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La ville d'Angers saturée de demandeurs d'asile africains

La ville d’Angers saturée de demandeurs d’asile africains

29/10/11 – 18h45
ANGERS (NOVOpress)
– Il n’y a pas que dans les grandes métropoles que les conséquences des flux migratoires incontrôlés de plus en plus importants se font sentir.

Ainsi, la cité angevine de 150 000 habitants (Maine-et-Loire) doit faire face depuis plus de deux ans à un afflux constant et croissant d’immigrés en provenance essentiellement de l’Afrique noire.

Confronté à cet afflux, la ville d’Angers est saturée, les services d’accueil sont dépassés et les centres d’hébergement pleins à craquer ce qui ne manque pas de provoquer des tensions et une multiplication des incidents. Les premières et principales victimes de cette dégradation de la situation sont les défavorisés autochtones, sdf et autres routards, qui se voient parfois malmenés par les nouveaux arrivants en quête de place dans les structures d’accueil.

«Aujourd’hui, le seuil physique de saturation a été atteint», a notamment déclaré Christophe Béchu, sénateur UMP et président du conseil général.

L’un des raisons de cet afflux massif d’immigrés serait la « bonne réputation » dont bénéficieraient les services d’accueil de la ville auprès des réseau d’immigration, un site internet Somalien, par exemple, conseillant explicitement aux candidats à l’immigration de se rendre dans la capitale angevine.

Crédit photo : Farfahinne. Licence CC.

Clandestins :L’Italie introduit le permis de séjour par sms

Clandestins : L’Italie introduit le permis de séjour par sms

27/10/2011 – 17h00
PARIS (NOVOpress) –
Le sms sur téléphone portable pour retirer son permis de séjour. C’est le nouveau service mis en place par la préfecture de Turin, en association avec les Postes italiennes, à l’intention des immigrés qui ont demandé l’émission ou le renouvellement de leur permis. Ils pourront ainsi éviter les queues aux guichets du service de l’immigration, où passent environ 800 personnes par jour. Pour accéder au service, il suffit que le clandestin indique son numéro de portable, lors du dépôt de sa demande, qui peut se faire dans tous les bureaux de poste. Sitôt son permis de séjour électronique arrivé en préfecture, il recevra un sms « Votre permis est prêt », avec un rendez-vous pour aller le chercher à la préfecture ou au commissariat.

Clandestins :L’Italie introduit le permis de séjour par smsLe système avait été introduit à titre expérimental en juin dans trois provinces italiennes et a été désormais généralisé à toute l’Italie. Il va bien faciliter les choses aux Tunisiens passés en France depuis avril grâce à un permis de six mois « pour raisons humanitaires » et qui ont besoin de le faire renouveler.

Il faut dire que, si on fait attendre les clandestins, ils ont tendance à brûler leurs centres d’accueil pour manifester leur mécontentement.

Sicile : cinq jeunes Tunisiens agressent un gardien et incendient le centre d’accueil

Sicile : cinq jeunes Tunisiens agressent un gardien et incendient le centre d’accueil

25/10/2011 – 10h00
CATANE (NOVOpress) –
« Étant donné que, sur la base de l’accord du 5 avril 2011 entre le gouvernement italien et le gouvernement tunisien, tant l’activité de surveillance sur les côtes tunisiennes, tant l’action de prévention et d’empêchement de l’immigration illégale, tant les opérations de rapatriement des citoyens tunisiens arrivés en Italie après la date citée du 5 avril 2011, ont été menées avec des résultats très positifs… » : c’est en ces termes que Silvio Berlusconi, il y a quinze jours, justifiait la prolongation pour six mois des permis de séjour « pour motifs humanitaires » aux clandestins tunisiens.

On apprend aujourd’hui, par une dépêche de l’agence ANSA et par la presse locale que trois Tunisiens, B.F. et L.F., l’un et l’autre âgés de 18 ans, et A.A., âgé de 19 ans, ont été arrêtés dans la nuit de samedi à dimanche pour menaces aggravées, coups et blessures, et incendie volontaire au centre d’accueil de Belpasso (province de Catane), géré par la Fondation catholique Giovanni Romeo Sava. Deux autres Tunisiens mineurs ont été inculpés.

Les cinq Tunisiens étaient arrivés dans la région après avoir débarqué sur la côte sud de la Sicile. Mécontents des lenteurs administratives pour leur accorder le statut de réfugiés politiques ainsi que de la médiocre qualité, selon eux, de la nourriture, ils ont menacé et frappé le gardien, et mis le feu aux matelas de leurs chambres, provoquant un incendie d’ampleur considérable. Pendant que les pompiers de Palerme maîtrisaient l’incendie, les carabiniers, alertés, sont intervenus et ont secouru le gardien. Celui-ci a été accompagné à l’hôpital de Palerme, où les médecins ont constaté des traumatismes sur tout le corps et deux côtes fêlées. Il devrait être guéri d’ici trois semaines. Quant aux clandestins, les trois jeunes majeurs ont été transférés à la prison de Catania Piazza Lanza, et les deux mineurs confiés, par décision de l’Autorité judiciaire, « à une autre structure d’accueil du même genre ».

[box] Photo : la petite ville de Belpasso. Crédit photo : Roberto Quartarone. Licence CC. [/box]

Allers-retours de Tunisiens entre la France et l’Italie : renouvellement des permis « temporaires » et expulsions bidon

Allers-retours de Tunisiens entre la France et l’Italie : renouvellement des permis « temporaires » et expulsions bidon

24/10/2011 – 08h00
 VINTIMILLE (NOVOpress) – Six mois déjà : c’est le 5 avril dernier que le gouvernement italien avait décidé d’accorder des permis de séjour temporaires « pour motifs humanitaires » d’une durée de six mois à tous les Tunisiens débarqués en Italie depuis le 1er janvier. L’effectif concerné était de 22.000, même si, selon la Protection civile, seuls 11.800 permis auraient été distribués dans les semaines suivantes  : le reste avait déjà dû passer en France sans papiers ! En tout cas, ces “malheureuses” populations fuyant la démocratie tunisienne allaient automatiquement se retrouver clandestines ce mois-ci.

Mais en matière d’immigration, on le sait, le provisoire devient toujours définitif. Ou, pour le dire autrement, quand on a commencé à céder, on cèdera toujours. Silvio Berlusconi a donc pris un nouveau décret, le 6 octobre, dans lequel « étant donné que, sur la base de l’accord du 5 avril 2011 entre le gouvernement italien et le gouvernement tunisien, tant l’activité de surveillance sur les côtes tunisiennes, tant l’action de prévention et d’empêchement de l’immigration illégale, tant les opérations de rapatriement des citoyens tunisiens arrivés en Italie après la date citée du 5 avril 2011, ont été menées avec des résultats très positifs ; prenant acte des demandes renouvelées émanant du gouvernement provisoire tunisien, de poursuivre dans la ligne de la coopération et de la collaboration déjà engagées ; considérant de même que ce rapport de collaboration devra être confirmé et ultérieurement renforcé avec le nouveau gouvernement tunisien qui se mettra en place à l’issue des élections pour l’Assemblée Constituante du 23 octobre 2011 »… les permis de séjour exceptionnels « pour motifs humanitaires » sont prolongés de six mois supplémentaires. Un chef-d’œuvre de langue de bois !

Pour faire bonne mesure, Berlusconi a pris le même jour un second décret : « Considérant que les migrants arrivés dans notre pays dans les neuf premiers mois de 2011 ont été plus de 60.000;

Compte tenu que la situation d’instabilité qui caractérise encore les pays nord-africains fait prévoir que les effets de la situation d’urgence se prolongeront encore durant l’année 2012;

Considérant que l’afflux massif persistant en Italie de citoyens originaires des pays d’Afrique du Nord continue d’être particulièrement significatif, déterminant des situations très critiques et des épisodes hautement dramatiques ;

Considérant que les activités nécessaires pour empêcher et pour gérer le phénomène migratoire, y compris sur le territoire africain, mises en œuvre jusqu’à présent par les administrations compétentes, tant sur le plan administratif que sur le plan opérationnel, se sont révélées particulièrement efficaces, raison pour laquelle il est nécessaire de mettre en œuvre des interventions et des stratégies ciblées ultérieures, qui assurent un niveau opérationnel au moins égal au niveau actuel »… l’état d’urgence relatif à l’arrivée exceptionnelle de citoyens appartenant aux pays d’Afrique du Nord est prolongé jusqu’au 31 décembre 2012.

31 décembre 2012, en luttant contre l’immigration clandestine avec la même efficacité qu’actuellement, cela fait dans les 150.000 Nord-Africains supplémentaires. Et dire que l’invasion était censée s’arrêter sitôt Kadhafi tombé !

Ces pantalonnades italiennes font en tout cas le bonheur du gouvernement français, qui s’est mis depuis deux semaines à ramasser tous les Tunisiens dont le permis est expiré. Il en arrive chaque jour vingt ou trente à Vintimille, ramenés en fourgons par la police française. Celle-ci fait même du zèle. Le 13 octobre, comme l’ont vérifié les journalistes du quotidien en ligne SanremoNews, les Tunisiens expulsés avaient des permis de séjour valides jusqu’au 17.

À Vintimille, les Tunisiens font la queue devant le commissariat pour faire renouveler leur permis. Les effectifs varient selon les jours, en fonction des expulsions de France : parfois une centaine, parfois vingt seulement.
Dans tous les cas, l’histoire se termine de la même façon : sitôt leur permis renouvelé, ils retournent en France.

Les bateaux des clandestins de Lampedusa entrent au musée

Les bateaux des clandestins de Lampedusa entrent au musée !

23/10/2011 – 12h00
GENES (NOVOpress) –
Avec les clandestins de Lampedusa, les immigrationnistes ont trouvé un filon et ils ont bien l’intention de l’exploiter jusqu’au bout. Il y a quinze jours, un groupe d’artistes subventionnés avait annoncé un projet pour transformer les carcasses des bateaux de clandestins en « œuvres d’art » contemporaines ainsi qu’en objets de design. Seule ombre à ce beau programme, selon Il Giornale, ces bateaux constituent officiellement des déchets toxiques, pour avoir été vernis avec des enduits au plomb.

Est-ce pour cette raison ? On apprend à présent que, lundi prochain, « les barques utilisées par les immigrés pour les voyages de l’espérance dans le canal de Sicile » seront remises au Galata–Musée de la mer de Gênes, le plus grand musée maritime italien. Une cérémonie solennelle aura lieu à 11h, avec la participation de représentants de la Garde côtière (vous savez, ceux qui remorquent les clandestins pour garder les côtes !), de la municipalité de Lampedusa, donatrice, du président et du directeur du Musée de la mer, Maria Paola Profumo et Pier Angelo Campodonico, ainsi que du directeur régional du Travail, Alessandra Russo. Gageons qu’on ne lésinera pas sur le champagne et les petits fours.

Pour accueillir ces épaves, le Musée de la mer s’est engagé à réaliser un pavillon permanent dénommé « Mem–Mémoire et immigration ». Il s’agira de la première exposition permanente sur l’immigration en Italie. Elle pourra devenir un actif foyer de propagande immigrationniste, par exemple en organisant des visites pour les enfants des écoles…

[box class=”info”]Photo : carcasses de bateaux des clandestins à Lampedusa/DR[/box]

Famille de clandestins à l’hôtel : 6000 euros par mois à la charge des Français

Famille de clandestins à l’hôtel : 6000 euros par mois à la charge des Français

20/10/2011 – 12h30
LES MUREAUX (NOVOpress) –
Combien coûte aux contribuables l’hébergement d’immigrés sans-papiers ? La réponse vient des Mureaux, cité emblématique des ravages du multiculturalisme. Depuis quelques jours, cette ville des Yvelines a vu débarquer 17 familles hors la loi en provenance de Seine-Saint-Denis, département qui lui aussi paie un lourd tribut à l’immigration massive.

