Tag Archives: clandestins

[Kiosque étranger) Couper l’eau aux clandestins

08/10/2011 – 18h25
LONDRES (NOVOpress) –
Il est réjouissant de lire cet article d’Ed Pilkington, le correspondant aux Etats-Unis du Guardian qui s’étrangle d’indignation à la perspective que les services des eaux de l’Alabama puissent couper l’eau aux clandestins. Pour faire face à un nombre croissant de clandestins, l’Etat de l’Alabama a promulgué une nouvelle loi qui, entre autres dispositions, interdit aux clandestins de passer des contrats avec des organismes publics. En application de cette disposition, les services des eaux publics demandent à chaque client de prouver qu’ils sont bien des résidents légaux ou des citoyens des Etats-Unis en déposant une photocopie d’un document d’identité.

Voilà une mesure dont pourraient s’inspirer les gouvernements européens.

La Ville de Lyon soutient officiellement une soirée pro-clandestins

La Ville de Lyon a soutenu officiellement une soirée pro-clandestins

08/10/2011 – 08h30
LYON (NOVOLyon) –
Le collectif pro-clandestins “Réseau éducation sans frontières (RESF)” a organisé, hier vendredi 7 octobre, une « soirée solidaire » à la maison des Associations du 4ème arrondissement (affiche ci-contre). Comme d’habitude, de nombreux artistes se sont associés à cet événement, Maguy Marin fut d’ailleurs la marraine de la soirée, mais aussi, Nathalie Perrin-Gilbert (maire du 1er arrondissement), David Kimfeld (maire du 4ème) et Pierre-Alain Muet (député de la 2ème circonscription du Rhône). Le but de cette « soirée solidaire » étant de venir en aide à une famille d’immigrés clandestins venant de Pristina au Kosovo, dont l’asile politique a été rejeté en mars 2011 par l’Ofpra et la Commission nationale du droit d’asile. Évidemment les trois enfants du couple sont actuellement scolarisés, au collège François-Truffaut et à l’école élémentaire Aveyron dans le 1er arrondissement.

La pièce de théâtre de la fausse lutte contre l’immigration clandestine continue

Cette situation vous donne une idée du sérieux de la politique de lutte contre l’immigration clandestine en France et notamment dans le Rhône.

Comme le reconnaît la famille « T », « nous pouvons donc maintenant être arrêtés et expulsés de France à tout moment. » Mais cet « horrible dénouement », dans cette « France raciste et fasciste », n’arrivera pas. La fausse lutte contre l’immigration clandestine est une pièce de théâtre, et même le candidat aux primaires du PS et membre du Parti socialiste, Manuel Valls, doit l’admettre : « La droite régularise, dans les faits, de manière massive et aléatoire. »

Le plus étonnant dans cette mobilisation pro-clandestins, c’est que pour la première fois, à notre connaissance, la mairie de Lyon apporte son soutien à ce genre d’initiative ! Outre le fait que la salle appartient semble t-il à la municipalité, le logo de la ville de Lyon apparaît clairement sur les affiches. Le sénateur-maire, Gérard Collomb et les élus donnent donc leur satisfecit pour outrepasser ouvertement les lois de la République !

Le moralement correct libéral-libertaire

Qui mieux que Gérard Collomb symbolise cette morale « libéral-libertaire » dont les valeurs irriguent notre société ? Les lois sont faites pour être respectées par tous sauf lorsqu’on les juge « moralement réac ». Alors, exit l’interdiction de l’immigration clandestine et du cannabis, par contre au cachot la moindre défense des identités européennes, françaises ou lyonnaises. Et surtout oui à tous les sans : sans papiers, sans identité, sans patrie, sans frontières et sans norme sexuelle.

Boboïsme culturel : les bateaux des clandestins de Lampedusa transformés en "œuvres d’art"

Boboïsme culturel : les bateaux des clandestins de Lampedusa transformés en “œuvres d’art”

07/10/2011 – 17h00
ROME (NOVOpress) – Il n’y a plus de clandestins à Lampedusa depuis qu’ils ont eux-mêmes brûlé leur centre d’accueil, mais il reste leurs bateaux : des centaines d’embarcations qui avaient tenu la mer juste le temps d’être repérées et remorquées par les gardes-côtes (les bien nommés) et qui achèvent aujourd’hui de pourrir sur les plages de l’île ou dans des décharges. Lampedusa, depuis le début de l’année, est devenu un gigantesque cimetière d’épaves, absolument irrécupérables et dont personne ne sait quoi faire.

Un groupe de bobos a trouvé la solution : transformer ces carcasses de bateaux en œuvres d’art « pour faire revivre avec elles les rêves et les espérances de tant de migrants partis en quête d’un meilleur futur ». Une gamme d’objets de design, tables, chaises, coffres à vin, ainsi que d’accessoires de mode, barrettes ou boucles de ceinture, sera également produite avec le bois des bateaux : « Un bois chargé de rêves et d’espérances qui rendra ces créations uniques en leur genre ». L’initiative est placée « sous le signe de la solidarité » puisque, on vous l’assure, le profit obtenu par la vente des œuvres sera reversé au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. « C’est une manière de dire, expliquent les concepteurs du projet, qu’une épave est un témoignage tragique mais aussi une porte vers le futur, signe et symbole d’une espérance en un monde meilleur. Nous entendons marquer la valeur épocale du phénomène de l’immigration, ses aspects humanitaires, et donner à travers l’art un signe de solidarité ».

Les coordonnateurs artistiques du projet, pompeusement intitulé « Opera – Sui relitti delle libertà » (« Œuvre – sur les épaves des libertés »), seront Gino Di Maggio, président de la Fondation Mudima pour l’art contemporain de Milan, le critique d’art Renato Miracco (ancien directeur de l’Institut culturel italien de New York) et Massimo Scaringella, « conservateur indépendant et organisateur d’événements culturels entre Rome et Buenos Aires ». Il s’agit d’une « initiative multiculturelle à laquelle ont déjà adhéré de très nombreux artistes – peintres, sculpteurs, poètes et designers – non seulement italiens mais venant des pays de la Méditerranée, de l’Europe et des Amériques ».

