Jean Raspail, visionnaire de l’actuel effondrement, par Ivan Rioufol

Jean Raspail est mort le samedi 13 juin. Ce jour-là, des barbares tentaient de déboulonner des statues et des plaques de Grands Français, ou les badigeonnaient de peinture. Colbert, Napoléon, de Gaulle étaient notamment mis sur les listes des indésirables, dressées au nom de la table rase. Dans le même temps, dans les rues de Paris, une foule “antiraciste” conduite par des leaders se revendiquant du noir leur peau disait sa haine de la police républicaine et de la France, accusée d’être discriminante pour les Noirs et les Arabes. Ceux qui, dans la manifestation, hurlaient : “Sales juifs !”, ou : “Sales blancs !” étaient laissés en paix par leurs voisins. Ce même jour à Dijon, ancienne capitale des Ducs de Bourgogne, des affrontements extrêmement violents débutaient entre des tchétchènes et des maghrébins exhibant leurs armes à feu, tandis que la police se faisait remarquer par son absence.

Ces scènes d’effondrement d’une nation, envahie par “Big Other” et désarmée par les “élites”, auraient pu sortir tout droit d’un roman visionnaire de Raspail. En 1973, son sulfureux Camp des Saints avait décrit une telle débâcle, née de l’intrusion massive d’immigrés miséreux décidés à conquérir un pays indolent et converti à l’apaisement, cette lâcheté dont se prévalent les puissants pour renoncer à défendre la nation. Jean Raspail est mort le jour où la France a été désignée, par des minorités violentes se réclamant de leurs races et de leurs origines, comme l’ennemi à abattre et à remplacer. L’infréquentable écrivain ne pouvait pas trouver là plus bel hommage à sa lucidité. Le 13 juin, oui, l’histoire lui a donné raison.

C’est dans sa tenue bleue d’officier de marine, uniforme qu’il portait en tant que membre des Ecrivains de marine, que Jean Raspail a été inhumé. Ce mercredi matin, en l’église Saint-Roch à Paris, son cercueil avait été recouvert du drapeau bleu blanc vert de la Patagonie. Il y a quarante ans, l’écrivain explorateur avait, en effet, imaginé faire de cette terre perdue d’Amérique du Sud le lieu d’un royaume littéraire, hors du monde mais pourtant bien réel : le Royaume de Patagonie, dont il s’était auto-désigné consul général. De fait, très nombreux étaient ce matin les Patagons naturalisés par Jean Raspail, dont votre serviteur, à s’être retrouvés en cette ancienne église royale, jadis cure du Palais des Tuileries, pleine à craquer. Ceux qui voudront caricaturer l’écrivain royaliste, fervent défenseur de la mémoire de Louis XVI, ricaneront de savoir que les funérailles auront été conduites, en latin, par des curés de la Fraternité Saint Pierre, en présence du Comte de Paris, du prince de Bourbon-Parme et du représentant du Duc d’Anjou.

Ces “progressistes” passeront à côté de l’aventurier et de l’homme de lettre fasciné par les peuples oubliés, les cultures exotiques, les soldats vaincus, les civilisations qui s’écroulent. La chute brutale de la Constantinople chrétienne sous les assauts musulmans, le 29 mai 1453, était de ces épisodes qu’il aimait rappeler. Mais l’écrivain était aussi celui qui imaginait les renaissances, sur les ruines laissées par les démolisseurs. C’est parce que Raspail a, intuitivement, vu juste trop tôt que son nom a été banni par le Système. Un sort semblable avait été supporté en 1968 par le député conservateur britannique Enoch Powell, exclu de la politique pour avoir alerté sur les dangers de l’immigration de masse. Aujourd’hui, il apparaît que les projections de Powell étaient exactes…

Ivan Rioufol

Texte daté du 17 juin 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

L’Europe, une civilisation plutôt qu’un espace

Les dirigeants de l’Union européenne considèrent aujourd’hui l’Europe comme un espace indifférencié, sans identité, ni limites et dont le seul destin autorisé serait de commercer. Son histoire, au sens de la connaissance des faits du passé et des racines, est frappée d’interdit tandis que la « mémoire » n’est plus invoquée que sur le mode pénitentiel afin d’alourdir la mauvaise conscience des Européens coupables d’être à l’origine de tous les maux dont l’humanité a pu souffrir…

Face à cette déconstruction de notre héritage, Michel Fauquier, docteur ès lettres et agrégé de l’Université, estime au contraire que l’Europe a porté des idéaux élevés, tout de grandeur et de beauté, qu’il nous appartient de continuer à faire vivre. C’est dans cette perspective qu’il a publié son dernier livre, Une histoire de l’Europe, aux sources de notre monde, afin de « rendre conscient ce qui a fait l’Europe depuis son émergence au seuil de notre époque ».

Résumer 2 500 d’histoire en 750 pages représente une gageure. C’est à travers les moments saillants de l’histoire, qualifiés de « nœuds » – empruntant ainsi une métaphore d’Alexandre Soljenitsyne – que Michel Fauquier a bâti son récit. Ces onze nœuds qu’il décline représentent des périodes où l’Europe a engagé son destin dans une direction nouvelle. L’Histoire n’est pas une simple somme d’évènements mais procède de l’avant à l’après à travers un continuum logique permettant de construire de manière lente et durable un patrimoine commun.