Les familles sont logées à l’hôtel. Le maire des Mureaux, François Garay, estime le 19 octobre dans l’édition des Yvelines du Parisien, que le logement d’une famille nombreuse d’immigrés coûte par mois environ 6 000 euros !

Les Français paient encore à la caisse. France Soir , le 30 juin dernier, avait chiffré le coût de l’immigration clandestine à 4,6 milliards d’euros. Montant qui grimpe à 30,4 milliards d’euros en mutualisant le coût de l’immigration légale et clandestine (soins de santé, reconduites à la frontière, économies souterraines, etc.). Au bord de la faillite, combien de temps encore la France pourra-t-elle supporter de tels abus ?

[box]Photo en Une : immigrés clandestins à Paris. Crédit : William Hamon (aka Ewns) via Flickr (cc).[/box]

Italie : une entreprise « fantôme » pour clandestins africains

Italie : une entreprise « fantôme » pour clandestins africains

17/10/2011 – 16h30
NOVARE (NOVOpress) –
L’Italie est au bord de la faillite mais la filière de l’immigration clandestine ne connaît pas la crise. Coopératives et sociétés qui gèrent les centres d’accueil, et qui ne les gèrent certes pas à l’économie, hôteliers des stations de ski qui remplissent leurs établissements en morte-saison, associations catholiques ou laïques, à l’imagination également intarissable quand il s’agit d’attraper des fonds publics, tout cet immense secteur parasitaire n’a jamais été si prospère.

Et ce n’est là que la branche légale, gérée par des Italiens de souche en cols blancs ou en cols romains. Il y a aussi toute l’industrie au noir des passeurs, trafiquants et fabricants de faux papiers, qui se recrutent en grande majorité parmi les immigrés eux-mêmes. Eux aussi ont une imagination intarissable. En septembre, les carabiniers avaient démantelé une organisation criminelle dirigée par deux Érythréens, qui produisait en masse de faux passeports et permis de séjour pour Nord-Africains, dans un restaurant de Rome transformé en imprimerie clandestine.

La dernière fraude en date a été découverte à Novare en Piémont. Il s’agissait d’une entreprise «fantôme», officiellement domiciliée à Spirano, en Lombardie, et dont l’unique activité était de fournir de faux bulletins de paie et des contrats de travail fictifs à des immigrés clandestins. Ceux-ci se rendaient ensuite à la préfecture, présentaient pseudo-contrats et pseudo-bulletins et « puisque les documents étaient formellement irréprochables, obtenaient un permis de séjour de deux ans pour travail salarié ». Simple comme bonjour ! “Que deviendrait l’économie italienne sans immigrés”, la chanson est bien connue.

La Section anti-fraudes du service d’immigration de la préfecture de Novare s’étant décidée à mettre en place un contrôle supplémentaire, elle a découvert que sept immigrés, tous Africains, qui avaient déposé une demande de permis de séjour en se présentant comme employés de la société de Spirano, n’avaient en réalité exercé aucune activité pendant la période concernée. 

Une descente de police à Spirano a révélé que la supposée entreprise était inexistante et que son siège se limitait à une adresse postale.

Les sept Africains ont été inculpés mais laissés en liberté. Il n’est pas précisé s’ils feront l’objet d’une procédure d’expulsion. Une enquête est en cours pour identifier les concepteurs de la fraude. Le travail des immigrés est une richesse, c’est le cas de le dire. Reste à savoir pour qui…

Crédit photo : d’après Luigi Rosa sur Flickr, licence CC.

« Inch Allah ». En voyage avec Mohamed, de la Tunisie à la France via l’Italie

« Inch Allah ». En voyage avec Mohamed, de la Tunisie à la France via l’Italie

16/10/2011 – 10h00
BARI (NOVOpress) – Ça s’appelle « Inshallah. Il viaggio di Mohamed Alì » et c’est le tout nouveau film de propagande immigrationniste. Ça vient d’être présenté à Bari et ça sera projeté partout en Italie, dans toutes les écoles si tout va bien. Le réalisateur, Antonio Laforgia, travaille à « une “distribution civile”, qui réunisse écoles, associations, places, centres sociaux, et tous les lieux à partir desquels il est possible de commencer à construire une conception différente de l’Autre, en commençant par éliminer au plus tôt le mot clandestin de notre vocabulaire quotidien ».

Antonio Laforgia, vous l’avez deviné, est un ancien étudiant en sociologie, devenu ensuite journaliste de gauche par « une formation personnelle sur le tas ». « Avec ce travail il passe du journalisme écrit au cinéma documentaire ; le registre change, mais restent au centre de sa recherche le récit des histoires de vie de ceux qui sont à la dernière place, et la dénonciation des droits niés, avec un style qui combine l’analyse socio-politique à une approche anthropologique et participative ».

Pour le blogue immigrationniste du Corriere della Sera, « Stranieri in Italia », Laforgia a « expliqué son travail », comme on dit dans ces milieux. « Le film raconte le voyage de Mohamed Alì, un des milliers de Tunisiens débarqués à Lampedusa au printemps de cette année. La rencontre avec Alì s’est produite à l’extérieur du camp de Manduria, d’où il s’était à peine enfui à cause des conditions intenables dans lesquelles il était contraint à vivre [lors de la fuite massive de centaines de clandestins, aidés par l’extrême gauche, en avril dernier, NdT]. Grâce à l’aide de certains militants, Mohamed est parvenu à rejoindre Bari, où il a commencé à partager avec moi son histoire, depuis la révolution [tunisienne] jusqu’à l’arrivée en Italie. Il m’a montré aussi des vidéos et des photos faites avec son téléphone portable, réalisées avec le désir de pouvoir un jour raconter son expérience. À ce moment, je lui ai proposé de continuer ensemble le voyage jusqu’à sa destination finale, la France, et de documenter avec deux caméscopes, dont l’un entre ses mains à lui, ce qui arriverait ».

Et notre sociologue vidéaste de conclure avec enthousiasme : « Inch Allah est l’histoire d’un voyage dans lequel on franchit d’un seul coup deux frontières : la frontière géographique, imposée par le cynisme des politiques européennes en matière d’immigration, et la frontière culturelle, nourrie par la représentation de l’Autre comme menace au lieu de le voir comme rencontre et occasion ».

Occasion de quoi et pour qui, on se le demande toujours. Si les lois sur l’immigration, tant italiennes que françaises, étaient appliquées, « Inch Allah » vaudrait à son auteur des poursuites pour aide à l’immigration clandestine. En l’état actuel des choses, il lui rapportera son lot d’applaudissements, de comptes rendus émus dans les journaux, de récompenses et de prix.

Il n’est pas sûr pourtant que le film produise l’effet recherché sur tous les spectateurs. Dans la bande annonce du film, on entend par exemple Mohamed déclarer en propres termes : « si ça va continuer comme ça, la France de ramener des jeunes Tunisiens ici, ça va péter, ça va être comme Lampedusa ». Et encore : « Tu me dis mardi, puis tu me dis mercredi, puis tu me dis jeudi, non, je veux que tu me dire, le lundi prochain tu auras ton permis, donc je vais me tais, je vais rester calme, tranquille dans ma tente, et je vais pas faire des problèmes ». Certains seront peut-être capables de voir là, justement, une menace.

 

Immigration clandestine en Italie : des « indigentes » dans une villa de 700.000 euros

Immigration clandestine en Italie : des « indigentes » dans une villa de 700.000 euros

13/10/11 – 11h00
PARIS (NOVOpress) –
La garde mobile de Bolzano a saisi hier à Pergine Valsugana (photo) (Trentin-Haut Adige) une villa de onze pièces de 400 mètres carrés, d’une valeur de 700.000 euros, qui est au nom de trois résidentes de Bolzano officiellement déclarées indigentes. Cela fait plus de dix ans que ces femmes ne déclarent pas cette propriété et ne paient aucun impôt, tandis qu’elles perçoivent à Bolzano l’ensemble des aides sociales ainsi que la contribution pour indigents de l’Ipes (l’Institut pour le logement social). Au total, elles ont touché 600.000 euros des services sociaux.

Ces femmes sont impliquées dans l’enquête “Mezzaluna” qui, depuis décembre dernier, a permis de démanteler une organisation criminelle spécialisée dans l’aide à l’immigration clandestine, l’escroquerie, la fabrication de faux papiers et le blanchiment des profits correspondants. Cinq personnes ont pour l’instant été arrêtées, 20 ont été inculpées.

Pendant ce temps, des familles italiennes vivent à 5 personnes dans une voiture, dans l’indifférence absolue des services sociaux.

Crédit photo : Dart Altair. Licence CC.

[Kiosque étranger) Couper l’eau aux clandestins

08/10/2011 – 18h25
LONDRES (NOVOpress) –
Il est réjouissant de lire cet article d’Ed Pilkington, le correspondant aux Etats-Unis du Guardian qui s’étrangle d’indignation à la perspective que les services des eaux de l’Alabama puissent couper l’eau aux clandestins. Pour faire face à un nombre croissant de clandestins, l’Etat de l’Alabama a promulgué une nouvelle loi qui, entre autres dispositions, interdit aux clandestins de passer des contrats avec des organismes publics. En application de cette disposition, les services des eaux publics demandent à chaque client de prouver qu’ils sont bien des résidents légaux ou des citoyens des Etats-Unis en déposant une photocopie d’un document d’identité.

Voilà une mesure dont pourraient s’inspirer les gouvernements européens.

La Ville de Lyon soutient officiellement une soirée pro-clandestins

La Ville de Lyon a soutenu officiellement une soirée pro-clandestins

08/10/2011 – 08h30
LYON (NOVOLyon) –
Le collectif pro-clandestins “Réseau éducation sans frontières (RESF)” a organisé, hier vendredi 7 octobre, une « soirée solidaire » à la maison des Associations du 4ème arrondissement (affiche ci-contre). Comme d’habitude, de nombreux artistes se sont associés à cet événement, Maguy Marin fut d’ailleurs la marraine de la soirée, mais aussi, Nathalie Perrin-Gilbert (maire du 1er arrondissement), David Kimfeld (maire du 4ème) et Pierre-Alain Muet (député de la 2ème circonscription du Rhône). Le but de cette « soirée solidaire » étant de venir en aide à une famille d’immigrés clandestins venant de Pristina au Kosovo, dont l’asile politique a été rejeté en mars 2011 par l’Ofpra et la Commission nationale du droit d’asile. Évidemment les trois enfants du couple sont actuellement scolarisés, au collège François-Truffaut et à l’école élémentaire Aveyron dans le 1er arrondissement.

La pièce de théâtre de la fausse lutte contre l’immigration clandestine continue

Cette situation vous donne une idée du sérieux de la politique de lutte contre l’immigration clandestine en France et notamment dans le Rhône.

Comme le reconnaît la famille « T », « nous pouvons donc maintenant être arrêtés et expulsés de France à tout moment. » Mais cet « horrible dénouement », dans cette « France raciste et fasciste », n’arrivera pas. La fausse lutte contre l’immigration clandestine est une pièce de théâtre, et même le candidat aux primaires du PS et membre du Parti socialiste, Manuel Valls, doit l’admettre : « La droite régularise, dans les faits, de manière massive et aléatoire. »

Le plus étonnant dans cette mobilisation pro-clandestins, c’est que pour la première fois, à notre connaissance, la mairie de Lyon apporte son soutien à ce genre d’initiative ! Outre le fait que la salle appartient semble t-il à la municipalité, le logo de la ville de Lyon apparaît clairement sur les affiches. Le sénateur-maire, Gérard Collomb et les élus donnent donc leur satisfecit pour outrepasser ouvertement les lois de la République !

