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Black Panther ? Cinéma raciste mais en couleur

Black Panther ? Cinéma raciste mais en couleur

Observatoire du journalisme – La « guerre des genres et des racisés » fait maintenant rage dans le monde des médias et de la culture, des séries TV au cinéma, en passant par le Festival d’Avignon annoncé comme « transgenré ». Ayant du nez, Marvel relance donc, sans visée commerciale, son héros noir oublié, Black Panther. En salles depuis le 14 février 2018. De quoi rendre heureux le journaliste mondialisé moyen.

« Whitewashing », « Blackwashing », depuis plusieurs années le débat fait rage dans un monde du cinéma qui joue souvent le rôle de « père la morale » politique, bien que l’arroseur puisse parfois se retrouver arrosé, comme avec cette « affaire Weinstein » qui a pu montrer combien les lieux où l’on donne nombre de leçons ne sont pas nécessairement ceux où on en applique les bienfaits. Sur le plan des couleurs de peau, c’est à qui repère son actrice blanche jouant le rôle d’une tahitienne ou bien son comédien noir courant après le Graal dans l’Écosse des Chevaliers de la Table Ronde.

La télévision, c’est mieux en couleur

De l’avis général, la télévision et le cinéma en couleur ont été un progrès. C’est pourquoi, nombre de médias promeuvent la couleur dans le monde de la culture, et au-delà. De prime abord, le souci est louable : il s’agirait de rendre justice aux diverses minorités opprimées tout au long de l’histoire de l’humanité. Reste que vu le nombre de minorités qui se déclarent chaque jour, cette humanité opprimée minoritaire devenue majoritaire pose la question de la nature de l’oppresseur. On pense évidemment à l’homme blanc de culture européenne, grecque et chrétienne. Celui par qui tout mal semble arriver, et qui de ce fait est appelé à expier par le monde médiatico-culturel dominant. Bien sûr, il devrait sembler étonnant de définir les individus selon leur couleur de peau, raciste peut-être d’ailleurs, même quand il s’agit d’une personne considérée comme blanche ; de même, il pourrait sembler discriminatoire de caractériser des populations minoritaires blanches (au regard de cette majorité que sont devenues les minorités, si on les considère comme un bloc, ainsi qu’elles se perçoivent) comme étant coupables par essence, et particulièrement coupables d’actes perpétrés par des êtres humains (supposément blancs) morts depuis longtemps. Il y a une sorte de mode du progrès colorisé, fort visible au cinéma. C’est ainsi que fin 2017, Netflix annonçait coproduire avec la BBC une série sur la Guerre de Troie, avec comme objectif avoué de dépoussiérer les « vieux stéréotypes de genre ». C’est comme cela qu’Achille, héros grec à la blonde chevelure, devint noir. Le retour à la couleur, au fond, est surtout un retour au Noir et Blanc, mais sans blancs.

Si tu n’as pas ton super Héros, ta communauté a raté sa vie

Bien sûr, il serait déplorable que des universitaires s’intéressant de plus près à la figure d’Achille le découvrent profondément grec, bien que noir, et ainsi peut-être (le conditionnel s’impose) propriétaire d’esclaves, comme un vulgaire général confédéré Lee. Auquel cas, il conviendrait d’envisager de déboulonner les statues d’Achille, de nettoyer livres et médiathèques, de transformer un peu les photos et éventuellement de demander à tout un chacun de rectifier. Reste que nous n’en sommes pas là, et que pour le moment, en attendant que Super Woman ou Superman deviennent homos, bi ou trouplés (avec Batman, par exemple), la transfiguration miraculeuse de figures mythologiques européennes et blanches en personnages racisés s’appuie sur de véritables héros hors sol.

