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gilets jaunes

Le mouvement des gilets jaunes : une révolte anti-système ?

19/11/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En l’an 184, une secte taoïste soulevait le peuple chinois contre la dynastie Han, jugée décadente et corrompue, en arborant sur leur front un foulard jaune en signe de ralliement. Et il semble bien que l’histoire se répète ! Dès samedi midi, les gilets jaunes avaient mis en place quelques 2000 barrages et en soirée, le ministère de l’Intérieur annonçait 283.000 manifestants, nombre très en deçà de la réalité selon Guillaume Peltier du parti Les républicains qui avançait un nombre deux fois supérieur.

Mais quels ont été les temps forts de cette journée ?

A Paris, des manifestants ont chanté la Marseillaise sous les fenêtres de l’Élysée, mais le rassemblement s’est terminé par une pluie de gaz lacrymogènes rue du Faubourg Saint-Honoré. Tous les chefs de l’opposition étaient dans la rue : Mélenchon et Philippot à Paris, Wauquiez au Puy en Velay. Seuls La république en marche et le syndicalisme subventionné n’ont pas participé au mouvement. Mais c’est dans les régions françaises que la mobilisation a été la plus forte. Partout, des appels ont été lancés pour que les forces de l’ordre se joignent aux manifestants.

Et quels ont été les premiers échos dans la presse ?

Xavier Gorce du journal Le Monde parle « de beaufs, de troupeaux d’abrutis » mais Christophe Guilluy nous affirme que « le ressentiment est gigantesque ». Dans une interview accordée au journal Le Parisien, il explique que des catégories de Français ne sont plus intégrées ni politiquement, ni économiquement. Selon lui, les fermetures d’usines, la crise du monde rural n’ont suscité comme seule réponse qu’une baisse du pouvoir d’achat et la demande de sacrifices toujours plus grands, au nom de grandes idées écologiques ou humanitaires.
Il dit « les gens ne demandent pas des solutions techniques pour financer leur nouveau véhicule. Ils attendent des réponses de fond où on leur explique quelle place ils ont dans ce pays ».

Le géographe Christophe Guilluy annonce la fin de la classe moyenne

03/10/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Christophe Guilluy s’est rendu célèbre avec la publication en 2010 de Fractures françaises, suivi en 2014 d’un ouvrage au titre éloquent La France périphérique : comment on a sacrifié les classes populaires.

Quelle était la ligne directrice de son analyse ?

Il a mis en lumière le rejet progressif des classes moyennes et populaires aux marges des grandes villes. Les catégories populaires n’ont pas disparu, mais elles ont dû s’éloigner des agglomérations. C’est pourquoi le géographe estime que « le problème crucial politique et social de la France, c’est que la majeure partie des classes populaires ne vit plus là où se crée la richesse ».

Dans son nouvel essai, Christophe Guilluy évoque cette fois la fin « de la classe moyenne occidentale ».

Il a choisi d’élargir son analyse à l’ensemble des milieux populaires des pays occidentaux. Il constate une même inquiétude sociale et identitaire. Cette « insécurité culturelle », pour reprendre le terme du politologue Laurent Bouvet, appelle une réponse politique qui est disqualifiée par les élites sous le nom de « populisme ». Pourtant, ce sont ces populations, souvent éloignées des centres-villes, qui subissent le plus la pression migratoire.

La classe moyenne ne constitue-t-elle pas pourtant la majorité de la population d’un pays ?

Guilluy souligne que le contexte des trente glorieuses a profondément changé sous l’effet de la mondialisation. Les ouvriers, les paysans ou les employés qui constituaient la classe moyenne, à la fois économiquement et culturellement, ont été profondément fragilisées, voire déclassées.

Ce sont d’abord les ouvriers, puis les employés et les agriculteurs qui ont été touchés.

A tel point que le géographe estime que les personnes que l’on regroupe désormais sous le terme de « classe moyenne » appartiennent en réalité aux catégories supérieures. Reste à savoir quelle sera la traduction politique définitive de ce phénomène d’érosion de la classe moyenne majoritaire.

“Vais-je devenir minoritaire chez moi ?” : la question qui hante les Corses et toute la France périphérique

15/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Dans une interview publiée dans Le Figaro, Christophe Guilluy revient sur la victoire des nationalistes en Corse.

Le géographe rappelle que la sensibilité des Corses à la question identitaire est liée à leur histoire et leur culture, mais aussi à des fondamentaux démographiques.

La question qui obsède les Corses aujourd’hui est la question qui hante toute la France périphérique et toutes les classes moyennes et populaires occidentales au XXIe siècle: «Vais-je devenir minoritaire dans mon île, mon village, mon quartier?»

C’est à la lumière de cette angoisse existentielle qu’il faut comprendre l’affaire du burkini sur la plage de Sisco, en juillet 2016, ou encore les tensions dans le quartier des Jardins de l’Empereur, à Ajaccio, en décembre 2015. C’est aussi à l’aune de cette interrogation qu’il faut évaluer le vote «populiste» lors de la présidentielle ou nationaliste aujourd’hui. En Corse, il y a encore une culture très forte et des solidarités profondes. À travers ce vote, les Corses disent: «Nous allons préserver ce que nous sommes.»


Victoire de Macron – Pour Christophe Guilluy : “les perdants sont aujourd’hui les catégories populaires”

13/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Christophe Guilluy a été invité par Natacha Polony (Polonium) pour commenter les résultats de l’élection présidentielle et les conséquences à prévoir.

Le géographe social revient sur son concept de France périphérique :

Aujourd’hui, on a un conflit de classe majeur qui est absolument visible. Visible territorialement. Les grandes métropoles sont celles qui portent Macron, la France périphérique est celle qui a porté le vote Le Pen. ça se clive énormément socialement. C’est quand même fou de voir qu’aujourd’hui, à Paris, 90% des électeurs ont voté Macron. Cela signifie qu’il y a des perdants et des gagnants. Et que les perdants sont aujourd’hui les catégories populaires.


Christophe Guilluy : « le bouclage des frontières … c’est le réel qui se venge »

Source : Nice-Matin
Christophe Guilluy est le géographe de La France Périphérique – titre de son dernier ouvrage, à lire ! —. Il a analysé la fracture sociale et géographique entre France centrale (schématiquement, les grandes métropoles, dont la population est acquise aux thèses mondialistes et multiculturelles) et périphérique (pour caricaturer, le reste du territoire, peuplé des classes populaires attachées à leur identité et leur mode de vie).
Une grille qui s’avère tout à fait pertinente pour lire les réactions des uns et des autres à la crise migratoire, ce que fait Guilluy lors d’un entretien accordé à l’AFP, que reproduit la presse régionale. Extraits.

Avec l’arrivée massive de réfugiés syriens en Europe et le rétablissement des contrôles aux frontières, l’immigration revient au cœur du débat français, estime le géographe français Christophe Guilluy.
[…]
Pour le géographe, la mondialisation s’est traduite pour cette France de la « périphérie » par le chômage, le déclassement social, et une insécurité économique. À laquelle s’est ajoutée l’insécurité culturelle liée à l’émergence d’une société multiculturelle et à l’instabilité démographique.
[…]
Les catégories populaires, elles, n’ont pas le choix. Pour les ménages modestes, la vie avec les migrants est une question d’expérience de vie » et de « rencontre avec l’autre au quotidien », selon M. Guilluy.
[…]
En quelques jours, avec le flot de migrants et le bouclage des frontières, tout a été bousculé. C’est le réel qui se venge (…) Or ça fait trente ans que l’on nous explique l’impératif de la fin des frontières et de la libre circulation des personnes, qui est vraiment dans le disque dur de l’idéologie dominante”, juge-t-il. « L’immigration, la mondialisation, et la métropolisation : nous sommes là sur des sujets durs, verrouillés et intouchables, qui n’ont donné lieu à aucun véritable débat démocratique depuis 30 ans », déplore M. Guilluy.
« Le retour des frontières crée l’évènement, on touche à quelque chose de clé dans la doxa des oligarchies. L’édifice est symboliquement ébranlé, et derrière c’est toute la question de l’identité et de l’altérité que l’on peut dérouler »…

Crédit photo : Philippe Matsas — Flammarion, Christophe Guilluy

Pour Terra Nova, si la “France périphérique” votait FN, Marine Le Pen serait majoritaire

23/10/2014 – PARIS (NOVOPress via Figaro Vox)
A l’occasion de la publication d’une note de la fondation Terra Nova répondant aux critiques du géographe Christophe Guilluy, le directeur du think tank, Thierry Pech, explique les conclusions de son organisme.

La note de Terra Nova intitulée «La France périurbaine», est-elle une réponse de gauche à la «France périphérique» de Christophe Guilluy ? Thierry Pech apporte certains précisions :

Il y a un débat sur le regard qu’il faut porter sur cette France périurbaine trop souvent et injustement caricaturée. Que ce débat existe est une bonne chose. Mais nos analyses divergent.
Christophe Guilluy essaie de donner un visage géographique à la question sociale. Pourquoi pas? Mais les mailles de son filet sont trop larges. Dire que 61 % des Français vivent dans des territoires de grande fragilité sociale est excessif et ne prend pas assez en compte la diversité de ces territoires. Nos travaux montrent plutôt que 20 à 25 % de la population vit dans cette France en grande difficulté. C’est déjà beaucoup.


 

Christophe Guilluy, le géographe briseur de rêves de la bienpensance

Christophe Guilluy, le géographe briseur de rêves de la bienpensance

21/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Le site de l’hebdomadaire Marianne le révèle : la veille du discours de politique générale de Manuel Valls lors du dernier vote de confiance à l’Assemblée nationale (prononcé le mardi 16 septembre), les éditions Flammarion ont du livrer en toute hâte deux exemplaires du livre de Christophe Guilluy, La France périphérique, à Matignon. De fait, des passages entiers du discours du Premier ministre devant les députés sont inspirés du livre du géographe. Ainsi lorsqu’il déclare que le pays se « fragmente entre les gagnants et les perdants de la mondialisation », que « dans les périphéries, les villes moyennes, les petites villes, les espaces ruraux, la vie de tous les jours se dégrade » ou lorsqu’il fait référence aux « abandonnés de la République (…) qui se replient sur eux-mêmes, se désintéressent du débat public et font le choix du repli » il reprend pratiquement mot pour mot des passages du livre de Christophe Guilluy…

Mais la comparaison s’arrête là. La gauche sociale-libérale refuse d’aller au bout du raisonnement du géographe. Libération a ainsi consacré cinq pages à la France périphérique dans son édition du mercredi 17 septembre, jour de sortie de l’essai de Christophe Guilluy. Dans son éditorial du 12 septembre, Laurent Joffrin, le directeur de la rédaction de Libération, y affirmait même que c’est « le livre que toute la gauche doit lire d’urgence ». Peine perdue, c’est pour jeter aux orties une part essentielle du livre qui « légitime le discours identitaire d’une partie de la droite et de l’extrême droite : racisme anti-Blanc, peur de ne plus être majoritaire “chez soi”, stigmatisation des élites mondialisées… ». Bref, le quotidien dénonce clairement le constat « clairement ethnicisé et identitaire » du livre de Christophe Guilluy et regrette son « positionnement politique qui semble pointer davantage les oppositions culturelles plutôt que celles qui peuvent exister dans un système économique de plus en plus inégalitaire ».

De fait, l’oligarchie politico-médiatique a une lecture partielle – et partiale – de la thèse du géographe. Dans l’hebdomadaire Marianne qui a lui également consacré un important dossier dans son précédent numéro, le député PS Razzi Hammadi (celui qui parle comme la racaille…) se refuse à établir une différence entre banlieues et France rurale et associe les populations issues de l’immigration et les Français de souche victimes de la mondialisation. Sur RTL, ce 18 septembre, la chroniqueuse Alba Ventura regrette à son tour que Christophe Guilluy oppose la France périphérique et la France des banlieues, établissant une hiérarchie des abandons et craint que le livre ne soit « mal compris ».

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[Lu sur le Net] Décrire la réalité est un crime contre le politiquement correct - par Gabriel Robin

[Lu sur le Net] Décrire la réalité est un crime contre le politiquement correct – par Gabriel Robin

14/09/2014 – PARIS (via Boulevard Voltaire)
Par opposition à ce qui est imaginé, ou fictif, existe le concept de réalité qui désigne ce qui est perçu comme concret. Christophe Guilluy, géographe et auteur d’ouvrages scientifiques, a décidé de se confronter au monde concret, dans son dernier ouvrage intitulé « La France périphérique – Comment on a sacrifié les classes populaires ». Sa thèse, assez simple, explicite ce que l’instinct populaire perçoit assez distinctement, et démontre que s’ajoute à la fracture sociale une fracture ethno-culturelle de plus en plus prononcée dans notre pays. Il estime, par ailleurs, que seule la bourgeoisie urbaine des grandes villes profite de la mondialisation et des changements sociétaux qui ont conduit au multiculturalisme. Selon lui, la France des « invisibles », des « oubliés » ou, pour citer François Hollande, des « sans dents » se réfugierait dans un vote protestataire en faveur du Front national, en raison de questions dites « identitaires ».

(…)

Le géographe fait pourtant grincer des dents, notamment à gauche. À l’instar d’autres intellectuels ayant fait évoluer leurs œuvres à l’aune du contexte spécifique de l’époque contemporaine (on peut citer Alain Finkielkraut, Michèle Tribalat, et peut-être bientôt Michel Onfray), Christophe Guilluy doit maintenant affronter les gardiens du temple du politiquement correct. Ainsi, Laurent Joffrin (photo), directeur de la rédaction de Libération, s’est ému des idées avancées par monsieur Guilluy dans son éditorial du vendredi 12 septembre. À son crime de « populisme », le géographe ajoute le péché de venir de la gauche et d’en être aujourd’hui devenu – selon les mots de Laurent Joffrin – le « redoutable procureur ».

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