Le moralement correct libéral-libertaire

Qui mieux que Gérard Collomb symbolise cette morale « libéral-libertaire » dont les valeurs irriguent notre société ? Les lois sont faites pour être respectées par tous sauf lorsqu’on les juge « moralement réac ». Alors, exit l’interdiction de l’immigration clandestine et du cannabis, par contre au cachot la moindre défense des identités européennes, françaises ou lyonnaises. Et surtout oui à tous les sans : sans papiers, sans identité, sans patrie, sans frontières et sans norme sexuelle.

Boboïsme culturel : les bateaux des clandestins de Lampedusa transformés en "œuvres d’art"

Boboïsme culturel : les bateaux des clandestins de Lampedusa transformés en “œuvres d’art”

07/10/2011 – 17h00
ROME (NOVOpress) – Il n’y a plus de clandestins à Lampedusa depuis qu’ils ont eux-mêmes brûlé leur centre d’accueil, mais il reste leurs bateaux : des centaines d’embarcations qui avaient tenu la mer juste le temps d’être repérées et remorquées par les gardes-côtes (les bien nommés) et qui achèvent aujourd’hui de pourrir sur les plages de l’île ou dans des décharges. Lampedusa, depuis le début de l’année, est devenu un gigantesque cimetière d’épaves, absolument irrécupérables et dont personne ne sait quoi faire.

Un groupe de bobos a trouvé la solution : transformer ces carcasses de bateaux en œuvres d’art « pour faire revivre avec elles les rêves et les espérances de tant de migrants partis en quête d’un meilleur futur ». Une gamme d’objets de design, tables, chaises, coffres à vin, ainsi que d’accessoires de mode, barrettes ou boucles de ceinture, sera également produite avec le bois des bateaux : « Un bois chargé de rêves et d’espérances qui rendra ces créations uniques en leur genre ». L’initiative est placée « sous le signe de la solidarité » puisque, on vous l’assure, le profit obtenu par la vente des œuvres sera reversé au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. « C’est une manière de dire, expliquent les concepteurs du projet, qu’une épave est un témoignage tragique mais aussi une porte vers le futur, signe et symbole d’une espérance en un monde meilleur. Nous entendons marquer la valeur épocale du phénomène de l’immigration, ses aspects humanitaires, et donner à travers l’art un signe de solidarité ».

Les coordonnateurs artistiques du projet, pompeusement intitulé « Opera – Sui relitti delle libertà » (« Œuvre – sur les épaves des libertés »), seront Gino Di Maggio, président de la Fondation Mudima pour l’art contemporain de Milan, le critique d’art Renato Miracco (ancien directeur de l’Institut culturel italien de New York) et Massimo Scaringella, « conservateur indépendant et organisateur d’événements culturels entre Rome et Buenos Aires ». Il s’agit d’une « initiative multiculturelle à laquelle ont déjà adhéré de très nombreux artistes – peintres, sculpteurs, poètes et designers – non seulement italiens mais venant des pays de la Méditerranée, de l’Europe et des Amériques ».

Le projet a été présenté la semaine dernière à Rome sous le patronage de l’Anfe (Association nationale des familles émigrées) et a obtenu le soutien – en période de restrictions budgétaires sans précédent – du Conseil des ministres, du ministère des Affaires étrangères, de l’Assemblée régionale de Sicile, de l’Agence des douanes et de la municipalité de Lampedusa, qui a mis à la disposition des « artistes » un « espace pour donner forme à leurs créations ». Le maire de Lampedusa, temporairement guéri de son immigrationnisme le mois dernier, quand il a eu peur que ses administrés viennent lui demander des comptes, semble être revenu à ses convictions d’avant-guerre.

Le projet sera en outre présenté à Bruxelles, au Parlement européen, le 9 novembre prochain, dans le cadre du congrès organisé par l’Anfe « Democracity [sic] – Citoyenneté italienne et européenne. Propositions et hypothèses pour lancer un nouveau débat ». Nul doute qu’un lot supplémentaire de subventions et de commandes publiques pourra être récolté à cette occasion.

Il Giornale, qui a consacré hier une grande enquête au business de l’immigrationnisme en Italie – les associations d’aide aux immigrés clandestins ont récupéré en 2011 21,5 millions d’euros de subventions publiques – a commenté ironiquement cette nouvelle initiative : « Dommage que, pour la région Sicile, les épaves soient des déchets toxiques parce que le bois a été verni avec des substances contenant du plomb. Au lieu d’en faire des œuvres d’art mises en vente au bénéfice du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, elles devraient être éliminées avec mille précautions ».

Qui prend le pari que, après Koons et Murakami, la prochaine exposition d’art contemporain au Château de Versailles sera consacrée aux épaves de Lampedusa ?

[box class=”info”]Photo : carcasses de bateaux des clandestins à Lampedusa/DR[/box]

Clandestins tunisiens : nouvelle émeute au Centre d’accueil de Brindisi, 11 policiers blessés

Clandestins tunisiens : nouvelle émeute au Centre d’accueil de Brindisi, 11 policiers blessés

01/10/2011 – 16h15
BRINDISI (NOVOpress) — Après Lampedusa, Brindisi, ou de l’art d’éteindre un incendie pour le rallumer ailleurs. En transférant les Tunisiens de Lampedusa dans d’autres centres d’accueil, le gouvernement italien n’a fait que déplacer l’émeute.

Il y a dix jours, 62 clandestins s’étaient déjà enfuis du Centre d’identification et d’expulsion de Restinco, à côté de Brindisi, en arrachant les grilles et en défonçant le portail. Il ne semble pas qu’ils aient été retrouvés. On avait rempli à nouveau le centre avec 84 clandestins, tous en provenance de Lampedusa. Ils se sont révoltés avant-hier soir, en poussant ce que les journalistes italiens appellent « leur cri habituel de “Liberté, liberté” » – c’est beau la francophonie.

Outre la police, une unité anti-émeutes a dû intervenir. 18 Tunisiens ont ensuite profité de la nuit pour s’enfuir : ils ont arraché les portes, qu’ils ont utilisées pour forcer un passage dans la clôture. Cinq ont été retrouvés hier, les autres étaient encore recherchés dans les campagnes autour de la ville. On compte 11 blessés parmi les forces de l’ordre.

Comme l’explique avec complaisance le journaliste du Nuovo Quotidiano di Puglia, « ce qui pèse sur ces émeutes à répétition, c’est malheureusement l’expulsion : tous les hôtes du centre savent que, après six mois de résidence, on retourne à la maison. Le quitte ou double pour la communauté tunisienne consiste donc à chercher la liberté par la fuite, en déchaînant comme hier une sorte d’enfer. […] Mais peu leur importe, puisqu’ils savent que derrière ces grilles, il y a la liberté, un ami ou un parent qui les attend en France ou en Allemagne ».

[box class=”info”]Sources : www.ansa.it et www.quotidianodipuglia.it[/box]

Ethnomasochisme : prêtres et associations catholiques soutiennent l’immigration

Ethnomasochisme : prêtres et associations catholiques soutiennent l’immigration

Affiche de la conférence débat du Secours catholique sur l'immigration

Affiche de la conférence débat du Secours catholique sur l'immigration

30/09/2011 – 14h55
PARIS (NOVOpress) – Le constat est certes simple. À part dans les communautés « traditionalistes », la plupart des églises sont vides. Et, sinon à être raillé par les médias, le message chrétien est devenu inaudible dans notre société.

C’est pourquoi, face à ces signes manifestes de déchristianisation, des prêtres et des associations catholiques ont décidé de remplir à nouveau les églises et de diffuser la bonne nouvelle… grâce à l’immigration. Comme le patronat ou la gauche, qui ne veulent plus du peuple de souche.

Malheureusement, les exemples sont nombreux. Comme le Secours catholique et son antenne gardoise. Le 26 septembre dernier, cette antenne organisait une conférence- débat Intitulée : « Immigration, pourquoi les chrétiens ne doivent pas se taire ». Pour l’occasion, le président national du Secours catholique en personne, François Soulage avait fait le déplacement afin d’animer la séance. Bien entendu, le message de cette soirée allait dans le sens d’un accueil (quasi forcé) de l’« autre ». Le tout, grâce à une interprétation biaisée de l’Evangile. Et bien entendu, la politique prétendument sécuritaire du gouvernement, notamment à l’égard des clandestins, a été critiquée.

Face à cette xénomanie, manifeste, les militants catholiques de la Ligue du Midi sont intervenus au cours de cette conférence, en particulier pour montrer les conséquences dramatiques d’une immigration de masse. Et ces militants ont eu la surprise d’entendre le président national du Secours catholique défendre une Europe forte et solidaire avec un contrôle de ses frontières et la nécessité de renvoyer une partie des immigrés dans leur pays d’origine.

À part Nîmes et le Gard, à Lyon aussi, des prêtres dévoient le message de l’Evangile. Comme nous l’indique Novopress Lyon, une dizaine de familles Roms est actuellement hébergée à la paroisse de l’église Saint-Antoine à Gerland. Et le père Michel Durand (image -ci-dessus), prêtre sur les pentes de la Croix-Rousse, a logé pendant de longues années des familles de clandestins dans sa cure de l’église Saint-Polycarpe en partenariat avec le Réseau éducation sans frontières (RESF).

Cependant Novopress Lyon rappelle les propos de Benoît XVI qui reconnaît aux Etats la possibilité de réguler les flux migratoires. Ainsi que l’archevêque de Bologne, Mgr Biffi, en accord avec de nombreux évêques italiens, qui a très justement dit : « Le droit à l’invasion n’existe pas (…) Rien n’interdit à l’Etat italien de gérer l’immigration de manière à sauvegarder son identité nationale » (Le Figaro 2/11/2000).

Italie : 230 millions d’euros supplémentaires pour l’immigration clandestine

Italie : 230 millions d’euros supplémentaires pour l’immigration clandestine

28/09/11 – 08h00
ROME (NOVOpress) –
C’est le tonneau des Danaïdes. Après les 200 millions d’euros du 19 juillet, une nouvelle ordonnance de Silvio Berlusconi, publiée hier au Journal Officiel, a débloqué 230 millions  « pour faire face à l’urgence migratoire » en Italie. 46 millions iront aux centres d’accueil (entre autres pour reconstruire ceux que les clandestins ont brûlés ou dévastés). 38 millions sont destinés à « faire face aux charges supplémentaires » liées à la mise en œuvre de l’accord italo-tunisien du 5 avril dernier – vous savez, l’accord conclu par Robert Maroni pour « fermer le robinet » de l’immigration clandestine.

77,8 millions ont été affectés au commissaire délégué à l’urgence migratoire et chef de la Protection civile, Franco Gabrielli.
 9 millions d’euros sont destinés à « augmenter la capacité des structures d’accueil du système de protection des demandeurs d’asile et des réfugiés » – mais le robinet est fermé, on vous l’assure ! 6,1 millions d’euros sont pour la Garde côtière, c’est-à-dire pour les opérations de secours aux clandestins.

Les chiffres paraissent vertigineux mais, à raison d’un paquet de cigarettes par clandestin et par jour, à deux euros, une carte téléphonique de cinq euros tous les dix jours, le savon, les vêtements et, naturellement, trois repas par jour, l’argent file vite. La coopérative « Lampedusa accueil », qui a dépensé 450.000 euros en 9 mois rien qu’en cigarettes, s’est justifiée en expliquant qu’elle avait fait marcher l’économie locale puisqu’elle avait servi aux clandestins 650.000 repas, pour la plupart préparés sur place, et donné du travail à 130 personnes. Le PDG Cono Galipò a averti que, avec l’évacuation des clandestins, ce pactole risquait de se tarir : « À moins de nouvelles arrivées en masse, nos 80 contrats à temps indéterminé ne seront pas renouvelés ». Mais, si le business de l’invasion est peut-être fini à Lampedusa, il n’en fleurira que mieux dans les autres centres d’accueil !

