La dernière offensive de la laïcité

Que cache l’affaire des crèches de Noël ? - par Guillaume Faye

04/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Alors que nous entrons dans la période de l’Avent, les affaires de crèches dans l’espace public animent largement le débat politique. Depuis quelques semaines, les surenchères rivalisent, soit on veut plus de laïcité, soit on veut plus d’expression de nos racines chrétiennes. Cependant, la laïcité qui était souvent considérée comme un rempart contre l’islamisation de la France n’en est plus un.

L’association des maires de France serait trop laïcard ?
En effet, l’Association des maires de France (AMF), présidée par François Baroin, a présenté son vade mecum sur la laïcité. Ce document a soulevé l’opposition de nombreux élus et citoyens. Ils jugent que l’AMF y défend une conception de la laïcité si restrictive qu’elle contrarie l’expression des religions en occultant notamment les traditions chrétiennes de la France. En réalité, l’AMF a repris les propositions du Grand Orient de France comme le dénonce le député maire d’Orange Jacques Bompard. Parmi les propositions communes, une charte pour la laïcité à adopter dans les collectivités, une formation sur l’application de la laïcité dans les institutions, le développement de manifestations philosophiques non confessionnelles.

L’application de la laïcité rempart contre l’islam ?
C’est la brèche que relève l’État islamique. Dans son magazine Dar al Islam, c’est essentiellement la laïcité qui est visée. L’islam « en tant que seule religion de vérité ne peut cohabiter avec cette laïcité fanatique ». Ainsi, cette fameuse laïcité censée garantir, la paix sociale en garantissant le respect de toute religion ne semble pas faire la joie des musulmans plus que des catholiques.

Les attentats, prétexte d’une offensive laïciste

25/11/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le vade-mecum de l’association des maires de France est un guide d’application de la laïcité qui continue à faire des vagues.
Il propose en effet plusieurs mesures clairement laïcistes, en particulier contre la présence de crèches dans les mairies au moment de Noël.
Xavier Lemoine raconte dans Famille chrétienne qu’il a été largement inspiré par les directives du Grand-Orient. Celui-ci envoie au même moment, une note à tous ses vénérables maîtres disant « Le moment est venu que nous soyons à l’avant-garde du combat pour l’humanité que d’aucuns voudraient faire périr sous le poids du fanatisme et de dogmes meurtriers », ce qui met sur le même plan la loi d’amour du Christ et d’autres doctrines.

En réaction, un député maire veut quitter l’association des maires de France
Jean-Charles Tabourdeau, député du Maine-et-Loire et maire de Beaufort-en-Vallée, a annoncé vouloir quitter l’association des maires de France à la suite du rapport de cette dernière préconisant l’interdiction des crèches dans les mairies. Il demandera à son conseil municipal de quitter l’AMF. Le député-maire veut quitter l’AMF pour créer « Une association des maires pour la France ».
Les propositions du rapport de l’association présidée par François Baroin ne cessent pas de susciter des polémiques.
Sens commun, le courant du parti Les Républicains, appelle à s’opposer fermement à ce texte. Car nous n’osons plus nous affirmer comme les héritiers d’une culture judéo-chrétienne. Comment s’étonner de voir notre civilisation rejetée alors que nous refusons nous-mêmes de l’assumer, de l’aimer et de la défendre ?
Face à Guillaume Durand, Marion Maréchal Le Pen dit que « La France n’est pas une terre d’islam » : attachée à la liberté de culte, elle a rappelé sur une radio du système que seize siècles de chrétienté ont façonné la culture française et nos traditions populaires !

Et qu’en est-il dans d’autres pays ?
Pour Wolfgang Thierse, ancien président du Bundestag, l’assemblée parlementaire allemande, si la République est laïque et l’État neutre en matière de religion, cela ne signifie pas que la société doive nécessairement l’être.
Il déclare que : « L’amour du prochain ne peut être vécu que s’il vaut aussi pour les questions politiques » et que « Nier le fait religieux appauvrit la démocratie et en définitive l’Etat lui-même ».

Couac pour la chorale syrienne orthodoxe de Damas

17/09/2015 – FRANCE (NOVOpress)
La France refuse des visas pour les Syriens d’une chorale chrétienne invitée à Strasbourg, avant de rattraper le coup sous la pression médiatique.

Les 20 membres de la chorale de la cathédrale Grecque orthodoxe de Damas ont été invités à donner trois concerts dans la ville de Strasbourg début de novembre dans le cadre du festival de musique sacrée de diverses religions.
Ils se sont rendu en bus à l’ambassade Français à Beyrouth pour solliciter des visas, mais, bien qu’ils soient munis de billets aller-retour, de réservations d’hôtel et d’une lettre du maire de Strasbourg, Roland Ries, leurs demandes ont été rejetées, selon l’organisateur festival Jean-Louis Hoffet.

Je suis outré, on refuse des visas aux personnes qui viennent chanter pour leur foi dans nos églises, tandis que les politiques font de beaux discours sur l’accueil de 24 000 immigrés!

a déclaré M. Hoffet. Il est vrai que des chanteurs chrétiens en règle sont par nature suspects, tandis que des hordes de clandestins, majoritairement musulmans, ont toute légitimité à venir celez nous… 
La chorale chantera en araméen, la langue parlée en Palestine à l’époque de Jésus Christ, et en langue syriaque.
À Paris, sous la pression des médias et des réseaux sociaux, le ministre de l’Intérieur a déclaré à l’Agence de presse AFP qu’il avait immédiatement ordonné au consulat de Beyrouth de reconsidérer plus amicalement cette demande, lequel a finalement accordé leurs visas aux choristes.


Dwekh Nawsha, des Français contre l’État islamique en Irak

30/07/2015 – MONDE (NOVOpress)
On parle beaucoup des Français rejoignant les rangs de l’État Islamique (Daesh). Ceux qui vont les combattre sont plus discrets : les Dwekh Nawsha

Branche française d’une organisation lancée mi-mai 2014 en Irak, qui a compté dans ses rangs des vétérans américains et britanniques, Dwekh Nawsha France s’est lancé au lendemain des attentats de janvier.
Le but ? Combattre l’État Islamique aux côtés des Kurdes et défendre les chrétiens.

Notre premier but est d’aller combattre Daesh sur son terrain, de défendre les chrétiens d’Orient et de représenter la France et nos valeurs

explique un responsable de Dwekh Nawsha.
Attention, ces « futurs martyrs » (en araméen) ne sont en aucun cas des mercenaires, la loi française interdisant cette pratique. Ces volontaires doivent payer leur logistique, armes et munitions. Cela n’a pas freiné le recrutement, puisque selon l’organisation, « Un groupe d’une quinzaine d’éclaireurs sera en tête de pont. Ce sont principalement des anciens de l’armée, âgés de 25 à 45 ans ». Au total, ce serait une première vague de 50 combattants qui serait opérationnelle à la rentrée.
Le dossier de quelque 200 réservistes

est actuellement à l’étude. Les profils sont sérieux : nous recherchons d’abord la motivation, la maturité, des personnes avec un casier judiciaire vierge et… si cette personne est un ex-militaire, c’est encore mieux

explique Ian, porte-parole des Dwekh Nawsha

Leur moteur ? Défendre la foi chrétienne, bine sûr, mais pas seulement. Dans leurs rangs, pratiquants et athées se côtoient, mais tous sont révoltés par l

a barbarie, les actes de cruauté de l’État islamique. Ce n’est pas concevable de se faire tuer pour sa religion, qu’on soit chrétien, juif ou musulman

témoigne l’un d’eux.

Je le fais pour mes enfants et pour tous les chrétiens. Ma priorité est de faire cesser le massacre et je suis prêt à sacrifier ma vie pour ça

expliquait pour sa part Christophe Cattier.
Les anciens militaires sont bien sur privilégiés, mais des intellectuels, ouvriers, commerçants, fonctionnaires… postulent aussi.
Toutefois, les va-t-en-guerre passeront leur chemin, les témoignages des « anciens » de Dwekh Nawsha montrent que les Kurdes cantonnent les volontaires étrangers en seconde ligne, essentiellement pour éviter la mauvaise publicité que causerait la mort de l’un d’entre eux.
Mais s’ils n’apportent pas un soutien militaire décisif, ils sauvent l’honneur de la France et apportent un soutien moral aux victimes et aux ennemis de l’islamisme.



Près de deux lieux de culte ou de sépulture chrétiens profanés chaque jour en France

Un cimetière chrétien profané

Source : Le Figaro – « Près de deux lieux de culte ou de sépulture chrétiens profanés chaque jour en France »

Le ministère de l’Intérieur a dénombré, en 2014, 807 atteintes aux lieux de culte et aux sépultures dont 673 à l’encontre de sites chrétiens.

Plus de 200 tombes saccagées, des dizaines de crucifix arrachés, des stèles brisées, des objets funéraires jetés au sol. Une «offense insoutenable», a condamné jeudi le premier ministre Manuel Valls, après la découverte, la veille, de la profanation du cimetière de Castres. Même précaution, chez François Hollande, pour souligner qu’il s’agissait de «tombes chrétiennes». Une façon de se rattraper, après les nombreuses critiques contre un gouvernement prompt à s’émouvoir des attaques concernant les juifs ou les musulmans, mais plutôt silencieux lorsque la foi chrétienne est insultée?

Des atteintes à des sépultures ou à des lieux de culte chrétiens, il y en a pourtant de plus en plus: près de deux par jour en 2014! La tendance est la même pour toutes les religions: les atteintes aux lieux de culte et aux sépultures, selon le ministère de l’Intérieur, augmentent régulièrement. «En 2014, on comptait 807 atteintes aux lieux de culte et aux sépultures dont 673 à l’encontre de sites chrétiens, détaille la place Beauvau. Sur les 216 atteintes à des cimetières, 206 concernaient des sites chrétiens. Sur les 591 atteintes à des lieux de culte, 467 concernaient des sites chrétiens.» Pour les sites israélites, le ministère a recensé des atteintes à 61 synagogues, un centre communautaire, 6 cimetières et 2 monuments aux morts en 2014 (contre 26 faits en 2013). Pour les sites musulmans, il note une légère diminution des profanations en 2014: 60 mosquées et salles de prières, ainsi que 4 carrés musulmans dans un cimetière ont été touchés (contre 75 faits en 2013).

Mais pour de nombreux chrétiens, les profanations d’églises ou de cimetière sont souvent occultées, en tout cas rapidement oubliées… «La profanation d’une église crée une forte émotion spontanée, mais qui ne dure pas forcément, constate Mgr Olivier Ribadeau Dumas, porte-parole de la Conférence des évêques de France (CEF). Il est extrêmement important qu’à chaque fois, une plainte soit déposée. Nous demandons aussi aux pouvoirs publics de manifester leur désapprobation. Il me semble essentiel que l’on protège ces lieux: ce ne sont pas de simples salles de réunion! Les dégradations sont une atteinte aux chrétiens, mais plus généralement à tous les Français.»

 
Crédit photo : Ameline via Flickr (cc)