Le projet a été présenté la semaine dernière à Rome sous le patronage de l’Anfe (Association nationale des familles émigrées) et a obtenu le soutien – en période de restrictions budgétaires sans précédent – du Conseil des ministres, du ministère des Affaires étrangères, de l’Assemblée régionale de Sicile, de l’Agence des douanes et de la municipalité de Lampedusa, qui a mis à la disposition des « artistes » un « espace pour donner forme à leurs créations ». Le maire de Lampedusa, temporairement guéri de son immigrationnisme le mois dernier, quand il a eu peur que ses administrés viennent lui demander des comptes, semble être revenu à ses convictions d’avant-guerre.

Le projet sera en outre présenté à Bruxelles, au Parlement européen, le 9 novembre prochain, dans le cadre du congrès organisé par l’Anfe « Democracity [sic] – Citoyenneté italienne et européenne. Propositions et hypothèses pour lancer un nouveau débat ». Nul doute qu’un lot supplémentaire de subventions et de commandes publiques pourra être récolté à cette occasion.

Il Giornale, qui a consacré hier une grande enquête au business de l’immigrationnisme en Italie – les associations d’aide aux immigrés clandestins ont récupéré en 2011 21,5 millions d’euros de subventions publiques – a commenté ironiquement cette nouvelle initiative : « Dommage que, pour la région Sicile, les épaves soient des déchets toxiques parce que le bois a été verni avec des substances contenant du plomb. Au lieu d’en faire des œuvres d’art mises en vente au bénéfice du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, elles devraient être éliminées avec mille précautions ».

Qui prend le pari que, après Koons et Murakami, la prochaine exposition d’art contemporain au Château de Versailles sera consacrée aux épaves de Lampedusa ?

[box class=”info”]Photo : carcasses de bateaux des clandestins à Lampedusa/DR[/box]

Clandestins tunisiens : nouvelle émeute au Centre d’accueil de Brindisi, 11 policiers blessés

Clandestins tunisiens : nouvelle émeute au Centre d’accueil de Brindisi, 11 policiers blessés

01/10/2011 – 16h15
BRINDISI (NOVOpress) — Après Lampedusa, Brindisi, ou de l’art d’éteindre un incendie pour le rallumer ailleurs. En transférant les Tunisiens de Lampedusa dans d’autres centres d’accueil, le gouvernement italien n’a fait que déplacer l’émeute.

Il y a dix jours, 62 clandestins s’étaient déjà enfuis du Centre d’identification et d’expulsion de Restinco, à côté de Brindisi, en arrachant les grilles et en défonçant le portail. Il ne semble pas qu’ils aient été retrouvés. On avait rempli à nouveau le centre avec 84 clandestins, tous en provenance de Lampedusa. Ils se sont révoltés avant-hier soir, en poussant ce que les journalistes italiens appellent « leur cri habituel de “Liberté, liberté” » – c’est beau la francophonie.

Outre la police, une unité anti-émeutes a dû intervenir. 18 Tunisiens ont ensuite profité de la nuit pour s’enfuir : ils ont arraché les portes, qu’ils ont utilisées pour forcer un passage dans la clôture. Cinq ont été retrouvés hier, les autres étaient encore recherchés dans les campagnes autour de la ville. On compte 11 blessés parmi les forces de l’ordre.

Comme l’explique avec complaisance le journaliste du Nuovo Quotidiano di Puglia, « ce qui pèse sur ces émeutes à répétition, c’est malheureusement l’expulsion : tous les hôtes du centre savent que, après six mois de résidence, on retourne à la maison. Le quitte ou double pour la communauté tunisienne consiste donc à chercher la liberté par la fuite, en déchaînant comme hier une sorte d’enfer. […] Mais peu leur importe, puisqu’ils savent que derrière ces grilles, il y a la liberté, un ami ou un parent qui les attend en France ou en Allemagne ».

[box class=”info”]Sources : www.ansa.it et www.quotidianodipuglia.it[/box]

Ethnomasochisme : prêtres et associations catholiques soutiennent l’immigration

Ethnomasochisme : prêtres et associations catholiques soutiennent l’immigration

Affiche de la conférence débat du Secours catholique sur l'immigration

Affiche de la conférence débat du Secours catholique sur l'immigration

30/09/2011 – 14h55
PARIS (NOVOpress) – Le constat est certes simple. À part dans les communautés « traditionalistes », la plupart des églises sont vides. Et, sinon à être raillé par les médias, le message chrétien est devenu inaudible dans notre société.

C’est pourquoi, face à ces signes manifestes de déchristianisation, des prêtres et des associations catholiques ont décidé de remplir à nouveau les églises et de diffuser la bonne nouvelle… grâce à l’immigration. Comme le patronat ou la gauche, qui ne veulent plus du peuple de souche.

Malheureusement, les exemples sont nombreux. Comme le Secours catholique et son antenne gardoise. Le 26 septembre dernier, cette antenne organisait une conférence- débat Intitulée : « Immigration, pourquoi les chrétiens ne doivent pas se taire ». Pour l’occasion, le président national du Secours catholique en personne, François Soulage avait fait le déplacement afin d’animer la séance. Bien entendu, le message de cette soirée allait dans le sens d’un accueil (quasi forcé) de l’« autre ». Le tout, grâce à une interprétation biaisée de l’Evangile. Et bien entendu, la politique prétendument sécuritaire du gouvernement, notamment à l’égard des clandestins, a été critiquée.

Face à cette xénomanie, manifeste, les militants catholiques de la Ligue du Midi sont intervenus au cours de cette conférence, en particulier pour montrer les conséquences dramatiques d’une immigration de masse. Et ces militants ont eu la surprise d’entendre le président national du Secours catholique défendre une Europe forte et solidaire avec un contrôle de ses frontières et la nécessité de renvoyer une partie des immigrés dans leur pays d’origine.

À part Nîmes et le Gard, à Lyon aussi, des prêtres dévoient le message de l’Evangile. Comme nous l’indique Novopress Lyon, une dizaine de familles Roms est actuellement hébergée à la paroisse de l’église Saint-Antoine à Gerland. Et le père Michel Durand (image -ci-dessus), prêtre sur les pentes de la Croix-Rousse, a logé pendant de longues années des familles de clandestins dans sa cure de l’église Saint-Polycarpe en partenariat avec le Réseau éducation sans frontières (RESF).

Cependant Novopress Lyon rappelle les propos de Benoît XVI qui reconnaît aux Etats la possibilité de réguler les flux migratoires. Ainsi que l’archevêque de Bologne, Mgr Biffi, en accord avec de nombreux évêques italiens, qui a très justement dit : « Le droit à l’invasion n’existe pas (…) Rien n’interdit à l’Etat italien de gérer l’immigration de manière à sauvegarder son identité nationale » (Le Figaro 2/11/2000).

Italie : 230 millions d’euros supplémentaires pour l’immigration clandestine

Italie : 230 millions d’euros supplémentaires pour l’immigration clandestine

28/09/11 – 08h00
ROME (NOVOpress) –
C’est le tonneau des Danaïdes. Après les 200 millions d’euros du 19 juillet, une nouvelle ordonnance de Silvio Berlusconi, publiée hier au Journal Officiel, a débloqué 230 millions  « pour faire face à l’urgence migratoire » en Italie. 46 millions iront aux centres d’accueil (entre autres pour reconstruire ceux que les clandestins ont brûlés ou dévastés). 38 millions sont destinés à « faire face aux charges supplémentaires » liées à la mise en œuvre de l’accord italo-tunisien du 5 avril dernier – vous savez, l’accord conclu par Robert Maroni pour « fermer le robinet » de l’immigration clandestine.

77,8 millions ont été affectés au commissaire délégué à l’urgence migratoire et chef de la Protection civile, Franco Gabrielli.
 9 millions d’euros sont destinés à « augmenter la capacité des structures d’accueil du système de protection des demandeurs d’asile et des réfugiés » – mais le robinet est fermé, on vous l’assure ! 6,1 millions d’euros sont pour la Garde côtière, c’est-à-dire pour les opérations de secours aux clandestins.

Les chiffres paraissent vertigineux mais, à raison d’un paquet de cigarettes par clandestin et par jour, à deux euros, une carte téléphonique de cinq euros tous les dix jours, le savon, les vêtements et, naturellement, trois repas par jour, l’argent file vite. La coopérative « Lampedusa accueil », qui a dépensé 450.000 euros en 9 mois rien qu’en cigarettes, s’est justifiée en expliquant qu’elle avait fait marcher l’économie locale puisqu’elle avait servi aux clandestins 650.000 repas, pour la plupart préparés sur place, et donné du travail à 130 personnes. Le PDG Cono Galipò a averti que, avec l’évacuation des clandestins, ce pactole risquait de se tarir : « À moins de nouvelles arrivées en masse, nos 80 contrats à temps indéterminé ne seront pas renouvelés ». Mais, si le business de l’invasion est peut-être fini à Lampedusa, il n’en fleurira que mieux dans les autres centres d’accueil !

Ces centaines de millions, dans un pays au bord de la faillite, sont encore trop peu pour les lobbies immigrationnistes. Le Forum social antiraciste, la Confédération générale italienne du travail (équivalent de la CGT), et une pléthore d’associations subventionnées ont porté plainte contre les « irrégularités » à bord des trois bateaux à l’ancre dans le port de Palerme où, nécessité oblige, on a installé les clandestins de Lampedusa après qu’ils eurent incendié leur centre d’accueil. Selon Fulvio Vassallo Paleologo, « enseignant de droit d’asile » à la Faculté de droit de Palerme, « dans les faits, le droit de se défendre et la liberté de communication avec l’extérieur sont refusés aux immigrés sur les bateaux, à l’inverse de ce qui se passe dans les centres d’accueil. Preuve en est qu’on leur a saisi leurs téléphones portables. Nous demandons à la justice de vérifier le respect des procédures prévues pour effectuer les rapatriements ainsi que des dispositions européennes et nationales en matière d’éloignement forcé des étrangers irréguliers ». Le Parquet de Palerme s’est hâté d’ouvrir aujourd’hui une enquête judiciaire. Le Forum antiraciste a déposé en outre une plainte pour violences privées, au motif que certains Tunisiens expulsés avaient eu les mains liées par des bandelettes de plastique pendant le temps de leur transfert à l’aéroport.

Et nous parlons, non seulement d’immigrés clandestins, mais d’immigrés clandestins qui ont mis le feu à leur centre d’accueil (photo en haut de l’article), attaqué la police et transformé toute une ville en champ de bataille. Avant même d’être dans les chiffres, le vertige est dans les esprits. L’Italie officielle tout entière, associations, syndicats, presse, magistrature et gouvernement, a l’esprit de vertige.