Les trois premiers nœuds de son livre correspondent à Athènes, Rome et Jérusalem. Là sont les « sources de notre monde », selon l’auteur. C’est sous le soleil de la Grèce qu’émerge l’Europe il y a vingt-cinq siècles, sur fond de guerres médiques, lorsque Athènes fixe « une frontière davantage mentale que géographique » face à l’Orient. Avant d’être un lieu, l’Europe jaillit dans l’histoire à la façon d’une idée. Pour Michel Fauquier, cette thèse est centrale : l’Europe est d’abord une civilisation.

Sur cette frontière mentale, s’appuie une forme que Rome a construit au pas de ses légions, donnant son premier visage à l’Europe. Si l’empire romain s’étend du mur d’Antonin au Sahara, des colonnes d’Hercule aux confins syriens, il reste pour l’essentiel un empire occidental : c’est bien à Rome que bat le cœur de l’empire, là où les empereurs résident et où siège le Sénat à l’ombre du temple de Jupiter capitolin. L’articulation future de l’empire en deux parties grecque et latine a renforce davantage encore cette dimension. Rome est bien la capitale de l’Europe.

À cette forme romaine, le christianisme donne un contenu singulier, permettant paradoxalement à Rome de perdurer par-delà les invasions et l’écroulement de l’empire. Au départ, simple hérésie d’une religion étrangère, le christianisme devient une composante essentielle de l’identité européenne, à l’image de la jeune Europe, princesse phénicienne, fille d’Agénor, roi de Tyr, sur laquelle Zeus jeta son dévolu, avant de l’enlever vers les rives de la Crète. Michel Fauquier évoque ce mythe dans son prologue pour souligner que « ce qui a fait l’Europe n’est pas nécessairement d’Europe, mais celle-ci lui a donné une forme à nulle autre pareille en l’implantant chez elle ».

Ces trois sources sont aux fondements de l’Europe que le Moyen-Âge féconde en une brillante synthèse, formant la quintessence de la civilisation européenne avant que les temps modernes n’orientent notre monde dans une direction différente, préambule à la Révolution française que Michel Fauquier considère comme la matrice des totalitarismes qui ensanglanteront l’Europe au XXe siècle.

Le livre de Michel Fauquier propose ainsi une brillante synthèse de l’histoire de l’Europe. Clairement présenté, malgré son caractère universitaire, sa lecture séduira tous ceux qui s’intéressent à notre civilisation. On peut cependant regretter qu’il ignore totalement le fait indo-européen, germen qui fécondera les multiples rameaux de notre monde. Si l’Europe n’est pas seulement un territoire mais d’abord une civilisation, celle-ci repose sur un héritage ethnoculturel venu du fond des âges, bien au-delà des temps historiques. Il en est de même pour le christianisme, né hors d’Europe : son implantation ne fut possible que par une profonde européanisation, sans quoi il aurait été probablement rejeté. Ce sont là les seules réserves au livre de Michel Fauquier. S’il ne fait pas mystère de son christianisme, celui-ci est clairement d’essence identitaire assimilant chrétienté et Europe. Ainsi dans sa conclusion appelle-t-il les Européens à refuser la repentance dont on les accable pour se convertir à nouveau spirituellement, mais aussi – et surtout, pourrions-nous ajouter – temporellement, en retournant puiser aux sources les meilleures de notre histoire, celles qui seules nous permettront de redevenir ce que nous sommes.

Michel Fauquier, Une histoire de l’Europe, aux sources de notre monde, éditions du Rocher (septembre 2018)

Texte repris du site L’Institut Iliade

Que puis-je faire pour ma civilisation ? – Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Personne ne viendra à notre secours. Ni Poutine, ni Trump, le grand sauveur de la civilisation européenne n’existe pas ou pas encore. Il est en tout cas certain qu’il ne sera ni russe, ni américain et il est très peu probable qu’il s’agisse d’une seule et même personne. La croyance en l’homme providentiel comme au grand soir sont autant de mythes incapacitants. Comment ne pas comprendre ces rêveries cependant ? Elles sont des palliatifs au désespoir légitime des Européens de l’ouest qui voient leur civilisation s’écrouler sous leurs yeux.

Trump comme Poutine dirigent des grandes puissances aux intérêts qui ne sont pas nécessairement les nôtres. La proximité culturelle de leur pays avec l’Europe rend leurs victoires électorales savoureuses. Elles font trembler sur ses fondations l’idéologie dominante. Elles scandalisent les médias. Elles désinhibent, elles réconfortent, mais elles ne font pas le travail à notre place.

De même, les victoires d’Orban et de Salvini, si elles sont réjouissantes n’auront quasiment aucun effet sur notre avenir tant que Paris et Berlin resteront entre les mains de Macron et Merkel ou de leurs semblables. Il faut également garder à l’esprit que les victoires électorales sont souvent éphémères, surtout si elles ne s’appuient que sur le désespoir et la colère aussi légitimes soient-ils. En plus d’une nécessaire révolution culturelle, il faut aussi qu’il y ait suffisamment de courage et de talent chez les plus entreprenants d’entre nous pour la porter et l’amplifier.

La vague populiste ne doit pas être le dernier cri d’un peuple qui ne veut pas mourir, elle doit être le début d’une renaissance civilisationnelle. Et il appartient à nous tous d’y prendre part.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La forteresse Europe, une nécessité pour la survie de notre civilisation – Anthony Grange (Les Identitaires)

L’islamisme tue. Cela ne fait guère de doute à l’heure du terrorisme de masse. Il tue à la kalachnikov, au camion, au couteau. Il tue partout, et presque tous les jours.

