Radicalisation islamiste : Christophe Castaner se surpasse !

Le Castaner Show n’en finit plus de tourner à guichets fermés. Dernière prestation ? À l’Assemblée nationale, ce mardi 8 octobre dernier, devant la commission des Lois, à l’occasion de laquelle le ministre de l’Intérieur inaugurait un nouveau spectacle, encore en plein rodage et relatif au dépistage des « signes de radicalisation islamiste ».

Et notre premier flic de France de détailler ces derniers : « Une pratique religieuse rigoriste, particulièrement exacerbée en matière de ramadan, c’est un signe qui doit permettre de déclencher une alerte sur ces sujets. […] Un changement de comportement dans l’entourage, le port de la barbe, qu’il fasse la bise ou qu’il ne la fasse plus, même si, pour ce sujet, nous avons des informations très contradictoires concernant l’affaire qui nous préoccupe. »

Bref, le dossier avance à grands pas, malgré ces « informations très contradictoires »… Le problème, c’est que si tous ces terroristes sont sous influence salafiste, tous les salafistes ne sont pas des terroristes et que le salafisme, justement, pousse généralement ses fidèles à se retrancher d’un monde impie par nature. On notera, encore, qu’en matière de terrorisme islamiste, ce dernier a évolué depuis les attentats de 2015 ; voire ceux du 11 septembre 2001.

À l’époque, en effet, ces terroristes demeuraient à peu près encore des « professionnels ». Ils étaient en immersion, sortaient en boîte de nuit et buvaient ostensiblement de l’alcool, ce qui est un peu l’élémentaire bréviaire de ce genre d’activités. Au siècle dernier, les agents soviétiques infiltrés aux USA ne se promenaient pas avec l’insigne du parti à la boutonnière et optaient plus pour le whisky que la vodka…

Mieux, si l’on peut dire en la circonstance, le terrorisme d’alors obéissait à des objectifs précis – libération de prisonniers politiques, par exemple – et était généralement diligenté par des États tiers. Aujourd’hui, rien de tout cela. C’est comme s’ils mettaient tout en œuvre pour se faire repérer, tandis que leurs actions sont singulièrement contre-productives quant à la cause qu’ils prétendent défendre.

Ce qui explique, aussi, que les forces de l’ordre chargées d’évaluer leurs propres services soient obligées d’un peu fonctionner au doigt mouillé. Non sans raisons, M’Jid El Guerrab, député du Parti radical de gauche [autre forme de radicalité, mais d’un genre différent, NDLR], pose la questions : « Un signalement d’une faible intensité, c’est quoi ? Qui évalue le signalement ? […] Pendant le ramadan, il y a une pratique un peu plus forte de la religion, puisque le soir, tous les musulmans qui sont un peu pratiquants se rendent à la mosquée pour prier. Donc, il y a de fait une pratique exacerbée de la religion pendant le ramadan. Quant au port de la barbe, je constate que vous en avez une. Si vous étiez musulman, j’espère que vous ne seriez pas signalé ! » Il est un fait que…

On sait que Christophe Castaner est capable du meilleur comme du pire, mais c’est indubitablement dans le pire qu’il est le meilleur. Là, on sent qu’il ne maîtrise pas tout à fait son sujet ; pas plus que les autres, d’ailleurs, depuis qu’il a débarqué place Beauvau par on ne sait quel enchantement. Lui aussi aurait sûrement besoin d’un brin d’évaluation.

Alors, que faire de ce ministre de l’Intérieur aux airs d’élève décrocheur ? Le maintenir en place ? Le débarquer ? Ou peut-être lui faire conclure un mariage forcé avec Nathalie Loiseau, la brillante tête de liste LREM qu’on sait, aux dernières élections européennes, son équivalent en jupe, mais sans barbe ? À l’Élysée, on s’interroge. Dans les académies de médecine et les cabinets de psychiatrie, aussi.

Nicolas Gauthier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Comment la France s’est laissée désarmer, par Ivan Rioufol

Mais qu’ont-ils dans les yeux ? Cela fait quarante ans que les “élites” ne voient rien de l’immigration de masse, de l’islam guerrier, du séparatisme ethnique. Quarante ans qu’elles n’entendent rien des inquiétudes de ceux qui vivent ces réalités au quotidien. Jeudi dernier, c’est au cœur de la Préfecture de police de Paris qu’un “habilité secret-défense“, adepte du djihad, a assassiné au couteau quatre policiers avant d’être abattu. Le premier commentaire du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a été pour assurer que Mickaël Harpon, converti à l’islam en 2008, “n’avait jamais présenté de difficultés comportementales“, ni “le moindre signe d’alerte“. En réalité, l’islamiste s’était réjoui, en 2015, de l’attentat contre Charlie Hebdo devant deux de ses collègues.

Il fréquentait quotidiennement la mosquée salafiste de Gonesse (Val-d’Oise), dont un des imams était fiché S. Il ne serrait plus la main des femmes. Sa radicalité aurait dû alerter le service antiterroriste qui l’employait comme informaticien. Castaner a parlé d’un “dysfonctionnement de l’État”. Mais seule l’idéologie aveugle à ce point.

Ce que subit le pays sidéré est le résultat d’années d’endoctrinements sur la diversité heureuse et la nation fautive. Il est impensable qu’aucun policier n’ait vu la dérive de cet agent administratif, un Martiniquais handicapé embauché en 2003. Le choix de préserver ce fonctionnaire a été pris sous l’influence diffuse de considérations promues par la pensée officielle : ne pas discriminer, ne pas stigmatiser, respecter les différences, combattre le racisme, lutter contre l’islamophobie.

Autant de valeurs “humanistes” qui, appliquées sans discernement, peuvent désarmer un service de police, mais aussi un gouvernement et un État. Les droits de l’homme sont paradoxalement devenus les alliés des islamo-fascistes. Ils trouvent aussi, auprès de juges et de journalistes, une abondance de collaborateurs. Ces idiots utiles préfèrent sonner l’alarme contre l’extrême droite. Mercredi, un néonazi a tué deux personnes, aux abords d’une synagogue en Allemagne. Mais ce n’est pas l’extrême droite, en tout cas, qui assassine en France.

