Victoire de l’Algérie – Michel Thooris après les incidents en France : «On a eu une situation insurrectionnelle sur l’ensemble du territoire»

15/07/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Découvrez cet entretien avec Michel Thooris, du syndicat France police – policiers en colère.

Pour RT France, il livre son analyse des scènes de liesse qui ont lieu partout en France après la victoire de l’Algérie contre le Nigéria en demie-finale de la CAN.


Un 14 juillet placé sous le signe de l’invasion

Quel pays accepterait que le centre de sa capitale et de ses plus grandes villes soit ravagé par les supporters d’un pays étranger ? Un seul au monde, peut-être, la France.

Le Rassemblement national, après la casse de jeudi, avait pourtant demandé au gouvernement d’interdire aux supporters algériens de venir sur les Champs-Elysées. On se doutait que le risque était que ces derniers ajoutent le plaisir du pillage au plaisir de la victoire, dans le match Algérie-Nigéria. Ces manifestations violentes derrière le drapeau algérien avaient l’allure de provocations en haine de la France. Les Champs-Elysées avaient vu le matin même le défilé de nos troupes, puis des tensions avec les Gilets jaunes, mais derrière le drapeau tricolore, quand même. L’invasion de la même avenue par des masses étrangères, et cette marée de drapeaux algériens était une vision parfaitement insupportable.

Des violences, nous y avons eu droit, à nouveau, non seulement sur les Champs, à partir de 2 heures du matin environ (25 arrestations), mais aussi à Marseille vers la Porte d’Aix, où des bandes masquées ont affronté la police jusque tard dans la nuit, et à Lyon ainsi que dans plusieurs communes de sa banlieue. Dans le Rhône, de très nombreuses voitures ont en outre été incendiées. Lundi matin, les médias officiels s’efforçaient de minimiser la casse, mais les images étaient là, et on commence à se demander ce que peut nous réserver la finale.

Délinquants à double titre

L’invasion algérienne des Champs-Elysées n’est pas le seul évènement à avoir gravement terni les cérémonies. Nous avons en effet assisté, le vendredi soir précédant ce week-end du 14 juillet, à l’assaut du Panthéon par 400 à 700 immigrés clandestins. Ces hommes étaient encadrés par des militants (blancs) d’extrême gauche, réunis au sein de divers collectifs, des collectifs bénéficiant de financements eux-mêmes étrangers. Envahissant cette ancienne église du quartier latin, volée à l’Eglise par la Révolution, et transformée en mausolée pour les grandes figures du système, ils ont occupé les lieux jusqu’au soir, chassant les touristes du quartier. Ces envahisseurs étaient délinquants à double titre : ils n’avaient aucune qualité pour séjourner dans notre pays. En outre ils s’étaient emparés d’un bâtiment public, qu’ils ont donc occupé plusieurs heures. Pour moins que ça, des mouvements identitaires ont été dissous, et des militants condamnés à de la prison ferme. L’objectif des doubles délinquants : « obtenir des papiers et des logements pour tous ».

Certes ils n’ont pas profité de leur séjour pour violer le cercueil de Simone Veil ou de quelques autres panthéonisés, mais même s‘ils l’avaient fait, nul doute que des circonstances atténuantes leur auraient été trouvées.

La manifestation s’est poursuivie à l’extérieur du bâtiment. Ils ont reçu le soutien d’élus mélenchonistes et de militants écologistes. Evidemment, à plusieurs centaines, et certains de leur impunité, ces commandos peuvent réitérer sans problème leurs actions. 37 arrestations ont été opérées, au cours des affrontements, mais « uniquement pour vérifier les identités », ont pris la précaution de préciser les autorités, trop inquiètes de voir dégénérer une situation qu’elles reconnaissent ne plus être capables de maîtriser.

Emeutes d’Africains par ici, d’Algériens par-là, c’était un 14 juillet classique, unissant les Français dans la ferveur républicaine, en somme.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 15 juillet 2019

Dégradations sur les Champs-Élysées: “On était en mesure d’intervenir, on ne nous a pas autorisés à le faire”

21/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Revenant sur les dégradations commises à Paris pendant l’acte XVIII des Gilets jaunes, Philippe Capon, le secrétaire général de l’Unsa Police a déclaré :

On était en mesure d’intervenir, on ne nous a pas autorisés à le faire

Le policier a mis en cause un « double commandement entre la Direction de l’ordre public et la Direction de la sécurité publique » qui expliquerait ce dysfonctionnement dans le maintien de l’ordre.

Cependant, Philippe Capon précise aussi que « C’est un choix, on a laissé casser un certain nombre de choses, je pense qu’il y a des responsabilités »

Le problème invoqué de gouvernance de maintien de l’ordre pourrait ainsi dissimuler une volonté délibérée du gouvernement de laisser pourrir le mouvement des Gilets jaunes.


Violences sur les Champs-Élysées – Dysfonctionnement : le mot est faible, par Jean-Gilles Malliarakis

Depuis maintenant quatre mois, le pouvoir jupitérien, tous ministres confondus, n’est pas parvenu à déjouer la montée des violences anarchiques inadmissibles développées à la faveur des manifestations des gilets jaunes.

La première s’analyse à l’évidence en termes d’incompétence et de légèreté. Les deux ne se combinent pas toujours. Mais elles se conjuguent brillamment chez l’actuel ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Ses talents existent, comme souvent chez les politiciens méridionaux hâbleurs et roublards. Mais cela ne suffit pas plus aux métiers du maintien de l’ordre qu’à ceux de l’industrie lourde. Parler de dysfonctionnements paraît, une fois de plus, bien indulgent pour les hommes de l’État.

À un tel niveau l’erreur de distribution des rôles relève, au-delà même du Premier ministre, supposé seulement proposer la composition de son gouvernement, mais au chef de l’État qui en nomme les membres, et auquel on ne peut en imposer aucun. Ceci fonctionne même dans les périodes dites de cohabitation[1].

Une caricature impitoyable illustrait ce 19 mars, l’article de Jean-Dominique Merchet dans L’Opinion[2]. On hésite à la paraphraser.

Député de droite de la bonne ville de Cahors Aurélien Pradié rappelait au président, ce 19 mars, son exclamation du 25 juillet dernier “Ce n’est pas la République des fusibles ! Le responsable c’est moi !“.

Par surcroît, il existe incontestablement une inhibition politique. Notre précédente chronique évoquait le complexe de Malik Oussékine. Freud définissait l’hystérique comme un malade souffrant de réminiscence. Celle-ci paralyse depuis 30 ans les pouvoirs publics. Thibault de Montbrial va plus loin, qui souligne à juste titre : “On paye deux mois de critiques sur la violence des policiers”. Deux mois seulement, cher Thierry de Montbrial ? N’oublions pas, dans ce registre, le rôle, délétère et destructeur en toutes circonstances, du très chiraquien Défenseur des droits[3] Jacques Toubon.

Or, à la suite des critiques à l’encontre de l’emploi des LBD, les syndicats de police se plaignent à leur tour des nouvelles munitions, moins puissantes, livrées à la veille du 16 mars et ils déplorent surtout les “consignes inappropriées”.

Face à la violence inouïe des agressions antipolicières, un officier ajoute même : “par prudence, on se retient par rapport à ce que le Droit nous autoriserait à faire, face à des émeutiers”.

Nul ne doit minimiser enfin, dans ce processus paralysant, le rôle de la magistrature syndiquée. Que Mme Belloubet ait été épargnée jusqu’ici par les médias relève d’une indulgence inexplicable.

Répétons-nous : le mot dysfonctionnement paraît bien faible.

[1] Il fallut une longue négociation pour faire accepter à François Mitterrand la nomination de Charles Pasqua en 1986 lors de la constitution du gouvernement Balladur.
[2] article “Sécurité: les dessous d’un échec”
[3] Invention de la réforme constitutionnelle de 2008, sous la présidence Sarkozy.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Un état d’urgence qui ne dit pas son nom

Le Premier ministre a réagi aux violences entourant l’acte XVIII des Gilets jaunes à Paris. Après le saccage des Champs-Elysées, Edouard Philippe a voulu montrer sa fermeté et a présenté de nouvelles mesures.

Le mouvement des Gilets jaunes évolue et « se radicalise ». Si un grand nombre de Gilets jaunes fuient les manifestations, la mobilisation de samedi montre un nouveau visage. « Il ne s’agissait pas de manifestants mais d’émeutiers se regroupant sous forme de black blocs dont l’unique intention était d’incendier, de piller, de détruire, de blesser », a déclaré Edouard Philippe dans son intervention, lundi 18 mars. « La réponse du gouvernement doit être forte. »

« Nous mettrons en œuvre une stratégie renforcée de lutte contre les militants de mouvances ultra. » Dès samedi prochain, les rassemblements de Gilets jaunes seront interdits « dès lors que nous aurons connaissance de la présence d’éléments ultra et de leur volonté de casser ». Trois quartiers sont ciblés : les Champs-Elysées à Paris, la place Pey-Berland à Bordeaux et la place du Capitole à Toulouse.

Introduisant ses annonces par une liste d’échecs, le Premier ministre a reconnu que « cette stratégie n’a pas été correctement exécutée ». Concrètement, le chef du gouvernement regrette des « consignes inappropriées », notamment pour « limiter l’usage des LBD », samedi 16 mars. En conséquence, le préfet de Paris, Michel Delpuech laisse sa place à l’actuel préfet de Nouvelle-Aquitaine, Didier Lallement.

Concrètement, les forces de l’ordre auront « une plus grande autonomie » et seront « dotées d’une large capacité d’initiative ». Le commandement sera unifié, les détachements d’action rapide deviendront des unités anti-casseurs qui seront « dotées d’une capacité de dispersion et d’interpellation ».

Davantage de moyens judiciaires

Le Premier ministre le promet : « Nous sommes déterminés à utiliser tous les moyens juridiques disponibles. » Les Gilets jaunes qui protègent, encouragent ou glorifient les violences sur les réseaux sociaux, « se rendent complices des casseurs et devront prendre leurs responsabilités ». L’amende en cas de participation à une manifestation interdite devrait être davantage salée. Des contrôles aux abords des manifestations et des interdictions de manifester pour des individus violents sont prévus.

« J’ai demandé au ministre de l’Intérieur de saisir systématiquement la justice à l’encontre de personnalités qui encouragent et légitiment sans vergogne les violences », a dénoncé Edouard Philippe. Autre promesse vis-à-vis des commerçants, dont 27 d’entre eux ont vu leur outil de travail saccagé, samedi dernier : le plan de soutien sera renforcé et « la recherche de la responsabilité financière des fauteurs de troubles sera systématique ».

Etienne Lafage

Article paru dans Présent daté du 19 mars 2019

Violences à Paris : l’Etat faible et incompétent, par Ivan Rioufol

Les lampistes paieront, après le saccage des Champs-Elysées, samedi, lors de la 18e mobilisation des Gilets jaunes. Le préfet de Paris pourrait notamment y laisser des plumes. Toutefois, Emmanuel Macron et Christophe Castaner ne s’en tireront pas à si bon compte. Ils ont eux aussi à répondre devant l’opinion de leur légèreté. L’amateurisme du ministre de l’Intérieur est devenu une risible curiosité devant tant de maladresses accumulées. Il y a une semaine, Castaner se laissait voir dans une boite de nuit branchée de la capitale en train de siffler des verres de vodka. Samedi matin, il estimait devant des télévisions que les Gilets jaunes avaient perdu : une auto-persuasion visiblement insufflée par le chef de l’Etat, parti skier pour le week-end avec son épouse dans les Pyrénées, à La Mongie. Le retour précipité de Macron, samedi soir, dit à lui seul l’imprévoyance du pouvoir et sa constante incapacité à mesurer la gravité de la révolte populaire. Avant de faire le procès des Gilets jaunes, il faut s’arrêter sur l’incompétence des plus hauts dirigeants.

Macron, qui prétend représenter le parti de l’Ordre, se montre aux yeux du monde comme le président d’un Etat incroyablement fragile. Samedi, 1 500 casseurs ont été laissés en paix pour mettre à sac durant 10 heures plus de 90 commerces le long de l’avenue. Une banque a été incendiée, mettant en péril les habitants des étages supérieurs. Le Fouquet’s, célèbre restaurant, a été vandalisé. Quatre kiosques à journaux ont été brûlés. Ce lundi sur RTL, Laurent Munez, bras droit de Castaner, a estimé que tous les Gilets jaunes présents samedi à Paris (10.000) étaient des “ultras”, sans “aucune distinction”. Pour sa part, le premier ministre avait tenu à distinguer entre les manifestants et les incendiaires.

Cette faiblesse de l’Etat est aggravée par son aveuglement idéologique. Depuis le début, Macron met en garde contre la “lèpre qui monte” avec les nationalistes, tandis que des ministres alertent sur la ‘peste brune’, qu’ils assimilent aux citoyens en colère. Or la plupart des observateurs s’accordent à reconnaître que l’extrême droite n’a tenu qu’un rôle marginal, sinon inexistant, dans les dernières violences. Seule Anne Hidalgo, maire de Paris, assure avoir vu, ce week-end, “des groupes d’extrême droite” à côté des pilleurs. En réalité, ce sont 1 500 black-blocs, antifas, anarchistes, zadistes, islamo-gauchistes qui ont librement semé la terreur en signant leurs actes. Parmi les tags tracés sur les Champs-Elysées : “Intifada partout”. La plaque en mémoire du capitaine Xavier Jugelé, assassiné par un terroriste islamiste le 20 avril 2017, a été recouverte du sigle de l’anarchisme.

Ces faits, observables depuis longtemps, devraient inviter les autorités à nommer les vrais coupables. Or il n’en est rien. Il y a bien eu la désignation d’un commission d’enquête parlementaire, à la demande de la France Insoumise (extrême gauche), mais elle vise…l’extrême droite : une tartufferie parmi d’autres. Reste aussi cette autre constatation inquiétante : il est exact que des Gilets jaunes excédés commencent à se laisser eux-mêmes gagner par la violence. Certains d’entre eux ont prêté main forte aux casseurs professionnels. Or cette banalisation de la brutalité risque de s’aggraver si le pouvoir persiste à jouer la montre tout en insultant quiconque lui tient tête, quitte à laisser le chaos s’installer pour décrédibiliser le mouvement. La France malade attend toujours, en urgence, un médecin. Elle n’entend pas croupir dans l’oubli. Faudra-t-il qu’elle hurle ?.

Ivan Rioufol

Texte daté du 18 mars 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Champs-Élysées : Marine Le Pen a-t-elle tort de dénoncer l’impunité des « cagoules noires » ?

Une partie de la presse fait ses choux gras d’un tweet, publié samedi par Marine Le Pen, qui dénonce les « cagoules noires », avec une photo datant du 1er mai 2018. Façon d’insinuer que la présidente du Rassemblement national n’hésite pas à utiliser de faux documents et à pratiquer la désinformation. Ces censeurs feraient mieux de s’intéresser au contenu de la déclaration plutôt qu’à son illustration. Car il s’agit de savoir si des Black Blocs étaient effectivement présents en nombre sur les Champs-Élysées et s’ils ont pu procéder facilement à leurs actes de violence.

« À Paris, les cagoules noires ont remplacé les gilets jaunes. Les Black Blocs détruisent, brûlent, violentent toujours en toute impunité », a écrit Marine Le Pen, après les scènes de saccage et de pillage, ajoutant la photo de manifestants vêtus de noir, le visage masqué, avec une banderole portant le A cerclé de l’anarchie. Que l’illustration date du 1er mai dernier est accessoire. Peut-être même est-ce un choix volontaire pour montrer la permanence de ces groupes d’ultras dans toutes les occasions où l’on peut semer le désordre. Les auteurs des incidents de samedi sont-ils ou non des professionnels de l’émeute ?

Il suffisait, si l’on n’était pas en personne sur les lieux, de regarder les chaînes d’information en continu pour s’apercevoir que ce type d’individus, bien reconnaissables, étaient encore plus nombreux que lors des précédentes manifestations et se sont livrés, comme le 1er mai, à des scènes de vandalisme. Ils se sont attaqués, notamment, aux symboles du capitalisme, des banques, des magasins de luxe (le Fouquet’s), laissant avec leurs tags les stigmates de leur idéologie.

Si on lit bien le message de Marine Le Pen, il paraît évident que son objectif est de dénoncer l’« impunité » dont semblent bénéficier ces casseurs, envers lesquels le gouvernement prodigue une étrange indulgence. Plutôt que de rechercher la source de la photo incriminée, les journalistes en question auraient pu s’inquiéter des raisons pour lesquelles les violences n’ont pas été contenues. Par impéritie ? Ce serait grave. Par intérêt ? Ce serait encore plus grave. Et si les forces de l’ordre sont impuissantes face aux casseurs, il est urgent que le ministre de l’Intérieur revoie sa stratégie.

Bruno Retailleau, évoquant la proposition de loi « anti-casseurs » dont il avait été l’initiateur après les événements du 1er mai 2018, a déclaré récemment dans la presse : « Je ne confonds pas les gilets jaunes et les cagoules noires. » Ce n’est pas le cas des politiciens ou journalistes qui prennent un malin plaisir à porter le discrédit sur Marine Le Pen – à l’approche des élections européennes, comme par hasard.

Beaucoup de ces commentateurs partisans ont été plus indulgents, en revanche, vis-à-vis de l’attitude incongrue de Christophe Castaner qui, selon le mot d’un élu LR, va « draguer en boîte » pour décompresser en galante compagnie, quelques jours après l’acte XVII des gilets jaunes. Ou, surtout, vis-à-vis de la désinvolture de notre Président qui, bien que la manifestation de ce samedi fût annoncée comme à hauts risques, a choisi de partir avec son épouse skier à La Mongie. Chacun, fût-ce un dirigeant, a le droit d’avoir une vie privée, mais il est des circonstances où la fonction impose des priorités.

Quand on voyait, samedi, parallèlement sur l’écran de télévision, le visage radieux de Macron au ski et les scènes de violence sur les Champs-Élysées, on se prenait à se demander par quelle bande d’irresponsables et de noceurs on est gouverné.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

L’affligeant bilan de quatre « soirées festives » à Paris, par Pierre Malpouge

Les nuits de fête se suivent et se ressemblent. Qu’il s’agisse des deux nuits de la fête nationale des 13 et 14 juillet, ou de celles des 15 et 16 juillet célébrant la victoire des Bleus, les fêtards et les racailles ayant envahi l’avenue des Champs-Elysées à Paris et les rues adjacentes, ont laissé éclater leur joie, de façon parfois très violente.

Telles les fourmis ravageuses et détruisant tout sur leur passage du film Quand la Marabunta gronde, les « poètes » du ballon rond s’en sont donné à cœur joie en matière de casse et d’exactions diverses et variées. Voitures brûlées, magasins pillés, mobilier urbain saccagé, vitrines brisées, agressions, heurts avec les forces de l’ordre, le volet « gentil » de la fête aura été de courte durée.

Noyés dans une foule immense, les casseurs ont en effet investi les Champs-Elysées où s’étaient massées des centaines de milliers de personnes.

Dimanche soir, quelque 845 voitures étaient déjà parties en fumée. La veille au soir, 508 personnes avaient été placées en garde à vue suite à ce que l’on nomme « incidents », du côté de la Place Beauvau.

« Compte tenu de la foule présente et malgré des débordements inacceptables, on doit enregistrer un bilan mesuré », a souligné pour sa part le préfet de Paris, Michel Delpuech, heureux récipiendaire de la Légion d’honneur (promotion du 14 juillet).

45 policiers et gendarmes ont été blessés. Gaz lacrymogènes et engins lanceurs d’eau ont répondu aux jets de bouteilles ou de chaises.

Mêmes débordements festifs dans la nuit de lundi à mardi aux abords de l’Hôtel Crillon (place de la Concorde) où des « supporters » énervés d’attendre l’apparition des « héros » se sont frottés aux forces de l’ordre. Ce mardi à 6 h du matin, la carcasse calcinée d’une voiture continuait à fumer à quelques pas de l’Olympia.

Ailleurs en Ile-de-France, 24 voitures ont brûlé en Seine-Saint-Denis, des voitures ont également été incendiées en Seine-et-Marne et dans le Val-de-Marne. Dans le Val-d’Oise, une cinquantaine de personnes ont été interpellées tandis qu’en Essonne, incendies en série et affrontements entre bandes et policiers se sont déroulés.

Ce type de « joyeusetés » se décentralise désormais un peu partout en France.

L’alcool et la stupidité ont aussi été à l’origine d’accidents graves, voire mortels : à Saint-Félix (Oise), un automobiliste qui hurlait sa joie en conduisant est décédé après avoir percuté un platane. En Meurthe-et-Moselle, trois enfants ont été percutés par une moto. A Aubenas (Ardèche), trois piétons ont été heurtés par un automobiliste. A Annecy, un homme s’est noyé après avoir sauté dans un canal presque à sec…pour manifester sa joie. A Marseille, plusieurs « incidents » entre supporters et forces de l’ordre ont éclaté autour du Vieux-Port. Même chose à Nantes, à Ajaccio, à Strasbourg ou encore à Rouen. Mais comme le disent les autorités, toutes ces joyeuses soirées se sont globalement déroulées de manière très festive partout en France.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 17 juillet 2018

[Vidéo] Après la victoire des Bleus, des casseurs pillent le Drugstore Publicis des Champs-Elysées

16/07/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Des casseurs ont pillé dimanche soir le Drugstore Publicis des Champs-Elysées, à Paris, où des centaines de milliers de personnes fêtaient la victoire française à la Coupe du monde de football.

Les casseurs ont emporté avec eux des bouteilles de vin et de champagne, avant que des policiers ne ripostent avec des jets de gaz lacrymogène.


La vérité sur Karim Cheurfi, l’assassin du policier sur les Champs-Elysées

Karim Cheurfi

02/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le 21 avril 2017, Karim Cheurfi abat le capitaine Xavier Jugelé, policier en service sur les Champs-Elysées. Le terroriste est abattu par les tirs de riposte. Karim Cheurfi était connu des services de police, et pour cause. Il avait une obsession : tuer des policiers. En 2001, après avoir dérobé une voiture, il blesse deux frères qui tentent de l’arrêter, dont un porte un brassard de policier. Deux jours plus tard, en garde à vue, il s’attaque à son gardien. Karim Cheurfi le désarme et tire à 5 reprises. Il blesse grièvement le policier.

Malgré ces faits d’arme, le criminel a le droit à une libération conditionnelle en 2013. A peine un mois après sa sortie, il commet un vol aggravé et retourne à la case prison quelques temps… En 2016, alors qu’il est libre depuis un an, un témoin affirme à la police que Cheurfi s’est radicalisé. Un autre déclare qu’il est à la recherche d’armes et qu’il veut partir en Irak ou en Syrie pour combattre avec les djihadistes.

Karim Cheurfi est inscrit sur le fichier FSPRT (Fichier des radicalisés pour la prévention et radicalisation terroriste), pourtant… il est libre… mais a l’interdiction de sortir du territoire. Qu’à cela ne tienne, il part plus d’un mois en Algérie. Un écart qui lui vaut, à son retour, un simple rappel à la loi. Son sursis n’est pas révoqué toutefois, son dossier est transmis à la DGSI pour être surveillé de près. Encore raté ! Karim Cheurfi parviendra à se procurer des armes de guerre et à attaquer, ce soir du 21 avril 2017, une équipe de policiers… dont un sera assassiné.

Le criminologue Xavier Raufer revient sur cette succession d’incompétences incroyables en plein état d’urgence. Des fautes politiques des responsables au sommet de l’Etat qui ont finalement coûté la vie d’un homme.

Terrorisme islamiste : une fin d’élection sous haute tension, par Gabriel Robin

Terrorisme islamiste Champs-Elysées

Gabriel Robin21/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le texte ci-dessous a été publié hier, avant l’attentat des Champs-Elysées, par Gabriel Robin, secrétaire général du Collectif Culture, sur Boulevard Voltaire. C’est peu dire que les événements survenus quelques heures plus tard lui ont donné encore plus de sens. Nous n’en avons pas modifié le moindre élément…

L’hystérie médiatique autour de l’élection présidentielle nous aura presque fait oublier la menace djihadiste. Il y eut bien quelques signes avant-coureurs : Londres, Saint-Pétersbourg ou Stockholm, mais pas de quoi détourner le gratte-papier français moyen du cirque politique qui agite tout un pays depuis près de six mois. Enfin, jusqu’à ce mardi 18 avril, date à laquelle nous apprenions qu’une série d’attentats islamistes visant les candidats à la présidence venait d’être déjouée. Les terroristes avaient pourtant prévenu dans un numéro de Dar Al-Islam (magazine francophone de l’État islamique), où les « idolâtres du FN » étaient notamment considérés comme étant, parmi d’autres, des « cibles de choix ».

« La question n’est pas de savoir si la France sera de nouveau frappée par des attentats. Les seules questions pertinentes concernent les prochaines cibles et la date », déclaraient les stratèges de l’État islamique, faisant montre de cette imprévisibilité si caractéristique qui les rendra toujours dangereux en dépit de moyens réduits et d’une surveillance accrue. Le drame a d’ailleurs été évité de peu, cette fois-ci… Alors qu’ils s’apprêtaient à passer à l’acte, deux islamistes ont été appréhendés grâce au remarquable travail actuellement fourni par les différents services chargés de la lutte antiterroriste.

Mahiedine Merabet et Clément Baur sont typiques de ces nouveaux terroristes, sorte d’émules du patient zéro Mohammed Merah. Tous deux délinquants multirécidivistes, ils se sont connus alors qu’ils partageaient une même cellule dans la prison de Sequedin près de Lille. La promiscuité inhérente à l’expérience carcérale aura achevé de rapprocher les deux hommes qui finirent par adhérer à l’idéologie takfiriste, probablement pour se laver des souillures que cause une vie marginale.

Précisons que Clément Baur, Français d’origine européenne, se serait converti à l’islam aux côtés de la communauté tchétchène de Nice avec laquelle il continuait à entretenir d’étroites relations.

L’enquête dira si ces immigrés venus de Russie ont aidé à fournir les armes… Les armes, venons-y. Messieurs Merabet et Baur avaient réussi à se constituer un arsenal impressionnant : trois kilos de TATP (explosif artisanal surnommé la « mère de Satan »), un fusil-mitrailleur de type Uzi, trois armes de poing munies de silencieux ou bien encore des couteaux de chasse…

De quoi provoquer un massacre atroce. Où comptaient-ils frapper ? Si les enquêteurs assurent que l’attaque devait viser un ou des candidats à l’élection présidentielle, nous n’en savons guère plus à l’heure où j’écris ces lignes. Toutefois, une vidéo de revendication envoyée à l’État islamique a été retrouvée par les enquêteurs de la DGSI, sur laquelle on verrait une couverture du journal Le Monde présentant une photographie de François Fillon. Arrêtés à Marseille, les deux hommes pouvaient aussi viser le dernier meeting de Marine Le Pen dans la belle Phocéenne… Emmanuel Macron aurait été, lui aussi, menacé.

Cette histoire ne nous apprend rien mais confirme tout ce que nous savons déjà :

– Les prisons françaises sont des universités pour les djihadistes. Songez que celle de Sequedin accueillerait près de 70 % de détenus de confession musulmane, selon le Washington Post

– La « déradicalisation » ne fonctionne jamais dans des pays qui ne sont pas de culture musulmane. Ce qui est, jusqu’à preuve du contraire, le cas de la France.

– Notre pays est littéralement gangrené par le fléau islamiste qui pourrit des quartiers entiers et toute une génération de personnes nées en France, parfois pas même issues de l’immigration… Nous n’en sommes donc qu’au début d’un long conflit de basse intensité qui pourrait s’étendre sur plus d’une décennie.

– L’État doit être d’une fermeté extrême pour extraire le virus. En outre, un grand malade ne doit pas s’exposer au danger extérieur. Il faut donc arrêter l’immigration de peuplement et être beaucoup plus strict. Il s’agit d’un devoir collectif qui s’impose à la France.

Gabriel Robin

Marine Le Pen : « Je ne veux pas qu’on s’habitue au terrorisme islamiste »

Marine Le Pen France 2

21/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Je ne veux pas qu’on s’habitue au terrorisme islamiste, a martelé Marine Le Pen hier soir sur France 2. Je ne veux pas qu’on dise à notre jeunesse qu’elle vivra quotidiennement avec ce danger. Je veux que l’on mette un plan d’attaque contre le terrorisme islamiste. »

L’armée algérienne défilera bien sur les Champs-Élysées

L’armée algérienne défilera bien sur les Champs-Élysées

09/07/2014 – PARIS (NOVOpress) – Ce quatorze juillet, l’armée algérienne défilera sur les Champs-Élysées avec nos soldats au grand mécontentement des Français, oubliant le 5 juillet 1962 à Oran, jour de la Saint Antoine. Alors que le « cessez-le-feu » était en vigueur depuis trois mois, une chasse aux Blancs était organisée ce jour là et les malheureux qui n’avaient pas encore eu le temps de quitter les lieux furent égorgés, tués au revolver ou à la mitraillette. Dans les restaurants, les magasins, les appartements, de pauvres gens furent assassinés avec cruauté, leurs yeux furent arrachés, leurs membres coupés. On vit même des femmes musulmanes dépecer des vivants avec les dents. La tuerie dura près de six heures. Dix huit mille soldats français, stationnés à Oran, ayant reçu l’ordre de l’infâme général Katz de rester cantonnés dans leurs casernes, laissèrent assassiner nos ressortissants. À 17 heures, les cadavres jonchaient la ville, on en trouva pendus aux crochets des bouchers, dans des poubelles… 3 000 morts et disparus ? Nul ne sait le bilan exact de cette Saint-Barthélemy.

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Face à la menace fell et viet sur les Champs-Elysées, mobilisation générale (Présent n°8126)

Face à la menace fell et viet sur les Champs-Elysées, mobilisation générale (Présent n°8126)

17/06/2014 – PARIS (NOVOpress)
Depuis notre article mobilisateur du 4 juin dernier (« Des fellouzes et des Viet-Minh dans le défilé du 14 juillet ! »), les choses ont bien bougé. Grâce, notamment, à l’immediat response des associations de rapatriés d’Afrique du Nord, celles des anciens combattants, des anciens d’Indochine, etc.

Leurs initiatives pour contrer cette insupportable provocation, leurs communiqués pour appeler à marcher là contre, sont si nombreux que nous ne pourrions les reproduire tous dans le seul cadre de ce numéro. Je vous invite donc à vous reporter aux sites internet de Jeune Pied-Noir, VERITAS, USDIFRA, UNP, Anfanoma, Adimad, UNC, Cercle algérianiste, UNC, etc.

Signalons cependant que, à l’initiative de Jeune Pied-Noir, a été mis en place un Groupe unité action 14-Juillet 2014 pour dire non au défilé sur les Champs-Elysées des armées algéro-FLN et vietnamo-communistes.

Ce Groupe est ouvert à tous ceux qui refusent cette falsification de l’Histoire, cette insulte aux « Morts pour la France » de 1870, 1914-1918, 1939-1945, Indochine, AFN et TOE. Il s’agit dans un premier temps – mais le temps passe vite : il reste moins d’un mois – de réfléchir en commun sur les actions légales envisageables pour empêcher l’inacceptable.

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[Tribune libre] Mon printemps français se fera sans Frigide Barjot – par Marie Vermande

[Tribune libre] Mon printemps français se fera sans Frigide Barjot - par Marie Vermande

29/03/2013 – 18h00
PARIS (NOVOpress) –
Je n’ai jamais tellement aimé Frigide Barjot. Sa vanité et sa présomption avaient le don de m’exaspérer. Moi et bien d’autres. Mais jusque-là, j’ai tenté de sacrifier mon animosité personnelle sur l’autel sacré de l’union : tous unis contre le projet de loi Taubira, qu’importent les petites divergences d’opinion ou d’entente, l’union fait la force !

Pourtant, cela devient de plus en plus difficile, car madame Barjot, autoproclamée égérie de « la Manif Pour Tous » (MPT), est allée trop loin.

Lire la suite[Tribune libre] Mon printemps français se fera sans Frigide Barjot – par Marie Vermande