L’islamisation fragmente notre pays. C’est la forme la plus visible, la plus agressive de la communautarisation de la France. Les femmes voilées, les hommes en djellaba, le halal dans les magasins, les pressions à la conversion… L’islamisation transforme des centaines de quartiers français en zones de non-France, et ça se voit.

Pour autant, pour qui regarde le temps long et cherche à voir ce qui va menacer l’Europe dans les décennies à venir, la question de l’islamisme et de l’islamisation apparaît presque secondaire.

Propos provocateurs ? Hélas non. Car dans les prochaines décennies, l’Europe occidentale va être submergée par une vague migratoire sans précédent, qui transformera notre Vieux Continent en annexe de l’Afrique.

Dans l’indispensable La Ruée vers l’Europe, Steven Smith[1] indique que, d’ici 2050, l’Union européenne comptera entre 150 et 200 millions d’Afro-Européens (néologisme, basé sur celui d’Afro-Américain, qui sert à désigner les personnes habitant en Europe tout en étant d’ascendance d’Afrique sub-saharienne). Ce qui constituera le tiers de la population européenne, et jusqu’à la moitié des Européens de moins de trente ans.

Oui, vous avez bien lu. En 2050, la moitié des jeunes de moins de trente ans résidant en Europe seront en fait des Africains. Et précisons qu’il s’agit d’un chiffre global pour l’Union européenne : si la Hongrie ou la Pologne maintiennent leurs politiques migratoires, ces 150 à 200 millions d’Africains se déverseront presque exclusivement en Europe occidentale, nous transformant en minorité sur notre propre sol.

Cette masse migratoire qui va s’abattre sur nos côtes est inévitable : ils sont déjà des dizaines de millions à vouloir venir.

Et ne nous y trompons pas. Le communautarisme africain sera aussi réel que l’est le communautarisme islamique. Il suffit de descendre à la station de métro Château Rouge, dans le 18e arrondissement de Paris, et de remonter la rue des Poissonniers, pour voir un quartier totalement africanisé, où l’on refuse souvent de servir les Européens[2]. Le halal est remplacé par des mets africains, le voile et la djellaba par des tenues africaines aux couleurs chatoyantes.

Quant à la violence… Disons simplement que les innombrables conflits et guerres qui ensanglantent l’Afrique ne laissent présager rien de bon.

La seule façon de sauver l’Europe est de se préparer, dès aujourd’hui, à fermer les autoroutes migratoires et à engager une politique de remigration. Sans relâcher la vigilance face à l’islamisme, il faut porter notre attention sur l’immigration africaine.

Bâtir la Forteresse Europe est la condition de notre survie en tant que civilisation.

Anthony Grange

Texte repris du site de : Les Identitaires

[1] Ancien correspondant Afrique du Monde et de Libération et actuel professeur d’études africaines à l’université Duke, aux Etats-Unis.

[2] L’auteur de ses lignes s’est déjà vu refuser le service dans un café Africain de ce quartier.

Jean-David Cattin : « Seule une politique identitaire peut assurer notre pérennité »

Politique Identitaire Cattin

« Seule une politique identitaire peut assurer la sécurité, la prospérité mais aussi la pérennité de la civilisation et des nations européennes », affirme Jean-David Cattin, directeur national des Identitaires et membre de la campagne « Defend Europe ». Le 18 novembre prochain, il participera au 3e Forum de la Dissidence. Avant cet événement dédié à la refondation de la droite, il répond aux questions de la fondation Polémia.

Jean-David Cattin Politique identitairePolémia : Qu’est-ce que la droite pour vous ?

Jean-David Cattin : Les identitaires se réclament volontiers de droite identitaire. Aujourd’hui beaucoup sont ceux à en faire de même et cela ne peut être que réjouissant. Cette appellation ne doit cependant pas être qu’un produit d’appel électoral. Il faut qu’elle engage et aboutisse sur des mesures, comme la mise en place d’une politique de remigration. Les électeurs français se sont détournés de Sarkozy lors de l’élection présidentielle de 2012 car ils ont bien compris que l’identité pour lui n’était qu’un argument marketing et en aucun cas une préoccupation sincère.

Il y a aujourd’hui une forte envie de droite mais pas de n’importe quelle droite. Une droite qui ne cède pas au terrorisme intellectuel de la gauche, à la culpabilisation ; une droite d’action et de conviction. Et cela moins pour des raisons intellectuelles que des raisons existentielles.

Les Français soucieux de préserver leur mode de vie, leur identité et qui refusent la dépossession de leur terre savent bien que ce n’est pas à gauche qu’ils trouveront celui qui va les défendre. De Macron à Mélenchon, en passant par Hamon et les partis qu’ils représentent, l’identité est vue comme un archaïsme et un obstacle qu’il s’agit de dépasser voire de détruire.

Partout dans le monde, l’identité et la question civilisationnelle structurent la vie politique. Il est temps que la droite française s’en rende compte et soit à la hauteur de l’histoire.

La France et l’Europe semblent engluées dans une crise identitaire sans fin. Comment en sortir ?

Il n’y a plus de politique, la classe politique s’est contentée ces dernières années de gérer la mondialisation et les flux migratoires et parfois de les accélérer. Il n’y a pas de vision à long terme, on se laisse bercer par l’illusion de la fin de l’histoire. Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, nous a montré qu’avec un peu de volonté politique, il était possible de changer les choses. Presque seul contre l’avis des pays européens les plus puissants, il a mis en place une barrière pour stopper les flux de clandestins et a refusé les quotas de “migrants” que la Commission européenne voulait lui imposer.

