Rome : Casapound manifeste pour le charbon italien et l’autonomie européenne [vidéo]

Rome : Casapound manifeste pour le charbon italien et l'autonomie européenne [vidéo]

31/08/12 – 15h15
ROME (NOVOpress)
– C’est symboliquement devant le siège de la représentation de la Commission européenne en Italie, à Rome, que ce sont rassemblés aujourd’hui les militants du mouvement Casapound, renversant quelques sacs de charbon devant l’entrée du bâtiment.
La centaine de militants a alors déployé une grande banderole, sur laquelle on pouvait lire « Défendre le charbon italien, Autosuffisance européenne« , afin d’exprimer leur solidarité avec les mineurs italiens qui manifestent pour leur droit au travail. L’action visait également à dénoncer la politique de l’UE, qui interdit les aides d’État au secteur minier italien alors qu’elle autorise les subventions à la production de charbon allemand et confère des millions de subventions au secteur financier.

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La Bourgogne n’est pas à vendre

La Bourgogne n'est pas à vendre

27/08/2012 — 10h00
DIJON (NOVOPress) —
C’est peu dire que l’achat du château de Gevrey-Chambertin par un investisseur chinois n’est pas du goût des Bourguignons. En tout cas, samedi, une quinzaine d’Identitaires se sont déplacés pour une distribution de tracts. Et ce pour interpeller « riverains et touristes », « afin de ne pas voir disparaître une part croissante de notre patrimoine historique aux mains de riches investisseurs étrangers ». De plus, « les militants ont également rappelé que le droit de préemption permet notamment à une municipalité d’acquérir prioritairement un bien foncier ou immobilier sur le point d’être vendu. »

En effet, l’investisseur chinois a pu obtenir le château contre huit millions d’euros. Contre une offre de cinq millions d’euros faite par le syndicat viticole de Gevrey-Chambertin. D’où la crainte d’une « envolée attendue de la valeur des terres, ainsi que des droits de succession, risquant à terme de compromettre la transmission du patrimoine entre les générations de viticulteurs, comme l’installation de jeunes exploitants. »

Pour finir, les Identitaires bourguignons ont indiqué placer leur action dans le sillage de celles menées à Paris et à Cannes contre l’achat de notre patrimoine par le Qatar.

JO : Le tennis de table, c’est du ping-pong made in China !

JO : Le tennis de table, c’est du ping-pong made in China !

Y’a pas que  la petite balle qui est jaune !  

Dans le foot, on se plaint, à juste raison, qu’il y ait trop d’étrangers naturalisés qui rejettent les jeunes joueurs français sur le banc des remplaçants. Las, le mal est plus profond qu’une sonde dans un ballon rond. Aux Jeux olympiques, on a découvert, hallucinés, qu’en tennis de table, les Chinoises naturalisées se mettent à la table des Françaises, des Allemandes, des Hollandaises, des Autrichiennes…

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[Lu sur le net] “Relocaliser de Chine en France prend tout son sens”

[lu sur le Net] “Relocaliser de Chine en France prend tout son sens”

04/08/2012 — 11h00
BEIJING (via Libération) — Au vu du succès considérable de son entreprise en Chine, rien ne semblait prédestiner Jean-Charles Viancin à s’orienter vers une « relocalisation » en France. Couvert de dettes après l’échec de sa PME en France, il s’installe voilà trois ans en Chine, à Dongguan, dans la province du Guangdong, où il épouse une Chinoise. Avec le soutien d’un investisseur français, le jeune entrepreneur de 28 ans y prend la tête de Super Silicone, une usine de fabrication de moules de pâtisserie. Grâce au silicone qui n’attache pas à la cuisson, le Français fait fortune. Son entreprise de 300 ouvriers a enregistré en 2011 un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros, qu’il espère voir encore grandir cette année, grâce aux 70% de parts de marché qu’il possède désormais en France et au Japon.

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Quels enjeux pour le développement durable en Chine ?

Quels enjeux pour le développement durable en Chine ?

Quelles perspectives après le sommet de Rio ?

Comment la Chine s’engage-t-elle vers des projets de coopération de très grand envergure avec son étranger proche comme la Russie ou le Kazakhstan dans le domaine du développement durable. Débat entre Emmanuel Meneut et Emmanuel Lincot. Enregistré le 6 juillet 2012.

À propos de l’auteur

Emmanuel LincotEmmanuel Lincot

Directeur de la Chaire des Études Chinoises Contemporaines (Institut Catholique de Paris). Politiste, sémiologue et sinologue de formation, il s’intéresse aux enjeux contemporains de la Chine tant dans les domaines politiques que culturels. Enrichi par une longue expérience de terrain en Asie, il mène une activité de conseil auprès de multinationales et des services de l’État.

Source : Realpolitik.tv. Photo en Une : éoliennes en Chine. Crédit photo : Fanghong (cc)

Toujours du granit chinois à Nantes

Toujours du granit chinois à Nantes

23/07/2012 – 14h00
NANTES (NOVOpress Breizh) –
La ville du Premier ministre continue à acheter des pavés chinois. Mais les ministres qui font le déplacement affectent de n’en rien savoir.

Cinq ministres ont visité Nantes en moins d’un mois, toutes des femmes : Cécile Duflot, ministre de l’Égalité des territoires, Fleur Pellerin, ministre de l’Économie numérique, Hélène Conway-Mouret, ministre déléguée chargée des Français de l’étranger, Aurélie Filippetti ministre de la Culture, Sylvia Pinel, ministre du Commerce et de l’Artisanat. Elles se sont répandues en éloges sur la gestion de la ville.

Elles ont bien sûr pu remarquer les nombreux travaux en cours dans la ville comme chaque été. Pas une n’a cependant eu l’audace de s’étonner de l’origine du pavage en cours de pose rue Franklin : comme l’an dernier place Royale, ce sont des dalles de granit jaune fournies par le carrier chinois Xiamen San Xiang Da.

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, aurait sûrement plus de mal à ignorer ces achats peu exemplaires. Mais il a évité jusqu’à présent de se mettre dans cette situation gênante.

Crédit photo : DR

La politique étrangère de la Chine – Par Emmanuel Lincot

La politique étrangère de la Chine - Par Emmanuel Lincot

Renforcement du dispositif de l’OCS (Organisation de coopération de Shanghai), initiatives militaro-diplomatiques chinoises adressées aux États-Unis : enjeux et perspectives. Enregistrement du 07/06/2012.

[box] * NDLR. A certaines heures, l’hébergeur de cette vidéo (Dailymotion) ne délivre qu’un flux très lent. [/box]

 

À propos de l’auteur

Emmanuel LincotEmmanuel Lincot

Directeur de la Chaire des Études Chinoises Contemporaines (Institut Catholique de Paris). Politiste, sémiologue et sinologue de formation, il s’intéresse aux enjeux contemporains de la Chine tant dans les domaines politiques que culturels. Enrichi par une longue expérience de terrain en Asie, il mène une activité de conseil auprès de multinationales et des services de l’État.

[box class= »info »] Source : Realpolitik.tv. [/box]

Les délocalisations en Chine ne seraient plus si intéressantes

Les délocalisations en Chine ne seraient plus si intéressantes

04/07/2012 — 14h00
LONDRES (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) — Civitas, groupe de réflexion britannique, a effectué une intéressante étude sur les délocalisations vers la Chine. Intitulée « Vers la fin du Made in China », l’étude pointe une relocalisation d’industries vers la Grande‑Bretagne. En effet, les produits chinois ont vu leurs prix grimper du fait de l’augmentation des salaires, des problèmes de qualité, du manque d’ouvriers qualifiés en Chine, et des coûts des transports, s’étant envolés ces dernières années à cause de l’augmentation du prix du pétrole. L’étude pointe en outre la faible productivité de la Chine, ainsi que le vol de technologies, rendant les entreprises occidentales de plus en plus méfiantes.

Cette étude confirme le non‑sens du mondialisme sauvage, le principe de base de l’industrie étant, comme le montre l’étude : « proximité, qualité, stabilité ».

Cannibalisme et communisme dans la Chine des années 60

Cannibalisme et communisme dans la Chine des années 60

07/06/2012 – 10h00
PARIS (NOVOpress) — L’affaire, ces derniers jours, du cannibale de Miami ne peut se réduire à une potacherie geek sur le début de l’apocalypse zombie. Si ce fait divers a suscité un buzz aussi important c’est parce que le cannibalisme, dans une société civilisée, est tabou. Seuls quelques psychopathes tueurs en série s’y adonnent : Jeffrey Dahmer « le cannibale de Milwaukie » ou Andréi Chikatilo « le monstre de Rostov » par exemple (plus d’infos sur la question).

Pourtant il existe un pays dans lequel le cannibalisme fut il y a moins de cinquante ans non seulement « autorisé », mais encouragé par l’appareil d’État : il s’agit de la Chine des années 60. La plupart des cas de cannibalisme recensés le furent pendant la période de la Révolution culturelle, non pas à cause des famines poussant la population à la dernière extrémité, mais bien dans le but idéologique de « manger le bourgeois ».

La Révolution culturelle commence en 1966. Son but : éradiquer les traditions culturelles chinoises. Il faut « détruire les vieilles idées, la vieille culture, les vieilles coutumes et les vieilles habitudes des classes exploiteuses » (maréchal Lin Biao).

Cannibalisme et communisme dans la Chine des années 60Le 8 août 1966 le Parti communiste chinois adopte une résolution en 16 points pour détailler le projet : «  La grande révolution culturelle prolétarienne vise à liquider l’idéologie bourgeoise, à implanter l’idéologie prolétarienne, à transformer l’homme dans ce qu’il a de plus profond, à réaliser sa révolution idéologique, à extirper les racines du révisionnisme, à consolider et à développer le système socialiste. Nous devons abattre les responsables du Parti engagés dans la voie capitaliste. Nous devons abattre les sommités académiques réactionnaires de la bourgeoisie et tous les “monarchistes” bourgeois. Nous devons nous opposer à tous les actes de répression contre la révolution. Nous devons liquider tous les génies malfaisants. Nous devons extirper énergiquement la pensée, la culture, les mœurs et coutumes anciennes de toutes les classes exploiteuses. Nous devons réformer toutes les parties de la superstructure qui ne correspondent pas à la base économique du socialisme. Nous devons purger la terre de toute la vermine et balayer tous les obstacles ! » (communisme-bolchevisme.net, page 26)

Résultat : confiscations de logements, destruction du patrimoine culturel et des édifices religieux, exécutions en masse et déportation dans des camps de travail des « contre-révolutionnaires », rééducation des « intellectuels » (pas au sens français contemporain mais au sens de toute personne qui travaille dans un domaine intellectuel – cela inclut donc les instituteurs ou les petits employés un peu éduqués) par le travail manuel. Bien que la Révolution culturelle soit la période la moins meurtrière de la Chine maoïste, elle se solda tout de même en deux ans (1966-1968) par un bilan de un million de morts.

« A côté des horreurs quasi astronomiques de la réforme agraire et du Grand Bond en avant, les quelques un million de morts (…) pourraient presque sembler modestes. Si, plus que tout autre épisode de l’histoire contemporaine de la Chine, elle frappa le monde entier et reste dans les mémoires, ce fut par le radicalisme extrême de son discours et de quelques-uns de ses actes » (Livre noir du communisme) Nous allons le voir.

« La lutte que nous menons contre eux ne peut donc être, elle aussi, qu’une lutte à mort, nos rapports avec eux ne sont en aucune façon des rapports d’égalité, c’est l’oppression d’une classe par une autre, c’est-à-dire la dictature du prolétariat sur la bourgeoisie ; dans ces rapports, il ne saurait y avoir place pour autre chose, ni égalité, ni coexistence pacifique entre classes exploitées et classes exploiteuses, ni rien de ce qui se nomme humanité, justice ou vertu. » (circulaire du parti communiste chinois, 16 mai 1966)

Cette lutte à mort  « sans humanité, justice ou vertu » va justifier des campagnes de cannibalisme de masse dans les provinces chinoises.

L’écrivain Zheng Yi va raconter dans son ouvrage « Stèles rouges : du totalitarisme au cannibalisme » (éd. Bleu de Chine 1999) l’enquête qu’il a menée à ce sujet dans la province de Guangzi. Il recensera environ 10.000 cas sur cette seule région.

Morceaux choisis (si l’on peut dire…)

Cannibalisme et communisme dans la Chine des années 60Après avoir obligé leur professeur à une séance de pidou (autocritique) musclée et l’avoir battu à mort : « Quelques élèves les escortaient fusils en main, le gros de la troupe suivait au loin… …Fu Bingkun (élève de deuxième année du second cycle) jeta un couteau de cuisine à côté du corps en disant : « Espions, coupez dans la chair ! Mangeons-en cette nuit ! …N’abîmez pas l’intestin en découpant ! Si vous le faites, je vous précipite avec dans le fleuve ! Je veux seulement le cœur et le foie. » Nous, les quatre membres de la « clique noire », nous nous agenouillâmes sur le sol et quelqu’un me fourra d’abord le couteau dans la main. Je tenais le couteau. Ma main n’arrêtait pas de trembler. Il n’y avait rien à faire : je n’arrivais pas à passera l’action ; je ne pouvais pas commencer à trancher. Tout en m’insultant, les élèves donnèrent le couteau à Tan Chineng. A la lumière d’une lampe de poche, celui-ci se mit à l’œuvre, serrant les dents. (S’il ne s’était pas exécuté, les élèves nous auraient sans doute vraiment liquidés, nous aussi ! Ils avaient l’air prêts à en découdre). Après le cœur et le foie, ce fut au tour de la chair des cuisses d’être découpée. Certains en remplissaient des sacs en plastique, d’autres repartaient, des morceaux de viande dégoulinante de sang accrochés aux longs canons de leurs fusils. Par la suite, l’enquête établit qu’ils avaient procédé à la cuisson en trois lieux différents :

– dans la grande cuisine, on avait crié à Zhang Gongyou (une femme) d’ouvrir la porte. Une fois cuite, soixante-dix à quatre-vingt élèves mangèrent de la viande humaine ;

– dans le dortoir du responsable adjoint du comité révolutionnaire, Huang Yuanlou, où l’on utilisa des marmites pour la cuisson. Lui-même n’y goûta pas, mais quatre élèves en mangèrent ;

– sous l’auvent de la galerie, devant les salles des classes 31 et 32.

La chair une fois complètement enlevée, le squelette de Wu Shufang fut alors jeté dans le fleuve… Au moment du « règlement des problèmes laissés par la Révolution culturelle », le responsable adjoint du comité révolutionnaire à l’école secondaire de Wuxuan fut exclu du Parti pour cannibalisme, mais il affirma encore avec assurance : « Cette chair humaine, c’était de la chair de propriétaire foncier ! C’était de la chair d’espion qu’on a mangée ! »

Au fil de l’ouvrage, Zheng Yi recense un grand nombre de témoignages, tous plus atroces les uns que les autres.

Si le responsable du Parti cité précédemment fut exclu du PCC, ce fut non pas en raison de ses actes de cannibalisme (l’enquête montre que ces crimes étaient tolérés à l’époque) mais parce que à partir de 1968, les différentes factions des gardes rouges opérèrent entre elles des règlements de compte.

Zheng Yi
Zheng Yi, pseudonyme de Zheng Guangzhao, est un écrivain chinois né en 1947

Au moment où le livre fut publié en Chine en 1986 (son auteur dut s’exiler suite à son implication dans le mouvement de 1989), beaucoup de responsables de l’époque étaient encore en poste. Zheng Yi parle de véritables « campagnes » de cannibalisme dans la ville de Wuxuan. Les gens sont découpés alors qu’ils sont encore vivants. On assiste à des « repas communautaires cannibales » : « Le 10 juillet 1968, dans la région de Sanli, devant l’entrée du canton de Shangjiang, se tint une grande séance de pidou, au cours de laquelle furent tués à coups de bâton Liao Tianlong, Liao Jinfu, Zhong Zhenquan et Zhong Shaoting. La chair des quatre corps fut découpée puis transportée jusqu’aux cuisines de la brigade, où on la fît cuire dans deux grandes marmites. Vingt à trente personnes en mangèrent. Au vu et au su de tous, on avait donc osé faire cuire de la chair humaine aux sièges même des gouvernements de niveau cantonal et régional, puis organiser sur place un repas communautaire ».

Sans détailler plus avant le catalogue des horreurs (les lecteurs intéressés peuvent se rapporter soit à l’ouvrage, soit aux larges extraits disponibles sur internet), l’auteur s’interroge sur la barbarie  intrinsèque du totalitarisme communisme. « En principe, après avoir commis un crime, on est en proie au remord. Comment se fait-il que de la terre de Wuxuan seule la haine pousse ? Pourquoi cette haine implacable ? Pourquoi une haine si profonde qu’elle ne s’éteigne même pas après avoir mis à mort et dévoré des hommes ? »

A méditer à l’heure où l’extrême gauche française d’Alain Badiou à Jean-Luc Mélenchon, n’a toujours pas fait son autocritique sur les crimes abjects du maoïsme…

Spoutnik, pour Novopress

Limogeage de Bo Xilai à 6 mois des élections du PCC, quelles conséquences pour la Chine ?

Limogeage de Bo Xilai à 6 mois des élections du PCC, quelles conséquences pour la Chine ?

Emmanuel Lincot, intervenant régulier du site d’analyses géopolitiques Realpolitik.tv, évoque la chute de Bo Xilai, ex-membre influent du Comité central du Parti communiste chinois, survenue en mars 2012 : « À près de 6 mois des élections du PCC, Bo Xilai – membre du Bureau Politique et Secrétaire Général de la municipalité de Chongqing (32 millions d’habitants) est limogé. Quelles conséquences pour la Chine ? »

Vidéo realpolitik.tv, la Géopolitique sur le net. Enregistrement du 18 avril 2012.
Crédit photo : DR

Le Japon et le défi russo-chinois [vidéo]

Le Japon et le défi russo-chinois

Emmanuel Lincot reçoit Edouard Pflimlin (www.fenetreeurope.com).

Depuis la fin de la Guerre Froide, les relations entre le Japon et l’Inde se sont considérablement transformées, tant sur le plan économique que sur le plan militaire. Ce rapprochement stratégique est-il orienté contre les objectifs chinois ? Le rapprochement entre Japonais et Américains est-il lié aux contentieux insulaires tant vis-à-vis des Russes que des Chinois ?

À propos de l’auteur

Emmanuel LincotEmmanuel Lincot

Directeur de la Chaire des Études Chinoises Contemporaines (Institut Catholique de Paris). Politiste, sémiologue et sinologue de formation, il s’intéresse aux enjeux contemporains de la Chine tant dans les domaines politiques que culturels. Enrichi par une longue expérience de terrain en Asie, il mène une activité de conseil auprès de multinationales et des services de l’État.

[box class= »info »] Source : Realpolitik.tv. Publié par Emmanuel Lincot le 22 mars 2012, enregistré le 23 février 2012. [/box]

L’élection présidentielle taïwanaise : quel enjeu pour la relation inter-détroit ? (vidéos)

L’élection présidentielle taïwanaise : quel enjeu pour la relation inter-détroit ? (vidéos)

Emmanuel Lincot s’entretient avec Barthélémy Courmont, au sujet de l’élection présidentielle taïwanaise du 14 janvier 2012.
Barthélémy Courmont est professeur à Hallym University (Corée du Sud), chercheur-associé à l’IRIS, et co-rédacteur en chef de la revue Monde chinois, nouvelle Asie.

Vidéo en 2 parties :


 

À propos de l’auteur, Emmanuel Lincot :

Directeur de la Chaire des Études Chinoises Contemporaines (Institut Catholique de Paris). Politiste, sémiologue et sinologue de formation, il s’intéresse aux enjeux contemporains de la Chine tant dans les domaines politiques que culturels. Enrichi par une longue expérience de terrain en Asie, il mène une activité de conseil auprès de multinationales et des services de l’État.

[box class= »info »] Source : Realpolitik.tv. [/box]

Séné (Morbihan) : le maire préfère le granit chinois

Séné (Morbihan) : le maire préfère le granit chinois

03/02/2012 – 14h30
VANNES (NOVOpress Breizh) –
La rue principale  traversant Séné (56), une commune de l’agglomération vannetaise dirigée par une municipalité socialiste, va être refaite avec du granit importé de Chine. Une décision qui suscite la colère des granitiers bretons, qui n’avaient pas vraiment besoin de ça.

La commune de Séné, que dirige Luc Foucault (Mouvement des citoyens), a confié le marché de réfection de la voirie à la Sacer Ouest, laquelle a fait appel à la société chinoise Xiamen San Xiang Da pour se fournir en granit. Ce recours à un fournisseur chinois devrait permettre à la commune de réaliser, selon certaines estimations,  une économie de l’ordre de 40.000 euros, soit environ1% du montant total du marché.

Un choix « caricatural et indéfendable » pour l’association En-Avant-Bretagne/Breizh War-Raok, qui estime « qu’en ces temps difficiles, œuvrer à la préservation de l’emploi en Bretagne est plus que jamais une priorité pour les Bretons.» Et l’association de poser la question : «Comment Luc Foucault, maire de Séné qui se prétend écologiste et défenseur des circuits courts ose-t-il justifier son choix Chinois dans la presse locale en faisant la promotion des avantages économiques de la mondialisation?» Bonne question en effet.

Maire de Séné depuis 2008, Luc Foucault est un nouveau venu dans le monde politique vannetais. Chevènementiste, membre du Mouvement des citoyens, le Télégramme  (13/12/2010) le décrit comme un « républicain humaniste de gauche », qui connait bien les entreprises. «Elles doivent gagner de l’argent», déclarait-t-il au quotidien, avant de préciser : «De l’argent pour l’outil, pas prioritairement aux actionnaires, car de l’emploi dépend la vie sociale».

Une belle profession de foi, démentie par les faits. Recourir au granit chinois ne favorisera en effet ni l’outil de travail, ni l’emploi, ni la vie sociale de la filière bretonne du granit. Celle-ci, qui a vu au cours de ces dix dernières années un tiers de ses entreprises et 1.500 emplois disparaître, aurait certainement apprécié qu’une carrière bretonne soit retenue pour l’aménagement de la rue principale de Séné. Mais Luc Foucault, « républicain humaniste de gauche » en a décidé autrement.

Crédit photo : DR

Franz Obermayr (FPÖ) : « l’Europe doit rapidement se distancer des intérêts anglo-américains »

Franz Obermayr (FPÖ) : "l'Europe doit rapidement se distancer des intérêts anglo-américains"

Franz Obermayr03/02/2012 – 07h55
VIENNE (NOVOpress) —
Le député européen autrichien (FPÖ) Franz Obermayr (photo ci-contre à gauche) considère que « l’Europe devrait le plus rapidement possible prendre ses distances d’avec les intérêts anglo-américains. À court terme l’embargo européen frappera les populations civiles. À moyen terme, c’est à la Chine que profiteront ces capacités de production [de pétrole] libérées, et ce sera pour elle une chance pour couvrir ses besoins énergétiques croissants ». L’embargo ne produirait donc pas les effets escomptés, mais renforcerait la Chine et affaiblirait la position géostratégique européenne.

Le comportement des USA au Proche-Orient ressemble fortement à celui de l’empire romain antique pendant sa phase d’expansion : diviser pour régner, monter les peuples les uns contre les autres, pour mieux ensuite les soumettre. Selon des informations données par les médias, la marine américaine est en cours de renforcement dans le Golfe Persique. En Géorgie, état voisin de l’Iran, ce sont quantités de bases militaires et d’hôpitaux qui ont été construits. Les habitants du Caucase se demandent avec raison qui les protègera, si l’Iran bombardait ces bases avec des missiles. Cela montre quelles proportions ce conflit pourrait prendre en cas de crise ouverte.

Obermayr avertit : « Une telle guerre aurait des conséquences catastrophiques pour les populations de l’Iran, du Proche-Orient et tout particulièrement Israël, et finalement pour le monde entier. Il est donc du devoir de l’UE de jouer un rôle modérateur envers les deux parties et d’empêcher par tous les moyens une escalade ».

Crédit photo : [ john ] via Flickr (cc)

Rome : Assassinat d’une famille chinoise, un des tueurs marocains retrouvé pendu

Rome : Assassinat d’une famille chinoise, un des tueurs marocains retrouvé pendu

17/01/2012 – 10h
ROME (NOVOpress) –
Deux Marocains. Cela va faire dix jours qu’on sait que Zhou Zeng, un commerçant chinois de 31 ans, et Joy, sa fillette de 6 mois, n’ont pas été assassinés à Rome par des Italiens racistes, comme les gros médias l’avaient seriné à l’envi [ci-dessus copie d’un des deux plus importants journaux italiens “Les Italiens toujours plus racistes”], mais par deux immigrés maghrébins. Déjà bien connus des services de police, ils s’étaient spécialisés dans les vols avec violences aux dépens des immigrés chinois. La société multiethnique est une société d’amour…

Les forces de l’ordre ont lancé une vaste chasse aux tueurs. Faute de résultats jusqu’à aujourd’hui, malgré les moyens mis en œuvre, les enquêteurs en étaient venus à penser que les maghrébins avaient réussi à passer la frontière pour se réfugier à l’étranger, « peut-être en France, un pays, explique La Repubblica, où la communauté marocaine est fortement enracinée ».

Hier après-midi, pourtant, un des deux assassins, Mohamed Nasiri, 30 ans, a été retrouvé dans une cabane de la campagne de Rome. L’endroit est fréquenté par des amateurs de « soft air » : ce sont eux qui ont découvert Mohamed Nasiri et ont prévenu les carabiniers. Son cadavre était pendu à un crochet.

Le parquet de Rome et les carabiniers sont certains qu’il s’agit d’un suicide. Mohamed Nasiri a été formellement identifié. Son téléphone portable était resté dans sa poche. Les enquêteurs espèrent que son examen pourra fournir des indications pour retrouver le second tueur, toujours en fuite.

Rome : Un Chinois assassiné avec son enfant, on recherche deux Maghrébins

Rome : Un Chinois assassiné avec son enfant, on recherche deux Maghrébins

09/01/2012 – 16h
ROME (NOVOpress) –
C’est un crime qui a bouleversé l’Italie. Le soir du mercredi 4 janvier, dans  le quartier romain de Torpignattara, un commerçant chinois de 31 ans, Zhou Zeng, a été assassiné avec Joy, sa fillette de 6 mois, qu’il tenait dans ses bras. La balle a traversé le crâne de l’enfant pour atteindre le père en plein cœur. Selon les premières déclarations de la mère, seule survivante, la famille venait de fermer son commerce, un bar qui sert aussi de succursale à une agence de transfert d’argent, quand elle a été agressée par deux jeunes gens en scooter, qui ont réclamé la recette de la journée (5 000 euros) en brandissant un pistolet au visage du bébé. Le père ayant protesté, ils ont tiré avant de s’enfuir, en emportant le sac de la femme et une sacoche vide que tenait le mari.

D’après la mère, les assassins étaient des Italiens, qui parlaient « avec l’accent romain ». Cela a suffi aux gros médias pour ethniciser l’affaire. Sous le titre, « La rage de Chinatown : “Les Italiens toujours plus racistes” », La Repubblica (image en Une : copie d’écran de l’article) a publié des témoignages censés avoir été recueillis dans le quartier chinois de Rome. Dans un restaurant, « les serveurs arrangent des plats de riz cantonais et répètent en chœur derrière leur comptoir : “Racistes, oui, Italiens racistes” ». Dans le quartier, « il n’y a plus un commerce qui soit possédé ou géré par un Romain. Depuis quelques années, les Chinois ont chassé aussi les Maghrébins. La jeune fille du bar du coin, « Il Piccolo Caffè », qui vend des sandwiches à 1 euro 50 est aussi chinoise: “Je savais que tôt ou tard il arriverait quelque chose de grave, ici en Italie on nous déteste, tout le monde nous traite mal”. Hait-elle l’Italie? “Peut-être que oui, peut-être que ce soir je hais l’Italie”, répond-elle. “Je hais l’Italie”, c’est ce que dit aussi une voisine du pauvre Zhou, l’une des 20 ou 30 mille Chinois qui habitent dans la capitale italienne. Personne ne connaît leur nombre exact. Mais tous tremblent dans la Rome “jaune” ».

Le maire de Rome, Gianni Alemanno, ayant milité dans sa jeunesse au Mouvement Social Italien, le quotidien ex-communiste L’Unità a saisi cette occasion pour le mettre en cause, dénonçant « l’ombre noire qui s’étend sur Rome », « aux confins entre extrémisme de droite et criminalité ». En France, un forum a publié tout un fil de discussion sous le titre « Meurtre raciste en Italie ». Un utilisateur écrit catégoriquement : « Quand on connaît un tantinet l’Italie et qu’on suit son actualité, on sait très bien que ces meurtres sont racistes ».

Les médias ont ainsi passé trois jours à attiser la haine raciale en stigmatisant – comme on dit volontiers en d’autres circonstances – les Italiens de souche. Puis, sans que cela enlève évidemment rien à l’horreur de l’affaire, les choses ont pris une autre allure. Grâce au téléphone portable de la pauvre Chinoise, les carabiniers ont retrouvé sac et sacoche, dans un cabanon abandonné, à deux kilomètres du lieu de l’agression : la sacoche contenait 16 000 euros en billets de banque, tachés de sang. D’où provenait cet argent ? À qui était-il destiné ? Et pourquoi a-t-il été abandonné ? Il est en tout cas hautement probable que les agresseurs n’ont pas agi au hasard et qu’ils étaient bien renseignés sur les activités du malheureux commerçant. Le cabanon se trouve de surcroît dans une zone essentiellement fréquentée par des immigrés nord-africains.

Politiquement correct oblige, le Corriere della Sera a sérieusement supposé que les assassins avaient délibérément laissé leur butin (ou peut-être une partie de celui-ci) « dans une zone où habitent des étrangers pour faire retomber la faute sur ceux-ci ». Il a quand même dû reconnaître que le témoignage de la mère sur l’origine des agresseurs n’était guère probant, puisqu’elle sait elle-même mal l’italien : « elle pourrait donc ne pas être en mesure de comprendre s’il s’agissait effectivement d’Italiens ou simplement d’étrangers parfaitement intégrés, peut-être des immigrés de seconde génération ». On en était là samedi matin. La mère a ensuite précisé que les assassins « parlaient italien mais étaient peut-être des Européens de l’Est ».

Les carabiniers ont ensuite retrouvé le scooter et les casques des assassins. Samedi en fin d’après-midi, grâce aux traces biologiques sur les casques, aux empreintes digitales sur la sacoche, ainsi qu’aux images des caméras de surveillance, les deux tueurs ont été identifiés comme deux jeunes Maghrébins déjà connus des services de police. Même La Repubblica parle désormais des assassins comme de « deux immigrés, qui avaient évidemment planifié leur coup depuis plusieurs jours et connaissaient donc les activités de transfert d’argent des époux Zeng ». Après le drame, ils se sont enfuis vers « un de leurs principaux lieux de rendez-vous » : un cabanon « où les immigrés qui le fréquentent déchargent souvent le butin de leurs vols et rapines, pour le récupérer dans un second temps».

Seule l’arrestation des tueurs permettra de savoir si, comme le supposait le Corriere della Sera, il s’agit effectivement d’étrangers « parfaitement intégrés ».

Chine : le président Hu Jintao s’inquiète de l’occidentalisation

Chine : le président Hu Jintao s’inquiète de l’occidentalisation

03/01/12 – 14h30
PEKIN (NOVOpress)
– Le président chinois Hu Jintao s’inquiète pour l’identité culturelle de son pays et a lancé une mise en garde contre une occidentalisation de sa culture.

« Les forces internationales hostiles redoublent d’efforts pour nous occidentaliser et nous diviser« , a-t-il estimé sans être plus précis, évoquant notamment « les domaines idéologiques et culturels« .

Cette noble déclaration ne manque cependant pas d’une certaine ironie venant de la part du représentant du Parti Communiste, dont la révolution dite « culturelle », consistait justement à détruire la culture chinoise ancestrale.

Crédit photo : dlabera via Flickr, licence CC.

Le Japon et la Chine veulent « dédollariser » leurs échanges

Le Japon et la Chine veulent « dédollariser » leurs échanges

02/01/12 – 16h00
TOKYO (NOVOpress) –
Le Japon et la Chine ont décidé de promouvoir le commerce directement réalisé en yen et en yuan sans utiliser des dollars et encourageront désormais le développement d’un marché spécifique pour des sociétés impliquées dans ces échanges.

Le Japon a également affirmé qu’il s’appliquera à acheter des obligations chinoises, permettant de favoriser l’investissement entre les deux pays.

Ces décisions ont été prises suite à la rencontre du Premier ministre japonais Yoshihiko Noda et du Premier ministre chinois Wen Jiabao à Beijing.

Rappelons que la Chine est le plus grand partenaire commercial du Japon avec 26.5 trillions de yens (340 milliards de dollars) de transactions bilatérales l’année dernière alors que ces échanges représentés moins de 10 trillions de yens il a 20 ans.

Ces engagements régionaux entre deux des plus grandes économies mondiales ont pour but de sortir du règne du dollar et de se protéger des aléas des spéculations des marchés financiers globaux.

Crédit photo : Images_of_Money/Flickr sous licence creative common