« Quartiers sans relous » : et pourquoi pas une France sans immigration ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

Marlène Schiappa

Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté, déplore que « plus de 3 000 verbalisations pour outrage sexiste ont été enregistrées depuis la loi contre le harcèlement de rue votée en 2018 » (RTL.fr, 15/04/2018). Or, ce chiffre ne signale que les flagrants délits constatés par la Police. Madame Schiappa propose l’instauration d’un baromètre du harcèlement de rue, afin de mesurer et de « cartographier » cette pratique. Cela permettrait de désigner des « zones rouges » connues pour être des lieux de harcèlement. Des policiers en civil seront alors déployés dès qu’un cas de harcèlement est constaté et dénoncé auprès des autorités. « Ce que l’on veut, résume le ministre, ce sont des quartiers sans relous ».

Oui, vous ne rêvez pas : l’une des plus hautes autorités du pays, un ministre du gouvernement, s’adresse aux Français avec le langage d’un gamin de quinze ans. Cela montre tout le mépris de Marlène Schiappa, et de l’institution qu’elle représente, puisque la familiarité est la première forme de manque de respect. Lorsqu’on n’incarne pas la fonction qui nous a été confiée, on la quitte sans délai. Ce manque de bonne tenue est l’aboutissement d’une dynamique à l’œuvre depuis Valéry Giscard d’Estaing, qui se piquait d’être proche du peuple en rendant visite aux Français, chez eux, à la lumière des caméras de télévision. Depuis, il y a eu le « casse-toi pov’con » de Nicolas Sarkozy et le « en même temps » d’Emmanuel Macron, héros de la start-up nation. C’est le mythe égalitariste de l’horizontalité sociale qui s’exprime par la bouche de nos dirigeants.

Le harcèlement de rue est-il un problème de « relous » ? Disons-le clairement : le sexisme en France n’est pas le problème des Français. Le phénomène résulte clairement de l’inadaptation des immigrés et de leurs enfants, d’origine afro-musulmane, à la culture française. Respect de la femme, notion de « respect », rapports aux autres de manière générale… Le descendant du bédouin qui, pendant des siècles, a vécu des razzias et de l’esclavage, n’entend pas les mêmes choses que nous par « tolérance », « consentement » et « séduction ». Selon le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), 93 % des vols et 63 % des agressions sexuelles dans les transports parisiens sont commis par des étrangers (rapport sur les vols et violences dans les réseaux de transports en commun en 2019, publié en 2020). Les quartiers à forte concentration immigrée, que l’on connaît déjà pour le trafic de drogue et des violences en tout genre, seront donc certainement classés « zones rouges » par le baromètre Schiappa. Le gouvernement découvrira alors l’eau chaude : ces quartiers parfaitement identifiés et connus des autorités locales, soumis à la double-pression du banditisme et de l’islamisation, que les Français de souche fuient en masse.

Il y a quelques moyens simples d’en finir avec les « violences sexistes ». Ce sont les mêmes qui doivent être mis en œuvre pour ramener la sécurité dans notre pays. Exécution immédiate et ferme des peines décidées par le juge, fin de la tolérance à l’égard des mineurs délinquants, reconquête des banlieues immigrées par des policiers nombreux et armés, ouverture de multiples postes de police sur tout le territoire (beaucoup ont été fermés au profit des seuls Hôtels de police)… Et puis bien sûr, remigration définitive de tous les étrangers et binationaux ayant commis un délit quel qu’il soit. Or, selon l’INED, les binationaux sont près de la moitié des immigrés ayant acquis la nationalité française, soit presque un immigré sur deux croisé dans la rue. Par conséquent, pas de retour à la sécurité pour les Françaises sans remigration, ici et maintenant.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Loi Falorni sur le suicide assisté : un enjeu identitaire, par Clément Martin (Les Identitaires)

suicide assisté

De quoi parle-t-on ?

Le député LREM Olivier Falorni a présenté la semaine dernière un projet de loi visant à autoriser le suicide assisté, comme en Belgique ou en Suisse. 3 000 amendements ont été déposés, dont 2 300 par des députés LR, bloquant ainsi le débat parlementaire et faisant barrage à la proposition de l’élu macroniste. Rappelons que l’euthanasie passive, légalisée par la loi Leonetti en 2005, concerne les personnes « en fin de vie » et permet au médecin d’arrêter les soins, après discussion avec la famille. L’euthanasie active suppose l’injection d’une substance létale au malade. Dans le suicide assisté, le malade procède lui-même à l’opération à l’aide d’un tiers. Olivier Falorni prône le recours à une « assistance médicalisée active à mourir » pour toute personne « capable et majeure en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable », et ne pouvant être « apaisée » ou jugée « insupportable » (Le Point, 8 avril 2021).

L’explosion droit-de-l’hommiste

La frontière entre l’aide apportée par le médecin (ce que suppose l’expression d’ « assistance médicalisée ») et l’intervention directe du professionnel, pour palier aux défaillances du malade, est extrêmement fine. Dans de nombreux cas, pour ne pas dire la majorité, le tiers se substituera au malade puisque ceux qui demandent la mort sont dans un état d’impuissance physique. Sinon pourquoi réclamer cette loi alors qu’ils pourraient s’administrer un cocktail de médicaments ou s’intoxiquer au monoxyde de carbone, avec du charbon de bois, sans douleur ni violence ? Clairement, il s’agit de réclamer à la nation un énième droit à, après le changement de sexe et la PMA. Un « droit à ne pas souffrir » reconnu et subventionné, comme une garantie devant les aléas les plus dramatiques de la vie. La proposition du député Falorni s’inscrit dans l’hyper-inflation droit-de-l’hommiste qui consiste à faire cautionner par la société tous les choix privés, aussi marginaux soient-ils, au mépris évident du principe de responsabilité. D’autant plus que les cas montés en épingle dans les médias sont des cas isolés, tels Chantal Sébire, victime d’une tumeur extrêmement rare et suicidée en 2008. Les conséquences sont infinies : en 2014, la Belgique a autorisé le suicide assisté des adolescents capables de « discernement ».

La légalisation du meurtre

D’autre part, le suicide assisté confie à des professionnels de santé une mission qui viole le serment d’Hippocrate et la raison d’être de la médecine : soigner. Nous vivons dans une telle confusion intellectuelle que les mots n’ont plus aucun sens. Il faut dire la vérité. De toutes évidences, le projet Falorni légaliserait l’homicide. Que l’on discute sereinement à partir de cette réalité. Si le projet Falorni passe, les dérives deviendront la règle et les récits policiers s’enrichiront de ces cas d’assassinats sous l’alibi du suicide assisté. Le changement anthropologique et civilisationnel est majeur, un tabou sautera avec autant de facilité qu’on reconnaît l’interdiction de la peine de mort comme un acquis intouchable. La contradiction saute aux yeux : « oui, mais en cas d’erreur judiciaire ? » se défendaient les abolitionnistes derrière Robert Badinter, « et en cas d’erreur médicale ? » peut-on répondre à Olivier Falorni. De fait, les guérisons inattendues ou les réveils subis après un long coma ne sont pas difficiles à trouver. Pourquoi ces situations auraient-elles moins de valeur que les cas rares sur lesquels on s’appuie pour défendre l’euthanasie ou le suicide assisté ? Aucune mesure politique ne satisfera toutes les parties en présence : il y a des drames, à l’instar des dernières années de Vincent Lambert, qui s’imposent à nous comme des énigmes insolubles.

L’art du bien commun et des choix difficiles

Refuser le suicide assisté, ce n’est pas nier le problème. Au contraire, c’est peser le coût et les bénéfices d’une telle révolution. Si le bénéfice physique, en termes de douleur ressentie, est évident pour le malade ou l’handicapé grave, le coût éthique et psychologique est énorme pour l’ensemble de la société. Comment ne pas déjà le voir dans l’actuelle tyrannie sanitaire, qui sacrifie tout un pays pour une maladie qui touche seulement certains publics ? Le politique n’est pas une institution chargée de satisfaire les intérêts privés, subjectifs et à court-terme, mais l’art difficile et exigent du bien commun. L’État ne doit pas être une nounou, sans quoi il sombrerait sous les revendications les plus diverses, mais un capitaine courageux dans la tempête. Le modèle à suivre nous est donné par Ulysse dans l’Odyssée. A la barre de son navire, entre Scylla le monstre à six têtes et le tourbillon Charybde qui engloutirait tout l’équipage, le roi d’Ithaque prend le risque de perdre six hommes plutôt que de sacrifier l’avenir. Le politique est aussi l’art des choix difficiles, sur une ligne de crête entre idéalisme et pragmatisme. Le vrai courage est là.

