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De Gaulle Jeanne d'Arc

Plus laïcards que les laïcards : Bayrou et Guaino lapident le chrétien Fillon

Bien sûr, chacun d’entre nous a depuis longtemps compris que les déclarations récurrentes de Fillon sur son attachement à la foi, pour en être sincères, n’en restaient pas moins un appel du pied en direction de l’électorat chrétien. Mais le véritable lynchage dont il a fait l’objet ces jours de la part de Bayrou et Guaino est aussi scandaleux que révélateur de l’inconsistance de ces deux imposteurs.

A l’origine de cette véritable lapidation, cette déclaration de Fillon mardi soir, alors qu’il était invité au 20h de TF1 :« Je suis gaulliste et de surcroît je suis chrétien, cela veut dire que je ne prendrai jamais une décision qui sera contraire au respect de la dignité humaine, au respect de la personne, de la solidarité ».

Des propos jugés « déplacés » par Bayrou qui, se faisant plus laïcard que les laïcards, a immédiatement piqué une colère. En effet, s’est exclamé le « Judas » de la classe politique française, « je ne peux pas porter atteinte à la Sécu parce que je suis chrétien ? Qu’est-ce que ça à voir ? Je suis croyant, je ne vais pas m’offusquer d’un mouvement de foi, mais comment peut-on arriver à mélanger la politique et la religion à ce point, de cette manière déplacée ? […] Ce sont deux domaines que nous avons séparés depuis plus d’un siècle, c’est le principe d’une laïcité à la française ! » Une réaction qui a poussé Bruno Retailleau, en charge de la coordination et de la stratégie de Fillon, à ironiser en déclarant : « Je trouve fort de café les propos du président du MoDem quand on vient de Démocratie chrétienne. C’est pour moi un sujet d’étonnement ».

Mais Bayrou n’aura pas été le seul à se ridiculiser ainsi. Henri Guaino, le député LR des Yvelines qui « même avec un salaire de 5 100 euros mensuel » n’arrive pas à mettre de l’argent de côté à la fin du mois, est en effet monté au créneau lui aussi, pour qualifier les propos de Fillon de… « faute morale » ! Plus fort encore : Guaino devait aller jusqu’à expliquer jeudi sur LCI : « On ne peut pas dire qu’on lutte contre le communautarisme et qu’on est le candidat des chrétiens .» En effet, a poursuivi l’ancien conseiller de Sarkozy, « comment voulez-vous critiquer les musulmans qui font des listes musulmanes et qui veulent présenter des listes musulmanes ? […] Ce n’est pas possible ! Cela nous entraîne sur des terrains sur lesquels nous ne voulions pas aller. »

Franck Delétraz

Article paru dans Présent daté du 7 janvier 2017
sous le titre « Bayrou et Guaino lapident Fillon »

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Comment la laïcité dévoyée contribue à l’islamisation de la France, par Bruno Mégret

La notion de laïcité, telle qu’elle est utilisée par le Système dans les débats sur l’immigration, se révèle être d’une grande ambiguïté. Normalement, la laïcité devrait conduire à contester l’islam qui est réfractaire à ce concept et à reconnaître son incompatibilité avec les principes qui régissent notre société.

Lorsque, il y a de nombreuses années, je me suis rendu compte que l’immigration massive allait générer un processus d’islamisation, j’ai pensé que cette nouvelle donne pouvait progressivement faire éclater le consensus de la classe politique et médiatique en faveur de la politique d’immigration à tout va. Car c’est l’idéologie officielle des tenants du Système qui se trouvait ainsi mise en cause par l’islam et bien au-delà, d’ailleurs, de la laïcité. L’égalité des citoyens compromise par le statut d’infériorité réservé aux femmes, la démocratie contestée par la légitimité de la loi divine, les valeurs des lumières réfutées par la confusion du politique et du religieux, il était clair que l’islam n’était compatible ni avec la République ni avec les droits de l’homme. Dès lors, on pouvait penser que ceux qui défendaient ces principes, les tenants de l’idéologie politiquement correcte, ne pourraient que s’inquiéter de la montée de l’islam et, ce faisant, rejoindre ceux qui contestaient la politique d’immigration massive suivie jusqu’alors.

Certains l’ont fait avec courage mais ils n’ont été qu’une petite minorité. L’essentiel du Système a choisi de rester sur une ligne immigrationniste et a entrepris un exercice idéologique acrobatique pour gommer les contradictions pourtant inhérentes à cette position. Pis : la manière dont ils manipulent leurs principes les amène aujourd’hui à transformer la laïcité en un instrument qui détruit notre identité et qui assure, en revanche, la promotion de l’islam.

Ils ont en effet dénaturé la notion même de laïcité en y introduisant une idée d’égalité : l’idée que l’Etat et les pouvoirs publics doivent traiter également toutes les religions. Or cette dimension égalitaire, qui n’est nullement contenue dans le concept de laïcité, est naturellement celle qui est la plus utilisée par les tenants du politiquement correct. Lesquels vont dès lors utiliser la laïcité pour mettre sur le même plan la religion chrétienne et la religion musulmane, ce qui les conduit à faire reculer la première et à assurer la promotion de la seconde. N’est-ce pas d’ailleurs ce que l’on observe tous les jours ? L’islam est au centre des préoccupations des médias quand le christianisme en est pratiquement absent.

C’est en effet au nom de la laïcité, remise à l’honneur par la montée de l’islam, que le Système s’en prend maintenant à toutes les manifestations publiques du christianisme avec comme objectif de l’évacuer totalement de la sphère publique. C’est, par exemple, au nom de cette logique que certains réclament l’interdiction des crèches à Noël, que d’autres veulent faire taire les cloches des églises et que d’autres encore font la chasse aux croix dans l’espace public. Pis : lorsqu’on veut réglementer une pratique de l’islam contraire à nos traditions, on cherche à s’en prendre symétriquement à l’une de nos coutumes : ainsi, l’interdiction du port du tchador sera-t-elle étendue à tous les signes religieux ostensibles, y compris, bien sûr, au port d’une croix, lequel ne posait pourtant aucun problème.

De plus, cette vision d’un laïcisme symétrique et égalitaire conduit à nier la composante chrétienne de notre identité. Indépendamment de toute considération religieuse, que l’on soit catholique ou non, pratiquant ou non, personne ne peut nier pourtant que notre nation a été façonnée par le christianisme. Il suffit d’observer notre territoire si riche de calvaires, d’églises et de cathédrales, ou de s’intéresser au nom des lieux désignés pour beaucoup par le nom d’un saint, ou encore de se rappeler que les jours fériés correspondent pour la plupart à des fêtes chrétiennes. Or, si l’on nie cette réalité, si l’on cherche à l’occulter voire à la détruire au nom de la laïcité, on gomme tout un pan de notre identité face à l’identité conquérante de l’islam.

En plaçant ainsi sur le même plan une religion qui a marqué notre nation pendant quinze siècles et une autre qui n’est présente dans l’Hexagone que depuis quelques décennies seulement, on assure une promotion extraordinaire à l’islam, lui conférant de ce fait un statut de tout premier plan au sein de notre pays. Dévoyée par les tenants du Système, la laïcité conduit dès lors, indirectement et paradoxalement, à renforcer l’islam en l’installant et en le légitimant sur notre sol, tout en érodant par ailleurs notre propre identité.

Aussi, pour combattre la montée de l’islam faut-il sortir du schéma politiquement correct, car les valeurs républicaines comme celle de la laïcité ne sont pas suffisantes pour asseoir intellectuellement une opposition claire à l’islamisation de notre pays.

Sur le plan idéologique, c’est bien le recours au concept d’identité qui permet de lever toutes les ambiguïtés. L’islamisation doit être combattue car l’islam n’est pas compatible avec notre identité, ni sur le plan historique, ni sur le plan religieux, ni sur le plan des valeurs. En clair, il ne procède pas de la même civilisation. Et la défense, ô combien légitime, de notre propre civilisation nous impose donc d’empêcher l’islam de s’installer massivement sur notre sol.

Bruno Mégret

Texte repris du site de la Fondation Polémia

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Theresa May : « Notre héritage chrétien est une chose dont nous pouvons être fiers »

« Notre héritage chrétien est une chose dont nous pouvons être fiers », a déclaré le Premier ministre britannique Theresa May, mercredi, en répondant à la Chambre des communes à la question d’une député de son propre parti sur les chrétiens qui, au Royaume-Uni, auraient peur, à l’approche de Noël, de parler en public de leur foi. 

« Nous voulons tous garantir que les gens au travail se sentent libres de parler de leur foi et puissent évoquer librement Noël », a encore voulu rassurer le Premier ministre après que la député Fiona Bruce s’était référée à un rapport d’un groupe de réflexion conservateur, ResPublica, faisant état de discriminations à l’égard des chrétiens du Royaume-Uni.

Ainsi, tout récemment, la Cour d’appel de Belfast a confirmé la condamnation d’un couple de pâtissiers chrétiens qui avaient refusé de préparer un gâteau portant le slogan « Soutien au mariage gay », et de plus en plus de municipalités et d’écoles choisissent de remplacer les fêtes de Noël par des « fêtes d’hiver » et de remplacer la symbolique chrétienne par des objets artistiques « neutres » ou les cantiques de Noël par de la musique pop.

La place du christianisme

Quelques jours avant son intervention aux Communes, dans une interview donnée dimanche au Sunday Times, Theresa May avait expliqué que sa qualité de chrétienne anglicane pratiquante avait une influence sur son action publique. Cela n’a pas été sans susciter quelques inquiétudes chez ceux, courants aussi de l’autre côté de la Manche, qui considèrent que l’athéisme a toute sa place dans la vie de tous les jours mais pas le christianisme, qui devrait être confiné au dimanche.

Certes, on peut se demander si la foi chrétienne de Mme May était bien derrière son vote en faveur du « mariage » entre personnes du même sexe mais, en revanche, par rapport aux standards britanniques, on pourrait presque la qualifier de pro-vie, puisqu’elle a toujours voté en faveur de la réduction du délai légal pour les avortements de confort (aujourd’hui autorisés jusqu’à la 24e semaine de grossesse !) et aussi contre la légalisation du suicide assisté.

Fille d’un prêtre anglican, Theresa May avait en réalité déjà affirmé en public sa foi chrétienne. « Le christianisme fait partie de moi. Cela fait partie de qui je suis et par conséquent de ma manière d’aborder les choses », avait-elle déclaré à la BBC en 2014, alors qu’elle était ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de David Cameron. Espérons donc que l’attitude du Premier ministre britannique pourra encourager ses concitoyens chrétiens à sortir eux aussi du placard.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 3 décembre 2016

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Monsieur Noël fait interdire par la justice la crèche d’Hénin-Beaumont !

01/12/2016 – HENIN-BEAUMONT (NOVOpress) : Le tribunal administratif de Lille a annulé aujourd’hui la décision de la municipalité d’Hénin-Beaumont, dirigée par le maire FN Steeve Briois, d’installer une crèche dans le hall de l’hôtel de ville. Les attendus du jugement prononcé par la 2e chambre présidée par M. Lepers, qui n’est pas donné favori à Questions pour un champion, sont tout simplement hallucinants.

Le tribunal estime par exemple que les « sujets » de ladite crèche – Marie, Joseph, l’Enfant-Jésus… – « ne sont en rien liés à une tradition minière spécifique » que pourrait justifier « la tenue simultanée d’une exposition dans le hall reconstituant la cité minière de Darcy », ou encore qu’« il n’est pas établi qu’elle s’enracine dans une tradition locale préexistante ou qu’elle puisse être considérée comme une extension du marché de Noël qui se tient à l’extérieur du bâtiment et sans proximité immédiate avec celui-ci ».

A propos de « tradition locale », une simple consultation de Wikipédia aurait permis à M. Lepers d’apprendre que la première église connue de la ville fut érigée en l’an 360 et que Hénin fut définitivement christianisée au VIIe siècle ! Quant à sous-entendre que la crèche aurait été accepté si elle avait été « une extension du marché de Noël », cela revient à dire qu’elle ne saurait être tolérée que dans une optique commerciale !

Le tribunal avait été saisi, en décembre de l’an dernier, par un opposant communiste à Steeve Briois qui répond au nom… de David Noël ! Cet individu est déjà connu de nos lecteurs : c’est sur sa dénonciation que Le Monde avait, le mois dernier, obtenu la censure d’un livre d’histoire-géographie qui citait le site Breizh-info.

Le jugement interdit donc la crèche de 2015 – il est des fois où l’on ne peut se réjouir des lenteurs de la procédure… – mais pas celle de cette année, puisqu’elle est installée cette fois… au marché de Noël – la fête chrétienne, pas le coco délateur.

Le christianisme menace de disparaitre de régions entières du globe

15/10/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Selon le rapport de la fondation internationale Aide à l’Eglise en détresse, les chrétiens sont les croyants les plus persécutés dans le monde.
L’AED aide les chrétiens, menacés, persécutés, réfugiés ou dans le besoin. Elle constate qu’ils sont en train de disparaître de régions entières.

Quelles en sont les raisons ?
Dans le détail, le rapport constate que les difficultés auxquelles sont confrontés les chrétiens ont empiré dans quinze des dix-neuf pays étudiés.
Les chrétiens sont « fortement » persécutés dans dix pays dans le monde contre six sur les deux années précédentes.
Le christianisme est avant tout menacé par l’islamisme, mais aussi par des régimes communistes athées comme celui de la Corée du Nord ou de la Chine.

Quelles sont les régions les plus touchées ?
Les chrétiens sont « chassés de l’ancien cœur biblique de l’Eglise au Moyen-Orient » et sont menacés de disparition en Irak d’ici à cinq ans. 120 000 chrétiens ont fui Mossoul et Ninive en Irak depuis l’été 2014.
En Afrique, la montée de groupes militants islamiques dans certains pays comme le Nigeria, le Kenya ou le Soudan déstabilise la présence chrétienne. 100 000 catholiques ont quitté en mai 2015 le nord du Nigéria, à la suite des attaques de Boko Haram.

Depuis un an, les chrétiens font l’objet d’une intense campagne de persécutions en Chine
Dans la province côtière du Zhejiang, très christianisée, la Chine a mené une campagne d’abattage des croix et de lieux de culte chrétiens. Bilan : plus de 1 200 croix démontées et une quarantaine de lieux de culte rasés en moins d’un an.
Le Parti communiste suspecte le christianisme d’être un « agent de l’étranger » visant à saper sa mainmise idéologique… Ce danger apparaît d’autant plus grand que le nombre de chrétiens est en forte croissance. Il dépasserait aujourd’hui les 80 millions.


On va rompre le jeûne du Ramadan à l'Hôtel de Ville de Paris !

Face à l’invasion migratoire, l’église se détourne-t-elle de l’europe ?

15/09/2015 – FRANCE (NOVOpress)
L’invasion migratoire que subit l’Europe divise profondément les nations européennes. À cause de l’action de nos dirigeants, l’avenir de nos enfants risque d’être bien compliqué. Face à cette réalité, quels sont les moyens de résistance des Européens pour ne pas abdiquer devant l’adversité ? Tribune libre de Vincent Revel.

Vendredi dernier, Anne Hidalgo posait devant les caméras en compagnie de familles de « réfugiés » venus de Syrie ou d’Irak, pour lesquels la mairie de Paris s’était « mobilisé », débloquant des crédits en urgence pour aménager de nouveaux centres d’accueil. Mieux encore, la mairie de Paris leur souhaite la bienvenue en Arabe ! Ceux qui s’étonnent que de telles actions ne fussent pas possibles pour les SDF, chômeurs et autres précaires français ont la mémoire courte. Une telle action s’inscrit dans la droite ligne de la soumission à l’islam et de la xénophilie affichée par nos élites.
L'Hôtel de Ville de Paris à l'heure du Ramadan
Ainsi, une très mauvaise habitude a été prise par nos élus républicains. À chaque fin de ramadan, le « lèche-babouche » devient obligatoire.
Pour bien montrer qu’ils sont dans les normes du politiquement correct, qu’ils ont bien appris leurs leçons, qu’ils savent ne pas stigmatiser ou bien faire des amalgames douteux, ils n’hésitent plus à ouvrir toutes grandes les portes de leurs mairies ou de leurs locaux municipaux pour fêter en grandes pompes l’Aïd el-Fitr. Le ramadan, en moins de vingt ans, est devenu, grâce à la volonté de notre élite, l’un des faits incontournables dans la vie politique, sociale et économique de la France ! Anne Hidalgo, maire de Paris, qui tenait récemment des propos irresponsables sur l’accueil des migrants, se réjouissait publiquement au début de l’été que « le ramadan soit une fête appartenant au patrimoine culturel français. »
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Thomas Guénolé persiste à vouloir déchristianiser les jours fériés

07/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Thomas Guénolé suggère, depuis un certain temps, de déchristianiser les jours fériés. Marion Maréchal-Le Pen avait vivement réagi à cette proposition dans l’entretien publié dans le trimestriel Charles.

Pour le politologue, sa proposition ne constitue pas un “délire”. elle lui semble argumentée et réfléchie. Pour lui, “au sens strict de la loi de 1905 (la vraie), la laïcité est la séparation de l’Etat et des églises. Elle inclut, entre autres points, la stricte neutralité de l’Etat envers les opinions spirituelles de tous, quelles qu’elles soient. Cette neutralité s’applique même aux locaux de la puissance publique et aux individus, élus ou fonctionnaires, qui l’incarnent. Il est donc contraire à la laïcité –au sens de 1905 et sans même virer au laïcard– que six jours fériés de notre République le soient en référence à des fêtes religieuses”.

Mais Thomas Guénolé va encore plus loin en défendant une France sans racines et sans identité :

Votre France distingue les Français de souche et les autres. La mienne ne voit que des citoyens français.

Votre France s’obsède pour certaines racines, chrétiennes, de l’arbre national. La mienne se préoccupe de son tronc laïc et de ses fruits républicains.

Votre France est différentialiste: elle définit des castes dans la société, basées sur des différences essentialisées selon la couleur de peau, la religion, le pays d’origine; l’ethnie. La mienne est méritocratique: elle veut la réussite de chacun strictement selon son talent; elle veut l’intégration de tous, dans l’exigence que tous adhèrent aux valeurs républicaines (ces valeurs auxquelles vous-même n’adhérez pas).


Pour Marion Ruggieri, le christianisme a inventé la lapidation

Pour Marion Ruggieri, le christianisme a inventé la lapidation

13/04/2015 – PARIS (NOVOpress)
Un chrétien, c’est responsable de tout, même de ce qu’il n’a pas fait, c’est bien connu. Marion Ruggiery n’y est pas allée avec le dos de la cuillère dans le pot de la repentance, c’est le moins qu’on puisse dire.

L’animatrice d’Europe 1 a interpelé Saphia Azzeddine, l’auteur du livre « Bilqiss » :

Et, vous racontez, d’ailleurs, que ça (la lapidation, ndlr) a été inventée par les chrétiens ; que c’est une vieille tradition chrétienne.

La lapidation fut bien antérieure à l’arrivée du Christianisme. Lequel ne la préconise pas.

Jésus s’opposa fermement à la lapidation d’une femme prise en flagrant délit d’adultère par la célèbre phrase : « Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre » (Jn 8,7). Mais loin de bafouer la morale en prenant partie pour l’adultère, il ajouta pour préconiser le pardon : « va et ne pèche plus. »

Sans vouloir jeter la première pierre à Marion Ruggieri, on peut déjà lui recommander de préparer ses émissions avec plus de soin…

Crédit photo : Stéphane Bily via Flickr (cc)



 

 

 

 

La fête de Pâques et du Printemps

La fête de Pâques et du Printemps

Source : Institut Iliade Pâques est en quelque sorte la fête de l’équinoxe de printemps. C’est le retour du soleil, le soleil fécondant sans lequel rien ne naîtrait. L’hiver meurt, les neiges fondent, les rivières sont en crue, la nature retrouve sa verdure, les plantes leurs boutons, les arbres leurs bourgeons, le soleil est redevenu suffisamment puissant pour réchauffer la terre et lui apporter la vie. Jonquilles, primevères, jacinthes fleurissent dans les jardins et les jachères.

A l’avènement du christianisme la fête de Pâques – qui est la célébration de la résurrection du Christ (rappelons que la fête de Pâques a longtemps été la plus importante de la tradition chrétienne et qu’elle marquait le début de l’année, et cela jusqu’en 1563) – remplaça la fête d’Ostara ou fête du printemps, qui est la fête du renouveau, de la fécondité et de la fertilité dont les origines sont très anciennes. Cette fête porte le nom d’une déesse lunaire, Ostara, qu’un héros solaire aurait délivrée de la captivité au moment de l’équinoxe de printemps. On retrouve là un mythe très présent dans les mythologies européennes et même dans les contes (qui ne sont qu’une retranscription de ces mythes) auxquels Dominique Venner faisait souvent référence (*voir en encart : texte inédit). C’est Ariane délivrée par Thésée, Andromède délivrée par Persée, Brunhilde délivrée par Siegfried ou la Belle au bois dormant et Cendrillon de Charles Perrault, Blanche Neige et Raiponce des frères Grimm…

Pâques est un mot d’origine hébraïque qui se dit en allemand Ostern et en anglais Easter.

A Pâques c’est l’œuf qui symbolise la renaissance de la nature, la fécondité, la vie qui s’apprête à éclore. Symboliquement, l’aube du jour et l’aube de la renaissance de la vie sont intimement liées à Ostara, comme le blanc et le jaune de l’œuf qui vont donner la vie.

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Récit d’un débat entre Alain de Benoist et Rémi Brague

Source : le Rouge & le Noir – « le christianisme et l’Europe : un mariage heureux ou contre-nature ? ». [RÉCIT] Duel païens vs. chrétiens au sommet.

Le duel était prometteur. Sujet du débat : « le christianisme et l’Europe : un mariage heureux ou contre-nature ? » En ce quatrième jour du mois dédié au dieu Mars, s’affrontaient à Paris dans un duel intellectuel entre païens et chrétiens deux personnalités de haut niveau. Côté chrétien, Rémi Brague, écrivain, philosophe, universitaire à la Sorbonne et à la Ludwig-Maximilian Universität de Munich.
Côté païen, Alain de Benoist, politologue, journaliste et cofondateur du Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (GRECE). Entre les deux, Louis Daufresne, rédacteur en chef à Radio Notre Dame.

Dans la salle paroissiale de l’église Saint-Lambert de Vaugirard se presse un public composite, mêlant jeunes, trentenaires et cheveux gris. On croise Karim Ouchikh, conseiller politique de Marine Le Pen à la Culture. « Est-ce que les païens viendront nombreux ce soir ? » demande ingénument un étudiant catholique à ses voisins, comme s’il parlait d’australopithèques. « Moi, en tout cas, je suis là ! » lui répond vivement une jeune femme, qu’il avait sans doute confondue avec une paroissienne de ses semblables. Alain de Benoist, impérial dans son pardessus sombre, et Rémi Brague, l’étiquette de la Lufthansa encore accrochée à sa valise, prennent place.[…]

Plutôt Homère que Torquemada

Ouvrant les débats, Alain de Benoist donne des éléments sur son parcours personnel, décrivant son abandon de la foi catholique de son enfance, et son rejet de l’héritage chrétien. Il développe longuement l’éradication, criminelle selon lui, du paganisme par le christianisme en Europe, évoquant la « destruction de la culture gréco-romaine », et la « décapitation des chefs saxons » par Charlemagne. Il termine sa diatribe par un lapsus freudien : « le tribut du sang a été payé plus par les chrétiens que par les païens ». Le cofondateur du GRECE, en passant par un hommage appuyé à Nietzsche, « idéal indépassable, sauf par Heidegger », réfute le terme de « racines chrétiennes » de l’Europe. En effet, le christianisme est une religion importée du Moyen-Orient, et la culture européenne était préexistante à Jésus-Christ. Il conclut son intervention par un point Godwin : « Je me suis toujours senti plus proche d’Homère et d’Aristote que de saint Augustin, et a fortiori de Torquemada » Sentant que l’intervenant en profite pour lancer le débat à sa manière, Louis Daufresne le coupe alors, et donne la parole à Rémi Brague.

Le christianisme : catalyseur de l’Europe

Rémi Brague, en bon prof, rassemble ses notes et annonce, d’un air bonhomme et caustique : « revenons à la méthode ! » Il déclare écarter d’emblée du débat les éléments culturels : après tout, dit-il l’universalisme de saint Paul se retrouve dans le stoïcisme, tout comme la « règle d’or » de Jésus a un équivalent chez Confucius. Autre obstacle auquel il met en garde : « les hiers qui chantent ». « Les absents ont toujours raison : ce qui aurait pu se passer est forcément plus beau », prévient Brague, qui donne quelques exemples : « Ah, si le paganisme avait terrassé le christianisme ! » Signé Gibbon [1]. Ah, si Charles Martel n’avait pas arrêté les arabes à Poitiers ! Signé Nietzsche. » Un trouble traverse alors les rangs néo-païens, qui ne semblent pas apprécier ce rappel fort peu identitaire. […]

L’intégralité de ce récit est consultable sur le site Le Rouge & le Noir.

Le Nouvel An : une fête chrétienne

Le Nouvel An : une fête chrétienne

02/01/2015 – PARIS (NOVOpress) – L’équipe de Novopress.info souhaite à tous ses lecteurs une bonne année 2015 !

Cet événement festif est l’occasion de rappeler ou d’expliquer à tous nos compatriotes qu’ils vivent dans une civilisation chrétienne. Lorsque l’année 2015 est évoquée, cela signifie que 2015 ans se sont écoulées depuis la naissance de Jésus-Christ. Nommée « Anno Domini » (« Année du Seigneur ») ou  « Anno Domini Nostri Iesu Christi » (« Année de notre Seigneur Jésus-Christ »), la date de naissance du Messie sert de référence au calendrier grégorien chrétien. Les années de l’ère chrétienne qui débute « après Jésus-Christ » sont notées positivement, celles d’« avant Jésus-Christ » négativement. Le jour de l’An fêté le 1er janvier 2015 à 0h00 n’est donc ni plus ni moins qu’une fête Chrétienne.

Le monde entier a fêté le Nouvel An le 1er janvier 2015. Mais précisons là aussi que la planétarisation de cette fête est un reliquat de l’époque pas si lointaine, il y a 100 ans – la vie d’un homme -, où l’Europe dominait le monde, avant la suicidaire guerre civile de 14-18 qui a profité à tous les non-Européens, notamment aux Américains qui se sont enrichis et ont vu le monde basculer sous leur domination.

Comme l’a dénoncé le journaliste et écrivain Eric Zemmour au micro de TV Libertés, à l’heure où le laïcisme et l’islamisme bousculent nos 1 500 ans de traditions françaises, il est bon de rappeler cette évidence religieuse, culturelle et identitaire. À l’image de la résurrection du Christ, ce rappel est une pierre de plus pour les Européens qui travaillent chaque jour à la Renaissance.

[Tribune libre] Cathos bourgeois contre christianisme identitaire

[Tribune libre] Cathos bourgeois contre christianisme identitaire

28/10/2014 – PARIS (NOVOpress) – En annonçant qu’il installerait une crèche pour Noël à l’Hôtel de Ville de Béziers, Robert Ménard n’a pas seulement suscité l’indignation prévisible de la conseillère municipale socialiste Dolores Roqué et de « ses camarades de lutte », comme les appelle Le Midi libre, le socialiste « Jean-Michel Du Plaa et le communiste Aimé Couquet ». Il s’est aussi attiré l’anathème de Maître Henri de Beauregard, « avocat officiel de La Manif Pour Tous » : à en croire ce dernier, Ménard « utilise la crèche pour faire de la provoc’ et créer de la division ».

 

Interpellé sur twitter, Me de Beauregard s’est justifié par une distinction emberlificotée entre crèches nouvelles et « crèches traditionnelles ».

 

 

 

Par « traditionnel », il entend tout ce qui existe déjà ou, peut-être, tout ce qui remonte aux temps heureux où le Président Chirac régnait sur la France. Ainsi, pour Me de Beauregard, la crèche dont la direction de la SNCF avait exigé le retrait, l’année dernière, de la gare de Villefranche-de-Rouergue, « était la crèche traditionnelle des cheminots » : elle était là « depuis dix ans », c’est vous dire.

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[Tribune] La crise de l’Eglise

[Tribune] La crise de l’Eglise

03/09/2014 – LYON (NOVOpress) – Face à la crise identitaire que nous vivons, face à l’éternelle repentance dans laquelle se sont enfermées nos sociétés occidentales, l’Eglise catholique française n’est pas exempte de reproches. Comme nos hommes politiques, elle peut plaider coupable.

Michel de Saint Pierre, dans son ouvrage Eglises en ruine Eglise en péril, édité en 1973, pronostiquait avec lucidité les problèmes que rencontre l’Eglise d’aujourd’hui. Il dénonçait déjà « les progressistes qui règnent dans l’Eglise de France, avec leur presse vendue dans nos églises et politiquement engagée à gauche. » Il n’hésitait pas à dire que « l’Evangile nous dit que les mauvais arbres portent de mauvais fruits. Le mauvais fruit, c’est notre hémorragie sacerdotale et religieuse et le mauvais arbre » était selon lui ce néo-modernisme qui s’était introduit dans l’Eglise à tous les niveaux de sa hiérarchie. Dans ce livre témoin, il nous parle des jeunes novices qui quittaient les séminaires car « ils étaient dégoûtés de la confusion des valeurs et du relativisme, des ouvertures toujours plus grandes sur le monde, sur le siècle, qui correspondent au relâchement fatal de la doctrine et des mœurs. »

Avec son relativisme doctrinal, son mépris du sacré et son point de vue égalitariste que toutes les religions se valent, l’Eglise de France n’a pas rempli son rôle et de ce fait notre approche des questions religieuses est devenue confuse. Nous justifions le pluralisme religieux comme nous le faisons avec la société multiculturelle. L’Eglise elle-même ne sait plus défendre ses valeurs et ses principes. En se voulant seulement universaliste, comme la nouvelle religion des « droits de l’homisme », elle en a oublié l’Europe qui l’a fait naître. Au nom de l’œcuménisme et du dialogue interreligieux, qui équivaut au mondialisme et au multiculturalisme, nombreux sont les prêtres et évêques à minimiser les différences fondamentales qui existent entre les diverses religions présentes sur notre territoire.

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Offensive djihadiste en Irak : les chrétiens vont‑ils disparaître ?

Offensive djihadiste en Irak : les chrétiens vont‑ils disparaître ?

15/06/2014 – PARIS (NOVOpress via Kiosque courtois)
Après quelques jours d’une attaque extrêmement rapide, les combattants de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) sont à moins de 100 km de Bagdad. Ils ont pris plusieurs grandes villes dont Tikrit et Mossoul, deuxième ville du pays avec 1.5 million d’habitants. Les combattants contrôlent une grande partie du nord et de l’est de l’Irak, s’approchant des zones pétrolières de Kirkouk, sans avoir pour le moment attaqué la zone kurde.

Qui sont les combattants de l’EIIL et quel est l’enjeu du conflit ?

L’EIIL (drapeau en Une) est un groupe dissident d’Al‑Qaida connu pour sa sauvagerie et présent d’abord en Syrie avant de se retourner vers l’Irak. La facilité avec laquelle ils s’y déploient révèle la faiblesse de l’Etat irakien laissé en place par les Américains. Le gouvernement irakien a concentré le pouvoir dans les mains des chiites, et écarté les sunnites, notamment en licenciant les cadres de l’armée et de la police, dont certains ont aujourd’hui rejoint les rangs de l’EIIL. L’objectif des djihadistes est d’établir un califat sunnite englobant l’Irak, la Syrie voire plus. Le conflit pourrait donc s’étendre, et même prendre des proportions mondiales si l’Iran entre dans le conflit pour soutenir les chiites.

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Du 18 au 24 août, UdT d'Academia Christiana à Sées (Orne)

Du 18 au 24 août, UdT d’Academia Christiana à Sées (Orne)

25/05/2014 – SEES (NOVOpress)
Organisée avec le soutien de la Fraternité Saint-Pierre, l’Université d’été catholique Academia Christiana aura lieu du 18 au 24 août 2014 à Sées, en Normandie.

Une semaine consacrée à la formation pour devenir des chrétiens conscients de leur identité, de leur patrimoine et de leur foi. Cette formation a pour but de faire découvrir ou redécouvrir aux jeunes les grands classiques de la culture occidentale catholique : Philosophie, Doctrine chrétienne, Politique, Littérature, Culture, Histoire, Liturgie…

Au programme : des conférences, des ateliers, des soirées débat sur des thèmes de l’actualité (islam, économie, Eglise, identité…). Mais aussi des visites culturelles, des temps de loisirs, dans une ambiance chaleureuse et amicale.

Inscription sur : http://www.academiachristiana.org/s-inscrire

Le visuel de Une est issu d’une peinture Sergey Machenekov, artiste russe.

Canonisations : Saint Pie V et saint Pie X, Jean XXIII et Jean-Paul II

Canonisations : Saint Pie V et saint Pie X, Jean XXIII et Jean-Paul II

Deux papes [ont été] canonisés dimanche, deux papes étroitement liés au concile Vatican II qui réalisa dans l’Église une révolution comparable à celle de 1789, selon l’aveu du cardinal Suenens, et à celle de 1917, selon le P. Congar.

Comment Jean XXIII et Jean-Paul II pourront-ils s’inscrire dans la ligne continue des saints, à la suite de leurs deux prédécesseurs canonisés, saint Pie V qui appliqua le concile de Trente et saint Pie X qui combattit le modernisme ?

Comment pourrons-nous invoquer Jean XXIII et Jean-Paul II, comme l’Église nous demande dans sa divine liturgie d’invoquer saint Pie V : « O Dieu qui, pour écraser les ennemis de votre Église et restaurer le culte divin, avez daigné choisir pour pontife suprême le bienheureux Pie, faites-nous trouver secours dans sa protection et nous attacher si fidèlement à votre service, qu’après avoir triomphé des embûches de tous nos ennemis, nous puissions jouir d’une paix perpétuelle » ? (Oraison de la messe du 5 mai)

Comment pourrons-nous solliciter l’intercession de Jean XXIII et de Jean-Paul II, comme l’Église nous demande de solliciter l’intercession de saint Pie X : « O Dieu qui, pour défendre la foi catholique et réunir toutes choses dans le Christ, avez comblé le souverain pontife saint Pie d’une sagesse toute céleste et d’une force apostolique, faites, dans votre bonté, qu’en suivant ses règles et ses exemples, nous obtenions les récompenses éternelles » ? (Oraison de la messe du 3 septembre)

Saint Pie V et saint Pie X, dans la gloire de l’Église triomphante, priez pour l’Église militante ici-bas.

Abbé Alain Lorans

Source : dici.org

Crise identitaire au Royaume-Uni

Crise identitaire au Royaume-Uni

22/04/2014 – LONDRES (NOVOPress via le Bulletin de réinformation)
Le Royaume-Uni semble être au pic d’une véritable crise identitaire. A la veille d’élections européennes qui s’annoncent triomphales pour le Parti eurosceptique britannique UKIP, le climat interne du Royaume-Uni semble plus tendu et divisé que jamais.

David Cameron a été vivement critiqué ce lundi…

Effectivement, dans une lettre ouverte publiée par le Daily Telegraph, des scientifiques, des écrivains, des académiciens et autres notables se sont émus d’une déclaration faite par le Premier ministre David Cameron (photo) la semaine dernière. Ce dernier, dans un entretien accordé au journal de la communauté anglicane le Church Times, était en effet revenu sur sa propre foi et avait estimé que la Grande-Bretagne devait faire preuve de « davantage d’assurance quant à son statut de pays chrétien ». Les signataires de la lettre ouverte parue ce lundi l’ont épinglé en déclarant que la Grande-Bretagne n’est pas ou plus un pays chrétien, que c’est une « société plurielle » qui est « d’abord non religieuse ». Ils entendent ainsi souligner le fait que, pour eux, la société britannique n’est plus une société chrétienne, malgré son Histoire et son identité. Une façon de penser qui semble être illustrée par les changements dans les statistiques du recensement : en effet, en 2011, seul 59 % de la population anglaise et galloise s’identifiait comme chrétienne, contre 72 % en 2001. David Cameron, multirécidiviste, avait quant à lui déjà déclaré, en 2011, que la Grande-Bretagne était un pays chrétien et « qu’elle ne devait pas avoir peur de le dire ».

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