Il s’agit aujourd’hui de convaincre que seule une politique identitaire peut assurer la sécurité, la prospérité mais aussi la pérennité de la civilisation et des nations européennes. Il faut refuser le fatalisme et finalement commencer à refaire de la politique.

En quelques mots, quelle sera la teneur de votre intervention à ce 3e Forum de la Dissidence ?

À travers l’évocation de la mission Defend Europe, j’aimerais faire prendre conscience qu’il est possible de faire quelque chose, que l’action politique peut influencer le réel. Beaucoup a été fait ces dernières années dans le combat des idées, il est temps aujourd’hui de traduire cela par l’engagement politique. Dans le combat électoral, comme dans l’engagement militant, le désespoir et le défaitisme ne sont pas de mise. Au contraire il existe aujourd’hui un boulevard pour ceux prêts à défendre leur peuple et leur civilisation.

L’Europe que nous voulons, par Virginie Joron (conseiller régional FN)

Virginie JoronOui, nous sommes pour l’Europe ! Évidemment, que nous sommes pour l’Europe ! Nous sommes profondément européens ! Nous sommes d’ailleurs les seuls vrais Européens dans le paysage politique français.

La civilisation européenne, cet ensemble unique de peuples, de cultures, de traditions, de conscience de soi face au reste du monde, a toujours été dans l’ADN de notre mouvement. La civilisation européenne, nous la revendiquons, nous la chérissons, nous voulons la mettre en valeur et nous voulons la protéger.

La protéger contre la submersion migratoire. Les échanges avec les peuples non européens sont, bien sûr, une richesse et doivent être préservés.

Mais nous n’accepterons jamais la destruction de notre identité, la prolifération sur notre terre de mouvements qui ont toujours été hostiles à notre civilisation, l’importation dans nos pays de conflits qui ne sont pas les nôtres. Nous voulons donc une Europe qui protège ses frontières extérieures et, en cas d’échec, nous autorise à protéger les frontières intérieures.

La protéger contre l’ensauvagement généralisé de notre société, dont la submersion migratoire est l’une des causes principales. Nous voulons donc une Europe qui autorise nos forces de sécurité à prévenir et qui autorise notre Justice à punir. On doit pouvoir expulser les étrangers dangereux, fermer les centres de radicalisation, maintenir en détention (y compris à perpétuité) les nationaux condamnés pour des crimes et délits graves, sanctionner les magistrats qui jouent avec la vie des autres en libérant des récidivistes.

La protéger aussi contre le post-humanisme et le consumérisme nihiliste et globalisé qui réduisent la dignité humaine à une volonté individuelle détachée de toute responsabilité et de toute appartenance. Appartenance à une famille, à un peuple, à une histoire, à une civilisation. La civilisation européenne, justement.

L’Europe que nous voulons, c’est la grande alliance de tous les peuples européens, fiers de leurs racines et conscients du rôle qui a toujours été le leur dans l’histoire de l’humanité. L’Europe de Brest à Vladivostok, chère au général de Gaulle.

Nous voulons une Europe qui valorise les territoires et le produire local, au lieu de les sacrifier au profit mondialisé. Une Europe qui fasse sentir sa voix sur la scène internationale, y compris à travers une alliance militaire continentale. Une Europe qui apprenne à ses enfants à redécouvrir leurs racines grecques, romaines, celtes, slaves et germaniques. À parler correctement leur propre langue. À connaître, d’abord, leur propre histoire.

Que l’Union européenne, dans sa forme et son mode de fonctionnement actuels, soit un échec, même nos adversaires les plus « européistes » l’admettent. Est-il possible de la réformer pour qu’elle devienne réellement l’instrument de la grandeur retrouvée des peuples européens ? L’avenir le dira.

À titre personnel, je préfère le modèle du Conseil de l’Europe, dont le siège est à Strasbourg. Une organisation plus ancienne que l’Union européenne et qui a un double avantage. Elle regroupe 47 pays européens, y compris la Russie, au lieu des 28 de l’Union européenne. Et, surtout, elle fonctionne sur un modèle intergouvernemental : chaque nation est libre d’adhérer ou pas aux conventions proposées par le Conseil de l’Europe et de coopérer ou pas sur tel ou tel projet. Un Conseil de l’Europe refondé, renforcé et disposant d’un volet en matière de coopération militaire et de sécurité ferait du bien à l’Europe, du bien à la France… et du bien à l’Alsace.

Virginie Joron,
conseiller régional (FN) du Grand Est

Texte repris de Boulevard Voltaire

« Européens, transmettre ou disparaître », thème du colloque de l’institut Iliade

Iliade colloque Européens

22/02/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: « Européens, transmettre ou disparaître » : tel est le thème du colloque annuel de l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne qui se tiendra le samedi 18 mars 2017 à la Maison de la chimie à Paris, de 10 h à 18 h 30. Derrière le thème annoncé se trouve le « grand effacement » de notre culture, de notre civilisation, de nos valeurs, que certains tentent d’ailleurs de mettre en place ouvertement. Ce qui se joue donc c’est la nécessité pour les Français et les Européens de renouer avec le fil de leur tradition, que Dominique Venner définissait, « comme ce qui persévère et traverse le temps, ce qui reste immuable et qui toujours peut renaître en dépit des contours mouvants, des signes de reflux et de déclin ».