La vie est un combat

L’Europe a vu son confort matériel s’accroître de façon inouïe en moins d’un siècle et demi. Parallèlement, le suffrage universel, le libéralisme moral et le narcissisme engendré par la société de consommation nous ont fait renoncer à la notion de vérité, au profit d’une survalorisation du « ressenti » personnel. La sincérité et l’émotion priment la raison. Dès lors, puisque c’est techniquement faisable, pourquoi interdire le suicide assisté ? Ce point de vue ignore le pilier de la civilisation : l’effort et la souffrance qui en découle. L’acceptation de la souffrance, dans une mesure que chacun doit déterminer en conscience (pensons à la jeune mère qui refuse la péridurale), est un marqueur du courage et de la grandeur d’âme. Toute souffrance dépassée, à l’image de la peur surmontée, est le point de départ d’une nouvelle vie, la condition sine qua non de l’héroïsme. Voulons-nous retrouver l’âge des héros ou bien stagner dans celui des toilettes publics « inclusifs » ? Acceptons le risque inhérent à toute aventure qui vaut la peine d’être vécue. Les bâtisseurs des cathédrales ont-ils demandé des indemnités à l’archevêché de Paris parce qu’ils souffraient de la silicose, dite « maladie des tailleurs de pierre » ? Les samouraïs japonais ont-ils recherché d’autres responsables qu’eux-mêmes pour un seppuku raté ? Dans la philosophie du suicide assisté, il y a le refus de l’imprévu, cette variable d’ajustement décisive dans une existence humaine. Au contraire, affirmons que la vie est un combat et que nous l’assumons dans ses bons et ses mauvais jours.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Droits humains vs droits des peuples, par Clément Martin (Les Identitaires)

droits homme peuples

Dans un tweet récent, Emmanuel Macron, au sujet de l’affaire Navalny en Russie, a invoqué les « droits humains » au lieu des « droits de l’homme ». L’expression n’est pas anodine. Un collectif fondé en 2014, Droits humains pour tou.te.s, a interpellé les Nations Unies afin que la « Déclaration universelle des droits de l’homme », adoptée en 1948, soit remplacée par « Déclaration universelle des droits humains ». « Le générique masculin (qui n’est plus marqué par une majuscule selon les recommandations de l’Académie française) est loin d’être neutre, il invisibilise les femmes, leurs intérêts ainsi que leurs luttes. » (Le Parisien, 14 février 2021).

Cette campagne illustre encore un peu plus le caractère totalitaire des milieux intersectionnels, féministes et antiracistes. Purs produits de la déconstruction, ultimes figures du marxisme culturel, ces militants développent un totalitarisme au sens strict du mot : tout, absolument tout, dans la vie sociale, doit être passée à la moulinette de leurs obsessions idéologiques. Ils accompliraient ainsi le rêve des communistes, la table rase universelle, l’arrachement de tout un chacun à ses racines biologiques, sexuelles ou culturelles. La vieille gauche républicaine a donc beau jeu de s’insurger contre ses enfants monstrueux, son universalisme les a engendrés. De la destruction des identités régionales au XIXe siècle jusqu’à la théorie du genre et à la cancel culture, c’est la même logique déracinante.

Lutter contre cette folie au nom de purs droits individuels, celui de la liberté d’expression notamment, ne suffit pas. En effet, ces militants ont poussé la logique de la liberté individuelle jusqu’à son extrême conséquence. Le vrai clivage se situe entre les droits individuels sacralisés par les universalistes et les droits des peuples promus par les enracinés. Les uns ne s’opposent pas aux autres dans la mesure où les libertés fondamentales (droit de circuler dans son pays, droit à la sécurité, de se réunir, etc.) sont le mieux garanties au sein de nations fortes et sûres d’elles.

Parmi les droits des peuples, il y aurait celui de vivre selon son identité, grâce à des frontières étanches et sous des chefs d’Etat courageux, déterminés à en faire respecter l’intégrité. Mais aussi le droit, autant que possible, de vivre en autonomie alimentaire, dans la mesure où la souveraineté économique est une liberté essentielle, une liberté d’action comme la souveraineté politique. En effet, la liberté étant un pouvoir, une puissance, toute souveraineté est une liberté collective. Sommes-nous libres en étant incapables de nous nourrir sans l’aide de nos voisins ? Parmi les droits d’un peuple, bien sûr, il y a la sécurité physique et celle des biens. Le droit de propriété est le fondement de la vie sociale. Ce droit, au demeurant, doit être orienté vers la vie sociale. Les canons architecturaux sont aussi une source de bonheur pour les yeux qui peut constituer un droit : comme les villes italiennes médiévales et de la Renaissance étaient un « palais pour le peuple », reconnaissons à nos compatriotes le droit d’habiter un lieu édifiant.

Dès lors, on comprend que ces droits répondent à des besoins et qu’ils impliquent des devoirs de la part de toute la société. Cette conception des libertés, enracinée dans les besoins vitaux, physiques et moraux, est la plus conforme à la réalité de l’homme, qui ne vit pas que de pain et de jeux. Comparativement, les « droits de tou.te.s » sont des caprices narcissiques qui détruisent l’unité d’un peuple au lieu de le consolider.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Ce que personne ne dit dans les débats sur le revenu universel, par Clément Martin (Les Identitaires)

revenu universel

Le revenu universel consiste à verser à tous les membres d’une communauté nationale une allocation mensuelle.

Voici quelques uns de ses principes :

* d’un montant égal pour tous
* sans contrôle des ressources ou des besoins
* sur une base individuelle
* de façon inconditionnelle et sans exigence de contrepartie.

Étonnamment, il est défendu pour des raisons différentes par la gauche… et la droite.

Ce projet scelle la grande réconciliation des marxistes et des libéraux.

En effet, Marx pensait que la sortie du salariat serait permise par l’automatisation des machines et permettrait la création d’un « revenu socialisé universel » tandis que les libéraux (jusqu’à la fameuse école de Chicago de Milton Friedman) voient dans ce revenu universel la possibilité de consommer et de participer à la vie de la société.

Parmi ses promoteurs en France, on trouve Anne Hidalgo (qui va l’expérimenter à Paris), Benoît Hamon, Nathalie Kosciusko-Morizet. Plus récemment, les LR ont même annoncé vouloir l’inscrire dans leur programme pour 2022 tout comme les Verts.

Selon eux, la mise en place du revenu universel serait une évolution logique d’une société complexe.

En effet, la maîtrise de certaines compétences s’avère de plus en plus difficile. La montée en puissance brutale de l’intelligence artificielle menace de faire disparaître des millions d’emplois dans les années à venir. Tous ces bouleversements accélèrent la déchéance sociale d’une grande partie de la population.

Du coup, de nombreux intellectuels se posent la question : « Que faire des personnes non compétentes dans cette économie en mutation ? »

L’intellectuel médiatique Yuval Noah Harari, auteur de « Homo Deus, une brève histoire du futur », va jusqu’à évoquer l’apparition des « inutiles », ceux qui n’auront aucune valeur ajoutée marchande dans le monde d’après.

Or, plutôt que d’engager une douloureuse et profonde réforme de la formation (on continue actuellement de former des gens à des métiers qui auront disparu dans 10 ans), nos élites s’orientent vers un choix radicalement différent. Face au déclassement massif annoncé entraînant un taux de chômage inédit, leur solution consiste à distribuer un peu d’argent à tous, afin d’endormir les colères. Juste ce qu’il faut pour ne pas tomber dans la pauvreté et demeurer un zombie.

Revenu universel + Netflix = Du pain et des jeux, on connaît ce principe de gouvernement depuis l’Antiquité.

Face à quelqu’un dont la vue diminue, plutôt que de lui proposer des lunettes, on préfère le mettre artificiellement dans le coma sous morphine.

Pour Christophe Guilluy, la « bourgeoisie avancée » cherche ainsi à se donner bonne conscience, s’efforce de mettre en avant le revenu universel pour les « populations sous-productives de la périphérie ».

En effet, une majorité de Français sont opposés à l’instauration d’un revenu universel (60 %). Mais plus de 50 % des sympathisants de gauche (55 %) y sont favorables (Harris, 23/01/2017).

Pour eux, toute activité professionnelle serait nécessairement une aliénation. Mais cette vision archaïque traduit davantage n’est pas partagée par les classes populaires. Souvenez-vous du carton qu’avait fait Sarkozy chez les ouvriers en 2007 avec son « travailler plus, pour gagner plus »…

Sur le plan économique, ce projet pose de sérieuses questions.