Mardi, lors de l’hommage rendu aux quatre policiers, Emmanuel Macron a appelé la nation à “faire bloc”, dans un “combat sans relâche” contre le “terrorisme islamiste“. Faut-il croire celui qui a fait du politiquement correct la langue officielle de la macronie ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 10 octobre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Dérision de nos sécurités d’État, par Jean-Gilles Malliarakis

On met en cause le ministre Castaner dans l’affaire de l’attentat islamiste dans l’enceinte de la Préfecture de Police. Voilà qui semble bien compréhensible. Ce personnage est nul et il faut une grande solidarité gouvernementale pour ne pas le critiquer et le destituer. “Auteur de bourdes à répétition, le ministre de l’Intérieur se trouve une nouvelle fois sous le feu des critiques et des appels à la démission” soulignaient dans L’Opinion le 7 octobre Nathalie Segaunes et Ivanne Trippenbach[1].

Mais on ne saurait se dissimuler, non plus, la part politicienne de l’angle d’attaque : il s’agit, aussi, pour la presse de gauche de mettre en cause le symbole de la répression bien plus que le dérisoire bobo ministériel.

On le présente comme le maillon faible au sein du gouvernement. Soit. Mais alors quel est le maillon fort ?

Frédéric Péchenard ne passe pas pour un soutien du pouvoir actuel. Il souligne cependant que “le procès fait à Castaner, c’est l’arbre qui cache la forêt. Quand on s’acharne sur un individu on passe à côté de l’essentiel.“[2]

Une partie de ceux qui le clouent aux gémonies ne visent pas les incertitudes du pouvoir face à l’islamisme pas même l’incapable en tant que tel, mais tout simplement le chef des méchants flics.

L’auteur de cette chronique n’a pas attendu pour dénoncer ici, plutôt deux fois qu’une, ses responsabilités[3]

Chaque jour qui passe voit se préciser ce qu’on appelle du terme un peu trop technique de “dysfonctionnements” dans la protection du cœur même de la centrale policière parisienne. Faillir dans sa propre sécurité augure mal du rôle de protection qu’en attend le public et pour lequel sont supposés contribuer les lourds impôts que nous supportons.

On n’a su en haut lieu gérer correctement, ni la crise des gilets jaunes en elle-même, ni sa captation par la stratégie des blacks blocs.

La médiocrité des autorités républicaines continue, tout simplement, ses ravages à balles réelles.

Or, l’horrible crime commis par un islamo-terroriste, doublement traître, et le sang de ses victimes pourrait aussi contribuer à éclairer l’opinion, sur quelque chose de plus large.

Nous avons, de façon logique et légitime, de moins en moins confiance en l’État. Surtout quand il prétend nous protéger.

Yannick Jadot, à sa manière lourdingue habituelle, car ce citoyen n’a pas inventé l’écol-eau tiède, le soulignait à l’envi ce 3 octobre sur les ondes de RTL[4], entrecoupé hélas par les hoquets publicitaires et les gloussements de basse-cour de Ruquier, il s’époumonait à réclamer “une plus grande crédibilité de la parole publique”. Son intervention portait sur l’affreux mais révélateur incendie, petit tchernobyl chimique, survenu dans l’usine Lubrizol de Rouen filiale du conglomérat constitué par Berkshire Hathaway du génial boursier Warren Buffet.

Ne nous encombrons pas ici de généralités excessives, mais si ce type d’investissements étrangers met beaucoup moins la France à l’encan que les folies de l’étatisme, constatons que l’entreprise américaine semble bien d’après les informations qui se dégagent, avoir violé les règles élémentaires de précaution, nonobstant l’inscription chiraquienne de ce principe dans la constitution, et contourné les contrôles de notre si prétentieuse et si coûteuse administration.

C’est pour toutes ces raisons que les protections d’État paraissent de plus en plus dérisoires aux personnes de bon sens.

[1] cf. “Attentat, explosion, violences…: le problème Castaner”
[2] cf. entretien du 8 octobre avec Nicolas Beytout
[3] cf. L’Insolent du 26 novembre 2018 “Castaner ministre de la chienlit”
[4] L’invité de RTL Alba Ventura

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Il est temps de juger les collabos de l’islamisme, par Ivan Rioufol

Terroriste islamiste couteau sang

Le Grand mensonge menace la France. C’est lui qui a rendu le pays vulnérable, en l’aveuglant sur ses ennemis intérieurs. C’est lui qui a conduit le pouvoir à perdre le contrôle de la sécurité nationale. Qu’un islamiste, converti en 2008, ait pu être habilité secret défense au cœur de la Préfecture de police de Paris dépasse l’entendement. On sait désormais que Mickaël Harpon, qui a tué au couteau quatre policiers, jeudi dans le saint des saints de l’antiterrorisme, ne cachait rien de ses convictions religieuses ni de son radicalisme. Christophe Castaner a peut-être été de bonne foi quand, immédiatement après les assassinats, le ministre de l’Intérieur a assuré que l’employé “n’avait jamais présenté de difficultés comportementales“, ni “le moindre signe d’alerte“.

Il n’empêche : cette précipitation du gouvernement à minorer une possible dérive djihadiste dit bien l’hébétude qui a gagné l’Etat, incapable de la moindre lucidité dès qu’il s’agit d’islam et de minorités protégées. Un mal semblable a atteint une grande partie des journalistes, toujours prompts à désigner l‘extrême droite ou les islamophobes comme les vrais dangers. Les quatre victimes de Harpon sont aussi les victimes de ces “humanistes” dévouées à la cause diversitaire. Ils ont rendu intouchables, pour cause de non-discrimination, de prétendus opprimés gagnés par la haine de la France.

Lire, dans Les Echos du 4 octobre, l’opinion de Jacques Attali sur “La thèse mortifère de l’envahissement de la France“, fait toucher du doigt le Grand mensonge et ses lettres de noblesse. Pour Attali, non seulement “il n’y a aucun envahissement de la France ni de l’Europe par l’Islam ou par l’Afrique“, mais “99% (des migrants non européens) s’intègrent parfaitement dans la nation française“. Même Castaner n’ose pas aller si loin : il a admis, ce lundi sur France Inter, que la France “a loupé ces dernières années l’intégration” de ses immigrés. En réalité, la faillite est plus ancienne encore.

Elle tient à l’incapacité des dirigeants successifs à se défaire, depuis trente ans et plus, d’une idéologie antiraciste mise au service de l’immigration de masse, de l’islamisation des cités, de la détestation de la nation. La pensée convenue – ou ce qu’il en reste – est unanime pour demander la tête d’Eric Zemmour, coupable d’islamophobie et de racisme. Mais les mêmes lyncheurs deviennent muets pour exiger l’interdiction du salafisme et des frères musulmans en France. Ce sont pourtant ces organisations totalitaires qui ont armé le bras du tueur de la préfecture, dans l’indifférence des Renseignements. A la Libération, les collaborateurs du nazisme eurent à s’expliquer devant la justice. Les collabos de l’islamisme, ces traitres à la nation, méritent le même sort.

Ivan Rioufol

Texte daté du 7 octobre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Joachim Véliocas : « L’Institut musulman de Lyon a été inauguré par Christophe Castaner et Gérard Collomb : c’est inquiétant ! »

Joachim Véliocas décrypte les financements et l’idéologie wahhabite de certains intervenants de l’Institut français des civilisations musulmanes inauguré à Lyon par MM. Castaner et Collomb.

Christophe Castaner a inauguré il y a six jours l’Institut français des civilisations musulmanes, un lieu censé pratiquer un islam ouvert. Qu’avez-vous relevé dans cette visite ?

Plusieurs choses sont quand même assez curieuses.
L’Institut français des civilisations musulmanes était un projet en gestation depuis déjà quelques années. Il n’est pas nouveau, il avait déjà commencé son fonctionnement en 2013. Des Frères musulmans avaient d’ailleurs été invités à prendre la parole dans des séminaires.
Christophe Casterner était pour l’événement aux côtés de Gérard Collomb. La ville ainsi que la métropole de Lyon ont en effet financé l’Institut à hauteur d’un million d’euros chacune. La région Rhône Alpes s’était retirée in extremis après une campagne sur internet contre son financement.
Son président est Kamel Kabtane, par ailleurs le recteur de la grande mosquée de Lyon. Notons que cette mosquée a été financée en partie par l’Arabie saoudite. De même, ce pays a donné beaucoup pour cet Institut. D’ailleurs, le secrétaire général de la ligue islamique mondiale, Mohammed Al-Issa était présent. Je rappelle que la ligue dépend directement de l’Arabie saoudite et que sa la fonction est de propager le wahhabisme dans le monde. 19 milliards de dollars ont déjà été dépensés pour cela en 30 ans.
Le président est élu avec un imam suisse, Youssef Ibram. Lui défend mordicus la charia pratiquée en Arabie saoudite qu’il considère être la plus proche du Coran.
Je crois qu’il est assez inquiétant que Christophe Castaner soit venu à l’inauguration de ce centre, surtout quand on voit les conférenciers invités depuis plusieurs années par cet institut. En juin 2013, Omar Abdel Cassi en était. Il s’agit d’un Frère musulman égyptien qui a déclaré que les attentats du Bataclan étaient une scène de théâtre, une mise en scène. C’est donc un complotiste, pour qui les femmes non voilées méritent le châtiment de la tombe. Cet institut a invité beaucoup de Frères musulmans comme Tarek Oubrou par exemple. Voilà le genre de personnages invités par cet Institut au nom pompeux.
Quand on gratte un peu l’univers intellectuel de cet Institut qui est intimement lié à la grande mosquée de Lyon, c’est un peu inquiétant. C’est d’ailleurs le cas également pour la grande mosquée de Lyon. Si on se souvient de l’affaire de Abdelkader Bouziane, un imam salafiste de Lyon. Il avait été expulsé de France par Nicolas Sarkozy, car il défendait la lapidation des femmes. Il venait prêcher sur invitation officielle à la grande mosquée de Lyon.

Al-Issa a été ministre et a publié une thèse évocatrice en 84 intitulée l’importance du djihad dans la diffusion de l’appel à l’islam. Il a également été très impliqué dans la condamnation de l’écrivain Rais Badawi dont on demande encore la libération aujourd’hui. Castaner pouvait-il ignorer les positions de cet homme ?

Mohammed Al-Issa a été ministre de la Justice en Arabie Saoudite. C’est sa conférence parisienne avec Khaled Bencheikh avec la Fondation des œuvres de l’islam de France qui a créé davantage de réactions.
Qu’un un ministre de l’Intérieur se déplace pour aller couper le ruban d’un Institut avec ce personnage controversé dont la thèse explique que les apostats qui ne se repentent pas doivent être exécutés est assez curieux et inquiétant. Cet homme défend la mise à mort des ex-musulmans qui ont abjuré l’islam. Il parle aussi clairement du djihad comme d’une notion défensive et offensive pour diffuser l’islam. C’est bien la thèse du wahhabisme officiel dont le fondateur a lui-même propagé l’islam par le glaive à travers toute la péninsule arabique. Le grand mufti d’Arabie saoudite a dit qu’il fallait détruire toutes les églises de la péninsule, car Mohammed sur son lit de mort l’avait demandé.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

C’est l’islamisme qu’il faut dissoudre !, par Franck Deletraz

Dissolution d’associations prônant le djihad armé

Elles sont au nombre de quatre. Quatre associations seulement, quand des dizaines d’autres (pour ne pas dire des centaines) prospèrent au grand jour et en toute impunité dans les zones de non-France avec un discours tout aussi criminel. Quatre seulement, parmi lesquelles ne figure même pas la plus en vue de toutes : cette fameuse UOIF, liée aux Frères musulmans et qui sert depuis des années de paravent aux imams les plus enragés ! Bref, en annonçant mercredi ces dissolutions, Castaner n’a pas seulement montré que le gouvernement tentait pitoyablement de contenir le tsunami islamiste avec un dé à coudre. Il s’est aussi clairement moqué des Français qui attendent d’abord de l’Etat qu’il les protège.

La « guerre sainte » pour perspective

C’est par un communiqué officiel, très vite repris par les grands médias, que Castaner a ainsi annoncé avoir demandé en Conseil des ministres la dissolution du Centre Zahra France, de la Fédération chiite de France, du Parti antisioniste et de France Marianne Télé, en raison de leur légitimation « de façon régulière [du] djihad armé tant par les prêches dispensés, que par les écrits mis à la disposition des fidèles et des internautes ». Des « justifications du djihad armé, sans modération d’aucune sorte », a précisé le ministre, qui « s’accompagnent d’un endoctrinement de la jeunesse du Centre Zahra dans la perspective de la guerre sainte et d’une apologie constante, notamment via Internet, des actions d’organisations telles que le Hamas, le Djihad islamique palestinien et la branche armée du Hezbollah, toutes inscrites sur la liste des organisations terroristes de l’UE ».

On rappellera au passage que le Centre Zahra France, association chiite basée à Grande-Synthe (Nord), a déjà fait l’objet de plusieurs mesures administratives et opérations policières ces derniers mois. Lors d’une douzaine de perquisitions opérées en octobre dernier dans ses locaux et au domicile de ses membres, les policiers antiterroristes avaient notamment découvert plusieurs armes à feu détenues illégalement.

L’amateurisme criminel du gouvernement

Aussi ces dissolutions sont-elles amplement justifiées. On peut même se demander pourquoi Castaner a attendu si longtemps pour les demander. Et pourquoi le lieu de culte dirigé par le Centre Zahra France n’a été fermé par arrêté préfectoral que pour… une durée de six mois ! C’est que, en matière de lutte contre l’islamo-terrorisme, le gouvernement fait preuve aussi d’un amateurisme terriblement criminel. Comment prétendre en effet lutter efficacement contre cette hydre à mille têtes qu’est l’islamisme en ne prononçant que quelques dissolutions ici et là ? Pire encore : en continuant d’accueillir sur notre sol des milliers de migrants parmi lesquels, nous le savons, se glissent une foule de djihadistes ? En abandonnant nos prisons, nos écoles et des quartiers entiers de nos villes aux « barbus » ? Ou encore en refusant obstinément d’expulser cette foule d’imams salafistes qui prêchent impunément dans des mosquées construites, bien souvent, avec l’argent des contribuables ? Incohérente à tous les niveaux et totalement suicidaire, cette politique consistant à « s’opposer sans s’opposer » à l’islamisme finira, hélas, par coûter très cher à notre pays.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 21 mars 2019

Violences sur les Champs-Élysées – Dysfonctionnement : le mot est faible, par Jean-Gilles Malliarakis

Depuis maintenant quatre mois, le pouvoir jupitérien, tous ministres confondus, n’est pas parvenu à déjouer la montée des violences anarchiques inadmissibles développées à la faveur des manifestations des gilets jaunes.

La première s’analyse à l’évidence en termes d’incompétence et de légèreté. Les deux ne se combinent pas toujours. Mais elles se conjuguent brillamment chez l’actuel ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Ses talents existent, comme souvent chez les politiciens méridionaux hâbleurs et roublards. Mais cela ne suffit pas plus aux métiers du maintien de l’ordre qu’à ceux de l’industrie lourde. Parler de dysfonctionnements paraît, une fois de plus, bien indulgent pour les hommes de l’État.

À un tel niveau l’erreur de distribution des rôles relève, au-delà même du Premier ministre, supposé seulement proposer la composition de son gouvernement, mais au chef de l’État qui en nomme les membres, et auquel on ne peut en imposer aucun. Ceci fonctionne même dans les périodes dites de cohabitation[1].

Une caricature impitoyable illustrait ce 19 mars, l’article de Jean-Dominique Merchet dans L’Opinion[2]. On hésite à la paraphraser.

Député de droite de la bonne ville de Cahors Aurélien Pradié rappelait au président, ce 19 mars, son exclamation du 25 juillet dernier “Ce n’est pas la République des fusibles ! Le responsable c’est moi !“.

Par surcroît, il existe incontestablement une inhibition politique. Notre précédente chronique évoquait le complexe de Malik Oussékine. Freud définissait l’hystérique comme un malade souffrant de réminiscence. Celle-ci paralyse depuis 30 ans les pouvoirs publics. Thibault de Montbrial va plus loin, qui souligne à juste titre : “On paye deux mois de critiques sur la violence des policiers”. Deux mois seulement, cher Thierry de Montbrial ? N’oublions pas, dans ce registre, le rôle, délétère et destructeur en toutes circonstances, du très chiraquien Défenseur des droits[3] Jacques Toubon.

Or, à la suite des critiques à l’encontre de l’emploi des LBD, les syndicats de police se plaignent à leur tour des nouvelles munitions, moins puissantes, livrées à la veille du 16 mars et ils déplorent surtout les “consignes inappropriées”.

Face à la violence inouïe des agressions antipolicières, un officier ajoute même : “par prudence, on se retient par rapport à ce que le Droit nous autoriserait à faire, face à des émeutiers”.

Nul ne doit minimiser enfin, dans ce processus paralysant, le rôle de la magistrature syndiquée. Que Mme Belloubet ait été épargnée jusqu’ici par les médias relève d’une indulgence inexplicable.

Répétons-nous : le mot dysfonctionnement paraît bien faible.

[1] Il fallut une longue négociation pour faire accepter à François Mitterrand la nomination de Charles Pasqua en 1986 lors de la constitution du gouvernement Balladur.
[2] article “Sécurité: les dessous d’un échec”
[3] Invention de la réforme constitutionnelle de 2008, sous la présidence Sarkozy.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Sur fond de violences urbaines, Castaner visite des zones de non-droit en Seine-Saint-Denis

25/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est lors d’une tournée nocturne dans trois commissariats, Aubervilliers, Pantin et Saint-Denis, que le ministre de l’Intérieur a dû écouter l’état des lieux alarmants dressé par le préfet Pierre-André Durand. Décrivant le quartier des Quatre Chemins, il précise, « un quartier qui présente une très forte délinquance, très jeune, constituée de mineurs étrangers et dominé par le trafic de stupéfiants ». Meriem Derkaoui, maire communiste franco-algérienne d’Aubervilliers déclare quant à elle, « On se demande si on est bien en France et dans la République. On ne peut accepter de mourir en se promenant dans la rue ».

Et quelle a été la réponse du ministre ?

Il s’est contenté de rassurer les élus en promettant une augmentation des effectifs de police, une amélioration du parc automobile alloué aux policiers et l’implantation de caméras, sans toutefois évoquer le fléau de l’errance des mineurs clandestins non accompagnés. Il a déclaré platement que « C’est un territoire qui veut s’en sortir, où se forge la France de demain ». Il fallait le dire ! Rappelons que le quartier dit des Quatre Chemins ainsi que la dalle de Pantin, un îlot de logements sociaux en réhabilitation, sont qualifiés de QRR « quartiers de la reconquête républicaine ».

Mais d’autres les qualifieraient plutôt de « territoires perdus de la République ».

Cette visite surprise n’aura pas pour autant été ignorée des racailles qui s’en sont donné à cœur joie. Ainsi, pendant la visite du ministre, 20 voitures ont été brûlées, un homme roué de coups gratuitement, un autre étranglé pour 900 € et un restaurateur dépouillé de sa recette pour 6000 €. Une humiliation supplémentaire pour le chef de la police.

