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De Gaulle Jeanne d'Arc

De Gaulle et Maurras : la leçon de Paul-Marie Coûteaux à Valérie Pécresse

13/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Ce qui fait la force d’âme de la droite, c’est d’avoir toujours préféré Charles de Gaulle à Charles Maurras », a déclaré dimanche Valérie Pécresse. Mais quelle gourde ! Dans le numéro de Minute paru ce matin, l’ancien député Paul-Marie Coûteaux, membre de la Fondation Charles-de-Gaulle et directeur des Cahiers de l’indépendance, lui répond. Sous forme de cours magistral d’histoire politique. Extrait.

Paul-Marie Couteaux 3

Paul-Marie Couteaux

« Que dire devant une telle ineptie ? D’abord que la droite française n’a pas « toujours » préféré de Gaulle à Maurras, notamment à l’époque où l’école d’Action française, que Maurras a fondée et inspirée pendant des décennies, a dominé la jeunesse intellectuelle française, la droite bien sûr mais au delà – l’AF soutint d’ailleurs tous les gouvernements de la Grande Guerre. Parmi tant d‘autres, le jeune Charles de Gaulle dont les parents ont lu et financé l’Action française, journal que, selon le témoignage qu’en a donné sa sœur Agnès, le jeune Charles, puis l’encombrant officier contestataire a constamment lu jusqu’à la seconde guerre.

« Entre autres choses, il en empruntera les conceptions de défense nationale, notamment « l’Armée de métier », et bien sûr sa politique étrangère, « capétienne », de même son obsession d’un exécutif fort et son choix « du pouvoir personnel plutôt que de l’impuissance impersonnelle » comme il le dira à Peyrefitte – c’est d’ailleurs à bon droit que l’on souligne le caractère monarchique de la Ve République, monarchie certes imparfaite comme son fondateur l’a plusieurs fois éprouvé et avoué, tentant des années durant de pousser le Comte de Paris à se présenter à l’élection présidentielle dont il jugeait l’onction indispensable après « une si longue interruption »…

« Sur l’inspiration politique, notamment diplomatique et institutionnelle du Général (qui fut souvent décrit comme royaliste, y compris à l’étranger, de Staline à Roosevelt qui en prirent prétexte pour tenter cent fois de l’écarter), les faits et témoignages sont si multiples qu’il est impossible de tous les reprendre ici : rappelons que, dans les années 1920, de Gaulle donna ses premières conférences au Cercle Fustel de Coulanges, furieusement royaliste, qu’il entretint une longue correspondance avec le Comte de Paris dans laquelle il témoigna envers Lui (il mettait toujours la majuscule !), d’une déférence sans équivoque, et que, quand, un jour, à l’Elysée, Philippe de Saint Robert évoqua son monarchisme, il rectifia de lui-même : non, royalisme ! (cf. Philippe de Saint Robert, Le Secret des jours, Lattès, 1996).

Envoi De-Gaulle-Maurras« Pour ce qui est de Maurras, on sait (mais apparemment Mme Pécresse ne sait pas) que de Gaulle dédicaça la plupart de ses ouvrages au « maître de Martigues », qu’il reprit souvent son fameux, et très profond « politique d’abord » et s’entendit plus tard avec Malraux sur cette formule qui va loin : « Marras eut tellement raison qu’il en est devenu fou. » Des divergences, certes, mais entre qui n’y en a-t-il pas (comme avec Péguy ou Barrès, leurs grands mécontemporains) ? Surtout, que de points communs, y compris, comme le montre Stéphane Blanchonnet dans son récent « petit dictionnaire maurassien » sur la République elle-même, que l’un et l’autre entendaient comme Res-Publica, ce que Péguy nommait « Notre Royaume de France » en un beau souci de syncrétisme.

« Et que de détestations communes […] »

Extrait de « Pour instruire Mme Pécresse sur Maurras et sur De Gaulle » par Paul-Marie Coûteaux paru dans Minute n° 2838 daté du 13 septembre 2017

Patrick Buisson

Comment Patrick Buisson veut refonder la droite française

Minute Patrick Buisson05/10/2016 – FRANCE (NOVOpress) : C’est sous ce titre, « Comment Patrick Buisson veut refonder la droite française », que l’hebdomadaire Minute consacre une large part de son numéro de cette semaine à La Cause du peuple, le livre que vient de publier aux éditions Perrin l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy. Un ouvrage magistral, qu’il importe de lire toutes affaires cessantes, si l’on en croit le journal. Extrait :

« La Cause du peuple est le livre le plus important qu’il m’ait été donné de lire depuis plusieurs années, un ouvrage destiné à durer, à infuser dans la société française, digne, dans certains de ses chapitres, de L’Avenir de l’intelligence de Charles Maurras, et, pour ce qui est de la chronique, des écrits du cardinal de Retz, où la férocité de l’humour est servie par une maîtrise incomparable de la langue française et où l’élévation de la pensée politique, pour ne pas dire de la pensée anthropologique, repose une culture historique solidement charpentée. Autant dire qu’il est très éloigné de ce simple verbatim du quinquennat sarkozyste auquel les supposées exigences de l’actualité – et l’intérêt bien compris des parties mises en cause – ont voulu le réduire.

Buisson La Cause du peuple« La Cause du peuple est un ouvrage d’idées politiques, où la chronique – « L’histoire interdite de la présidence Sarkozy » comme dit en bandeau l’éditeur – n’est là que pour servir une démonstration générale, implacable, qui porte sur l’état de la droite, « ce grand cadavre à la renverse », et sur l’état de la France, l’« hibernation » de l’une étant l’une des causes principales de la déliquescence de l’autre.

« En « objecteur de modernité », ainsi qu’il se définit très justement, Patrick Buisson pulvérise toutes les idoles idéologiques qui sont aussi les idoles médiatiques – fidèle en cela à sa réputation de s’être fait « une spécialité de l’abattage de masse de vaches sacrées » – et en appelle à une « politique de civilisation », à une « réforme intellectuelle et morale », qui, il l’assure, « finira par surgir du fond de notre désarroi » : « Il ne suffit pas de refaire l’Etat, assène-t-il, il faut refaire la France. » Gestionnaires, passez votre chemin ! »

Vox Populi a rendu hommage à Charles Maurras

18/11/2012 — 20h45
TOURS (NOVOpress) — Vendredi soir, à Tours, plus de cinquante personnes se sont rassemblées à l’appel de Vox Populi pour commémorer le soixantième anniversaire de la mort de Charles Maurras. Le maître de l’Action française est décédé le 16 novembre 1952 à la clinique Saint-Symphorien à Tours.

Les personnes présentes ont voulu rendre hommage au Maurras fédéraliste, figure d’un patriotisme enraciné, et non pas, comme l’a indiqué Pierre-Louis Mériguet : “Nous ne sommes pas ici ce soir pour racoler pour le compte d’une famille dite royale vendue à la Banque… Aujourd’hui, en 2012, les rois naissent sur les champs de bataille du militantisme politique, pas dans les salons mondains !”.

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Colloque à Paris “Maurras : 60 ans après”

60 ans après la mort de Charles Maurras, le Cercle de Flore, proche de l’Action française, organise un colloque le samedi 27 octobre 2012, de 9 heures à 18 heures, à la Maison des Mines, 270 rue Saint Jacques à Paris.

Prendrons la parole, par ordre alphabétique : Stéphane Blanchonnet, président du Comité Directeur de l’Action française, Antoine Foncin, enseignant, Jean-Marc Joubert, universitaire, Gérard Leclerc, philosophe, Jean-François Mattéi, universitaire, Martin Motte, universitaire, Dominique Paoli, journaliste, Emile Poulat, historien et sociologue, Frédéric Rouvillois, universitaire, Charles Saint-Prot, géopoliticien, Guillaume de Tanoüarn, Arnaud Teyssier, universitaire. Un espace librairie et dédicaces sera prévu.