Ainsi en va-t-il de Black Panther, héroïque marvelien longtemps victime de discrimination de la part de ses copains, de Captain América aux Quatre Fantastiques, en passant par Batman, lequel pousse l’immonde jusqu’à porter un costume noir, comme une ultime provocation. Ne dit-on pas parfois que Batman nourrirait de noirs desseins, de même qu’aucun Pape ne devient l’Élu sans un peu de fumée blanche ? En matière de racisme, c’est bien connu il n’est pas de fumée sans feu. Voilà donc que ressurgit le super héros de la communauté minoritaire noire mondiale, dit-on, lequel vient à point nommer remettre un peu d’ordre.

Black Panther sur les écrans et dans les médias officiels

Pour France 24, c’est-à-dire pour l’État français, pas de surprise : le film « veut révolutionner la représentation des noirs au cinéma ». Il y a donc, à gauche de la pensée, des noirs et des blancs, peut-être même des « races ». Enfin, le commun des mortels n’est pas vraiment un « commun » mais un commun des mortels noir ou blanc, etc. Tout ceci sans racisme aucun, plutôt au nom de la lutte contre ce dernier. D’ailleurs, les acteurs sont noirs, le réalisateur est afro-américain et des militants racisés français projetaient d’organiser des séances réservées aux noirs à Paris, avant que la moutarde ne monte au nez des réseaux sociaux, un souhait antiraciste qui manquait un peu de clarté au sujet des métis, personne n’ayant saisi à partir de quel degré de noirceur de peau, ou selon quels critères physiologiques, il aurait pu ou non entrer dans le cinéma.

Sur Franceinfo, « Je suis très heureux affirme un jeune homme à la peau noire ». L’observateur impartial ne peut que souhaiter que les médias de l’État français organisent une ou deux soirées visant à déterminer ce que signifie « avoir la peau noire », que chacun puisse se situer dans l’échelle des couleurs de peau, puisque telle échelle semble exister . Pour Les Inrocks, les choses conservent une sorte de fraîcheur édénique touche pas à mon pote (de couleur) : l’heure est au « black super power » car il est « temps que les verrous sautent ». D’où la nécessité de ce film possédant « toutes les nuances du black power ». Heureusement, ce média ne pousse pas le bouchon jusqu’à user de termes tels que « white power » sans quoi l’accusation de racisme pourrait fuser.

Donc, en résumé : black power, c’est autorisé et c’est bien ; white power, c’est raciste et c’est mal. Faut déboulonner d’urgence. C’est qu’il « n’est plus question que d’émancipation du joug occidental dans ce spectacle prodigieusement dépaysant ». Il n’est pas interdit de s’étonner de voir fleurir ce genre de conceptions du monde dans un hebdomadaire qui accusait ainsi l’OJIM, par la voix du journaliste Doucet, en 2013 : « Pourtant, dans ses portraits, l’Ojim tourne parfois à l’entreprise voyeuriste. Les origines ethniques ou les orientations sexuelles supposées des journalistes classés à gauche prennent souvent le pas sur la description de leur carrière professionnelle ». Bien ou mal, on s’y perd.

Tu seras (et a été) noir mon fils

Du reste, on y perdrait presque son latin, pardon son afro-latinisme, étant donné que début février la presse officielle informait ses lecteurs du caractère noir, justement, de l’occident, par élucidation du mystère Cheddar Man, notre « ancêtre britannique à la peau noire » ; si bien que l’on ne comprend plus bien qui en occident, si ce dernier est noir depuis des Cheddar lustres, a opprimé qui. Sans compter que Google ayant mal référencé le film Black Panther, une recherche de son affiche le week-end précédant le 14 février 2018, conduisait à une image sous-titrée « La planète des signes, suprématie ». Comme Google est, en sa grande sagesse, appelé à contribuer à la lutte contre les fake news, l’heure est tout de même grave. Mais pas tant que cela aux yeux de LCI ou de L’Obs, médias pour lesquels ce film est avant tout important en tant qu’il lutte « contre Trump ». On l’avait presque oublié, celui-là. Heureusement, Black Panther passait par là. Pour Le Monde, il en va un peu autrement : « L’Afrique a enfin son super héros ». Un titre d’article digne d’un discours de Jules Ferry promouvant la colonisation à la tribune de l’Assemblée Nationale, sans que la rédaction semble s’en apercevoir, car, enfin…, ainsi l’Afrique n’avait pas de super héros ? Cette affaire sent le tollé continental car non seulement l’Afrique a nombre de super héros, sa mythologie en est pleine, et c’est heureux, mais… pourquoi aurait-elle besoin de super héros noirs, joués par des noirs, mais filmés, financés et voulus par le monde blanc, un monde qui, rappelons-le n’existe pas puisque de races il n’est pas ? Sans quoi, il y aurait des couleurs de peau. Vous suivez toujours ?

