Jean-Marie Le Pen enlevé de la photo diffusée par la préfecture des Alpes-Martimes sur les réseaux sociaux

15/11/2012 — 15h20
NICE (NOVOpress) — Les grandes heures du stalinisme, où on enlevait ceux qui étaient tombés en disgrâce des photos officielles, sont-elles de retour ? En tout cas, la préfecture des Alpes-Maritimes ne fait pas dans la dentelle.

C’est un journaliste de l’édition niçoise du quotidien Métro qui nous l’indique. En effet, il fait remarquer que sur la photo de la cérémonie officielle pour le 11 novembre (ci-dessus), diffusée par la dite préfecture sur les réseaux sociaux, Jean-Marie Le Pen, pourtant présent, a disparu.

La censure c’est maintenant ?

Les journalistes de “Complément d’enquête” ne souhaitent pas diffuser les images de l’incident avec Philippe Vardon devant une mosquée

Les journalistes de “Complément d'enquête” ne souhaitent pas diffuser les images de l'incident avec Philippe Vardon devant une mosquée

Olivier Sibille et son équipe de Complément d’enquête interrogeant de jeunes militants lors de la Convention Identitaire. Crédit photo : DR

09/11/2012 — 14h00
Nice (NOVOpress) — Voici une semaine, NOVOpress rapportait l’agression (verbale, mais manifestement il s’en est fallu de peu pour que cela ne prenne une toute autre tournure) dont Philippe Vardon – porte-parole de Nissa Rebela et membre de la direction du mouvement identitaire – avait fait l’objet alors qu’il était interrogé par une équipe de Complément d’enquête devant la mosquée de la rue de Suisse à Nice. Une mosquée, rappelons-le, devant laquelle les musulmans priaient en bloquant la circulation jusqu’à ce qu’ils obtiennent satisfaction de leur exigences, c’est-à-dire rachat des locaux par la municipalité de Christian Estrosi qui leur loue désormais à prix modique (Nissa Rebela a engagé une procédure à ce titre devant le tribunal administratif).

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La fin de l’Internet illimité

La fin de l’Internet illimité

12/10/2012 — 18h00
PARIS (Novopress via le bulletin de Réinformation) — Selon la confidentielle Lettre A de cette semaine, Orange « prépare activement des offres de débits différenciés ». Ce qui revient à dire que des formules d’abonnements Internet « à tiroir » verront le jour : un forfait de base pour l’accès aux moteurs de recherche et aux réseaux sociaux.

Mais pour avoir par exemple accès à des plates‑formes vidéos, il faudra payer plus cher. Et encore plus cher pour utiliser Skype, ou des logiciels de téléchargement, etc. Cette « formule différenciée » sonne la fin de l’Internet illimité.

Plus grave, Orange pourrait faire appel à la technologie dite du « Deep packet inspection » dont le principe repose sur l’inspection des connexions Internet pour en déterminer leurs contenus, pratique très bien connue des dictatures. Une phase de test aurait été menée en concertation avec la Cnil, organisme pourtant censé défendre la vie privée sur les réseaux. Des tests réalisés « pour mieux cerner la consommation réelle et trouver des axes de différenciation des services ».

Crédit photo : DR

Angleterre : Huit mois de prison avec sursis pour avoir employé le mot « moricaud »

Angleterre : Huit mois de prison avec sursis pour avoir employé le mot « moricaud »

29/09/2012 – 13h50
LONDRES (NOVOpress) —
Huit mois de prison avec sursis, plus 240 heures de travaux d’intérêt général. C’est la peine dont a écopé hier Michael Coleman, un militant du British National Party et ancien conseiller municipal de Stoke-on-Trent, dans le Staffordshire. Pour la BBC, la condamnation est même trop clémente : « Le membre du BNP Michael Coleman échappe à la prison », note avec regret le journaliste.

Le crime abominable de Michael Coleman ? Avoir employé sur son blogue le mot darky, moricaud, pour accuser la municipalité de Stoke-on-Trent « d’inonder cette ville de musulmans et de Noirs, selon un programme complet de substitution de population. L’entrée pour les moricauds, la sortie pour les Blancs ».

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Jean-Marc Ayrault s’en prend à son tour à l’écrivain Richard Millet

Jean-Marc Ayrault s’en prend à son tour à l’écrivain Richard Millet

12/09/2012 – 16h00
MARSEILLE (NOVOpress Breizh) – En déplacement à Marseille, Jean- Marc Ayrault s’en est pris à son tour à l’écrivain Richard Millet (photo), l’auteur de Langue fantôme, suivi d’un Eloge littéraire d’Anders Breivik (éd. P.-G. de Roux), dont la publication a déclenché la fureur des milieux bien-pensants qui n’ont pas hésité à demander – pour l’instant sans succès – qu’il soit licencié de son poste d’éditeur chez Gallimard. Une intervention qui soulève la question de l’état de la liberté de pensée en France en 2012
.

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YouTube censure un poème de Frédéric Mistral

YouTube censure un poème de Frédéric Mistral

05/09/2012 — 19h30
PARIS (NOVOpress) — Alors que le site de partage de vidéos Youtube recèle de vidéos suintant la haine contre les Français en particulier et les Blancs en général, ce site vient de censurer la diffusion du poème Au Pople Nostre (1) du félibre Frédéric Misral pour… “incitation à la haine raciale”. La preuve en images.

(1) La traduction en français figure au bas de cette page Internet.

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Allemagne : Les Turcs font censurer un rapport de police sur la criminalité immigrée

Allemagne : Les Turcs font censurer un rapport de police sur la criminalité immigrée

27/08/2012 — 17h00
BONN (NOVOpress) — C’est une histoire de censure ordinaire, comme il en arrive des dizaines de fois tous les jours, dès qu’il est question d’immigration, dans les rédactions et les administrations de tous les pays d’Europe. Mais la censure s’exécute le plus souvent anonymement et dans l’ombre. Il est rare qu’on puisse comme ici, grâce aux documents officiels découverts par le site allemand Politically Incorrect, savoir exactement selon quel mécanisme, et à l’initiative de qui, un document officiel a été caviardé et la vérité supprimée.

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Maroc : douter de Mahomet mène en prison

Maroc : douter de Mahomet mène en prison

25/07/2012 – 12h00
CASABLANCA (NOVOpress) –
La religion musulmane semble incompatible avec la liberté de penser. Nouvel exemple en provenance du Maroc. La police de Casablanca vient de faire une descente au domicile d’un jeune Marocain et l’a arrêté. Le motif ? Le jeune homme serait « fortement influencé par les écrits de Darwin » et aurait « reconnu son athéisme », rapportent les sites Achekayn.com et Hespress.com.

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La grande peur des bien-pensants : Médias, grande offensive contre les “réacs”

La grande peur des bien-pensants : Médias, grande offensive contre les "réacs"

Sale temps pour la presse ! Il semble bien fini, le temps des mousquetaires réacs qui faisaient la une des dossiers de « Marianne », du « Figaro magazine » ou de « Valeurs actuelles ». Le grand nettoyage des journalistes de droite a commencé dans les médias

«Les braves gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux… » chantait Brassens. Il avait bien raison ! Personne ne peut dire s’il s’agit de pressions du pouvoir, de l’effervescence des lobbys ou d’un conformisme médiatique qui précéderait les désirs supposés de l’Elysée… Mais une chose est sûre: à la rentrée de septembre, le ménage aura été fait dans les rédactions et les journalistes de droite ou tout simplement libres y seront une espèce en voie de disparition.

Fin juin, Eric Zemmour a été placardisé à RTL. Ses fameuses Chroniques du matin, qui permettaient aux patriotes de se lever du bon pied, ont été éjectées de la grille des programmes. Pour éviter les accusations de soumission au pouvoir, le patron de la chaîne, Yves Bigot, n’a pas évincé le journaliste, mais a fait le choix plus subtil de le remiser dans la tranche du weekend, quand les Français font tout, sauf écouter la radio! Face au vent de protestation qui s’est levé, la direction de la radio a finalement transigé: Zemmour restera bien à l’antenne et dans la matinale, mais seulement deux fois par semaine…

Coïncidence ou pas, cette voie de garage a été annoncée peu après un éditorial au lance-flammes, dans lequel Zemmour accusait le tout nouveau ministre de la Justice, Taubira, d’avoir « choisi ses victimes, ses bourreaux. Les femmes, les jeunes des banlieues sont dans le bon camp à protéger, les hommes blancs dans le mauvais. »

Dans le même genre, début juillet, nous apprenions la disparition de la revue « Médias » (image en Une), de Robert Ménard. Depuis deux ans, celui-ci a perdu 80 % de ses annonceurs, qui trouvaient le ton du magazine trop « sulfureux »: autrement dit, trop à droite ! Car au lieu d’ouvrir ses colonnes exclusivement à la gauche, Ménard a cru qu’il pouvait aussi donner la parole à des personnalités non-conformistes. Sans pour autant les ménager, il a ainsi interrogé notre ancien dessinateur, Konk, l’écrivain Denis Tillinac, la journaliste Elisabeth Lévy, mais aussi – dans le dernier numéro – l’historien Reynald Secher, le chroniqueur du « Figaro » Ivan Rioufol ou le philosophe Alain de Benoist… Un tableau de chasse qui n’empêchait pas Ménard de donner la parole à des parangons de conformisme comme Pascale Clark, Jamel Debbouze, Serge July ou Marc-Olivier Fogiel. Hélas, c’était déjà trop: les annonceurs ne passent leur pub qu’à condition de voir couler le robinet d’eau tiède.

Par ailleurs, les malheurs du fondateur de Reporters sans frontières ne sont pas terminés: le 12 juillet, il a appris que son émission quotidienne « Ménard sans interdit », qui faisait le succès d’iTélé, était également supprimée. Le journaliste n’invoque pas de pressions directes du pouvoir, mais plutôt la lâcheté régnant au sein de sa corporation: « Le manque de courage, la peur de déplaire, les pressions éventuelles. L’ère du temps est au conformisme, pas à l’impertinence. Ils veulent des débats, mais sans les risques du débat, de l’impertinence mais sans les risques de l’impertinence, de la liberté mais sans les risques de la liberté. »

Il se pourrait que la décision de liquider l’émission ait été prise à la suite d’un entretien saignant avec Louis-George Tin, le 18 juin. Le président du CRAN s’y était littéralement fait pulvériser sur les questions de « diversité » à l’Assemblée nationale. Durant l’émission, le militant de la cause noire avait déclaré: « Je crois que le quota de Ménard est dépassé ». A-t-il été exaucé par la direction d’iTélé ?

Condamnations sur les non-dits

La chaîne d’information nie toute démarche « politique » ou liberticide et se défend en brandissant le maintien, à la rentrée, d’Eric Zemmour ou du mou Alexis Brézet, nouveau directeur des rédactions du « Figaro » Sauf que ces deux-là ne seront que des débatteurs, et en aucun cas des interwieveurs ou des animateurs. La nuance est de taille.

Dans un autre genre, c’est Radio Courtoisie qui vient d’être mise en demeure par le CSA pour une émission du 21 mai, dans laquelle Henry de Lesquen, président de « la radio de toutes les droites », aurait « affirmé l’existence de “races inférieures” et de “races supérieures” », remettant en question « les valeurs d’intégration et de solidarité qui sont celles de la République ». En réalité, alors que les associations antiracistes reprochaient à François Hollande de se référer à Jules Ferry, Henry de Lesquen s’était contenté de citer le fameux discours prononcé par l’homme de gauche devant la Chambre des députés, le 28 juillet 1885: « Il faut dire ouvertement que les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures… (…) Elles ont le de voir de civiliser les races inférieures. »

Sans valider la thèse de Ferry, le patron d’émission avait ensuite répondu aux lobbys antiracistes expliquant le retard de l’Afrique par la colonisation et sa prétendue exploitation par les Blancs. Il avait notamment cité une étude parue en 2008 dans la célèbre revue scientifique « Medical Hypotheses » où Arthur R. Jensen, un des spécialistes mondiaux de l’intelligence humaine, exposait les importantes différences de QI entre « Noirs d’Afrique », « Noirs américains » et « Blancs d’Europe ou des Etats-Unis » « sachant, détaillait Henry de Lesquen, que le QI est très corrélé à la réussite éducative ». Mais les précautions oratoires, les arguments et les nuances ne valent rien quand on se retrouve dans la ligne de mire des bien-pensants. La décision du CSA le condamne donc pour appel à la discrimination en vertu d’un raisonnement au troisième degré : bien qu’il n’ait pas formellement appelé à la discrimination, il aurait tenu des propos « nourrissant des stéréotypes raciaux », lesquels sont « susceptibles d’encourager des comportements discriminatoires. » C’est, comme disait si bien Zemmour, du temps qu’il avait encore le droit de l’ouvrir, « la police des arrière-pensées »! Il faudra s’y faire.

En tout cas, une qui ne se plaindra pas de l’arrivée de la gauche au pouvoir, c’est Audrey Pulvar. Si la compagne du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a fort légitimement perdu son poste de chroniqueuse politique à « On n’est pas couché », sur France 2, le moins qu’on puisse dire est que, contrairement à ses confrères de droite, elle retombe plutôt bien sur ses pieds: Matthieu Pigasse, directeur général de la banque Lazard et propriétaire des « Inrockuptibles », vient de lui offrir… la rédaction en chef du magazine des bobos branchouilles. Une véritable autoroute pour faire carrière à l’heure socialiste.

Patrick Cousteau

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 18 juillet 2012 reproduit avec son aimable autorisation. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Crédit image en Une : copie d’écran d’une partie de la page d’accueil de la revue Médias dont il est question dans l’article.

La grande peur des bien-pensants : Médias, grande offensive contre les "réacs"

[Lu sur le Net] Google dénonce les tentatives de censure politique

[Lu sur le Net] Google dénonce les tentatives de censure politique

20/06/2012 — 09h30
Via LE FIGARO Dans un rapport rendu public, le géant américain remarque une hausse conséquente des demandes de suppression de contenus de la part d’États.

Au risque de déranger, la firme de Mountain View joue la transparence. Google a publié dimanche son 5e «rapport de transparence» qui, depuis 2010, indique en particulier le nombre de demandes de suppression de contenus reçues de la part de gouvernements ou de tribunaux. La période analysée est comprise entre juillet et décembre 2011.

Comme le rappelle le géant informatique, «certaines demandes de suppression de contenu sont dues à des allégations de diffamation, tandis que d’autres sont basées sur le non-respect des lois locales interdisant l’incitation à la haine ou la pornographie». Mais certaines demandes de suppression sont autrement plus politiques, ce que Google considère sur son blog comme «alarmant». Pas seulement car la liberté d’expression «est en péril» selon la firme, mais surtout car certaines de ces demandes proviennent de pays démocratiques qui ne sont généralement pas «associés à la censure».

[…]

En France, les autorités ont mis en cause 58 liens, textuels ou vidéos, et Google a accédé à plus de la moitié des sollicitations appuyées d’une demande de la justice. […]

Bernard Lugan : Pour le rétablissement des duels en matière de presse ! [vidéo]

Bernard Lugan : Pour le rétablissement des duels en matière de presse ! [vidéo]

Honni ou ignoré par les grand médias français — mais reconnu à l’étranger —, l’africaniste Bernard Lugan ferraille gaiement contre les idées reçues et le panurgisme galopant.

Bernard Lugan est interviewé dans le dernier numéro de la revue Médias (printemps 2012).
Un extrait en vidéo :

Arabie saoudite : bienvenue dans la « communauté de l’amour »

Arabie saoudite : bienvenue dans la « communauté de l’amour »

22/05/2012 – 11h00
RIYAD (NOVOpress) – 
A l’occasion du septième anniversaire de son accession au trône, Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud, le roi d’Arabie saoudite, a déclaré : « Nous espérons avoir dans notre communauté de l’amour, de la sincérité et de l’unité. Je prie Allah de m’aider à m’acquitter de mes fonctions de la meilleure manière et d’une manière qui lui plaît ». En écho à cette déclaration, Sheikh Salah Al-Bedair, l’imam et prêcheur de la mosquée de Médine, a ajouté : « Nous souhaitons que le roi Abdallah reste un gouverneur partisan des plus pauvres, de la prévention de l’injustice et des opprimés ».

Il y a quelques mois, le site Le Figaro.fr  notait que « le roi Abdallah continue de distribuer des milliards pour apaiser un mécontentement encore contenu parmi les étudiants et les chômeurs, principaux exclus de la rente pétrolière ». Une dictature islamique où chaque blogueur doit demander un permis pour s’exprimer sur internet. En 2010, plus de 250 000 sites d’information ont été censurés, tandis que les médias qui critiquent le gouvernement, les personnalités religieuses et politiques du pays, sont menacés de sanctions. Sans oublier le sort des non-musulmans qui croulent sous les interdictions : ils doivent pratiquer notamment leur religion en secret et n’ont pas le droit de fréquenter les « villes saintes ». Arabie saoudite, une « communauté de l’amour » ?

Image : drapeau de l’Arabie Saoudite. Crédit photo : erjkprunczyk, via Flickr, licence CC.

Immigration : Du refus de voir à la peur de savoir – Par Joëlle-Anne Robert

Immigration : Du refus de voir à la peur de savoir - Par Joëlle-Anne Robert

[box class=”info”] Exposé fait lors du colloque “Peut-on raisonnablement estimer les coûts de l’immigration et de l’intégration ?” organisé par l’Institut de Géopolitique des Populations le 16 février à Paris.

Concernant ce colloque nous avons déjà publié :
– l’exposé de Jean-Yves Le Gallou, “Le coût de l’immigration annuelle supplémentaire : 18 milliards d’euros
– l’exposé d’Yves-Marie Laulan, président de l’Institut de Géopolitique des Populations, “L’impact macro-économique de l’immigration”
– et la Synthèse des travaux du Colloque. [/box]

Après avoir entendu ces spécialistes et ces économistes de grande qualité, j’aimerais vous donner le sentiment d’une non-spécialiste, mais d’une Française qui se pose une question : pourquoi nos élites, qui ont le pouvoir et les moyens d’améliorer une situation qui se détériore au fil des années, ne le font-elles pas ? Il y a clairement un refus de voir la situation, et notamment le coût de l’immigration, mais ce refus de voir recouvre peut-être une véritable peur de savoir, ce qui serait plus grave encore.

I) LE REFUS DE VOIR

1) Que refuse-t-on de voir ?

a) On refuse de voir les faits, de regarder la réalité en face. En voici quelques exemples:

Les faits parlent d’eux-mêmes et chacun peut les constater. Les salles d’attente des urgences dans les hôpitaux remplies par des foules venues de tous les pays. Nous avons tous vu ces jeunes sans titre de transport sauter les barrières dans le métro ou se faire arrêter par une armada de contrôleurs. Pire, que l’on songe aux scènes de violence de l’automne 2005, où il y eut 2 morts, 130 policiers blessés, 10 000 véhicules mis à feu, 120 nuits d’émeute, 4500 arrestations, et où le gouvernement fut obligé de déclarer l’état d’urgence. Une véritable guérilla urbaine aux portes de Paris. Que l’on songe à la montée et la radicalisation de l’islam dans nos banlieues qui font fuir les premiers habitants autochtones de ces banlieues devenues des zones de non-droit, où même la police n’ose plus entrer, et où le trafic de drogue fait la loi. En mars 2005 le journal le Monde titrait« le spectre des violences anti-blanc » dirigés contre les médecins, les chauffeurs de bus, les policiers, les professeurs. Le 13 février 2012 les députés admettent que « le souci est de lutter plus efficacement contre les actes de délinquance commis par une frange de la population qui a fait de la violation de la loi pénale son mode de vie ». Pour justifier les expulsions du territoire, un député explique que « le nombre de ressortissants mis en cause dans les cambriolages ou vols avec violence depuis 2008 a respectivement augmenté de 40% et de 37,4% ».Tout le monde peut constater ces faits de la vie quotidienne, évoqués à la télévision et dans la presse : on donne l’âge, le statut social de l’auteur des méfaits parfois son domicile ou le lycée qu’il fréquente mais jamais ces faits ne sont rapportés à l’origine étrangère ou immigrée des personnes. Autant de faits qui laissent dire à 60% de Français selon un sondage SOFRES du mois dernier que « l’on ne se sent plus en France » ou « qu’il y a trop d’étrangers. » Mais les coûts ne sont pas évoqués, car le grand public ne dispose pas des chiffres correspondants.

b) On refuse aussi de voir les chiffres :

Immigration : Du refus de voir à la peur de savoir – Par Joëlle-Anne Robert Puisque ces faits sont connus de tous, on devrait pouvoir les chiffrer ; or, on refuse de nous donner les statistiques. Témoin le livre de Michèle Tribalat, chercheur à l’INED, intitulé Les yeux grands fermés qui regrette qu’il n’y ait pas « de statistiques adéquates » et montre les vicissitudes qu’elle a connues pour publier des statistiques, qui deviennent « secret défense» et pratiquement inaccessibles aux chercheurs. « Nous n’avons ni registre de la population ni registre des étrangers… Pourquoi cette lacune ? Par respect de la personne humaine….De qui se moque-t-on ?… On sait que le plus petit Français est fiché par les impôts, la mairie, le téléphone, l’URSSAF… mais le ministre de l’Intérieur ne publie que des estimations !… La guerre des chiffres est une véritable guerre idéologique ».Ce livre aurait pu être sous-titré « Les tribulations d’un chercheur de l’INED» !

A quoi servent des statistiques dont on ne peut publier les analyses ? Alors que la Grande-Bretagne et les USA publient sans complexe ni tabou des rapports sur le problème de l’immigration, ceux-ci ne sont ni traduits ni publiés en France. On mentionnera ici le débat sur les statistiques ethniques, où, derrière les grandes déclarations de principe, on finit par se demander si l’on ne veut pas éviter de déboucher sur des conclusions gênantes : par exemple, on s’est habitué à l’idée que les pauvres immigrés comptent beaucoup plus de chômeurs que les Français , mais on sait rarement qu’il y a moins de chômeurs chez les Portugais vivant en France que chez les Français eux-mêmes, ce qui risquerait d’être vexant pour les autres immigrés… mais aussi pour nous.

Plus grave, on nous donne un certain nombre de chiffres, mais en déformant leur présentation ou en occultant complètement la dimension de ces chiffres liés à l’immigration : Le 20 Avril 2004, l’INED annonce « la France n’est plus un pays d’immigration massive» ; « Il n’y a pas plus d’étrangers dans notre pays qu’il y a 30 ans » déclare un député à l’Assemblée nationale. Aussitôt la presse s’empare de cette phrase pour en faire une donnée de référence. Le député a simplement oublié le nombre d’étrangers naturalisés pendant cette période ! On nous dit aussi que la natalité française est la meilleure d’Europe mais sans dire que cela est largement dû à l’immigration. On se souvient de cette photo du Figaro du 19 janvier 2011 en première page montrant 9 charmants bambins blancs, sous le titre : « Les Françaises n’ont jamais eu autant d’enfants depuis 35 ans » !!! On apprend d’autre part que les mariages mixtes entre Français et étrangers sont en augmentation rapide, ce que l’on pourrait interpréter comme un succès de l’intégration par le mariage, mais on oublie de nous dire que bon nombre de ces prétendus mariages mixtes se font entre 2 personnes de même origine étrangère, dont l’une a déjà la nationalité française et l’autre non. On nous fait croire à l’intégration alors que c’est l’endogamie qui progresse.

On a la nette impression qu’en France le gouvernement brouille sciemment les cartes, gêné de dire la vérité aux Français, d’annoncer des résultats qui sont politiquement incorrects. Mais s’agit-il uniquement du gouvernement ?

2) Qui nous refuse l’accès à ces connaissances ?

Immigration : Du refus de voir à la peur de savoir – Par Joëlle-Anne Robert a) Les médias, dont ce serait le devoir de les diffuser manquent d’objectivité dans la présentation des faits et font passer presque uniquement le message d’une immigration positive pour la France, voire idyllique, « une chance pour la France »comme le disait déjà en 1984 Bernard Stasi. Par contre, les médias ne manquent pas de se mobiliser pour le moindre incident affectant une famille immigrée ; par exemple on montre une famille d’immigrés clandestins menacés d’expulsion alors que ses enfants sont scolarisés en France. On nous donne les photos des associations manifestant devant l’école, et les interviews des parents et des amis désolés, mais on ne pense pas à nous rappeler l’absurdité d’une situation où les lois françaises se contredisent entre elles. La presse ne rappellera pas l’ambiguïté de la loi qui oblige les immigrés légaux et clandestins à mettre leurs enfants à l’école alors qu’ils n’ont pas le droit de rester en France. Les médias nous donnent une image complètement unilatérale, basée sur la manipulation des bons sentiments et la mauvaise conscience. En cela, ils suivent certes leur politique de communication, qui divise le monde entre « les gentils et les méchants », les gentils étant les immigrés et ceux qui les soutiennent, et les méchants tous les autres, mais les médias ne suivent-ils pas aussi des consignes qui leur viennent de plus haut ?

b) les autorités publiques

Le terme d’ « autorités publiques » est bien sûr très large, en fait celles-ci sont caractérisées par une grande multiplicité, quirend leur action moins lisible et brouille les pistes.

– Le gouvernement et le parlement, théoriquement souverains, sont ainsi liés aux institutions européennes, elles-mêmes très engagées en faveur de l’immigration, dans un jeu complexe, où ils peuvent soit prendre l’initiative de lois ou de règlements, soit dire qu’ils sont obligés de le faire au nom du droit européen, qu’ils choisissent ou non de respecter en pratique (cas des réfugiés tunisiens arrivés à Lampedusa, passés par l’Italie et interceptés par la France à Menton, en violation des accords de Schengen).

Le problème est là, quotidiennement sous nos yeux. Au lieu de regarder la vérité en face, nos élus et nos fonctionnaires préfèrent proposer des décrets ou des lois, qui se succèdent sans cohérence. Par exemple, lorsque le gouvernement de Giscard d’Estaing a proposé en 1974 le regroupement familial, il n’a pas réfléchi au coût que cela pourrait représenter des décennies plus tard. Alors qu’en France nous tendons à remplacer notre politique familiale par une politique sociale, nous pratiquons une politique familiale pour les immigrés. C’est tout de même un comble ! La spirale infernale du regroupement familial a commencé et n’a pas cessé puisque aucun gouvernement n’a eu le courage de reconnaître que c’était une erreur fatale, et personne n’a voulu revenir sur ce principe. Au contraire, les Allemands, les Danois, les Autrichiens ont des lois pour restreindre le regroupement familial, qui pour eux n’est pas une fin en soi. Sans compter que cette immigration au seul motif du regroupement familial n’assure ni emploi ni logement, et surtout rend l’immigration définitive.

Trois ans après, en 1977, le secrétaire d’Etat aux travailleurs manuels et immigrés du gouvernement Barre, Lionel Stoléru lance l’opération du « million » pour inciter les étrangers à rentrer chez eux, mais en même temps on instaure des « cours de langue et de civilisation d’origine »dans nos écoles, ce qui est pour le moins paradoxal ! En 1978, on ne renouvellera pas les 500 000 cartes de travail mais en 1979, elles seront toutes renouvelées. Enchevêtrement de promesses non tenues, de tergiversations, un pas en avant, deux pas en arrière : on dit une chose et on en fait une autre, cette politique empêche de faire avancer les choses et finalement les Français ne comprennent plus rien à ce double langage.

– Les autorités judiciaires: les politiques publiques sont à la fois encadrées (Conseil Constitutionnel) et appliquées (tribunaux judiciaires et administratifs, police) de façon si diverse qu’elles contribuent à la confusion générale. En 1979 Christian Bonnet, ministre de l’Intérieur fait passer facilement une loi facilitant l’expulsion des clandestins ; mais le Conseil Constitutionnelannule l’essentiel de la loi car « c’est une atteinte aux droits de l’homme ». Droits de l’homme qui servent également de base à la CEDH (Cour européenne des droits de l’homme) : le 30 Janvier 2012, le Figaro titrait« Les juges européens de la CEDH sous le feu des critiques » : au nom des droits de l’homme, ils imposent leurs vues sur les questions de société. Une ingérence de plus en plus contestée par David Cameron au Conseil de l’Europe, et par les Français (Romain Boffa, professeur à l’université de Lille, ou Astrid Marais, maître de conférence à Paris-Assas), qui dénoncent « le bouleversement de pans entiers de notre législation en contrariant notre politique de lutte contre l‘immigration ». Ils en arrivent même à parler de « diktat » de la CEDH. Sans compter les autres juridictions européennes, qui veillent à ce que les autorités françaises n’enfreignent pas les règles communautaires, et qui entretiennent par là un jeu complexe qui permet de « se renvoyer la balle » sans prendre ses responsabilités.

– Les organismes d’études publics (INSEE et INED… ) dépendent à la fois du gouvernement, qui est leur autorité hiérarchique, et des orientations scientifiques et idéologiques de leurs membres, ce qui fait que malgré quelques progrès (distinction par l’INSEE entre immigrés et étrangers) il reste de nombreuses lacunes dans nos connaissances comme on l’a bien vu ce matin.

Je me suis amusée à relever le nom de quelques uns des différents organismes en charge des questions migratoires : DPM(Direction des populations et des migrations) ; OFPRA (Office français de protection des réfugiés et des apatrides) ; HCI (Haut Conseil à l’Intégration ) ; OSII (Observatoire statistique de l’immigration et de l’intégration) ; OMI (Office des migrations internationales) ; AGDREF (Agence de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France); CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l’homme) ; REM (Réseau européen des migrations) ; GISTI (Groupe d’information et de soutien aux travailleurs immigrés ) ; CRAN( Conseil représentatif des Associations noires) ; Ministère de la Ville et de l’Intégration, Observatoire de la délinquance, etc., etc… Ces organismes, dont la liste n’est pas exhaustive, et au sein desquels sont créées des sous-commissions nombreuses, montrent qu’à défaut de nous donner des informations pertinentes, on est prêt à dépenser beaucoup d’argent pour nous fournir des interprétations basées sur des informations lacunaires. On aurait préféré le contraire.

c) Enfin au-delà du refus de donner des informations, il y a aussi le refus le plus spectaculaire et le plus symbolique de tous qui est le refus de demander aux Français ce qu’ils pensent du sujet par un référendum. Mr. Sarkozy nous en annonce peut-être un après sa réélection éventuelle, mais tout ce que l’on peut constater objectivement, c’est qu’il n’y en a pas eu un seul sur ce sujet pendant son premier quinquennat ni même avant. Le coût de l’immigration n’a d’ailleurs été abordé pendant la campagne des présidentielles de 2012 ni par Nicolas Sarkozy ni par François Hollande, alors que les problèmes de financement de notre modèle social étaient au cœur du débat.

La question que l’on peut se poser, face à ce refus de voir une réalité évidente aux yeux de tous les Français, c’est celle du pourquoi.

II) POURQUOI REFUSE-T-ON DE VOIR ?

Parmi les raisons de ce refus de voir, certaines sont bien connues et même parfois explicites, d’autres sont plus profondes ou cachées, et peut-être encore plus graves.

1) Les raisons plus ou moins explicites :

a) La première est la question des droits de l’homme. Les principes des droits de l’homme interdisent de juger ou de traiter un individu en fonction de ses origines ou de ses opinions. La France se considère comme la patrie des droits de l’homme, et ne manque jamais de le rappeler, mais ces principes ont bon dos et permettent de justifier beaucoup de choses. Ainsi s’est développée une « idéologie des droits de l‘homme » au nom de laquelle certains groupes, généralement très politisés, s’arrogent le droit exclusif de juger ce qui est conforme ou pas à ces principes. On retrouve ainsi un processus classique dans les mouvements révolutionnaires, dans lesquels les éléments les plus extrémistes assoient leur pouvoir en dénonçant tous les autres comme des tièdes voire des traîtres.

Dans le cas qui nous intéresse, on voit bien que toute personne essayant d’avoir un jugement nuancé ou réaliste sur la question de l’immigration risque d’être taxée de racisme si ce n’est de nazisme. Parler immigration est politiquement incorrect ; c’est donc un sujet tabou à éviter. Ces dénonciations pouvant s’appuyer sur des dispositifs juridiques comme la loi Pleven-Gayssot, on en arrive à une autocensure, où les gens n’osent même plus évoquer le sujet, ce qui ne contribue évidemment pas à l’avancement du débat. Comme ce processus a conduit à un élargissement incessant du domaine considéré comme faisant partie des droits de l’homme (droit à la santé, droit à l’éducation, droit au logement etc… ), on finit par se demander sur quel sujet on pourra encore parler ou discuter sans risquer d’avoir un procès.

Or ce sont des sujets, notamment l’éducation, la santé et le logement, qui jouent un rôle essentiel à la fois sur le coût de l’immigration et sur les finances de notre pays. La santé et l’éducation sont considérés comme des droits absolus sans obligation de régularité du séjour ni d’aucune vérification d’identité. L’AME (aide médicale d’Etat) permet à tout étranger en situation illégale d ‘être soigné gratuitement au même titre que les Français relevant de la sécurité sociale, ce qui a un coût de un demi-milliard d’euros…. Et que dire du paradoxe pour les clandestins qui ne peuvent résider sur le sol français mais bénéficient des droits sociaux (hébergement, scolarisation des enfants, allocation spéciale à l’enfance).

On préfère se taire plutôt que de prendre le risque d’aborder un sujet tabou, on passe du juridique à l’émotionnel en n’osant pas appliquer les lois pourtant votées démocratiquement.

b) La seconde raison qui nous fait éluder le débat sur le coût de l’immigration est la mauvaise conscience entretenue intentionnellement notamment dans le cadre de ce que l’on appelle la repentance :

L’ancienne France colonisatrice devient une terre d’accueil , comme pour s’excuser d’avoir colonisé tous ces pays, comme si elle devait faire acte de repentance, alors qu’elle leur a apporté aussi, entre autres, ses compétences pour la construction d’hôpitaux et d’écoles, etc… Une culpabilité diffuse qui s’exprime, par exemple, par un fait symbolique : en avril 2007, la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration remplace l’ancien Musée des colonies. Faire oublier les horreurs de la colonisation et montrer les bienfaits de l’immigration !! L’immigration apparait comme un juste retour des choses après la décolonisation. Plus personne n’ose évoquer les bienfaits de la colonisation, par contre il faut se persuader de ceux de l’immigration.

c) La troisième raison est à rechercher dans les stratégies ou les tactiques politiciennes

Les polémiques basées sur le respect des droits de l’homme peuvent au moins se targuer d’une certaine noblesse dans leur principe. Il n’en va pas de même des manœuvres politiciennes qui ont instrumentalisé la question de l’immigration, ou plutôt la diabolisation de cette thématique, pour assurer le succès électoral d’un parti sur l’autre. L’initiative en revient à François Miterrand, qui a assuré, grâce à la proportionnelle, la percée électorale du Front National, tout en diabolisant son chef et en stigmatisant son thème principal l’immigration, pour priver J. Chirac d’une partie de son électorat. Opération en partie réussie, mais qui s’est retournée contre les socialistes en 2002, la même manoeuvre permettant à Jacques Chirac de se faire réélire triomphalement au 2éme tour contre Jean-Marie Le Pen, avec l’appui unanime des milieux antiracistes. Ici, clairement, on est dans la manoeuvre politicienne. La diabolisation concomitante du Front National et du débat sur l’immigration a conduit au refus d’une discussion sereine et objective sur ce sujet.

Tout cela, la plupart des Français le savent, ou au moins le sentent confusément, même s’ils ne voient pas nécessairement à quel point ces considérations idéologiques ou politiques empêchent un véritable débat démocratique, appuyé sur des faits et des chiffres, sur le coût de l’immigration. Mais si une majorité de Français accepte, tout en s’en rendant plus ou moins compte, d’être privée d’une bonne partie des informations nécessaires à ce débat essentiel, on est en droit de se demander s’ils ont vraiment envie de connaître la vérité, ou si leur résignation ne tient pas à un phénomène plus profond : la peur de savoir la vérité.

2) Des raisons plus profondes, qui concernent tous les Français : la peur de savoir

a) La difficulté de renoncer à la «pensée magique ».

La « pensée magique » se concentre exclusivement sur ce que l’on souhaite ou sur ce que l’on juge bon, et se refuse à prendre en compte des considérations « vulgaires » comme «comment faire ? » ou « combien cela coûte ? ». Ceci est particulièrement valable pour les choses qui «n’ont pas de prix » par exemple, « l’environnement n’a pas de prix», donc on n’hésiterait pas à remplacer le pétrole par des éoliennes qui coûtent 3 fois plus cher. Ou bien, « l’accueil de l’autre» et sa dignité n’ont pas de prix, donc si une famille immigrée s’entasse dans un logement étroit et insalubre, il suffit de lui attribuer un cinq pièces avec tout le confort ! Il faut reconnaître que les Français se complaisent volontiers dans cette « pensée magique »,où l’on croit que le gouvernement peut résoudre n’importe quel problème s’il veut bien s’en occuper. L’Eglise catholique elle-même se place volontiers dans cette approche lorsqu’elle évoque des questions économiques ou sociales. Renoncer à cette « pensée magique », c’est perdre un peu de ses illusions et de ses rêves, et cela ne fait jamais plaisir.

b) La peur de devoir reconnaître que l’on s’est trompé depuis longtemps et même très longtemps sur des choses essentielles. Il n’est jamais agréable de devoir reconnaître que l’on s’est trompé, ou que l’on a fait confiance à des gens qui nous ont trompés. Au bout d’un certain nombre d’années, une opinion fausse finit par faire tellement partie de notre univers mental qu’y renoncer, c’est presque renoncer à une part de notre identité. A la limite on va en vouloir à celui qui nous oblige à reconnaître que nous nous sommes trompés ou que nous avons été trompés. Autant ne rien savoir !

c) Peur de reconnaître que l’on a échoué par manque de courage politique en refusant de contrôler et d’encadrer cette immigration devenue au cours du temps incontrôlable. Au lieu de faire venir les immigrés qualifiés dont la France a peut-être besoin et qu’elle a la capacité d’accueillir en leur offrant travail et logement, comme cela se fait chez nos voisins britanniques (« the brightest and the best from across the world ») ou allemands, on a laissé les portes grandes ouvertes en laissant croire aux populations immigrées que la France c’est le paradis !!En fait, il s’agit aussi de la peur de savoir que nous n’avons que ce que nous méritons. La société matérialiste et laxiste dans laquelle nous vivons n’incite pas à voir les problèmes. L’immigration devient un phénomène inéluctable contre lequel on ne peut rien et que l’on doit accepter. On préfère son confort matériel et intellectuel et ce qui compte, ce sont la consommation, les loisirs, et les vacances. On veut éviter à tout prix de se poser des questions embarrassantes et de s’empoisonner la vie avec des problèmes insolubles !

d) La peur d’apprendre une très mauvaise nouvelle : celle que nous risquons de disparaître en tant que culture ou que civilisation. Ici, le parallèle avec le patient et son médecin est criant : on retarde le rendez-vous avec le médecin ou le laboratoire d’analyses, parce que l’on n’a pas envie d’apprendre une mauvaise nouvelle. Peur de comprendre que les nouveaux immigrants, de plus en plus nombreux ne cherchent pas à s’intégrer, rejettent notre culture et parfois détestent la France (voir les textes de certaines chansons de rap, ou des déclarations comme celle de Foddé Sylla, ex-président de SOS Racisme, affirmant dans le Monde du 10/12/2005 que « la République blanche, c’est fini ! »). Peur de comprendre que ces nouveaux arrivants cherchent à implanter leurs modes de vie : témoins les étalages halal qui fleurissent dans toutes les grandes surfaces, le port du voile qui envahit les rues et les bancs de l’université, les demandes d’horaires spéciaux dans les piscines pour les hommes et pour les femmes, de régimes alimentaires spéciaux dans les cantines. Peur de voir ces nouveaux immigrés imposer leur religion et leur culture. Petit à petit la société française sent son identité lui échapper. La perspective de voir la culture française se dissoudre dans un méli-mélo multiculturel ne réjouit pas autant de gens que l’on pourrait croire, celle de voir notre pays faire faillite sous le poids des déficits conjugués de l’Etat et de la sécurité sociale non plus. Alors autant discuter de la question de la retraite à 60 ans, ou de la taxation des bonus des banquiers.

CONCLUSION :

Michèle Tribalat écrit avec justesse et réalisme que « Le pouvoir politique ne connaît pas la réalité, ce qui est un obstacle majeur à l’action politique ». Le refus de voir et la peur de savoir viennent du manque de courage et de détermination d’élus qui ne veulent pas voir qu’ils se sont trompés, et d’une élite aveuglée par l’idéologie des droits de l’homme. Devant une maladie grave, il faut regarder la réalité en face pour trouver la solution adéquate. Mais nos élites préfèrent ne pas endosser cette responsabilité désagréable et agissent plutôt selon le principe « Après moi le déluge ».

Cette démission des élites, mais aussi le refus de beaucoup de nos concitoyens de regarder la réalité en face, peuvent nous conduire à nous poser de graves questions, de portée historique, sur l’état de notre démocratie : après deux siècles de République, la démocratie française ne serait-elle pas encore parvenue à la maturité, qui permet de discuter sereinement des grands sujets? Ou bien, après y être parvenue, aurait-elle connu dans les 50 dernières années une dérive ou un déclin ne lui permettant plus de se confronter à la réalité ? Nous laissons aux historiens le soin de répondre.

Si nous voulons faire face, pour notre part, à nos responsabilités, nous ne devons pas considérer l’immigration «comme une chance ni comme un fléau, mais plutôt comme un défi à relever », comme le dit Maxime Tandonnet dans son livre Immigration sortir du chaos (Flammarion 2006). Mais, pour relever un défi, il faut avoir toutes les données en mains, et notamment toutes les données chiffrées qui permettent de raisonner sereinement et rationnellement sur les coûts et les avantages. C’est l’utilité d’un colloque comme celui-ci.

Joëlle-Anne Robert

Affaire Vattani-Casapound : le gouvernement italien à nouveau désavoué par la justice

Affaire Vattani-Casapound : le gouvernement italien à nouveau désavoué par la justice

07/04/2012 – 12h00
ROME (NOVOpress) –
Le tribunal administratif du Latium, siégeant en formation collégiale, a infligé mercredi un nouveau camouflet au gouvernement Monti dans l’affaire de Mario Vattani (photo), consul général d’Italie à Osaka. On se souvient qu’un scandale avait été créé de toutes pièces par la gauche et l’extrême gauche, après que le journal communiste L’Unità eut révélé que ce brillant diplomate animait – pendant son temps libre et sous un pseudonyme – le groupe de musique alternative SottoFasciaSemplice, et qu’il avait chanté une fois à un concert organisé par Casapound.

Le ministre des Affaires étrangères, Giulio Terzi di Sant’Agata, avait rappelé en urgence Vattani en Italie, le 21 février, au motif que le « mouvement » des postes diplomatiques a lieu avant fin mars. Le consul s’était alors pourvu devant le tribunal administratif. Le 15 mars dernier, celui-ci avait suspendu la sanction jusqu’au 4 avril.

Réuni donc le 4 avril, le tribunal administratif a cette fois décidé de suspendre le rappel de Vattani jusqu’au 21 novembre prochain, où sera examiné son recours sur le fond. Dans les attendus de leur jugement, les juges ont balayé l’argumentation du Ministère des Affaires étrangères, fondée « sur le préjudice que l’affaire en cause aurait porté à l’image de l’État et à ses intérêts supérieurs ». Le Ministère, relèvent les juges, « n’a fourni aucun élément qui ait démontré concrètement le discrédit que l’on craint pour l’image et les intérêts de l’État ».

Mario Vattani reste donc consul d’Italie à Osaka.

Rouen aussi est Fdesouche !

Rouen aussi est Fdesouche !

30/03/2012 – 10h00
ROUEN (NOVOpress) –
Comme dans de nombreuses villes en France précédemment, c’était mardi au tour de Rouen d’exprimer son soutien au site fdesouche.com ainsi qu’à Pierre Sautarel, mis en examen par le tribunal de Rouen suite à une plainte pour diffamation parce que l’on veut le considérer comme le webmaster de ce site de réinformation (voir Novopress).

Ainsi, une trentaine de sympathisants rouennais se sont réunis devant le palais de justice de Rouen, pour affirmer haut et fort ce soutien. Banderole en main, chants et discours nourris, il y avait parmi eux des militants de Vague Normande et des sociétaires du cercle philosophique “La Onzième heure”. Ces manifestants étaient venus soutenir la liberté de la presse ainsi que la liberté d’expression, mis à mal par la justice et le gouvernement actuel.

Le plaignant, Arezki Dahmani, enseignant de l’université de Paris-XIII, n’avait pas apprécié certains commentaires sur le site fdesouche suite à la publication d’un article concernant sa mise en examen pour “trafic d’influence” et inscriptions frauduleuses d’étudiants chinois.

Notre confrère fdesouche est visé car sa réinformation dérange l’idéologie dominante. François de Souche c’est moi, c’est nous, comme dans les autres villes les manifestants ont affirmé, à Rouen, nous aussi sommes François de Souche !

Nouveaux textes « anti-terrorisme », ou surtout anti liberté d’expression ! En conseil des ministres le 11 avril

Nouveaux textes « anti-terroristes », ou surtout anti liberté d'expression ! En conseil des ministres le 11 avril

28/03/2012 – 16h30
PARIS (NOVOpress) —
Après les attentats de Montauban et Toulouse, le président Sarkozy a annoncé vouloir prendre des mesures de « lutte contre le terrorisme ». Ces dernières seront présentées en conseil des ministres le 11 avril prochain, comme l’a indiqué Valérie Pécresse, la porte-parole du gouvernement. Nicolas Sarkozy a pour ce faire réuni aujourd’hui les responsables de la police, de la gendarmerie et des services de renseignement en présence des ministres de l’Intérieur et de la Justice et du Premier ministre François Fillon pour faire le point de l’enquête sur les complicités éventuelles du tueur, Mohamed Merah.

Rappelons à toutes fins utiles que ledit Merah était bien connu des services de police selon la formule consacrée, ce qui semble être un désaveu du chef de l’Etat des forces de l’ordre au vu des actes de terreur qu’a pu préparer Merah sans être arrêté. Était-il seulement surveillé ? Pourquoi était-il en liberté ? Rassurons-nous, Nicolas Sarkozy prévoit d’ores et déjà une solution radicale : l’espionnage sur Internet.

« Vous savez bien aujourd’hui que tous nos services, les services de police, les services de renseignement, la justice, sont totalement mobilisés pour qu’il soit fait toute la lumière à la fois sur la responsabilité de Mohamed Merah mais aussi sur l’ensemble des complicités dont il aurait pu bénéficier », a indiqué Valérie Pécresse à la presse. «Le travail d’enquête et le travail judiciaire de poursuivent, ils sont aujourd’hui suivis au plus haut sommet de l’Etat», a-t-elle ajouté en confirmant la tenue de cette nouvelle réunion à l’Elysée.

Nicolas Sarkozy avait déjà annoncé la semaine dernière sa volonté de voir punie par la loi toute personne qui consultera « de manière habituelle » des sites Internet qui font l’apologie du terrorisme ou qui appellent à la haine et à la violence.

Quelle est la définition exacte d’ « apologie du terrorisme » ou « haine et violence » (qui n’est pas sans nous rappeler la condamnation pour « incitation à la haine raciale », expression utilisée de façon très extensive) ? Nous ne le savons pas encore mais il y a fort à parier que Fdesouche, les sites identitaires, et tous les sites politiquement incorrects, seront surveillés de très près et payeront les pots cassés ; alors que les personnes fréquentant des sites terroristes “ont déjà basculé vers une navigation cryptée du type Tor ou VPN” comme l’a souligné Cédric Manara, avocat spécialiste d’Internet. Pour le pouvoir, les événements de Toulouse et Montauban tombent à point nommés pour tenter de tordre le cou au dernier espace de liberté de notre pays.

Soutien à Fdesouche.com et à la liberté d’expression à Rouen le 27 mars

Soutien à Fdesouche.com et à la liberté d'expression à Rouen le 27 mars

25/03/2012 – 19h00
ROUEN (NOVOpress) – Un rassemblement de soutien à la liberté d’expression aura lieu à Rouen demain à 18h30 devant les grilles du Palais de Justice.

Suite à un dépôt de plainte déposé contre le site de réinformation Fdesouche.com par Arezki Dahmani, Pierre Sautarel a été mis en examen au tribunal de Rouen. Pierre Sautarel est impliqué car considéré comme le webmaster de ce site Internet (voir Novopress).

Les identitaires de Rouen ont appelé à se joindre à ce rassemblement “afin de marquer leur soutien à Pierre Sautarel et au site Fdesouche ainsi qu’à protester contre les accusations abusive d’incitation à la haine utilisées pour bâillonner la liberté d’expression et le droit à l’information.”

Soutien à Fdesouche.com et à la liberté d'expression à Rouen le 27 mars

France Info au pays des Soviets – Par Bernard Lugan

France Info au pays des Soviets - Par Bernard Lugan

[box class=”info”] Incorrigibles journalistes que ceux de France Info. Eux, si prompts à dénoncer la censure réelle ou supposée pratiquée de par le vaste monde, à commencer par la Russie, viennent en effet de se livrer à un acte de censure particulièrement grossier à mon encontre. [/box]

Exposé des faits : vendredi 23 mars à 10 heures 30, je reçois le mail suivant :

“Bonjour,

Je suis Catherine Duthu, journaliste au service “Monde” à France Info. Je souhaiterais faire une interview avec Bernard Lugan à propos de la situation au Mali. L’interview se passerait par téléphone et serait ensuite diffusée en longueur sur notre antenne dès 15h45 pour être ensuite rediffusée dans le courant de la journée. Pourriez-vous me contacter au plus vite pour me dire si cela est possible ? Je vous en remercie par avance.”

Un contact téléphonique est donc établi avec la journaliste Catherine Duthu, laquelle, ayant lu mon communiqué sur le Mali publié la veille sur mon blog, souhaitait un entretien pour diffusion le jour même à 15h 45 dans l’émission « Regards sur le monde ».

L’entretien téléphonique se déroula normalement entre 11 heures et 11 heures 15 et la journaliste me confirma qu’il serait diffusé en temps et heure convenus. Or, à 15 heures 45, ce fut un autre intervenant, plus « politiquement correct » aux yeux de sa rédaction qui répondit aux mêmes questions que celles qui m’avaient été posées par Madame Catherine Duthu.

Pourquoi cette censure ? Parce que j’expliquais dans cet entretien que le règlement de la question touareg ne passait pas par des élections, mais par la prise en compte du fait que les Touaregs ne désirent plus être dominés par les sédentaires noirs du Sud au seul motif qu’ethno mathématiquement, ils sont moins nombreux qu’eux et donc, que toute solution durable doit impérativement être construite sur cette évidence.

Tenus en laisse, certains journalistes sont bien les laquais de la pensée dominante. Ils n’ont plus leur libre-arbitre. Plus que jamais la résistance passe donc par les circuits parallèles de l’information, à savoir internet.

Pour vous tenir informés des réalités africaines, consultez mon blog et d’abord, abonnez-vous à l’Afrique Réelle revue par internet livrée par PDF.

Bernard Lugan

[box class=”info”] Source : Le blog de Bernard Lugan. [/box]