Les Gilets jaunes – La « peste brune » était rouge, par Francis Bergeron

Nous avons tous vu ces photos et ces films de monuments taggés, de magasins pillés, de voitures et scooters incendiés. Ils ont fait le tour du monde. Ces saccages, ces violences, sont signés. Ils sont signés par les inscriptions à la bombe à peinture qui ont été laissées par les voyous.

Elles nous enseignent une première chose : Darmanin souffre de daltonisme. Il avait identifié la « peste brune ». Or il s’agit bel et bien d’une peste rouge, comme d’habitude. Une peste rouge qui s’appelle Black Blocs, et autres groupuscules « antifascistes », composés de bastonneurs, du même genre que ceux qui avaient attaqué les malheureux Morillo et Fournier, récemment condamnés. Regardez les inscriptions sur l’Arc de Triomphe : ce « A » dans un cercle est le symbole des anarchistes. Les modèles des anarchistes s’appellent Ravachol, la bande à Bonnot et les tueurs de la FAI, la Fédération anarchiste ibérique de la guerre d’Espagne. Avec de tels « héros », il n’est pas étonnant qu’ils tentent, quand l’occasion se présente, de « terroriser le bourgeois », de voler et de piller. Regardez cette seconde inscription : « l’ultradroite perdra ». Dans l’esprit de Darmanin, les jeunes militants d’ultradroite, ces fameuses « pestes brunes », auraient taggé l’espoir de leur propre perte ?

Adama Traoré, peste brune ?

Et encore cette inscription : « Justice pour Adama ». Adama Traoré est une sorte d’icône pour l’extrême gauche : ce voyou avait fait l’objet d’un contrôle de police, en même temps que son frère, ce dernier étant poursuivi pour « extorsion de fonds avec violence ». Adama avait pris la fuite. Rattrapé, il est mort dans un commissariat de police. L’autopsie et l’enquête ont montré que sa mort a découlé d’un grave problème de santé, sa course effrénée pour échapper à la police lui ayant été fatale. Sauf si Darmanin parle de peste brune par racisme pur (Adama Traoré était noir), on ne voit pas de rapport entre ce mort, pour lequel les taggeurs de l’Arc de triomphe demandaient justice, et des mouvements de droite. L’homme ne faisait pas de politique. Il ne se serait intéressé, à la rigueur, qu’aux poches de ces Gilets jaunes… C’était simplement un délinquant, dont l’extrême gauche a entendu faire un symbole, pour mettre en accusation la police. A l’époque, Hollande, en véritable provocateur, est allé rendre hommage à la famille, laissant ainsi entendre que les policiers avaient commis un crime.

Dès jeudi, Présent, comme toutes les rédactions, savait que les Black Blocs s’infiltreraient dans la manifestation des Gilets jaunes. C’est facile : il suffit d’enfiler un gilet jaune. Qui plus est, à la différence des partis politiques traditionnels et des syndicats, les Gilets jaunes n’ont pas de service d’ordre organisé.

Deux coupables : les anarchistes masqués et Castaner

Mais pire encore, selon des syndicats de police, les forces de l’ordre, très nombreuses aux abords des Champs Elysées et de l’Arc de triomphe, avaient reçu consigne de rester passives. Dans quel but ? Créer une psychose anti-Gilets jaunes, éloigner la droite et la gauche modérée de cette révolte antifiscale. Ce genre de pratique pouvait fonctionner à l’époque de Gaston Defferre. Aujourd’hui, l’exercice est plus difficile. Photos, messages, documents, témoignages, enregistrements, circulent à la vitesse de la lumière, et les pitoyables manœuvres du ministre de l’Intérieur sont vouées à l’échec.

Il y a donc deux coupables : les anarchistes masqués (300, peut-être, face à 4 600 policiers), et le ministre Castaner. Il faut néanmoins que les Gilets jaunes trouvent de nouvelles formes d’action, car ils ne peuvent pas prendre le risque que leur action soit salie par des casseurs usurpant simplement un gilet jaune.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 27 novembre 2018

Gilets jaunes – Nicolas Dupont-Aignan : “Christophe Castaner est un incompétent et un cynique”

03/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne, président de Debout la France, était l’invité politique du Grand Matin Sud Radio.

Deux jours après une nouvelle manifestation des Gilets Jaunes marqués par des scènes de violence sur les Champs-Élysées, Nicolas Dupont-Aignan a mis en cause la responsabilité du gouvernement et du ministre de l’Intérieur.

J’ai demandé la démission de Christophe Castaner, qui est un incapable et un cynique. C’est inadmissible ce qui s’est passé, il fallait protéger l’Arc de Triomphe. Pourquoi n’était-il pas protégé ? On nous prend pour des imbéciles. Comment une préfecture de police, qui connaît par cœur les casseurs, notamment d’extrême-gauche, a pu laisser des rues de Paris comme ça ?

Le député de l’Essonne voit dans ce mouvement des Gilets Jaunes “la France qui se lève” : “Ce n’est pas la question de la droite ou de la gauche, mais d’un peuple qui doit pouvoir vivre. Et pour vivre, il faut pouvoir changer de politique. On est en concurrence avec des esclaves, en Bulgarie, en Chine ou ailleurs. On a supprimé toutes les protections et les Français commencent à vivre comme des esclaves eux aussi.”

Derrière les casseurs, Nicolas Dupont-Aignan voit l’œuvre de “racailles de banlieues” :

J’ai vu des gens formidables, des Français comme les autres, qui manifestaient paisiblement. J’ai vu de la racaille de banlieue qui venait piller les magasins. Peut-être parce qu’elle avait des ordres, la police ne faisait rien. Par contre, le retraité, la police lui mettait des coups de matraque et lançait le canon à eau. J’ai peur de l’engrenage. Je trouve le gouvernement irresponsable. Je crains qu’il y ait une liaison entre la racaille des banlieues et les casseurs et que tout ça finisse très mal. Je suis très sévère avec le président de la République qui me fait penser à ces pyromanes déguisés en pompiers.


Gilets Jaunes : Castaner cherche à diaboliser le mouvement

26/11/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Ce samedi 24 novembre, le rassemblement des « gilets jaunes » a rassemblé plus de 100.000 personnes partout en France, dont 8.000 à Paris. Ces chiffres sont ceux du ministère de l’Intérieur. Rappelons que le mouvement des gilets jaunes est né du mécontentement face à la hausse des taxes sur le prix des carburants annoncée par Macron. Depuis plusieurs semaines, ce mouvement ne cesse de grandir face à la surdité du président.