La région Île-de-France finance le cinéma de propagande

13/02/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le bulletin de réinformation du 31 janvier en avait déjà parlé : ce jour là est sorti en salles le film de Mahamat-Saleh Hanoun : « Une saison en France ». Il nous dresse le portrait d’un parfait immigrant, courageux, bien éduqué, travailleur, respectueux des règles et de la famille. Il lutte contre l’administration française pour obtenir le droit d’asile après avoir fui la guerre en République Centrafricaine.

Et l’on apprend que la Région de Valérie Pécresse, a subventionné la production du film à hauteur de 335 000 € en 2016. A cette somme s’ajoute le financement par certaines chaînes publiques de télévision dont ARTE ainsi que par le Centre National du Cinéma.

Au total : 1,2 million d’euros d’argent public (soit plus d’un tiers du budget du film) investis pour une production qui dénonce le supposé manque de générosité de la France et transforme l’invasion migratoire en un beau roman d’amour…

La bande-annonce du film sur l’attaque islamiste du Thalys dévoilée

14/12/2017 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Réalisé par Clint Eastwood, le film « Le 15h17 pour Paris » – qui revient sur l’attaque islamiste dans le train Thalys entre Amsterdam et Paris – sortira en salles le 7 février prochain.

Pour ce film, Clint Eastwood fait jouer Spencer Stone et Alek Skarlatos, les deux militaires américains qui étaient parvenus à maîtriser le terroriste Ayoub El Khazzani, évitant ainsi un carnage et devant des héros.


Allemagne : ouverture d’un cinéma charia-compatible en Bavière

10/10/2017 – ALLEMAGNE (NOVOpress)
C’est à Trostberg, en Bavière, qu’une actrice Austro-Suisse, Marie Theres Kroetz-Relin, a ouvert le premier cinéma charia compatible, c’est-à-dire exclusivement réservé aux femmes.

Cette idée lui est venue alors qu’elle militait dans un camp pour clandestins extra européens. Elle voulait un lieu où les musulmanes puissent visionner des films sans être agressées ou harcelées.

Mais rassurez-vous, même s’il est charia compatible, ce cinéma n’est pas sectaire ! En effet, les femmes de toutes confessions religieuses y sont admises. Et côté programmation cinématographique, ce sont surtout des dessins animés pour enfants qui y sont projetés, respect de la charia oblige.

« Salafistes » : le gouvernement veut censurer un documentaire dénonçant l’islamisme radical

26/01/2016 – CULTURE (NOVOpress)
Trois ans de tournage pour approcher au plus près la vérité du djihadisme. C’est ce que propose « Salafistes », un documentaire qui risque bien d’être censuré par le gouvernement… pour apologie du terrorisme.

C’est un documentaire dépouillé, sans voix off pour expliquer où est le bien et où est le mal. Le sujet ? Le djihadisme et la charia au Mali, à Tombouctou au printemps 2012, avant l’intervention française, puis en Mauritanie, près des idéologues du salafisme, en Tunisie au cœur du discours des extrémistes du groupe Ansar al Charia.
Prenant des risques énormes, les reporters se sont plongés dans cet univers dangereux et en rapportent les propos des thuriféraires de l’islam radical, sans voile.
De l’avis de ceux qui ont assisté à sa projection en festival, aucune ambiguïté sur le propos : la cruauté des intervenants et des pratiques, l’obscurantisme des djihadistes, tout cela est montré sans fard et sans qu’il soit besoin de sous-titres à l’usage des c… et des mal-comprenants.

