Guerre en Ukraine : il y a donc réfugiés et réfugiés, reconnaît Christophe Barbier

Christophe Barbier

Il est encore trop tôt pour analyser, avec discernement et sans céder à l’émotion, toutes les causes de l’invasion des troupes russes en Ukraine. Il est non moins difficile d’en prévoir tous les effets. On peut cependant assurer que la crise ukrainienne aura sur la France deux conséquences prochaines. Sur le plan politique, elle va dénaturer la campagne électorale, qui fera l’impasse sur le bilan du Président sortant. Sur le plan migratoire, on peut présumer que la France accueillera bientôt des réfugiés ukrainiens.

Emmanuel Macron a déclaré que « la France, comme tous les autres pays européens, prendra sa part pour assister la population ukrainienne, mais aussi pour accueillir des réfugiés venus de ce pays ». Marine Le Pen a de son côté assuré, sur BFM TV, qu’il fallait, « bien sûr, accueillir les réfugiés qui fuient l’Ukraine », ajoutant qu’« on est là au cœur de la Convention de Genève ». Le journal Libération a sauté sur l’occasion pour souligner, comme pour la prendre en défaut, les contradictions de la candidate d’un parti qui avait, en août dernier, lancé une pétition pour dire « non à l’accueil massif de réfugiés afghans ». Il fait semblant de ne pas comprendre.

Christophe Barbier, dans sa chronique matinale sur BFM TV, a involontairement pris la défense de Marine Le Pen, qui pourrait reprendre mot pour mot son argumentation. Évoquant l’éventualité d’une arrivée importante en France de réfugiés ukrainiens, il a rappelé qu’ils étaient des « Européens de culture », une population « très proche, très voisine », que « cette situation ne va pas s’éterniser durant des années » et que la plupart d’entre eux retourneraient dans leur patrie à la fin des hostilités. Des paroles de bon sens qui, dans la bouche de Marine Le Pen ou d’Éric Zemmour, seraient considérées comme discriminatoires.

Il faut pourtant se rendre à cette évidence : entre les réfugiés afghans ou, plus généralement, les réfugiés de culture musulmane et les réfugiés ukrainiens, il y a une différence de nature. L’Ukraine est un pays très majoritairement chrétien, de tradition orthodoxe, bien éloigné de l’islam. Elle est proche de nous par sa civilisation et sa culture. Tout laisse à penser que les réfugiés ukrainiens d’aujourd’hui, comme ceux d’hier, contrairement à une partie des immigrés issus de pays islamiques, n’exporteront pas une culture étrangère, voire hostile à la nôtre, et ne poseront aucun problème d’intégration ni d’assimilation.

Cette différence essentielle ne semble guère être comprise par des esprits qui, au nom d’un universalisme perverti, refusent de prendre en compte les différences civilisationnelles qui peuvent nuire à la cohésion sociale et à l’unité d’un pays, quand elles ne tendent pas à s’imposer. Il existe, chez ces apôtres de la bien-pensance, qui sont aussi les chantres de la pensée unique, une préférence irraisonnable pour tout ce qui est le plus étranger à notre culture. On l’a vu avec les chrétiens d’Orient, dont les persécutions semblent les laisser indifférents alors qu’ils ouvrent facilement les bras à la religion qui les persécute.

Certains peuples s’assimilent en France mieux que d’autres. Le reconnaître n’est pas une marque de discrimination mais de discernement. Le mot de Saint-Exupéry, « Celui qui diffère de moi, loin de me léser, m’enrichit », ne peut s’appliquer pleinement qu’entre peuples de cultures voisines, qui s’enrichissent mutuellement de leurs particularités. Nier cette évidence, c’est faire preuve d’un aveuglement coupable ou prendre un malin plaisir à voir progressivement s’éteindre notre civilisation.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Christophe Barbier cherche des solutions pour « démolir le Front national »

Christophe Barbier (L'Express, etc.) découvre "le grand remplacement"

29/04/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Comment démolir le Front national ? Tel est le titre choisi pour l’édito de Christophe Barbier, qui est aussi celui de la une du numéro de la semaine de L’Express.

Le directeur de la rédaction de L’Express considère que personne n’a réellement pris le temps de démonter pièce par pièce le programme du Front national, sauf le juppéiste Maël de Calan, qui publie un « livre de combat », La Vérité sur le programme du Front nationalChristophe Barbier pense le programme du FN est plein de contradictions :

C’est la démonstration qu’il y a de l’amateurisme. C’est la démonstration qu’il y a de l’aventurisme. Cela montre aussi que les succès du Front national ne sont pas dus à un vote d’adhésion. Les Français ne sont pas dupes. Ils ne veulent pas de ce programme. Cela demeure un vote de protestation. Parce qu’on est en colère contre la situation, parce qu’on est malheureux, parce qu’on est désespéré et surtout parce qu’on est fou de rage contre les autres partis. Ceux de la raison, ceux du sérieux. Ceux qui devraient monter des programmes courageux.

Et si Christophe Barbier consacrait un édito aux contradictions présentes dans les programmes des partis… « sérieux » ?


Christophe Barbier (L’Express, etc.) découvre « le grand remplacement »

Christophe Barbier (L'Express, etc.) découvre "le grand remplacement"

12/09/2014 – PARIS (Novopress) – Dans l’émission C dans l’air du 08/09/2014, Christophe Barbier – directeur de la rédaction de L’Express, et omniprésent dans les médias audiovisuels – découvre « le grand remplacement » à l’occasion du sondage qui place Marine Le Pen en tête du premier tour de la présidentielle de 2017, et même victorieuse au second tour face à François Hollande

Pour lui « le grand remplacement » est un « fantasme ». Pour considérer que c’est un fantasme Barbier doit rester dans le milieu bobo journalistique et ne se déplacer que dans des rues sélectionnées. Il ne doit pas lire les quelques statistiques démographiques qui échappent à l’interdiction des données ethniques, destinée à occulter la vérité.

Mais il est obligé de reconnaitre que « parmi la France qui vote » le grand remplacement ou son fantasme ? « devient un argument de vote par adhésion [au Front National] et pas simplement de protestation et c’est ça qui est le plus inquiétant ».

Faudra-t-il rééduquer les Français pour qu’ils ne voient plus ce qu’ils voient, et n’aient plus le « fantasme » du grand remplacement ? Christophe Barbier s’y emploie.

Christophe Barbier : on peut « réguler » l’internet en France, « les Chinois y arrivent bien » (audio)

Christophe Barbier : on peut "réguler" l'internet en France, "les Chinois y arrivent bien" (audio)

04/01/2014 – 13h30
PARIS (NOVOpress) –
Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L’Express, a proposé vendredi sur RMC sa vision de la liberté d’expression sur Internet : « réguler » en France le net… à la chinoise.