Iliade colloque EuropéensLa journée sera divisée en deux séquences. La matinée (10h-12h30) dressera le cadre de l’analyse, et plus particulièrement la crise de la transmission. Après une introduction de Grégoire Gambier et une mise en perspective proposée par Philippe Conrad, président de l’Institut Iliade (« L’Héritage européen, le connaître, le transmettre »), François Bousquet abordera « les origines du désastre : l’idéologie de la déconstruction », avant une table ronde consacrée à l’impasse de l’école républicaine, réunissant autour de Charlotte d’Ornellas, le délégué général de SOS Education Jean-Paul Mongin (« L’Education nationale : un outil idéologique »), Françoise Candelier, institutrice et créatrice d’une école hors contrat (« Les écoles hors contrat, lieux de résistance et de transmission »), l’enseignant et essayiste Jean-François Chemain (« L’Education nationale au miroir de l’éducation antique »). Cette matinée se conclura sur une évocation stimulante, issue de l’histoire : « Aristote au Mont Saint-Michel, comment la tradition grecque s’est transmise au Moyen Age ? ».

L’après-midi (14h-18h30) explorera les différentes voies possibles du ressourcement. Interviendront ainsi Philippe Christèle (« Révéler et transmettre les valeurs du chef : éloge incongru de l’entreprise »), Christopher Gérard (« Paideia : la transmission comme acte révolutionnaire »), Jean-François Gautier (« La transmission par le patrimoine musical »), Lionel Rondouin (« Quel récit civilisationnel pour les Européens ? ») et le président de la Fondation PolémiaJean-Yves Le Gallou (« Face au ‘dernier homme’, le recours à la civilisation »).

Ces interventions seront entrecoupées d’illustrations concrètes et de deux tables rondes. L’une, animée par Patrick Péhèle, réunira des représentantes des Antigones pour évoquer « le retour des femmes » dans l’œuvre de transmission. L’autre traitera, autour d’Aloysia Biessy, de la Paideia pour « former le corps, l’âme et l’esprit », avec l’essayiste et blogueuse Anne-Laure Blanc (« Le conte, lointaine mémoire et permanence vivante »), le chef d’entreprise et responsable d’un mouvement scout Hadrien Vico (« Le scoutisme, école de la vie et du caractère ») et le maître artisan allemand Harald Bosch (« Compagnonnage et artisanat d’art »).

L’édition 2017 du colloque fera aussi preuve d’innovation. En plus des séances de dédicaces et des comptoirs présents, deux œuvres seront présentées en exclusivité lors de ce colloque. D’abord, le prochain film de l’Iliade à destination des réseaux sociaux, intitulé Européen, ton soleil revient ! Ensuite, le premier ouvrage d’anthologie poétique coédité par l’Institut Iliade et les éditions Pierre‑Guillaume de Roux : Le Chant des alouettes.

On peut d’ores et déjà réserver sa place via le site Internet de l’Institut Iliade.

Tribune libre – Les mythes fondateurs de la civilisation européenne, par Vincent Revel

Tour de Babel

De plus en plus, nous subissons l’uniformisation des sociétés par le biais de la mondialisation. Cette dynamique, encouragée par nos dirigeants, devient même un absolu. En dehors de ce chemin, balisé par notre élite corrompue, il n’existerait aucune autre alternative. La pensée égalitariste, qui défend l’idée du multiculturalisme, nous laisse croire en une harmonie nouvelle construite sur les cendres de notre héritage et de notre identité.

Malheureusement, cette utopie nous mène vers une impasse. Ceux qui prennent le risque de dénoncer la fragilité extrême de ce modèle de société et la dérive communautariste qui en découle sont systématiquement caricaturés, insultés et ostracisés. Cette méthode est implacable ! Comme nous le dit l’écrivain-historien Luc Mary, dans l’Antiquité grecque, l’ostracisme « signifiait la perte des droits civiques de l’accusé et l’exclusion temporaire de la société ». Avec cette censure d’un nouveau genre, appliquée au nom de la pensée unique, nous sommes sous la menace de « l’asservissement des consciences ».

C’est dans une situation aussi tendue et déstructurante qu’il est intéressant de questionner nos anciens mythes fondateurs. Celui de la tour de Babel est plus qu’évocateur ! Selon le professeur émérite des Universités Claude-Gilbert Dubois, « la tour de Babel résume un symbole politique, celui du grand empire, fortement centralisé, étroitement et massivement organisé, unifié, à forte hiérarchie et à visées conquérantes… où il n’y a ni marginaux ni exclus ni laissés pour compte. » « Les principes d’organisation de cette société fictive sont l’unitarisme et le totalitarisme. Uniformisme, puisque tous font un seul peuple et parlent une seule langue, et totalitarisme, puisque tous participent à la même tâche constructive. » Le résultat tend au conformisme « car chaque individu se fond dans cette masse appelée les hommes et n’a plus d’existence propre. » L’objectif poursuivi est celui de « la conquête du ciel ». Face à cet égarement et à cette prétention, ce mythe nous apprend que Dieu, dans une posture paternaliste, souhaitait préserver « le maintien d’un pluralisme qui assure à chaque peuple une identité et une part d’autonomie. » Cette utopie de la démesure propre à l’homme a précipité la chute de cette société qui prenait le risque de rompre l’harmonie « d’un monde régulé ».

