Loi contre la « cyberhaine » : le retour de la race

Danger pour la liberté d’expression ! Les députés s’attaquent à la haine sur internet avec le début de l’examen d’une proposition de loi à l’Assemblée ce mercredi. Laetitia Avia et toute la macronie entendent « responsabiliser » Facebook, Google et compagnie. Tous aux abris ! Le texte accomplit l’exploit de remettre au goût du jour la « race » écartée de la Constitution, et de porter en lui le germe du rétablissement du délit d’opinion.

Il y a tout juste un an, la majorité LREM nous avait fait tout un patacaisse sur la suppression du mot race de la Constitution, on s’était ému, on annonçait la sortie de l’âge des ténèbres et l’entrée dans l’ère du progrès, celui du sacro-saint « vivre-ensemble », on retirait du texte fondamental une notion désuète, mal comprise et digne des heures les plus sombres de notre histoire…

Voici qu’aujourd’hui une proposition de loi s’apprête à être débattue à l’Assemblée nationale, une proposition de loi visant à obliger les opérateurs de plateforme en ligne de retirer ou rendre inaccessible dans un délai de 24 heures après notification tout contenu manifestement illicite et comportant « une incitation à la haine ou une injure à raison de la race, de la religion, de l’ethnie, du sexe, de l’orientation sexuelle ou du handicap ».

Comme quoi, la majorité reconnaît aujourd’hui l’utilité juridique d’une notion dont elle avait pourtant voté la suppression à grands renforts de communication larmoyante et poignante. Que l’on soit donc rassuré pour la position que nous défendions l’an passé !

Le jour de gloire de Laetitia Avia

Laetitia Avia, députée à l’origine de cette proposition, n’aura pas ménagé ses efforts pour promouvoir un texte qui, selon elle, doit combattre la haine sur internet, ce fléau qui ronge nos sociétés démocratiques et qui, comme le rappelle donc l’exposé des motifs de sa proposition « connaît des relents rappelant les heures les plus sombres de notre histoire ». Il ne manquait plus que l’adjectif « nauséabond » et on avait un bingo. On lui saura gré de déposer un texte un peu plus sérieux que le dernier visant à introduire dans le code pénal la notion de glouttophobie ! Toutefois, l’essence de cette proposition demeure la même. Une fois encore, il s’agit de présenter la société française comme n’étant qu’une une somme de minorités victimes les unes des autres.

Un clip de présentation de la proposition de loi met en scène un homme arborant dans les rues de Paris des pancartes sur lesquels sont reproduits des messages de haine contre les juifs, les gays, les noirs, les arabes, les chinois, les femmes. Et s’il existe des victimes, c’est donc qu’il existe des coupables. En creux, l’image nous en est une nouvelle fois donnée, l’homme catholique hétérosexuel blanc. Toujours le même, celui qui n’aura jamais le droit de se plaindre.

Racisme à l’envers?

On finirait par croire qu’il existe un racisme d’Etat, ou “systémique” pour reprendre un terme à la mode. Il est toujours adressé à l’endroit de la même catégorie de personnes, celle qui représente aux yeux du nouveau monde, la figure du dominant de l’ancien.

On aurait aimé que la lutte contre la haine vise de façon générale, tout propos diffamatoire, insultant et même qui porteraient atteinte à l’intérêt général et non aux seuls intérêts particuliers. Pourquoi en effet un commentaire qui serait insultant à l’égard de la France ou de ses intérêts n’est il pas compris dans ceux qui sont visés par la proposition de loi ?

Pour lire la suite, c’est ici !

Projet de loi Avia : «La crainte est qu’il y ait une atteinte à la liberté d’expression et d’information»

03/07/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Découvrez cet entretien avec Marc Rees, rédacteur en chef du site internet Next INpact.

Pour RT France, il livre son analyse du projet de loi Avia, qui doit être examiné à l’Assemblée nationale. Cette loi obligerait les réseaux sociaux et moteurs de recherche à retirer les “contenus haineux” sous 24 heures.


Le gouvernement envisage de réformer la loi sur la liberté de la presse pour censurer Internet

27/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Afin de lutter contre la « cyberhaine », Nicole Belloubet veut rassembler un groupe de travail en vue d’une réforme de la loi de 1881 sur la liberté de la presse. L’objectif est d’avoir une justice plus musclée et rapide contre les propos dits racistes, antisémites ou homophobes.

En l’état, l’injure et la diffamation tombent sous le coup de la fameuse loi sur la liberté de la presse.

Il s’agit en effet d’un droit pénal spécial. Nicole Belloubet souhaiterait voir ces infractions appartenir au droit pénal commun. Ainsi, les auteurs récidivistes d’injures pourront être jugé en comparution immédiate.

Les opposants à ce projet qui ne veulent pas qu’on touche à la liberté de la presse, ont suggéré d’autres moyens pour punir les propos incorrects.

Pour le vice-bâtonnier de Paris, la lutte contre la supposée « haine » est entravée par le trop faible nombre de magistrats et surtout par l’anonymat sur Internet. La proposition de loi Avia bientôt débattue à l’Assemblée nationale a pour objet de faciliter l’identification des auteurs de propos dits « haineux ».
Pour cela, Facebook a d’ores et déjà accepté de fournir les adresses IP des mal-pensants.

Cédric O, secrétaire d’Etat chargé du numérique, se flatte que cela ne sera fait « que pour la France ». Pour rappel, certains navigateurs comme Tor permettent de dissimuler son adresse IP.

Frédéric Pichon : « La loi Avia est liberticide, il n’y aura plus de débat possible sur les réseaux sociaux »

La commission des lois de l’Assemblée nationale examine, en ce moment, la proposition de loi Avia « visant à lutter contre la haine sur Internet » avec, notamment, l’obligation pour les réseaux sociaux de modérer les contenus jugés haineux en moins de 24 heures.

Au micro de Boulevard Voltaire, Maître Frédéric Pichon dénonce « une volonté de contrôle d’Internet » et une grave atteinte à la liberté d’expression.

La loi Avia est débattue dans l’indifférence générale. En quoi ce projet de loi est-il problématique en matière de liberté d’expression ?

Il est problématique parce qu’il va déléguer aux opérateurs de réseaux sociaux le soin de faire eux-mêmes le ménage sous peine de sanctions énormes. Il s’agit de sanctions de l’ordre de 4 % du chiffre d’affaire mondial.
Jusque-là, tout ce qui relevait de la liberté d’expression était soumis au juge judiciaire, en vertu de la loi de 1981 sur la liberté d’expression. Le juge judiciaire était chargé de dire si, oui ou non, la personne poursuivie outrepassait les limites de la liberté d’expression.
Là, on va déléguer ce pouvoir de justice à des opérateurs privés.
Dès qu’un internaute fera un signalement, l’opérateur aura 24 heures pour faire effacer le tweet ou la publication sur Facebook sous peine de sanctions de la part du CSA.
On imagine le chaos que cela va créer. On imagine tout à fait les lobbies LGBT faire des signalements en permanence au moindre tweet sur les sujets de la PMA et les associations islamistes au sujet de l’islam. Les opérateurs vont appliquer la politique de la prudence absolue en s’assurant systématiquement que tout tweet ou toute publication par la voix des réseaux sociaux ne soit pas de nature à engager des poursuites.
Il y a pire que la censure, il y a l’auto-censure ! On s’achemine vers une privatisation de ces débats sans même que soit respecté le principe du contradictoire. Devant un juge judiciaire, il y a un débat contradictoire. Là, il n’y aura même pas la possibilité d’apporter la contradiction dans le cadre d’un débat judiciaire avec des échanges d’arguments.
Il s’agit d’un contrôle mondial des réseaux par les opérateurs. Ils sont d’ailleurs très souvent liés par des moyens capitalistiques au gouvernement ou à des sociétés multinationales énormément puissantes.

Dans ce projet de loi, une condamnation concernant le signalement abusif est aussi prévue.

En attendant que vous ayez fait votre procédure pour faire condamner la personne, votre publication aura été condamnée. Cela va évidemment compliquer de manière très significative le mécanisme qui existe déjà. Nous avons une loi de liberté qui date de 1981. Cette loi oblige non pas de manière anonyme et lâche, mais impose d’assumer l’engagement de poursuites contre les propos qu’on considère excéder les limites de la liberté d’expression.

Entre la loi anti fake news et la loi Avia, s’exprimer librement sur internet va devenir extrêmement difficile.

Internet a permis de constituer un véritable outil de contre pouvoir du contrôle de l’information par le gouvernement. Il y a 20 ou 30 ans, on avait l’agence France Presse. Aujourd’hui, avec internet, on a une explosion et un contre-pouvoir extraordinaire. Il y a très clairement une volonté des instances mondialistes de contrôler internet et tous les réseaux alternatifs.


Pour penser et écrire librement, il va falloir se replonger dans le livre. C’est une bonne nouvelle pour nos amis éditeurs…

C’est une bonne nouvelle. Ce sont des médias incontournables. Sur tous les débats de société, qu’il s’agisse encore une fois des débats relatifs au communautarisme islamique ou à la PMA et GPA, il suffira qu’il y ait un signalement de groupe LGBT pour que finalement cette publication soit supprimée. Il y a un très net recul des libertés. Ce qui est encore plus dramatique c’est l’absence de positions. On voit bien que monsieur Ciotti des Républicains s’associe en disant qu’il faut combattre la haine sur internet. On dispose déjà de moyens pour identifier les auteurs dans le cadre des réquisitions judiciaires. La droite vient au secours de cette loi liberticide. Il y a très peu d’opposition. C’est encore plus grave. J’ose espérer que le Conseil constitutionnel ne laissera pas passer une telle disposition.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La liberté de la presse menacée par Nicole Belloubet ?

En lutte contre les propos haineux et diffamatoires sur internet, le gouvernement va-t-il s’attaquer à l’une des lois les plus fondamentales de notre démocratie ?

C’est un bouleversement majeur qui pourrait mettre en péril le métier de la presse. Sous couvert de lutte contre les injures et les diffamation, Nicole Belloubet émet l’idée, dans les colonnes du JDD, de réformer la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. « La difficulté majeure pour apporter une réponse à ces actes inacceptables est qu’ils s’inscrivent dans la loi de 1881. Des voix s’élèvent, d’associations, de magistrats, disant qu’il faut sortir l’injure et la diffamation de cette loi, pour aller vers le droit pénal commun. Ainsi la réponse s’accélérerait par exemple pour juger en comparution immédiate les auteurs récidivistes d’injures ou de diffamation. »

La ministre de la Justice a demandé l’avis de la Commission nationale consultative des droits de l’homme et va constituer un groupe de travail composé de parlementaires, de magistrats ou d’avocats qui devrait rendre son rapport à l’automne 2019.

Une loi fondamentale pour les libertés publiques

La loi du 29 juillet 1881 est une loi fondamentale pour les libertés publiques en France. La règle est la liberté, l’exception est la restriction de la liberté. Elle garantit la liberté de la presse et protège les journalistes. C’est un droit particulier et non codifié, contrairement au reste de la législation qui définit ce qu’on a le droit de faire et ce qui est interdit. Mais il ne s’agit pas d’un blanc-seing. En échange de cette grande protection, le législateur rappelle la limite à ne pas dépasser : le respect d’autrui et l’ordre public. En somme, être déontologique.

Les règles de procédure en matière de diffamation sont très complexes. Sur Russia Today, Alexandre Humbert Dupalais, avocat spécialiste du droit de la presse, s’inquiète des comparutions immédiates invoquées par le ministre. « Si demain on peut se retrouver au pénal et être condamné pour avoir émis une opinion sur un sujet qui fait débat, c’est une atteinte évidente à la liberté d’opinion et de la presse. » Charlie Hebdopourrait-il de nouveau publier des caricatures de Mahomet ? Pas certain, selon Jean Ernice, rédacteur pour le site Paris Vox, « les caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo seraient jugées sous un angle pénal et pas de la presse comme à l’époque ».

Les médias alternatifs dans le viseur ?

Est-ce une réforme inévitable pour un univers médiatique en pleine mutation ? Comme le note Me Dupalais, « la loi 1881 a toujours su s’adapter aux nouveaux médias (télévision, internet…) et il n’y a pas de raison qu’une évolution technique nous fasse régresser sur les libertés publiques ». De son côté, Jean Ernice s’inquiète de la « multiplication des lois ». Les médias alternatifs sont dans l’œil du cyclone et pourrait être principalement visés. « On nous pointe pour des fake news, mais n’est-ce pas les médias institutionnels et subventionnés qui ont annoncé la mort de Martin Bouygues ? », s’interroge-t-il. Avec la menace qui plane sur la protection des sources, « les sujets tendus seront forcément cadenassés. On ne va pas vers plus de connaissance. La devise du gouvernement, c’est : Que la vérité officielle triomphe ».

« Toute attaque contre la presse est une attaque pour les médias alternatifs. » Alors, contre Belloubet et les aparatchiks du gouvernement, soutenez la presse alternative comme Présent ou Paris Vox.

Article paru dans Présent daté du 19 juin 2019

Surveillance accrue du contenu Internet en vue des élections européennes

25/04/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
A moins d’un mois des élections européennes, une commission du Parlement a publié un rapport sur les dites « fake news » ces supposées désinformations qui expliqueraient tout résultat électoral non conforme aux standards du progressisme actuel. Y sont particulièrement critiqués les réseaux sociaux Twitter et Facebook, ainsi que l’entreprise Google, accusée de ne pas suffisamment combattre ces fausses nouvelles.

Quelles mesures seront prises ?

La commission propose ainsi de restreindre ou de couper les revenus publicitaires des sites coupables de déguiser l’information. Ce mode de fonctionnement a aussitôt été mis en place par Facebook, qui a annoncé hier agir en ce sens, donnant également la possibilité à des vérificateurs de faire chuter la visibilité d’un contenu qu’ils jugent trompeur. Une page de Facebook a spécialement été créée pour détailler la série de mesures prises pour surveiller son contenu avant les élections européennes sur laquelle nous pouvons lire que « Dès qu’un vérificateur confirme qu’un article est effectivement porteur de fausses informations, nous modifions immédiatement son classement pour qu’il apparaisse plus bas dans les fils d’actualité. En moyenne, ceci permet de réduire de plus de 80% son nombre de vues. »

Qui se chargera donc de vérifier ces données ?

En France, le réseau social Facebook affirme travailler avec des sites eux-même régulièrement épinglés par les Bobards d’or pour la véridicité de leurs informations : 20 minutes, l’AFP, les Décodeurs du Monde, CheckNews de Libération, et les Observateurs de France 24 !

Dans la même ligne, Twitter a lancé une option de signalement qui permet à ses utilisateurs de signaler tout contenu relayant des informations non avérées susceptibles d’influencer le résultat des élections européennes à venir.

Reportage : Des militants «antiracistes» réclament l’interdiction de l’exposition Toutânkhamon

exposition Toutânkhamon

19/04/2019 – FRANCE (NOVOpress)
L’exposition Toutânkhamon à Paris fait l’objet d’une polémique : des militants afrocentristes réclament l’interdiction de l’exposition de la Villette sous-prétexte que les égyptologues et commissaires d’exposition tenteraient de cacher l’origine africaine du pharaon.


Radio Thermopyles : chasse aux Roms dans le 93 et censure par les GAFA

03/04/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Radio Thermopyles est un nouveau média qui se propose de diffuser régulièrement des émissions traitant de l’actualité sous un angle identitaire.

Dans ce numéro, l’émission s’intéresse aux thématiques suivantes :
– Chasse aux Roms dans le 93
– Article 13 et la question de la censure par les GAFA


Pièce d’Eschyle annulée pour « racisme »: le masque noir des antiracistes

L’Unef, le Cran et d’autres associations « antiracistes » habituées des combats vides de sens ont empêché une pièce antique et humaniste, Les Suppliantes d’Eschyle, de se jouer. Le réalisateur Philippe Brunet est accusé du délit de « blackface » au motif que certains des acteurs portent des masques noirs…

La censure décoloniale tente une fois de plus d’imposer sa tyrannie, jouant de son discours victimaire permanent pour étouffer l’art, la culture, la pensée. Dernier exploit en date, avoir empêché par la force la représentation des Suppliantes d’Eschyle à la Sorbonne, lundi 25 mars. Tout à leur obsession de la couleur de peau, de la surface, de ces apparences au-delà desquelles ils sont incapables de voir, ils veulent faire taire ce qu’ils ne parviennent pas à comprendre. Ils sont une injure à l’intelligence, un danger pour la liberté, une menace pour l’idée même de civilisation.

L’inquisition antiraciste

Rendez-vous compte de ce qui les dérange. Dans une université de lettres classiques, lors d’un festival nommé les Dionysies, des acteurs vont jouer une pièce ancienne à l’ancienne. Comme au temps du miracle grec ils monteront sur scène porteurs de masque, blancs pour les habitants d’Argos, noirs pour les personnages venus d’Égypte. Opposition simpliste ? Nullement. Aujourd’hui comme il y a 25 siècles, les masques noirs sont aussi bien pour les héroïnes que pour leurs cousins qui les poursuivent, et l’on apprendra d’ailleurs qu’ils sont tous descendants d’une princesse d’Argos – masque blanc – et de Zeus en personne.

Imaginons un instant que des étudiants d’extrême droite montent un commando pour interdire une pièce de théâtre sous prétexte que des acteurs Noirs y seraient grimés en Blancs. J’ose croire que le tollé serait général, et les sanctions rapides ! Heureusement, d’ailleurs. Mais alors pour quelle raison l’image « en négatif » de cette situation n’a-t-elle pas les mêmes conséquences ? Est-ce à croire qu’il y aurait entre Noirs et Blancs une telle différence qu’il faille leur appliquer des justices différentes ? Que ce qui est interdit aux uns doive être permis aux autres, selon le seul critère de l’épiderme ? Voilà ce qui serait véritablement raciste !

Nous pensions nous être délivrés du poids de l’inquisition, du pape fou qui vandalisait les statues antiques pour cacher leur nudité, des autodafés dévorant dans leurs bûchers les tableaux et les livres, des brutes fascistes attaquant les théâtres. Plus de cela chez nous ! Erreur. L’hydre immonde de l’obscurantisme rampe toujours, et relève certaines de ses têtes abjectes.

Senghor reviens, ils sont devenus fous

Il est question de masques de théâtre, eh bien les masques tombent : la Ligue de défense noire africaine, la Brigade anti-négrophobie, le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) et l’Unef, en s’unissant pour bloquer l’entrée d’une université et interdire une pièce millénaire et profondément humaniste, se placent résolument du côté de la barbarie et de l’arbitraire.

Ô Senghor, qu’ont-ils fait de tes combats ? Ils sont ton antithèse.

Barbarie : rentiers d’un antiracisme de façade, ils courent le risque à force d’excès de décrédibiliser une juste cause, qu’ils prétendent servir mais dont ils ne font que se servir.

Ils sont le pendant de ceux qui reprochaient à Mathilde Edey Gamassou d’être métisse, et ne voyaient de Jeanne d’Arc que la couleur de peau, ignorant la foi, l’ardeur, le courage. Charybde et Scylla.

Arbitraire : il n’est qu’à lire leurs pathétiques tentatives de justification pour constater leur désir de totalitarisme : ils n’auraient rien contre la liberté d’expression, disent-ils, puisque s’ils empêchent une mise en scène par la menace de violence, ils en acceptent une autre de la même pièce mais dont le « parti-pris » convient à leur idéologie.

Voilà qui est aussi absurde qu’hypocrite ! Défendre la liberté d’expression, c’est défendre le droit de chacun de dire qu’il n’est pas d’accord avec nous. Plus encore : c’est défendre son droit d’essayer de convaincre les autres que nous avons tort.

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Aurélien Marq

Article paru sur Causeur daté du 28 mars 2019

«Blackface» à la Sorbonne : Jean-Yves Le Gallou face à Louis-Georges Tin

28/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
RT France a organisé un débat avec Jean-Yves Le Gallou, fondateur de l’Institut Polémia, et Louis-Georges Tin, président du Cran.

Sur le plateau de la chaîne d’info, ils débattent de l’annulation de la pièce de théâtre antique Les Suppliantes à la suite du blocage d’activistes de la communauté noire.


Les algorithmes au secours de la censure ? Le projet Deepnews

Devant la multiplication des sources d’information, en particulier sur internet, de nombreux projets existent pour qualifier l’information. Du désastreux et non crédible Decodex (financé par Google) du Monde, au Checknews de Libération en passant par les notes de Facebook ou de Google. Depuis que deux lois votées en Allemagne et en France sur les infox sur les réseaux sociaux prévoient des sanctions pécuniaires ou pénales contre les contrevenants, de nombreuses sociétés commerciales tentent de bâtir un modèle prédictif qui permettrait d’éliminer les fameuses infox.

Les critères du « bon algorithme »

Un excellent article du Monday Note de Frédéric Filloux (25 février 2019) précise les critères que devrait satisfaire l’algorithme du futur :

Devrait pouvoir être utilisé par tout l’écosystème, rédacteurs, éditeurs, publicitaires, marchands.
Devrait être automatique
Devrait être en temps réel, sans attente d’analyse humaine
Devrait approcher une fiabilité de 100%

Le projet Deepnews

Deepnews est né à Stanford en 2016/2017. Développé pendant deux ans aux États-Unis grâce à une bourse, il a été transféré à Paris à l’été 2018 pour des raisons de coût. Le système est entièrement fondé sur l’intelligence artificielle et classe les informations (exclusivement en anglais pour le moment, avons nous compris) sur une échelle de 1 à 5 en fonction de leur possible véracité. Une note de 5 égale une information quasi sûre, une note de 1 égale une information quasi fausse, avec les trois notes intermédiaires.

Les paramètres (de l’ordre de 22/25 millions) permettent de classifier les items, de les mettre en rapport, pour déceler des interférences qualifiantes. Des comparaisons sont ensuite faites entre des analyses humaines et celles de l’intelligence artificielle.

Limites et interrogations

L’auteur indique que début 2019 Deepnews classifie correctement 80% des cas. Autrement dit une analyse automatique confirme une analyse humaine dans 80% des cas. La déviation humain/non humain semblerait inférieure à un point (4 au lieu de 5, 3 au lieu de 2 ou le contraire etc). Un modèle concurrent développé par Elon Musk et ses associés, Open AI aurait recours à un nombre de paramètres nettement plus important (70 fois plus nombreux) mais avec des résultats nettement inférieurs plus proches des 50%, le système se trompant une fois sur deux. Deepnews semble mieux fonctionner, ses créateurs essayant de le tromper par exemple en supprimant la ponctuation d’un texte ou en enlevant tous les noms propres pour le leurrer et corriger ensuite.

Dans tous les cas ces nouveaux systèmes – dont la motivation est bien plus le futur profit que la recherche de la vérité universelle – posent question. Que se passe-t-il lorsque le système se trompe ? Quels sont les freins qui permettent de corriger en temps réel ? Comment intégrer différents univers linguistiques ? Le système pourrait il mener à une sorte de contrôle universel de l’information ? L’enfer est pavé de bonnes intentions disait ma grand-mère. Deepnews et ses frères semblent plus proches du diablotin fourchu que des gentils anges, même s’ils s’attribuent volontiers les ailes de ces derniers. Au nom de la vérité vraie, bien entendu.

Texte repris du site de l’OJIM

Censure sur les réseaux sociaux : Musellement de Tommy Robinson

01/03/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Ce mardi, la censure a encore frappé ! Facebook a supprimé le profil privé ainsi que la page publique de Tommy Robinson, journaliste dissident britannique. La décision du réseau social a été suivie de près par Instagram et Twitter, qui l’ont également banni. Avec de nombreux « suiveurs », dont plus d’un million sur sa page Facebook, son audience commençait manifestement à déranger.

Que serait-il reproché à Tommy Robinson ?

Ce journaliste s’applique depuis plusieurs années à dénoncer sur les réseaux sociaux inlassablement l’islamisation de la Grande-Bretagne.

Comment Facebook justifie cette censure ?

« Lorsque les idées et les opinions franchissent une certaine ligne et révèlent un discours haineux qui peut créer un environnement d’intimidation et d’exclusion pour certains groupes de la société », cela implique que la plate forme « agisse ». Voici ce qu’a indiqué le réseau social dans un communiqué. La page de Tommy Robinson a été jugée comme se livrant à la « haine organisée » à l’égard des musulmans. Facebook a donc décidé de discriminer et de bannir un dissident politique en raison de ses opinions.

Et ce n’est pas la première fois que la bien-pensance frappe Tommy Robinson !

Et oui, rappelons que le journaliste avait déjà été condamné en mai 2018 à treize mois de prison pour « entrave à la justice ». Il avait filmé et diffusé sur Internet des images de l’ouverture du procès de l’affaire des viols collectifs de Telford, impliquant des populations d’origines immigrées et des jeunes filles anglaises blanches de banlieues pauvres. Il a depuis été libéré sous caution en attente de son procès en appel. Il avait reçu le soutien de personnalités politiques telles que le fils de Donald Trump, Steve Bannon son conseiller, ainsi que de milliers de citoyens britanniques qui avaient manifesté dans les rues pour demander sa libération.

Flicage sur internet : le rapport Avia/Taieb/Amellal et sa mise en œuvre

Flicage sur internet : qui a entendu parler du rapport élaboré par Laetitia Avia députée LaRem (dont la famille est originaire du Togo), Gil Taïeb vice-président du Crif et Karim Amellal écrivain ? Ce rapport, commandé par Emmanuel Macron lui a été remis en septembre 2018 et prévoit d’encadrer au plus près la liberté d’expression sur internet sous couvert de lutte contre le racisme. Explorons quelques pistes liberticides parmi d’autres proposées dans le rapport.

Les réseaux sociaux sous surveillance

Les grands opérateurs auraient un délai de 24h pour supprimer un « contenu haineux ». Rappelons pour mémoire que le fameux pacte de Marrakech considère de facto que tout propos hostile à l’invasion migratoire ou simplement négatif doit être considéré comme délictueux et que les médias qui les propageraient doivent être punis financièrement.

Les opérateurs devraient nommer un représentant auprès de l’Union Européenne et remettre un rapport annuel qui rendrait compte de leur activité « anti haine ». Les amendes pourraient être multipliées par cent (oui par 100, vous lisez bien) pour atteindre 37,5M€ pour les personnes morales et 7,5M€ pour les personnes physiques.

Création d’une étoile jaune « porteur de haine »

Le rapport propose – sans rire – de « Créer un logo unique de signalement des contenus illicites, visible et identifiable sur toutes les plateformes » (recommandation 8).

Dans la recommandation 11 « il pourrait être envisagé de soutenir les initiatives de « Name and shame » visant à publier la liste des annonceurs dont les contenus sont visibles sur des sites internet diffusants des propos haineux ». Ce qui rejoint une partie des recommandations du pacte de Marrakech, voici un deuxième article sur le sujet.

Dans le même article « parallèlement, il conviendrait de promouvoir les démarches dites d’« investissement publicitaire responsable » des entreprises, qui consistent à éviter la publication sur des sites toxiques ou non désirés (pornographie, antisémitisme, fausses informations, propagande extrémiste etc.) ».

Le terme propagande extrémiste est assez vague pour subir n’importe quelle interprétation et aboutir à un très vaste champ de répression.

Surveiller et punir mais sans débat contradictoire

Bien entendu (recommandation 10), les dénonciations devraient être facilitées sur une plate-forme unique, les juges saisis illico obligés de statuer dans les meilleurs délais et par mise en demeure. Encore mieux,

« Serait ouverte la possibilité pour le juge de recourir à la procédure simplifiée de l’ordonnance pénale comme il le fait déjà aujourd’hui pour les actes de contrefaçon sur Internet. L’ordonnance pénale est une procédure qui permet un traitement rapide des affaires en ce qu’elle ne nécessite pas de contradictoire et donc pas d’audience ».

Pas de contradiction, pas d’audience, automaticité pénale, bienvenue dans le meilleur des mondes Avia/Taïeb/Amellal. Plus récemment deux ministres du gouvernement Philippe, Mounir Mahjoubi et Marlène Schiappa ont présenté un plan d’action inspiré du fameux rapport. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

Article paru sur le site de L’OJIM

Un pas de plus vers la censure sur les réseaux sociaux

14/02/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Edouard Philippe a annoncé travailler avec Facebook pour « concevoir des règles plus innovantes, plus adaptées afin de réguler les contenus sur les plateformes et les réseaux ». Par régulation ou encore modération, il faut entendre que la censure déjà en place ne va pas s’arrêter là.

Rappelons qu’elle a été récemment mise en exergue à grande échelle dans le cadre des manifestations Gilets jaunes où de nombreux comptes et publications ont été suspendus. Difficile de ne pas faire de parallèle avec des pratiques totalitaires.

La Macronie, entre complotisme et censure, par Ivan Rioufol

Emmanuel Macron ne se résout pas à écouter la colère populaire. D’autant qu’elle se focalise de plus en plus sur sa propre personne. “C’est une crise qui vient de loin“, a coutume d’expliquer le chef de l’Etat, comme pour s’exonérer de sa responsabilité. Il veut aussi croire que la grogne est manipulée par les réseaux sociaux, qui eux-mêmes seraient instrumentalisés par des mains étrangères invisibles. Le complotisme a gagné le chef de l’Etat quand ce dernier, jeudi face à quelques journalistes, laisse comprendre qu’il voit une instrumentalisation de la Russie de Poutine et de ses chaînes françaises derrière la frange la plus radicalisée des Gilets jaunes. Le 8 janvier, Marlène Schiappa s’était également interrogée : “Qui finance les casseurs ? Des puissances étrangères ? La question n’est pas incongrue, eu égard aux positions de responsables italiens.” La secrétaire d’Etat avait demandé, en vain, la divulgation de l’identité des donneurs de la cagnotte ouverte en soutien au boxeur Christophe Dellinger, qui s’était acharné sur un policier à terre.

En réalité, le pouvoir laisse voir un affolement qui lui fait lancer des soupçons à la volée. La Macronie aux abois ne jure plus que contre les “fake news” et les “infox”, sans se rendre compte qu’elle-même alimente la machine à fantasmes et à désinformations. Qui a parlé, à propos des Gilets jaunes, de “foule haineuse” ou de “peste brune” sinon le président et son entourage ? : des termes injurieux affiliés aux propagandes manichéennes des régimes autoritaires. L’anti-macronisme ne se réduit évidemment pas à ces caricatures. L’enferment du pouvoir, en dépit du grand débat, n’aboutira qu’à radicaliser davantage ceux qui réclament leur place dans un système politique et social actuellement asphyxié.

Le complotisme d’Etat pourrait à la rigueur faire sourire s’il ne s’accompagnait d’une volonté gouvernementale de reprendre en main une information qui lui échappe. Il y a près d‘un an, la ministre de la Culture d’alors, Françoise Nyssen, avait confié aux chaines publiques une mission de “décryptage des fausses nouvelles” en leur assignant comme objectif de “changer les mentalités sur le terrain”. Depuis, la loi anti fake-news est venue également alourdir les menaces sur la liberté d’expression en confiant à un juge le soin de dire si une information est vraie ou non. Récemment, le nouveau ministre de la Communication, Franck Riester, a annoncé le renforcement des pouvoirs du Conseil supérieur de l’audiovisuel, le gendarme de la pensée sur les radios et les télévisions.

Est envisagée également la création d’une “instance de déontologie” de la presse. Et jeudi, Macron lui-même a évoqué l’idée d’installer l’Etat au cœur même de la fabrique de l’information, comme seule sans doute la Corée du nord ose encore le faire. Il a déclaré, en effet : “Le bien public, c’est l’information (…) Il faut s’assurer qu’elle est neutre, financer des structures qui assurent la neutralité. Que pour cette part-là, la vérification de l’information, il y ait une forme de subvention publique assumée, avec des garants qui soient des journalistes (…)“. Oui, le président envisage de faire prendre en charge par l’Etat certains journalistes à qui il serait demandé d’assurer une information propre, officielle, labellisée, certifiée conforme. Une information sous surveillance de la censure…

Ivan Rioufol

Texte daté du 4 février 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol