Romain Espino sur la censure : « Les élites n’ont plus d’arguments ! »

Le 4e Forum de la Dissidence se tiendra le samedi 17 novembre prochain à Paris sur le thème : « Face à la censure, tous dissidents ! »
Cet événement exceptionnel sera donc dédié au phénomène le plus brûlant de l’année 2018. En effet, la censure aura touché à peu près tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont rentrés en dissidence face au cosmopolitisme et à l’écroulement de la France et de la civilisation européenne.

Parmi les intervenants : Romain Espino, porte parole de Génération Identitaire.

Polémia : Avez-vous récemment été confronté à la censure ?

Romain Espino : Le mouvement Génération Identitaire a subi ces derniers mois une censure massive allant de la fermeture de comptes Facebook, Twitter et Instagram jusqu’à la suppression de nos moyens de paiements en ligne, notamment sur notre site internet. Aussi, en tant que porte-parole de Génération Identitaire, mes publications sont régulièrement supprimées par Facebook, mon compte Instagram a été supprimé sans explication et ma page Tipeee a été désactivée du jour au lendemain.

Polémia : Selon vous, l’accélération de la restriction de la liberté d’expression est-elle un aveu de la panique des élites ?

Romain Espino : Je ne sais pas s’il s’agit de panique des élites, mais il s’agit en tout cas d’un aveu d’échec de leur part sur le fond. Sur ces questions de sécurité, d’immigration et de la la défense de l’identité, ils n’ont plus d’arguments, les Français partagent dans leur grande majorité notre point de vue. Quand on a plus l’opinion avec soi, qu’on ne convainc plus, il ne reste plus qu’a s’en prendre directement aux opposants.

Polémia : Comment faire pour lutter contre cette censure ?

Romain Espino : Au-delà de toutes les possibilités qui se créent chaque jour du fait de l’apparition de nouvelles plates-formes sociales etc… Poursuivre son engagement, continuer à montrer qu’on ne résigne pas, montrer que malgré la censure de certains espaces nous serons présents dans tous les autres, voilà la bonne méthode. Ils ne pourront jamais tout censurer partout, et montrer qu’au fond tout cela ne nous atteint pas et qu’il ne nous détourne en rien de notre combat, reste la meilleure stratégie.

Polémia : Quel message adresser à ceux qui peuvent perdre espoir face à la toute-puissance apparente du système politico-médiatico-culturel ?

Romain Espino : Qu’elle n’est qu’apparente. Comme je l’ai dit précédemment, le système s’en prend directement aux opposants et use de la censure car il a perdu sur le fond, car la majorité des Français est en désaccord avec celui-ci. Chez Génération Identitaire, nous subissons une censure acharnée, pourtant en continuant à mener des opérations efficaces, nous arrivons à capter l’attention des médias et des politiques. Le “système” aussi puissant soit-il, ne pourra que se faire écraser sous le poids du réel.

Entretien paru sur le site Polemia daté du 4 novembre 2018

Million Mask March : des membres d’Anonymous descendent dans les rues pour dénoncer la censure et la surveillance de masse

06/11/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Une centaine de personnes portant des masques de Guy Fawkes et appartenant au groupe d’hacktivistes Anonymous sont descendues dans les rues de Londres dans le cadre de la Million Mask March (Marche du million de masques), qui se tient le 5 novembre chaque année partout dans le monde.

Organisée pour la première fois en 2013, cette mobilisation a lieu chaque 5 novembre, date de la tentative d’attentat (ratée) fomenté par Guy Fawkes, un rebelle catholique qui avait voulu dynamiter le Parlement britannique en 1605.

L’objectif de la Million Mask March est de protester contre la surveillance de masse, la mauvaise gouvernance ou encore la censure.


[Vidéo] I-Média : Faut-il censurer Zemmour ?

08/10/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Et si Hapsatou s’appelait Corinne ?

« Votre prénom fait insulte à la France », Ce sont les mots d’Eric Zemmour face à Hapsatou Sy sur le plateau des Terriens Du Dimanche. Le journaliste aurait dérapé et Hapsatou menace de porter plainte. Mais l’indignation apparait comme orchestrée.


Censure : Éric Zemmour déprogrammé de l’émission “On n’est pas couché” ?

Laurent Ruquier

26/09/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Julien Bellver, journaliste de l’émission « Quotidien », l’assure : le polémiste ne serait pas le bienvenu chez Laurent Ruquier, où il a pourtant été chroniqueur pendant plusieurs années.

L’écrivain et journaliste du Figaro devait passer en effet dans « On est N’est Pas Couché » en octobre pour présenter son nouveau livre « Destin Français ».

Mais, depuis la dernière polémique suite au passage d’Éric Zemmour dans l’émission « Salut les Terriens », Laurent Ruquier ne serait plus favorable à la venue du journaliste.

Zemmour attaqué, Zemmour pourchassé, Zemmour libéré

Éric Zemmour est probablement l’essayiste le plus lu en France, du moins depuis une dizaine d’années. Chacun de ses livres se vend massivement, on voit Zemmour sur toutes les chaînes de télévision ou presque, on l’entend sur toutes les radios ou presque. Ce succès est sans doute une des raisons pour essayer de l’en chasser. Il est cependant difficile de trouver ses essais, même un, dans nombre de médiathèques, comme si le goût des Français ne concernait pas les bibliothécaires du service public. Il est libre, Zemmour, et chaque fois qu’il publie un livre, l’ambiance oscille entre polémique et hystérie, les deux parfois.

C’est ainsi que le 16 septembre 2018, Éric (un prénom clairement identifiable à la culture française et européenne) Zemmour (un nom identifiable à la culture juive algérienne) était de passage dans l’émission Les Terriens du dimanche du vieux singe Thierry (référant de même plutôt à la culture française et européenne) Ardisson, lequel en frétillait d’autant plus d’aise que le dénommé Éric y a provoqué une polémique au sujet, justement, des prénoms. Les mots de Zemmour ? Il répond à l’entrepreneuse Hapsatou Sy qui ne comprend pas que l’essayiste puisse considérer que sa mère a eu tort de ne pas lui donner un prénom clairement identifiable à la culture française, par souci d’intégration. Comme cela s’est du reste longtemps pratiqué. Il explique aussi que l’on s’intègre mieux en s’appelant Éric qu’en portant un prénom à connotation étrangère. En un temps où prime l’émotionnel, Hapsatou Sy s’emporte et accuse l’essayiste d’insulter la France », propos qui sont d’évidence, concernant Zemmour, propres à lui faire monter la moutarde au nez. D’où sa riposte : « C’est votre prénom qui est une insulte à la France. Parce que la France n’est pas une terre vierge, c’est une terre avec une histoire, un passé, et les prénoms incarnent l’histoire de la France. » Ce sont les propos non diffusés publiquement dans l’émission.

Un petit rappel à la loi

Comme le signalait Frédéric Taddei, de passage sur Cnews, lui-même quelque peu chahuté un peu partout, pour avoir l’outrecuidance de lancer une émission (de débats démocratiques) sur la chaîne russe RT France, Zemmour n’a rien fait d’autre qu’exprimer une opinion, ce qui n’est pas encore interdit, au sujet d’un prénom et des pratiques en usage quant aux prénoms actuellement donnés dans les familles issues de l’étranger. Ce que conteste Hapsatou Sy, dans un rôle victimaire fort usité sur le territoire, considérant qu’elle a été atteinte dans son « identité » ; du coup, l’observateur l’ayant aperçu en train de s’offusquer chez Ardisson, et de clamer sa citoyenneté française, n’y comprend plus goutte : de quelle « identité » s’agit-il finalement ? Impossible de trancher en cette matière, madame Hapsatou Sy manquant de clarté. Par contre, une chose est certaine : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. », nous dit la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789. Comme il ne semble pas interdit d’avoir une opinion relative au prénom de l’un de ses concitoyens, il peut paraître logique que les propos de Zemmour cadrent avec cet article 11 de la Déclaration. Hapsatou Sy, ayant fortement affirmé son statut de citoyenne française, et même indiqué qu’elle était plus française que Zemmour, n’en demande pas moins le 20 septembre 2018 que l’écrivain « ne soit plus invité sur les plateaux de télévision tant qu’il ne se sera pas excusé ». Autrement dit, madame Sy semble penser que la censure de la liberté d’expression peut se pratiquer hors du cadre des tribunaux dans la République dont elle se revendique. Un petit cours d’éducation civique ?
Zemmour fait jaser

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Lutte contre les fake news ou censure d’État?

Ces derniers temps, on ne cesse de nous rebattre les oreilles du danger que les «fake news» (c’est-à-dire les fausses nouvelles, en français plus usuel !) feraient courir à la démocratie.

Tout récemment, un rapport officiel a été publié par le Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) et l’Institut de recherche stratégique de l’école militaire (IRSEM) sur ce thème.

Ce rapport fourmille d’informations fort intéressantes, mais il a été résumé à l’usage des journalistes d’une façon assez sommaire.

En gros, il faut retenir que les méchants Russes menacent nos belles démocraties, en s’ingérant frauduleusement dans les processus électoraux, en France comme aux États-Unis.

Tout ceci est assez fantaisiste.

On voit mal les sites Russia Today ou Sputnik en armes de destruction massive. Et, surtout, on voit mal pourquoi ce qui est «bien» avec CNN, Al-Jazeera ou TV5 Monde serait nécessairement mauvais avec RT.

Tous les grands Etats ont des structures pour diffuser leur vision du monde à l’étranger. Cela me semble assez logique.

Et le téléspectateur sait bien qu’un événement peut recevoir plusieurs interprétations.

Je dois confesser, quant à moi, que je regarde régulièrement les médias anglo-saxons et les mé­dias russes pour essayer de comprendre leur vision du monde et surtout ce qui se passe chez nous – car on sait que la presse du Macronistan, admirable servante de notre belle démocratie, est cependant légèrement déficiente pour présenter les réalités qui fâchent.

Bref, ce fantasme de l’ingérence russe me semble farfelu. Et je n’arrive pas à comprendre pourquoi la lutte contre les « fake news » est devenue ainsi prioritaire. Nous ne sommes plus capables d’envoyer 400 soldats sur un théâtre d’opérations extérieures, mais nous dépensons des millions pour nous prémunir de la vision russe du monde sur les réseaux sociaux! Curieuse priorité militaire!

À vrai dire, cette histoire de «fake news» est fondamentalement une histoire de censure: il ne doit rien subsister sur le marché des médias qui contredise la belle saga d’Emmanuel Macron, progressiste sauveur de l’Europe menacée par l’ascension des populistes.

Mais quand donc nos «élites» comprendront-elles que c’est fini? Le vieux monde de l’ORTF est derrière nous. On peut sans doute le regretter. Après tout, cette époque nous a tout de même donné Audiard, qui était d’un autre calibre que les «humoristes» contemporains. Mais, enfin, le fait est là.

Dieu sait si je me heurte souvent à l’État et à la répression sur internet (depuis 2013, je n’ai jamais eu moins de 4 procès sur le dos!), mais, s’il y a une chose dont je suis sûr, c’est que cette répression n’a aucune chance de museler les opinions dissidentes. Elle ne le peut déjà pas en Chine communiste. Comment le pourrait-elle chez nous où les gouvernements voudraient censurer sans assumer?

En tout cas, la meilleure preuve que ce ne sont pas les fausses nouvelles, mais bien les opinions dissidentes qui sont visées, c’est que, régulièrement, les médias d’État sont pris en flagrant délit de désinformation. Ainsi, récemment, France Inter a faussement annoncé la mort du cinéaste Costa-Gavras. Plus récemment encore, l’AFP a évoqué une chasse à l’étranger dans les rues de Chemnitz en Allemagne. Manque de chance, le procureur allemand, saisi du dossier, ne voit rien qui y ressemble. Est-il besoin de dire qu’en ce cas, les démentis sont d’une remarquable discrétion?

Alors, Messieurs les censeurs, si vous avez – comme moi – un problème avec les fausses nouvelles, essayez donc la liberté, plutôt que la censure, pour démonter les mensonges!

Guillaume de Thieulloy

Texte repris du siteles4verites.com

Twitter : à l’ouest, toujours plus de censure

Au début de l’année 2018, nous vous révélions les pratiques de « shadow banning » qui permet à l’algorithme maison de rendre invisible (partiellement ou totalement) un compte sans que l’utilisateur ne soit prévenu ni ne puisse le réaliser. En juillet nous vous annoncions que Twitter avait fermé en deux mois plus de 70 millions de comptes :

« Selon les déclarations de Del Harvey, vice-présidente « confiance et sécurité » (sic) de la société, Twitter est en train de faire évoluer la balance entre la libre diffusion de discours et la sécurité. Elle insiste « Un des plus grands changements est intervenu dans notre manière d’appréhender l’équilibre entre la liberté d’expression elle-même et le risque que cette liberté glace/effraie (chill en américain) le discours de quelqu’un d’autre ».

Trump contre twitter

Dans une série de tweets du 28 août 2018 Donald Trump, grand utilisateur de Twitter, accusait les grands réseaux sociaux américains de partialité :

Quatre-vingt-seize pour cent des recherches “actualités Trump” sur Google renvoient vers des médias de gauche, c’est très dangereux (…). Il n’y a que des “fake news”, ils ont truqué les résultats pour n’afficher que les mauvais résultats… Google, Twitter et Facebook naviguent vraiment en eaux très troubles et ils doivent faire attention… C’est injuste pour une grande partie de la population », ajoutait le président américain.

Le président de Twitter, Jack Dorsey, s’est défendu de toute partialité, il a reconnu qu’il votait pour l’aile gauche du parti démocrate mais assuré que ses opinions personnelles n’influaient pas sur une quelconque sélection sur son réseau.

Citius, altius, fortius

Pourtant Twitter semble avoir adopté la devise olympique du baron Pierre de Coubertin, du moins en ce qui concerne la fin de la liberté d’expression sur le réseau. Plus vite, plus haut, plus fort dans la censure. À la suite d’une campagne d’activistes de gauche, Twitter a supprimé nombre de comptes « conservateurs » ou qualifiés comme « extrémistes ». Le compte Infowars d’Alex Jones (près d’un million d’abonnés), déjà chassé de Facebook, et de YouTube a été supprimé le 6 septembre 2018. La société indiquant dans un communiqué « Mr Jones a posté des messages dans les dernières 24h, violant la politique du réseau qui interdit les menaces directes de violence et les formes de discours de haine ».

Justice immanente ?

Il y a parfois une justice immanente : malgré des résultats financiers enfin positifs (un bénéfice historique de 100 millions de dollars au deuxième trimestre 2018), l’action a chuté de 20% après cette annonce. Car la politique de censure de Twitter présente un écueil : la suppression de dizaines de millions de comptes, certains très actifs, entraine de facto une diminution de la fréquentation de la plate-forme. Moins de fréquentation, moins de publicité. Moins de publicité, moins de revenus.

Il n’est pas toutefois certain que le sur-moi censeur de Twitter s’apaise. Twitter a racheté en 2016 la société d’intelligence artificielle Magic pony, une technologie employée pour traquer et éliminer les comptes non politiquement corrects. Et en 2018, vient de racheter Smyte spécialisée dans la « lutte contre les contenus haineux, le harcèlement et le spam ». Jack Dorsey aura la conscience tranquille.

Article repris du site OJIM

Le dernier livre de Laurent Obertone victime de censure avant même sa sortie

07/09/2018 – FRANCE (NOVOpress)
« La France Interdite », tel est le titre du nouvel ouvrage de l’auteur de « Guérilla », et la « France Orange Mécanique ». Pour la promotion du livre devait se tenir au théâtre de l’Atelier dans le XVIIIe arrondissement, une soirée de présentation en avant-première.

Seulement voilà : la direction du théâtre a décidé de déprogrammer l’événement suite à une série d’insultes et de menaces émanant d’un réseau antifascistes.

Laurent Obertone a réagi sur son compte Facebook :

Comme il fallait s’y attendre, le Théâtre de l’Atelier m’a déprogrammé, suite à une campagne de menaces et de harcèlement orchestrée par une poignée “d’antifascistes”.
Voilà où nous en sommes.

Mon prochain livre s’appelle La France Interdite. Avouez que c’est à propos… Il serait bon de montrer à ces censeurs qu’ils ne peuvent pas décider du destin des auteurs, du sort de leurs livres, et par extension de notre culture, de nos lectures, et de notre souveraineté morale et intellectuelle.

Plus que jamais, je vais avoir besoin de votre soutien. Je compte sur vous pour passer le message. Ces idiots utiles du nouvel ordre moral que j’ai nommé “Big Brother” veulent tout simplement nous empêcher de parler, de penser, d’exister. Ils veulent faire de nous des clandestins mentaux, des exilés intérieurs, sur nos terres. Ça n’arrivera jamais. Le temps du silence, de la prudence et du consentement est terminé. Nous devons leur montrer que chacune de ces “actions” ne fera que renforcer notre détermination.

La France Interdite sortira le 27 septembre. Je ne sais pour l’heure si un autre événement de substitution sera organisé pour le présenter en avant-première. Restez à l’écoute.

Traitant du sujet épineux de l’immigration, « La France interdite » sortira le 27 septembre.


Twitter supprime 70 millions de comptes en deux mois

Nous avions révélé le 26 février 2018 les pratiques de censure active de Twitter via le « shadow banning » qui permet à l’algorithme maison de rendre invisible un compte sans que l’utilisateur ne soit prévenu ni ne puisse le réaliser. L’Union Européenne avait félicité la société américaine pour sa politique. Mais Twitter va plus loin.

Mai-juin 2018 : 70 millions de comptes en moins

C’est le Washington Post du 6 juillet 2018 qui en parle sous la signature de Craig Timberg et Elizabeth Dwoskin. Chaque jour de mai et juin 2018 Twitter a supprimé plus d’un million de comptes par jour. Selon les déclarations de Del Harvey, vice-présidente « confiance et sécurité » (sic) de la société, Twitter est en train de faire évoluer la balance entre la libre diffusion de discours et la sécurité. Elle insiste « Un des plus grands changements est intervenu dans notre manière d’appréhender l’équilibre entre la liberté d’expression elle-même et le risque que cette liberté glace/effraie (chill en américain) le discours de quelqu’un d’autre ».

Et encore plus à venir

Le temps est loin où la société se revendiquait comme l’aile la plus libre discours du parti du libre discours (The free speech wing of the free speech party). Le sénateur démocrate Mark R. Warner a vivement encouragé Twitter dans sa politique de censure active, remarquant simplement « qu’il y a encore beaucoup à faire » (resic).

Les natures inquiètes sur les futures capacités de censure de Twitter peuvent être rassurées : la société a racheté en 2016 une société d’intelligence artificielle Magic pony, une technologie qui sera employée pour traquer et éliminer les comptes non politiquement corrects selon la sauce Twitter.

Article repris du site Ojim

La censure de Facebook continue : la page « Les Identitaires » vient d’être supprimée !

Depuis mercredi 23 mai, la page Facebook « Les Identitaires », qui avait échappé à la censure jusque-là, a été supprimée par Facebook sans avertissement ni explications. Suite à l’action pacifique et symbolique de Génération Identitaire dans les Alpes, une vague de censure sur le réseau social de Mark Zuckerberg s’était abattue sur Génération Identitaire, supprimant notamment sa page Facebook et empêchant les 126 000 internautes qui y étaient abonnés de continuer à suivre son actualité.

Cette censure avait été dénoncée par des personnalités de tous bords, comme Dominique Reynié (tête de liste « Les Républicains » dans le Sud aux élections régionales de 2015) ou Nicolas Dupont-Aignan (candidat DLF aux élections présidentielles). Le 22 mai, Nicolas Bay (Président du groupe Front National au Parlement européen) a également interrogé Mark Zuckerberg lors de son audition par les députés européens à Bruxelles afin de connaître les raisons de cette censure.

Le fondateur de Facebook s’est contenté de répondre : « Nous voulons que les gens continuent de venir et d’utiliser nos services, et qu’ils partagent leurs idées politiques, quelle qu’en soit la sensibilité. […] Je peux l’affirmer devant vous aujourd’hui : nous n’avons jamais et ne prendrons jamais de décision quant au contenu qui doit être mis en avant, et ce en fonction des vues politiques qui y sont diffusées. C’est un sujet fondamental pour moi, sur lequel je suis fier de m’engager. » Le lendemain, malgré les promesses de Mark Zuckerberg, la page des Identitaires était donc supprimée alors même qu’elle se rattache à un mouvement indépendant de Génération Identitaire.

La Dilcrah (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT) s’était félicitée de la censure des pages de Génération Identitaire, revendiquant ne pas y être pour rien. Cette collusion scandaleuse entre le pouvoir politique et un réseau social en situation de monopole révèle une dérive extrêmement inquiétante concernant la liberté d’expression. La répression pour nous faire taire n’a jamais été aussi forte depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron. Manifestations interdites, comptes twitter supprimés, pages Facebook censurées… ils peuvent tout essayer, le mouvement identitaire continuera de lutter pour notre identité et ne lâchera rien !

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Un communiqué des Identitaires

Pourquoi la censure française est un scandale, par Ivan Rioufol

Le scandale : dès qu’il s’agit d’immigration ou d’islam, la censure officielle veille et tranche. Dimanche, le préfet Frédéric Potier, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT a tweeté, amusé, en réaction à la suspension des comptes Facebook et Instagram du mouvement Génération Identitaire : “Je confirme, et ce n’est pas un incident technique…”. Il faut donc comprendre que cette sanction a été demandée par les pouvoirs publics. Il est reproché à Génération Identitaire de mener des campagnes contre l’immigration et l’islamisation, et ce faisant “d’attiser la haine”. Cette organisation, qui défend une Europe des nations, avait symboliquement bloqué dernièrement le col de l’Echelle (Hautes-Alpes), point de passage des clandestins.

En réponse à l’opération “Defend Europe”, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb avait dépêché des renforts de police et de gendarmerie, prenant acte de la faiblesse des contrôles aux frontières alpines et donc de la justesse de la cause. A contrario, ni Potier ni les responsables de Facebook n’ont jugé utile de suspendre le compte des black-blocs, ce mouvement anarchiste et anticapitaliste qui a fait de la violence et de la haine des flic sa signature. L’autre jour, Libération a fait sa une sur un de ces petits néo-fascistes, en lui accordant un entretien complaisant. Samedi, le maire de Béziers, Robert Ménard, a été agressé physiquement, à Saint-André-de-Cubzac (Gironde) par des militants de gauche, sans que personne ne s’émeuve. Le tort de Ménard est de soulever les problèmes liés à l’immigration de masse et à l’islam politique. Sur ces sujets, la gauche a lâché les chiens.

Dans son best-seller qui vient d’être traduit en français (1), le journaliste britannique Douglas Murray rappelle cette anecdote : nous sommes en 2015, et la chancelière allemande, Angela Merkel, cherche à étouffer les débats qui naissent de sa folle idée d’accueillir plus d’un million de réfugiés musulmans qui fuient les conflits régionaux ou la misère endémique. Murray raconte : “Merkel a demandé au fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, s’il était possible d’empêcher les citoyens européens de critiquer sa politique migratoire sur Facebook. “Allez-vous y travailler ?”, lui avait-elle demandé. Il lui avait assuré que oui (…)”.

Et Murray de conclure : “Il est fascinant de voir à quel point nous avons été censurés, alors que nous étions en train d’ouvrir grand nos frontières”. C’est cette même intolérable atteinte à la liberté d’expression qui se poursuit en France dans l’indifférence générale. Quand ce n’est pas le pouvoir qui cherche à mettre l’internet sous surveillance, c’est la justice qui sort son gourdin. C’est ainsi qu’Eric Zemmour a été condamné jeudi par la cour d’appel de Paris à 5000 euros d’amende pour provocation à la haine religieuse pour avoir notamment estimé qu’il fallait donner aux musulmans “le choix entre l’islam et la France”. Mais Napoléon a dit la même chose aux Juifs quand, en 1807, il a convoqué le Grand Sanhédrin en le sommant de choisir entre les valeurs de la nation et celles du judaïsme. Ceux qui cherchent à museler l’esprit critique sur l’immigration et l’islam radical se rendent complices de bouleversements identitaires et culturels potentiellement considérables. Ceux-ci peuvent très légitimement être jugés dangereux et inacceptables.

(1) L’étrange suicide de l’Europe (L’Artilleur)

Ivan Rioufol

Texte daté du 2 mai 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Censure : Facebook ferme la page de Génération Identitaire

04/05/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Facebook a donc décidé de fermer la page de Génération identitaire.

Pour justifier sa décision, Facebook invoque la rubrique « contenu répréhensible » de ses règles pour les utilisateurs baptisées « standards de la communauté » : “Nous n’autorisons pas les discours incitant à la haine sur Facebook, parce que ces discours créent une atmosphère d’intimidation et d’exclusion, et peuvent aboutir à des violences dans le monde réel.

Romain Espino, porte-parole de Génération Identitaire a réagi : “Nous n’avons pas eu de notification officielle et nous avons engagé une procédure de recours classique auprès d’eux, tout en informant aussi notre avocat.

Le compte @DefendEuropeID a notamment publié le message suivant :

Les pages Facebook et Instagram de Génération identitaire France viennent d’être suspendues sans justification. Il y a eu appel de la décision et des démarches judiciaires sont actuellement à l’étude.


Bernard Lugan une nouvelle fois censuré

Des civils exerçant semble-t-il les fonctions de « commissaires politiques » au sein du Ministère des Armées (MINDEF), ont fermé l’accès à mon blog pour tous les ordinateurs mindef, et cela, tant dans les administrations que dans les Ecoles ou les Corps de troupe.

Cette censure intervient au moment où l’Afrique Réelle publie un numéro spécial consacré au Mali dans le contexte de la recrudescence des actions islamistes armées dans ce pays. Un numéro dans lequel sont longuement analysés les phénomènes ayant conduit à l’impasse actuelle et les solutions qui pourraient être apportées.

Cette censure est aussi ridicule que vaine. Le filtre censurant l’accès unique géré par le MINDEF me permet en effet de constater que les visites de mon blog explosent et cela, grâce aux multiples connexions privées dont les militaires disposent tout à loisir, chez eux, à l’abri des « fichards « du ministère.

Cette censure ne pénalise donc que celles de nos forces qui ont le plus besoin d’avoir une vision complète de la situation, celles qui sont projetées sur le terrain, au Sahel, et qui ne disposent que des ordinateurs de service. Voilà donc des hommes et des femmes qui risquent chaque jour leur vie et qui, par le sectarisme ou le simple caprice de certains lapins de coursive planqués dans un ministère malheureusement confié à des civils, sont privés d’un éclairage qui pourrait leur être utile.

L’Afrique Réelle qui fête son 100e numéro et qui entre dans sa dixième année, se rit naturellement de cette censure liberticide. Grâce à la fidélité de ses abonnés, et en dépit des coups répétés, « avec le calme des vieilles troupes », la revue continuera à analyser la situation africaine à travers le seul prisme du réel. Ce réel qui agace tant les idéologues et qui met quotidiennement à mal les petites certitudes d’envieux dont, comme le disait le poète vaudois Louis-Auguste Martin, « la haine ne meurt que sur la ruine du mérite qui leur portait ombrage ».

Pour recevoir le numéro 100 de l’Afrique Réelle et bénéficier de l’offre spéciale donnant droit à 36 numéros au lieu de 12, abonnez-vous en cliquant ici.

Bernard Lugan

Tribune reprise de bernardlugan.blogspot.fr

L’Union européenne félicite Twitter pour sa politique de censure

Jusqu’en novembre 2017 Twitter attribuait aux « bons » comptes (ceux des journalistes officiels et des politiques mainstream) un petit rond bleu avec un V majuscule au milieu, V comme Vérifié. Si la plupart des anciens comptes avec un V ont été maintenus, un certain nombre se sont vus supprimer leur V, principalement dans les rangs de la droite conservatrice américaine. Miracle de Noël, le compte Twitter de Julien Assange a mystérieusement disparu puis s’est retrouvé rétabli la nuit de Noël 2017.

L’UE satisfaite

L’Union européenne a félicité les entreprises américaines pour leur loyauté dans leur programme de « lutte contre les contenus haineux ». Traduction : tout compte sur un réseau social s’exprimant d’un ton un peu vif contre l’Union européenne et sa politique pourra – pardon devra – être supprimé.

Dans un communiqué de la Commission européenne du 20 janvier 2018, le Vice Président de la Commission européenne pour le marché numérique, Andrus Ansip (photo), s’est félicité des progrès :

« Les résultats d’aujourd’hui montrent clairement que les plateformes en ligne prennent au sérieux leur engagement d’examiner les notifications et de supprimer dans la journée les discours haineux illégaux »

Mais veut aller plus loin

Mais « d’autres défis demeurent malgré tout, notamment l’absence de retour systématique d’informations aux utilisateurs ». La rééducation des utilisateurs est considérée comme insuffisante car un tiers d’entre eux ne sont pas avertis. « Le retour d’informations aux utilisateurs fait toujours défaut pour près d’un tiers des signalements en moyenne, les taux de réaction variant d’une entreprise des technologies de l’information à l’autre ». Fort heureusement « 70% des messages haineux dénoncés sont supprimés …grâce aux signalements par les ONG et instances publiques participant à l’évaluation ». Big Brother et Big Other ont de beaux jours devant eux.

Article paru sur le site Ojim

Twitter : des bénéfices et plus de censure

Plus de 12 ans après sa création, Twitter engrange enfin des bénéfices – soit 91 millions de dollars (74 millions d’€) entre octobre et décembre 2017. Cependant, le réseau social est toujours au milieu des polémiques, les premières liées au caractère durable ou non de son modèle économique, les secondes à une censure croissante – surtout des opinions de droite – et à la concurrence possible, mais pour l’heure modeste, de réseaux sociaux plus libres comme GAB, un réseau social conservateur anglo-saxon en pleine expansion.

Sur l’année 2017, Twitter reste cependant en perte nette, après avoir perdu 62 millions de dollars au premier trimestre, 116 au second et 21 au troisième et un recul de 3% des recettes nettes. Mais le chiffre d’affaire est record (732 millions de dollars) et les innovations – passage aux 280 caractères, créations de threads (discussions), application pour sauvegarder les tweets, application payante pour faire des recherches, version payante à 99$ par mois – semblent avoir séduit les utilisateurs. Le cours de l’action a aussi bondi de 34% à 34.15$, même si la valorisation en bourse de Twitter (24.56 milliards de $) reste sans commune mesure avec sa rentabilité économique réelle.

Des utilisateurs plus actifs mais dont le nombre plafonne

Twitter communique nettement moins sur des mesures de licenciements – 350 employés sont partis – qui ont aussi participé à réduire les charges. Depuis 2015, 700 emplois ont été supprimés et les rémunérations en actions de ses employés ne représentent plus que 18% de son chiffre d’affaires, contre 31% il y a deux ans. Pis, les investissements en recherche et développement (R&D), mais aussi en marketing, ont été sabrés. Des mesures qui ont permis de réduire les coûts à court terme, mais dont le vivier d’économies commence à se tarir.

Le nombre d’utilisateurs actifs par jour (DAU) est en augmentation de 12%, mais leur nombre total plafonne à 330 millions d’utilisateurs actifs par mois, soit à peine 10 millions de plus qu’en 2015 ; il est même en baisse aux Etats-Unis (1 million), une diminution compensée par une augmentation des inscriptions ailleurs dans le monde. Twitter a annoncé reprendre des investissements en R&D et en com pour attirer de nouveaux utilisateurs – les marges devraient donc se stabiliser en 2018, voire se réduire, et non augmenter comme l’espéraient les actionnaires après des milliards de dollars de pertes cumulées.

Le temps d’usage augmente (3h02 par mois contre 2h37 en 2016, à raison de 5mn 44 par session en 2017 contre 4 minute 12 en 2016), à l’inverse de Facebook, qui voit le temps d’usage chuter de 43% en un an, tandis que la durée de la session moyenne reste stable, autour de 6 minutes 20 secondes.
Des polémiques croissantes liées à la censure anti conservatrice et russophobe
Cependant, les polémiques liées à la censure, notamment (mais pas seulement) des idées de droite, sur le réseau, vont croissant. Si la concurrence de réseaux sociaux plus libres, au premier lieu duquel GAB, reste pour l’heure assez confidentielle – comme pour YouTube, la suppression massive, en décembre dernier, de comptes d’utilisateurs de la droite radicale sans aucune raison valable (pour « délit d’opinion » donc) a laissé des traces.

En Europe et Russie, la suspension de milliers de comptes (3800 en tout) soi-disant liés à l’Internet Research Agency, qualifiée de « fabrique de trolls pro-russes », a aussi été un événement marquant, d’autant que Twitter a aussi tenu à avertir 1.4 millions d’utilisateurs qui suivaient des comptes « en lien avec la Russie ». D’autant qu’en dehors d’une communication tapageuse destinée à légitimer les accusations de l’establishment américain contre l’élection de Trump et la Russie, accusée de s’être mêlée des élections américaines, les preuves tardent à venir. Pas plus que pour le Brexit – comme l’a avoué Twitter lui-même dans une lettre au comité de la Chambre des Communes en charge des technologies numériques.

L’arme absolue : le shadow ban

Après la #Twitterpurge, une série de reportages en caméra cachée chez Twitter révélait début 2018 l’existence d’une censure politique d’ampleur des idées de droite et une volonté idéologique de pousser encore plus loin cette censure.

Le grand public a ainsi appris la notion de « shadow ban », qui s’apparente à une version moderne de la censure. Les personnes qui en sont victimes ne le savent pas, elles continuent à poster sans que leur contenu soit visible, autrement dit elles twittent pour elles-mêmes.– ‘application technique de la maxime célèbre « la dictature c’est ferme ta gueule, la démocratie, c’est cause toujours, tu m’intéresses». Le shadow ban n’est pas propre à Twitter : les utilisateurs l’ont aussi constaté sur Instagram, même si le réseau social ne communique pas du tout à ce sujet. Ces données ont été publiées après le quatrième trimestre 2017 : l’avenir nous dira si elles ont impacté la rentabilité du réseau social. Et si les censures continuent de prospérer…

Texte repris du site OJIM

Contre la soviétisation du numérique, touche pas à mon net !

Depuis quelques années, un phénomène se met en place, une censure progressive et de plus en plus réelle. On peut s’interroger: que lira-t-on dans dix ans ? Y aura-t-il encore des opposants ?

L’homme est d’abord un être rationnel. Disons d’emblée qu’aucune censure ne peut, n’a pu et ne pourra empêcher de penser et d’agir autrement. C’est même la grande leçon des totalitarismes du 20ème siècle. Et pourtant, nous sommes inquiets ? La censure en cours ne va-t-elle pas handicaper les esprits libres et retarder les espérances ?

Paradoxalement, c’est la presse officielle qui semble en pâtir en perdant non seulement des lecteurs mais aussi toute crédibilité. En fait, la grande presse se tire une balle dans le pied en se faisant le relais officiel de l’apologie des censeurs ? Tout ce qui remet en cause l’idéologie officielle n’a plus sa place sur YouTube. Il faut donc le souligner : pour la première fois, nous n’avons plus affaire à une censure verticale, la censure d’État, une censure gouvernementale qui était rendue possible par tout un arsenal de mesures et de lois criminalisant les idées ou les thèses historiques (lois Pléven et Gayssot) et restreignant classiquement la liberté d’expression mais nous avons affaire à une censure horizontale qui passe par des entreprises privées, les grandes plates formes numériques du web qui opèrent dorénavant un rôle de censeur des opinions .

Aux États-Unis, YouTube a par exemple fait savoir que le contenu publié par RT serait systématiquement pénalisé dans les référencements. Les reportages de Russia Today, ses contenus, ses vidéos seront donc handicapés puisque le public y aura plus difficilement accès. On assiste donc bien en quelque sorte à la soviétisation du numérique et ceci ne peut tromper aucune personne avertie de la spécificité du web depuis le début à savoir le principe fondateur de l’open internet, de l’internet ouvert. C’est la fin d’une époque.

En France, les journalistes du Monde ou de L’Express sont devenus les vecteurs de campagnes systématiques de dénigrement des idées non conformes. Du coup, la grande presse française a choisi d’engager la bataille qu’elle perdra logiquement en rentrant en guerre contre l’éradication de toute pensée nouvelle et émergente. Ainsi, la presse française meurt chaque jour de la verticalité d’Etat, de sa subordination aux élites politiques et financières qui nous gouvernement. Les journalistes déjà quasi fonctionnaires, formés dans les écoles du journalisme aux réseaux lexicaux des non-dits et du camouflage sémantique se convertissent en gardiens humanitaires du net. Ainsi, le paysage médiatique français se retrouve complètement cadenassé et ne trouve d’autre issue que dans la culture des blogueurs et des sites alternatifs de réinformation.

Comme La Pravda d’hier, Le Monde crache ainsi son venin et les télégraphistes de la post-vérité en appellent à la répression de tous les dissidents. Avec la chasse aux fake news, on monte d’un cran, on horizontalise en quelque sorte l’inquisition. On tente la fermeture des canaux de diffusion.
C’est rigoureusement impossible à moins de changer d’époque

Nous sommes à l’ère numérique. A la Renaissance, on ne put rien faire contre la révolution de l’imprimerie et la diffusion des livres. Il apparaît évident qu’en 2018, rien ne pourra arrêter le déploiement du numérique. Les imprimeurs révolutionnaires ou réformés d’hier sont les hackers d’aujourd’hui et surtout de demain. Arrêtez la musique d’internet, c’est fermer le village global. On ne saurait vouloir ralentir ou supprimer la propagation du web. De plus, l’ère numérique a pour présupposé l’innovation et la créativité permanente avec une ubiquité des données qui exige la liberté d’opinion totale et c’est même l’instinct de conservation du système cybernétique lui-même. Sans ce principe de l’ouverture et de la création libre de contenus, la richesse numérique ne saurait être produite.

Twitter est allé plus loin en affirmant qu’il ne se contentera plus de purger les contenus écrits mais qu’il irait jusqu’à purger les utilisateurs malveillants. En se transformant en nouveaux bureaux politiques de la bien pensance humanitaire, toutes ces plates formes sont à terme condamnées par principe dans la nouvelle économie numérique.

Si votre engagement viole les conditions et les clauses de la charte de YouTube ou de Facebook, vous seriez exclu de leur plate-forme mais une plate-forme ne saurait se réduire à une police d’assurance fut-elle politique ou philosophique et une telle dérive inquisitoriale se retournera contre le principe même de la diffusion libre et du moteur algorythmique.

On est donc passé du tribunal de salut public, à la délation politique explicitée et légitimée par les journalistes et l’idéologie de la démocratie globale, directe et instantanée.

La répression et la censure auront beau se développer sur la toile, les contre-mesures se renforceront

Michel Lhomme

Texte repris de Metamag