Pas forcément. Sans même évoquer le coût pour l’État, les nouvelles taxes et impôts nécessaires pour le financer, on peut envisager que les entreprises profitent du revenu universel pour baisser les salaires… de la même manière que l’aide au logement a été exploitée par les propriétaires pour gonfler les loyers.

Comme le fait remarquer Anne Rosencher, « une « vie digne » n’est pas qu’une question d’argent, mais de place dans la société ». Tout est là, en effet. La dignité d’une mission, fût-elle aride, l’importance d’un statut, fût-il à améliorer, et la perspective d’une carrière ne sont pas choses à ranger avec désinvolture sur l’étagère poussiéreuse du folklore ouvriériste. »

Mais surtout, le grand absent de ce débat, c’est… l’immigration.

Imaginez seulement l’impact en Afrique que peut avoir la mise en place effective d’un revenu universel alors que nos frontières demeurent grandes ouvertes.

Au Bénin, un médecin (donc la grande bourgeoisie locale) gagne environ 250 euros par mois. En France, le PS en 2017 avait proposé que le revenu universel grimpe jusqu’à 750 euros, soit trois fois plus, sans rien faire.

De ce point de vue là, nous ne pouvons qu’être farouchement hostiles au revenu universel.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Vraies et fausses précarités étudiantes, par Clément Martin (Les Identitaires)

étudiants précarité

Après dix jours de polémique sur « l’islamo-gauchisme », tentative maladroite pour séduire l’électorat de droite, le ministre de l’Enseignement supérieur se rachète une bonne conduite auprès des social justice warriors en déclarant la guerre à la « précarité menstruelle ». Ainsi, 1500 distributeurs de protections hygiéniques devraient être installés dans les résidences universitaires, les Crous et les services de santé universitaires. Clin d’œil aux écologistes, les protections ont été présentées comme « respectueuses de l’environnement ». Frédérique Vidal satisfait ainsi une revendication récurrente des féministes de gauche.

La « précarité menstruelle » est une cause tarte à la crème montée en épingle par des syndicats étudiants à bout de souffle. En effet, lorsqu’on évoque ce phénomène, une étude vient à point nommé pour en souligner l’ampleur. Ainsi, des sondages annoncent qu’un tiers des étudiants est en « précarité menstruelle ». Dans la réalité, 33 % des étudiantes estimaient avoir besoin d’une aide financière pour se procurer des protections périodiques, selon les résultats d’une étude menée par trois associations auprès de 6518 étudiants en France. Les seuls chiffres dont nous disposons font donc état d’un sentiment plutôt que d’une réalité et ont été obtenus par les militants de la Fage, qui fédèrent plusieurs associations. Pour bien comprendre leur démarche et leurs orientations idéologiques, il faut savoir que « l’étude a pris en compte les minorités de genre, explique le HuffPost (2 août 2021). Voilà pourquoi elle spécifie qu’il s’agit “des étudiants” et non pas “des étudiantes”.“Des personnes ne s’identifiant pas comme femmes (personnes non-binaire, hommes transgenres, ou personnes ne se prononçant pas sur leur genre) peuvent avoir leurs règles”, précisent ces associations ».

L’Université est la grande oubliée de la Macronie. Tout se passe comme si celle-ci avait entériné le putsch idéologique de la nouvelle gauche culturelle : milieux pro-intersectionnalité, néoféministes agressifs et indigénistes. L’Université est totalement abandonnée aux gauchistes les plus virulents, terroristes de la pensée et censeurs patentés qui suscitent même l’effroi de la gauche universaliste et républicaine. Les seules mesures récentes sont la mise en place d’un « chèque psy’ » pour contrer les effets psychologiques du confinement et l’instauration d’un repas à un euro dans les restos U. Il y aurait pourtant des chantiers urgents à traiter, comme la surpopulation étudiante, due à une absence de sélection aggravée par un Baccalauréat complètement dévalué par le laxisme des correcteurs et le nivellement par le bas des enseignements lycéens. L’Université est la victime numéro un de la politique de l’autruche suivie par les gouvernements successifs en matière d’orientation scolaire. La précarité de l’avenir, qui se caractérise par la difficulté de trouver un emploi correspondant à son cursus, est un problème autrement plus grave que le manque de serviettes hygiéniques. Il y a un refus de tout le système scolaire de jouer le rôle de « maître », de « guide », que l’on attend pourtant de l’Education nationale. C’est un abandon grave de notre jeunesse.

La précarité identitaire est une autre souffrance des jeunes de France qui, étudiants ou non, doivent affronter l’hostilité de la racaille. La jeunesse est en première ligne devant les agressions, en particulier les jeunes femmes. D’autre part, on a pu constater récemment l’emprise grandissante de l’islamo-gauchisme au sein de nos universités. Celles-ci doivent avant tout servir à transmettre le savoir, et non à diffuser une énième idéologie de la déconstruction.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Dissolution de Génération identitaire : la riposte juridique s’organise !

Génération identitaire

Ce mercredi 3 mars, par décret en Conseil des ministres, le gouvernement a dissous Génération identitaire. Des militants du mouvement s’étaient rassemblés à Paris pour protester contre cette décision et déployer une banderole, mais les forces de l’ordre qui ont procédé à des contrôles d’identité les en ont empêchés.

Découvrez les réactions des porte-parole de GI – Thaïs d’Escufon et Clément Martin – qui ont annoncé faire appel de cette décision.

Thaïs d’Escufon

Nous n’avons aucune raison donnée par la police. Nous nous trouvions donc dans ce parc en préparation de l’action que nous avions effectuée contre l’annonce de la dissolution de Génération identitaire. Il se trouve que trois camions de police sont arrivés et nous ont demandé nos identités. Nous attendons depuis trois quarts d’heure que l’on puisse nous laisser partir, sachant que nous n’avons strictement rien fait.

Nous attendions de partir vers le lieu de l’action. On se demande pourquoi autant de moyens de police sont déployés pour des jeunes pacifiques qui veulent effectuer une simple action alors qu’il y a des zones de non-droit qui ne sont jamais inquiétées. Encore pas plus tard qu’hier, un barbecue sauvage a eu lieu à Saint-Étienne, les policiers ont décidé, lorsqu’ils ont vu le barbecue, d’attendre que l’événement se finisse de lui-même. En revanche, des jeunes militants identitaires vont être empêchés d’effectuer leur action.

Pensez-vous que c’est une injustice ?

J’attends de voir quelle sera la décision prise par la police. Néanmoins, on voit une différence de traitement notoire entre nous militants et d’autres personnes qui enfreignent la loi et qui ne font l’objet d’aucune interpellation.

Avez-vous décliné sans résistance ?

Oui, nous sommes toujours coopératifs. Nous n’avons rien à cacher et si la police nous demande nos identités, nous la leur donnons bien volontiers. Tous les militants, ici, l’ont donnée et c’est pour cette raison que nous ne comprenons pas pourquoi cette situation s’éternise.

Qu’avez-vous envie de dire aux policiers qui sont confrontés à la délinquance que vous évoquiez ?

La plupart des policiers sont conscients qu’ils n’ont pas les ordres nécessaires pour pouvoir interpeller des racailles ou cesser des trafics de drogue ou autre. Effectivement, j’aimerais que ces policiers-là, qui sont d’accord avec les constats que nous dressons, fassent entendre leur voix et disent à Gérald Darmanin cette absurdité qu’est la différence de traitement entre nous et des jeunes d’origine immigrée qui ne sont jamais interpellés.

Cette action est-elle annulée ?

Je n’en sais pas plus que vous. Nous attendons que la police se prononce. Je trouve cela assez absurde que nous ne puissions pas effectuer notre action sachant que nous sommes pacifiques et que nous n’avions encore rien fait lorsqu’ils sont arrivés. Il est donc assez curieux que nous attendions dans ce parc…


Clément Martin ( porte-parole Génération identitaire)

Ce matin, une action était prévue pendant le Conseil des ministres. Ce dernier devait annoncer la dissolution de Génération identitaire. Nous avions prévu le déploiement d’une banderole avec le slogan « On ne dissout pas une génération ». Malheureusement, cette action n’a pu avoir lieu parce que les militants ont été interpellés juste avant de commencer leur action.

Quelle était l’attitude des militants ?

Génération a toujours prôné un activisme pacifique. Des contrôles d’identité ont été faits et nos militants sont restés calmes.

