Éric Zemmour se fera-t-il censurer ?

Éric Zemmour se fera t il censurer ?

29/05/2012 – 12h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo de Radio Courtoisie) — Éric Zemmour, journaliste polémique classé à droite est mis sous pression par ceux qui réclament l’arrêt de son billet politique matinal sur RTL, première Radio de France.

Repris en boucle par l’ensemble de la réinfosphère tant ils tranchent avec le politiquement correct, les billets politiques d’Éric Zemmour qui brocardent tour à tour la pensée unique, le féminisme, la société du spectacle, les fausses révolutions et les faux rebelles ou le syndrome de la culpabilisation sont sur la sellette ? La pression faite sur la direction de RTL en ce sens ne semble pas baisser.

RTL, pour le moment, a démenti avoir statué sur le maintien ou non d’Éric Zemmour à l’antenne. « Aucune décision n’a été prise, fait savoir la direction de la station. La grille des programmes de la rentrée est en cours de révision. Il y aura des aménagements comme tous les ans, mais Eric Zemmour finit la saison comme prévu. »

Comment en est on arrivé là car il s’agit plus ou moins d’une volonté de censure ?

Oui plutôt plus que moins, car une fois Zemmour disparu du paysage, c’est une voix de droite qui disparaîtra du paysage médiatique français, seule Radio Courtoisie (www.radiocourtoisie.fr) et quelques autres exceptions émergeront encore du lot.

En fait, c’est le billet d’Éric Zemmour sur le nouveau garde des sceaux Christiane Taubira qui a mis le feu aux poudres. Dans ce dernier il déclarait notamment “En quelques jours, Taubira a choisi ses victimes, ses bourreaux. Les femmes, les jeunes des banlieues sont dans le bon camp à protéger, les hommes blancs dans le mauvais”. Billet pourtant revu et corrigé par la direction de RTL.

Suffisant pour déclencher la haine des ligues de vertus et de censures comme SOS Racisme et le Mrap. Enfin, il faut noter qu’Éric Zemmour attaque le magazine l’Express pour rumeur malveillante.

Son avocat, Me Olivier Pardo, qui gère déjà d’autres nombreux procès dont Éric Zemmour est partie prenante, attaque le site de l’Express qui annonçait son limogeage en septembre prochain. Olivier Pardo estime que l’article de l’Express participe d’une campagne qui « vise à faire pression sur RTL en faveur du licenciement de son client ». Suite de l’affaire Zemmour dans les prochains jours.

Crédit photo : styeb via Flickr (cc)

Taubira : une erreur de casting dans le gouvernement Ayrault ?

Taubira : une erreur de casting dans le gouvernement Ayrault ?

Depuis quelques jours, la presse de gauche se mobilise pour défendre Christiane Taubira, ministre de la Justice, « l’une des cibles privilégiées de la droite et de l’extrême droite sur le Web » (Le Monde du 21 mai). Mais la mission est difficile : si Mme Taubira est attaquée, c’est qu’elle est attaquable.

D’abord indépendantiste guyanaise, puis député non-inscrite, elle vote l’investiture du gouvernement Balladur mais devient subitement radicale en figurant en quatrième place sur la liste présentée par Bernard Tapie aux élections européennes de 1994. Candidate radicale de gauche aux élections présidentielles de 2002, elle obtient 660.500 voix ; il en manque 194.600 à Lionel Jospin pour accéder au second tour… Incontrôlable, elle s’oppose à la loi sur les signes religieux dans les écoles et vote « non » au référendum européen de 2005, contrairement à ses amis socialistes et radicaux, et s’incruste jusqu’en 2011 dans un HLM de la Ville de Paris.
Elle collectionne les gamelles aux élections cantonales, municipales et régionales, et a annoncé qu’elle renonçait au siège de député qu’elle occupait depuis 1993 plutôt que d’affronter à nouveau les électeurs au mois de juin. Son œuvre législative se compose essentiellement d’une loi mémorielle du 10 mai 2001 qui a fait de l’esclavage et de la traite transatlantique un crime contre l’humanité.

Or, pour sa première entrée dans un gouvernement, ce personnage sans envergure ni électeurs se trouve d’emblée propulsé à la tête d’un ministère régalien, au troisième rang protocolaire ! Il y a là un mystère que la règle de la parité ne suffit pas à éclairer. Personne n’a pu donner d’explication plausible à la promotion surprise de Mme Taubira.

Taubira : une erreur de casting dans le gouvernement Ayrault ?Il y en aurait bien une, pourtant. Quand Jean-Marc Ayrault a inauguré son Mémorial de l’abolition de l’esclavage à Nantes, le 25 mars dernier, il a cherché à rassembler des personnalités en vue pour donner à l’événement un retentissement national, voire international. Il n’en a pas trouvé beaucoup : Nicéphore Soglo, ancien président du Bénin, Lilian Thuram, footballeur guadeloupéen… et Christiane Taubira (photo).

La nomination de celle-ci place Vendôme ressemble donc assez à un renvoi d’ascenseur. Elle pourrait aussi avoir un avantage pratique du point de vue de Jean-Marc Ayrault. Celui-ci, on s’en souvient, a été condamné en 1997 pour favoritisme envers un imprimeur. Comme le nouveau président de la République avait assuré que son gouvernement ne comprendrait pas de personnes condamnées, ce détail pouvait faire tache. Or Christiane Taubira a de son côté été condamnée par le tribunal des prudhommes en 2004 pour licenciement abusif de son assistante parlementaire. En la nommant à ses côtés, et au ministère de la Justice qui plus est, Jean-Marc Ayrault relativisait son propre passé judiciaire.

François Kernan

Crédit photo : Parti socialiste, via Flickr, licence CC

Article publié sur Novopress Breizh.