Comment s’est déroulée la neuvième journée de mobilisation ?

Généralement, les gilets jaunes ont manifesté pacifiquement dans tout le pays, malgré quelques blocages et barrages organisés sur des axes routiers. Pourtant, au total, Castaner a dénombré 191 interpellations par la police, dont 103 sur les Champs-Élysées. Comment expliquer ce décalage entre une manifestation majoritairement « bon enfant », selon le ministre de l’Intérieur lui-même, et ces interpellations ?

Des partisans d’extrême gauche et des racailles affublés de gilets jaunes

Le mouvement des gilets jaunes se veut spontané, protéiforme. Il ne revendique aucune appartenance à un parti politique. Le seul mot d’ordre est la protestation contre la hausse des taxes. Aussi, il est aisé de s’affubler d’un gilet jaune et d’aller militer pour sa cause au sein de la foule. C’est ce qu’on fait des partisans d’extrême gauche ou des racailles qui se sont ainsi données une occasion de s’exprimer, à la façon qu’on leur connaît. Affrontements avec la police, dégradations…

Le gouvernement fait porter le chapeau des violences à l’ « extrême droite »

Même si aucun activiste de droite n’a été recensé parmi les 103 interpellés, le gouvernement a désigné comme auteur des faits ce qu’il nomme l’« extrême droite ». Comme le gouvernement n’a pas l’intention de renoncer à la hausse des taxes, il cherche un moyen de décrédibiliser les gilets jaunes. Après les accusations de racisme ou d’homophobie, l’idée que les gilets jaunes sont violents et à ranger sous l’étiquette connotée d’extrême droite, est le dernier mensonge qu’a inventé le gouvernement pour diaboliser et réduire l’opposition.

Gilets jaunes : les « fake news » de Castaner, par Caroline Parmentier

Christophe Castaner a dénoncé mardi « la dérive totale » du mouvement des gilets jaunes et sa « radicalisation », en répandant des infos mensongères. On aimerait le même acharnement de sa part contre les milices d’extrême gauche, les racailles de cité et les islamistes.

Alors que des gilets jaunes poursuivent leur mobilisation en France sur les autoroutes et contre les dépôts pétroliers, le ministre de l’Intérieur a brossé un tableau apocalyptique des conséquences de leurs actions sur la sécurité du pays, les accusant d’affaiblir le pays face au terrorisme en mobilisant les effectifs de police. On ne l’a jamais entendu parler comme ça des antifas, des bandes ethniques qui mettent les quartiers en coupes réglées, ni même des djihadistes. Selon lui, le risque d’attentat est décuplé par les manifestations des gilets jaunes.

Comme lui a répondu Marine Le Pen, « la quasi-totalité des blessés l’ont été par des inconscients criminels qui ont foncé sur des gilets jaunes et des policiers. C’est malhonnête d’imputer aux gilets jaunes des violences et dégradations de milices d’extrême gauche qui en toute circonstance et en toute impunité cassent, brûlent, volent, brutalisent et dont nous demandons la dissolution depuis longtemps. »

Dans son opération de diabolisation, le ministre de l’Intérieur a multiplié les approximations et les mensonges. On avait déjà eu samedi les trois bavures : homophobe, islamophobe et raciste (Présent du 20 novembre), Christophe Castaner rapporte cette fois le cas du véhicule du Samu bloqué par les gilets jaunes entraînant la mort d’une patiente : « Ce matin, à Angoulême, un véhicule du Samu a été empêché d’intervenir sur une dame âgée qui faisait l’objet d’un incident médical. Cinquante minutes pour faire trente kilomètres. La personne est morte cet après-midi. C’est aussi ça la réalité. »

Des accusations aussitôt remises en cause par La Charente libre, selon qui la vieille dame serait morte dès le matin, à cause d’un retard de 20 minutes des secours dû à des routiers bloqués en amont des blocages. Le vice-procureur d’Angoulême, Stéphanie Veyssière, précise quant à elle « qu’aucune information judiciaire n’a été ouverte, seule une enquête en recherche des causes du décès a été ouverte par le parquet ». Mais selon elle, sans aucun lien avec les gilets jaunes.

Jamais le ministre de l’Intérieur ne rapporte ce genre de belles légendes urbaines sur les cités immigrées où les pompiers et ambulanciers sont régulièrement agressés, caillassés et empêchés d’intervenir. Là, il n’y a jamais de conséquences…

Christophe Castaner a encore évoqué le cas de « trois policiers blessés dans la nuit de lundi à mardi à coup de boules de pétanque » à Langueux dans les Côtes d’Armor par des gilets jaunes munis de « barres de fer et de cocktails Molotov » délogés d’un centre commercial par les forces de l’ordre. Or le parquet de Saint-Brieuc a fait savoir que six personnes avaient bien été interpellées pour jets de projectiles (notamment des canettes) sur les forces de l’ordre, mais a contesté avoir connaissance d’une quelconque saisie de cocktails Molotov.

« Dans les faits, ça se passe de façon beaucoup plus souple que ce que présente M. Castaner » a déclaré le syndicaliste policier Alexandre Langlois. « On le voit d’ailleurs sur les images, mes collègues CRS avancent souvent non casqués, on voit que ce n’est pas un maintien de l’ordre très ferme. »

On connaît la propension de Christophe Castaner à propager des fables et des fariboles tendancieuses, du « voile catholique de nos mamans » à « l’islam religion de bonheur et d’amour, comme la religion catholique », va-t-il tomber sous le coup de la loi des « fake news » ? En attendant, sa diabolisation des gilets jaunes a convaincu FO Transports de rejoindre la mobilisation : « On ne pouvait pas ne pas en faire partie. »

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 21 novembre 2018

Castaner : un ministre de l’Intérieur communautariste, par Caroline Parmentier

Comme nous l’avons posté sur le site de Présent dès l’annonce de sa nomination, Castaner à l’Intérieur, est-ce que ça pouvait être pire ? Surnommé « Simplet » au PS, idiot utile qui veut encore et toujours plus de migrants, islamophile béat qui a déclaré que « l’islam est une religion d’amour et de bonheur comme la religion catholique », partisan du retour des djihadistes, favorable au concert de Médine au Bataclan, auteur inoubliable du « voile catholique de nos mamans »…

Idéologiquement il hait tout ce que nous défendons. On peut compter sur lui pour faire passer la loi sur les fake news à la vitesse supérieure. Contre des medias bien ciblés. C’est le plus bourrin de l’élevage macronien mais c’est aussi le plus nuisible. Bruno Retailleau n’a pas tort de souligner que l’ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb « est parti en nous avertissant sur le risque de séparatisme communautaire » et qu’« Emmanuel Macron nomme le plus communautariste de ses ministres pour relever ce défi ».

Dans son testament crépusculaire largué sur le perron de Beauvau sous les yeux d’un Edouard Philippe outragé, Gérard Collomb a balancé une bombe : « oui aujourd’hui, dans ces quartiers c’est la loi du plus fort qui s’impose, celle des narcotrafiquants, des islamistes radicaux, qui a pris la place de la République, aujourd’hui, on vit côte à côte…demain, j’ai peur qu’on vive face à face ».

Et c’est précisément Christophe Castaner, immigrationniste et multiculturaliste fervent, défenseur du voile islamique, qui est chargé de la relève. Interrogé sur le voile islamique dont Macron avait déclaré qu’il n’était pas conforme à la civilité dans notre pays mais qu’il fallait le tolérer, Christophe Castaner a eu cette réponse stupéfiante : « On s’est posé la question il y a quelques années quand toutes les femmes catholiques portaient le voile ? Quand en France, y compris nos mamans portaient un voile, portaient le voile catholique, on ne se posait pas la question. » Ce devait être à la même fameuse époque où les cafés étaient interdits aux femmes et où les catholiques avaient décrété qu’elles n’avaient pas d’âme, selon les bonnes vieilles fables socialistes à dormir debout.

Un élan de soumission très remarqué, visant à exonérer les musulmans de tout préjugé infamant ou sexiste. Avec toujours à la bouche l’argument qui s’accommode de tous les arrangements avec le salafisme, qui court devant même. Et si au passage on peut entretenir la légende obscurantiste anti-catholique, c’est encore mieux !

Le 23 novembre 2017, il avait déclaré au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC que « l’islam est une religion d’amour et de bonheur comme la religion catholique ». C’est lui, ministre des Cultes, qui va avoir la mission de mener à bien la refonte de l’islam de France pour le soustraire des influences étrangères. Un chantier qui est resté au point mort sous Gérard Collomb.

Le tombeur de Marion Maréchal

C’est Castaner encore, alors tête de liste socialiste, qui s’était retiré dans l’entre-deux tours des régionales de 2015 pour bloquer la victoire quasiment certaine de Marion Maréchal-Le Pen en PACA, assurant la victoire du LR Christian Estrosi, déjà surnommé l’imam Estrosi. Lors de son élection à la tête de LREM en novembre 2017 à Lyon, Christophe Castaner a commencé son discours par l’évocation du « mal qu’est le Front national » : « il a toujours été au cœur de mon combat politique ».

« Il nous a traités plus bas que terre », rappelle Marine Le Pen. « La crainte que j’ai désormais est qu’il utilise son pouvoir contre l’opposition alors qu’à Beauvau, il aura la responsabilité du dossier sensible des élections. Il n’a pas été choisi par Emmanuel Macron pour ses compétences en matière de sécurité. »

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 17 octobre 2018

Ludovine de La Rochère : « Cette proposition de loi sur la PMA est une escroquerie humaine, éthique et scientifique »

Christophe Castaner, délégué général de LREM, a réaffirmé la volonté de son mouvement de favoriser l’extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules, et de rembourser intégralement cette pratique médicale par la Sécurité sociale.

Ludovine de La Rochère dénonce « l’aberration » de cette déclaration qui ne fait pas l’unanimité au sein du parti présidentiel.

Le patron de la République En Marche, Christophe Castener s’est entretenu devant ses troupes et a rappelé le fervent attachement de la Républque En Marche à la PMA et à la congélation d’ovocytes.
La Manif Pour Tous est-elle prête à repartir en guerre ?

La Manif pour Tous n’a jamais cessé de lutter pour les droits de l’enfant et pour la famille. Au besoin, elle continuera et développera encore davantage d’actions, y compris dans la rue.
En attendant, cette déclaration est à la fois aberrante et pas étonnante.
Cette prétendue conviction de la République En Marche a été exprimée ces dernières semaines avec un délibéré du groupe la République En Marche à l’Assemblée nationale. Cela étant dit, la manière dont il le formule est scandaleuse.
On sait que ce sujet divise ce parti. Et les députés de la République En Marche devraient jouir de leur liberté de conscience et d’une liberté de vote sur ce sujet. On voit bien la tentative de pression très forte sur Emmanuel Macron, la société et tous les collègues de monsieur Castaner de la République En Marche.

Guillaume Chiche est-il en train de s’affirmer comme un militant radical de l’ouverture de la PMA ?

Je pense que Guillaume Chiche essaie de se faire remarquer comme il a tenté de le faire à propos de la politique familiale. Il avait tenté le dépôt d’une proposition de loi pour la PMA sans père. Le gouvernement lui a demandé d’y renoncer au mois de juillet. À ce moment-là, Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, a déclaré que la PMA sans père devrait faire partie de la révision de la loi de bioéthique. Pour le moment, cela n’est pas confirmé.
Guillaume Chiche avait rédigé une proposition de loi qu’il avait adressée à ses collègues du parlement pour cosignature. Nous l’avons lue. Cette proposition est une escroquerie intellectuelle, juridique et plus grave encore, une escroquerie humaine, éthique et même scientifique.
Je dis scientifique parce qu’il ne s’agit plus de médecine. L’étymologie médecine indique qu’en médecine, on remédie à une pathologie. On est là pour traiter et non pas pour réaliser les désirs individuels. La lecture de cette proposition de loi est terrifiante, tant les contradictions, les omissions et les aberrations sont importantes. Il est très inquiétant de penser qu’un tel contenu pourrait se retrouver dans une proposition de loi prétendument bioéthique, c’est-à-dire éthique.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

« Quand nos mamans portaient le voile catholique » !, par Caroline Parmentier

Ce devait être à la même fameuse époque où les cafés étaient interdits aux femmes et où les catholiques avaient décrété qu’elles n’avaient pas d’âme, selon les bonnes vieilles fables socialistes à dormir debout.

Interrogé sur le voile islamique dont Macron a déclaré dimanche qu’il n’était pas conforme à la civilité dans notre pays, mais qu’il fallait le tolérer, Christophe Castaner a eu cette réponse stupéfiante : « On s’est posé la question il y a quelques années quand toutes les femmes catholiques portaient le voile. » Ah oui ? Où ça ?

Et le balourd président d’En Marche d’insister : « Quand en France, y compris nos mamans portaient un voile, portaient le voile catholique, on ne se posait pas la question. »

« Fichtre », a dû se dire Macron. Mais à quel « voile catholique », Christophe Castaner fait-il donc allusion ? Où remonte ce traumatisme ? Serait-il le fils d’une bonne sœur ? On ne l’a pas lu dans Voici. Sa mère mettait-elle un foulard contre le mistral ? (Castaner est né à Marseille). Quelles femmes catholiques « voilées » a-t-il pu croiser dans les années 70 sur la Cannebière ? A moins qu’il n’ait pris les Algériennes en haïk pour des cathos.

Certes quelques femmes catholiques arboraient à la messe une mantille qui ne recouvrait pas entièrement les cheveux, rien à voir avec le bâchage islamiste sans lequel il n’y a pas de femme honnête et pure. Et quand elles le mettaient, c’était juste pour le temps de la messe (et parfois même seulement celui de la communion) aucune ne le conservait à l’extérieur de l’église, ni pour faire ses courses au supermarché ou accompagner ses enfants à l’école.

Le port du voile catholique de nos mamans n’existe que dans l’histoire française fantasmée de Castaner et de Benoît Hamon et dans ce formidable élan de soumission qui veut exonérer les musulmans de tout préjugé infamant ou sexiste. Avec toujours à la bouche l’argument qui s’accommode de tous les arrangements avec le salafisme, qui court devant même. Et si au passage on peut entretenir la légende obscurantiste anti-catholique, c’est encore mieux ! Demain Castaner nous expliquera que sa grand-mère portait le burkini et que les catholiques ne mangeaient pas de porc. Après l’élimination de Benoît Hamon au premier tour, rappelons que le candidat des Frères musulmans pour lequel L’UOIF a officiellement appelé à voter était… Emmanuel Macron. Un soutien que ce dernier n’a jamais rejeté.

Bientôt la Fête des Mères, pensez aux voiles de nos mamans qui leur rappelleront leur jeunesse !

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 17 avril 2018

Christophe Castaner compare le voile islamique au « voile catholique » : il est sérieux, là ?

À quel « voile catholique » arboré par sa « maman », fait référence Christophe Castaner ?

Emmanuel Macron ayant évoqué la question du voile islamique en France à la télévision dimanche soir, Christophe Castaner, sur RTL, lundi matin, a été appelé à commenter.

Et là, surprise ! Alors qu’Emmanuel Macron, fidèle à sa réputation de président pragmatique et disruptif, avait osé qualifier le sujet de « très important » et même « emblématique », affirmant que le voile n’était pas « conforme à la civilité dans notre pays », mais qu’il ne voulait pas « faire de loi qui l’interdise dans la rue parce que ce serait contre-productif », (comprenez : je ne suis pas dupe, je sais quelle charge idéologique il porte, mais comme sur tant de sujets, je ne peux rien faire, c’est inextricable. Faute d’action, vous vous contenterez donc de ma ferme communication), Christophe Castaner, en dépit de son prénom, est resté frileusement sur la rive. Là où ses petits petons sont bien au sec. Refusant de franchir avec Emmanuel Macron ce qui n’est pourtant pas le Rubicon, tout au plus le pédiluve de la piscine municipale de Forcalquier.

Son style à lui, voyez-vous c’est plus le poncif que le disruptif, dont acte : « Il y a quelques années, quand en France, y compris nos mamans portaient un voile, portaient le voile catholique, on ne se posait pas la question », déclare-t-il très sérieusement. Alain Juppé sors de ce corps !

Voici donc une nouvelle fois renvoyés dos-à-dos le voile islamique et le « voile catholique » (sic), avec ces mêmes postures d’adulte qui ne croit plus, bien sûr, au père Noël mais jette un regard indulgent, quoique condescendant, sur des enfants encore crédules, et spécialement le petit dernier qui forcément ne peut pas avoir la même maturité que l’aîné : bref, il suffit d’être un peu patient avec cette religion adolescente, donc un peu fougueuse – vous savez comment sont les jeunes – et elle finira par se ranger des voitures comme le catholicisme.

Sauf qu’on ne sait pas très bien au juste à quel « voile catholique » arboré par sa « maman », fait référence Christophe Castaner…
Celui que les femmes autrefois, portaient pendant les offices, et qu’elles portent encore parfois, notamment dans certains rites orientaux, mais jamais hors de l’église ? Christophe Castaner soutiendrait-il que le voile islamique ne fleurit nulle part ailleurs que dans les mosquées ? Depuis combien de temps ne circule-t-il plus en France que dans une voiture aux vitres teintées ?

Celui que portent les religieuses ? Mais celui-ci est, précisément, un habit religieux et n’est en rien imposé à l’ensemble des femmes catholiques. Bébé, Christophe Castaner aurait-il été trouvé dans un petit panier derrière une porte par quelque sœur tourière, et élevé – comme Alain Juppé, sans doute – par tout un couvent réuni ?

Celui que portait la Vierge, et qu’elle porte encore sur les représentations de toutes ses apparitions ? Christophe Castaner serait-il donc Hibernatus ? Ou bien était-ce une coquetterie familiale, une mode vintage chez les Castaner ? Certains choisissent bien de cultiver un style sixties ou seventies, pourquoi pas thirties-après-JC ? On imagine Monsieur Castaner Senior allant travailler dans les atours de Saint Joseph. À la machine à café, forcément, il devait un peu détoner, non ?

Et si sur ce « voile catholique », on ne se posait pas de questions, c’est peut-être parce qu’il n’en suscitait pas, attendu qu’aucune femme dans aucun État du monde n’était menacée pour ne pas l’avoir porté et qu’aucune organisation terroriste n’en faisait un étendard délétère, une arme symbolique pour étendre son hégémonie ?

Et dire qu’il y a quelques jours, aux Bernardins, Emmanuel Macron affirmait solennellement vouloir réparer le lien abîmé avec les catholiques. Peut-être, pour commencer, pourrait-il recommander à son cher Christophe Castaner de se taire ?

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire