L’émoi fait loi – Castaner : l’impardonnable forfaiture, par Etienne Defay

La mesure est comble et la lâcheté du ministre de l’Intérieur commence à devenir non dissimulable. Après le magnifique « soupçon avéré » de racisme concernant les policiers, l’inimitable premier flic de France a annoncé que les manifestations de soutien à George Floyd et Adama Traoré seraient autorisées. Une décision qui va à l’encontre de tout principe législatif. « L’émotion est supérieure au droit dans ces cas-là. »

On invitera le lecteur à méditer cette phrase. Car elle est une synthèse parfaite. Comme le rappelle avec ironie la journaliste du Figaro Eugénie Bastié : « Castaner vient de trouver l’épitaphe de la civilisation occidentale. » En effet, c’est beau, c’est propre, c’est presque du Philippe Muray dénonçant la société festiviste basée sur l’injonction permanente de la fête et de l’émotion. Muray ? Pas seulement. Car il y a aussi du Houellebecq chez Castaner. Il faut pour cela se reporter à l’avant-dernière publication de l’écrivain, Soumission. « Castaner ploie les deux genoux au sol » dénonce l’éditorialiste Guillaume Bigot sur Boulevard Voltaire.

L’émotion supplante le droit… Dira-il cela à ceux qui n’ont pas pu enterrer leurs proches à cause des restrictions de liberté liées à l’épidémie ? Soutiendra-il cela face aux éborgnés, aux mutilés, aux laissés pour compte de la mondialisation ? Ils ne sont rien, me répondrez-vous. Ceux-là qui ont la dignité de crever en silence, qu’ils soient retraités, paysans, policiers, infirmiers, militaires ou ouvriers, ne pourront prétendre à cette supériorité de l’émotion. Pour eux, ce sera la loi appliquée avec un zèle des plus iniques.

Parallèlement, LREM demande à tous les citoyens de respecter 8 min 47 de silence ce mardi à 18 heures en l’honneur de George Floyd. Ce même soir, les Insoumis Jean-Luc Mélenchon et Adrien Quatennens s’agenouillaient place de la République avec les manifestants conviés par SOS Racisme. Il ne manquait plus que cela à vrai dire, les Insoumis qui ne méritent plus leur préfixe depuis longtemps et LREM sont donc en lice pour une compétition victimaire dont le pactole sera électoral à n’en pas douter. Tout le cynisme, le mépris politique et la haine de soi poussés à une sorte de paroxysme…

Pour les policiers, la coupe est pleine. Pris dans une tornade créée par la haine communautarisée, le mépris des bourgeois blancs flagellant leurs privilèges et lâchés par leur chef, nos forces de l’ordre accusent le coup. Un coup d’autant plus violent qu’il ne vient pas de l’ennemi en face mais d’un coup dans le dos porté par un chef qui aurait dû se trouver devant eux.

Castaner n’évoquera pas les suicides de policiers, les blessés, les mutilés, les tués, les internés. Castaner n’aura pas de mot pour ceux assassinés par le terrorisme. Castaner a, au nom d’une émotion supérieure au droit, trahi ses hommes et déshonoré une République qui à force d’être souillée finira par ressembler à ceux qui la violent. Pour la première fois, cher lecteur, le dégoût nous prend à la gorge.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 10 juin 2020

Guillaume Bigot : « Castaner a mis les deux genoux au sol ! »

Un ministre de la Justice qui se voit opposer une fin de non-recevoir à sa proposition de recevoir la famille Traoré, le ministre de l’Intérieur qui annonce ne pas sanctionner une manifestation pourtant interdite, que se passe-t-il en France ?

Pour Guillaume Bigot, il s’agit d’une manipulation : créer une fracture du corps social permet de faire diversion et de ne pas aborder les problèmes de fond.

Le feuilleton n’en finit plus entre l’affaire Traoré et l’exécutif. D’après Christophe Castaner, ces manifestations interdites ne feront pas l’objet de poursuite. Le garde des Sceaux demande à rencontrer la famille d’Adama Traoré. Cette demande a été rejetée par l’avocat au nom de la séparation des pouvoirs. On a l’impression qu’on s’oriente vers l’affaire Leonarda puissance 10.

Quelle est votre impression ?

On ne peut pas poursuivre une foule. Cela n’a pas de sens, même si on peut poursuivre les organisateurs. Il y a, bien évidemment, deux parties qui s’affrontent. La famille Traoré et l’avocat de la famille Traoré, comme tous les avocats, font feu de tout bois pour obtenir la satisfaction de leur demande devant les tribunaux. Il n’y a rien de très étonnant. En revanche, ce qui est étonnant, c’est la réaction de l’État incarnée par Christophe Castaner parce qu’il y a de 15.000 à 20.000 policiers blessés dans l’exercice de leur fonction, dont plusieurs milliers très gravement, qui finissent en chaise roulante et handicapés. Dans un contexte de violence et de tension, il peut y avoir des bavures. C’est peut-être le cas pour Traoré, mais on ne sait pas. En revanche, on sait que son arrestation a été brutale et violente. Dans ce contexte-là, il est tout de même très étonnant que Christophe Castaner pose les deux genoux à terre et ne défende pas ses troupes. Il ne défend pas ce CRS noir qui a été sifflé et traité de vendu. C’est inacceptable.

On a l’impression que, pour ce pouvoir, la loi n’est plus la même pour tous. Il déchire le pacte républicain et le contrat social. S’il pense faire passer cela pour de l’antiracisme, c’est bien évidemment du racisme. Comme les fascistes noirs du CRAN sont des racistes. Comme les indigénistes sont des racistes. Ce pouvoir est tétanisé. La bourgeoisie a très peur d’être accusée de racisme. Finalement, elle tombe dans ce qu’elle dénonce. L’état d’urgence sanitaire et le confinement ne doivent pas être appliqués de la même façon des religions, des quartiers et des couleurs de peau, cela s’appelle du racisme. Si vous ne défendez pas vos troupes parce qu’on les accuse de racisme avec une présomption de racisme parce que la personne en face qui vous accuse de présomption de racisme n’a pas la bonne couleur de peau, c’est du racisme. Si, en face, il y avait des suprémacistes blancs, des gens d’extrême droite qui faisaient la même chose, on leur tomberait dessus à juste titre pour les faire taire et leur dire qu’ils sont racistes. Là, ce n’est pas le cas, il y a une gêne. Cette gêne de la bourgeoisie montre bien que, pour les bourgeois dont M. Castaner et M. Macron font partie, nos compatriotes d’origine musulmane ne sont finalement pas des Français comme les autres. Il faut prendre des pincettes avec eux. C’est du racisme.

Ce deux poids deux mesures permanent rend les choses complètement dingues…

On peut soupçonner une manœuvre politicienne. Il y a une forme d’antiracisme exacerbé et maladif. Quand votre frère ou votre ami fait des bêtises, vous vous fichez de sa couleur de peau et de son origine. Vous le lui dites et vous n’éprouvez pas cette gêne. Au-delà de cette gêne qui est à connotation raciste, il y a une manœuvre politicienne. C’est très intéressant de remplacer la lutte des classes par la guerre des races. Premièrement, cela va diviser les gens modestes, les salariés et les pauvres face au capital. Ils vont se taper dessus entre eux à raison de leurs religions, de leurs origines ou de leurs races supposées.

Deuxièmement, cela va remuer des choses assez profondes et qui correspondent à des représentations de la société qui sont quasiment antagoniques. Or, la dignité et le rôle du politique sont non seulement d’assurer la paix dans la cité, mais aussi d’unir. Le politique concerne au premier chef le bien commun et l’intérêt général. Et là, c’est précisément l’inverse. Ce sont des tactiques employées pour que les gens se divisent. Cela fonctionne très bien.

Sur les sujets comme la légalisation du cannabis, l’adoption pour les homosexuels ou le racisme en France, vous avez immédiatement les pour et les anti. Vous avez une sorte de cristallisation et, pendant ce temps-là, comme dirait les tontons flingueurs, « touche pas au grisbi, salope ». On n’aborde pas les sujets de fond que sont la mise en place du soutien à nos entreprises, la protection dans certains secteurs vulnérables de la mondialisation. On n’a pas le droit de parler de la machine infernale qui va dévorer la démocratie de l’intérieur en construisant deux forces. Il y a une manipulation.

À plus petite échelle, les élections font croire qu’il existe un racisme systémique. Cela permet aux gens totalement convertis au marché et au capitalisme de faire croire qu’ils sont de gauche.

Si on lit entre les lignes, d’énormes critiques se préparaient à l’encontre du gouvernement suite à cette gestion de Covid-19. Tous les problèmes politiques passent au second plan derrière ce faux débat sur la race…

Bien sûr, cela fait diversion. Ils savent que cela va choquer. Emmanuel Macron, avec ses photographies prises dans les Antilles, à Saint-Martin, ou avec l’espèce de fête de la Musique qu’il a transformée en Gay Pride à l’Élysée, est une stratégie de provocation probablement volontaire. Il y a, dans la mentalité de cette pseudo-élite, l’idée que le peuple, la masse des citoyens anonymes seraient tous racistes et homophobes. C’est à la fois le moyen de vérifier ses propres fantasmes et son mépris de classe. C’est aussi le moyen de fracturer le corps social et l’électorat. Cela fait vraiment diversion et conforte la classe dirigeante dans ses préjugés. Ils nous mettent dans un sac où tous les Français sont racistes, xénophobes, islamophobes et homophobes. À chaque fois qu’on provoque, on a un phénomène de division de la société et on peut réactiver de manière absolument factice des clivages.

En réalité, il y a évidemment du racisme. C’est indiscutable. Cela existe dans la société. Il y a du racisme noir à l’égard des Blancs, mais aussi du racisme de certains Blancs à l’égard des Noirs, etc.

Vous avez quand même des policiers noirs, blancs, jaunes et maghrébins d’origine qui sont tous unis sous le même uniforme et qui essaient de rétablir l’ordre pour pas beaucoup d’argent et un énorme manque de moyens. Certains d’eux commettent des fautes, mais dans l’ensemble, ils font bien leur travail. Malgré cela, ils se font cracher au visage.

On peut comprendre la souffrance de la famille Traoré qui a perdu un enfant de 24 ans. C’est terrible, il n’y a pas de doute là-dessus, mais quand on regarde le pedigree d’Adama d’abord, et de la famille Traoré ensuite, les bras nous en tombent. Évidemment cela ne justifiait en rien sa mort. Il faut que toute la lumière soit faite sur sa mort, que les juges s’emparent de cette question et que la justice passe. Si les policiers ou les gendarmes ont commis des fautes, qu’ils soient durement sanctionnés. Ce n’est pas la question.

L’idée est de prendre une tête d’épingle et de cacher la forêt grâce à cette tête d’épingle.

Je vous rappelle que la forêt, c’est 20.000 fonctionnaires de police blessés et une violence physique gratuite contre les personnes toutes les trois minutes en France. C’est cela, la masse du problème. On prend un détail et, grâce à ce dernier, on fait diversion.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Rassemblements normalement interdits ? Castaner ne sanctionnera pas les manifestations contre le racisme et les violences policières

«Les manifestations ne sont pas autorisées dans les faits car il y a un décret du premier ministre dans le cadre de la deuxième phase du déconfinement qui interdit les rassemblements de plus de dix personnes. Mais je crois que l’émotion mondiale, qui est une émotion saine sur ce sujet, dépasse au fond les règles juridiques qui s’appliquent»

Cette déclaration politique de M. le ministre de l’Intérieur est d’un intérêt exceptionnel au regard de ce qu’elle nous apprend, ou nous confirme, sur l’évolution de la politique et de la société actuelles dans le monde occidental et en particulier en France. La source essentielle de l’autorité ne se situe plus dans les règles juridiques, c’est-à-dire le droit international, la Constitution, les lois et les règlements, mais dans l’émotion mondiale qui, dès lors qu’elle est « saine » , prédomine sur le droit. Ces paroles ne font que traduire une vérité soigneusement occultée du monde contemporain. Une image fortement médiatisée, bouleversante, déclenchant une vague d’émotion planétaire, partie de n’importe quel point du village global, l’emporte, par sa puissance sur toute norme juridique existante.

Les conséquences de ce phénomène sont titanesques. Il signifie que les notions de souveraineté, de démocratie, de frontières, d’Etat, sont réduites à néant. Il suffit d’une image, venue de n’importe quel point du globe, pour balayer d’un revers de main les principes, les règles de droit que les peuples se sont forgées par la voie du suffrage universel. L’autorité de l’Etat s’efface, comme balayée par de grandes vagues d’émotion mondiale. « L’émotion saine », déclenchée par delà les frontières, se traduit donc, sur le terrain, par l’affaiblissement ou la disparition des règles du jeu fondatrices de la vie sociale, forgées par la voie démocratique. Or, comme le disait Charles Péguy, « L’ordre et l’ordre seul, en définitive, fait la liberté ». Ce sont bien les règles de l’Etat de droit qui protègent les hommes, les femmes, les familles, de la violence et de la tyrannie des gangs et des mafias ou autre formes de terreur. « Qui veut faire l’ange fait la bête » disait aussi Pascal. Ou comment la logique de « l‘émotion saine » peut déboucher, à terme, sur le chaos l’abolition de toute démocratie – pourquoi voter dès lors que les lois ne servent plus à rien? – et le pire des despotismes.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet


Castaner et l’exécutif abandonnent la police française

Alors que des manifestants très politisés prétendent lutter contre « les violences policières » qui, disent-ils, seraient « racistes » et du même acabit en France qu’aux Etats-Unis, le ministre de l’Intérieur a abandonné sa police, ses hommes et ses femmes à la vindicte populaire. L’événement a eu lieu le lundi 8 juin 2020, lors d’une conférence de presse donnée par Castaner après que le président Macron a demandé que « le gouvernement se saisisse du sujet » du prétendu racisme dans la police – prétendu car ultra-minoritaire. Un exemple ? La majorité des policiers qui ont interpellé Adama Traoré, sans violence autre que celle du délinquant, sont Noirs.

Juste avant la conférence de presse, la porte-parole de son ministère, invitée de France Info, répondait : « J’ignore ce que le ministre va dire. » Un aveu innocent mais ô combien révélateur. Elle a donc découvert les annonces de son chef, pour la plupart décidées en suivant les « révélations » de StreetPress, média engagé contre tout ce qui est blanc. Qu’a déclaré Castaner ? Il « regrette et condamne » les exactions « d’une minorité » des 25 000 manifestants mais constaterait que « ces dernières semaines, trop ont failli dans leur devoir républicain. Je veux une tolérance zéro contre le racisme dans notre République. » Un oubli : il est le donneur d’ordres.

Le problème ? C’est la police

Les policiers n’avaient déjà guère de moyens d’exercer leur métier, la plupart des « jeunes » étant relâchés à peine interpellés, ils ne pourront plus maintenant arrêter « par le col », ni appuyer sur la nuque de l’interpellé. Le ministre veut aussi plus de contrôles dans les services. A aucun moment la violence et le racisme à l’égard des policiers n’ont été évoqués. Ils sont pourtant massifs. Les Noirs ne sont pas plus victimes de racisme mais sont plus coupables de délinquance, tout le montre. La police française, insultée, violentée, agressée par des racailles, en effet noires et/ou immigrées, est contrainte par sa hiérarchie à tant de retenue que maintenir l’ordre est impossible. La loi, en France, Castaner l’a officialisé, est faite dans la rue par des minorités immigrées dont les têtes de pont sont racistes, la Ligue de défense noire africaine, ou défendent des caïds comme Adama Traoré.

Ainsi, avec Castaner, la justice est celle des dealeurs de drogue des cités et des petites frappes qui, comme Adama Traoré, sont surprises en train de cambrioler de vieilles personnes blanches. Quand ils ne massacrent pas des policiers à leur domicile ou devant leurs enfants. Qui ne sait que, en France, le désordre et la délinquance sont – dans toutes les villes, pas seulement dans les cités mais dans les centres-villes des métropoles de province aussi – le fait d’immigrés de l’une ou l’autre génération ? Qui ne sait que c’est la même chose dans les collèges ou les lycées professionnels ? A part LREM, Macron et Castaner, tout le monde sait cela. Le racisme ordinaire touche en premier lieu les Français blancs. Un point positif ? Il y a de nouveau des Blancs et des Noirs en France.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 9 juin 2020

Manifestation de clandestins : où sont le préfet Lallement et Christophe Castaner ?

Comment pouvons-nous permettre à des sans-papiers de se rassembler, de narguer les forces de l’ordre et nos autorités ? J’ai honte mais je garde espoir car la France ne mourra jamais…

Le jeudi 28 mai, le Premier ministre, Édouard Philippe, annonce la reconduction des mesures concernant l’état d’urgence sanitaire, notamment la règle interdisant les rassemblements de plus de dix personnes. En effet, au grand dam de beaucoup d’associations, aucun assouplissement des conditions de rassemblement sur la voie publique n’est autorisé et cette règle est reconduite jusqu’au 21 juin sur l’ensemble du territoire national. Ce samedi 30 mai, pourtant, la France entière a pu constater, suite aux appels de diverses associations, que plus de 5.000 personnes se sont rassemblées à Paris afin de manifester pour réclamer la régularisation des sans-papiers, et ce, malgré cette interdiction.

Oui vous avez bien lu… en France, malgré plus de 28.000 morts du Covid-19, des associations bravent l’interdiction de regroupement pour manifester afin de réclamer la régularisation des sans-papiers.

À ce niveau, en Île-de-France, ce n’est pas aux associations qu’il faut réclamer des comptes mais au préfet de police de Paris, lui si prompt à casser du gilet jaune ou du manifestant anti-loi retraite, lui, Didier Lallement, roulant des mécaniques devant les médias pour montrer son intransigeance. Où était-il, le 30 mai ?

Peut-être que si ce rassemblement avait été réclamé, par exemple, par des conservateurs pour s’opposer à la PMA sans père aurait-on eu l’occasion de voir en action notre « Commandante » !

Que dire de Christophe Castaner, cet intermittent du spectacle pathétique, un jour ministre avec un portefeuille dont il n’est pas certain d’en maîtriser les contours, un autre jour artiste noctambule, l’autre jour laudateur de la Macronie, chantre des vertus de l’échec ?

On est bien loin du temps des Pasqua et Pandraud, quand on avait des ministres, de vrais ministres, place Beauvau.

Comment pouvons-nous permettre à des personnes sans papiers, c’est-à-dire à des clandestins, autrement dit à des contrevenants à la loi, de se rassembler, de manifester en toute impunité ? Ce n’est pas seulement les forces de l’ordre, les autorités, qu’ils narguent, mais les Français à qui l’on a dit de se tenir bien tranquilles chez eux pendant plus de deux mois. C’est la France qu’ils narguent.

Verlaine Djeni

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Génération Identitaire lance l’alerte, Castaner contraint de sermonner les imams, par Clément Martin (Les Identitaires)

Alors que la France n’en finit plus de compter ses morts, des musulmans profitent du confinement pour multiplier les provocations et occuper l’espace public. Les jeunes identitaires ne pouvaient pas les laisser faire sans réagir.

Des appels à la prière islamique envahissent l’Europe

Le 25 mars, jour de la fête de l’Annonciation, les évêques de France ont fait sonner les cloches des églises pour « demander à la Vierge Marie de remplir nos cœurs de foi, d’espérance et de charité » et plus généralement « pour manifester notre fraternité et notre espoir commun ». Au nom d’une prétendue solidarité interreligieuse et d’une forme d’égalitarisme, des islamistes en ont profité pour faire retentir l’appel à la prière musulmane (« l’adhan ») dans plusieurs villes de France.

A Lyon, l’appel lancé depuis le minaret de la Grande mosquée a suscité l’indignation de nombreux internautes. Rappelons que lors de sa construction, les responsables du lieu de culte avaient affirmé que le minaret ne devait « pas diffuser d’appel à la prière » (L’Express, 22/09/1994)…

Afficher une volonté d’entraide avec les Chrétiens est d’autant plus hypocrite que les autorités catholiques n’avaient même pas été informées de l’initiative de la Grande mosquée de Lyon. « Nous l’apprenons de votre bouche à l’instant » a expliqué l’évêché à Valeurs actuelles. Pire, aucune autorisation n’avait été demandée, alors même qu’aucune mosquée en France n’est autorisée à un tel prosélytisme.

Dans les jours qui ont suivi, cette attaque pernicieuse contre notre identité a été imitée par les mosquées de Montpellier, Strasbourg et Annonay. Dans le même temps, en banlieue, des appels à la prière ont été massivement diffusés depuis des appartements.

En quelques jours, les islamistes réalisent ainsi une percée symbolique majeure. Ce ne sont plus seulement les cloches qu’on peut entendre sonner dans toute la France, mais aussi les chants islamiques. Le but consiste à créer un précédent pour accoutumer les Français et, en définitive, leur faire accepter l’inacceptable.

Fort de ce succès dans l’hexagone, d’autres musulmans ont répliqué cet acte de conquête dans toute l’Europe : en Allemagne, à Duisbourg, Hanovre et Berlin (où des fidèles ont cru à un « miracle venu du ciel »), au Danemark ou encore aux Pays-Bas où près de quarante mosquées ont diffusé l’appel à la prière islamique.

Devant l’absence de réactions populaires ou étatiques, les islamistes se sont sentis pousser des ailes.

Génération Identitaire lance l’alerte

Dès la diffusion du chant du muezzin à Lyon, Génération Identitaire s’est mobilisé. Après une action massive sur les réseaux sociaux pour dénoncer ce scandale, Valeurs Actuelles s’est fait l’écho de notre révolte. Eric Zemmour s’est également indigné sur le plateau de Cnews et Marine Le Pen a écrit une lettre ouverte au ministre de l’Intérieur pour lui demander de « faire cesser ces nuisances sonores par une stricte et rapide application de la loi et s’il le faut par des poursuites judiciaires ». Acculé, Christophe Castaner a alors expressément demandé aux imams « de trouver d’autres formes d’expression de leur solidarité et de cesser ces initiatives ». Le journaliste Bastien Lejeune ne s’y est pas trompé : il s’agit d’une « victoire pour les militants de Génération identitaire, puisque le premier flic de France interdit de fait à la mosquée de réitérer l’appel du 25 mars. »

Génération Identitaire enfonce le clou

Mais les jeunes identitaires n’entendaient pas en rester là. Le 20 avril, à l’aide d’un vidéoprojecteur, ils ont affiché un message clair sur le minaret de la Grande mosquée de Lyon : « Lyon, Strasbourg, Marseille, Allemagne, Espagne : Stop ! Le chant du muezzin ne résonnera pas en Europe ! ».

Le lendemain, la phrase « Il a fait taire le muezzin, pourquoi pas toi ? » a encore été projetée sur l’édifice musulman, en référence à une célèbre scène du film OSS 117 où l’espion incarné par Jean Dujardin se lève au milieu de la nuit pour aller « faire taire le muezzin » qui appelle à la prière dans la ville du Caire.

Le vendredi 24 avril, un dernier visuel a été projeté sur la mosquée avec le message suivant : « Pas d’islamistes dans nos villes : STOP aux appels publics à la prière islamique ».

On le voit, la vigilance des jeunes identitaires a porté ses fruits. Fidèles à notre vocation d’aiguillon politique, nous avons été en première ligne pour dénoncer cette nouvelle offensive des islamistes et alerter nos compatriotes. Non, en terre de France, l’Islam n’aura jamais les mêmes droits que le catholicisme, religion constitutive de notre identité. Comme le suggère l’avocat Thibault Mercier dans son ouvrage Athéna à la borne, entre discriminer et disparaître, nous avons fait notre choix. L’imam Kamel Kabtane avait relativisé l’importance de l’appel à la prière en affirmant que « le muezzin a fait un appel pour la première fois depuis 27 ans ». Il faut qu’il sache que ce sera aussi la dernière !

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

287 cas de radicalisation islamiste “d’agents publics” détectés en cinq mois

Parmi eux, 110 signalements ont été effectués dans la police, aboutissant à deux mises à l’écart.

Le chiffre est inquiétant. Ce jeudi 5 mars, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a fait le bilan des cas de radicalisation islamiste chez les agents publics, depuis l’attentat de la préfecture de police du 3 octobre dernier, rapporte notamment Le Figaro. D’après le décompte de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), « 287 signalements » ont été effectués.

« L’essentiel » des signalements classés sans suite

Parmi ces nombreux cas, plus d’un tiers concerne des policiers. En tout, « 110 cas » ont ainsi été signalés dans la police. Et sur ce total, « 73 cas ont été classés » et seulement « deux agents ont été écartés ». Christophe Castaner était auditionné par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, menée par le député LR Éric Ciotti, sur les dysfonctionnements ayant conduit à l’attaque de la préfecture de police. Il a insisté sur le fait qu’un « signalement de radicalisation était une suspicion » et qu’une « suspicion ne valait pas radicalisation ». Le ministre a également souligné que « l’essentiel » des signalements était classé sans suite. Ces signalements ont été recensés par l’état-major de la DGSI et portent sur « les agents publics au sens large », dont ceux travaillant dans les transports.

Pour lire la suite, c’est ici !

Mobilisation des préfets contre l’islamisme, pas en avant ou pas d’amalgame?

La timidité face à l’islamisme ne permettra pas d’en venir à bout. Aurélien Marq, polytechnicien, haut-fonctionnaire en charge de questions de sécurité, dévoile les cinq problèmes que Christophe Castaner doit résoudre.

Jeudi 28 novembre, Christophe Castaner a réuni 125 préfets place Beauvau pour leur déclarer que « la radicalisation et le terrorisme [étaient] les symptômes les plus graves d’un mal plus profond qui touche trop de nos quartiers. » Il ajouta : « Je veux parler de l’islamisme et du communautarisme. » Belle évolution de la part d’un ministre qui, il y a moins de deux mois, affirmait au Sénat : « Chacun ici sait que personne ne fait de lien entre la religion musulmane et le terrorisme, ni même entre la religion musulmane, la radicalisation, et le terrorisme. »
Hydre islamiste, droit devant !

Alors, cette « action coordonnée pour lutter contre la radicalisation et recréer la cohésion sociale », prise de conscience salutaire ou poudre aux yeux ? C’est que les Français finissent par se lasser des déclarations d’intention jamais suivies d’effets, à l’image de ce que furent les discours d’Emmanuel Macron aux obsèques d’Arnaud Beltrame, puis un an plus tard sa déclaration sur « l’hydre islamiste ». Pour dépasser ce stade, les mesures du ministre de l’Intérieur devront surmonter cinq problèmes : un problème de cohérence, un problème judiciaire, un problème culturel, un problème d’analyse de fond, et un problème de sens.

Problème de cohérence : l’Etat ne peut pas prétendre lutter contre le communautarisme si « en même temps » il en tolère voire en finance la promotion. Que deviennent les avantages fiscaux dont bénéficie le Qatar ? Pourquoi concentrer la méfiance sur RT France plutôt que sur AJ+ ? Où en est l’interdiction des Frères Musulmans et de leurs affidés ? Parle-t-on enfin de la dissolution du CRAN et de la LDNA ? Et du PIR ? Qu’en est-il des subventions abondamment versées à l’UNEF ? Aux syndicats qui ont soutenu la « marche contre l’islamophobie » ? A Sud rail, dont un représentant lors de cette marche de la honte a revendiqué le droit de ne pas serrer la main des femmes ? Et je pourrais y ajouter ces innombrables associations locales bénéficiant des largesses municipales – les élections approchent – et du clientélisme électoral, dont chaque « affaire du voile » nous rappelle la nocivité. A propos du voile, la neutralité du temps scolaire et des accompagnateurs, où en est-ton ? LREM est contre…. Au fait, Aurélien Taché est toujours membre de la majorité ?

Problème juridique et judiciaire : combattre l’infiltration endémique des islamistes et des communautaristes dans des milieux professionnels et/ou associatifs, c’est se heurter aux lois contre les discriminations, ou du moins à leur interprétation par certains magistrats pour lesquels « la société » est par nature toujours coupable. Comme l’expliquait Mohamed Sifaoui, 10 jours avant l’attentat de la Préfecture de Police l’administration n’aurait pas pu licencier Mickaël Harpon, la justice y aurait vu discrimination d’un « racisé » handicapé converti à l’islam ! Que faut-il donc penser d’un combat contre l’islamisme qui « en aucun cas ne devra avoir pour effet de stigmatiser une personne ou un groupe de personnes à raison (…) de leur appartenance à (…) une religion déterminée, ni de s’apparenter à une quelconque discrimination. » Faut-il appliquer aux bouddhistes la même méfiance qu’aux salafistes ? Faut-il mettre sur le même plan le Tao Te King et les livres sur le tawhid proclamant que tous les non-musulmans sont voués à l’enfer éternel ?

C’est aussi se heurter à des réseaux qui ne manquent pas de moyens financiers et n’hésitent pas à recourir au jihad judiciaire. La Garde des Sceaux, Nicole Belloubet, était présente au séminaire organisé par son homologue de l’Intérieur. Va-t-elle donner des directives pour inciter les magistrats à faire usage de l’article 472 du Code de Procédure Pénale concernant l’abus de droit, pour contraindre les adeptes du jihad judiciaire à prendre en charge les frais de justice de leurs victimes ?

Pour lire la suite, c’est ici !

Radicalisation islamiste : Christophe Castaner se surpasse !

Le Castaner Show n’en finit plus de tourner à guichets fermés. Dernière prestation ? À l’Assemblée nationale, ce mardi 8 octobre dernier, devant la commission des Lois, à l’occasion de laquelle le ministre de l’Intérieur inaugurait un nouveau spectacle, encore en plein rodage et relatif au dépistage des « signes de radicalisation islamiste ».

Et notre premier flic de France de détailler ces derniers : « Une pratique religieuse rigoriste, particulièrement exacerbée en matière de ramadan, c’est un signe qui doit permettre de déclencher une alerte sur ces sujets. […] Un changement de comportement dans l’entourage, le port de la barbe, qu’il fasse la bise ou qu’il ne la fasse plus, même si, pour ce sujet, nous avons des informations très contradictoires concernant l’affaire qui nous préoccupe. »

Bref, le dossier avance à grands pas, malgré ces « informations très contradictoires »… Le problème, c’est que si tous ces terroristes sont sous influence salafiste, tous les salafistes ne sont pas des terroristes et que le salafisme, justement, pousse généralement ses fidèles à se retrancher d’un monde impie par nature. On notera, encore, qu’en matière de terrorisme islamiste, ce dernier a évolué depuis les attentats de 2015 ; voire ceux du 11 septembre 2001.

À l’époque, en effet, ces terroristes demeuraient à peu près encore des « professionnels ». Ils étaient en immersion, sortaient en boîte de nuit et buvaient ostensiblement de l’alcool, ce qui est un peu l’élémentaire bréviaire de ce genre d’activités. Au siècle dernier, les agents soviétiques infiltrés aux USA ne se promenaient pas avec l’insigne du parti à la boutonnière et optaient plus pour le whisky que la vodka…

Mieux, si l’on peut dire en la circonstance, le terrorisme d’alors obéissait à des objectifs précis – libération de prisonniers politiques, par exemple – et était généralement diligenté par des États tiers. Aujourd’hui, rien de tout cela. C’est comme s’ils mettaient tout en œuvre pour se faire repérer, tandis que leurs actions sont singulièrement contre-productives quant à la cause qu’ils prétendent défendre.

Ce qui explique, aussi, que les forces de l’ordre chargées d’évaluer leurs propres services soient obligées d’un peu fonctionner au doigt mouillé. Non sans raisons, M’Jid El Guerrab, député du Parti radical de gauche [autre forme de radicalité, mais d’un genre différent, NDLR], pose la questions : « Un signalement d’une faible intensité, c’est quoi ? Qui évalue le signalement ? […] Pendant le ramadan, il y a une pratique un peu plus forte de la religion, puisque le soir, tous les musulmans qui sont un peu pratiquants se rendent à la mosquée pour prier. Donc, il y a de fait une pratique exacerbée de la religion pendant le ramadan. Quant au port de la barbe, je constate que vous en avez une. Si vous étiez musulman, j’espère que vous ne seriez pas signalé ! » Il est un fait que…

On sait que Christophe Castaner est capable du meilleur comme du pire, mais c’est indubitablement dans le pire qu’il est le meilleur. Là, on sent qu’il ne maîtrise pas tout à fait son sujet ; pas plus que les autres, d’ailleurs, depuis qu’il a débarqué place Beauvau par on ne sait quel enchantement. Lui aussi aurait sûrement besoin d’un brin d’évaluation.

Alors, que faire de ce ministre de l’Intérieur aux airs d’élève décrocheur ? Le maintenir en place ? Le débarquer ? Ou peut-être lui faire conclure un mariage forcé avec Nathalie Loiseau, la brillante tête de liste LREM qu’on sait, aux dernières élections européennes, son équivalent en jupe, mais sans barbe ? À l’Élysée, on s’interroge. Dans les académies de médecine et les cabinets de psychiatrie, aussi.

Nicolas Gauthier

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Comment la France s’est laissée désarmer, par Ivan Rioufol

Mais qu’ont-ils dans les yeux ? Cela fait quarante ans que les “élites” ne voient rien de l’immigration de masse, de l’islam guerrier, du séparatisme ethnique. Quarante ans qu’elles n’entendent rien des inquiétudes de ceux qui vivent ces réalités au quotidien. Jeudi dernier, c’est au cœur de la Préfecture de police de Paris qu’un “habilité secret-défense“, adepte du djihad, a assassiné au couteau quatre policiers avant d’être abattu. Le premier commentaire du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a été pour assurer que Mickaël Harpon, converti à l’islam en 2008, “n’avait jamais présenté de difficultés comportementales“, ni “le moindre signe d’alerte“. En réalité, l’islamiste s’était réjoui, en 2015, de l’attentat contre Charlie Hebdo devant deux de ses collègues.

Il fréquentait quotidiennement la mosquée salafiste de Gonesse (Val-d’Oise), dont un des imams était fiché S. Il ne serrait plus la main des femmes. Sa radicalité aurait dû alerter le service antiterroriste qui l’employait comme informaticien. Castaner a parlé d’un “dysfonctionnement de l’État”. Mais seule l’idéologie aveugle à ce point.

Ce que subit le pays sidéré est le résultat d’années d’endoctrinements sur la diversité heureuse et la nation fautive. Il est impensable qu’aucun policier n’ait vu la dérive de cet agent administratif, un Martiniquais handicapé embauché en 2003. Le choix de préserver ce fonctionnaire a été pris sous l’influence diffuse de considérations promues par la pensée officielle : ne pas discriminer, ne pas stigmatiser, respecter les différences, combattre le racisme, lutter contre l’islamophobie.

Autant de valeurs “humanistes” qui, appliquées sans discernement, peuvent désarmer un service de police, mais aussi un gouvernement et un État. Les droits de l’homme sont paradoxalement devenus les alliés des islamo-fascistes. Ils trouvent aussi, auprès de juges et de journalistes, une abondance de collaborateurs. Ces idiots utiles préfèrent sonner l’alarme contre l’extrême droite. Mercredi, un néonazi a tué deux personnes, aux abords d’une synagogue en Allemagne. Mais ce n’est pas l’extrême droite, en tout cas, qui assassine en France.

Mardi, lors de l’hommage rendu aux quatre policiers, Emmanuel Macron a appelé la nation à “faire bloc”, dans un “combat sans relâche” contre le “terrorisme islamiste“. Faut-il croire celui qui a fait du politiquement correct la langue officielle de la macronie ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 10 octobre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Dérision de nos sécurités d’État, par Jean-Gilles Malliarakis

On met en cause le ministre Castaner dans l’affaire de l’attentat islamiste dans l’enceinte de la Préfecture de Police. Voilà qui semble bien compréhensible. Ce personnage est nul et il faut une grande solidarité gouvernementale pour ne pas le critiquer et le destituer. “Auteur de bourdes à répétition, le ministre de l’Intérieur se trouve une nouvelle fois sous le feu des critiques et des appels à la démission” soulignaient dans L’Opinion le 7 octobre Nathalie Segaunes et Ivanne Trippenbach[1].

Mais on ne saurait se dissimuler, non plus, la part politicienne de l’angle d’attaque : il s’agit, aussi, pour la presse de gauche de mettre en cause le symbole de la répression bien plus que le dérisoire bobo ministériel.

On le présente comme le maillon faible au sein du gouvernement. Soit. Mais alors quel est le maillon fort ?

Frédéric Péchenard ne passe pas pour un soutien du pouvoir actuel. Il souligne cependant que “le procès fait à Castaner, c’est l’arbre qui cache la forêt. Quand on s’acharne sur un individu on passe à côté de l’essentiel.“[2]

Une partie de ceux qui le clouent aux gémonies ne visent pas les incertitudes du pouvoir face à l’islamisme pas même l’incapable en tant que tel, mais tout simplement le chef des méchants flics.

L’auteur de cette chronique n’a pas attendu pour dénoncer ici, plutôt deux fois qu’une, ses responsabilités[3]

Chaque jour qui passe voit se préciser ce qu’on appelle du terme un peu trop technique de “dysfonctionnements” dans la protection du cœur même de la centrale policière parisienne. Faillir dans sa propre sécurité augure mal du rôle de protection qu’en attend le public et pour lequel sont supposés contribuer les lourds impôts que nous supportons.

On n’a su en haut lieu gérer correctement, ni la crise des gilets jaunes en elle-même, ni sa captation par la stratégie des blacks blocs.

La médiocrité des autorités républicaines continue, tout simplement, ses ravages à balles réelles.

Or, l’horrible crime commis par un islamo-terroriste, doublement traître, et le sang de ses victimes pourrait aussi contribuer à éclairer l’opinion, sur quelque chose de plus large.

Nous avons, de façon logique et légitime, de moins en moins confiance en l’État. Surtout quand il prétend nous protéger.

Yannick Jadot, à sa manière lourdingue habituelle, car ce citoyen n’a pas inventé l’écol-eau tiède, le soulignait à l’envi ce 3 octobre sur les ondes de RTL[4], entrecoupé hélas par les hoquets publicitaires et les gloussements de basse-cour de Ruquier, il s’époumonait à réclamer “une plus grande crédibilité de la parole publique”. Son intervention portait sur l’affreux mais révélateur incendie, petit tchernobyl chimique, survenu dans l’usine Lubrizol de Rouen filiale du conglomérat constitué par Berkshire Hathaway du génial boursier Warren Buffet.

Ne nous encombrons pas ici de généralités excessives, mais si ce type d’investissements étrangers met beaucoup moins la France à l’encan que les folies de l’étatisme, constatons que l’entreprise américaine semble bien d’après les informations qui se dégagent, avoir violé les règles élémentaires de précaution, nonobstant l’inscription chiraquienne de ce principe dans la constitution, et contourné les contrôles de notre si prétentieuse et si coûteuse administration.

C’est pour toutes ces raisons que les protections d’État paraissent de plus en plus dérisoires aux personnes de bon sens.

[1] cf. “Attentat, explosion, violences…: le problème Castaner”
[2] cf. entretien du 8 octobre avec Nicolas Beytout
[3] cf. L’Insolent du 26 novembre 2018 “Castaner ministre de la chienlit”
[4] L’invité de RTL Alba Ventura

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Il est temps de juger les collabos de l’islamisme, par Ivan Rioufol

Terroriste islamiste couteau sang

Le Grand mensonge menace la France. C’est lui qui a rendu le pays vulnérable, en l’aveuglant sur ses ennemis intérieurs. C’est lui qui a conduit le pouvoir à perdre le contrôle de la sécurité nationale. Qu’un islamiste, converti en 2008, ait pu être habilité secret défense au cœur de la Préfecture de police de Paris dépasse l’entendement. On sait désormais que Mickaël Harpon, qui a tué au couteau quatre policiers, jeudi dans le saint des saints de l’antiterrorisme, ne cachait rien de ses convictions religieuses ni de son radicalisme. Christophe Castaner a peut-être été de bonne foi quand, immédiatement après les assassinats, le ministre de l’Intérieur a assuré que l’employé “n’avait jamais présenté de difficultés comportementales“, ni “le moindre signe d’alerte“.

Il n’empêche : cette précipitation du gouvernement à minorer une possible dérive djihadiste dit bien l’hébétude qui a gagné l’Etat, incapable de la moindre lucidité dès qu’il s’agit d’islam et de minorités protégées. Un mal semblable a atteint une grande partie des journalistes, toujours prompts à désigner l‘extrême droite ou les islamophobes comme les vrais dangers. Les quatre victimes de Harpon sont aussi les victimes de ces “humanistes” dévouées à la cause diversitaire. Ils ont rendu intouchables, pour cause de non-discrimination, de prétendus opprimés gagnés par la haine de la France.

Lire, dans Les Echos du 4 octobre, l’opinion de Jacques Attali sur “La thèse mortifère de l’envahissement de la France“, fait toucher du doigt le Grand mensonge et ses lettres de noblesse. Pour Attali, non seulement “il n’y a aucun envahissement de la France ni de l’Europe par l’Islam ou par l’Afrique“, mais “99% (des migrants non européens) s’intègrent parfaitement dans la nation française“. Même Castaner n’ose pas aller si loin : il a admis, ce lundi sur France Inter, que la France “a loupé ces dernières années l’intégration” de ses immigrés. En réalité, la faillite est plus ancienne encore.

Elle tient à l’incapacité des dirigeants successifs à se défaire, depuis trente ans et plus, d’une idéologie antiraciste mise au service de l’immigration de masse, de l’islamisation des cités, de la détestation de la nation. La pensée convenue – ou ce qu’il en reste – est unanime pour demander la tête d’Eric Zemmour, coupable d’islamophobie et de racisme. Mais les mêmes lyncheurs deviennent muets pour exiger l’interdiction du salafisme et des frères musulmans en France. Ce sont pourtant ces organisations totalitaires qui ont armé le bras du tueur de la préfecture, dans l’indifférence des Renseignements. A la Libération, les collaborateurs du nazisme eurent à s’expliquer devant la justice. Les collabos de l’islamisme, ces traitres à la nation, méritent le même sort.

Ivan Rioufol

Texte daté du 7 octobre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Joachim Véliocas : « L’Institut musulman de Lyon a été inauguré par Christophe Castaner et Gérard Collomb : c’est inquiétant ! »

Joachim Véliocas décrypte les financements et l’idéologie wahhabite de certains intervenants de l’Institut français des civilisations musulmanes inauguré à Lyon par MM. Castaner et Collomb.

Christophe Castaner a inauguré il y a six jours l’Institut français des civilisations musulmanes, un lieu censé pratiquer un islam ouvert. Qu’avez-vous relevé dans cette visite ?

Plusieurs choses sont quand même assez curieuses.
L’Institut français des civilisations musulmanes était un projet en gestation depuis déjà quelques années. Il n’est pas nouveau, il avait déjà commencé son fonctionnement en 2013. Des Frères musulmans avaient d’ailleurs été invités à prendre la parole dans des séminaires.
Christophe Casterner était pour l’événement aux côtés de Gérard Collomb. La ville ainsi que la métropole de Lyon ont en effet financé l’Institut à hauteur d’un million d’euros chacune. La région Rhône Alpes s’était retirée in extremis après une campagne sur internet contre son financement.
Son président est Kamel Kabtane, par ailleurs le recteur de la grande mosquée de Lyon. Notons que cette mosquée a été financée en partie par l’Arabie saoudite. De même, ce pays a donné beaucoup pour cet Institut. D’ailleurs, le secrétaire général de la ligue islamique mondiale, Mohammed Al-Issa était présent. Je rappelle que la ligue dépend directement de l’Arabie saoudite et que sa la fonction est de propager le wahhabisme dans le monde. 19 milliards de dollars ont déjà été dépensés pour cela en 30 ans.
Le président est élu avec un imam suisse, Youssef Ibram. Lui défend mordicus la charia pratiquée en Arabie saoudite qu’il considère être la plus proche du Coran.
Je crois qu’il est assez inquiétant que Christophe Castaner soit venu à l’inauguration de ce centre, surtout quand on voit les conférenciers invités depuis plusieurs années par cet institut. En juin 2013, Omar Abdel Cassi en était. Il s’agit d’un Frère musulman égyptien qui a déclaré que les attentats du Bataclan étaient une scène de théâtre, une mise en scène. C’est donc un complotiste, pour qui les femmes non voilées méritent le châtiment de la tombe. Cet institut a invité beaucoup de Frères musulmans comme Tarek Oubrou par exemple. Voilà le genre de personnages invités par cet Institut au nom pompeux.
Quand on gratte un peu l’univers intellectuel de cet Institut qui est intimement lié à la grande mosquée de Lyon, c’est un peu inquiétant. C’est d’ailleurs le cas également pour la grande mosquée de Lyon. Si on se souvient de l’affaire de Abdelkader Bouziane, un imam salafiste de Lyon. Il avait été expulsé de France par Nicolas Sarkozy, car il défendait la lapidation des femmes. Il venait prêcher sur invitation officielle à la grande mosquée de Lyon.

Al-Issa a été ministre et a publié une thèse évocatrice en 84 intitulée l’importance du djihad dans la diffusion de l’appel à l’islam. Il a également été très impliqué dans la condamnation de l’écrivain Rais Badawi dont on demande encore la libération aujourd’hui. Castaner pouvait-il ignorer les positions de cet homme ?

Mohammed Al-Issa a été ministre de la Justice en Arabie Saoudite. C’est sa conférence parisienne avec Khaled Bencheikh avec la Fondation des œuvres de l’islam de France qui a créé davantage de réactions.
Qu’un un ministre de l’Intérieur se déplace pour aller couper le ruban d’un Institut avec ce personnage controversé dont la thèse explique que les apostats qui ne se repentent pas doivent être exécutés est assez curieux et inquiétant. Cet homme défend la mise à mort des ex-musulmans qui ont abjuré l’islam. Il parle aussi clairement du djihad comme d’une notion défensive et offensive pour diffuser l’islam. C’est bien la thèse du wahhabisme officiel dont le fondateur a lui-même propagé l’islam par le glaive à travers toute la péninsule arabique. Le grand mufti d’Arabie saoudite a dit qu’il fallait détruire toutes les églises de la péninsule, car Mohammed sur son lit de mort l’avait demandé.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

C’est l’islamisme qu’il faut dissoudre !, par Franck Deletraz

Dissolution d’associations prônant le djihad armé

Elles sont au nombre de quatre. Quatre associations seulement, quand des dizaines d’autres (pour ne pas dire des centaines) prospèrent au grand jour et en toute impunité dans les zones de non-France avec un discours tout aussi criminel. Quatre seulement, parmi lesquelles ne figure même pas la plus en vue de toutes : cette fameuse UOIF, liée aux Frères musulmans et qui sert depuis des années de paravent aux imams les plus enragés ! Bref, en annonçant mercredi ces dissolutions, Castaner n’a pas seulement montré que le gouvernement tentait pitoyablement de contenir le tsunami islamiste avec un dé à coudre. Il s’est aussi clairement moqué des Français qui attendent d’abord de l’Etat qu’il les protège.

La « guerre sainte » pour perspective

C’est par un communiqué officiel, très vite repris par les grands médias, que Castaner a ainsi annoncé avoir demandé en Conseil des ministres la dissolution du Centre Zahra France, de la Fédération chiite de France, du Parti antisioniste et de France Marianne Télé, en raison de leur légitimation « de façon régulière [du] djihad armé tant par les prêches dispensés, que par les écrits mis à la disposition des fidèles et des internautes ». Des « justifications du djihad armé, sans modération d’aucune sorte », a précisé le ministre, qui « s’accompagnent d’un endoctrinement de la jeunesse du Centre Zahra dans la perspective de la guerre sainte et d’une apologie constante, notamment via Internet, des actions d’organisations telles que le Hamas, le Djihad islamique palestinien et la branche armée du Hezbollah, toutes inscrites sur la liste des organisations terroristes de l’UE ».

On rappellera au passage que le Centre Zahra France, association chiite basée à Grande-Synthe (Nord), a déjà fait l’objet de plusieurs mesures administratives et opérations policières ces derniers mois. Lors d’une douzaine de perquisitions opérées en octobre dernier dans ses locaux et au domicile de ses membres, les policiers antiterroristes avaient notamment découvert plusieurs armes à feu détenues illégalement.

L’amateurisme criminel du gouvernement

Aussi ces dissolutions sont-elles amplement justifiées. On peut même se demander pourquoi Castaner a attendu si longtemps pour les demander. Et pourquoi le lieu de culte dirigé par le Centre Zahra France n’a été fermé par arrêté préfectoral que pour… une durée de six mois ! C’est que, en matière de lutte contre l’islamo-terrorisme, le gouvernement fait preuve aussi d’un amateurisme terriblement criminel. Comment prétendre en effet lutter efficacement contre cette hydre à mille têtes qu’est l’islamisme en ne prononçant que quelques dissolutions ici et là ? Pire encore : en continuant d’accueillir sur notre sol des milliers de migrants parmi lesquels, nous le savons, se glissent une foule de djihadistes ? En abandonnant nos prisons, nos écoles et des quartiers entiers de nos villes aux « barbus » ? Ou encore en refusant obstinément d’expulser cette foule d’imams salafistes qui prêchent impunément dans des mosquées construites, bien souvent, avec l’argent des contribuables ? Incohérente à tous les niveaux et totalement suicidaire, cette politique consistant à « s’opposer sans s’opposer » à l’islamisme finira, hélas, par coûter très cher à notre pays.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 21 mars 2019

Violences sur les Champs-Élysées – Dysfonctionnement : le mot est faible, par Jean-Gilles Malliarakis

Depuis maintenant quatre mois, le pouvoir jupitérien, tous ministres confondus, n’est pas parvenu à déjouer la montée des violences anarchiques inadmissibles développées à la faveur des manifestations des gilets jaunes.

La première s’analyse à l’évidence en termes d’incompétence et de légèreté. Les deux ne se combinent pas toujours. Mais elles se conjuguent brillamment chez l’actuel ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Ses talents existent, comme souvent chez les politiciens méridionaux hâbleurs et roublards. Mais cela ne suffit pas plus aux métiers du maintien de l’ordre qu’à ceux de l’industrie lourde. Parler de dysfonctionnements paraît, une fois de plus, bien indulgent pour les hommes de l’État.

À un tel niveau l’erreur de distribution des rôles relève, au-delà même du Premier ministre, supposé seulement proposer la composition de son gouvernement, mais au chef de l’État qui en nomme les membres, et auquel on ne peut en imposer aucun. Ceci fonctionne même dans les périodes dites de cohabitation[1].

Une caricature impitoyable illustrait ce 19 mars, l’article de Jean-Dominique Merchet dans L’Opinion[2]. On hésite à la paraphraser.

Député de droite de la bonne ville de Cahors Aurélien Pradié rappelait au président, ce 19 mars, son exclamation du 25 juillet dernier “Ce n’est pas la République des fusibles ! Le responsable c’est moi !“.

Par surcroît, il existe incontestablement une inhibition politique. Notre précédente chronique évoquait le complexe de Malik Oussékine. Freud définissait l’hystérique comme un malade souffrant de réminiscence. Celle-ci paralyse depuis 30 ans les pouvoirs publics. Thibault de Montbrial va plus loin, qui souligne à juste titre : “On paye deux mois de critiques sur la violence des policiers”. Deux mois seulement, cher Thierry de Montbrial ? N’oublions pas, dans ce registre, le rôle, délétère et destructeur en toutes circonstances, du très chiraquien Défenseur des droits[3] Jacques Toubon.

Or, à la suite des critiques à l’encontre de l’emploi des LBD, les syndicats de police se plaignent à leur tour des nouvelles munitions, moins puissantes, livrées à la veille du 16 mars et ils déplorent surtout les “consignes inappropriées”.

Face à la violence inouïe des agressions antipolicières, un officier ajoute même : “par prudence, on se retient par rapport à ce que le Droit nous autoriserait à faire, face à des émeutiers”.

Nul ne doit minimiser enfin, dans ce processus paralysant, le rôle de la magistrature syndiquée. Que Mme Belloubet ait été épargnée jusqu’ici par les médias relève d’une indulgence inexplicable.

Répétons-nous : le mot dysfonctionnement paraît bien faible.

[1] Il fallut une longue négociation pour faire accepter à François Mitterrand la nomination de Charles Pasqua en 1986 lors de la constitution du gouvernement Balladur.
[2] article “Sécurité: les dessous d’un échec”
[3] Invention de la réforme constitutionnelle de 2008, sous la présidence Sarkozy.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Sur fond de violences urbaines, Castaner visite des zones de non-droit en Seine-Saint-Denis

25/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est lors d’une tournée nocturne dans trois commissariats, Aubervilliers, Pantin et Saint-Denis, que le ministre de l’Intérieur a dû écouter l’état des lieux alarmants dressé par le préfet Pierre-André Durand. Décrivant le quartier des Quatre Chemins, il précise, « un quartier qui présente une très forte délinquance, très jeune, constituée de mineurs étrangers et dominé par le trafic de stupéfiants ». Meriem Derkaoui, maire communiste franco-algérienne d’Aubervilliers déclare quant à elle, « On se demande si on est bien en France et dans la République. On ne peut accepter de mourir en se promenant dans la rue ».

Et quelle a été la réponse du ministre ?

Il s’est contenté de rassurer les élus en promettant une augmentation des effectifs de police, une amélioration du parc automobile alloué aux policiers et l’implantation de caméras, sans toutefois évoquer le fléau de l’errance des mineurs clandestins non accompagnés. Il a déclaré platement que « C’est un territoire qui veut s’en sortir, où se forge la France de demain ». Il fallait le dire ! Rappelons que le quartier dit des Quatre Chemins ainsi que la dalle de Pantin, un îlot de logements sociaux en réhabilitation, sont qualifiés de QRR « quartiers de la reconquête républicaine ».

Mais d’autres les qualifieraient plutôt de « territoires perdus de la République ».

Cette visite surprise n’aura pas pour autant été ignorée des racailles qui s’en sont donné à cœur joie. Ainsi, pendant la visite du ministre, 20 voitures ont été brûlées, un homme roué de coups gratuitement, un autre étranglé pour 900 € et un restaurateur dépouillé de sa recette pour 6000 €. Une humiliation supplémentaire pour le chef de la police.