Ce texte biblique rejoint, d’une certaine façon, le mythe prométhéen et ses divers avatars comme « les mythes du surhomme, de la race supérieure, les mythes communistes de la parfaite répartition des biens, de la cité idéalement égalitaire, les mythes capitalistes du libéralisme généralisé engendrant soi-disant l’harmonie » et le concept nouveau de se définir comme « citoyen du monde ». Avec cette tour de Babel, nous voyons déjà la condamnation du melting-pot et des agglomérations démesurément grandes, pour défendre l’idée d’un aménagement raisonné et harmonieux de notre environnement où chaque peuple aurait droit à son territoire. Ceci s’appelle la vraie diversité des cultures et des civilisations, à l’opposé de ce que nous proposent les « intellos-bobos » avec l’uniformisation des esprits.

Un autre mythe, développé avec intensité dans la tragédie de Sophocle, nous raconte l’épopée thébaine et l’histoire d’Œdipe. Au-delà du supposé complexe développé par Freud nous expliquant « l’ensemble des relations d’amour et de rejet de l’enfant à l’égard de ses parents », c’est la question de l’identité qui nous est présenté. Les questions que nous renvoie ce mythe sont : qui sommes-nous et d’où venons-nous ? « Le mythe d’Œdipe raconte la période préhistorique de l’histoire future de la conscience de soi. » Il nous introduit « de plain-pied dans l’histoire et les secrets de la vie de l’individu. » Le mythe de Cassandre est encore plus parlant. « Elle prévoit le futur mais elle a beau le dire en termes clairs, on ne l’écoute pas. On ne pense à elle que lorsque la prédiction s’est réalisée. Il est toujours trop tard. » De ce fait, elle ne put éviter la destruction de Troie et sa fin tragique ainsi que celle du roi Agamemnon.

Tout ça pour dire, qu’en cette période d’incertitude, où de faux rebelles et de pseudo-indignés se rassemblent autour de concepts creux comme celui de « Nuit debout », où nos « belles âmes » ne cessent de déconstruire les valeurs et les principes de notre civilisation occidentale, il serait judicieux de nous référer plus souvent à ces vieux mythes qui peuvent parfois nous paraître désuets, étranges, violents, barbares ou tout simplement farfelus car le futur appartient toujours à celui « qui a la plus longue mémoire » et ceci nous éviterait peut-être de connaître un nouveau Ragnarök sans y être préparés !

Vincent Revel

Colloque Iliade – Philippe Conrad : « Le défi migratoire lancé à la civilisation européenne »

Iliade Conrad

Philippe Conrad est directeur de la Nouvelle Revue d’histoire. Il interviendra demain, samedi 9 avril, au colloque de l’Institut Iliade à Paris (Maison de la Chimie, 10h-18h30). Ce texte, initialement intitulé « La crise migratoire est un défi lancé à la civilisation européenne », est paru sur Boulevard Voltaire.

Il nous faut éveiller les consciences pour dépasser l‘ahurissement général auquel nos peuples sont soumis.

C’est en 1973 que Jean Raspail publie Le Camp des saints, un roman dont la portée prophétique apparaît aujourd’hui évidente. Il décrit alors des masses humaines débarquant en Europe dans l’impunité la plus totale, mais analyse surtout les raisons de la paralysie politique qui affecte les États ainsi envahi : la haine de soi, entretenue par la trahison des élites et la mauvaise conscience des peuples européens.

On refuse toujours aujourd’hui de considérer qu’une immigration utile au pays d’accueil et débouchant sur une assimilation réussie implique l’existence de quelques données très simples : les quantités d’immigrants concernés, la durée sur laquelle s‘étale le phénomène, le contexte économique et social des pays d’accueil, enfin la proximité culturelle entre les autochtones et les nouveaux venus. On refuse aussi de voir que les actuelles vagues migratoires seront d’autant plus inassimilables qu’elles se déversent sur des pays où, précisément, assimilation ou « intégration » ont échoué. Des pays fatigués, rongés par le doute, livrés aux dérives communautaristes.

Les enquêtes policières diligentées à la suite des attentats qui ont frappé Bruxelles, après Paris, Londres et Madrid, suffisent à démontrer le lien existant entre immigration, islamisation et terrorisme. Mais la réponse à un tel défi ne relève pas de mesures sécuritaires, ni même strictement politiques. Tout à la fois conséquence et symptôme de nos renoncements antérieurs, ce défi appelle en retour un sursaut d’ordre civilisationnel, une « réforme intellectuelle et morale » seule à même de nous faire redécouvrir ce que nous sommes, ce que nous avons à défendre, et comment.

Tracer les voies du nécessaire réveil européen.

Nous ne surmonterons pas les crises en cours sans remettre en cause l’idéologie mortifère née de la chute du communisme, de la mise en œuvre du système libéral mondialisé et de l’effacement programmé des nations et des frontières. Une idéologie « droit-de-l’hommiste » qui a imposé de fait le principe de libre circulation pour tout le monde et n’importe qui, conformément aux incantations antiracistes formulées pour interdire tout débat.

Il nous faut, contre cette dérive suicidaire, affirmer les identités des patries charnelles et des nations d’Europe, ainsi que notre communauté de civilisation brisée par le sombre XXe siècle. Le nécessaire réveil s’inscrit, pour chacun de nos pays, dans le combat pour sa langue face à l’impérialisme « globish », mais aussi par la réappropriation de son histoire, à un moment où certains historiens, aveuglés par l’idéologie, nous incitent à nous débarrasser du « poison de l’identité » et à renoncer au « roman » national décrit comme une construction idéologique qu’il conviendrait de dépasser.

Il nous faut éveiller les consciences pour dépasser l‘ahurissement général auquel nos peuples sont soumis. Atteindre cet objectif implique la mise en œuvre initiale d’une vaste révolution culturelle seule à même d’en finir avec les illusions, les mensonges et les impasses accumulés au cours des deux derniers siècles. C’est la vocation de l’Institut Iliade de contribuer à cet immense effort.

Crise des migrants et déclin démographique : le double défi vis-à-vis duquel rien ne se passe comme “prévu” pour l’Europe

18/03/2016 – EUROPE (NOVOpress)
Une interview à trois voix sur les problèmes – liés – de la natalité, de la crise des migrants et de la menace d’icelle sur les identités européennes. Michèle Tribala, la démographe réputée, apporte les points de vue les plus intéressants de cet entretien.

http://www.atlantico.fr/decryptage/crise-migrants-et-declin-demographique-double-defi-vis-vis-duquel-rien-ne-se-passe-comme-prevu-pour-europe-michele-tribalat-2628144.html

Pierre Larti, Génération Identitaire : Ce sont les derniers soubresauts d’une justice idéologue à l’agonie

Source : Boulevard Voltaire
Pierre Larti est responsable de la section parisienne de Génération Identitaire. Il était ce samedi à Calais, avec 130 autres militants, pour bloquer – sans violence – les points d’accès entre la jungle et la ville. Quatorze militants ont été placés en garde à vue. Trois d’entre eux ont écopé de trois mois de prison ferme.

Trois militants de Génération identitaire condamnés à 3 mois de prison ferme

15/03/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Après 24h00 de garde à vue, 3 membres de l’association Génération identitaire comparaissaient hier pour “rébellion” au tribunal de Grande instance de Boulogne-sur-mer. Les jeunes niaient les faits. Selon eux, leur action résistante était pacifique, il s’agissait de bloquer les ponts d’accès aux clandestins tout en laissant passer les riverains. Le procureur a demandé un jugement particulièrement dur estimant deux facteurs aggravants : le contexte politique et le fait que ces jeunes soient socialement insérés. Les 3 militants ont été condamnés à 3 mois de prison ferme.
Dans leur communiqué, les Identitaires estiment que « La sévérité de la justice socialiste contraste fortement avec sa clémence pour les casseurs d’extrême-gauche et les immigrés clandestins qui font tant souffrir Calais depuis des années ».


Jean-Yves Le Gallou : Défendre l’identité doit redevenir l’alpha et l’oméga de la politique

Source : Boulevard Voltaire
Jean-Yves Le Gallou, Ancien député européen, essayiste, Président de Polémia, vient de publier Immigration : la catastrophe. Que faire ? aux Éditions Via Romana. Non, l’immigration n’est pas une chance pour la France. Explications et solutions. Pour Jean-Yves Le Gallou, au delà de l’arrêt total de l’immigration et d’une nécessaire remigration, il faut replacer la défense de l’identité française et européenne au centre de la politique

Le chant de la terre, roman identitaire de Vincent Revel

10/03/2016 – CULTURE (NOVOpress)
Vincent Revel, qui contribue régulièrement à Novopress, publie Le chant de la terre, un roman en forme de quête sur l’identité européenne.

C’est à un parcours au travers de l’identité profonde des peuples européens que nous convie Vincent Revel. À la frontière de la fiction, du roman d’anticipation et de l’essai, Le chant de la terre sublime la longue mémoire des nations européennes et met en garde contre les dangers qui le menacent. L’ouvrage invite à explorer un possible futur dans lequel l’Europe sortirait grandie des épreuves qu’elle traverse.
Plusieurs auteurs enracinés dans notre histoire nous accompagnent dans ce voyage identitaire au travers des citations dont Le chant de la terre est émaillé.

Vous pouvez le commander au prix de 15 euros. Plus de détails auprès de l’auteur (vincentrevel9@gmail.com) ou sur sa page Facebook.

Grand Remplacement : démonstration par l’exemple au supermarché

09/03/2016 – FRANCE (NOVOpress)

Rien ne valant une bonne démonstration par l’exemple, ce jour ordinaire dans un supermarché de la région lyonnaise filmé par des militants du Bloc Identitaire parle mieux du Grand Remplacement que bien des discours.

https://www.facebook.com/blocidentitaire.lyon/videos/vb.314104415285156/1226837600678495/?type=2&theater

 

Colloque de l’Institut Iliade : Face à l’assaut migratoire, le réveil de la conscience européenne !

06/03/2016 – CULTURE (NOVOpress)
Le prochain colloque de l’Institut Iliade se tiendra le 9 avril prochain à la Maison de la Chimie, dans le VIIe arrondissement de Paris. Consacré à la nécessaire affirmation de l’identité européenne menacée par l’invasion migratoire, il devrait intéresser nos lecteurs au plus haut point.

Les exactions de masse commises le soir du Jour de l’An dans de nombreuses villes d’Allemagne et d’Europe annoncent les risques que représente l’immigration massive pour nos peuples et notre civilisation. Le rouleau compresseur est en marche ! Celui, implacable, et mortel, du Grand Remplacement de population, facilité par l’effacement de notre mémoire, de notre identité et de notre légitime fierté d’Européens.

L’Iliade appelle à un sursaut intellectuel et moral afin de réaffirmer nos valeurs, nos libertés et nos droits sur la terre de nos ancêtres.

La matinée est consacrée à l’analyse de l’assaut migratoire, avec notamment Bernard Lugan : (« La grande invasion des années 2000, un phénomène sans précédent dans l’histoire de l’Europe et du monde »), François Bousquet (« L’idéologie ‘Big Other’ : les autres avant les nôtres », un diaporama consacré à « Un exemple de submersion migratoire islamique : la situation au Kosovo » ou l’évocation du Camp des Saints avec une discussion entre Christopher Gérard et Jean Raspail.

L’après-midi vise à définir, face à la menace, les conditions et leviers du nécessaire réveil de la conscience européenne, avec Ivan Blot [« L’Être des nations contre l’avoir des marchands »], Renaud Camus [« La fierté contre la repentance »], Jean — François Gautier [« La pérennité de l’âme européenne »] et Jean-Yves Le Gallou [« Pour la préférence de civilisation »]. Une table ronde animée par Patrick Pehele réunira des représentants de la « Génération 2013 », jeunes engagés dans la Cité dont les initiatives sont autant de « signes du réveil » européen.

• Samedi 9 avril à partir de 10 h
• Maison de la Chimie, 28 rue Saint-Dominique 75 007 Paris
• Entrée simple : 10 €
• Tarif de soutien : 30 €
• Tarif bienfaiteur : 100 €
• Inscription sur https://www.weezevent.com/colloque-institut-iliade-2016

C’est nous, les gentils

Source : Boulevard Voltaire
Nous avons gagné la bataille des idées ; nous sommes en train de gagner celle de la morale. Restera à l’emporter dans les urnes.

Éric Zemmour affrontait, la semaine dernière sur BFMTV, Jean-Christophe Cambadélis. Pour la première fois, l’ascendant moral était de notre côté. C’est Zemmour qui fait la leçon à un Cambadélis défait, presque honteux : « Mais de quoi parlez-vous, quand vous parlez de France fraternelle, quand des Français tuent des Français ? […] Quand, dans les écoles françaises de la Seine-Saint-Denis, il n’y a plus un seul enfant juif ? » Honteux que son vivre ensemble soit, en pratique, un mourir ensemble.

Jusque-là, nous savions être dans le camp de la vérité, du réel, face à ceux qui le travestissent. Mais nous n’osions pas nous aventurer sur le terrain de la morale. Nous en laissions bien volontiers le monopole à nos adversaires.

Nous étions encore intimidés par l’immuable certitude de nos adversaires d’incarner le camp du bien. Et nous doutions : et s’ils étaient, effectivement, les plus moraux ? Et si nos positions pleines de « bons sens » (cet ersatz de morale que notre camp osait s’accorder à lui-même) n’étaient pas fondamentalement immorales, antichrétiennes, relevant d’une crispation à courte vue et d’une petitesse bien inférieure à la patience et à la sagesse de ceux pour qui l’intégration et l’assimilation demandent du temps – quatre, voire cinq générations – avant de triompher ?

En 2015, tout s’accélère. Le premier retournement s’opère en 2008-2009 : notre parole se libère, et nous le devons à des personnalités comme Zemmour et Sarkozy (quelles que soient ses arrière-pensées électoralistes). Le deuxième retournement survient en 2015 : nous le devons aux attentats du 13 novembre.
Voilà qu’en plus d’être réalistes, nos positions sont les seules tenables sur le plan de la morale. De la « morale de responsabilité », celle qui se garde d’une générosité béate, pour mesurer toutes les conséquences d’une bienveillance excessive. L’enfer étant pavé de bonnes intentions, notre fermeté sur l’invasion migratoire devrait nous prémunir de faire l’œuvre du diable.

Mieux : en 2015, les certitudes morales de nos adversaires vacillent ; le « camp des saints » doute de lui-même : ses postures morales n’ont pas disparu, mais elles n’ont plus la conviction d’antan. Pris de vertige, il réalise que ses quarante années de croisade pour la tolérance débouchent sur un paysage de défiances et de haines, avec un horizon chargé d’orages. Et Zemmour de donner le coup de grâce : « Il y a une justice divine […] ; tout ce que vous avez fait il y a trente ans vous tombe dessus aujourd’hui. »

Nous avons gagné la bataille des idées ; nous sommes en train de gagner celle de la morale. Restera à l’emporter dans les urnes. Car si les Français sont largement acquis à nos idées, une majorité répugne à se salir les mains en votant pour elles.
C’est pourquoi nous ne devons avoir nulle réticence à porter le fer sur les terres de la morale : persuader que la souillure morale, c’est le vote LRPS.

Civilisation européenne : face à la réalité, il n’y a pas d’échappatoire

25/02/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Si l’Europe veut s’en sortir pour construire un avenir solide à ses enfants, elle doit impérativement prendre conscience de sa singularité et de sa richesse culturelle et tourner définitivement le dos à la politique de déconstruction de nos sociétés.

Les mondialistes et altermondialistes revendiquent, souvent avec virulence, le droit à la différence pour les Tibétains, les habitants du Darfour, les rebelles de la Casamance, les Kurdes, les Indiens d’Amazonie, le peuple karen… Les patriotes européens revendiquent le même droit pour la civilisation européenne. Nos sociétés multiculturelles détruisent lentement l’idée de nation et confrontent nos jeunes à un vide identitaire. La transmission de notre héritage ne se fait plus. Nier cette réalité revient à s’exposer à des dangers, comme le communautarisme et l’islamisme, et à des contestations, comme la montée d’un nationalisme intolérant et brutal. L’équilibre de nos nations doit reposer sur le socle de notre patrimoine culturel et historique. Chacun doit pouvoir s’identifier au passé de son pays.

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