Pourtant, un obscur fonctionnaire du ministère de l’intérieur, range « Salafistes » dans la catégorie « apologie du terrorisme ». Il a failli être complètement censuré, puis, devant le tollé suscité, serait « seulement » interdit aux moins de 18 ans. Cela reviendrait à tuer le film dont les distributeurs ne se presseraient pas au portillon pour le présenter. Il ne pourrait plus être diffusé par la télévision alors qu’il a été réalisé en collaboration avec France 3 et Canal +.

Bref, il semble qu’une fois de plus la vérité dérange. Seule Fleur Pellerin, ministre de la Culture, pourrait trancher en faveur du film, avant sa sortie prévue demain. Autant dire, au vu du discernement de la dame, que ce n’est pas gagné.

C.D.


« Dheepan » Les cités intouchables

04/09/2015 – CULTURE (Présent 8433)
Contrairement à la propagande LGBT de La Vie d’Adèle il y a deux ans, le film Dheepan, Palme d’or 2015, n’a pas fait le bonheur de toutes les critiques de gauche. En découvrant le film en salles, on comprend pourquoi.

C’est une chance pour Jacques Audiard que les frères Coen aient présidé le jury de Cannes cette année. L’originalité du style de l’auteur, son empreinte personnelle et l’histoire forte d’amour et de guerre qu’il nous raconte n’ont pas dû laisser indifférents ces deux grands cinéastes.
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Audiard (réalisateur du très bon Un prophète) dresse un état des lieux sans concession de nos banlieues françaises (effarant à vrai dire) véritables no-go zones dans lesquelles on n’aperçoit jamais un flic, entièrement livrées aux gangs ethniques. De quoi donner des boufioles au Monde : un film « simpliste dressant un tableau très sombre des banlieues françaises ». Et à Libération : « Un décor de désolation et de violences urbaines, traversé par une idéologie du nettoyage au Kärcher et d’un héroïsme viriliste. »

Car on a beau se crever à faire un film sur le parcours d’un migrant fuyant la guerre civile au Sri Lanka (presque entièrement dialogué en tamoul), encore faut-il qu’il soit vraiment politiquement correct… Notamment à l’égard de nos braves racailles, casseurs et dealers bien de chez nous, nouvelle sorte d’« intouchables » qui vont réveiller le Tigre qui sommeille en Dheepan. Ajoutez à cela la notion de déracinement, de « mauvais » et de « bons » immigrés travailleurs et respectueux du pays d’accueil, désireux de s’intégrer alors que les autres non… (au point, détail percutant, que le Tamoul demande à sa femme de porter le voile alors que ce n’est pas sa religion : « Ça a l’air d’être ce qui se fait, en France »).

À la différence de beaucoup de réalisateurs français, Audiard sait ce qu’est le cinéma. On retrouve son réalisme brutal mêlé de visions oniriques, la poésie qui traverse chacun de ses films, la beauté éblouissante de ses plans. Mais aussi les thèmes qui lui sont chers : la famille, la rédemption par les femmes, la volonté de ne pas se laisser faire. Il est question ici d’une fausse famille : un homme, une femme, une petite fille. Combinée en quelques minutes d’une scène saisissante pour obtenir l’asile politique. Une vraie famille va-t-elle naître ? C’est le plus bel enjeu du film.

Caroline Parmentier

« Made in France », le film sur le djihadisme en France

28/08/2015 – CULTURE (NOVOpress)
Réalisé par Nicolas Boukhrief, à qui l’on doit l’excellent « Le Convoyeur », le film « Made in France », qui relate l’infiltration d’une cellule djihadiste en France, devrait sortir en salle le 4 novembre prochain. Le producteur a dévoilé l’affiche du film… efficace. Pas sûr tout ça que ça plaise à la bien-pensance… 

Attendons de voir le film pour juger, mais le réalisateur est bon et l’approche intéressante. Le film « Made in France » avait été abandonné par son distributeur initial en début d’année après les attentats de janvier, il soritra finalement en novembre. Le film relate l’histoire de Sam, un journaliste français musulman infiltrant une cellule djihadiste parisienne qui a reçu pour ordre de semer le chaos dans la capitale. Rappelons aux esprits chagrins que le film a été écrit longtemps avant les attentats de janvier, pas de soupçon de récupération du djihadisme post-Charlie dans la démarche du réalisateur, donc… A propos de son film, Nicolas Boukhrief avait déclaré :

Se servir du cinéma de genre pour s’adresser à une population qui n’est pas touchée par les débats d’intellectuels, qui ne regarde pas Taddeï et ne lit pas l’Obs ou Libé. Quand j’ai enquêté après l’affaire Merah, j’ai vu la propagande qui était visible en ligne, il n’y avait pas de contrepoison à ça. Mon film Le Convoyeur a été beaucoup vu en cité, je me suis dit que faire un thriller sur le sujet était un moyen de s’adresser à un autre public.


 

Cannes : colorie… couac ! (Présent 8361)

27/05/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)

Certes, on ne peut pas dire que Cannes récompense un cinéma français qui fait rêver : un immigré tamoul qui va retrouver une autre forme de guerre civile dans nos banlieues françaises, un chômeur quinquagénaire qui se collette avec le Pôle emploi, un drame domestique autour d’un pervers narcissique… Quelle invitation au voyage !
Mais bon, contrairement à la propagande LGBT de La Vie d’Adèle (et ses scènes de 17 minutes de sexe lesbien) couronnée sur la Croisette il y a deux ans tandis qu’à Paris on marchait contre le mariage pour tous, ce cinéma social n’a pas fait le bonheur de toutes les critiques de gauche (« Un sale millésime ») pour Télérama.8361- Une
C’est surtout la Palme d’Or au film de Jacques Audiard (réalisateur du très bon Un prophète) qui donne des boutons au Monde : un film « simpliste dressant un tableau très sombre des banlieues françaises ». Et à Libération :
« Un décor de désolation et de violences urbaines, traversé par une idéologie du nettoyage au Kärcher [NDLR : Carrément !] et d’un héroïsme viriliste, dont il est permis de trouver la vision aussi fantasmée et poussiéreuse que le clin d’œil du cinéaste à “Antenne 2” (sic) lors de son discours de remerciement. »
Car on a beau se crever à faire un film sur les immigrés clandestins (presqu’entièrement dialogué en tamoul) encore faut-il qu’il soit vraiment politiquement correct. Notamment à l’égard de nos braves racailles, violeurs, casseurs et dealers bien de chez nous.
Le Monde met en garde à cet égard nos gouvernants (Manuel Valls et Fleur Pellerin) si prompts à se réjouir sur twitter, ces imbéciles, de ce qui ressemble plutôt à une illustration de leur fiasco : « S’ils l’avaient examiné avec plus d’attention, nos gouvernants se seraient rendu compte que le coq cannois n’a pas si fière allure : il y a du goudron sur ses plumes, et des inflexions funèbres dans son chant. Pour ce qui est de sa crête, elle tient davantage du gallinacé punk que de l’animal politique docile. »
Et ce n’est pas Le Prix d’interprétation décerné à Vincent Lindon dans La Loi du marché de Stéphane Brizé, restituant avec une précision quasi-documentaire le désespoir du chômage dans lequel nos dirigeants ont plongé tant de nos concitoyens, qui peut leur permettre de tirer à eux un bout du tapis rouge.

Caroline Parmentier

Jamel Debbouze veut organiser un G20 des quartiers

Jamel Debbouze veut organiser un G20 des quartiers

04/04/2015 – PARIS (NOVOpress)
En pleine promotion de son nouveau film, Jamel Debbouze en a profité pour partager ses éminentes analyses sociologiques et politiques dans une entrevue accordée au JDD.

Extraits :

Vous parlez du meilleur des cités, mais que dire du pire, de la violence ?
Dans un sens comme dans l’autre, c’est clair, on est les meilleurs ! Pourquoi ne pas se servir de cette force ? Aujourd’hui, ce ne sont pas les banlieues le problème, ce sont les musulmans. Je n’avais jamais eu à affirmer ma religion, j’ai dû le faire ces derniers temps. Dire : « je suis un musulman des quartiers et j’en suis fier » . La majeure partie des médias, depuis des années, ne relaie que des choses pourries sur cette France. Il y a des endroits où il y a un manque de considération, de respect. La violence naît de la frustration.

Pourtant, sur le racisme, le gouvernement est intransigeant …
Disons que le respect est plus dans la sémantique depuis le gouvernement Hollande. Ça oui. On est moins insultés. On ne veut plus nous nettoyer au Kärcher et ça fait du bien. Mais c’est toujours les mêmes arguments électoraux : « On va vous débarrasser d’eux. On va se charger de votre sécurité » . C’est intolérable.

N’est-ce pas un peu réducteur ?
Ça progresse. Je dis « Vive la France » chaque fois que j’en ai l’occasion. J’adore ce pays et j’aime bien Manuel Valls. Il parle d’apartheid. On a besoin de mots forts pour dire que c’est la merde en bas.

Vous avez envie de crier plus fort ?
Absolument. Je veux parler aux hommes politiques, je me suis rarement adressé à eux, ça va changer. C’est au gouvernement que je crie ce proverbe africain que j’adore : « Fau pas di fau fai » . Vos mots n’ont plus aucun impact. Je connais la France par cœur.

Après le film et du temps pour ma famille, je veux organiser un G20 des quartiers. J’y pense depuis très longtemps. Avec des amis et des représentants associatifs avertis et concernés, des religieux musulmans, juifs, chrétiens. On veut trouver des réponses concrètes pour améliorer la vie quotidienne. On soumettra un projet à qui veut bien le lire et on cherchera le financement nous-mêmes. Je profite du JDD pour en parler.

En dépit de tout, vous restez un homme de gauche ?
Bien sûr. Et je suis fidèle à François Hollande. Il fait ce qu’il peut. Ce n’est pas le commandant de bord qui compte en ce moment, c’est l’état de la mer. Et elle est très agitée. Hollande est dans les remous du bateau d’avant. C’est chaud pour lui, le pauvre (Rires.) François, accroche-toi ! Mets ton gilet de sauvetage ! Je suis toujours de gauche. Et Taubira, j’ai un profond respect pour elle. C’est un ministre comme on n’en a jamais eu. Je la trouve belle, elle utilise la langue française comme personne, elle ne se départit jamais d’elle-même quand on l’attaque. Plus c’est odieux, plus elle reste au-dessus de la mêlée : je vous adore, Christiane.

Et Marine Le Pen ?
Jean-Marine ? Elle aussi, elle ne se départit jamais d’elle-même. Mais elle est où, Jean-Marine ? Il est où le raz-de-marée ? Intéressons-nous à nos voisins. Arrêtons d’avoir peur des autres. Voilà un acte politique. On passe le temps à nous faire flipper parce que c’est un bon argument de vente. Regardez la pub, ce n’est que ça ! Dans le film, la sorcière et Vladimir, à qui j’ai donné en forme d’hommage la voix de Louis de Funès, cristallisent toutes ces peurs.


Conférence à Science-Po de Julie Gayet : la salle muselée

Conférence de Julie Gayet à Science-Po : la salle muselée

31/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
Par on ne sait quel miracle, une actrice est passée de second rôle à conférencière à l’IEP de Paris.
Julie Gayet s’est rendue dans la célèbre école de la rue Saint-Benoît pour donner une conférence sur le cinéma et le genre.

L’actrice et productrice de film est également la réalisatrice d’un unique documentaire Cinéast(e)s, diffusé en 2013. Elle était, certainement, la plus expérimentée donc pour donner son avis devant un parterre d’étudiants sur la place de la femme dans le monde du cinéma.

D’ailleurs elle ne manquera pas d’éclairer par sa lumière, la salle attentive  : « Un film d’homme, c’est un film. Un film de femme, c’est un film de femme », relève-t-elle avant de confier, plus tard : « Avant, j’avais la sensation qu’être féministe était un gros mot. Aujourd’hui, je me dis que je suis féministe par essence parce que je suis une femme. »
Louise Michel en serait restée subjuguée.

L’ambiance qualifiée de glaciale n’aura pas eu l’opportunité de se dégeler par l’intervention du public puisque ce dernier fut interdit de questions. Le prétexte officiel était le manque de temps. Il ne nous est pas dit si l’officieux était que la fiancée du président avait exigé qu’aucune question ne soit posée. Qui sait si dans le lot, il n’y en aurait pas eu une ou deux embarrassantes ?

Crédit photo : Extra terrestre via Flickr (cc)


"Samba" Le conte de fées migratoire (Présent 8220)

“Samba” Le conte de fées migratoire (Présent 8220)

29/10/2014 – PARIS (NOVOpress)
Ce cinéma-pommade donne des boutons. Tout le monde il est gentil, désintéressé, irresponsable, dégoulinant de bons sentiments et de tartes à la crème de gauche. Qui priment sur la vraisemblance, la réalité, sur Calais, sur tout quoi…

Une du numéro 8220 de "Présent"

Une du numéro 8220 de “Présent”

Même Télérama a trouvé ça gros (quand tout le reste de la critique déroule des kilomètres de louanges). C’est bien un conte merveilleux. Long et sirupeux. Déconnecté du réel. Parfois drôle mais jamais émouvant. Orienté et tendancieux aussi. Mais pas nul. On sait depuis Intouchables qu’Olivier Nakache et Eric Toledano ne manquent pas de talent. Ils évitent ici la propagande trop évidente façon Welcome et certaines outrances. Comme les Français collabos et les flics qui cognent sur les Blacks et les Arabes.

Samba (Omar Sy qui a sacrément forci), Sénégalais sans papier en France depuis dix ans – frappé d’une OQTF (Obligation de quitter le territoire français) -, collectionne les petits boulots. Alice (Charlotte Gainsbourg) est une cadre supérieure épuisée par un « burn out ». Elle se soigne par le bénévolat dans une association et va avoir une révélation… A noter que l’actrice intello est en décalage complet et assez cucul, peu crédible dans le rôle de la bobo parisienne des beaux quartiers qui va connaître le grand frisson avec un clandestin sénégalais.

Pâle comme une endive, elle incarne une France au bout du rouleau et dépressive. Le gentil clandestin adorable et courageux (mais pourquoi la police le pourchasse-t-elle donc ?) va sauver la jeune Française. Et l’idée dominante c’est bien que c’est à la France tout entière que des centaines de milliers de Samba vont rendre le sourire.

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Nicolas Bonnal : "Kubrick reste un vieil humaniste enraciné à la viennoise"

Nicolas Bonnal : “Kubrick reste un vieil humaniste enraciné à la viennoise”

29/10/204 – PARIS (via Dualpha)
Nicolas Bonnal vient de publier aux éditions Dualpha un livre sur Stanley Kubrick (photo). Le livre fait le point sur des éléments nouveaux issus de la cyberculture qui a élu Kubrick « plus grand cinéaste de l’histoire ». Mais pour Bonnal Kubrick reste aussi un vieil humaniste enraciné à la viennoise. Nous lui avons demandé comment pouvait s’expliquer ce paradoxe… rétrofuturiste.


bonnal-mysteres-kubrickPourquoi un livre de plus sur Kubrick ?

J’adorais Kubrick ; il est vrai que j’aurais pu écrire ce livre il y a trente ans quand le monde des cinéphiles attendait chaque film de Kubrick comme un monolithe. A l’époque j’étais fasciné par son usage de la musique classique (Barry Lyndon) ou moderne (Shining) et bien sûr par le visuel, secondairement par le sujet. Aujourd’hui le soufflet est retombé, ce qui permet d’être parfois dur (Kubrick se répète, il a beaucoup emprunté – Aldrich, Walsh, Hitchcock, Welles…) et de se situer aussi par rapport à des sujets nouveaux comme la conspiration ou les Illuminati.

La conspiration ?

Par exemple sur 2001, l’odyssée de l’espace. La conquête spatiale apparaît maintenant comme une farce issue de la Guerre froide. J’ai montré aussi que Kubrick était très inspiré par les documentaires soviétiques de Klushantsev sur la question. Ceci dit, après les scandales de Folamour, 2001 raconte avant tout l’histoire d’une conspiration du silence entretenue par la NASA autour du monolithe tombé sur la lune.

Et qui est Hal 9000 ?

Un être hermaphrodite. Car 2001 explique aussi comment les ordinateurs vont nous désexualiser. Sur la conspiration, Eyes Wide Shut a passionné aussi les chercheurs car il retrace, sur fond viennois (un vieux et passionnant sujet de Schnitzler) l’attitude indécente et criminelle de notre élite mondialisée – qui n’a pas changé depuis les Romains -; et l’inertie, l’anesthésie spirituelle de ceux qui en sont les victimes. Kubrick, depuis Les Sentiers de la gloire ou Spartacus, a toujours dénoncé le rôle des élites et notre programmation militaire ou autre. Les femmes aussi sont formatées pour le plaisir macho dans son univers noir.

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L’équipe d’Intouchables revient avec Samba, l’histoire d’un immigré clandestin…

Source : europe1.fr Samba, dont Europe 1 a pu voir quelques extraits en avant-première, raconte la rencontre entre Samba Cissé, un sans-papier placé en centre de rétention et Alice, une jeune femme engagée, membre d’une association qui vient en aide aux sans papiers, jouée par Charlotte Gainsbourg (…)

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1948, première manifestation contre l’invasion des films américains sur les écrans français

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Tournage du Guépard (Il Gattopardo), de Luchino Visconti

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Les cristeros et la grande peur des bien-pensants

Les cristeros et la grande peur des bien-pensants

FIGAROVOX/OPINION – Le film Cristeros, qui raconte la révolte des catholiques mexicains contre le président Calles et ses lois anticléricales a été jugé sevèrement par certains médias. Jean-Yves Riou prend sa défense sur Figarovox. Lire la suite : lefigaro.fr

Gérard Depardieu dans SoFilm

Gérard Depardieu dans SoFilm

16/05/2014 – PARIS (NOVOpress) – SoFilm, un mensuel dédié au cinéma, consacre son numéro 20 à Gérard Depardieu. Au menu, quelques 150 pages dédiées à l’une des plus grandes gueules et l’un des meilleurs acteurs du cinéma français, avec en prime quelques pépites. Extrait.


SoFilm : Alors pourquoi il y a eu cette collaboration avec Godard ?
GD : Parce que c’est lui qui me l’a demandée. Moi je fais le boulot, j’en ai rien à foutre. Je ne vais pas faire comme ces connards de chanteurs qui disent : « Je ne vais pas chanter dans une ville FN. » Ce sont des cigales, alors qu’ils aillent faire la cigale.

SoFilm : Vous n’avez pas pris de plaisir en tournant avec Godard ?
GD : Mon seul plaisir est de lui avoir fait extrêmement peur. Je l’ai bloqué sur un pont à Nyon. Il ne restait plus que lui et moi (…).