas terroristes mais tous les terroristes qui ont touché l’Europe et les pays occidentaux depuis dix ans l’ont fait aux cris d’ « Allah Akbar ». Ils ont tué au nom d’Allah et nous devrions traiter le sujet comme si leur identité religieuse était parfaitement anecdotique ? Comme si rien, dans leur éducation, fruit d’une identité profonde, n’avait préparé le terrain à cette folie meurtrière ?

« Si dans certaines communautés, il y avait davantage de réussite scolaire, il y aurait davantage d’érudits, d’esprits formés, ouverts à la controverse, et ainsi capables de raisonner les autres membres de la communauté. » Certains croient toujours que la réussite sociale est gage d’ouverture d’esprit. Nous avons le contraire sous nos yeux lorsque les BHL, les Attali, les milliardaires pseudo-philanthropes à la Georges Soros, vomissent le souverainisme, le protectionnisme et les discours identitaires comme s’ils étaient le mal ultime. De nombreux militants marxistes, au cours du vingtième siècle, comme Pol Pot, ont bien été formés dans les meilleurs cercles universitaires de la nation des « droits de l’homme », comme la Sorbonne. En 1975, les hommes qui ont fait tomber le Cambodge dans l’enfer communiste avaient fait leurs classes à Paris. La France était une pépinière de khmers rouges.

C’est le mythe progressiste d’une humanité dans l’enfance, à éduquer par la morale républicaine universaliste, qui nous éclate en plein visage avec le meurtre de Samuel Paty. Les extra-Européens, et les Afro-musulmans en particulier, ne sont pas des Européens en « moins intelligents », des enfants à élever jusqu’au niveau de raison d’un Voltaire. Ce sont des peuples avec un logiciel différent, irréductible au nôtre. Nous continuerons de compter les morts tant que nous n’aurons pas appris à nous défendre avec un autre logiciel que celui des droits de l’homme. Ce logiciel existe déjà, c’est notre identité assumée et défendue sereinement, sans complexe et de manière offensive.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

L’avenir sacrifié des jeunes Français, par Clément Martin (Les Identitaires)

impasse avenir

« Nos dirigeants sont passés à côté d’un phénomène de masse qui compromet gravement l’avenir du pays, écrit Pierre Vermeren : la perte de confiance, d’estime, de motivation, pour tout dire de pulsion vitale, de millions de jeunes hommes. Il y a belle lurette que de jeunes Français n’ont plus gagné le Tour de France et que nos équipes professionnelles de football sont en grande partie peuplées de jeunes étrangers chargés d’animer nos stades » (Le Figaro, 14 septembre 2021).

La dévirilisation, qui est l’un des sujets les plus prisés au sein de la jeune droite, n’est qu’une manifestation d’un problème plus profond, pointé du doigt par Pierre Vermeren : le peu d’appétence pour la vie des jeunes Français. Les jeunes Français, particulièrement touchés par le chômage, sont en bien mauvaise posture historique. A l’heure de la culpabilisation féministe et du privilège blanc admis comme « un fait » par Emmanuel Macron, être un jeune Blanc n’est pas le meilleur plan carrière dont on puisse rêver en Europe.

Bien sûr, la chasse n’est pas ouverte de façon explicite. Mais c’est ainsi que les dynamiques sociales se matérialisent : par exclusion progressive. On commence en proposant d’autres modèles : le marginal, homosexuel, métis ou autre membre d’une minorité quelconque. La valorisation de la marginalité est l’un des plus grands bouleversements civilisationnels. Autrefois, la méfiance sociale à l’égard d’une personne « différente » était grande. L’instabilité mentale n’était pas une qualité, on s’en méfiait légitimement, sans qu’il y ait pour autant persécution. Pour la première fois dans l’histoire européenne, le modèle sociologique dominant (blanc, hétérosexuel) et qui incarne l’avenir (la jeunesse) est rejeté globalement. Au profit d’une quête de l’éternelle jeunesse qui est plus un fantasme de vieux bobo que de jeune ancré dans le réel.

A l’atmosphère woke qui pourrit notre pays, se joint un sacrifice de l’intelligence à l’école. Celle-ci a fait faillite, c’est bien connu, par des méthodes inadaptées, idéologiques, mais l’idéologie brute, sans fard, s’exprime à visage découvert dès l’école primaire, en promouvant ce qui était autrefois jugé « anormal », parce qu’infécond. Il ne s’agit pas ici de défendre l’idée du bouc émissaire, nul bûcher à rallumer, encore moins d’autodafé. Le problème n’est pas tant la liberté des marginaux mais la dévalorisation des « normaux ». D’autre part, l’échec de l’orientation scolaire, l’absence de sélection à l’Université et, plus tard, le racket fiscal, convergent pour éloigner le jeune Français de son propre pays.

La lutte contre « l’islamo-gauchisme » à la fac’, certes nécessaire, ne suffira pas redonner espoir à la jeunesse française. Pour savoir où l’on va, encore faut-il savoir d’où l’on vient. C’est l’amnésie identitaire qui est l’origine la plus profonde de ce mal-être. La persistance d’une identité de terroir, d’une communauté de quartier, d’une appartenance sociale valorisée par des savoir-faire (instituteur, prêtre, avocat, notaire, artisan boulanger, etc.) formait auparavant le cadre vital à l’équilibre psychologique du jeune Français. Ce modèle a éclaté dans une société de services où la polyvalence est prisée, où les compétences sont plus « liquides », interchangeables.

Le jeune Français ne doit pas seulement défier le grand remplacement et le féminisme intersectionnel. Il doit d’abord et avant tout se rappeler qu’il est français. Qu’une histoire aussi glorieuse que millénaire le rattache à un peuple de laboureurs, de conquérants et de poètes. Qui saura rallumer cette flamme de la mémoire, terreau de la reconquête ?

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Fixer un cap, par Clément Martin (Les Identitaires)

navire cap

Actuellement, Eric Zemmour est celui qui, à l’intérieur de l’espace médiatique, donne une très large audience au constat du Grand remplacement et à la remigration, avec sa proposition de vider les prisons françaises des étrangers pour les renvoyer dans leur pays d’origine. On lui reproche, ici et là, de ne pas donner les conditions précises de ces expulsions massives. Un reproche courant, que l’on peut entendre à gauche et à droite, est le suivant : « Comment faire accepter ces personnes à l’Algérie ? Zemmour ne dit rien là-dessus. » Zemmour n’a rien dit, non plus, sur l’assiette de l’impôt sur le revenu ni sur le calcul des subventions au cinéma français… Et pour cause, Zemmour ne fait pas dans le détail : il fixe un cap.

La plupart des candidats produisent un programme plus ou moins précis, sans jamais le respecter. On en a eu l’illustration avec Nicolas Sarkozy, Dr Jekyll pendant la campagne présidentielle et Mr Hyde à l’Elysée, puisque les entrées sur le territoire français ont augmenté sous son mandat. Les candidats sont pressés par leurs contradicteurs, les journalistes essentiellement, de donner tous les détails de leur politique, mesures chiffrées à l’appui. Ils se plient à un exercice intellectuel que la majorité des Français ignore.

En effet, ceux-ci votent pour une personnalité et une vision du monde, non pour un rapport d’expert. La grande qualité d’un homme politique est de fixer un cap, un ensemble d’orientations décisives où se joue le destin d’une nation. L’adhésion des électeurs à ce cap est conditionnée par l’honnêteté intellectuelle que l’on prête au candidat. A ce titre, si l’on reproche beaucoup de choses à Zemmour, très peu remettent en cause sa sincérité.

C’est le salaire d’un certain courage, exprimé pendant plusieurs années. Voici l’autre qualité d’un homme politique : la bravoure. « En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire », écrivait Orwell, auteur de 1984. Tout homme politique courageux, à une époque d’inversion des valeurs et de relativisme généralisé, est d’abord un lanceur d’alerte. Ce que les médias, lorsqu’ils veulent diaboliser l’intéressé sans en avoir l’air, qualifie de « polémiste », sous-entendant : « provocateur », « attiseur de colère ». Comme les résistants sont qualifiés de « terroristes » dans les régimes totalitaires. Le candidat d’une droite identitaire courageuse doit nécessairement être un lanceur d’alerte. Eric Zemmour en a le profil, incontestablement.

En fixant un cap, le lanceur d’alerte se fait chef. Et rien de plus motivant, pour ses troupes, que de voir le chef essuyer les coups de la meute ennemie. Eric Zemmour ne doit rien lâcher et toujours voguer droit vers le cap fixé.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Le wokisme, vainqueur par la faiblesse de nos sociétés, par Clément Martin (Les Identitaires)

woke

On ne compte plus les délires woke imposées aux universités, aux grandes enseignes, aux compagnies aériennes, avec la suppression de « Mesdames, Messieurs » et autres actes de soumission.

On oublie que le wokisme n’est pas arrivé à l’improviste, comme un voleur à l’arrachée, dans nos sociétés. Une certaine faiblesse a préparé le terrain. Il y avait plusieurs signes inquiétants depuis plusieurs années.

Ainsi, bien avant l’écriture inclusive à base de points, tel que « tout.e.s », il y avait le fameux « Bonjour à chacune et à chacun », ou « Bonjour à tous et à toutes ». Ces innovations ridicules et fausses du point de vue de la langue, parce que le masculin est universel en français (comme lorsque l’on dit « l’homme » pour signifier l’humanité), manifestent une vision extrêmement individualiste des relations sociales. On ne s’adresse plus à un ensemble, quand on dit « Bonjour à toutes et à tous », mais à des catégories orgueilleuses de reconnaissance. Pire encore, avec le « chacune et chacun », qui voit l’orateur s’adresser à chaque individualité égocentrée, et non à un corps. L’individualisme narcissique de la société moderne est la matrice du wokisme.

Le retrait de la mention « Madame » dans les administrations est aussi une victoire passée inaperçue, mais précoce, du wokisme. Bien que celui-ci n’était pas encore apparu sur la scène médiatique francophone. Par volonté bornée de mettre fin à une identification jugée « patriarcale », au nom d’une conception émancipatrice de la femme, on a noyé toutes les femmes sous l’étiquette généraliste de « Madame ». On n’a pas compris, puisqu’on étai ivre d’idéologie, que le « Mademoiselle » est un titre, comme « Maître » pour un avocat ou « Docteur » pour un médecin. Dire « Mademoiselle » est un geste de reconnaissance pour la singularité d’une femme non-mariée, c’est l’expression d’une générosité sociale puisque l’on admet, de façon claire, la diversité du corps social. Dernier vestige de l’Ancien régime, le « Mademoiselle », dans une République égalitariste jusqu’à la folie, devait tomber. Il y avait pourtant des femmes fières de se faire appeler « Mademoiselle », même des dames d’un certain âge, qui tenaient à cet élément caractéristique de leur identité.

Le wokisme, comme toute révolution, est vainqueur par un mélange de bons sentiments et de terreur inoculé aux tièdes et aux mondains, qui par un excès de bienveillance pavent le chemin de l’enfer. C’est pourquoi le débat avec les woke, utile médiatiquement lorsqu’il est public, ne vaut guère dans la vie de tous les jours. L’enjeu, bien au contraire, est de sauver les gens normaux, les Français lambdas, de la contamination.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Face à l’insécurité, l’indulgence ne paie pas, par Clément Martin (Les Identitaires)

insécurité

À New-York, l’adoucissement des lois contre le vol à l’étalage provoque une explosion de violence. Les pharmacies ont été particulièrement touchées par cette vague, des produits de première nécessité sont totalement absents des rayons : dentifrice, nettoyant pour le visage, désinfectant, etc. « Ça ressemble au tiers monde », déclare un habitant de Manhattan au New York Post. Selon le commissaire de police de New York, Dermot Shea, la cause de cette insécurité est à rechercher dans la législation de l’année dernière, qui a éliminé la caution et détention provisoire pour différents crimes non violents. De nombreux voleurs sont donc en liberté, comme cette personne qui a été arrêtée 46 fois pour vol au détail en 2021.

Ces mesures, évidemment liées au contexte post-Black Lives Matter et à l’élection de Joe Biden, sont évidemment du pain béni pour tous les délinquants qui pullulent dans les grandes métropoles multiraciales. Leurs conséquences nous montrent une fois de plus qu’il ne faut absolument rien lâcher sur la sévérité due aux criminels. Dans une vision marxiste irénique, le vol est nécessairement la manifestation d’une faiblesse que l’on devrait prendre en pitié. Le vol serait, ainsi, le moyen de survie du pauvre. Les faits, là aussi, démentent l’idéologie : la plupart des produits volés à New York se sont retrouvés sur le site Amazon.

La réponse à la pauvreté ne peut être l’autorisation, voire la bénédiction, donnée au vol. La satisfaction du pauvre ne se trouve pas dans l’abolition de la propriété privée… Le pauvre, celui qui travaille dur en vivant modestement, se retrouve aussi à l’intérieur du comptoir. Il est la première victime de ces truandages.

Face à l’insécurité, l’indulgence ne paie jamais. Les gauchistes invoquent la « prévention » comme alternative à la « répression ». C’est oublier un principe éducatif de base, qui vaut aussi bien pour les enfants que pour les adultes : une faute doit toujours être sanctionnée, sous peine d’affaiblir considérablement l’autorité et, aux yeux de ceux qui y sont soumis, la légitimité de ses décisions.

La véritable prévention ne consiste pas à laisser dépouiller les braves gens mais à promouvoir, par tous les moyens (à l’école, dans la culture, les médias, les associations sportives, le périscolaire, etc.), une morale exigeante du respect, avec sanction systématique à la clef.

La prévention, comme son nom l’indique, agit à la source. Mais lorsque la rivière est en crue, on doit agir concrètement en consolidant la rive et en prenant des mesures d’endiguement. C’est l’urgence.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires