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Les Gilets jaunes – La « peste brune » était rouge, par Francis Bergeron

Nous avons tous vu ces photos et ces films de monuments taggés, de magasins pillés, de voitures et scooters incendiés. Ils ont fait le tour du monde. Ces saccages, ces violences, sont signés. Ils sont signés par les inscriptions à la bombe à peinture qui ont été laissées par les voyous.

Elles nous enseignent une première chose : Darmanin souffre de daltonisme. Il avait identifié la « peste brune ». Or il s’agit bel et bien d’une peste rouge, comme d’habitude. Une peste rouge qui s’appelle Black Blocs, et autres groupuscules « antifascistes », composés de bastonneurs, du même genre que ceux qui avaient attaqué les malheureux Morillo et Fournier, récemment condamnés. Regardez les inscriptions sur l’Arc de Triomphe : ce « A » dans un cercle est le symbole des anarchistes. Les modèles des anarchistes s’appellent Ravachol, la bande à Bonnot et les tueurs de la FAI, la Fédération anarchiste ibérique de la guerre d’Espagne. Avec de tels « héros », il n’est pas étonnant qu’ils tentent, quand l’occasion se présente, de « terroriser le bourgeois », de voler et de piller. Regardez cette seconde inscription : « l’ultradroite perdra ». Dans l’esprit de Darmanin, les jeunes militants d’ultradroite, ces fameuses « pestes brunes », auraient taggé l’espoir de leur propre perte ?

Adama Traoré, peste brune ?

Et encore cette inscription : « Justice pour Adama ». Adama Traoré est une sorte d’icône pour l’extrême gauche : ce voyou avait fait l’objet d’un contrôle de police, en même temps que son frère, ce dernier étant poursuivi pour « extorsion de fonds avec violence ». Adama avait pris la fuite. Rattrapé, il est mort dans un commissariat de police. L’autopsie et l’enquête ont montré que sa mort a découlé d’un grave problème de santé, sa course effrénée pour échapper à la police lui ayant été fatale. Sauf si Darmanin parle de peste brune par racisme pur (Adama Traoré était noir), on ne voit pas de rapport entre ce mort, pour lequel les taggeurs de l’Arc de triomphe demandaient justice, et des mouvements de droite. L’homme ne faisait pas de politique. Il ne se serait intéressé, à la rigueur, qu’aux poches de ces Gilets jaunes… C’était simplement un délinquant, dont l’extrême gauche a entendu faire un symbole, pour mettre en accusation la police. A l’époque, Hollande, en véritable provocateur, est allé rendre hommage à la famille, laissant ainsi entendre que les policiers avaient commis un crime.

Dès jeudi, Présent, comme toutes les rédactions, savait que les Black Blocs s’infiltreraient dans la manifestation des Gilets jaunes. C’est facile : il suffit d’enfiler un gilet jaune. Qui plus est, à la différence des partis politiques traditionnels et des syndicats, les Gilets jaunes n’ont pas de service d’ordre organisé.

Deux coupables : les anarchistes masqués et Castaner

Mais pire encore, selon des syndicats de police, les forces de l’ordre, très nombreuses aux abords des Champs Elysées et de l’Arc de triomphe, avaient reçu consigne de rester passives. Dans quel but ? Créer une psychose anti-Gilets jaunes, éloigner la droite et la gauche modérée de cette révolte antifiscale. Ce genre de pratique pouvait fonctionner à l’époque de Gaston Defferre. Aujourd’hui, l’exercice est plus difficile. Photos, messages, documents, témoignages, enregistrements, circulent à la vitesse de la lumière, et les pitoyables manœuvres du ministre de l’Intérieur sont vouées à l’échec.

Il y a donc deux coupables : les anarchistes masqués (300, peut-être, face à 4 600 policiers), et le ministre Castaner. Il faut néanmoins que les Gilets jaunes trouvent de nouvelles formes d’action, car ils ne peuvent pas prendre le risque que leur action soit salie par des casseurs usurpant simplement un gilet jaune.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 27 novembre 2018

Gilets jaunes – Nicolas Dupont-Aignan : “Christophe Castaner est un incompétent et un cynique”

03/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne, président de Debout la France, était l’invité politique du Grand Matin Sud Radio.

