Tag Archives: chaîne Histoire

Patrick Buisson

Patrick Buisson quitte la chaîne Histoire de TF1

25/09/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Patrick Buisson, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, a donné sa démission à la chaîne thématique Histoire, propriété du groupe TF1, dont il était le directeur général depuis 2007. Ni la chaîne, ni le principal intéressé n’ont pour l’instant fourni d’explications à ce départ pour le moins inattendu, puisque la fin du contrat était normalement prévue pour avril 2019.

Le départ de Patrick Buisson sera néanmoins regretté, puisqu’un communiqué du groupe précise : « Patrick Buisson a largement contribué au développement et au succès de la chaîne Histoire au cours de ces 11 dernières années ». En effet, les programmes de la chaîne attiraient de plus en plus de téléspectateurs : 2,6 millions au premier semestre 2017, soit une augmentation de plus de 9% en un an.

La question est maintenant de savoir ce que Patrick Buisson compte faire : revenir aux affaires politiques, écrire un nouveau livre… ou bien prendre sa retraite.

Patrick Buisson

Grâce à Patrick Buisson, les antimodernes arrivent sur vos écrans

30/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pour les vingt ans de la chaîne Histoire et pour ses dix ans à la tête de celle-ci, Patrick Buisson s’est offert le plaisir, qui fait également notre plaisir, de pousser encore un peu plus loin le curseur de l’irrévérence à l’égard des idées convenues. Pour cela, il a fait appel aux plus fins et plus caustiques des lettrés français du XXe siècle. « Ecartez les femmes, les enfants et les timorés du petit écran, et préparez-vous à vous sentir libres », écrit l’hebdomadaire Minute, qui a vu Allez-y sans moi… Les Antimodernes sont parmi nous, le nouveau film de Patrick Buisson, qui sera diffusé sur Histoire à partir du 12 décembre. Voici l’article de Marc Bertric que Minute publie dans son numéro de cette semaine.

Patrick Buisson allezysansmoi-vLes films de Patrick Buisson réalisés par Guillaume Laidet sont improprement appelés documentaires. Allez-y sans moi…, comme Les dieux meurent en Algérie ou Si je mourais là-bas, sont des objets cinématographiques à part entière qui relèvent d’un genre peu connu et pour cause : Buisson en est l’inventeur. Dans une « sorte de scénarisation de la langue, écrit François Bousquet dans Eléments, entremêlant trois niveaux narratifs : le texte littéraire, l’image d’archive et la musique », qui tous se répondent, l’objet final, le film, constitue « plus qu’une anthologie de bons mots, une symphonie » ou un ensemble choral que le montage, le moment essentiel de toute œuvre cinématographique, est venu parachever.

Cette fois, plutôt qu’à des voix off, Patrick Buisson a fait appel à trois comédiens, dont l’un au moins, Urbain Cancelier, est connu de tous les Français depuis Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain où il incarnait « Colignon, face de fion », « Colignon, tête à gnons », l’épicier bête et méchant qui se plaisait à humilier ses clients et son personnel. Les autres sont Stanislas de La Tousche, prodigieux double de Louis-Ferdinand Céline qu’il a interprété sur scène, et Alain Pochet, qui traverse le film – l’impudent ! – en costume queue-de-pie d’un personnage de Jean Anouilh.

C’est peu dire qu’Allez-y sans moi… « offense gravement le nouvel ordre moral » ainsi que Patrick Buisson l’a revendiqué, se délectant par avance de l’étonnement puis de la satisfaction que son long métrage allait produire sur l’assistance conviée à l’avant-première.

On reconnaissait d’ailleurs, entre autres célébrités fort peu politiquement correctes, ses chers Philippe de Villiers et Eric Zemmour. Incendiaires, scandaleux, révoltants – que disons-nous, honteux ! – sont encore trop faibles pour décrire les propos qui sont tenus dans ce film, et cela durant près d’une heure et demie.

Tous les antimodernes du siècle dernier – réactionnaires ou anarchistes de droite – ont été convoqués par Patrick Buisson pour apporter chacun leur pierre à une infâme démolition – comprendre : roborative et jubilatoire – de tout ce qui constitue les bases de la France social-démocrate, émasculée et décadente.

jean-edern-hallierCéline, Cioran, Jacques Perret, Alexandre Vialatte, Léon Bloy, Georges Bernanos, Jean Anouilh, Philippe Muray, mais aussi Jean-Edern Hallier (ci-contre) ou Salvador Dali, pour n’en citer que quelques-uns, s’en donnent à cœur joie pour pulvériser en quelques mots, l’un la démocratie, l’autre le culte (très récent) de l’enfance, tous le dégueulis de morale et de bons sentiments qui font office d’éthique et d’idéal. Il ne faut pas manquer cet instant où Georges Brassens, que l’on redécouvre tout au long de ce film auquel il donne sa respiration, abat tel un sniper un fanfaron nommé Bernard-Henri Lévy, le sort de Bernard Kouchner étant réglé par ailleurs.

Deux citations pour donner une idée de la tonalité d’Allez-y sans moi… La première est de Jean Anouilh – le dramaturge qui disait n’avoir plus voté depuis l’élection d’Hugues Capet, en 987… –, dans Pauvre Bitos.

A Mirabeau qui demande : « Où est donc la force ? », Robespierre répond : « Chez les médiocres, parce qu’ils sont le nombre. »

La seconde est de Jacques Perret : « Il y a beau temps que je suis citoyen du monde. Depuis le XIIIe siècle et sans doute bien avant. En ces temps de grâce et d’obscurantisme radieux j’étais partout chez moi dans le monde connu. Jusqu’au jour où les épidémies démocratiques, leurs complications nationalistes et leur délires chauvins se sont abattus sur les peuples civilisés. »

Et puis il y a Michel Audiard. Avec le son et les images. Une autre respiration qui émane de l’insertion d’extraits, soigneusement choisis, de films qu’il a dialogués ou réalisés, comme ce joyau qu’est Vive la France (1974), illustré par Siné, dont on attend en vain – ben pourquoi donc ? – une diffusion à la télévision. Allez-y sans moi… est le digne successeur de cette œuvre méconnue du grand public auquel on se refuse à la montrer, alors qu’elle est, elle aussi, d’un humour dévastateur. Elle aussi, car on rit, beaucoup, énormément, avec Allez-y sans moi…, les seules limites étant celle que l’on se donne de ne pas manquer une once de la citation, de l’aphorisme suivant.

Louis-Ferdinand Céline avait eu cette phrase, qui figure dans le film de Buisson : « Le moindre obstrué trou du cul se voit Jupiter dans la glace. » En l’entendant, la salle a ri. On se demande encore pourquoi…

Marc Bertric

Article paru dans Minute n° 2849 daté du 29 novembre 2017

Patrick Buisson Monde ancien

Un film de Patrick Buisson glorifie le monde ancien de la France paysanne

24/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La salle était comble, hier soir, pour la projection en avant-première du dernier film de Patrick Buisson, Ce monde ancien, qui sera diffusé à partir du 1er mars sur la chaîne Histoire. Ce « monde ancien » est celui d’un « continent presque englouti » : la France paysanne. Motorisation, remembrement, exode rural : tout un monde a basculé au tournant des années 1950 « emportant avec lui un type humain et un mode de vie, des traditions et des paysages ».

« Les dialogues croisés des grands textes de Giono, Vincenot, Hélias, des images d’amateurs et des chants se fondent en une véritable symphonie pastorale pour un peuple disparu. »

« Il s’agit d’une révolution anthropologique », écrit Michel Janva, sur Le Salon beige, qui assistait à cette projection :

« L’homme ancien était pluridimensionnel. L’homme moderne répudie tout héritage. L’homme ancien gardait la tradition, l’homme moderne suit la mode. La modernité, c’est la victoire de la mode sur les mœurs. 

Il ajoute :

« Ce film parle de ce monde ancien. Il pose la question du progrès. Après le paysan vient le barbare. Après la culture, la destruction. Le génie en politique, ce n’est pas de créer mais de conserver. »

Extraits.

Buisson Algérie

EXCLUSIF Un nouveau film de Patrick Buisson : Les dieux meurent en Algérie

03/03/2016 – PARIS (NOVOpress) : Patrick Buisson est l’auteur d’un nouveau film : Les dieux meurent en Algérie. Conçu sur le modèle de Si je mourais là-bas (2014), le film bouleversant qu’il avait consacré à la guerre de 1914-1918 vue par les écrivains qui l’avaient vécue – et, pour certains, y avaient laissé la vie, tel Guillaume Apollinaire –, Les dieux meurent en Algérie porte sur la guerre d’Algérie racontée, là aussi, par les « écrivains combattants » des deux bords. Le titre du film est emprunté à Jean Lartéguy, qui, en 1960, avait publié sous ce nom un album abondamment illustré de superbes photographies de guerre de Marc Flament.

Comme Si je mourais là-bas, comme aussi Si Paname m’était conté (2015), le précédent film de Patrick Buisson, Les dieux meurent en Algérie est réalisé par Guillaume Laidet. Il sera projeté en avant-première le mois prochain à Paris avant d’être diffusé sur la chaîne Histoire. Pour l’heure, seule une page Facebook a été discrètement créée, qui ne devrait pas tarder à être alimentée.