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‪Manif pour défendre les libertés publiques‬ : les discours

13/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Retrouvez les principaux discours des intervenants à la manifestation pour défendre les libertés publiques, à Paris le jeudi 11 février 2016.
‪Béatrice Bourges,‬ Jean-Yves Le Gallou, Christine Tasin, Frédéric Pichon, Karim Ouchikh et Robert Ménard on évoqué le Général Piquemal, envoyé au ballon et qui se déballonne (peut-être sous pression), le recul des libertés publiques, le totalitarisme mou de la clique de Hollande… laissons conclure Jean-Yves Le Gallou, citant Hélie de Saint Marc : « un homme doit garder la capacité de résister, de s’opposer, de dire non. Ensuite il n’a pas à s’excuser. »






Le très discret projet de loi sur la lutte contre le terrorisme en discussion

12/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Contrairement au projet de loi sur la déchéance de nationalité qui a focalisé, avec la démission de Christiane Taubira, l’attention des médias et de l’opinion publique, celui sur la lutte contre le terrorisme est passé sous silence. Sauf que là, il ne s’agit pas de faire doublon par rapport à des lois déjà existantes… Défendu par Valls, Cazeneuve, Sapin et Urvoas — le nouveau garde des Sceaux du régime –, le projet de loi comporte un vaste arsenal de mesures liberticides, comme la facilitation des fouilles, la traçabilité des cartes bancaires prépayées, ou encore le recours à de nouvelles techniques d’interception des communications électroniques… Noël Mamère, pourtant député antisystème en peau de lapin, y voit, je cite : « Un premier pas vers une société orwellienne ».


Révision constitutionnelle, un tournant sécuritaire ou autoritaire ?

11/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le projet de loi constitutionnelle de protection de la Nation a été adopté mercredi après-midi par les députés. 317 voix pour et 199 voix contre.
Cette révision constitutionnelle fait suite au discours de François Hollande devant le congrès. Le texte adopté modifie essentiellement la déchéance de nationalité et les conditions de l’état d’urgence. La réforme est jugée sur le fond comme une opération d’enfumage, ou une manipulation de Manuel Valls par certains députés de droite comme de gauche. Mais sur la forme, elle l’est encore plus.

Quelles sont les modifications apportées à la Constitution dans le texte adopté par les députés ?
Quelques semaines après le discours du président de la République au congrès, les promesses se sont envolées.
Concernant l’état d’urgence, la procédure reste presque la même qu’auparavant. Ce qui change, ce sont les critères permettant de décréter l’état d’urgence. Il pourra être décrété « Soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas d’événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique ». La calamité publique étant un concept très vague… Par ailleurs, le président de la République ne pourra plus dissoudre l’Assemblée nationale lorsque l’état d’urgence sera activé. Cette disposition a été adoptée contre l’avis du gouvernement… Les députés ont ainsi protégé leur place, au détriment de la démocratie. Enfin, la prolongation de l’état d’urgence ne pourra plus être votée pour une durée supérieure à quatre mois (renouvelables).

Autre modification, la déchéance de nationalité qui était pourtant déjà prévue dans la loi. Robert Badinter, peu connu pour ses positions réactionnaires, relevait ainsi que la loi n’avait pas besoin d’être modifiée. La déchéance de nationalité sera désormais plus difficile à mettre en œuvre et concernera à la fois les crimes et les délits. Cela devrait théoriquement permettre aux personnes condamnées pour association à une entreprise terroriste d’être déchues.

Quel sera l’avenir de ce texte ?
Le projet de loi constitutionnelle devra en effet passer l’épreuve du Sénat majoritairement à droite. Celui-ci s’oppose au projet tel quel. Le texte du projet de loi constitutionnelle pourrait être modifié et vidé de sa substance. Gérard Larcher président du Sénat et Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains souhaitent réécrire le texte pour revenir « Aux engagements du président de la République à Versailles ». Mais cela est peu probable, car sur les 196 députés du parti les Républicains, 111 ont finalement voté pour, 74 contre et 11 se sont abstenus ou n’ont pas participé au vote concernant l’adoption de la révision constitutionnelle. À gauche également, les voix sont très divisées. Taubira par exemple souhaite l’échec de la révision…

Le Ministère de la vérité : Orwell l’a imaginé, Najat l’a créé !

11/02/2016 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Le gouvernement se lance dans la contre-réinformation

Le ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaut-Belkacem affirmait avec gravité le mois dernier « un jeune sur cinq adhère à la théorie du complot. ».
Elle a donc organisé mardi dernier une journée d’étude intitulée « Réagir face aux théories du complot », qui a réuni 300 chercheurs, professeurs, psychiatres et lycéens.
Plus fort encore, le service d’information du gouvernement a créé une page Internet « ontemanipule.fr » pour éduquer la jeunesse à l’esprit critique.

Mais qu’entend le gouvernement par théorie du complot ?
De manière volontairement piquante, on pourrait dire qu’est taxé de relevant de la théorie du complot toute pensée qui n’est pas conforme à ce que les puissants souhaitent faire admettre comme vérité non discutable. Un doute, une question, un regard décalé par rapport à un événement, la mise en relation de faits pouvant remettre en question la « Vérité indiscutable », et nous sommes déjà dans la théorie du complot.

Certes. Mais il y a bien des théories réellement grotesques ?
Bien sûr, mais cette offensive du gouvernement permet justement d’entretenir un ferme amalgame entre ces théories et des explications argumentées et critiques.
Posons-nous simplement la question : qui écrit et qui enseigne l’histoire ? Avec cette présentation très encadrée et partiale de l’histoire, les États ont depuis longtemps coupé les peuples des véritables questions existentielles. La liberté a un prix…

Et cela commence par prendre le gouvernement au pied de la lettre, en passant au tamis critique l’information diffusée par les médias de propagande.
Pour conclure, faisons un petit clin d’œil à l’auteur du roman d’anticipation 1984 : « Le Ministère de la vérité : Orwell l’a imaginé, Najat l’a créé ! »

Allemagne : les défilés de carnaval menacés par la censure

10/02/2016 – EUROPE (NOVOpress)
Plusieurs enquêtes pour incitation à la haine raciale de la justice allemande contre des défilés de carnaval. Les Allemands résistent encore à la censure du politiquement correct, comme le montre ce florilège de chars de carnaval.

Alors que l’année dernière plusieurs chars se moquaient ouvertement du politiquement correct comme ici à Dusserdorf où des barbus proclamaient comme les 3 singes que le « terrorisme n’a rien à voir avec la religion », le ton a bien changé cette année et la répression arrive en force sur une période où la liberté totale était encore la règle il y a un an.

À Solingen, une ville de Rhénanie, un char de carnaval représentant un u-boot N° U -96 (le même rendu célèbre par le film Das Boot), portant sur le côté ce message sans équivoque, « Ils doivent se battre pour leur patrie au lieu de toucher nos femmes » — une référence directe aux agressions sexuelles massives menées par des immigrants illégaux depuis leur arrivée en Allemagne durant 2015.

Dans la ville de Ilmtal, dans leThuringe, un char transformé en tank de la Seconde Guerre mondiale portait le message Ilmtaker Asylabwehr (« défense d‘Ilmtal contre les demandeurs d’asile ») sur un côté et « Package Asile III » sur l’autre en référence au « nouveau plan » du gouvernement d’Angela Merkel qui tente d’endiguer cette arrivée incontrôlée d‘immigrants.

À Düsseldorf un char du carnaval représentait le président turc Erdogan trinquant avec un combattant de l’État islamique (IS) pour fêter leur alliance contre les Kurdes, au moment où l’Union Européenne va débloquer des milliards pour financer la Turquie dans sa lutte contre l’EI.

À Wasungen nous avons le « Balkan Express », en référence aux milliers d’immigrants qui ont débarqué cet été dans la gare de Munich avec devant le message Die Plage kommt « : “la peste arrive” entouré de fêtards déguisés en sauterelles comme dans la Bible.

Révision constitutionnelle (suite) : la déchéance de nationalité adoptée sans enthousiasme

10/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Les députés ont voté hier soir à une courte majorité l’article 2 de la révision constitutionnelle sur la déchéance de nationalité pour les auteurs de crimes et délits terroristes.

C’est d’une courte majorité de 14 voix (162 votes pour, 148 contre et 22 abstentions) que l’article controversé de la révision constitutionnelle sur la déchéance de nationalité a été adopté. Vidé de sa substance par les atermoiements du « gouvernement », il ne prévoit plus que cette déchéance soit une peine complémentaire, prononcée par un juge. Bref, un recul par rapport à la situation actuelle, comme le soulignait Marion Maréchal Le Pen. Il ne fait plus référence aux binationaux, rendant donc en théorie possible la déchéance d’un Français n’ayant pas d’autre nationalité. Le gouvernement s’est simplement engagé à la ratification de la convention de l’ONU de 1961 sur « la réduction des cas d’apatridie ». Ce texte autorise cependant les États à pratiquer l’apatridie dans des cas restreints, notamment pour « un individu ayant eu un comportement de nature à porter un préjudice grave aux intérêts essentiels de l’État ».
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La révision constitutionnelle n’intéresse même pas les députés, l’important est ailleurs

10/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Seulement 136 députés étaient présents pour discuter des amendements autour de l’article 1 de la révision constitutionnelle (qui en compte deux). Même eux se rendent compte que c’est beaucoup de bruit pour rien face à la réforme pénale.

Les rares députés présents dans l’hémicycle ont adopté, lundi soir, l’article 1 de la révision constitutionnelle, qui prévoit d’inscrire l’État d’urgence dans la loi fondamentale. Mais 400 et quelques députés absents alors que le sujet est supposé être assez important pour être gravé dans le marbre de la Constitution, donne une bonne idée de l’enfumage auquel nous avons eu droit sur le sujet… sans parler bien sûr du professionnalisme sans faille de nos représentants.
Mis à part certains écologistes, le Front de gauche et certains députés de droite opposés à la mesure, le texte a donc été confortablement adopté. En pure perte d’ailleurs, puisque rien ne nécessitait d’inscrire l’état d’urgence dans la constitution, hormis des considérations malhabiles de communication.
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Le préfet de Saint-Brieuc interdit la manifestation contre l’islamisation et l’immigration

Source : Boulevard Voltaire
« L’Europe n’est pas menacée par une islamisation rampante », écrit le Préfet Lambert pour interdire la manifestation du 6 février à Saint-Brieuc…

« L’Europe n’est pas menacée par une islamisation rampante », écrit le préfet Lambert pour interdire la manifestation du 6 février à Saint-Brieuc…
Dans notre belle République française sous gouvernement socialiste, l’arbitraire semble être en vogue chez les représentants de l’État que sont les préfets. On se souvient du préfet de police de Paris qui a lancé ses policiers contre les paisibles manifestants LMPT. Un peu plus tard, c’est le préfet de l’époque, Pierre de Bousquet, qui tentait d’arracher son discours des mains du maire de Beaucaire, Julien Sanchez, pour l’empêcher de parler. On a aujourd’hui Pierre Lambert, préfet des Côtes-d’Armor, qui vient d’interdire la manifestation que PEGIDA avait souhaité organiser contre l’islamisation et l’immigration.
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6000 personnes manifestent contre l’état d’urgence

01/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

Samedi, environ 6000 personnes étaient rassemblées dans toute la France pour manifester contre la prolongation de l’état d’urgence et le projet de déchéance de nationalité. Mis en place après les attentats du 13 novembre, l’état d’urgence est utilisé, d’après Jean-Luc Mélenchon « Comme un instrument pour criminaliser les mouvements sociaux ». D’autres craignent que cette situation exceptionnelle ne devienne permanente. Cependant, selon un sondage IFOP, près de 8 Français sur 10 seraient favorables à l’allongement de la situation actuelle. Un projet de prolongement jusqu’à fin mai sera présenté mercredi en conseil des ministres.

Ajoutons que deux militaires ont été agressés par une vingtaine de personnes en marge de la manifestation de samedi.


État d’urgence : rien à cacher, rien à craindre…

Source : You Will Die Over There
Une très bonne analyse de l’État d’urgence et de la réforme constitutionnelle qui servent entre autres de diversion à la préparation de la « loi renforçant la lutte contre le crime organisé et son financement, l’efficacité et les garanties de la procédure pénale » (qui ne s’appela peut être finalement pas loi Taubira), laquelle prévoit de faire passer dans le régime courant nombre de dispositions de l’État d’urgence. Quand on vous disait qu’il menaçait de devenir permanent… A lire jusqu’au bout.

Comme je vous l’écrivais en décembre dernier, la prorogation de l’état d’urgence semble de plus en plus inéluctable. Avant de continuer ce billet, il me semble indispensable d’inscrire le bilan de ces premières semaines d’état d’urgence, publié jeudi dernier et basé sur les chiffres fournis par les ministères de la Justice et de l’Intérieur :

En chiffres
Selon les sources des ministères de la Justice et de l’Intérieur, depuis l’instauration de l’état d’urgence, 3099 perquisitions administratives ont eu lieu. Par ailleurs, 542 procédures judiciaires ont été ouvertes. Et 382 assignations à résidence ont été décidées.
De manière plus anecdotique, trois fermetures provisoires des salles de spectacles, débits de boissons et lieux de réunion ont été déclarées. De plus, un couvre-feu a été ordonné, sans oublier que trois zones de protection de sécurité ont été annoncées. En tout, le bilan s’élève à 366 personnes interpellées, 316 gardes à vues et 500 armes découvertes. Ce schéma donne un aperçu de ces chiffres à la date du 7 janvier 2016.
[…]
Un régime contesté
En janvier, selon les Décodeurs du Monde, la plupart des infractions n’ont aucun rapport avec le terrorisme. Sur les 464 infractions répertoriées, seules 25 infractions sont en liens avec le terrorisme et 4 concernent les procédures antiterroristes.
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L’état d’urgence borné ?

27/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Après avoir laissé entendre qu’il pourrait durer aussi longtemps que la menace de l’État islamique, Valls a tenu à préciser que l’état d’urgence serait nécessairement « borné ». Venant de lui… pourtant, il peine à convaincre.

On appelle ça un ballon d’essai. Lors d’une interview à la BBC, Valls a répondu « Jusqu’à ce qu’on puisse, évidemment, en finir avec Daech » à la journaliste qui lui demandait si l’état d’urgence pouvait durer « éternellement ». Si le propos n’avait pas suscité trop de réactions, il aurait tenté de pousser le bouchon un peu plus loin…
Heureusement, c’est une levée de boucliers qui a accueilli les propos du Premier ministre, l’ancienne ministre écologiste Cécile Duflot y voyant par exemple « la fin de l’état de droit ». Il faut dire que l’inscription de ce régime exceptionnel dans la Constitution et sa prolongation programmée suscitent bien des craintes, alors que le pouvoir est aux abois et pourrait être tenté de détourner les pouvoirs qu’il lui donne pour défendre l’ordre « républicain » (c’est-à-dire leurs intérêts politiciens et leur idéologie, par opposition à la démocratie, terme qu’ils n’emploient plus, et pas par hasard).

Aussi, alors le « président » Hollande a officialisé sa volonté de prolonger jusqu’à fin mai l’état d’urgence instauré en France, Valls a tenu à préciser qu’il restera un « régime d’exception » qui sera « nécessairement borné dans le temps ». Il a aussi soutenu l’amendement consistant à mettre dans la Constitution le contrôle parlementaire de l’application de l’état d’urgence.

Pour autant, le Premier ministre a pris soin de ne prendre aucun engagement quant à la durée dudit état d’exception, se laissant une grande porte ouverte en déclarant que « Personne ne peut préjuger des événements à venir et nous voyons bien l’état de la menace avec la diffusion de la vidéo de l’État islamique, de Daech. » Il s’est aussi montré plus que réservé sur l’éventuelle interdiction, dans la Constitution, de la dissolution de l’Assemblée nationale par le président de la République pendant l’état d’urgence. Donc selon lui, l’assemblée pourrait contrôler l’application de l’état d’urgence… sous la menace d’une éventuelle dissolution. Visiblement, Valls pense à l’avenir et à se laisser les mains aussi libres que possible… Déjà que comme Premier ministre, il fait frémir, comme président de a République…

C.D.

l’état d’urgence permanent, ça se précise

21/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Tel un satrape en sucre, un autocrate mou, les plus dangereux, car ils endorment la méfiance, Hollande avance ses pions pour la prolongation de l’état d’urgence. Avec la bénédiction de quasiment toute la classe politique. Suspect quand on se dit que rien, dans le cours des enquêtes liées au terrorisme, ne le justifie plus.


Sécurité : vers un maintien de l’état d’urgence ?


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Big Brother Facebook lutte contre les messages « extrémistes »

21/01/2016 – MÉDIAS (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Critiquée par le gouvernement allemand pour « négligence » dans la lutte contre « la propagation des discours de haine », qui ont suivi l’afflux de 1,1 million de clandestins en Allemagne depuis l’été, Facebook s’est engagé à agir.
Facebook a donc lancé lundi une opération intitulée « Initiative pour le courage civil en ligne », à Berlin. Doux euphémisme pour qualifier la répression du « politiquement correct. »
Facebook veut non seulement modérer les propos, mais aussi mobiliser la société civile. La société promet un million d’euros, pour soutenir les ONG luttant « contre le racisme et la xénophobie ». Facebook a annoncé avoir fait appel aux services d’une filiale de l’éditeur allemand Bertelsmann pour surveiller et effacer les messages « racistes » publiés sur sa plate-forme en Allemagne.
« Big Brother » nous regarde vraiment.


Berlin veut créer une cour de justice spéciale contre les opposants à l’immigration

19/01/2016 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le ministre de la Justice allemande veut réprimer les opposants à l’immigration. Depuis l’arrivée d’un million d’immigrants et la série de viols collectifs par des étrangers à Cologne, la population allemande se défie de la politique d’immigration d’Angela Merkel.

Mais loin d’écouter le peuple, qui lui est au 2/3 défavorable, le gouvernement allemand radicalise ses positions pro-immigration. Il s’agirait non seulement de contraindre les pays membres de l’Union européenne à accueillir plus d’immigrants, mais aussi de censurer les opposants à l’immigration musulmane.
Le ministre de la Justice allemande a annoncé vouloir créer une cour de justice spéciale afin de réprimer les opposants et la violence xénophobe, qu’elle qualifie d’extrême-droite. Elle souhaite aussi nommer des procureurs spécialement chargés de réprimer les opposants politiques refusant l’immigration de peuplement. Et notamment ceux qui « s’expriment sur les réseaux sociaux ».

Si les grands médias cachent la vérité, comme ils l’ont scandaleusement fait pour les viols perpétrés à Cologne, et que les opposants sont censurés, où le citoyen pourra-t-il s’informer ?

Police politique : acte de naissance

Source : Boulevard Voltaire

Il y a des élus suffisamment tordus pour avoir pensé qu’une mesure de pure police politique pouvait passer dans notre « patrie des droits de l’homme ».

« Les députés dont les noms suivent, ainsi que les membres du groupe socialiste, républicain et citoyen, sont heureux de vous faire part de la naissance officielle de la police politique en France. »
Jusqu’à présent, je pensais que les dispositifs sécuritaires pris, en urgence, par le gouvernement ne visaient que les gens douteux, ceux qui savent qu’ils ont quelque chose à se reprocher, terroristes ou pas, ceux qui tripotent un peu trop la loi à leur profit, bref, les « méchants », comme on dit dans les westerns. Je nous voyais, nous les gens normaux et limpides, hors-jeu de cet état d’urgence.
Eh bien, j’avais tort. Je suis dans le collimateur ! En plein dedans !

Dans le cadre du fumeux projet de loi pour une « République numérique », les socialistes viennent de glisser l’amendement n° CL387. Il y est question des « hoax » – vous savez, ces messages que vous recevez par dizaines et qui présentent une information qu’en toute bonne foi on peut croire vraie alors qu’elle ne l’est pas. Selon les socialistes, « ces canulars informatiques revêtent un caractère de particulière gravité lorsqu’ils visent à diffuser, à grande échelle, une information erronée sur le contenu d’une politique publique ».
Sanction pour le petit rigolo qui aura fait partager la nouvelle à son carnet d’adresses : 135.000 euros d’amende.
Et voilà ! Le tour est joué. On est tous fliqués. Dès lors, toute critique d’une politique gouvernementale, diffusée par Internet à ses copains, est punissable. Et, dans le doute, on préférera s’abstenir de faire suivre une information plutôt que de risquer la colossale amende. C’est cela, la police politique.

Questions ? Qu’est-ce qu’une « information erronée » ? Doit-elle être complètement erronée ? Un peu, beaucoup, sur les bords ? Qu’est-ce que le « contenu d’une politique publique » ? Le gouvernement s’occupe-t-il d’autre chose que de mettre en œuvre une politique publique ?
Donc, il est désormais interdit de « parler politique » sur Internet. Qu’est-ce qu’une diffusion « à grande échelle » ? À partir de combien de destinataires sort-on la grande échelle ? Dix ? Vingt-huit ? Cent trente ? Qui va juger de tous ces critères ? Le gouvernement ? Exemple concret : « Je promets d’inverser la courbe du chômage. » Est-ce une information erronée sur le contenu d’une politique publique, diffusée à grande échelle, et donc passible d’amende lourde ?
Alors, avant de faire suivre une info, branchez-vous sur « Hoaxbuster », « Hoaxkiller » ou « Hoax-ce-que-vous-voulez », tournez sept fois votre doigt sur la touche « Envoyer » avant d’appuyer. Ce geste, jusqu’alors anodin, peut vous coûter extrêmement cher.

Sur le site de l’Assemblée nationale, face à cet amendement discuté il y a deux jours, figure la mention « Retiré ». Peut-être ? Impossible de savoir.
Il n’empêche qu’il y a des élus suffisamment tordus pour avoir pensé qu’une mesure de pure police politique pouvait passer dans notre beau pays « patrie des droits de l’homme ».
Cela fait froid dans le dos.

Yannik Chauvin
Docteur en droit, écrivain, compositeur

BFMTV censure en direct puis en différé

14/01/2016 – MÉDIAS (NOVOpress)
BFMTV a récemment censuré en direct un de ses propres journalistes qui expliquait le « malaise » de certaines familles de victimes des attentats du 13 novembre face à l’hommage officiel. Mieux, ils ont aussi censuré la séquence sur YouTube. Nous l’avons retrouvé pour vous.

Alors qu’elle intervenait en direct place de la République lors de l’hommage aux victimes des attentats, la journaliste a été coupée en plein milieu pour une raison bidon.
Celle-ci était en train de relater les impressions des familles de victimes du 13 novembre dont beaucoup ont exprimé un malaise par rapport à cet hommage, ressemblant plus à une récupération politique qu’autre chose.
Sous le prétexte d’un « problème technique » alors qu’on l’entendait parfaitement, la journaliste a été coupée avant même d’avoir eu le temps de finir.

Alors que la polémique commençait à enfler sur le Web, BFMTV a aussi supprimé la séquence incriminée de YouTube. Heureusement, les internautes l’ont sauvegardé. La voici :



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Tariq Ramadan

La dernière trouvaille de Tariq Ramadan pour nous faire taire

Source : Boulevard Voltaire
Ceux qui, côté cour, vous vantent la liberté d’expression multiplient, côté jardin, la répression contre ceux qui pensent mal.

Nous sommes à la veille du 7 janvier, date du massacre des dessinateurs de Charlie Hebdo. Nous allons avoir droit, dans les heures qui suivent, à un scénario prévisible. Avec des trémolos dans la voix, on va nous parler de liberté d’expression des dessinateurs, de République qui ne reculera jamais, et on évitera de citer l’islam, dont les textes sacrés ont juste armé le bras des assassins. Surtout pas d’amalgames.
Cela sera donc « silence dans les rangs ! » et gare aux mauvais élèves… Les lois actuelles ne suffisant pas, un Tariq Ramadan a même trouvé une idée originale pour réduire encore la liberté d’expression.
Nous savions déjà que la LICRA avait traîné devant les tribunaux Aymeric Chauprade pour avoir diffusé une vidéo où le député européen expliquait, une semaine après les attentats, que « la France était en guerre avec des musulmans ». Il paraît que cela est de l’incitation à la haine…

« Je suis Charlie » Anne Hidalgo, après avoir promu l’hebdomadaire citoyen d’honneur de la ville de Paris, au nom de la liberté d’expression (de ceux qui pensent comme elle), a, elle, déposé plainte contre une dessinatrice pour une caricature qui lui a déplu. Il paraît que c’est « une injure publique envers un citoyen chargé d’un mandat public ».
« Je suis Charlie » Bernard Cazeneuve a, lui aussi, traîné en justice un autre dessinateur, qui l’a représenté en train de lécher une babouche musulmane. Il paraît que c’est « une injure publique à l’égard d’un membre du gouvernement ».
Charb, quelques semaines avant sa mort, avait dessiné Christiane Taubira en singe. Aucun problème. Mais quand un autre dessinateur, David Miège, se permettra de représenter un singe dont l’avocat dira que son client dépose plainte pour avoir été dessiné en Christiane Taubira, le malheureux sera traîné devant les tribunaux. Il paraît que, dans ce cas, c’est du racisme.
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La Commission européenne s’en prend à la Pologne conservatrice

05/01/2016 – EUROPE (NOVOpress)

La Pologne a élu en août dernier un président conservateur du parti Droit et Justice, Andrzej Duda. Le vote d’une loi sur les médias inquiète la Commission européenne. Elle donne la possibilité au gouvernement de nommer et révoquer les dirigeants des médias publics. La rentrée de la Commission va donc s’ouvrir sur la situation de l’État de droit en Pologne. Elle craint pour la liberté et le pluralisme des médias. Le parti au pouvoir se justifie : ces changements visent « à rationaliser et à baisser les frais de la gestion des sociétés de radios et de télévisions publiques, ainsi qu’à retrouver les standards professionnels et éthiques nécessaires pour réaliser la mission publique ». La procédure « outil d’alerte précoce » que va lancer la Commission n’a encore jamais été utilisée. Elle a été mise en place en mars 2014. La sanction peut aller jusqu’au retrait du droit de vote pour le pays-membre incriminé.