Deux jours après une nouvelle manifestation des Gilets Jaunes marqués par des scènes de violence sur les Champs-Élysées, Nicolas Dupont-Aignan a mis en cause la responsabilité du gouvernement et du ministre de l’Intérieur.

J’ai demandé la démission de Christophe Castaner, qui est un incapable et un cynique. C’est inadmissible ce qui s’est passé, il fallait protéger l’Arc de Triomphe. Pourquoi n’était-il pas protégé ? On nous prend pour des imbéciles. Comment une préfecture de police, qui connaît par cœur les casseurs, notamment d’extrême-gauche, a pu laisser des rues de Paris comme ça ?

Le député de l’Essonne voit dans ce mouvement des Gilets Jaunes “la France qui se lève” : “Ce n’est pas la question de la droite ou de la gauche, mais d’un peuple qui doit pouvoir vivre. Et pour vivre, il faut pouvoir changer de politique. On est en concurrence avec des esclaves, en Bulgarie, en Chine ou ailleurs. On a supprimé toutes les protections et les Français commencent à vivre comme des esclaves eux aussi.”

Derrière les casseurs, Nicolas Dupont-Aignan voit l’œuvre de “racailles de banlieues” :

J’ai vu des gens formidables, des Français comme les autres, qui manifestaient paisiblement. J’ai vu de la racaille de banlieue qui venait piller les magasins. Peut-être parce qu’elle avait des ordres, la police ne faisait rien. Par contre, le retraité, la police lui mettait des coups de matraque et lançait le canon à eau. J’ai peur de l’engrenage. Je trouve le gouvernement irresponsable. Je crains qu’il y ait une liaison entre la racaille des banlieues et les casseurs et que tout ça finisse très mal. Je suis très sévère avec le président de la République qui me fait penser à ces pyromanes déguisés en pompiers.


Gilets Jaunes : Castaner cherche à diaboliser le mouvement

26/11/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Ce samedi 24 novembre, le rassemblement des « gilets jaunes » a rassemblé plus de 100.000 personnes partout en France, dont 8.000 à Paris. Ces chiffres sont ceux du ministère de l’Intérieur. Rappelons que le mouvement des gilets jaunes est né du mécontentement face à la hausse des taxes sur le prix des carburants annoncée par Macron. Depuis plusieurs semaines, ce mouvement ne cesse de grandir face à la surdité du président.

Comment s’est déroulée la neuvième journée de mobilisation ?

Généralement, les gilets jaunes ont manifesté pacifiquement dans tout le pays, malgré quelques blocages et barrages organisés sur des axes routiers. Pourtant, au total, Castaner a dénombré 191 interpellations par la police, dont 103 sur les Champs-Élysées. Comment expliquer ce décalage entre une manifestation majoritairement « bon enfant », selon le ministre de l’Intérieur lui-même, et ces interpellations ?

Des partisans d’extrême gauche et des racailles affublés de gilets jaunes

Le mouvement des gilets jaunes se veut spontané, protéiforme. Il ne revendique aucune appartenance à un parti politique. Le seul mot d’ordre est la protestation contre la hausse des taxes. Aussi, il est aisé de s’affubler d’un gilet jaune et d’aller militer pour sa cause au sein de la foule. C’est ce qu’on fait des partisans d’extrême gauche ou des racailles qui se sont ainsi données une occasion de s’exprimer, à la façon qu’on leur connaît. Affrontements avec la police, dégradations…

Le gouvernement fait porter le chapeau des violences à l’ « extrême droite »

Même si aucun activiste de droite n’a été recensé parmi les 103 interpellés, le gouvernement a désigné comme auteur des faits ce qu’il nomme l’« extrême droite ». Comme le gouvernement n’a pas l’intention de renoncer à la hausse des taxes, il cherche un moyen de décrédibiliser les gilets jaunes. Après les accusations de racisme ou d’homophobie, l’idée que les gilets jaunes sont violents et à ranger sous l’étiquette connotée d’extrême droite, est le dernier mensonge qu’a inventé le gouvernement pour diaboliser et réduire l’opposition.

Gilets jaunes : les « fake news » de Castaner, par Caroline Parmentier

Christophe Castaner a dénoncé mardi « la dérive totale » du mouvement des gilets jaunes et sa « radicalisation », en répandant des infos mensongères. On aimerait le même acharnement de sa part contre les milices d’extrême gauche, les racailles de cité et les islamistes.

Alors que des gilets jaunes poursuivent leur mobilisation en France sur les autoroutes et contre les dépôts pétroliers, le ministre de l’Intérieur a brossé un tableau apocalyptique des conséquences de leurs actions sur la sécurité du pays, les accusant d’affaiblir le pays face au terrorisme en mobilisant les effectifs de police. On ne l’a jamais entendu parler comme ça des antifas, des bandes ethniques qui mettent les quartiers en coupes réglées, ni même des djihadistes. Selon lui, le risque d’attentat est décuplé par les manifestations des gilets jaunes.

Comme lui a répondu Marine Le Pen, « la quasi-totalité des blessés l’ont été par des inconscients criminels qui ont foncé sur des gilets jaunes et des policiers. C’est malhonnête d’imputer aux gilets jaunes des violences et dégradations de milices d’extrême gauche qui en toute circonstance et en toute impunité cassent, brûlent, volent, brutalisent et dont nous demandons la dissolution depuis longtemps. »

Dans son opération de diabolisation, le ministre de l’Intérieur a multiplié les approximations et les mensonges. On avait déjà eu samedi les trois bavures : homophobe, islamophobe et raciste (Présent du 20 novembre), Christophe Castaner rapporte cette fois le cas du véhicule du Samu bloqué par les gilets jaunes entraînant la mort d’une patiente : « Ce matin, à Angoulême, un véhicule du Samu a été empêché d’intervenir sur une dame âgée qui faisait l’objet d’un incident médical. Cinquante minutes pour faire trente kilomètres. La personne est morte cet après-midi. C’est aussi ça la réalité. »

Des accusations aussitôt remises en cause par La Charente libre, selon qui la vieille dame serait morte dès le matin, à cause d’un retard de 20 minutes des secours dû à des routiers bloqués en amont des blocages. Le vice-procureur d’Angoulême, Stéphanie Veyssière, précise quant à elle « qu’aucune information judiciaire n’a été ouverte, seule une enquête en recherche des causes du décès a été ouverte par le parquet ». Mais selon elle, sans aucun lien avec les gilets jaunes.

Jamais le ministre de l’Intérieur ne rapporte ce genre de belles légendes urbaines sur les cités immigrées où les pompiers et ambulanciers sont régulièrement agressés, caillassés et empêchés d’intervenir. Là, il n’y a jamais de conséquences…

Christophe Castaner a encore évoqué le cas de « trois policiers blessés dans la nuit de lundi à mardi à coup de boules de pétanque » à Langueux dans les Côtes d’Armor par des gilets jaunes munis de « barres de fer et de cocktails Molotov » délogés d’un centre commercial par les forces de l’ordre. Or le parquet de Saint-Brieuc a fait savoir que six personnes avaient bien été interpellées pour jets de projectiles (notamment des canettes) sur les forces de l’ordre, mais a contesté avoir connaissance d’une quelconque saisie de cocktails Molotov.

« Dans les faits, ça se passe de façon beaucoup plus souple que ce que présente M. Castaner » a déclaré le syndicaliste policier Alexandre Langlois. « On le voit d’ailleurs sur les images, mes collègues CRS avancent souvent non casqués, on voit que ce n’est pas un maintien de l’ordre très ferme. »

On connaît la propension de Christophe Castaner à propager des fables et des fariboles tendancieuses, du « voile catholique de nos mamans » à « l’islam religion de bonheur et d’amour, comme la religion catholique », va-t-il tomber sous le coup de la loi des « fake news » ? En attendant, sa diabolisation des gilets jaunes a convaincu FO Transports de rejoindre la mobilisation : « On ne pouvait pas ne pas en faire partie. »

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 21 novembre 2018

Castaner : un ministre de l’Intérieur communautariste, par Caroline Parmentier

Comme nous l’avons posté sur le site de Présent dès l’annonce de sa nomination, Castaner à l’Intérieur, est-ce que ça pouvait être pire ? Surnommé « Simplet » au PS, idiot utile qui veut encore et toujours plus de migrants, islamophile béat qui a déclaré que « l’islam est une religion d’amour et de bonheur comme la religion catholique », partisan du retour des djihadistes, favorable au concert de Médine au Bataclan, auteur inoubliable du « voile catholique de nos mamans »…

Idéologiquement il hait tout ce que nous défendons. On peut compter sur lui pour faire passer la loi sur les fake news à la vitesse supérieure. Contre des medias bien ciblés. C’est le plus bourrin de l’élevage macronien mais c’est aussi le plus nuisible. Bruno Retailleau n’a pas tort de souligner que l’ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb « est parti en nous avertissant sur le risque de séparatisme communautaire » et qu’« Emmanuel Macron nomme le plus communautariste de ses ministres pour relever ce défi ».