On suppose que vous vous opposez à la décision du Premier ministre qui est de dissoudre Génération identitaire. Quels sont les recours juridiques que vous allez employer ?

Nous allons utiliser tous les recours juridiques possibles. Nous allons évidemment contester devant le Conseil d’État avec un recours pour annuler ce décret qui sera pris en Conseil des ministres. Nous allons également faire un référé-suspension dans le but de suspendre ce décret pour que l’activisme de Génération identitaire puisse continuer, au moins, provisoirement pendant un certain temps. Le référé-suspension va prendre environ un à deux mois, tandis que le recours que nous allons faire devant le Conseil d’État pour annuler le décret devra prendre plusieurs mois. Par ailleurs, nous allons également poser deux questions prioritaires de constitutionnalité. La première visera à remettre en question l’ensemble du dispositif de dissolution des associations sous plusieurs motifs. Par exemple, il n’existe pas de hiérarchie des sanctions. On est sur quelque chose d’assez inacceptable qui est le tout ou rien. Alors que si nous prenons les groupes de supporters, il peut y avoir des suspensions d’activité pendant quelques mois.

La deuxième question évoquera l’appel à la discrimination. Finalement, c’est quelque chose d’assez flou. Le gouvernement est actuellement en mesure de décider quelles actions ou quels propos de Génération identitaire peuvent constituer des appels à la discrimination. Nous allons demander à ce que cela s’appuie sur des décisions de justice définitives. Si tel était le cas, on ne pourrait pas le reprocher à Génération identitaire, car aucun de nos membres, pour des propos qu’il aurait tenus ou notre organisation en tant que telle pour des actions que nous avons pu faire, n’ont jamais été, de manière définitive, devant les tribunaux pour appel à la discrimination.

Nous allons désormais basculer sur une bataille juridique. Nous allons mener cette bataille juridique avec tous les outils en notre possession.

C’est à partir de notre action dans les Pyrénées que M. Darmanin a cherché à nous dissoudre. Pour cette action, nous avions justement montré que, derrière les effets de communication du gouvernement, il n’y avait finalement que du vent et que la protection des frontières n’était pas assurée. Le fait d’avoir mis cela en lumière, cela a participé à cette décision gouvernementale. Ils n’ont pas supporté que l’on puisse révéler aux yeux de tous le double discours du gouvernement sur cette question.

Restez-vous optimiste vis-à-vis de cette dissolution ?

La question est de savoir si c’est le droit qui sera jugé. Si c’est le cas, nous avons toutes les raisons d’être confiants. Que ce soit dans la lettre que nous avons reçue ou dans les différentes déclarations qu’a pu faire le gouvernement pour justifier notre dissolution, nous nous sommes aperçus que c’était, au mieux, assez bancal. D’ailleurs, de nombreux observateurs ont pu relever que les fondements juridiques pour dissoudre Génération identitaire étaient assez légers.

Si on est sur une stricte question juridique, il y a toutes les raisons d’être confiants.

Est-ce la politique qui va prendre le pas sur la question juridique ? Si c’est le cas, nous avons du souci à nous faire.

Est-ce davantage un acharnement politique qu’une sanction juridique ?

Cela me paraît assez évident. C’est finalement le point d’orgue d’une répression globale à l’encontre du mouvement identitaire qui dure depuis longtemps, mais qui s’est particulièrement accélérée depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017. Certaines de nos manifestations ont été interdites, nos locaux ont été fermés et nous avons été censurés sur les réseaux sociaux. Cette répression va aujourd’hui jusqu’à la dissolution de notre mouvement. Malgré tous ces tracas judiciaires et politiques, notre organisation continuait de progresser et notre message continuait de se répandre. Ils ont estimé que la seule manière de nous faire taire, c’était de procéder à une dissolution.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Quelle vision identitaire à propos de la lutte contre le voile islamique ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

voile islamique

La commission spéciale a rejeté les amendements visant à interdire le port du voile pour les fillettes de trois à sept ans. Ces amendements, déposés par les députés LREM Aurore Bergé et Jean-Baptiste Moreau, ont été jugés « sans rapport direct légistique avec le projet de loi ». Tous les deux sont des figures du parti : la première s’est illustrée lors de la campagne présidentielle et le second est porte-parole de LREM, tous deux membres de son aile libérale.

Marlène Schiappa, sur CNEWS, s’est dite en accord « philosophique » total avec le texte mais le président du groupe LREM à l’Assemblée, Christophe Castaner, et d’autres membres du parti, jusqu’au gouvernement assure Le Parisien (17/01/2021), craignent « l’hystérisation du débat ». L’exécutif a donc souhaité éviter les polémiques qui avaient terni la fin du quinquennat en 2004, sous Jacques Chirac (loi sur les signes religieux ostensibles à l’école), ou celui de Nicolas Sarkozy, en 2011 (loi sur le voile intégral dans l’espace public).

La bien-pensance de gauche comme de droite ne cesse de se casser les dents sur ce sujet. En effet, elle se divise entre les néo-féministes, qui prolongent le combat pour le respect du corps de la femme (au nom duquel a été légalisé l’avortement en 1974) et prône « la liberté de porter le voile » et les conservateurs du statu quo multiculturaliste, qui craignent une réaction forte des musulmans et préfèrent ne pas légiférer, par soumission.

Le gouvernement d’Emmanuel Macron n’aura de toute façon jamais le volontarisme de contrôler la façon dont 6 à 9 millions de musulmans (selon Jean-Paul Gourévitch, Planet.fr, « La vérité sur le nombre de musulmans en France », 2015), globalement hostiles ou indifférents aux règles du pays qui les a accueillis, vivent leur religion.

Pour autant, nous devons savoir faire feu de tout bois. Toute mesure allant dans le sens de marquer une frontière ferme entre ce que nous acceptons et ce que nous refusons strictement est bonne à prendre. Mais nous devons garder à l’esprit que la lutte contre le voile islamique n’est pas une fin en soi. Notre problème n’est pas tant l’apparition (ou la disparition par la loi) dans l’espace public d’un signe religieux hostile à notre identité que l’immigration massive qui a permis sa diffusion.

Si une population ne peut cohabiter avec nous sans créer de problèmes insolubles, la remigration est la seule alternative. Sortons du mythe républicain universaliste, qui nie la force du sentiment identitaire et le besoin de racines. Que les musulmans s’estimant persécutés chez nous rejoignent le pays où ils pourront vivre librement leur foi. Au besoin, nous les y aiderons.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Rapport Stora : fausse impartialité historique, vraie promotion de la haine de soi

Rapport Stora Algérie

À un an de la commémoration des accords d’Evian (1962), par lesquels la République française reconnaissait l’indépendance du nouvel État algérien, Emmanuel Macron a demandé à l’historien Benjamin Stora de plancher sur un panel d’actions possibles. L’une des propositions est l’institution d’une commission « Mémoire et vérité ». Cette idée est un grand classique des règlements de compte historique. Les commissions « Mémoire et vérité » sont l’apanage de la gauche, qui l’utilise comme vengeance politique sur les gouvernements de droite, dictatoriaux ou non, qui l’ont précédée. Ce nom est particulièrement associé au Chili, dirigé par le général Augusto Pinochet de 1973 à 1988. Sous un faux air d’impartialité historique, les commissions « Mémoire et vérité » servent ensuite de source unique pour tous les travaux sur le sujet, jusqu’aux reportages journalistiques et autres émissions télévisées. C’est donc un enjeu important, sur lequel nous n’avons aucune influence, bien sûr, puisque la « recherche » se tiendra dans les salons feutrés de la doxa officielle où se réuniront savants choisis uniquement pour leur tiédeur, dans un sens comme dans un autre. Le consensualisme du discours final est l’objectif prédéterminé de ces commissions, avec toujours un penchant marqué en faveur de l’Autre. En effet, selon le marxisme culturel, celui qui se révolte a toujours raison… sauf lorsqu’il est blanc et soutient Donald Trump. Benjamin Stora, cible à la fois des anticolonialistes les plus farouches et des cercles Pieds-Noirs, n’apportera donc rien de nouveau à l’état des connaissances, par Clément Martin (Les Identitaires)

Certainement conscient de cette réalité, sa proposition tarte à la crème de « Commission Mémoire et vérité » n’a qu’une utilité marketing. Elle doit de paravent politique à Emmanuel Macron, qui veut se donner une stature de chef d’Etat sage et clairvoyant, au-dessus des partis et des colères communautaires, à l’heure de la cancel culture. Il a d’ailleurs indiqué que la France ne formulera aucune excuse. Comment interpréter, alors, cette autre proposition : la panthéonisation de Gisèle Halimi ? Celle-ci, militante féministe et avocate, se spécialisa dans la défense des militants du FLN, terroristes qui n’avaient rien à envier à l’État islamique. Têtes décapitées et organes génitaux fourrés dans la bouche, femmes enceintes éventrées, enlèvements et réduction d’Européens à l’état d’esclaves, et tout cela sur des civils : voici quelques méfaits commis par les séparatistes arabes que défendait Gisèle Halimi. Dans la mesure où le Panthéon a été spécialement conçu pour honorer des « grandes » figures de l’histoire de France (Napoléon Bonaparte, Victor Hugo, Jean Moulin…), y introduire Gisèle Halimi, passionaria de l’indépendance algérienne, signifie évidemment que l’État français approuve son combat et le donne en exemple. Benjamin Stora propose à la France d’honorer une femme qui a contribué à saper l’action de l’armée française en temps de guerre et à faire reculer la puissance de notre pays sur la scène internationale.

Quoi qu’on pense sur l’ancien empire colonial français, force est de constater que la France n’a fait que reculer depuis la décolonisation. Emmanuel Macron ne s’excusera finalement pas mais cela revient strictement au même. Avec son engagement pour l’Algérie française en tant que soldat puis en tant qu’activiste, Dominique Venner disait avoir voulu « défendre la frontière sud de l’Europe ». Peu importe de savoir si la colonisation était « identitaire » ou non, ce qui n’a aucun sens lorsqu’on s’efforce de juger le passé sans les œillères du présent ou les préjugés idéologiques.

Pour nous autres identitaires, se respecter en tant que peuple, c’est d’abord s’incliner devant l’élan de vitalité qui caractérisait les Français, lorsqu’ils soumettaient la terre d’où s’élancèrent tant de Barbaresques qui razziaient nos côtes au nom de l’islam. Se respecter en tant que peuple, c’est refuser par principe de déterrer les cadavres d’une guerre que nous avons gagnée militairement. Se respecter en tant que peuple, c’est tenir bon devant toutes les atteintes à notre histoire, moyens indirects d’attaquer notre identité.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La remigration, l’idée force pour reconquérir notre pays

remigration

Le VIe Forum de la Dissidence avait pour thème : « Assimilation ? Séparation ? Communautarisation ? Remigration ? » Ce questionnement sur les différentes solutions possibles à la problématique de l’immigration n’est bien entendu pas nouveau. Parmi les acteurs qui tentent de proposer des solutions crédibles, il y a évidemment les Identitaires. Voici un texte de la plume de Clément Martin sur la solution qu’ils proposent : la remigration.

« La remigration s’est imposée dans le débat public »

D’où vient la remigration ? Le concept a été développé par les Identitaires. Nous sommes les premiers, en 2011, à avoir employé ce terme dans le champ politique. Face au constat du grand remplacement, les Identitaires ont proposé une solution : la remigration. En 2013 et 2014, les identitaires ont lancé une campagne de promotion du terme « remigration ». Par le biais de vidéos diffusées sur Internet, les interventions de nos porte-parole, la popularisation du mot sur les réseaux sociaux par nos militants, la création de supports variés et des actions diverses, la remigration s’est imposée dans le débat public. En 2014, nous organisions les Assises de la remigration à Paris. Cet événement participa à l’installation de ce concept dans l’opinion de droite, dont le sens est connu grâce à nos efforts. C’est une évidente victoire sémantique et donc politique. Enfin, point d’orgue de ce travail militant, 30 mesures pour une politique d’identité et de remigration est paru aux Éditions Idées en 2017.

Malgré la vaste diffusion de l’idée de remigration, les grands médias et les instituts de sondage n’ont jamais proposé cette alternative aux Français. La réduction du débat public aux drames causés par les attentats islamistes a pu éclipser la question centrale de l’immigration-invasion et des « Français » de papier hostiles à notre pays. Cependant, une enquête Ipsos du 16 novembre révèle que 78 % des Français pensent qu’il faut une immigration « choisie » plutôt que subie. « L’immigration choisie » implique une politique de tri fondée sur des critères prédéterminés selon les besoins de l’économie nationale, chose possible à condition de faire sauter le verrou du libre-échange et de rétablir des frontières étanches. 55 % sont favorables à la suppression du regroupement familial et 58 % souhaitent l’instauration du droit de sang : la nationalité ne serait accordée qu’aux fils de Français, ce qui doit nous amener à bien définir ceux-ci. Seulement 37 % estiment que l’immigration est une chance, chiffre en baisse depuis 2007 (ils étaient alors 49 %). Ainsi, une majorité de Français pensent que notre pays ne peut plus accueillir de nouveaux arrivants et qu’il faut redéfinir l’octroi de la nationalité française. Tout laisse à penser que, si on leur proposait l’expulsion progressive des immigrés indésirables, dont l’attitude est à l’origine de cette évolution de l’opinion publique, les Français plébisciteraient cette politique. Seuls les derniers apôtres du multiculturalisme, ceux qui croient encore au vivre-ensemble, peuvent désapprouver la remigration dans son principe. L’enjeu pour les résistants identitaires n’est pas tant la remise en cause du mythe de la coexistence pacifique que la présentation des outils pratiques de la remigration.

« Franciser 20 % de la population est totalement irréaliste »

Reste bien sûr une alternative au multiculturalisme et à la remigration : l’assimilation. Ce serpent de mer de la droite induit en erreur les esprits fragiles ou les moins courageux, car il laisse à penser que l’on pourrait « franciser » les immigrés en leur faisant aimer notre pays. Ici, il faut distinguer ce qui est de l’ordre des relations entre individus et du domaine politique. Un extra-Européen de bonne volonté, pacifique et ouvert à la culture française (cela fait déjà beaucoup de conditions préalables…) peut embrasser notre art de vivre et le transmettre à ces enfants. Mais franciser près de 20 % de la population (selon Jean-Paul Gourévitch, il y aurait environ 16 millions d’Afro-musulmans en France) est totalement irréaliste. Aucun chef d’État, fût-il doté de moyens politiques extraordinaires, n’a le pouvoir de transformer les petits Mohamed, de plus en plus islamisés et fiers de leurs racines maghrébines au fil des générations, en Lucas, Marie et Alexandre. L’identité ne se décrète pas. Si l’assimilation a été spontanée avec les immigrés d’origine européenne et chrétienne, c’est parce qu’une communauté de culture nous unissait à eux. Il en va autrement des immigrés venus d’une aire de civilisation totalement différente, dont le rapport à la femme, au respect et au spirituel est opposé à la tradition européenne et française. Dans ces conditions, pour retrouver la paix sociale, la séparation est nécessaire. Elle est la seule politique juste et équitable pour garantir aux peuples occupant notre pays une vie selon leur identité, leurs mœurs et leur vision du monde. Sur les ruines du vivre-ensemble qui, en réalité, n’a jamais existé, la remigration s’impose comme une politique de bon sens.

« La remigration est techniquement faisable »

La politique de remigration est techniquement faisable. Nos ennemis n’ont pas tort d’affirmer que l’histoire de l’humanité est jalonnée de mouvements de population : grandes invasions barbares, colonisation de l’Amérique, de l’Afrique et de l’Asie, échange des Grecs de Turquie et des Turcs de Grèce en 1923, expulsion de plusieurs centaines milliers de Polonais travaillant en France dans les années trente, exil des pieds-noirs… Contrairement à nos adversaires, nous ne voyons pas dans cette réalité un sens de l’histoire valable partout et tout le temps : ces déplacements, légitimes ou invasifs, réalisés sous la contrainte ou volontairement, sont très variés. L’État est capable de mobiliser la police et l’armée pour fliquer les Français ou protéger nos églises, réquisitionner des hôtels pour loger des clandestins ou des bateaux pour secourir des Africains en mer, il est tout aussi possible de mettre ces ressources au service d’une politique de remigration par étapes. Renvoyer des étrangers dans leur pays est tout à fait réalisable. En mai 2017, l’Arabie Saoudite a annoncé l’expulsion de cinq millions de travailleurs immigrés. Qu’est-ce qui nous empêche de faire la même chose sinon la lâcheté des gouvernements successifs ? Commençons par les quinze mille détenus étrangers.

Sans mesure contraignante, il est très facile de décourager des étrangers de rester en France. C’est la remigration incitative. Quel musulman resterait dans un pays qui a décrété un moratoire sur la construction de mosquées ? Quel voyou venu d’ailleurs resterait dans un pays où l’on mène une guerre sans pitié au trafic de drogue ? Il faut que la vie en France soit désagréable pour les candidats à l’émigration. Et par-dessus tout : il faut que ça se sache ! Quant aux enfants du droit du sol, il faut envisager la déchéance de nationalité. Bien sûr, dans le cas de l’expulsion comme de la déchéance, nous aurons un certain nombre de juges rouges contre nous. Mais les lois se changent et la première chose que devrait faire un gouvernement courageux est de retirer les attributions du juge administratif pour tout ce qui concerne la politique migratoire. Aucune expulsion, aucune déchéance ne doivent être contestables devant un juge. Ces actes de la politique publique doivent être sanctuarisés. Il faut casser le gouvernement des juges.

Ajoutons à cela le problème des pays d’origine qui refuseraient leurs ressortissants. Pour cela, nous avons besoin que les pays du Maghreb soient dirigés par des élites qui constituent des interlocuteurs valables, comme feu Kadhafi, en Libye, l’a été avec l’italien Berlusconi. Des accords bilatéraux avaient été passés entre les deux États et la Libye verrouilla sa frontière sud pour interrompre l’itinéraire subsaharien. Nous avons besoin que les pays du Maghreb soient mis à l’abri du danger de déstabilisations du type des « printemps arabes », en étant dirigés de façon autoritaire comme l’est le Maroc ou la Tunisie sous Ben Ali. De notre point de vue, cela ne peut se faire que par la menace de rétorsions économiques. Or, pour qu’il y ait un raidissement des relations commerciales, encore faut-il nouer des liens avec eux. Le rayonnement international de la France et la restauration de son influence en Afrique du Nord détermineront le succès de la remigration. Lorsqu’en 1609 Philippe III expulse 300 000 Maures vers Oran, dans l’actuelle Algérie, c’est parce qu’Oran est sous domination espagnole. L’expulsion des Morisques fut une opération militaire menée d’un territoire espagnol à un autre territoire sous contrôle espagnol. Cette expulsion n’a pu être réalisée que parce que l’Espagne assuma sa vocation à l’empire. La puissance internationale est un enjeu majeur.

Il faut également dégonfler la baudruche des accords internationaux et du poids des organisations mondiales. Entre autres exemples, Donald Trump a fait sortir son pays de l’OMS, la France n’a jamais respecté les décisions de justice des cours de l’Union européenne en matière de langues régionales et plusieurs États ne craignent pas les sanctions symboliques de l’ONU. Aucune de ces institutions n’a d’armée ou de police mondiale pour sanctionner les pays dissidents. Seuls les États-nations possèdent les moyens régaliens nécessaires. L’opposition peut donc venir de certains pays qui pourraient par exemple boycotter nos produits mais personne au niveau international ne peut empêcher un pays de se débarrasser de son trop-plein d’immigrés. D’autre part, les mesures d’expulsion sont déjà pratiquées à l’étranger : en Suisse, en Australie et aux États-Unis, sous l’administration Obama, où deux millions d’immigrés clandestins ont été renvoyés dans leur pays d’origine. Non seulement la remigration par étapes est possible mais, de surcroît, elle est déjà partiellement appliquée dans le monde.

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Clément Martin raconte son voyage en Grèce sur l’île de Lesbos au micro de Radio Courtoisie

01/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Clément Martin revient sur ses quelques jours passés là-bas où il a réalisé un reportage.

Durant ce podcast, il révèle plusieurs anecdotes exclusives. Migrants, violences, habitants à bout de nerfs, tensions politiques maximales, tout est évoqué sans tabou dans ce podcast de 30 minutes.


Le Soleil se lève #13 (ECP) : une émission autour du thème du militantisme

podcast du Soleil se lève

24/11/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Découvrez le treizième podcast du Soleil se lève, l’émission mensuelle de l’ECP (Équipe Communautaire Paris).

Une émission avec Thaïs d’Escufon, Jérémie Piano, Clément Martin et Victor Aubert (Academia Christiana) autour du thème du militantisme.

Ils ont décortiqué ensemble l’ouvrage de Dominique Venner “Pour une critique positive”, un véritable manuel stratégique pour les identitaires de France et d’Europe.


Notre faiblesse ne justifie pas l’islamisme et le Grand Remplacement, par Clément Martin (Les Identitaires)

Certains voient dans les attentats la sanction de nos faiblesses et de notre décadence. De la même manière, le Grand Remplacement ne serait que la conséquence de notre « grand effacement » intellectuel. Tenter de freiner le Grand Remplacement ou de lutter contre le terrorisme par des moyens concrets serait donc pure perte temps : il faudrait « remonter aux causes » plutôt que de « s’en prendre aux conséquences ».

Fermer les frontières est à la portée de n’importe quel État

Tout d’abord, les résistants identitaires ne négligent pas la réflexion sur les causes. Mais le combat politique, au service du bien commun, tend premièrement à écouter les plaintes de notre peuple, qui portent généralement sur des problèmes tangibles (insécurité, islamisation, dégradation du cadre de vie…) auxquels un militant honnête et intègre doit porter un grand intérêt. Nous envisageons la conquête du pouvoir, seul levier apte à résoudre les difficultés des Français, et il faut donc concevoir les outils que nous utiliserions pour soigner notre pays. On peut ergoter longtemps pour savoir quel réseau occulte manipule la France, mais cela ne fait pas avancer la situation de la jeune femme harcelée par la racaille sur la route du travail. Pour identifier les racines du terrorisme islamique et du Grand Remplacement, on peut invoquer la politique étrangère américaine, la guerre en Libye ou la crise économiques dans les pays d’émigration. Mais qui détient la clef pour résoudre les maux du Moyen-Orient et de l’Afrique noire ? En revanche, fermer les frontières et les maintenir étanches, par des contrôles rigoureux et l’instauration de l’immigration zéro, est à la portée de n’importe quel État.

On peut vivre heureux en France à condition de s’en donner les moyens

Un État peut également expulser les imams islamistes et leurs plus chauds partisans ainsi que les détenus binationaux ou étrangers. Ces mesures de bon sens, qui touchent seulement les « conséquences » de malheurs plus profonds, n’en sont pas moins suffisantes pour ramener l’ordre et la paix. Il n’y a que des paresseux déguisés en théoriciens scrupuleux pour mépriser cette démarche humble et pragmatique. Persuadés que l’on peut vivre heureux en France à condition de s’en donner les moyens, les Identitaires ont publié en 2017 : 30 mesures pour une politique d’identité et de remigration.

La haine des islamistes ne trouve pas sa source dans notre faiblesse

Ensuite, pourquoi tant de haine de la part des islamistes ? Pourquoi tant de violence et d’intimidations quotidiennes de la part de la racaille ? Ce n’est pas parce que nous serions devenus « décadents » et faibles, même si le succès des sous-produits culturels les plus médiocres nous montre bien une certaine dégénérescence intellectuelle au sein des nôtres. S’ils nous détestent, ce n’est pas en raison de notre nihilisme moral, de l’esprit Charlie ou de la déchristianisation. C’est parce que nous sommes français. En effet, les attentats islamistes n’ont pas commencé en novembre 2015 au Bataclan. Les attaques de l’islam ont commencé en 711 au sud de l’Espagne, se sont prolongées en France avant le coup d’arrêt de 732, ont repris le siècle suivant en Provence tout en se démultipliant dans l’ancien empire romain d’Orient, à Constantinople, avant de toucher la Serbie, la Hongrie, la Bulgarie, Vienne à deux reprises et l’île de Malte jusqu’à la victoire chrétienne de Lépante. Le choc de civilisations entre le monde helléno-chrétien et musulman est très ancien. Les Francs du neuvième siècle étaient-ils Charlie ? Pas vraiment. Cela n’a pas empêché les Maures d’attaquer leurs domaines. Le conflit a toujours été présent entre ces deux mondes. L’attentat de Nice l’a rappelé : en frappant des fidèles au cœur d’une église, ils ont montré que la France, à leurs yeux, est un bloc. Orientaux et Africains ont une mentalité tribale : pour eux, la France est une tribu et depuis les croisés jusqu’aux boomers de gauche, c’est la même tribu qu’ils combattent, celle des kouffars, des infidèles blancs.

Militantisme exemplaire plutôt qu’autoflagellation

D’autre part, cela ne doit pas nous faire éluder nos faiblesses bien réelles : dévirilisation, addiction au consumérisme, dépendance aux réseaux sociaux, peur de la force, déconstruction des identités sexuelles et culturelles… Nos pathologies d’homme blanc sont nombreuses et nous désarment en face de la barbarie des immigrés issus de pays musulmans. Mais nommer les tares de la société française pour les éradiquer afin de redevenir des hommes et des femmes debout, ce n’est pas relativiser les attentats sous prétexte que nous « l’aurions bien mérité ». Faible, la société française l’est. Par l’exemple d’un activisme exigeant et toujours en éveil, nous voulons donner à notre peuple l’exemple d’une force capable de réveiller, dans le cœur de chaque Français, la flamme de Charles Martel, de saint Louis et de Jeanne d’Arc.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Clément Martin raconte son voyage en Grèce sur l’île de Lesbos au micro de Radio Courtoisie

01/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Clément Martin revient sur ses quelques jours passés là-bas où il a réalisé un reportage.

Durant ce podcast, il révèle plusieurs anecdotes exclusives. Migrants, violences, habitants à bout de nerfs, tensions politiques maximales, tout est évoqué sans tabou dans ce podcast de 30 minutes.


Les frontières, seule solution à l’immigration-invasion, par Clément Martin (Les Identitaires)

Par le Guatemala transitent les immigrés clandestins venus du Honduras et d’autres pays d’Amérique latine. Tous savent qu’une dernière étape les sépare de la Terre promise à la bannière étoilée : le Mexique. Celui-ci, gouverné par le démagogue Andrés López Manuel Obrador (« Amlo »), refuse d’accueillir les voyageurs longue durée. AMLO s’était signalé par un courrier adressé au roi d’Espagne et au pape François afin d’obtenir des excuses pour la conquista, la colonisation de l’Amérique au temps des Grandes découvertes. Son discours progressiste a donc cédé devant l’impératif de sauvegarder un pays, le Mexique, déjà traumatisé par l’explosion des violences dues au narcotrafic. Or, le commerce de la drogue est lié aux vagues migratoires, que les trafiquants encouragent pour y lever une main d’œuvre bon marché de « mules », c’est-à-dire de transporteurs.

Dans certaines régions isolées où l’Etat ne se rend jamais, des Mexicains ont attaqué leurs « frères » latinos indésirables. Bien que culturellement très proches, la coexistence, même entre Américains de langue espagnole et de religion catholique, n’est visiblement pas possible. Encore une preuve de la force du sentiment identitaire, reflet d’une réalité profondément enracinée et toujours vivace. Les peuples ne veulent pas « vivre ensemble » : ils souhaitent rester maîtres chez eux.

Aucune solution économique n’est envisagée par le Mexique : ni aide au retour, ni aide au développement à destination des pays d’émigration… Rien de tout cela. Seulement des frontières, fermement gardées par des hommes en armes déterminés. Bien sûr, si on remonte la chaîne des causes, de plus en plus haut, on tombe immanquablement sur des problèmes structurels (corruption, crise économique, catastrophe naturelle…) qui gangrènent les pays d’émigration et poussent leur population à l’exil. Alors, certains nous invitent à résoudre ces maux plutôt que d’agir, vainement, sur les « conséquences ». On ajoute parfois, et c’est un bien mauvais exemple, que derrière l’homme qui tient un pistolet, il y a celui qui l’a armé. Tout a une cause profonde, soit. Mais cela est bon à savoir dans le domaine théorique, celui de la réflexion qui permet de mieux comprendre le monde afin d’agir sur le long terme. Mais concrètement, ici et maintenant, que faire ? Ceux qui n’ont que les « causes » à la bouche, souvent pour s’abstenir de régler les problèmes qui nous minent quotidiennement, n’ont rien d’autre à proposer qu’un slogan : « les aider à rester chez eux ! » Oui, il faut le faire, bien sûr : un pays ne peut ignorer ce qui se produit chez son voisin. Un État, s’il veut demeurer présent sur la scène de l’histoire, doit chercher à développer son influence autour de lui, car on défend la chambre de la reine depuis les remparts du château et non depuis les couloirs de ses quartiers privés. C’est une évidence.

Il n’empêche que pour faire cesser l’immigration, il n’y a pas de meilleur moyen que de faire savoir dans les pays d’émigration que l’accueil sera désormais impossible et que les États concernés seront intraitables. Alors, dans les rues des pays d’émigration, le signal sera donné dans toutes les maisons, au coin des bâtiments et par le bouche à oreille : « ils ne veulent pas de nous. » Cette certitude épargnera bien des morts. Comme des frontières imperméables au sud de l’Europe aurait évité bien des noyades en dissuadant les candidats de l’exil de franchir la Méditerranée. Ceux qui militent pour l’aide au développement sous n’importe quelle forme (subventions, investissements privés, don de savoir-faire, etc.) ignorent toujours la force des frontières. Comme ceux qui, devant l’insécurité galopante, n’ont que le mot « prévention » à la bouche ignorent généralement que la répression est incontournable in fine. On peut d’ailleurs très bien chercher à prévenir un mal et se montrer fort lorsqu’il toque à nos portes. Il en va de la sécurité et de l’intégrité de notre peuple, car on ne fait pas de politique par charité à l’égard des étrangers mais par devoir envers les siens, un devoir motivé par l’amour qu’on leur porte, un amour qu’on leur doit.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Reportage – Migrants : Situation explosive à Lesbos

16/10/2020 – EUROPE (NOVOpress)
Début 2020 : L’immigration massive à destination de l’Europe a repris de plus belle. La situation dans le camps de migrants de la Moria sur l’île grecque de Lesbos est plus que jamais explosive. Meurtres et incendies s’y succèdent. Les Grecs sont excédés.

Clément Martin est allé enquêté sur place. Découvrez les images et les témoignages chocs qu’il en a ramené.


Identitaires, communautaires et séparatistes : l’affrontement, par Clément Martin (Les Identitaires)

Le discours d’Emmanuel Macron pour annoncer le futur projet de loi contre le « séparatisme islamique » a été prononcé vendredi 2 octobre. Le projet de loi, quant à lui, sera présenté le 9 décembre en Conseil des ministres.

Le Président évoque les « dérives » islamistes « au sein de nombreux services publics (…) en particulier, les transports en commun ». Il évoque « l’obligation de neutralité ». Mais comment imposer la laïcité aux musulmans alors que, par ailleurs, Emmanuel Macron appelle à créer des « postes supplémentaires dans l’enseignement supérieur » sur la « civilisation musulmane » ? Comment dire aux musulmans que leur foi doit passer après les valeurs républicaines alors que le véhicule culturel de l’islam, la langue arabe, devrait être « reconnue » et « exaltée (…) dans le cadre républicain de manière extraordinairement décomplexée » ? Multiculturalisme et laïcisme sont incompatibles : si l’on veut intégrer l’islam dans la République, on ne peut lui refuser de s’exprimer tel qu’il est. Or, c’est là que le bât blesse. Macron fait du Sarkozy, il rêve d’un islam de France qui ne peut pas exister dans la mesure où, pour le musulman, l’intérêt national est toujours secondaire. L’oumma, communauté des croyants, prime sur les patries, et la charia, loi coranique, sur les lois de la République.

Il est illusoire de réformer l’islam, on ne change pas la foi et la culture des gens, on ne déracine pas les masses : on les accepte telles qu’elles sont au risque de la guerre civile ou on les renvoie au pays afin de préserver la paix. Aucune demi-mesure ne serait tolérée par une population en croissance démographique et sûre de son bon droit dans un pays en dormition identitaire. Une seule solution : la remigration. Que les imams soient formés par des pseudo-experts français ou des centres étrangers, le développement de l’islam en France ne signifie qu’une chose : l’islamisation du territoire.

Par ailleurs, ce discours annonce une dérive totalitaire assumée puisque « il sera permis de dissoudre des associations dont il est établi qu’elles portent des messages qui contreviennent à nos lois à nos principes (…) en vertu de nos principes républicains ». Les associations qui combattent les lois liberticides sur l’expression de ses opinions seront-elles interdites ? Et elles qui prônent un changement de régime, estimant que la république a fait son temps, ou du moins un certain modèle de république ? On le voit : tous ceux qui dévient des valeurs républicaines telles qu’elles sont proclamées et interprétées par le gouvernement sont menacés de bannissement de l’espace public.

Dans la même veine, l’école à la maison est désormais interdite sauf « impératifs de santé », ce qui contraint les familles à mettre leurs enfants dans un établissement scolaire dès trois ans. D’autre part, les écoles hors-contrat seront « davantage contrôlées ». Ce tour de vis sans précédent touche de plein fouet la liberté scolaire, l’autorité parentale et l’intégrité des familles. C’est une accélération grave de la dynamique étatiste qui enserre le pays et détruit les libertés les plus élémentaires. Au plus fort de sa période d’impopularité, traumatisée par les Gilets jaunes, la Macronie élimine son opposition. Plus que jamais, ce n’est pas un vain mot, nous basculons dans le totalitarisme. C’est un système qui se définit par l’application d’une idéologie à la totalité d’une société. Pour cela, nul besoin d’exécutions sommaires. Il suffit d’avoir un peuple volontairement servile et apathique. À nous de le réveiller.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Centres commerciaux : l’esbroufe de Macron et la réponse identitaire, par Clément Martin (Les Identitaires)

Emmanuel Macron a annoncé retenir l’une des propositions (sur les 149) de la Convention citoyenne sur le climat : la mise en œuvre d’un moratoire sur les zones commerciales en périphérie des villes ainsi que la sanctuarisation des espaces agricoles naturels et forestiers.

Quelle est la situation en France ? Paradoxale. En effet, notre pays combine le socialisme le plus insupportable et une multitude de passe-droits octroyés aux puissances commerciales et financières. La France est le pays du fiscalisme, des règlements tatillons et des interventions incessantes de la bureaucratie : racket au nom de la sécurité routière, flambée des impôts sur le tabac, droits de succession et taxe foncière aberrants qui découragent la propriété…

Ce poids de l’administration n’entrave pas, bien au contraire, le développement des multinationales dans notre pays : la France est le pays d’Europe où l’on compte le plus grand nombre de centres commerciaux par mètre carré. Le concept du centre commercial a été importé en France par un Hongrois, naturalisé français dans les années soixante, après de fructueux séjours aux États-Unis. Depuis, les zones commerciales enregistrent une croissance folle grâce à la complicité de l’État. Depuis 1996, les promoteurs n’ont plus l’obligation de présenter un certificat attestant que leur projet est compatible avec le plan local d’urbanisme, c’est-à-dire que Paris a tout simplement tiré une balle dans le dos des collectivités locales. Depuis, ces dernières ne s’en plaignent pas, encourageant partout où c’est possible l’apparition des galeries marchandes. Dès lors, les centres commerciaux peuvent être construits en zone inondable.

Depuis 2008, sous Sarkozy, les centres commerciaux n’ont aucune obligation de s’étendre sur un nombre limité de mètres carrés en relation avec la population de la commune. La loi de « modernisation » de l’économie a aussi fait sauter l’obligation de comparer les emplois créés par les centres commerciaux et ceux détruits en centre-ville ; de plus, les commerçants ne siègent plus dans les commissions d’autorisation des zones commerciales, celles-ci étant désormais peuplées d’hommes politiques tout à fait complaisants. En 2014, on a retiré aux associations environnementales la légitimité pour agir en justice contre les autorisations de centres commerciaux : elles ne peuvent plus lancer de procédure de recours. Enfin, en 2016, le contrôle des surfaces illicites a été supprimé.

Autant dire que la France est devenue le paradis des bétonneurs et des grandes enseignes. Celles-ci étouffent leurs fournisseurs – les supermarchés réalisent des marges indécentes sur le dos des producteurs –, ouvrent de plus en plus leurs portes le dimanche, au détriment de la vie de famille des gérants et des employés, et font disparaître les petits commerces, et avec eux les centres-villes et la vie de quartier. Bref, c’est l’identité même de nos communes qui est menacée : autrefois habités par des artisans, des employés, des commerçants et d’autres travailleurs français, les centres-villes sont maintenant partagés entre bourgeois de gauche sans enfants et immigrés hostiles.

Les Français de souche de la classe moyenne modeste et élargie sont priés d’aller s’exiler ailleurs. Depuis deux ans, l’association En toute franchise, créée par un couple de petits commerçants, bataille auprès du gouvernement sans parvenir à gagner son attention. Rien ne permet de croire qu’Emmanuel Macron, seulement motivé par la mode écologique et le désir de ne pas perdre l’électorat bobo, soit capable d’enrayer le grignotage de notre pays par Leclerc, Carrefour et Cultura. Seule une audacieuse politique économique, cohérente et globale, peut redresser la barre. Celle-ci devrait à la fois défendre la petite propriété et stimuler la créativité en abolissant les impôts injustes, et d’autre part, tenir bon devant les groupes de pression affiliés aux multinationales.

L’État, au nom d’une politique économique identitaire (d’aucuns diraient : « l’État stratège »), doit clairement établir des priorités en encourageant certaines activités économiques conformes au bien commun et décourager les « gros » de vouloir l’être encore plus sur le dos des « petits ». Le romancier catholique G.K. Chesterton écrivait : « Le problème dans une société capitaliste, c’est qu’il n’y a pas assez de capitalistes », autrement dit « de propriétaires ». Et par « société capitaliste », il faut entendre « société où l’État se couche devant les monopoles commerciaux ». Par le distributisme, Chesterton défendait un modèle de société où l’accès à la propriété individuelle et familiale est favorisé afin de faire émerger un peuple de propriétaires enracinés. Ceux-ci seraient ensuite capables d’exercer leurs droits civiques de manière éclairée, dans la mesure où ils ne dépendent ni de l’Etat-nounou, ni du salariat. À rebours du socialisme et du mondialisme, le localisme identitaire est la seule alternative.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Dictature sanitaire ?, par Clément Martin (Les Identitaires)

« Dictature sanitaire ». L’expression fleurit sur les réseaux sociaux et Internet, au sujet des mesures prises par le gouvernement dans le cadre de l’épidémie de Sras-Cov-2 (dite « Covid-19 »). Partout les mêmes témoignages : un jeune homme verbalisé par des policiers en civil dans le métro pour avoir ôté son masque le temps de manger une friandise, contrôles de bars et restaurants accompagnés d’un homme en arme à l’entrée, etc. Et puis, bien sûr, il faut évoquer la pression mise par les Français eux-mêmes sur leurs compatriotes, devançant les attentes du gouvernement.

Sommes-nous donc en dictature ? Le terme, du latin dictator, a un sens précis. Au temps de la République, jusqu’à Jules César (mort en 44 avant Jésus-Christ), le dictateur est un magistrat, c’est-à-dire un fonctionnaire de l’Etat, doté de pouvoirs extraordinaires pour un temps limité – six mois en théorie, parfois plus dans la pratique. A l’origine, le dictateur est institué pour remettre la cité sur pieds après une grave défaite militaire, une crise du système politique ou une autre calamité mettant l’ordre et l’intégrité de Rome en péril.

Le dictateur traverse l’histoire puisqu’on le retrouve dans le second épisode de la trilogie Dark Knight de Christopher Nolan (Dark Knight Rises, 2012). Harvey Dent, futur « Double Face », y défend Batman, que l’on accuse d’agir sans avoir été « élu » : « C’est nous qui l’avons élu en laissant la racaille prendre le contrôle de notre ville. Quand les ennemis étaient à leurs portes, les Romains suspendaient la démocratie et nommaient un homme pour protéger la cité. Ce n’était pas considéré comme un privilège mais comme un service public. »

En Grèce, le même système existait sous le nom des aisymnètes, élus par les citoyens ou plusieurs cités afin de faire face à de graves situations. Le dictateur agit donc pour le bien commun. Le tyran, dans le monde grec, est généralement le chef qui s’est emparé du pouvoir par la force. Il peut mener une politique bienfaisante ou injuste et certains ont laissé l’image de princes cultivés, habiles et sachant se rendre utiles, comme Polycrate de Samos au 6e siècle avant Jésus-Christ. Cependant, le terme est devenu négatif avec la dégradation de la tyrannie, devenue synonyme de pouvoir exercé au seul profit du tyran au 4e siècle.

Ce que l’on reproche au tyran n’est donc pas le pouvoir personnel mais ce qu’il en fait, contrairement au roi idéal présenté depuis Platon comme un souverain philosophe commandant à ses désirs et ainsi capable de gouverner par la vertu. De plus, est reproché au tyran de sortir de la masse et non d’une élite intellectuelle. Ce sont d’ailleurs souvent « les pauvres », c’est-à-dire la foule, qui le place au pouvoir. Le tyran s’impose donc aussi bien par le coup d’Etat que par la « démocratie ». Plus que la façon dont il a accédé au pouvoir, le mauvais tyran se distingue par son amour de la jouissance, son inconscience, son égoïsme, la peur entêtante à l’égard de ses propres sujets et la division qu’il suscite dans la société.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires