La fin du dollar roi ? – suite – Russie et Chine veulent remplacer le FMI !

26/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Cheval de Troie de la politique libérale américaine et du dollar-roi, le FMI se voit maintenant concurrencé par l’ AIIB, son pendant monté par les BRICS et sous influence chinoise.

Le Président Vladimir Poutine a approuvé en mai dernier la création fonds de réserve équivalent à 100 milliards de dollars pour aider spécifiquement les BRICS : Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud. C’est une nouvelle étape des BRICS pour construire une alternative au Fonds Monétaire International pour toute aide financière et au-delà pour se dégager de l’emprise des USA.

Les BRIC représentent 40 % de la population mondiale et environ 20 % de l’activité économique du monde. Le Fonds de réserve aidera les BRICS ayant des problèmes de trésorerie. Il obtiendra la plus grande partie de son financement de démarrage de la Chine, qui contribuera pour 41 milliards de dollars en équivalent Yuan. La Russie, l’Inde et le Brésil apporteront 18 milliards chacun et l’Afrique du Sud donnera 5 milliards.
La Banque Internationale d’investissement pour l’Asie – AIIB – est sur les rails.

Cette démarche non approuvée financièrement par les États-Unis est devenue une question épineuse pour le président Obama. Les nations européennes, comme la Grande-Bretagne et l’Allemagne, ont bravé les demandes américaines de refuser l’adhésion et ont choisi de soutenir la Banque de Chine. Le Financial Times a ainsi attaqué le gouvernement britannique pour son « accommodation constante » avec la Chine, et pourrait être perçu comme un avertissement pour les autres pays tentés par l’aventure, mais à ce jour sans effet. La Corée du Sud a demandé son adhésion, et d’autres grands alliés dans la région, le Japon et l’Australie, semblent intéressés par le projet. Mais l’événement le plus embarrassant fut de voir Taïwan, qui n’a aucune relation officielle avec la Chine continentale, et n’a survécu au 20e siècle que par l’aide américaine de demander à rejoindre ce fonds.

Mais les USA semblent bien avoir raté le départ de cette nouvelle longue marche… Le message de la Chine vers le reste des pays de l’Asie est simple : « venez croître avec nous ». Et dans le même temps les dirigeants chinois veulent donner l’impression que la montée de la Chine est inévitable et que ces pays doivent décider s’ils veulent être l’ami ou ennemi de la plus grande puissance régionale.

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La fin du dollar roi ?– suite – MasterCard et Visa demandent à la Chine de les laisser utiliser son réseau

24/06/2015 – ÉCONOMIE (NOVOpress)
Non contents de battre en brèche le monopole américain sur les transactions interbancaires, la Chine se dote de son propre système de carte de crédit.

Depuis le 1er juin, la Chine autorise Visa et MasterCard à utiliser son propre standard de transmission pour les paiements par carte bancaire, Union Pay. Il y a là une certaine ironie, car jusqu’à un passé récent ces deux géants des paiements dématérialisés – sans échange d’argent physique – pensaient encore pouvoir imposer leur propre système à tous les pays. Mieux, UnionPay vient de dépasser Visa en termes de montant de transactions réalisées, à 1,9 milliards de dollars contre 1,75 pour le géant américain sur les quatre premiers moise l’année 2015.

Mais la faiblesse de leur position a éclaté au grand jour en mars 2014 quand Visa et MasterCard décidèrent de bloquer les transactions russes sans préavis suite aux sanctions imposées par le gouvernement US contre ce pays.

Il faut bien comprendre que Visa, MasterCard ou American Express ne font pas de paiements eux-mêmes, mais ne sont que des réseaux informatiques qui mettent en relation banques et commerces adhérents. Tous les paiements en devises sont regroupés sur un gigantesque serveur de compensation où les échanges (clearing) se font via un cours de change basé sur le dollar US. Les groupements de cartes de crédit se financent via des prélèvements sur chaque opération et ce sont les standards et les lois US qui gèrent ce système. Votre banque n’intervient nulle part dans ce processus.

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La fin du dollar Roi ? – suite – la Chine crée son propre système électronique bancaire

19/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Le pétrodollar n’est pas le seul levier de la puissance américaine contesté par les BRICS. Le contrôle des flux financiers pourrait aussi échapper en partie à l’Oncle Sam, au profit de la Chine.

Si Vladimir Poutine peut sourire – personne ne l’a vu faire – il en aurait l’occasion avec les derniers développements financiers de la région. Après avoir mis en place un méga-contrat de fourniture énergétique avec la Chine en yuans, la Russie aura bientôt la possibilité de se faire payer via un système électronique indépendant des USA et donc du dollar.

La Chine vient en effet d’annoncer qu’elle testait sur 20 banques, dont 13 Chinoises, une nouvelle technologie de transmission bancaire appelée CIPS – Système de Paiements Internationaux Chinois.
SWIFT est l’actuel système de transactions financières interbancaires. C’est un standard de communication créé en 1973 et utilisé par 10.800 institutions financières et 215 pays. Il est indispensable pour recevoir vos relevés bancaires, mais aussi pour transférer des fonds partout dans le monde, donner des autorisations de signatures dans une entreprise ou faire fonctionner un cash-pool. Voilà pourquoi un blocage de SWIFT signifierait la mort de l’activité économique d’un pays ou d’une banque, un peu comme si on vous interdisait d’utiliser le langage informatique Java : fini les achats en ligne avec votre Visa, vos consultations de comptes, les réservations sur le web, et extinction des téléphones sous Androïd.
La dernière utilisation de cette arme de destructions massive financière a eu lieu en 2012. Les USA et leurs alliés ont poussé SWIFT à retirer de son réseau 30 institutions financières iraniennes (y compris la Banque centrale). Cette sanction visait à stopper des milliards de dollars d’exportations de pétrole et mettre les entreprises iraniennes à l’arrêt.
Il s’avère que beaucoup de banques iraniennes avaient déjà paré cette attaque d’une manière presque embarrassante. Au lieu d’utiliser le système SWIFT pour envoyer et recevoir leurs ordres de paiement, ils ont simplement décroché leur téléphone ou envoyé un courriel. Certes cela est moins efficace et prend un peu plus de temps, mais au final fonctionne tout aussi bien et il n’y a rien que SWIFT ou quelqu’un d’autre puisse faire pour empêcher les banques de communiquer directement entre elles.

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La fin du dollar Roi ? La Chine paie du pétrole Russe en Yuan

17/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Les premières ventes de pétrole en Yuan entre la Russie et la Chine sont officielles : un tournant historique qui pourrait bien signer la fin de l’hégémonie du dollar US dans le monde.

Deux mastodontes de l’économie mondiale, la Chine et la Russie, qui se passent du dollar pour leurs transactions pétrolières, voilà qui est totalement inacceptable pour les Etats Unis d’Amérique confronté là à une question de vie ou de mort.
En 1971 Richard Nixon avait conclu un accord avec l’Arabie Saoudite puis avec l’Opec imposant le règlement de toute transaction pétrolière en USD. Le pétrodollar était né.
Cela impliquait que les produits non producteurs en pleine croissance, comme le Japon d’alors, devait d’abord gagner des dollars pour pouvoir acheter l’énergie dont ils avaient besoin. Donc vendre leur propre production de biens de consommation en USD. Et aux pays moins développés ne restait que la solution d’emprunter des USD sur les marchés financiers ou à la Banque mondiale, à moins qu’ils ne soient généreusement aidé par le Fonds Monétaire International, toujours en USD. Et de payer des intérêts en USD.

Les États-Unis de leur côté n’avaient qu’à imprimer plus de billets pour couvrir leurs besoins et répondre à cette demande massive de dollars. Ils peuvent donc importer ce qu’ils veulent sans avoir à se soucier de « gagner » l’argent qui servira à payer leurs fournisseurs. Ce qui se reflète par leur dette astronomique de 18 000 milliard d’USD dont une large partie est supportée par des investisseurs étrangers et des organismes financiers.
Si les 4/5ème des échanges mondiaux qui utilisent actuellement le dollar se faisant en une autre devise, alors la monnaie américaine n’aurait guère plus d’intérêt pour les investisseurs et s’effondrait. Ce qui rendrait du jour au lendemain les produits Apple et Nike hors de prix, où entrainerait une baisse de profit significative de ces sociétés stars qui seraient compensée par des « ajustements » de main d’œuvre et une explosion du chômage.
Pour résumer : un effondrement soudain du fameux modèle Américain.

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Ratification d’un fonds de 100 milliards de dollars pour les BRICS

Les chefs d'Etat des BRICS en 2014

05/05/2015 -MONDE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation)
Un outil financier au service d’un monde multipolaire, c’est ce que viennent de mettre en place la Russie, l’Inde, le Brésil, L’Afrique du Sud et la Chine.

Vladimir Poutine a ratifié en fin de semaine dernière un accord sur la création d’un fonds commun de réserves de change des pays des BRICS. Ce fonds s’élèverait à 89 milliards d’euros, soit 100 milliards de dollars. La Russie, l’Inde et le Brésil y participeront à hauteur de 18 milliards d’euros. L’Afrique du Sud y mettra cinq milliards, loin derrière la Chine qui promet 41 milliards.

Pourquoi cet accord a-t-il eu lieu et que signifie-t-il ?
Il s’inscrit dans la déclaration signée le 15 juillet 2014, à Fortaleza au Brésil, portant sur la création d’un fonds commun de réserve pour ces pays. Ce fonds commun a été signé pour éviter, je cite : « Les pressions à court terme sur les liquidités ». Fin de citation. Cette déclaration implique aussi la création d’une banque, qui se veut la base d’une nouvelle structure dont la vocation est de contrebalancer le poids des économies occidentales. Cette nouvelle banque sera basée à Shanghai. Elle représentera un capital initial de 50 milliards de dollars dont l’objectif est de financer de grands travaux d’infrastructure. Cette nouvelle institution apparaît comme une nouvelle donne dans le paysage financier mondial, et repose sur des bases solides. Rappelons que malgré une intense campagne financière et médiatique ces derniers mois, le rouble russe a réussi à se maintenir.

Il s’agit d’un pas de plus vers un monde multipolaire ?
Parfaitement. Cet accord entre les BRICS ouvre une solution alternative aux principales institutions financières internationales telles que le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale. Institutions traditionnellement dominées par les États-Unis, de par leur forte contribution. Si ces 5 pays émergents se détachent du FMI, l’hégémonie américaine en prendrait un coup. Le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud représentent 40 % de la population et un cinquième du PIB de la planète.

Crédit photo : Roberto Stuckert Filho via WikiCommons (CC) les chefs d’État des BRICS en 2014, Poutine, Modi, Rousseff, Xi et Zuma.


 

 

La guerre pour l’Eurasie va-t-elle s’accentuer ? Par Alexandre Latsa

La guerre pour l’Eurasie va-t-elle s’accentuer ? Par Alexandre Latsa

George Friedman (photo), président du très célèbre « think-tank » Stratfor, spécialisé dans le renseignement et employeur de certains exécutants des révolutions de couleurs, a récemment donné une longue interview dans laquelle il a expliqué sans langue de bois les intentions stratégiques américaines en Europe et en Eurasie.

L’intéressé nous explique ce que les initiés en géopolitique savaient déjà: à savoir que l’Amérique souhaite conserver son statut de première puissance mondiale et continuer à régenter les affaires de la planète. A ces fins, les Etats-Unis sont déterminés à empêcher tout imprévu, y compris en Eurasie, zone dans laquelle ils ne sont pas en position de force.

Cette incapacité de l’Amérique à exercer un contrôle sur le cœur de l’Eurasie a au moins deux raisons : l’existence de puissances régionales déterminées et dont la puissance militaire est en augmentation (Chine, Russie…) mais aussi un déséquilibre démographique qui mettrait la puissance militaire américaine en totale infériorité en cas d’affrontement sur le terrain.

George Friedman revient sur l’exemple historique de l’alliance entre l’Allemagne (nazie) et de la Russie (Soviétique), et rappelle que seule une alliance entre ces deux puissances continentales ayant une complémentarité naturelle “risquerait” de devenir un concurrent sérieux pour les Etats-Unis.

Le développement d’un corridor de sécurité américain (et non de l’Otan, comme l’explique clairement l’intéressé) au sein des Etats de la nouvelle Europe (Roumanie, Etats baltes, Bulgarie, etc.) peut être perçu comme la traduction de la volonté de Washington de ne pas miser uniquement sur Berlin. L’explication du président de Stratfor va plus loin: Washington s’interroge sur la loyauté et sur les intentions de l’Allemagne, et Washington doit s’assurer qu’une alliance Berlin-Moscou ne puisse pas voir le jour.

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Violences, racisme, haine : Tensions entre Chinois et Africains à Canton – Chine

Violences, racisme, haine : Tensions entre Chinois et Africains à Canton - Chine

17/12/2014 – CANTON (NOVOpress)
Avec 12 millions d’habitants, Canton, dans le sud de la Chine est la troisième ville la plus peuplée du pays, après Shanghai et Pékin. Depuis l’ouverture économique, il y a de nombreux Africains. Mais la cohabitation ne se passe pas bien et les conflits sont fréquents.

“Grandes Oreilles” chinoises en plein coeur de la banlieue parisienne

"Grandes Oreilles" chinoises en plein coeur de la banlieue parisienne

08/12/2014 – CHEVILLY-LARUE (via BFMTV)
Un centre d’écoute a été découvert dans une annexe discrète de l’ambassade de Chine en France. Elle est située dans une rue paisible de Chevilly-Larue, banlieue pavillonnaire au sud de Paris. Il s’agit d’un territoire inviolable de plus de un hectare où, selon les conventions internationales, la police française n’a pas le droit de pénétrer. En banlieue de Paris, le Nouvel Obs a découvert un centre secret chinois d’écoutes satellitaires. Il espionnerait une partie des communications entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient.

Prime au métissage en Chine

09/09/2014 – PEKIN (NOVOPress via le Bulletin de réinformation)
Le gouvernement de Pékin a mis en place un système de prime pour les mariages mixtes entre Hans et Ouïghours, la minorité musulmane turcophone en Chine. Ces mariages mixtes seront récompensés par une prime de 1.225 € pendant cinq ans. A travers cette politique, la Chine espère résoudre ce qu’elle considère comme le problème ouïghour en détruisant l’identité de cette ethnie par le métissage. Cette technique d’ethnocide avait déjà fonctionné en Mongolie intérieure et a pour but de rendre les Hans majoritaires en territoire ouïghour afin que ces derniers n’aient d’autre choix que de s’assimiler et de disparaître.

Photo : jeunes filles ouïghoures. Crédit : Khotan via Wikipédia (cc).

Le ramadan interdit en Chine

Le ramadan interdit en Chine

04/07/2014 – PÉKIN (NOVOpress) – Le gouvernement chinois a interdit aux musulmans de la région du Xinjiang de célébrer le ramadan.

Un porte-parole en exil du Congrès Uighur, qui promeut « la démocratie, les droits de l’homme et la liberté » pour les Uighurs a ajouté que les autorités ont encouragé Uighurs à manger des repas gratuits pendant cette période et que les maisons seront inspectées pour vérifier si les familles observaient le jeûne.

Plusieurs agences gouvernementales et écoles ont affiché des avis d’interdiction sur leurs sites web visant à empêcher les lieux publics d’être utilisés pour promouvoir la religion musulmane.

La radio Bozhou, gérée par l’État, a averti que cette interdiction s’applique aussi aux membres de parti, et aux professeurs. « Nous rappelons à tout le monde qui ne leur est pas permis d’observer le jeûne du Ramadan », rappellent régulièrement les médias.

Le Xinjiang est une région autonome en Chine du Nord-Ouest, peuplée par les Uighur, une minorité Musulmane distincte avec sa propre langue et qui exige une indépendance totale de Pékin. Il y a environ 10,2 millions d’Uighurs dans le Xinjiang selon un recensement de 2002 (le dernier disponible) conduit par la Chine.

« La Chine prend cette mesure coercitive pour limiter la foi des Uighurs, mais créera ainsi plus de conflits », selon Dilxadi Rexiti, un porte-parole exilé du Congrès Uighur. « Nous exigeons de la Chine quelle cesse ses persécutions et autorise immédiatement le Ramadan. »

La Chine est régulièrement ciblée pour ses attaques visant les religions, au premier rang desquelles le christianisme et l’islam.

Source : International Business Times – crédit photo : juha_riissanen via Flickr (cc)

Les Chinois utilisent de l’argent public pour acheter nos vignobles

27/06/2014 – PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Depuis 2008, les investisseurs chinois ne cessent de sortir leur chéquier pour acquérir les vignobles français parmi les plus cotés. En cinq ans, ce ne sont pas moins de 75 propriétés viticoles du Bordelais qui sont passées sous la bannière de l’Empire du milieu. Environ 60 % de la production est ensuite vendue en Chine.

Selon un rapport de la Cour des comptes chinoise sorti mercredi, ce sont des fonds publics chinois qui ont été utilisés lors de plusieurs de ces transactions. Ainsi, deux entreprises de la métropole portuaire de Dalian (nord‑est du pays), auxquelles les autorités locales avaient confié 268 millions de yuans (32 millions d’euros) de fonds publics pour acquérir des technologies étrangères, ont détourné cette somme pour acquérir 14 vignobles français, dont le prestigieux domaine Chenu‑Lafitte.

Dès 2013, Tracfin, l’unité française de lutte contre le blanchiment d’argent, avait alerté les pouvoirs publics français contre les risques associés aux rachats de vignobles par des investisseurs russes ou chinois, avec des fonds d’origine incertaine et des montages juridiques pour le moins « complexes »…

Crédit photo : Jack ma via Wikipédia (cc).

Zones économiques spéciales (ZES) en Corée du Nord

Zones économiques spéciales (ZES) en Corée du Nord

26/06/2014 – Bulletin de réinformation – La République populaire démocratique de Corée semble être l’un des pays les plus fermés au monde, à l’écart de la mondialisation, protégeant comme la prunelle de ses yeux sa souveraineté. Pourtant, on ignore qu’il existe des zones économiques spéciales disposant d’un régime favorable aux investissements étrangers.

Quelles raisons expliquent ces ouvertures ?

On peut invoquer le pragmatisme : cela permet à l’État de se décharger d’une partie des salaires des travailleurs, mais aussi l’autonomie chère au Djoutché, idéologie officielle : il s’agit de garantir la souveraineté politique par une entorse à la souveraineté économique. Enfin, il faut aussi voir le rôle de la Chine qui dispose d’une porte de sortie pour ses usines proches à destination du Japon. La Corée du Nord reste une carte dans la politique chinoise, même si la Chine prend quelquefois ses distances.

Crédit photo : imcomkorea via Flickr (cc)

La coopération économique russo‑chinoise s’accélère

La coopération économique russo‑chinoise s’accélère

22/05/2014 –  MOSCOU (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Ce mercredi 21 mai, la Russie et la Chine ont signé un nouveau contrat de livraison de gaz par la Russie étalé sur 30 années. Le montant de cette opération dépasse les 290 milliards d’euros pour un volume de gaz de 38 milliards de mètres cubes par an dès 2018.

Quels sont les enjeux économiques d’une telle association ?

L’intérêt de ce contrat est double. Pour la Russie, il s’agit d’accroître ses exportations d’hydrocarbures et ses recettes, ainsi que de renforcer sa position internationale en la matière. La Chine a quant à elle besoin d’une quantité croissante d’énergie pour subvenir aux besoins de son industrie alors qu’elle ne dispose que d’installations de productions d’énergie peu efficientes. Ce contrat contient aussi un aspect géopolitique. La défiance de l’Union européenne et des Etats‑Unis à l’égard de Moscou pousse la Russie à intensifier ses relations avec d’autres pays, malgré le réel besoin en gaz de l’Europe comme l’a rappelé le gouvernement allemand le mois dernier.

Quels autres domaines sont concernés ?

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Des mots pour lutter contre la corruption en Chine

Des mots pour lutter contre la corruption en Chine

22/05/2014 – PEKIN (NOVOPress via le Bulletin de réinformation)
Frappé par la multiplication des affaires de corruption, le Parti communiste chinois préconise un retour aux sources et réclame une « plus grande discipline dans la façon de s’interpeller dans ses rangs ».

Sont désormais proscrits : laoban (patron), laoda (capo) ou gemen (mec). Le Parti préconise un retour aux sources. Comme l’a toujours recommandé Mao Tsé‑toung, tous les membres du Parti devraient s’appeler tongzhi (camarade) entre eux. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la campagne visant à combattre les « quatre vents » (formalisme, bureaucratie, hédonisme et extravagance), qui ternissent la réputation du Parti, lancé par le président Xi Jinping (photo).

L’emploi du terme « camarade » est censé rappeler les cadres du Parti à leur devoir, et contribuer à redresser leur image aux yeux du public… Seul hic, le terme « camarade » est aussi celui par lequel les membres de la communauté gay se désignent entre eux en Chine, raison pour laquelle nombre de membres du Parti l’ont abandonné.

Crédit hoto : Erin A. Kirk-Cuomo via Wikipédia (cc).

Smart » Les consoles de jeux vidéo autorisées en Chine

Smart » Les consoles de jeux vidéo autorisées en Chine

Les consoles de jeux vidéo américaines et japonaises étaient jusqu’à présent interdites en Chine. Les Xbox, PlayStation et autres Nintendo étaient bannis du marché. Mais tout cela est en train de changer. La Chine vient d’annoncer cette semaine l’autorisation de la commercialisation de la Xbox One de Microsoft. Voici pourquoi.

« La Chine a longtemps été une anomalie dans le jeu vidéo, comme si elle était différente du reste du monde. Elle était isolée, singulière, peu innovante. Toutes les consoles, la PlayStation 3, la Wii, l’Xbox 360 étaient illégales ici », rappelle Aurélien Palasse, l’un des responsables du studio Ubisoft à Shanghaï, où je l’interroge. Selon lui, il n’était pas question pour les Chinois d’autoriser des appareils américains (Microsoft) ou japonais (Nintendo et Sony). Seuls les jeux sur PC étaient tolérés et il s’agissait surtout de jeux gratuits, appelés dans le jargon Free To Play ou F2P. Les cybercafés étaient particulièrement importants et bien contrôlés et on estime qu’il y a, encore aujourd’hui, plus de 400 000 cybercafés en Chine, parfois entièrement dédiés aux jeux vidéo. J’ai vu à Nanjing (Nankin), Hangzhou ou Shenzhen ces salles de jeux vidéo, mêlées souvent aux salles de jeu tout court, pleines à craquer, avec les machines à sous, les machines à rouleaux vidéo multicolores, les consoles, où s’entassent, dès l’aurore, de jeunes désœuvrés, des retraités et de petites gens. C’est déconcertant.

Lire la suite : fredericmartel.com

Crédit photo : csignal via Flickr (cc)