Dans son testament crépusculaire largué sur le perron de Beauvau sous les yeux d’un Edouard Philippe outragé, Gérard Collomb a balancé une bombe : « oui aujourd’hui, dans ces quartiers c’est la loi du plus fort qui s’impose, celle des narcotrafiquants, des islamistes radicaux, qui a pris la place de la République, aujourd’hui, on vit côte à côte…demain, j’ai peur qu’on vive face à face ».

Et c’est précisément Christophe Castaner, immigrationniste et multiculturaliste fervent, défenseur du voile islamique, qui est chargé de la relève. Interrogé sur le voile islamique dont Macron avait déclaré qu’il n’était pas conforme à la civilité dans notre pays mais qu’il fallait le tolérer, Christophe Castaner a eu cette réponse stupéfiante : « On s’est posé la question il y a quelques années quand toutes les femmes catholiques portaient le voile ? Quand en France, y compris nos mamans portaient un voile, portaient le voile catholique, on ne se posait pas la question. » Ce devait être à la même fameuse époque où les cafés étaient interdits aux femmes et où les catholiques avaient décrété qu’elles n’avaient pas d’âme, selon les bonnes vieilles fables socialistes à dormir debout.

Un élan de soumission très remarqué, visant à exonérer les musulmans de tout préjugé infamant ou sexiste. Avec toujours à la bouche l’argument qui s’accommode de tous les arrangements avec le salafisme, qui court devant même. Et si au passage on peut entretenir la légende obscurantiste anti-catholique, c’est encore mieux !

Le 23 novembre 2017, il avait déclaré au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC que « l’islam est une religion d’amour et de bonheur comme la religion catholique ». C’est lui, ministre des Cultes, qui va avoir la mission de mener à bien la refonte de l’islam de France pour le soustraire des influences étrangères. Un chantier qui est resté au point mort sous Gérard Collomb.

Le tombeur de Marion Maréchal

C’est Castaner encore, alors tête de liste socialiste, qui s’était retiré dans l’entre-deux tours des régionales de 2015 pour bloquer la victoire quasiment certaine de Marion Maréchal-Le Pen en PACA, assurant la victoire du LR Christian Estrosi, déjà surnommé l’imam Estrosi. Lors de son élection à la tête de LREM en novembre 2017 à Lyon, Christophe Castaner a commencé son discours par l’évocation du « mal qu’est le Front national » : « il a toujours été au cœur de mon combat politique ».

« Il nous a traités plus bas que terre », rappelle Marine Le Pen. « La crainte que j’ai désormais est qu’il utilise son pouvoir contre l’opposition alors qu’à Beauvau, il aura la responsabilité du dossier sensible des élections. Il n’a pas été choisi par Emmanuel Macron pour ses compétences en matière de sécurité. »

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 17 octobre 2018

Ludovine de La Rochère : « Cette proposition de loi sur la PMA est une escroquerie humaine, éthique et scientifique »

Christophe Castaner, délégué général de LREM, a réaffirmé la volonté de son mouvement de favoriser l’extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules, et de rembourser intégralement cette pratique médicale par la Sécurité sociale.

Ludovine de La Rochère dénonce « l’aberration » de cette déclaration qui ne fait pas l’unanimité au sein du parti présidentiel.

Le patron de la République En Marche, Christophe Castener s’est entretenu devant ses troupes et a rappelé le fervent attachement de la Républque En Marche à la PMA et à la congélation d’ovocytes.
La Manif Pour Tous est-elle prête à repartir en guerre ?

La Manif pour Tous n’a jamais cessé de lutter pour les droits de l’enfant et pour la famille. Au besoin, elle continuera et développera encore davantage d’actions, y compris dans la rue.
En attendant, cette déclaration est à la fois aberrante et pas étonnante.
Cette prétendue conviction de la République En Marche a été exprimée ces dernières semaines avec un délibéré du groupe la République En Marche à l’Assemblée nationale. Cela étant dit, la manière dont il le formule est scandaleuse.
On sait que ce sujet divise ce parti. Et les députés de la République En Marche devraient jouir de leur liberté de conscience et d’une liberté de vote sur ce sujet. On voit bien la tentative de pression très forte sur Emmanuel Macron, la société et tous les collègues de monsieur Castaner de la République En Marche.

Guillaume Chiche est-il en train de s’affirmer comme un militant radical de l’ouverture de la PMA ?

Je pense que Guillaume Chiche essaie de se faire remarquer comme il a tenté de le faire à propos de la politique familiale. Il avait tenté le dépôt d’une proposition de loi pour la PMA sans père. Le gouvernement lui a demandé d’y renoncer au mois de juillet. À ce moment-là, Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, a déclaré que la PMA sans père devrait faire partie de la révision de la loi de bioéthique. Pour le moment, cela n’est pas confirmé.
Guillaume Chiche avait rédigé une proposition de loi qu’il avait adressée à ses collègues du parlement pour cosignature. Nous l’avons lue. Cette proposition est une escroquerie intellectuelle, juridique et plus grave encore, une escroquerie humaine, éthique et même scientifique.
Je dis scientifique parce qu’il ne s’agit plus de médecine. L’étymologie médecine indique qu’en médecine, on remédie à une pathologie. On est là pour traiter et non pas pour réaliser les désirs individuels. La lecture de cette proposition de loi est terrifiante, tant les contradictions, les omissions et les aberrations sont importantes. Il est très inquiétant de penser qu’un tel contenu pourrait se retrouver dans une proposition de loi prétendument bioéthique, c’est-à-dire éthique.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

« Quand nos mamans portaient le voile catholique » !, par Caroline Parmentier

Ce devait être à la même fameuse époque où les cafés étaient interdits aux femmes et où les catholiques avaient décrété qu’elles n’avaient pas d’âme, selon les bonnes vieilles fables socialistes à dormir debout.

Interrogé sur le voile islamique dont Macron a déclaré dimanche qu’il n’était pas conforme à la civilité dans notre pays, mais qu’il fallait le tolérer, Christophe Castaner a eu cette réponse stupéfiante : « On s’est posé la question il y a quelques années quand toutes les femmes catholiques portaient le voile. » Ah oui ? Où ça ?

Et le balourd président d’En Marche d’insister : « Quand en France, y compris nos mamans portaient un voile, portaient le voile catholique, on ne se posait pas la question. »

« Fichtre », a dû se dire Macron. Mais à quel « voile catholique », Christophe Castaner fait-il donc allusion ? Où remonte ce traumatisme ? Serait-il le fils d’une bonne sœur ? On ne l’a pas lu dans Voici. Sa mère mettait-elle un foulard contre le mistral ? (Castaner est né à Marseille). Quelles femmes catholiques « voilées » a-t-il pu croiser dans les années 70 sur la Cannebière ? A moins qu’il n’ait pris les Algériennes en haïk pour des cathos.

Certes quelques femmes catholiques arboraient à la messe une mantille qui ne recouvrait pas entièrement les cheveux, rien à voir avec le bâchage islamiste sans lequel il n’y a pas de femme honnête et pure. Et quand elles le mettaient, c’était juste pour le temps de la messe (et parfois même seulement celui de la communion) aucune ne le conservait à l’extérieur de l’église, ni pour faire ses courses au supermarché ou accompagner ses enfants à l’école.

Le port du voile catholique de nos mamans n’existe que dans l’histoire française fantasmée de Castaner et de Benoît Hamon et dans ce formidable élan de soumission qui veut exonérer les musulmans de tout préjugé infamant ou sexiste. Avec toujours à la bouche l’argument qui s’accommode de tous les arrangements avec le salafisme, qui court devant même. Et si au passage on peut entretenir la légende obscurantiste anti-catholique, c’est encore mieux ! Demain Castaner nous expliquera que sa grand-mère portait le burkini et que les catholiques ne mangeaient pas de porc. Après l’élimination de Benoît Hamon au premier tour, rappelons que le candidat des Frères musulmans pour lequel L’UOIF a officiellement appelé à voter était… Emmanuel Macron. Un soutien que ce dernier n’a jamais rejeté.

Bientôt la Fête des Mères, pensez aux voiles de nos mamans qui leur rappelleront leur jeunesse !

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 17 avril 2018

Christophe Castaner compare le voile islamique au « voile catholique » : il est sérieux, là ?

À quel « voile catholique » arboré par sa « maman », fait référence Christophe Castaner ?

Emmanuel Macron ayant évoqué la question du voile islamique en France à la télévision dimanche soir, Christophe Castaner, sur RTL, lundi matin, a été appelé à commenter.

Et là, surprise ! Alors qu’Emmanuel Macron, fidèle à sa réputation de président pragmatique et disruptif, avait osé qualifier le sujet de « très important » et même « emblématique », affirmant que le voile n’était pas « conforme à la civilité dans notre pays », mais qu’il ne voulait pas « faire de loi qui l’interdise dans la rue parce que ce serait contre-productif », (comprenez : je ne suis pas dupe, je sais quelle charge idéologique il porte, mais comme sur tant de sujets, je ne peux rien faire, c’est inextricable. Faute d’action, vous vous contenterez donc de ma ferme communication), Christophe Castaner, en dépit de son prénom, est resté frileusement sur la rive. Là où ses petits petons sont bien au sec. Refusant de franchir avec Emmanuel Macron ce qui n’est pourtant pas le Rubicon, tout au plus le pédiluve de la piscine municipale de Forcalquier.

Son style à lui, voyez-vous c’est plus le poncif que le disruptif, dont acte : « Il y a quelques années, quand en France, y compris nos mamans portaient un voile, portaient le voile catholique, on ne se posait pas la question », déclare-t-il très sérieusement. Alain Juppé sors de ce corps !

Voici donc une nouvelle fois renvoyés dos-à-dos le voile islamique et le « voile catholique » (sic), avec ces mêmes postures d’adulte qui ne croit plus, bien sûr, au père Noël mais jette un regard indulgent, quoique condescendant, sur des enfants encore crédules, et spécialement le petit dernier qui forcément ne peut pas avoir la même maturité que l’aîné : bref, il suffit d’être un peu patient avec cette religion adolescente, donc un peu fougueuse – vous savez comment sont les jeunes – et elle finira par se ranger des voitures comme le catholicisme.

Sauf qu’on ne sait pas très bien au juste à quel « voile catholique » arboré par sa « maman », fait référence Christophe Castaner…
Celui que les femmes autrefois, portaient pendant les offices, et qu’elles portent encore parfois, notamment dans certains rites orientaux, mais jamais hors de l’église ? Christophe Castaner soutiendrait-il que le voile islamique ne fleurit nulle part ailleurs que dans les mosquées ? Depuis combien de temps ne circule-t-il plus en France que dans une voiture aux vitres teintées ?

Celui que portent les religieuses ? Mais celui-ci est, précisément, un habit religieux et n’est en rien imposé à l’ensemble des femmes catholiques. Bébé, Christophe Castaner aurait-il été trouvé dans un petit panier derrière une porte par quelque sœur tourière, et élevé – comme Alain Juppé, sans doute – par tout un couvent réuni ?

Celui que portait la Vierge, et qu’elle porte encore sur les représentations de toutes ses apparitions ? Christophe Castaner serait-il donc Hibernatus ? Ou bien était-ce une coquetterie familiale, une mode vintage chez les Castaner ? Certains choisissent bien de cultiver un style sixties ou seventies, pourquoi pas thirties-après-JC ? On imagine Monsieur Castaner Senior allant travailler dans les atours de Saint Joseph. À la machine à café, forcément, il devait un peu détoner, non ?

Et si sur ce « voile catholique », on ne se posait pas de questions, c’est peut-être parce qu’il n’en suscitait pas, attendu qu’aucune femme dans aucun État du monde n’était menacée pour ne pas l’avoir porté et qu’aucune organisation terroriste n’en faisait un étendard délétère, une arme symbolique pour étendre son hégémonie ?

Et dire qu’il y a quelques jours, aux Bernardins, Emmanuel Macron affirmait solennellement vouloir réparer le lien abîmé avec les catholiques. Peut-être, pour commencer, pourrait-il recommander à son cher Christophe Castaner de se taire ?

Gabrielle Cluzel

Tribune reprise de Boulevard Voltaire