Ces centaines de millions, dans un pays au bord de la faillite, sont encore trop peu pour les lobbies immigrationnistes. Le Forum social antiraciste, la Confédération générale italienne du travail (équivalent de la CGT), et une pléthore d’associations subventionnées ont porté plainte contre les « irrégularités » à bord des trois bateaux à l’ancre dans le port de Palerme où, nécessité oblige, on a installé les clandestins de Lampedusa après qu’ils eurent incendié leur centre d’accueil. Selon Fulvio Vassallo Paleologo, « enseignant de droit d’asile » à la Faculté de droit de Palerme, « dans les faits, le droit de se défendre et la liberté de communication avec l’extérieur sont refusés aux immigrés sur les bateaux, à l’inverse de ce qui se passe dans les centres d’accueil. Preuve en est qu’on leur a saisi leurs téléphones portables. Nous demandons à la justice de vérifier le respect des procédures prévues pour effectuer les rapatriements ainsi que des dispositions européennes et nationales en matière d’éloignement forcé des étrangers irréguliers ». Le Parquet de Palerme s’est hâté d’ouvrir aujourd’hui une enquête judiciaire. Le Forum antiraciste a déposé en outre une plainte pour violences privées, au motif que certains Tunisiens expulsés avaient eu les mains liées par des bandelettes de plastique pendant le temps de leur transfert à l’aéroport.

Et nous parlons, non seulement d’immigrés clandestins, mais d’immigrés clandestins qui ont mis le feu à leur centre d’accueil (photo en haut de l’article), attaqué la police et transformé toute une ville en champ de bataille. Avant même d’être dans les chiffres, le vertige est dans les esprits. L’Italie officielle tout entière, associations, syndicats, presse, magistrature et gouvernement, a l’esprit de vertige.

Italie : 450.000 euros de cigarettes pour les clandestins de Lampedusa

Italie : 450.000 euros de cigarettes pour les clandestins de Lampedusa

27/09/2011 – 11h30
ROME (NOVOpress) – 450.000 euros rien qu’en cigarettes depuis le début de l’année, aux frais du contribuable bien sûr. C’est ce qu’a dépensé la coopérative « Lampedusa accueil », une de ces associations qui se partagent le juteux business de l’immigration clandestine en Italie. Celle-ci gère les deux centres pour immigrés de l’île : le principal, incendié mardi dernier par les Tunisiens, et un centre pour mineurs, Loran, installé dans une ancienne base de l’OTAN. L’appel d’offres passé par le ministère de l’Intérieur prévoit en effet que soit fourni à tout clandestin majeur un paquet de cigarettes par jour. La facture pour chaque résident du centre d’accueil est de 33,42 euros par jour. On comprend aisément que, en juillet, alors même qu’il venait de faire adopter un plan de rigueur sans précédent, le gouvernement italien ait chiffré à 728 millions d’euros le budget de l’immigration clandestine jusqu’à la fin de l’année.

« Les cigarettes, a osé expliquer à la presse Cono Galipò, président-directeur général de la coopérative, fonctionnent aussi comme une sorte de tranquillisant ».

Dans la nuit de jeudi à vendredi, après les 48 heures de guérilla immigrée subie par Lampedusa, la voiture de Cono Galipò avait été incendiée. Le PDG s’était dit stupéfait : « Nous avons toujours eu un très bon rapport avec la population de Lampedusa et on nous a toujours reconnu un rôle très important, puisque nous avons réussi à être au côté des habitants de l’île même dans les moments les plus difficiles ».

M. Galipò n’arrive pas à comprendre que, 450.000 euros en cigarettes pour calmer des clandestins qui brûlent leur centre d’accueil, alors que des familles italiennes sont contraintes de vivre dans leurs voitures, cela finisse par provoquer des réactions.

Lampedusa : la guerre a éclaté [vidéo]

Lampedusa : la guerre a éclaté [vidéos]

21/09/2011 – 18h00
LAMPEDUSA (NOVOpress) – Une poudrière dont les mèches sont allumées d’un bout à l’autre de l’Italie : c’est ainsi que Novopress, il y a dix jours, décrivait l’état d’émeute permanente dans les centres d’accueil italiens. Comme il était prévisible, la poudrière a fini par sauter.

Hier après-midi, les Tunisiens de Lampedusa ont mis le feu au Centre d’accueil. Les dégâts au bâtiment, qui avait déjà été gravement endommagé par un premier incendie allumé par les clandestins en février 2009, sont considérables. Une dizaine de personnes ont été intoxiquées, y compris des pompiers et des policiers, mais le pire reste à venir. Selon le maire, Dino De Rubeis, « c’est la pire catastrophe environnementale de toute l’histoire des îles pélagiennes. Lampedusa est envahie par une fumée nauséabonde qui pénètre dans toutes les maisons. C’est de la dioxine à l’état pur que sont en train de respirer nos enfants ».

Dino De Rubeis, le maire de Lampedusa

Dino De Rubeis, le maire de Lampedusa

Le Centre d’accueil abritait 1.200 Tunisiens débarqués ces dernières semaines, qui entendaient ainsi obtenir leur transfert sur le continent – plus près de la France. Beaucoup ont profité de la confusion pour s’enfuir. Les forces de l’ordre les ont en partie rassemblés à l’intérieur du stade municipal. D’autres se sont massés à proximité du port.

Dans la nuit, une centaine de clandestins ont été transférés en avion militaire sur la base aérienne de Sigonella en Sicile. Il reste 1.040 Tunisiens à Lampedusa et l’île est le théâtre depuis ce matin de vraies scènes de guerre, dans la plus totale confusion. 300 Tunisiens se sont répandus dans les rues de la ville en hurlant « Liberté, liberté ! ». D’autres se sont emparés de plusieurs bombonnes de gaz qu’ils ont transportées dans une station-service sur le vieux port et qu’ils menacent de faire exploser. En réaction, et devant l’incapacité de la police à contrôler la situation, des rondes citoyennes se sont mises en place. Des dizaines d’habitants exaspérés ont attaqué des Tunisiens à coups de pierres. D’autres Lampedusans s’en sont pris à des équipes de télévision, d’abord de la chaîne Sky puis de la Rai, auxquelles ils reprochaient apparemment leur complaisance pour les clandestins : « Allez-vous en! », ont-ils hurlé aux journalistes. Aux dernières nouvelles, des policiers en tenue anti-émeute ont chargé les Tunisiens du port. D’autres affrontements ont eu lieu à l’intérieur de ce qui reste du centre d’accueil : les clandestins ont lancé des pierres et d’autres projectiles sur la police. Les premiers policiers blessés sont en train d’affluer à l’hôpital.

Le maire, que les derniers événements semblent avoir définitivement guéri de son immigrationnisme, en appelle désormais au président de la République, Giorgio Napolitano : « J’ai essayé, explique-t-il, de parler avec le Premier ministre Berlusconi et le ministre Maroni mais cela n’a pas été possible. Ce n’est plus le temps des papotages et des bons sentiments. Que le ministère de l’Intérieur renvoie chez eux tous les Tunisiens ! »

Interrogé par l’agence Adnkronos, Dino De Rubeis a en outre dénoncé la mollesse de la police : « Nous sommes las de cette ligne molle adoptée par les forces de l’ordre vis-à-vis des immigrés tunisiens. On ne comprend pas pourquoi, lorsqu’il y a des désordres dans les stades, policiers et carabiniers emploient la manière forte contre leurs propres compatriotes. À Lampedusa, c’est tout le contraire qui se passe. Il y a besoin ici aussi de la manière forte pour renfermer les centaines de Tunisiens qui campent depuis hier dans les rues ».

Mais Monsieur le maire, si les policiers ont tellement peur de la moindre apparence de bavure lorsqu’il s’agit d’immigrés clandestins, alors qu’ils savent que tout leur sera pardonné contre des supporteurs de football, à qui la faute ?

Le maire affecte d’autant plus la fermeté qu’il sait la colère de ses administrés prête à se retourner contre lui. Ce matin, trois Lampedusans ont tenté de l’agresser, en lui reprochant sa faiblesse sur l’immigration. Épouvanté, il s’est barricadé dans son bureau, où il est non seulement gardé par trois policiers mais où il s’est muni d’une batte de baseball. « Je dois me défendre et je suis prêt à m’en servir, écrivez-le », a-t-il dit à l’édition locale de La Repubblica. Plusieurs dizaines de personnes sont actuellement rassemblées devant la mairie : certaines crient des slogans anti-immigrés, d’autres critiquent le maire.

Lampedusa : nouveau débarquement et nouvelle émeute, la Tunisie bloque les rapatriements [vidéo]

Lampedusa : nouveau débarquement et nouvelle émeute, la Tunisie bloque les rapatriements [vidéo]

15/09/2011 – 18h45
ROME (NOVOpress) – 95 Tunisiens ont débarqué à Lampedusa la nuit dernière après avoir été secourus par la Guardia di Finanza à 30 milles de l’île. Le bateau de ces pauvres clandestins prenait l’eau et n’était plus en état de poursuivre sa route. Ils ont donc tous été transférés sur un bâtiment des gardes-côtes, qui les a menés jusqu’au port. Un avion de la Guardia di Finanza les avait repérés dans la matinée. Très fiers de cette brillante intervention, les gardes-côtes l’ont filmée et mise sur Youtube, de façon à montrer aux futurs candidats à l’immigration clandestine que leur sauvetage est garanti.

Quelques heures plus tôt, dans la journée d’hier, les 800 Tunisiens actuellement hébergés au centre d’accueil de Lampedusa se sont révoltés, après avoir appris que 49 de leurs compatriotes avaient été rapatriés dans la matinée et que 50 avaient été embarqués sur un second vol à destination de Palerme puis de Tunis. Un policier a été blessé par un jet de pierre. La police est parvenue à rétablir provisoirement le calme, en faisant venir cent agents supplémentaires.

En réalité, sur la centaine de Tunisiens rapatriés, les autorités tunisiennes n’ont finalement accepté d’en récupérer que 30. L’avion qui faisait escale à Palerme s’est vu refuser l’autorisation d’atterrir à Tunis et les clandestins ont dû être transférés au centre de Pozzallo en Sicile. La nouvelle, immédiatement transmise par téléphone portable aux clandestins de Lampedusa, a été accueillie par des hurlements de joie à l’intérieur du centre d’accueil. L’accord italo-tunisien du 5 avril se révèle de plus en plus clairement un marché de dupes, comme Novopress l’avait immédiatement relevé.

Le maire de Lampedusa, Bernardino De Rubeis, ne sait plus à quel saint se vouer. Après avoir lancé des appels à Silvio Berlusconi, il a écrit au ministre Roberto Maroni, pour lui demander de cesser les rapatriements par petits groupes et de procéder à « un transfert en bloc » des Tunisiens, « afin de les mettre dans des endroits où les actes de violence puissent être contenus ». Lampedusa, explique le maire « n’est pas un endroit où il soit possible de contrôler un si grand nombre de Tunisiens, qui n’ont plus désormais confiance en personne et tentent par tous les moyens de prendre la fuite ».

Mais si la Tunisie refuse de récupérer ses clandestins, alors que le gouvernement italien avait tout misé sur sa coopération, que faire à présent ?