Italie : 450.000 euros de cigarettes pour les clandestins de Lampedusa

Italie : 450.000 euros de cigarettes pour les clandestins de Lampedusa

27/09/2011 – 11h30
ROME (NOVOpress) – 450.000 euros rien qu’en cigarettes depuis le début de l’année, aux frais du contribuable bien sûr. C’est ce qu’a dépensé la coopérative « Lampedusa accueil », une de ces associations qui se partagent le juteux business de l’immigration clandestine en Italie. Celle-ci gère les deux centres pour immigrés de l’île : le principal, incendié mardi dernier par les Tunisiens, et un centre pour mineurs, Loran, installé dans une ancienne base de l’OTAN. L’appel d’offres passé par le ministère de l’Intérieur prévoit en effet que soit fourni à tout clandestin majeur un paquet de cigarettes par jour. La facture pour chaque résident du centre d’accueil est de 33,42 euros par jour. On comprend aisément que, en juillet, alors même qu’il venait de faire adopter un plan de rigueur sans précédent, le gouvernement italien ait chiffré à 728 millions d’euros le budget de l’immigration clandestine jusqu’à la fin de l’année.

« Les cigarettes, a osé expliquer à la presse Cono Galipò, président-directeur général de la coopérative, fonctionnent aussi comme une sorte de tranquillisant ».

Dans la nuit de jeudi à vendredi, après les 48 heures de guérilla immigrée subie par Lampedusa, la voiture de Cono Galipò avait été incendiée. Le PDG s’était dit stupéfait : « Nous avons toujours eu un très bon rapport avec la population de Lampedusa et on nous a toujours reconnu un rôle très important, puisque nous avons réussi à être au côté des habitants de l’île même dans les moments les plus difficiles ».

M. Galipò n’arrive pas à comprendre que, 450.000 euros en cigarettes pour calmer des clandestins qui brûlent leur centre d’accueil, alors que des familles italiennes sont contraintes de vivre dans leurs voitures, cela finisse par provoquer des réactions.

Lampedusa : la guerre a éclaté [vidéo]

Lampedusa : la guerre a éclaté [vidéos]

21/09/2011 – 18h00
LAMPEDUSA (NOVOpress) – Une poudrière dont les mèches sont allumées d’un bout à l’autre de l’Italie : c’est ainsi que Novopress, il y a dix jours, décrivait l’état d’émeute permanente dans les centres d’accueil italiens. Comme il était prévisible, la poudrière a fini par sauter.

Hier après-midi, les Tunisiens de Lampedusa ont mis le feu au Centre d’accueil. Les dégâts au bâtiment, qui avait déjà été gravement endommagé par un premier incendie allumé par les clandestins en février 2009, sont considérables. Une dizaine de personnes ont été intoxiquées, y compris des pompiers et des policiers, mais le pire reste à venir. Selon le maire, Dino De Rubeis, « c’est la pire catastrophe environnementale de toute l’histoire des îles pélagiennes. Lampedusa est envahie par une fumée nauséabonde qui pénètre dans toutes les maisons. C’est de la dioxine à l’état pur que sont en train de respirer nos enfants ».

Dino De Rubeis, le maire de Lampedusa

Dino De Rubeis, le maire de Lampedusa

Le Centre d’accueil abritait 1.200 Tunisiens débarqués ces dernières semaines, qui entendaient ainsi obtenir leur transfert sur le continent – plus près de la France. Beaucoup ont profité de la confusion pour s’enfuir. Les forces de l’ordre les ont en partie rassemblés à l’intérieur du stade municipal. D’autres se sont massés à proximité du port.

Dans la nuit, une centaine de clandestins ont été transférés en avion militaire sur la base aérienne de Sigonella en Sicile. Il reste 1.040 Tunisiens à Lampedusa et l’île est le théâtre depuis ce matin de vraies scènes de guerre, dans la plus totale confusion. 300 Tunisiens se sont répandus dans les rues de la ville en hurlant « Liberté, liberté ! ». D’autres se sont emparés de plusieurs bombonnes de gaz qu’ils ont transportées dans une station-service sur le vieux port et qu’ils menacent de faire exploser. En réaction, et devant l’incapacité de la police à contrôler la situation, des rondes citoyennes se sont mises en place. Des dizaines d’habitants exaspérés ont attaqué des Tunisiens à coups de pierres. D’autres Lampedusans s’en sont pris à des équipes de télévision, d’abord de la chaîne Sky puis de la Rai, auxquelles ils reprochaient apparemment leur complaisance pour les clandestins : « Allez-vous en! », ont-ils hurlé aux journalistes. Aux dernières nouvelles, des policiers en tenue anti-émeute ont chargé les Tunisiens du port. D’autres affrontements ont eu lieu à l’intérieur de ce qui reste du centre d’accueil : les clandestins ont lancé des pierres et d’autres projectiles sur la police. Les premiers policiers blessés sont en train d’affluer à l’hôpital.

Le maire, que les derniers événements semblent avoir définitivement guéri de son immigrationnisme, en appelle désormais au président de la République, Giorgio Napolitano : « J’ai essayé, explique-t-il, de parler avec le Premier ministre Berlusconi et le ministre Maroni mais cela n’a pas été possible. Ce n’est plus le temps des papotages et des bons sentiments. Que le ministère de l’Intérieur renvoie chez eux tous les Tunisiens ! »

Interrogé par l’agence Adnkronos, Dino De Rubeis a en outre dénoncé la mollesse de la police : « Nous sommes las de cette ligne molle adoptée par les forces de l’ordre vis-à-vis des immigrés tunisiens. On ne comprend pas pourquoi, lorsqu’il y a des désordres dans les stades, policiers et carabiniers emploient la manière forte contre leurs propres compatriotes. À Lampedusa, c’est tout le contraire qui se passe. Il y a besoin ici aussi de la manière forte pour renfermer les centaines de Tunisiens qui campent depuis hier dans les rues ».

Mais Monsieur le maire, si les policiers ont tellement peur de la moindre apparence de bavure lorsqu’il s’agit d’immigrés clandestins, alors qu’ils savent que tout leur sera pardonné contre des supporteurs de football, à qui la faute ?

Le maire affecte d’autant plus la fermeté qu’il sait la colère de ses administrés prête à se retourner contre lui. Ce matin, trois Lampedusans ont tenté de l’agresser, en lui reprochant sa faiblesse sur l’immigration. Épouvanté, il s’est barricadé dans son bureau, où il est non seulement gardé par trois policiers mais où il s’est muni d’une batte de baseball. « Je dois me défendre et je suis prêt à m’en servir, écrivez-le », a-t-il dit à l’édition locale de La Repubblica. Plusieurs dizaines de personnes sont actuellement rassemblées devant la mairie : certaines crient des slogans anti-immigrés, d’autres critiquent le maire.

Lampedusa : nouveau débarquement et nouvelle émeute, la Tunisie bloque les rapatriements [vidéo]

Lampedusa : nouveau débarquement et nouvelle émeute, la Tunisie bloque les rapatriements [vidéo]

15/09/2011 – 18h45
ROME (NOVOpress) – 95 Tunisiens ont débarqué à Lampedusa la nuit dernière après avoir été secourus par la Guardia di Finanza à 30 milles de l’île. Le bateau de ces pauvres clandestins prenait l’eau et n’était plus en état de poursuivre sa route. Ils ont donc tous été transférés sur un bâtiment des gardes-côtes, qui les a menés jusqu’au port. Un avion de la Guardia di Finanza les avait repérés dans la matinée. Très fiers de cette brillante intervention, les gardes-côtes l’ont filmée et mise sur Youtube, de façon à montrer aux futurs candidats à l’immigration clandestine que leur sauvetage est garanti.

Quelques heures plus tôt, dans la journée d’hier, les 800 Tunisiens actuellement hébergés au centre d’accueil de Lampedusa se sont révoltés, après avoir appris que 49 de leurs compatriotes avaient été rapatriés dans la matinée et que 50 avaient été embarqués sur un second vol à destination de Palerme puis de Tunis. Un policier a été blessé par un jet de pierre. La police est parvenue à rétablir provisoirement le calme, en faisant venir cent agents supplémentaires.

En réalité, sur la centaine de Tunisiens rapatriés, les autorités tunisiennes n’ont finalement accepté d’en récupérer que 30. L’avion qui faisait escale à Palerme s’est vu refuser l’autorisation d’atterrir à Tunis et les clandestins ont dû être transférés au centre de Pozzallo en Sicile. La nouvelle, immédiatement transmise par téléphone portable aux clandestins de Lampedusa, a été accueillie par des hurlements de joie à l’intérieur du centre d’accueil. L’accord italo-tunisien du 5 avril se révèle de plus en plus clairement un marché de dupes, comme Novopress l’avait immédiatement relevé.

Le maire de Lampedusa, Bernardino De Rubeis, ne sait plus à quel saint se vouer. Après avoir lancé des appels à Silvio Berlusconi, il a écrit au ministre Roberto Maroni, pour lui demander de cesser les rapatriements par petits groupes et de procéder à « un transfert en bloc » des Tunisiens, « afin de les mettre dans des endroits où les actes de violence puissent être contenus ». Lampedusa, explique le maire « n’est pas un endroit où il soit possible de contrôler un si grand nombre de Tunisiens, qui n’ont plus désormais confiance en personne et tentent par tous les moyens de prendre la fuite ».

Mais si la Tunisie refuse de récupérer ses clandestins, alors que le gouvernement italien avait tout misé sur sa coopération, que faire à présent ?

Les émeutiers de Bari sont « des professionnels de la guérilla »

Les émeutiers de Bari sont « des professionnels de la guérilla »

03/08/2011 – 15h00
BARI (NOVOpress) —
Bilan officiel définitif des huit heures d’émeute immigrée à Bari lundi : 98 blessés, dont 42 policiers, 40 carabiniers et 16 particuliers, caillassés dans leurs voitures ou dans l’autobus des transports en commun pris d’assaut par les Africains. Aucun clandestin, on le voit, ne semble avoir subi une égratignure. On a frôlé un vrai massacre puisque les immigrés s’apprêtaient à mettre le feu à l’autobus, où se trouvaient encore le chauffeur et trois femmes, si un policier n’était pas courageusement intervenu tout seul pour les en empêcher. Quant aux dégâts matériels, ceux du Centre d’accueil se montent à eux seuls à 200 000 euros.

La question est à présent de savoir s’il y aura des suites judiciaires ou si les clandestins vont jouir d’une impunité complète, en plus du statut de réfugié politique qu’on est parti pour leur accorder en urgence. Le parquet de Bari a retenu une série de charges qui, sur le papier, est impressionnante : violence et résistance à la force publique, avec armes (barres de fer et pierres), menaces, interruption du service public pour le blocage de la route nationale 16, dégâts volontaires suivis d’incendie, violence privée, lésions personnelles aggravées, dégâts sur automobiles et sur transports en commun, vol et blocage ferroviaire. Ce dernier délit, réprimé par une loi de 1948, est parmi les plus graves puisqu’il prévoit une peine de 2 à 12 ans de réclusion.

Les émeutiers de Bari sont « des professionnels de la guérilla »

Comme toujours s’agissant d’immigration, il y a pourtant loin de la loi à son application. Le parquet s’est mis au travail mais ne sait pas encore comment procéder. 28 clandestins (sur plusieurs centaines d’émeutiers) ont été arrêtés en flagrant délit mais il faut désormais établir avec certitude qui a fait quoi (en langage juridique, « attribuer des conduites spécifiques à chaque inculpé ») et c’est, semble-t-il, très compliqué. Comme l’ont expliqué les enquêteurs de la police judiciaire à La Gazzetta del Mezzogiorno, « celui qui a occupé la voie de chemin de fer n’a pas occupé la route nationale et vice-versa. Celui qui a cassé les dents à un policier ou rompu les côtes à un carabinier n’a peut-être allumé aucun incendie ». Pour arriver à la certitude, les enquêteurs sont en train d’analyser les photos et les films pris durant l’émeute, surtout les films pris depuis l’hélicoptère de la police. Les reportages de la télévision ont également été acquis. Rien ne sera négligé, on nous l’assure, « pour trouver de possibles éléments de preuve à l’appui de l’hypothèse des enquêteurs », à savoir que les 28 personnes arrêtées lundi (et bien sûr présumées innocentes) ont effectivement commis les délits en question.

Selon des informations confidentielles recueillies par La Gazzetta del Mezzogiorno, la police estime en tout cas avoir affaire à de vrais « professionnels de la guérilla », qui se déplacent dans les centres d’accueil de toute l’Italie pour y déchaîner la violence. Une soixantaine d’immigrés qui venaient d’arriver au Centre d’accueil de Bari avaient participé, mercredi dernier, à l’émeute de Mineo (province de Catania, en Sicile). Les clandestins avaient occupé la route nationale 417 Catania-Gela pour demander le statut de réfugiés politiques. Il y avait également eu des incendies et des dégradations, quoique moins graves que ce qui s’est passé depuis à Bari.

Les enquêteurs de Bari disent n’avoir jamais été confrontés à rien de semblable jusqu’ici. Les émeutiers ont agi selon un plan soigneusement étudié. « Leur stratégie prévoyait le déploiement de petits groupes, avec des objectifs fixés à l’avance. Un groupe sur la voie ferrée, l’autre sur la route nationale 16. Des pierres enveloppées dans des chiffons, qu’ils faisaient tournoyer et qu’ils lançaient à toute force pour avoir une plus longue portée et pour augmenter l’effet destructeur. Chaque fois que les forces de l’ordre s’approchaient d’un groupe d’immigrés, un autre groupe, moins nombreux mais toujours aguerri, surgissait d’un autre côté. Il était impossible de combattre sur deux fronts ». « Dans leurs yeux, témoigne un policier, il y avait la haine ».

Émeute immigrée à Bari : centre incendié, routes coupées, 30 blessés

Émeute immigrée à Bari : centre incendié, routes et chemin de fer coupés, 30 blessés

01/08/2011 – 12h15
BARI (NOVOpress) –
Scènes d’émeute depuis ce matin à Bari, en Italie dans les Pouilles. Plusieurs centaines d’immigrés clandestins du Centre d’accueil pour les demandeurs d’asile (Cara) de la ville bloquent depuis ce matin la route nationale 16 bis ainsi que la voie de chemin de fer. Ils ont mis le feu à des bidons et à des couvertures. Ils réclament leur régularisation et le statut de réfugiés politiques.

Les forces de l’ordre sont intervenues pour tenter de rétablir la circulation. Selon les premières informations, les immigrés auraient jeté des pierres sur les policiers puis les auraient attaqués, armés de barres de fer. Plusieurs voitures de police ont été endommagées.

On dénombre une trentaine de blessés, surtout parmi les policiers mais aussi parmi des passants. Les immigrés ont en outre pris d’assaut un autobus des transports en commun, qui a été bloqué et dévasté. Une équipe de la télévision, qui voulait interviewer les clandestins pour leur faire expliquer leurs revendications, a été attaquée à coups de pierres.

La situation reste actuellement très tendue. La route est toujours coupée. La circulation ferroviaire est également interrompue sur la ligne Bari-Foggia. Dix trains régionaux ont d’ores et déjà été annulés, six trains de grande ligne subissent des retards. D’autres immigrés ont pendant ce temps mis le feu au Centre d’accueil.

Allemagne : les droits des clandestins vont être étendus

Allemagne : les droits des clandestins vont être étendus

22/07/2011 – 14h00
BERLIN (NOVOpress) — L’accès gratuit à la formation, aux soins médicaux et au marché du travail : voilà ce que souhaitent les écologistes allemands et le SPD (parti social-démocrate). Les deux partis ont déjà déposé des projets de lois allant dans ce sens. Et ils pourraient bien parvenir à leurs fins ! Car le gouvernement allemand aurait pratiquement déjà pris la décision de restreindre l’obligation de signalement des clandestins. Or, une telle décision pourrait être comprise comme un véritable appel d’air : au lieu de prendre des mesures fermes à l’encontre de l’immigration illégale, les droits des clandestins vont être étendus.

Il est en effet prévu de restreindre l’obligation de signalement des clandestins dans la loi relative au séjour sur le territoire allemand. Le but est de dégager les écoles et les garderies de l’obligation qu’elles avaient jusqu’ici de signaler aux autorités les enfants de clandestins. La directrice du Deutsches Institut für Menschenrechte (Institut allemand des droits de l’homme), Beate Rudolf, a fait part à l’hebdomadaire berlinois Junge Freiheit de sa satisfaction : « La fin de l’obligation de signaler [les clandestins] est une étape importante qui permettra aux enfants de clandestins de faire usage de leur droit humain à une formation en Allemagne. »

Mariages blancs, gris, forcés. Les filières secrètes de l’immigration illégale

[box]L’affaire du député UMP Brigitte Barèges, condamnée, le 6 juillet, à marier un couple mixte douteux, soulève le problème de l’immigration illicite sur notre territoire. Des escrocs, de plus en plus astucieux et organisés, y mettent en place de véritables réseaux de fraudes au titre de séjour. Au passage, ils n’hésitent pas à abuser de la naïveté ou de la vulnérabilité de citoyens français. Enquête. De plus en plus de Français sont victimes d’immigrés illégaux souhaitant obtenir leur régularisation. Le mode opératoire de ces clandestins : les yeux doux et de beaux discours ![/box]

“Votre mariage est annulé ! » Caroline, 30 ans, rayonne. Le juge sourit. Nous sommes à Nantes, au tribunal de grande instance, chargé, depuis 2005, du contentieux lié aux mariages mixtes célébrés à l’étranger. Au bout de trois ans de procédure, la jeune femme repart à zéro. Comme dans la moitié des cas jugés, la preuve a été établie que son mari algérien ne l’avait épousée que pour obtenir des papiers français, avant de l’abandonner comme une chaussette.

Ce phénomène, appelé « mariage gris » dans le jargon juridique, constitue une nouvelle filière d’immigration illégale, se distinguant nettement du mariage blanc. Pour ce dernier, il y a complicité des deux protagonistes afin d’obtenir une union permettant à un immigré illégal de demeurer sur le sol français, en attendant une éventuelle naturalisation. Le mariage gris est autrement plus pervers, car il s’agit d’une véritable « escroquerie sentimentale » : l’étranger joue sur la séduction pour abuser d’un conjoint français vulnérable et obtenir une régularisation, voire la nationalité. Loin d’être complice, le conjoint français est de bonne foi.

Nathalie, une victime, témoigne : « J’étais invitée dans une soirée avec des Africains. J’ai rencontré un homme merveilleux. Il semblait très amoureux et m’a littéralement imposé le mariage, car dans son pays, “c’est comme ça, les Blanches ne peuvent pas comprendre”. Mais après, son comportement a changé. Sa seule préoccupation : les papiers ! Quand j’ai compris, il m’a menacée de représailles si j’empêchais sa régularisation. Il m’a frappée. J’avais trop honte de raconter ce que je subissais. J’ai tout accepté, puis il m’a laissé tomber le jour où il a reçu sa carte de séjour. Aujourd’hui je me sens nulle et sale. »

Un mariage sur trois est mixte

Hommes et femmes sont victimes dans les mêmes proportions. Les fraudes touchent aussi de nombreux Français issus de l’immigration, mariés pendant les vacances avec une personne de leur origine. Mais dans ces circonstances, le mariage gris cède souvent la place au mariage forcé (70 000 jeunes femmes concernées sur notre territoire, selon la dernière estimation du Haut Conseil à l’intégration).

Une fois en France, l’escroc profite parfois du regroupement familial pour faire venir… sa véritable femme et ses enfants !

Marie-Annick Delaunay en sait quelque chose : elle a failli être victime d’un polygame. Afin de sonner l’alarme, elle a créé l’association « Non aux mariages et paternités de papier » et écrit un livre sur ce sujet (1). Son objectif : informer et venir en aide aux victimes sur les plans juridique, administratif et psychologique. « Il est important d’obtenir l’annulation du mariage pour prouver l’escroquerie. Mais la procédure est longue, la preuve difficile à établir. »

Selon elle, la multiplication des mariages gris est liée à loi Reseda du 11 mai 1998, du gouvernement Jospin, grâce à laquelle un étranger pouvait obtenir la nationalité française par simple déclaration, au bout d’un an de vie commune. En 1997, on ne comptait que 14 303 mariages mixtes ; en 2004, ils étaient 88 123 ! Actuellement, un mariage sur trois en France est mixte.

Pire, à partir de 1998, un étranger reconnaissant un enfant né en France avant l’âge d’un an, même s’il n’en était pas le père, obtenait une carte de séjour « vie privée et familiale » (voir encadré p. 5). Le nombre de cartes de séjour délivrées au titre de parent d’enfant français est passé de 4 445 en 2000 à 10 358 en 2004. Certains régularisés n’attendaient même pas, pour rompre, que leur femme sorte de la maternité !

Cette situation n’a pas l’air de préoccuper les politiques outre mesure. Marie-Annick Delaunay raconte : « Nous avons adressé des centaines de courriers à tous les députés et sénateurs. Ceux de gauche ne répondent pas. J’ai envoyé un long mémoire à Ségolène Royal, lorsqu’elle était ministre délégué à la Famille. Il est resté sans réponse. Lorsque je l’ai relancée, j’ai eu droit à trois lignes méprisantes. »

La droite, elle, réagit au compte-goutte. En 2003, l’Assemblée nationale a voté une loi sur l’immigration renforçant le pouvoir des officiers d’état civil dans la lutte contre ces escroqueries. En juillet 2006, Dominique de Villepin révélait, lors du projet de loi sur l’immigration et l’intégration, que « les détournements de l’institution du mariage sont de l’ordre de plusieurs milliers par an. Leur seule finalité est l’obtention de papiers autorisant le séjour en France ». « Plus de 80 % des annulations de mariages prononcées en France concernent des mariages mixtes », annonçaient les services du ministère de l’Immigration en avril 2009, à l’occasion de la création d’un groupe de travail chargé de faire des propositions pour améliorer la lutte contre les unions de complaisance.

« J’ai vu une carte de séjour. Elle avait les yeux bleus. »

En octobre 2010, les députés ont voté une mesure punissant les « mariages gris » de sept ans de prison et de 30 000 euros d’amende.

Pour autant, l’escroquerie sentimentale demeure banale au sein des communautés immigrées.

L’humoriste Fellag en a même fait la base d’un de ses plus fameux sketches. Il y joue un Algérien qui, avide d’arriver en France, rencontre une belle blonde : « J’ai vu une carte de séjour. Elle avait les yeux bleus. » Rires garantis.

Lionel Humbert

(1)  Marie-Annick Delaunay, L’immigration par escroquerie sentimentale, éditions Tatamis, 215 p., 21 euros

[box class=”warning”]Paru ce mercredi dans “Minute” du 13 juillet. En kiosque ou sur Internet.[/box]

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Italie : Plus de 50.000 débarquements depuis janvier

13/07/2011 – 10h30
ROME (NOVOpress) –
C’est un nouveau seuil qui a été officiellement franchi : d’après les chiffres officiels du Ministère de l’Intérieur italien, en incluant 68 clandestins dont le bateau a été recueilli hier au large de la Sicile, ce sont 50.236 immigrés qui ont débarqué en Italie depuis le 1er janvier : 22.752 venant de Tunisie, le reste de la Libye, de l’Erythrée et de la Somalie. De ce second groupe, « environ neuf sur dix peuvent être considérés comme des réfugiés » – quand on veut, on peut, c’est bien connu. Le nombre total de débarquements a été de 566.

L’augmentation par rapport aux années précédentes est vertigineuse. En 2010, entre janvier et septembre, les immigrés débarqués en Italie avaient été 2.868 ; en 2009, toujours entre janvier et septembre, 8.292.

Depuis le 5 avril, date de l’entrée en vigueur du fameux accord avec la Tunisie, il serait encore arrivé 3.000 Tunisiens en Italie, « dont plus de la moitié a été rapatriée » – ce qui veut dire que près de la moitié est restée en Italie ou est passée en France rejoindre les précédents.

Le ministre Maroni avait prévu que, avec la crise libyenne, il y aurait 300.000 débarquements en Italie cette année. Nous sommes en bonne voie.

[high1]Il ne s’agit que des arrivées par voie maritime et, même pour cette voie, le chiffre est certainement sous-estimé.[/high1] S’il est aisé, en effet, de tenir un compte exact des débarquements à Lampedusa, des bateaux ne cessent de lâcher sur les côtes de la Sicile, de la Calabre ou du Salento, des paquets de clandestins venus de partout. On ne s’en aperçoit que lorsque les carabiniers, parfois plusieurs jours après, en ramassent quelques dizaines sur les routes. Hier encore, 36 clandestins, afghans, pakistanais et indiens, ont été arrêtés à 10 kilomètres au sud de Gallipoli, dans les Pouilles. Ils ont expliqué avoir été transportés sur une barque à voiles par un passeur. Ils ont été emmenés en car dans le centre d’accueil d’Otrante.

Un hangar pour les musulmans dans le 18ème arrondissement de Paris ?

Un hangar pour les musulmans dans le 18ème arrondissement de Paris ?

07/07/2011 – 12h25
PARIS (NOVOpress) –
Pour mettre fin aux prières dans la rue, un hangar de 1500 m² devrait prochainement être mis à la disposition des musulmans dans le 18ème arrondissement de Paris. C’est ce qu’indique le site yabiladi.com. Ce dernier précise : “Les autorités semblent décidées à ne plus voir les rues Myrha et Polonceau être ‘occupées’ par les fidèles musulmans, le temps de la prière hebdomadaire du vendredi. Et pour ce faire, c’est un hangar situé près de la porte des Poissonniers, à la frontière nord du 18ème arrondissement de Paris qui devrait être mis à la disposition des associations musulmanes en charge des deux mosquées situées sur les rues Myrha et Polonceau.Ce hangar appartient au ministère de la défense. Une partie des locaux est actuellement occupée par une association qui y loge des sans-abri. C’est la partie non occupée, d’une superficie de 1500 m² qui a été ciblée par la Préfecture de police de Paris. Hamza Salah, le recteur de la mosquée de la rue Myrha, beaucoup plus fréquentée par des Maghrébins, ainsi que Moussa Diakité, de la mosquée Al fath, sur la rue Polonceau, plus fréquentée par des Subsahariens, ont tous les deux visité les lieux.”

De plus, toujours selon ce site, “les autorités n’ont réagi que tardivement. Des solutions concrètes, comme ce hangar, n’ont été proposées qu’une fois que le Front national de Marine Le Pen ait décidé d’en faire un sujet de campagne électoral, soutenant notamment l’apéro saucisson que le Bloc identitaire avait prévu d’organiser à la Goutte d’Or, en juin 2010.”

Le Danemark et la Norvège ne veulent plus de frontières passoires

Le Danemark et la Norvège ne veulent plus de frontières passoires

06/07/2011 – 21h40
COPENHAGUE (NOVOpress) –
Le Danemark veut rétablir des contrôles permanents à ses frontières avec l’Allemagne et la Suède où 50 douaniers ont été déployés hier. Quarante huit agents supplémentaires seront envoyés en renfort à l’occasion du Nouvel An. Il s’agit de mieux contrôler le transport d’objets, d’armes et de drogues, favorisé par la mondialisation marchande et humaine.

À son tour, la Norvège a annoncé aujourd’hui qu’elle allait augmenter le budget de la police et des douanes dans le secteur de sa frontière avec la Suède, afin de lutter efficacement contre les trafics de biens, de personnes et l’immigration illégale. « Cela combat la criminalité et permet d’attraper des demandeurs d’asile clandestins. Le travail donne de bons résultats », a constaté Knut Storberget, le ministre norvégien de la Justice. Un nouveau coup porté à l’espace Schengen de libre-circulation des biens et des personnes en Europe, totalement dépassé par les vagues d’immigration massive, en provenance notamment du continent africain.

Calabre : Une centaine d’immigrés clandestins arrivent en catamaran

Calabre : Une centaine d’immigrés clandestins arrivent en catamaran

06/07/2011 – 14h10
REGGIO DI CALABRIA (NOVOpress) – Hier après-midi, 54 immigrés clandestins ont été retrouvés le long de la côte calabraise, dans la zone comprise entre Soverato et Sant’Andrea sullo Ionio. Les clandestins, tous des hommes, ont déclaré venir de plusieurs pays, dont le Pakistan, le Bangladesh et l’Irak. Ils avaient débarqué d’un catamaran, qu’ils ont ensuite abandonné à la dérive et qui a été récupéré par les hommes de la Capitainerie du port et de la Guardia di finanza.

D’après les déclarations des clandestins, une centaine de personnes étaient à bord de l’embarcation. Il n’est pas exclu que les autres soient parvenues à s’éloigner. Les forces de l’ordre continuent donc leurs recherches. Les enquêteurs cherchent également à savoir si les passeurs figurent parmi les clandestins arrêtés.

C’est bien sur toutes ses côtes que l’Italie est envahie.
Sources : ansa.it/cronacareggio.it