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Arabie saoudite : bienvenue dans la « communauté de l’amour »

Arabie saoudite : bienvenue dans la « communauté de l’amour »

22/05/2012 – 11h00
RIYAD (NOVOpress) – 
A l’occasion du septième anniversaire de son accession au trône, Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud, le roi d’Arabie saoudite, a déclaré : « Nous espérons avoir dans notre communauté de l’amour, de la sincérité et de l’unité. Je prie Allah de m’aider à m’acquitter de mes fonctions de la meilleure manière et d’une manière qui lui plaît ». En écho à cette déclaration, Sheikh Salah Al-Bedair, l’imam et prêcheur de la mosquée de Médine, a ajouté : « Nous souhaitons que le roi Abdallah reste un gouverneur partisan des plus pauvres, de la prévention de l’injustice et des opprimés ».

Il y a quelques mois, le site Le Figaro.fr  notait que « le roi Abdallah continue de distribuer des milliards pour apaiser un mécontentement encore contenu parmi les étudiants et les chômeurs, principaux exclus de la rente pétrolière ». Une dictature islamique où chaque blogueur doit demander un permis pour s’exprimer sur internet. En 2010, plus de 250 000 sites d’information ont été censurés, tandis que les médias qui critiquent le gouvernement, les personnalités religieuses et politiques du pays, sont menacés de sanctions. Sans oublier le sort des non-musulmans qui croulent sous les interdictions : ils doivent pratiquer notamment leur religion en secret et n’ont pas le droit de fréquenter les « villes saintes ». Arabie saoudite, une « communauté de l’amour » ?

Image : drapeau de l’Arabie Saoudite. Crédit photo : erjkprunczyk, via Flickr, licence CC.
Immigration : Du refus de voir à la peur de savoir - Par Joëlle-Anne Robert

Immigration : Du refus de voir à la peur de savoir – Par Joëlle-Anne Robert

[box class=”info”] Exposé fait lors du colloque “Peut-on raisonnablement estimer les coûts de l’immigration et de l’intégration ?” organisé par l’Institut de Géopolitique des Populations le 16 février à Paris.

Concernant ce colloque nous avons déjà publié :
– l’exposé de Jean-Yves Le Gallou, “Le coût de l’immigration annuelle supplémentaire : 18 milliards d’euros
– l’exposé d’Yves-Marie Laulan, président de l’Institut de Géopolitique des Populations, “L’impact macro-économique de l’immigration”
– et la Synthèse des travaux du Colloque. [/box]

Après avoir entendu ces spécialistes et ces économistes de grande qualité, j’aimerais vous donner le sentiment d’une non-spécialiste, mais d’une Française qui se pose une question : pourquoi nos élites, qui ont le pouvoir et les moyens d’améliorer une situation qui se détériore au fil des années, ne le font-elles pas ? Il y a clairement un refus de voir la situation, et notamment le coût de l’immigration, mais ce refus de voir recouvre peut-être une véritable peur de savoir, ce qui serait plus grave encore.

I) LE REFUS DE VOIR

1) Que refuse-t-on de voir ?

a) On refuse de voir les faits, de regarder la réalité en face. En voici quelques exemples:

Les faits parlent d’eux-mêmes et chacun peut les constater. Les salles d’attente des urgences dans les hôpitaux remplies par des foules venues de tous les pays. Nous avons tous vu ces jeunes sans titre de transport sauter les barrières dans le métro ou se faire arrêter par une armada de contrôleurs. Pire, que l’on songe aux scènes de violence de l’automne 2005, où il y eut 2 morts, 130 policiers blessés, 10 000 véhicules mis à feu, 120 nuits d’émeute, 4500 arrestations, et où le gouvernement fut obligé de déclarer l’état d’urgence. Une véritable guérilla urbaine aux portes de Paris. Que l’on songe à la montée et la radicalisation de l’islam dans nos banlieues qui font fuir les premiers habitants autochtones de ces banlieues devenues des zones de non-droit, où même la police n’ose plus entrer, et où le trafic de drogue fait la loi. En mars 2005 le journal le Monde titrait« le spectre des violences anti-blanc » dirigés contre les médecins, les chauffeurs de bus, les policiers, les professeurs. Le 13 février 2012 les députés admettent que « le souci est de lutter plus efficacement contre les actes de délinquance commis par une frange de la population qui a fait de la violation de la loi pénale son mode de vie ». Pour justifier les expulsions du territoire, un député explique que « le nombre de ressortissants mis en cause dans les cambriolages ou vols avec violence depuis 2008 a respectivement augmenté de 40% et de 37,4% ».Tout le monde peut constater ces faits de la vie quotidienne, évoqués à la télévision et dans la presse : on donne l’âge, le statut social de l’auteur des méfaits parfois son domicile ou le lycée qu’il fréquente mais jamais ces faits ne sont rapportés à l’origine étrangère ou immigrée des personnes. Autant de faits qui laissent dire à 60% de Français selon un sondage SOFRES du mois dernier que « l’on ne se sent plus en France » ou « qu’il y a trop d’étrangers. » Mais les coûts ne sont pas évoqués, car le grand public ne dispose pas des chiffres correspondants.

b) On refuse aussi de voir les chiffres :

Immigration : Du refus de voir à la peur de savoir – Par Joëlle-Anne Robert Puisque ces faits sont connus de tous, on devrait pouvoir les chiffrer ; or, on refuse de nous donner les statistiques. Témoin le livre de Michèle Tribalat, chercheur à l’INED, intitulé Les yeux grands fermés qui regrette qu’il n’y ait pas « de statistiques adéquates » et montre les vicissitudes qu’elle a connues pour publier des statistiques, qui deviennent « secret défense» et pratiquement inaccessibles aux chercheurs. « Nous n’avons ni registre de la population ni registre des étrangers… Pourquoi cette lacune ? Par respect de la personne humaine….De qui se moque-t-on ?… On sait que le plus petit Français est fiché par les impôts, la mairie, le téléphone, l’URSSAF… mais le ministre de l’Intérieur ne publie que des estimations !… La guerre des chiffres est une véritable guerre idéologique ».Ce livre aurait pu être sous-titré « Les tribulations d’un chercheur de l’INED» !

A quoi servent des statistiques dont on ne peut publier les analyses ? Alors que la Grande-Bretagne et les USA publient sans complexe ni tabou des rapports sur le problème de l’immigration, ceux-ci ne sont ni traduits ni publiés en France. On mentionnera ici le débat sur les statistiques ethniques, où, derrière les grandes déclarations de principe, on finit par se demander si l’on ne veut pas éviter de déboucher sur des conclusions gênantes : par exemple, on s’est habitué à l’idée que les pauvres immigrés comptent beaucoup plus de chômeurs que les Français , mais on sait rarement qu’il y a moins de chômeurs chez les Portugais vivant en France que chez les Français eux-mêmes, ce qui risquerait d’être vexant pour les autres immigrés… mais aussi pour nous.

Plus grave, on nous donne un certain nombre de chiffres, mais en déformant leur présentation ou en occultant complètement la dimension de ces chiffres liés à l’immigration : Le 20 Avril 2004, l’INED annonce « la France n’est plus un pays d’immigration massive» ; « Il n’y a pas plus d’étrangers dans notre pays qu’il y a 30 ans » déclare un député à l’Assemblée nationale. Aussitôt la presse s’empare de cette phrase pour en faire une donnée de référence. Le député a simplement oublié le nombre d’étrangers naturalisés pendant cette période ! On nous dit aussi que la natalité française est la meilleure d’Europe mais sans dire que cela est largement dû à l’immigration. On se souvient de cette photo du Figaro du 19 janvier 2011 en première page montrant 9 charmants bambins blancs, sous le titre : « Les Françaises n’ont jamais eu autant d’enfants depuis 35 ans » !!! On apprend d’autre part que les mariages mixtes entre Français et étrangers sont en augmentation rapide, ce que l’on pourrait interpréter comme un succès de l’intégration par le mariage, mais on oublie de nous dire que bon nombre de ces prétendus mariages mixtes se font entre 2 personnes de même origine étrangère, dont l’une a déjà la nationalité française et l’autre non. On nous fait croire à l’intégration alors que c’est l’endogamie qui progresse.

On a la nette impression qu’en France le gouvernement brouille sciemment les cartes, gêné de dire la vérité aux Français, d’annoncer des résultats qui sont politiquement incorrects. Mais s’agit-il uniquement du gouvernement ?

2) Qui nous refuse l’accès à ces connaissances ?

Immigration : Du refus de voir à la peur de savoir – Par Joëlle-Anne Robert a) Les médias, dont ce serait le devoir de les diffuser manquent d’objectivité dans la présentation des faits et font passer presque uniquement le message d’une immigration positive pour la France, voire idyllique, « une chance pour la France »comme le disait déjà en 1984 Bernard Stasi. Par contre, les médias ne manquent pas de se mobiliser pour le moindre incident affectant une famille immigrée ; par exemple on montre une famille d’immigrés clandestins menacés d’expulsion alors que ses enfants sont scolarisés en France. On nous donne les photos des associations manifestant devant l’école, et les interviews des parents et des amis désolés, mais on ne pense pas à nous rappeler l’absurdité d’une situation où les lois françaises se contredisent entre elles. La presse ne rappellera pas l’ambiguïté de la loi qui oblige les immigrés légaux et clandestins à mettre leurs enfants à l’école alors qu’ils n’ont pas le droit de rester en France. Les médias nous donnent une image complètement unilatérale, basée sur la manipulation des bons sentiments et la mauvaise conscience. En cela, ils suivent certes leur politique de communication, qui divise le monde entre « les gentils et les méchants », les gentils étant les immigrés et ceux qui les soutiennent, et les méchants tous les autres, mais les médias ne suivent-ils pas aussi des consignes qui leur viennent de plus haut ?

b) les autorités publiques

Le terme d’ « autorités publiques » est bien sûr très large, en fait celles-ci sont caractérisées par une grande multiplicité, quirend leur action moins lisible et brouille les pistes.

– Le gouvernement et le parlement, théoriquement souverains, sont ainsi liés aux institutions européennes, elles-mêmes très engagées en faveur de l’immigration, dans un jeu complexe, où ils peuvent soit prendre l’initiative de lois ou de règlements, soit dire qu’ils sont obligés de le faire au nom du droit européen, qu’ils choisissent ou non de respecter en pratique (cas des réfugiés tunisiens arrivés à Lampedusa, passés par l’Italie et interceptés par la France à Menton, en violation des accords de Schengen).

Le problème est là, quotidiennement sous nos yeux. Au lieu de regarder la vérité en face, nos élus et nos fonctionnaires préfèrent proposer des décrets ou des lois, qui se succèdent sans cohérence. Par exemple, lorsque le gouvernement de Giscard d’Estaing a proposé en 1974 le regroupement familial, il n’a pas réfléchi au coût que cela pourrait représenter des décennies plus tard. Alors qu’en France nous tendons à remplacer notre politique familiale par une politique sociale, nous pratiquons une politique familiale pour les immigrés. C’est tout de même un comble ! La spirale infernale du regroupement familial a commencé et n’a pas cessé puisque aucun gouvernement n’a eu le courage de reconnaître que c’était une erreur fatale, et personne n’a voulu revenir sur ce principe. Au contraire, les Allemands, les Danois, les Autrichiens ont des lois pour restreindre le regroupement familial, qui pour eux n’est pas une fin en soi. Sans compter que cette immigration au seul motif du regroupement familial n’assure ni emploi ni logement, et surtout rend l’immigration définitive.

Trois ans après, en 1977, le secrétaire d’Etat aux travailleurs manuels et immigrés du gouvernement Barre, Lionel Stoléru lance l’opération du « million » pour inciter les étrangers à rentrer chez eux, mais en même temps on instaure des « cours de langue et de civilisation d’origine »dans nos écoles, ce qui est pour le moins paradoxal ! En 1978, on ne renouvellera pas les 500 000 cartes de travail mais en 1979, elles seront toutes renouvelées. Enchevêtrement de promesses non tenues, de tergiversations, un pas en avant, deux pas en arrière : on dit une chose et on en fait une autre, cette politique empêche de faire avancer les choses et finalement les Français ne comprennent plus rien à ce double langage.

– Les autorités judiciaires: les politiques publiques sont à la fois encadrées (Conseil Constitutionnel) et appliquées (tribunaux judiciaires et administratifs, police) de façon si diverse qu’elles contribuent à la confusion générale. En 1979 Christian Bonnet, ministre de l’Intérieur fait passer facilement une loi facilitant l’expulsion des clandestins ; mais le Conseil Constitutionnelannule l’essentiel de la loi car « c’est une atteinte aux droits de l’homme ». Droits de l’homme qui servent également de base à la CEDH (Cour européenne des droits de l’homme) : le 30 Janvier 2012, le Figaro titrait« Les juges européens de la CEDH sous le feu des critiques » : au nom des droits de l’homme, ils imposent leurs vues sur les questions de société. Une ingérence de plus en plus contestée par David Cameron au Conseil de l’Europe, et par les Français (Romain Boffa, professeur à l’université de Lille, ou Astrid Marais, maître de conférence à Paris-Assas), qui dénoncent « le bouleversement de pans entiers de notre législation en contrariant notre politique de lutte contre l‘immigration ». Ils en arrivent même à parler de « diktat » de la CEDH. Sans compter les autres juridictions européennes, qui veillent à ce que les autorités françaises n’enfreignent pas les règles communautaires, et qui entretiennent par là un jeu complexe qui permet de « se renvoyer la balle » sans prendre ses responsabilités.

– Les organismes d’études publics (INSEE et INED… ) dépendent à la fois du gouvernement, qui est leur autorité hiérarchique, et des orientations scientifiques et idéologiques de leurs membres, ce qui fait que malgré quelques progrès (distinction par l’INSEE entre immigrés et étrangers) il reste de nombreuses lacunes dans nos connaissances comme on l’a bien vu ce matin.

Je me suis amusée à relever le nom de quelques uns des différents organismes en charge des questions migratoires : DPM(Direction des populations et des migrations) ; OFPRA (Office français de protection des réfugiés et des apatrides) ; HCI (Haut Conseil à l’Intégration ) ; OSII (Observatoire statistique de l’immigration et de l’intégration) ; OMI (Office des migrations internationales) ; AGDREF (Agence de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France); CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l’homme) ; REM (Réseau européen des migrations) ; GISTI (Groupe d’information et de soutien aux travailleurs immigrés ) ; CRAN( Conseil représentatif des Associations noires) ; Ministère de la Ville et de l’Intégration, Observatoire de la délinquance, etc., etc… Ces organismes, dont la liste n’est pas exhaustive, et au sein desquels sont créées des sous-commissions nombreuses, montrent qu’à défaut de nous donner des informations pertinentes, on est prêt à dépenser beaucoup d’argent pour nous fournir des interprétations basées sur des informations lacunaires. On aurait préféré le contraire.

c) Enfin au-delà du refus de donner des informations, il y a aussi le refus le plus spectaculaire et le plus symbolique de tous qui est le refus de demander aux Français ce qu’ils pensent du sujet par un référendum. Mr. Sarkozy nous en annonce peut-être un après sa réélection éventuelle, mais tout ce que l’on peut constater objectivement, c’est qu’il n’y en a pas eu un seul sur ce sujet pendant son premier quinquennat ni même avant. Le coût de l’immigration n’a d’ailleurs été abordé pendant la campagne des présidentielles de 2012 ni par Nicolas Sarkozy ni par François Hollande, alors que les problèmes de financement de notre modèle social étaient au cœur du débat.

La question que l’on peut se poser, face à ce refus de voir une réalité évidente aux yeux de tous les Français, c’est celle du pourquoi.

II) POURQUOI REFUSE-T-ON DE VOIR ?

Parmi les raisons de ce refus de voir, certaines sont bien connues et même parfois explicites, d’autres sont plus profondes ou cachées, et peut-être encore plus graves.

1) Les raisons plus ou moins explicites :

a) La première est la question des droits de l’homme. Les principes des droits de l’homme interdisent de juger ou de traiter un individu en fonction de ses origines ou de ses opinions. La France se considère comme la patrie des droits de l’homme, et ne manque jamais de le rappeler, mais ces principes ont bon dos et permettent de justifier beaucoup de choses. Ainsi s’est développée une « idéologie des droits de l‘homme » au nom de laquelle certains groupes, généralement très politisés, s’arrogent le droit exclusif de juger ce qui est conforme ou pas à ces principes. On retrouve ainsi un processus classique dans les mouvements révolutionnaires, dans lesquels les éléments les plus extrémistes assoient leur pouvoir en dénonçant tous les autres comme des tièdes voire des traîtres.

Dans le cas qui nous intéresse, on voit bien que toute personne essayant d’avoir un jugement nuancé ou réaliste sur la question de l’immigration risque d’être taxée de racisme si ce n’est de nazisme. Parler immigration est politiquement incorrect ; c’est donc un sujet tabou à éviter. Ces dénonciations pouvant s’appuyer sur des dispositifs juridiques comme la loi Pleven-Gayssot, on en arrive à une autocensure, où les gens n’osent même plus évoquer le sujet, ce qui ne contribue évidemment pas à l’avancement du débat. Comme ce processus a conduit à un élargissement incessant du domaine considéré comme faisant partie des droits de l’homme (droit à la santé, droit à l’éducation, droit au logement etc… ), on finit par se demander sur quel sujet on pourra encore parler ou discuter sans risquer d’avoir un procès.

Or ce sont des sujets, notamment l’éducation, la santé et le logement, qui jouent un rôle essentiel à la fois sur le coût de l’immigration et sur les finances de notre pays. La santé et l’éducation sont considérés comme des droits absolus sans obligation de régularité du séjour ni d’aucune vérification d’identité. L’AME (aide médicale d’Etat) permet à tout étranger en situation illégale d ‘être soigné gratuitement au même titre que les Français relevant de la sécurité sociale, ce qui a un coût de un demi-milliard d’euros…. Et que dire du paradoxe pour les clandestins qui ne peuvent résider sur le sol français mais bénéficient des droits sociaux (hébergement, scolarisation des enfants, allocation spéciale à l’enfance).

On préfère se taire plutôt que de prendre le risque d’aborder un sujet tabou, on passe du juridique à l’émotionnel en n’osant pas appliquer les lois pourtant votées démocratiquement.

b) La seconde raison qui nous fait éluder le débat sur le coût de l’immigration est la mauvaise conscience entretenue intentionnellement notamment dans le cadre de ce que l’on appelle la repentance :

L’ancienne France colonisatrice devient une terre d’accueil , comme pour s’excuser d’avoir colonisé tous ces pays, comme si elle devait faire acte de repentance, alors qu’elle leur a apporté aussi, entre autres, ses compétences pour la construction d’hôpitaux et d’écoles, etc… Une culpabilité diffuse qui s’exprime, par exemple, par un fait symbolique : en avril 2007, la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration remplace l’ancien Musée des colonies. Faire oublier les horreurs de la colonisation et montrer les bienfaits de l’immigration !! L’immigration apparait comme un juste retour des choses après la décolonisation. Plus personne n’ose évoquer les bienfaits de la colonisation, par contre il faut se persuader de ceux de l’immigration.

c) La troisième raison est à rechercher dans les stratégies ou les tactiques politiciennes

Les polémiques basées sur le respect des droits de l’homme peuvent au moins se targuer d’une certaine noblesse dans leur principe. Il n’en va pas de même des manœuvres politiciennes qui ont instrumentalisé la question de l’immigration, ou plutôt la diabolisation de cette thématique, pour assurer le succès électoral d’un parti sur l’autre. L’initiative en revient à François Miterrand, qui a assuré, grâce à la proportionnelle, la percée électorale du Front National, tout en diabolisant son chef et en stigmatisant son thème principal l’immigration, pour priver J. Chirac d’une partie de son électorat. Opération en partie réussie, mais qui s’est retournée contre les socialistes en 2002, la même manoeuvre permettant à Jacques Chirac de se faire réélire triomphalement au 2éme tour contre Jean-Marie Le Pen, avec l’appui unanime des milieux antiracistes. Ici, clairement, on est dans la manoeuvre politicienne. La diabolisation concomitante du Front National et du débat sur l’immigration a conduit au refus d’une discussion sereine et objective sur ce sujet.

Tout cela, la plupart des Français le savent, ou au moins le sentent confusément, même s’ils ne voient pas nécessairement à quel point ces considérations idéologiques ou politiques empêchent un véritable débat démocratique, appuyé sur des faits et des chiffres, sur le coût de l’immigration. Mais si une majorité de Français accepte, tout en s’en rendant plus ou moins compte, d’être privée d’une bonne partie des informations nécessaires à ce débat essentiel, on est en droit de se demander s’ils ont vraiment envie de connaître la vérité, ou si leur résignation ne tient pas à un phénomène plus profond : la peur de savoir la vérité.

2) Des raisons plus profondes, qui concernent tous les Français : la peur de savoir

a) La difficulté de renoncer à la «pensée magique ».

La « pensée magique » se concentre exclusivement sur ce que l’on souhaite ou sur ce que l’on juge bon, et se refuse à prendre en compte des considérations « vulgaires » comme «comment faire ? » ou « combien cela coûte ? ». Ceci est particulièrement valable pour les choses qui «n’ont pas de prix » par exemple, « l’environnement n’a pas de prix», donc on n’hésiterait pas à remplacer le pétrole par des éoliennes qui coûtent 3 fois plus cher. Ou bien, « l’accueil de l’autre» et sa dignité n’ont pas de prix, donc si une famille immigrée s’entasse dans un logement étroit et insalubre, il suffit de lui attribuer un cinq pièces avec tout le confort ! Il faut reconnaître que les Français se complaisent volontiers dans cette « pensée magique »,où l’on croit que le gouvernement peut résoudre n’importe quel problème s’il veut bien s’en occuper. L’Eglise catholique elle-même se place volontiers dans cette approche lorsqu’elle évoque des questions économiques ou sociales. Renoncer à cette « pensée magique », c’est perdre un peu de ses illusions et de ses rêves, et cela ne fait jamais plaisir.

b) La peur de devoir reconnaître que l’on s’est trompé depuis longtemps et même très longtemps sur des choses essentielles. Il n’est jamais agréable de devoir reconnaître que l’on s’est trompé, ou que l’on a fait confiance à des gens qui nous ont trompés. Au bout d’un certain nombre d’années, une opinion fausse finit par faire tellement partie de notre univers mental qu’y renoncer, c’est presque renoncer à une part de notre identité. A la limite on va en vouloir à celui qui nous oblige à reconnaître que nous nous sommes trompés ou que nous avons été trompés. Autant ne rien savoir !

c) Peur de reconnaître que l’on a échoué par manque de courage politique en refusant de contrôler et d’encadrer cette immigration devenue au cours du temps incontrôlable. Au lieu de faire venir les immigrés qualifiés dont la France a peut-être besoin et qu’elle a la capacité d’accueillir en leur offrant travail et logement, comme cela se fait chez nos voisins britanniques (« the brightest and the best from across the world ») ou allemands, on a laissé les portes grandes ouvertes en laissant croire aux populations immigrées que la France c’est le paradis !!En fait, il s’agit aussi de la peur de savoir que nous n’avons que ce que nous méritons. La société matérialiste et laxiste dans laquelle nous vivons n’incite pas à voir les problèmes. L’immigration devient un phénomène inéluctable contre lequel on ne peut rien et que l’on doit accepter. On préfère son confort matériel et intellectuel et ce qui compte, ce sont la consommation, les loisirs, et les vacances. On veut éviter à tout prix de se poser des questions embarrassantes et de s’empoisonner la vie avec des problèmes insolubles !

d) La peur d’apprendre une très mauvaise nouvelle : celle que nous risquons de disparaître en tant que culture ou que civilisation. Ici, le parallèle avec le patient et son médecin est criant : on retarde le rendez-vous avec le médecin ou le laboratoire d’analyses, parce que l’on n’a pas envie d’apprendre une mauvaise nouvelle. Peur de comprendre que les nouveaux immigrants, de plus en plus nombreux ne cherchent pas à s’intégrer, rejettent notre culture et parfois détestent la France (voir les textes de certaines chansons de rap, ou des déclarations comme celle de Foddé Sylla, ex-président de SOS Racisme, affirmant dans le Monde du 10/12/2005 que « la République blanche, c’est fini ! »). Peur de comprendre que ces nouveaux arrivants cherchent à implanter leurs modes de vie : témoins les étalages halal qui fleurissent dans toutes les grandes surfaces, le port du voile qui envahit les rues et les bancs de l’université, les demandes d’horaires spéciaux dans les piscines pour les hommes et pour les femmes, de régimes alimentaires spéciaux dans les cantines. Peur de voir ces nouveaux immigrés imposer leur religion et leur culture. Petit à petit la société française sent son identité lui échapper. La perspective de voir la culture française se dissoudre dans un méli-mélo multiculturel ne réjouit pas autant de gens que l’on pourrait croire, celle de voir notre pays faire faillite sous le poids des déficits conjugués de l’Etat et de la sécurité sociale non plus. Alors autant discuter de la question de la retraite à 60 ans, ou de la taxation des bonus des banquiers.

CONCLUSION :

Michèle Tribalat écrit avec justesse et réalisme que « Le pouvoir politique ne connaît pas la réalité, ce qui est un obstacle majeur à l’action politique ». Le refus de voir et la peur de savoir viennent du manque de courage et de détermination d’élus qui ne veulent pas voir qu’ils se sont trompés, et d’une élite aveuglée par l’idéologie des droits de l’homme. Devant une maladie grave, il faut regarder la réalité en face pour trouver la solution adéquate. Mais nos élites préfèrent ne pas endosser cette responsabilité désagréable et agissent plutôt selon le principe « Après moi le déluge ».

Cette démission des élites, mais aussi le refus de beaucoup de nos concitoyens de regarder la réalité en face, peuvent nous conduire à nous poser de graves questions, de portée historique, sur l’état de notre démocratie : après deux siècles de République, la démocratie française ne serait-elle pas encore parvenue à la maturité, qui permet de discuter sereinement des grands sujets? Ou bien, après y être parvenue, aurait-elle connu dans les 50 dernières années une dérive ou un déclin ne lui permettant plus de se confronter à la réalité ? Nous laissons aux historiens le soin de répondre.

Si nous voulons faire face, pour notre part, à nos responsabilités, nous ne devons pas considérer l’immigration «comme une chance ni comme un fléau, mais plutôt comme un défi à relever », comme le dit Maxime Tandonnet dans son livre Immigration sortir du chaos (Flammarion 2006). Mais, pour relever un défi, il faut avoir toutes les données en mains, et notamment toutes les données chiffrées qui permettent de raisonner sereinement et rationnellement sur les coûts et les avantages. C’est l’utilité d’un colloque comme celui-ci.

Joëlle-Anne Robert

Affaire Vattani-Casapound : le gouvernement italien à nouveau désavoué par la justice

Affaire Vattani-Casapound : le gouvernement italien à nouveau désavoué par la justice

07/04/2012 – 12h00
ROME (NOVOpress) –
Le tribunal administratif du Latium, siégeant en formation collégiale, a infligé mercredi un nouveau camouflet au gouvernement Monti dans l’affaire de Mario Vattani (photo), consul général d’Italie à Osaka. On se souvient qu’un scandale avait été créé de toutes pièces par la gauche et l’extrême gauche, après que le journal communiste L’Unità eut révélé que ce brillant diplomate animait – pendant son temps libre et sous un pseudonyme – le groupe de musique alternative SottoFasciaSemplice, et qu’il avait chanté une fois à un concert organisé par Casapound.

Le ministre des Affaires étrangères, Giulio Terzi di Sant’Agata, avait rappelé en urgence Vattani en Italie, le 21 février, au motif que le « mouvement » des postes diplomatiques a lieu avant fin mars. Le consul s’était alors pourvu devant le tribunal administratif. Le 15 mars dernier, celui-ci avait suspendu la sanction jusqu’au 4 avril.

Réuni donc le 4 avril, le tribunal administratif a cette fois décidé de suspendre le rappel de Vattani jusqu’au 21 novembre prochain, où sera examiné son recours sur le fond. Dans les attendus de leur jugement, les juges ont balayé l’argumentation du Ministère des Affaires étrangères, fondée « sur le préjudice que l’affaire en cause aurait porté à l’image de l’État et à ses intérêts supérieurs ». Le Ministère, relèvent les juges, « n’a fourni aucun élément qui ait démontré concrètement le discrédit que l’on craint pour l’image et les intérêts de l’État ».

Mario Vattani reste donc consul d’Italie à Osaka.

Rouen aussi est Fdesouche !

Rouen aussi est Fdesouche !

30/03/2012 – 10h00
ROUEN (NOVOpress) –
Comme dans de nombreuses villes en France précédemment, c’était mardi au tour de Rouen d’exprimer son soutien au site fdesouche.com ainsi qu’à Pierre Sautarel, mis en examen par le tribunal de Rouen suite à une plainte pour diffamation parce que l’on veut le considérer comme le webmaster de ce site de réinformation (voir Novopress).

Ainsi, une trentaine de sympathisants rouennais se sont réunis devant le palais de justice de Rouen, pour affirmer haut et fort ce soutien. Banderole en main, chants et discours nourris, il y avait parmi eux des militants de Vague Normande et des sociétaires du cercle philosophique “La Onzième heure”. Ces manifestants étaient venus soutenir la liberté de la presse ainsi que la liberté d’expression, mis à mal par la justice et le gouvernement actuel.

Le plaignant, Arezki Dahmani, enseignant de l’université de Paris-XIII, n’avait pas apprécié certains commentaires sur le site fdesouche suite à la publication d’un article concernant sa mise en examen pour “trafic d’influence” et inscriptions frauduleuses d’étudiants chinois.

Notre confrère fdesouche est visé car sa réinformation dérange l’idéologie dominante. François de Souche c’est moi, c’est nous, comme dans les autres villes les manifestants ont affirmé, à Rouen, nous aussi sommes François de Souche !

Nouveaux textes « anti-terroristes », ou surtout anti liberté d'expression ! En conseil des ministres le 11 avril

Nouveaux textes « anti-terrorisme », ou surtout anti liberté d’expression ! En conseil des ministres le 11 avril

28/03/2012 – 16h30
PARIS (NOVOpress) —
Après les attentats de Montauban et Toulouse, le président Sarkozy a annoncé vouloir prendre des mesures de « lutte contre le terrorisme ». Ces dernières seront présentées en conseil des ministres le 11 avril prochain, comme l’a indiqué Valérie Pécresse, la porte-parole du gouvernement. Nicolas Sarkozy a pour ce faire réuni aujourd’hui les responsables de la police, de la gendarmerie et des services de renseignement en présence des ministres de l’Intérieur et de la Justice et du Premier ministre François Fillon pour faire le point de l’enquête sur les complicités éventuelles du tueur, Mohamed Merah.

Rappelons à toutes fins utiles que ledit Merah était bien connu des services de police selon la formule consacrée, ce qui semble être un désaveu du chef de l’Etat des forces de l’ordre au vu des actes de terreur qu’a pu préparer Merah sans être arrêté. Était-il seulement surveillé ? Pourquoi était-il en liberté ? Rassurons-nous, Nicolas Sarkozy prévoit d’ores et déjà une solution radicale : l’espionnage sur Internet.

« Vous savez bien aujourd’hui que tous nos services, les services de police, les services de renseignement, la justice, sont totalement mobilisés pour qu’il soit fait toute la lumière à la fois sur la responsabilité de Mohamed Merah mais aussi sur l’ensemble des complicités dont il aurait pu bénéficier », a indiqué Valérie Pécresse à la presse. «Le travail d’enquête et le travail judiciaire de poursuivent, ils sont aujourd’hui suivis au plus haut sommet de l’Etat», a-t-elle ajouté en confirmant la tenue de cette nouvelle réunion à l’Elysée.

Nicolas Sarkozy avait déjà annoncé la semaine dernière sa volonté de voir punie par la loi toute personne qui consultera « de manière habituelle » des sites Internet qui font l’apologie du terrorisme ou qui appellent à la haine et à la violence.

Quelle est la définition exacte d’ « apologie du terrorisme » ou « haine et violence » (qui n’est pas sans nous rappeler la condamnation pour « incitation à la haine raciale », expression utilisée de façon très extensive) ? Nous ne le savons pas encore mais il y a fort à parier que Fdesouche, les sites identitaires, et tous les sites politiquement incorrects, seront surveillés de très près et payeront les pots cassés ; alors que les personnes fréquentant des sites terroristes “ont déjà basculé vers une navigation cryptée du type Tor ou VPN” comme l’a souligné Cédric Manara, avocat spécialiste d’Internet. Pour le pouvoir, les événements de Toulouse et Montauban tombent à point nommés pour tenter de tordre le cou au dernier espace de liberté de notre pays.

Soutien à Fdesouche.com et à la liberté d'expression à Rouen le 27 mars

Soutien à Fdesouche.com et à la liberté d’expression à Rouen le 27 mars

25/03/2012 – 19h00
ROUEN (NOVOpress) – Un rassemblement de soutien à la liberté d’expression aura lieu à Rouen demain à 18h30 devant les grilles du Palais de Justice.

Suite à un dépôt de plainte déposé contre le site de réinformation Fdesouche.com par Arezki Dahmani, Pierre Sautarel a été mis en examen au tribunal de Rouen. Pierre Sautarel est impliqué car considéré comme le webmaster de ce site Internet (voir Novopress).

Les identitaires de Rouen ont appelé à se joindre à ce rassemblement “afin de marquer leur soutien à Pierre Sautarel et au site Fdesouche ainsi qu’à protester contre les accusations abusive d’incitation à la haine utilisées pour bâillonner la liberté d’expression et le droit à l’information.”

Soutien à Fdesouche.com et à la liberté d'expression à Rouen le 27 mars

France Info au pays des Soviets - Par Bernard Lugan

France Info au pays des Soviets – Par Bernard Lugan

[box class=”info”] Incorrigibles journalistes que ceux de France Info. Eux, si prompts à dénoncer la censure réelle ou supposée pratiquée de par le vaste monde, à commencer par la Russie, viennent en effet de se livrer à un acte de censure particulièrement grossier à mon encontre. [/box]

Exposé des faits : vendredi 23 mars à 10 heures 30, je reçois le mail suivant :

“Bonjour,

Je suis Catherine Duthu, journaliste au service “Monde” à France Info. Je souhaiterais faire une interview avec Bernard Lugan à propos de la situation au Mali. L’interview se passerait par téléphone et serait ensuite diffusée en longueur sur notre antenne dès 15h45 pour être ensuite rediffusée dans le courant de la journée. Pourriez-vous me contacter au plus vite pour me dire si cela est possible ? Je vous en remercie par avance.”

Un contact téléphonique est donc établi avec la journaliste Catherine Duthu, laquelle, ayant lu mon communiqué sur le Mali publié la veille sur mon blog, souhaitait un entretien pour diffusion le jour même à 15h 45 dans l’émission « Regards sur le monde ».

L’entretien téléphonique se déroula normalement entre 11 heures et 11 heures 15 et la journaliste me confirma qu’il serait diffusé en temps et heure convenus. Or, à 15 heures 45, ce fut un autre intervenant, plus « politiquement correct » aux yeux de sa rédaction qui répondit aux mêmes questions que celles qui m’avaient été posées par Madame Catherine Duthu.

Pourquoi cette censure ? Parce que j’expliquais dans cet entretien que le règlement de la question touareg ne passait pas par des élections, mais par la prise en compte du fait que les Touaregs ne désirent plus être dominés par les sédentaires noirs du Sud au seul motif qu’ethno mathématiquement, ils sont moins nombreux qu’eux et donc, que toute solution durable doit impérativement être construite sur cette évidence.

Tenus en laisse, certains journalistes sont bien les laquais de la pensée dominante. Ils n’ont plus leur libre-arbitre. Plus que jamais la résistance passe donc par les circuits parallèles de l’information, à savoir internet.

Pour vous tenir informés des réalités africaines, consultez mon blog et d’abord, abonnez-vous à l’Afrique Réelle revue par internet livrée par PDF.

Bernard Lugan

[box class=”info”] Source : Le blog de Bernard Lugan. [/box]

Silence ! En France on étouffe les libertés

Silence ! En France on étouffe les libertés

Les gouvernants français aiment à se poser en défenseurs des libertés. Mais ils multiplient les textes et les pratiques liberticides. Explications.

LOPPSI : la prison pour les opposants aux maires

Votée en 2011, la LOPPSI est une loi censée améliorer la sécurité des Français. Mais au hasard d’un article elle protège les maires des contestations bon enfant. Interrompre un conseil municipal, fût-ce quelques secondes, est désormais un délit passible de lourdes peines d’amende, de la déchéance des droits civiques et de la prison. Les Identitaires angevins en ont fait l’expérience. Pour s’être introduits en avril dernier au conseil municipal d’Angers pour protester contre un projet de construction de mosquée, ils ont subi les foudres de la police et de la justice : écoutes téléphoniques, gardes à vue, mises en examen et condamnations. On objectera qu’ils ont eu tort d’agir ainsi mais comment se faire entendre contre un projet contesté quand l’opposition officielle au maire n’ose rien dire ? C’est précisément parce qu’il n’y a plus de pluralisme dans les assemblées que les citoyens sont contraints de trouver des moyens de se faire entendre. Un chahut n’est pas un crime ! Le procureur l’a d’ailleurs admis tout en précisant que c’est à cause de l’objet de la manifestation qu’il avait poursuivi les auteurs. Il s’agit donc bien là de justice politique.

Loi sur le « génocide arménien » : la prison pour délit d’opinion historique

Après la loi Pleven (prison pour délit d’opinion sociologique) voici une extension des lois mémorielles (prison pour délit d’opinion historique). Après la loi Gayssot sur la « Shoah » et la loi Taubira (sur la « Traite atlantique »), voici la loi Boyer sur le « génocide arménien ». Certains événements deviennent ainsi protégés par une vérité officielle. Une atteinte aux libertés en même temps qu’une formidable régression civilisationnelle : car dans la tradition européenne, ne peut être dit vrai que ce qui est librement réfutable.

Un universitaire censuré à la télévision

La direction d’Itélé a censuré, en décembre dernier, un entretien que Robert Ménard avait enregistré avec l’africaniste Bernard Lugan dans le cadre de son émission quotidienne Ménard sans interdit. Bernard Lugan avait été invité pour présenter son essai Décolonisez l’Afrique. L’émission a été enregistrée puis déprogrammée. C’est le fond des propos de Bernard Lugan qui a été censuré. Il est interdit de dire sur une télévision française que « Les Africains ne sont pas des Européens pauvres à la peau noire », que « la repentance européenne + la victimisation africaine débouchent sur une Afrique immobile » ou que « l’ingérence humanitaire est un impérialisme hypocrite » et que « le Printemps arabe fut un miroir aux alouettes ». Il est vrai que Bernard Lugan fut l’un des rares analystes à avoir douté que le « Printemps arabe » donnerait naissance à des démocraties à l’anglaise… Impardonnable !

ACTA, le traité liberticide contre Internet

L’Accord commercial anti-contrefaçon est un traité international multilatéral concernant les droits de propriété intellectuelle et les infractions au droit d’auteur sur Internet. Cet accord négocié par l’Union européenne vise à mettre en place un système de contrôle systématique de l’Internet en obligeant les fournisseurs d’accès à surveiller les paquets de connexions. Il devient alors extrêmement facile d’appliquer une censure non plus sur des contenus protégés, mais sur des idées indésirables. Et il s’agirait là d’une censure privée mise en œuvre par de puissants intérêts commerciaux ou idéologiques.

Persécutions policières et judiciaires contre François Desouche

François Desouche est le navire amiral de la réinfosphère sur Internet. Ce blog reçoit près de 100.000 visiteurs par jour. Mais François Desouche est dans l’œil du cyclone. Le lobby antiraciste a sorti l’artillerie lourde contre lui. Des poursuites ont été engagées par Arezki Dahmani, un militant antiraciste mis en cause dans diverses escroqueries, et par France Terre d’asile, une association immigrationniste subventionnée. Une police et une justice zélées ont prononcé deux mises en examen d’un internaute arbitrairement mis en cause.

Pour Pierre Sautarel, le but est clair, je cite : « On veut l’étouffer financièrement et psychologiquement sous une accumulation de procédures diverses et variées tout en essayant de compliquer [ses] relations avec [ses] proches ». « Chacun doit savoir que le maintien en ligne du blog se fait au prix de gros ennuis et de graves pressions policières et judiciaires. »

Tentatives de trucage de l’élection présidentielle ?

Chacun est libre de son appréciation sur l’histoire du Front national et le positionnement de Marine Le Pen. Mais enfin les questions qu’elle pose (sur l’euro, sur le protectionnisme, sur l’école républicaine, sur l’immigration) correspondent à de vrais enjeux et le courant dont elle se trouve la porte-parole représente de l’ordre de 20% des électeurs français. Dans ces conditions on ne peut être qu’éberlué de la manœuvre à la fois politique et médiatique qui cherche à la priver des parrainages nécessaires à sa présence à l’élection présidentielle. Au-delà de l’attitude des médias qui ont joué leur partition naturelle – léchage hier, lâchage aujourd’hui (en attendant le lynchage si les signatures de maires venaient à manquer) –, c’est la question du pluralisme politique qui est posée. Certes, les Français pourraient choisir entre M. Sarkozy et M. Hollande. Le problème, c’est qu’ils sont d’accord sur à peu près tout… et que leurs amis s’entendent fort bien quand il s’agit d’attenter à nos libertés.

[box class=”info”] Source : éditorial de février 2012 de Polémia. [/box]

Image : Lois et traités liberticides. DR
Le Monde ou le Maccarthysme journalistique français, par Bernard Lugan

Le Monde ou le Maccarthysme journalistique français, par Bernard Lugan

[box class=info]L’Africaniste français Bernard Lugan s’insurge, dans un article du 28 janvier dernier, des méthodes journalistiques d’un “grand quotidien du soir”. Novopress reproduit cette charge de cavalerie en règle d’un grand historien connu pour ses prises de position courageuses, et à contre-courant. [note de Novopress][/box]

Bernard Lugan

Bernard Lugan

Dans un article d’une rare partialité que Le Monde en date du 27 janvier 2012 consacre au Rwanda, MM. Christophe Ayad et Philippe Bernard me citent de la manière suivante :

« En 2004 il (Jean-Pierre Chrétien) a participé à une commission d’enquête citoyenne, mise en place par l’association Survie, pour dénoncer le rôle de la France. Cela a valu à Jean-Pierre Chrétien de virulentes attaques de l’historien Bernard Lugan, ancien maître de conférences à l’université Lyon-III, proche de l’extrême droite. Ce dernier a écrit plusieurs ouvrages pour innocenter François Mitterrand, l’armée française et l’Église catholique au Rwanda (François Mitterrand, l’armée française et le Rwanda, éditions du Rocher, 2005). Il a témoigné en faveur de génocidaires hutu poursuivis devant le TPIR ».

Le lecteur du Monde aura retenu trois choses :

1) Je serais « proche de l’extrême droite », jugement de valeur permettant de sous-entendre que je ne suis pas crédible et donc par avance disqualifié.

2) J’aurais écrit « plusieurs ouvrages pour innocenter François Mitterrand, l’armée française et l’Église catholique au Rwanda ». L’emploi du mot « innocenter » a son importance car il signifie que pour MM. Ayad et Bernard, le président François Mitterrand, l’armée française et l’Église catholique seraient coupables ou pour le moins complices de ce génocide…

Est cité à l’appui de cette affirmation un livre datant de 2005 dans lequel je défends très exactement le contraire de ce que prétendent me faire dire les journalistes du Monde. J’y reprends en effet en la développant l’idée centrale d’un précédent livre [1] qui est que les conditions du génocide résultent de l’engagement pro Hutu de l’Eglise catholique en 1959, puis de l’obligation démocratique imposée par François Mitterrand au président Habyarimana à partir de 1990… L’on chercherait en vain dans cette problématique une tentative visant à « innocenter » le président Mitterrand et l’Église catholique. Quant à l’armée française comme elle a quitté le Rwanda fin 1993, soit plus de six mois avant le début de ce génocide, elle n’a effectivement aucune responsabilité dans ce drame contrairement à ce que certains obligés de Kigali cherchent à faire croire.

Les journalistes du Monde sont donc pris en défaut de « bidonnage » car :

  • ils n’ont manifestement pas lu mon livre ;
  • ils tirent directement leurs « informations » de sites informatiques spécialisés dans les dénonciations de basse police ;
  • ils omettent en revanche de mentionner un ouvrage plus récent dans lequel je fais le bilan de la question, notamment à travers les travaux du TPIR [2].

3) J’aurais « témoigné en faveur de génocidaires hutu poursuivis devant le TPIR », ce qui serait la suite logique des points 1 et 2. En effet, qu’attendre d’autre d’un « proche de l’extrême droite » qui a osé écrire « plusieurs ouvrages pour innocenter François Mitterrand, l’armée française et l’Église catholique au Rwanda » ?

Le problème est que je n’ai jamais « témoigné en faveur de génocidaires hutu poursuivis devant le TPIR ». A quel titre d’ailleurs aurais-je pu le faire puisque je n’étais pas au Rwanda au moment du génocide et que je n’ai donc pas été le « témoin » des faits qui leur sont reprochés ? En revanche, connaissant intimement le Rwanda où j’ai enseigné et mené des recherches archéologiques durant plus de dix années, pays auquel j’ai consacré deux thèses dont un Doctorat d’État en six tomes, j’ai, pour ces raisons académiques, été six fois assermenté comme Expert par la Cour à laquelle j’ai remis des rapports totalisant près de 2000 pages [3]. Le document joint en annexe et qui émane du Greffe du TPIR permet de mettre en évidence la grave faute déontologique commise par les deux journalistes du Monde.

A leur décharge, il est utile de préciser qu’ils ignorent peut-être que le TPIR étant régi par les règles juridiques anglo-saxonnes, il n’y existe pas d’Experts de la Cour comme en France et que les Experts cités y sont proposés aux Chambres par les parties (Accusation et Défense). Pour chaque affaire, ces experts doivent renouveler leur accréditation, processus long et fastidieux au terme duquel ils sont soit récusés, soit acceptés et dans ce dernier cas, ce n’est qu’après avoir prêté solennellement serment qu’ils deviennent selon le terme anglo-saxon « Witness Expert ».

Le contre-sens fait par les journalistes du Monde pourrait donc s’expliquer soit par une désolante mauvaise foi, soit par une maîtrise incertaine de la langue anglaise ajoutée à des connaissances fragmentaires concernant la Common Law.

La « morale » de cette affaire est claire et elle tient en deux points principaux :

1) Nous avons ici la parfaite illustration du naufrage de la presse française qui a perdu une grande partie de sa crédibilité en raison de son Maccarthysme, du formatage et des insuffisances de ses journalistes. Cette presse militante et moribonde qui ne survit que par les aides de l’État et les abonnements institutionnels n’a d’ailleurs plus aucune influence à l’extérieur de sa niche écologique parisiano-conformiste.

2) Je ne ferai pas de droit de réponse et cela pour deux raisons : la première est qu’il serait caviardé et la seconde parce que je touche beaucoup plus de lecteurs et plus rapidement, avec un simple communiqué diffusé par internet. D’autant plus que nombre des visiteurs de mon blog font suivre mes communiqués à leurs réseaux, ce qui en démultiplie les effets.

Bernard Lugan, le 28/01/12
L’Afrique Réelle : www.bernard-lugan.com


[1] Rwanda: le génocide, l’Église et la démocratie. 234 pages, 22 cartes, Le Rocher, 2004

[2] Rwanda. Contre-enquête sur le génocide. 330 pages, 10 cartes, Privat, février 2007.

[3] Expert assermenté par la Cour dans les affaires Emmanuel Ndindabahizi (TPIR-2001-71-T), Théoneste Bagosora (TPIR-98-41-T), Tharcisse Renzaho (TPIR-97-31-I), Protais Zigiranyirazo (TPIR-2001-73-T), Innocent Sagahutu (TPIR-2000-56-T), Augustin Bizimungu (TPIR- 2000-56-T). Commissionné dans les affaires Edouard Karemera (TPIR-98-44 I) et J.C Bicamumpaka. (TPIR-99-50-T). La synthèse de ces rapports a été faite dans Rwanda : Contre-enquête sur le génocide. Privat. Bernard Lugan (2007)

MegaUpload : la cyberguerre a commencé

MegaUpload : la cyberguerre a commencé


20/01/2012 – 16h15
NUMERAMA — Dès jeudi soir après l’annonce de la fermeture de MegaUpload par les autorités américaines, les Anonymous ont attaqué certaines cibles symboliques en représailles. Ce n’est pas une première, mais cette fois une cyberguerre a commencé. Mise à jour : Voir notre analyse de l’acte d’accusation

C’est sûr, il y aura un avant et un après MegaUpload. Non pas pour le piratage, qui trouvera refuge ailleurs comme il l’a toujours fait depuis la fermeture de Napster en 2001. Non pas pour l’offre légale, pour laquelle les ayants droit trouveront toujours des prétextes à ne pas en favoriser le développement. Mais pour la traduction des rapports de force sur Internet entre les pouvoirs publics et les internautes.

En s’attaquant à MegaUpload, ça n’est pas seulement un site utilisé par les internautes pour accéder à des contenus illicites qui est visé par une procédure judiciaire. C’est l’un des tous premiers sites les plus visités au monde qui est brutalement fermé pour l’ensemble du globe par les autorités américaines, alors-même que l’ensemble des protagonistes arrêtés et mis en examen n’ont aucun rapport avec les États-Unis et sa législation. Et alors-même que beaucoup d’utilisateurs, certes très certainement minoritaires, utilisaient les services de MegaUpload pour stocker des contenus personnels ou professionnels auxquels ils ne peuvent plus aujourd’hui accéder.

L’affaire MegaUpload fera prendre conscience du pouvoir immense qu’ont les autorités sur le moindre site internet dont ils peuvent provoquer la mort du jour au lendemain, en saisissant ses serveurs et ses noms de domaine. C’est aujourd’hui MegaUpload, mais chacun sent bien qu’un tabou est tombé et que d’autres sites pourront suivre et suivront.

Menée au lendemain du blackout contre la loi SOPA, l’opération ressemble déjà à la goutte d’eau qui provoquera une véritable cyberguerre civile mondiale entre internautes activistes qui se sentent de plus en plus censurés sur l’internet qu’ils ont fondé, et les pouvoirs publics qui veulent préserver une certaine conception de l’ordre public. Il n’est pas surprenant que dès l’annonce de la fermeture de MegaUpload par le FBI, les Anonymous se sont mis en action avec virulence pour attaquer et mettre à bas certains des sites les plus symboliques, devenus immédiatement inaccessibles :

  • Justice.gov
  • RIAA.org
  • MPAA.org
  • UniversalMusic.com
  • Hadopi.fr

Il est à parier que cette liste n’est qu’un début et que les attaques durent longtemps. Ca n’est pas seulement MegaUpload et ses dirigeants qui ont été visés, mais ses centaines de millions d’utilisateurs, parmi lesquels se trouvent nombre des plus actifs dans la protection de la liberté d’expression. Sur Facebook, la page du FBI est prise d’assaut par des internautes aux cris de “Free MegaUpload” (“libérez MegaUpload”), et les actions vont se multiplier.

Vouloir faire respecter l’ordre public sur Internet est on ne peut plus normal de la part des autorités légales. Mais nous sommes convaincus à Numerama que l’ordre public ne sera rétabli en matière de droits d’auteur que s’il y a enfin un retour de balancier qui permette de redonner sa légitimité au droit d’auteur.

Le droit d’auteur ne peut être respecté par l’oppression et la contrainte. Il doit l’être par l’acceptation. C’est tout l’enjeu des années qui viennent. Depuis 10 ans chaque “victoire” contre le piratage n’a fait que générer du piratage plus efficace encore. Rien ne dit ce soir que MegaUpload fera exception. Nous faisons même le pari du contraire.

[box]Auteur : Guillaume Champeau pour Numérama. Article sous licence cc publié le 20/01/2012. Source : numerama.com[/box]

Les citoyens seront bientôt traités comme des supporters de football !

[Tribune libre] Les citoyens seront bientôt traités comme des supporters de football !

La lecture du « livre Blanc sur la sécurité publique » remis la semaine dernière au Ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, devrait donner quelques sueurs froides aux défenseurs des libertés publiques. En effet, ce rapport écrit par deux fidèles du chef de l’État, le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, et le criminologue Alain Bauer, préconise au nom de la sacro-sainte lutte contre l’insécurité une réduction des droits des citoyens à se rassembler et à manifester.

Page 150 du Livre Blanc  – Si, en pratique, un dialogue se noue avec les organisateurs responsables, de plus en plus d’expériences conduisent à solliciter une évolution limitée du droit pour autoriser le préfet à prescrire un certain nombre de mesures à l’organisateur : choix d’un parcours de manifestation ou d’un lieu de rassemblement limitant les perturbations pour la vie collective, le risque de confrontation avec des contre-manifestants, le volume des forces à engager ; obligations concrètes dans le service d’ordre propre à l’organisateur, etc. Ces prescriptions pourraient être formalisées par arrêté préfectoral.

Le «Livre Blanc sur la sécurité publique » préconise que les organisateurs de manifestations passent sous les fourches caudines de la préfecture pour être autorisés à défiler. En clair, le préfet décidera au nom de la tranquillité publique du parcours et des lieux de rassemblements. Les justifications données sont tellement larges (« perturbation de la vie collective, volume des forces à engager, confrontation avec des contre-manifestants ») qu’irrémédiablement les manifestations seront autorisées suivant les idées du client et sa potentialité à entrer dans un rapport de force avec la préfecture. Les manifestations et rassemblements patriotes et identitaires, si cette option est retenue, ont du souci à se faire. Car le préfet aura toutes les armes pour les faire interdire. Et on se retrouvera comme en mai dernier à Lyon, dans une situation ubuesque avec une contre-manifestation autorisée et un rassemblement pour la liberté obligée d’être statique. Enfin, ce genre de mesure est un blanc seing donné à toute la mouvance « Antifa » pour organiser des « contre-manifestations » afin de faire interdire, de concert avec les différentes préfectures, toutes manifestations sortant du cadre des idées politiquement correct. Le législateur, si cette mesure est adoptée, est une nouvelle fois main dans la main avec ces petits chiens de garde du système.

Page 150 – L’édiction de mesures pouvant être prises à l’encontre des perturbateurs habituellement violents (…) Dès lors, il serait utile de faciliter la mise à l’écart du parcours d’individus déjà mis en cause sur la base d’éléments circonstanciés, soit en raison de leur comportement d’ensemble à l’occasion de manifestations récentes, soit du fait de la commission d’un acte grave à l’occasion d’une précédente manifestation. Serait transposée à l’ordre public la logique des interdictions administratives et judiciaires, qui ont fait la preuve de leur efficacité pour combattre le hooliganisme lors des manifestations sportives.

 Novopress n’a eu de cesse de montrer que les stades de football étaient les laboratoires sécuritaires de notre société . Toutes les pires mesures liberticides sont testées sur les « supporters cobayes » avant d’être appliquées dans la société. Les tribunes de football servent depuis une vingtaine d’années de « sas de décompression » sur l’opinion publique, l’habituant petit à petit à des situations ahurissantes. Ainsi le Livre Blanc préconise de s’inspirer de la lutte contre le hooliganisme pour demander « la mise à l’écart du parcours d’individus déjà mis en cause sur la base d’éléments circonstanciés, soit en raison de leur comportement d’ensemble à l’occasion de manifestations récentes, soit du fait de la commission d’un acte grave à l’occasion d’une précédente manifestation. » !

La définition est tellement large que tout un chacun pourra se voir interdire d’accéder à une manifestation avec l’obligation d’aller pointer au commissariat. Car c’est sur la même « base d’éléments circonstanciés, de leur comportement d’ensemble ( !!!) » que plusieurs milliers de supporters ont été interdits de stade pour plusieurs mois, avec obligation de pointer au commissariat à chaque match de leur équipe. Et sans que, pour beaucoup, quelque chose leur soit reprochée ! C’est une véritable épée de Damoclès liberticide que l’on veut faire porter sur la tête des citoyens.

En prenant exemple sur les supporters de football, les manifestants pourront être interdits de participer aux défilés parce qu’ils ont : allumé un fumigène, fait exploser un pétard, déployé une banderole que les autorités jugent incorrecte, chanté des slogans qui ne plaisent pas, parce qu’ils étaient habillés avec des marques vestimentaires que l’Etat n’apprécient pas, se sont rendus par leur propre moyen à une manifestation extérieure à leur lieu de résidence, qu’ils ont été vue en compagnie de personne que l’on soupçonnait de vouloir faire une action violente, qu’ils ont été reconnu (comment ?) en état d’ébriété par un membre des forces de police (sans même faire un éthylotest), qu’ils affichaient des insignes politiques, qu’ils ont fait un sit-in, etc. Les interdictions de stade sont soumises à l’arbitraire le plus complet car au niveau judiciaire, quelques personnes décident sans avoir à en apporter la preuve que vous avez commis un délit ou que vous êtes susceptibles d’en commettre un !

En 2005, le ministre des sports, Jean François Lamour avait annoncé le sens de la loi appliquée quelques mois plus tard dans les stades : pour mettre « à l’écart les voyous. Le meilleur moyen est de faire pointer au commissariat les fauteurs de troubles, condamnés ou MÊME PRÉSUMÉS, à l’heure des matches. Cela va en calmer quelques-uns. »

Un autre point qui n’a pas été soulevé : à la différence des matchs de football qui durent 1h30, les manifestations peuvent durer parfois plusieurs heures et se déroulent majoritairement en journée ! Comment feront les manifestants pour venir pointer à leur commissariat s’ils travaillent ? Devra-t-on demander un certificat de présence ? Faudra-t-il en informer sa hiérarchie ? Quid des manifestations pendant vos vacances ? Vous pensez que ce genre de question empêchera cette mesure d’être appliquée ? Vous avez tout faux, réfléchissez déjà comment vous aller faire car ces mesures seront prises tôt ou tard….

Alors si comme pour les caméras de surveillance, avec l’annonce prochaine d’un fichage par l’empreinte du visage, vous avez dans l’idée que vous n’avez rien à vous reprocher, et que ce seront les autres qui seront touchés, vous allez tomber de haut : on a tous quelque chose à se reprocher pour ce système, c’est notre LIBERTÉ ! Et la fausse lutte contre l’insécurité n’est qu’un prétexte pour la réduire.

Franck P. pour Novopress France.

Face à l’islamisation, le temps n’est plus aux concessions, par Yann Vallerie [tribune libre]

Face à l’islamisation, le temps n’est plus aux concessions, par Yann Vallerie [tribune libre]

02/11/2011 – 20h00
PARIS (NOVOpress) – Les locaux de Charlie Hebdo, hebdomadaire satirique de gauche, viennent d’être incendiés cette nuit. Hasard ou pas, ce matin paraît un numéro intitulé « Charia hebdo » , qui se veut un retour sur les élections en Tunisie (qui ont vu les islamistes réaliser un score de 40% alors que sous Ben Ali, quoi qu’on en dise par ailleurs, ils faisaient profil bas) et sur la tendance générale qui est au retour à l’islamisme dans le monde arabe depuis le fameux « printemps arabe », orchestré et téléguidé par les Etats-Unis et leurs euro-valets. Bien évidemment, qui dit Charlie Hebdo, dit humour et refus du politiquement correct.

On se souvient tous de « l’affaire des caricatures » (du prophète Mahomet) en 2005, et de ces dessins humoristiques et satiriques publiés par un quotidien danois, puis relayés par Charlie Hebdo, qui avaient provoqué un déferlement de haine et de violence dans de nombreux pays musulmans, mais également en Europe (menaces de morts, manifestations haineuses). On se souvient alors de la faiblesse et de la lâcheté des politiciens et des gouvernants (danois et français notamment) qui, plutôt que de monter au créneau pour défendre la liberté d’expression en Europe et le droit au blasphème, avaient, pour le Danemark, demandé aux auteurs de ces caricatures et au journal les ayant publiées de faire profil bas avant de s’excuser platement auprès du monde musulman. On se souvient également qu’en France, l’hebdomadaire Charlie Hebdo et son rédacteur en chef de l’époque, Philippe Val, avaient été poursuivis en justice, sans succès.

Il va sans dire qu’on attend, suite à cet incendie, les réactions des Delanoë (si prompt à dénoncer l’obscurantisme religieux quand il s’agit de manifestations pacifiques de catholiques dénonçant la christianophobie ), des BHL (dont le nouveau surnom devrait être « Lord of war ») , des Hollande et des Copé , toujours en première ligne quand il s’agit de dénigrer et d’attaquer les classes populaires « souchiennes » européennes, mais silencieux dès que cela serait susceptible de concerner d’autres communautés. Cette subordination volontaire à « l’autre », cet ethnomasochisme ambiant, ces discours soporifiques mais dangereux sur la nécessité du « vivre ensemble » et de la tolérance  conduisent à des actes comme celui de ce matin.

En effet, aujourd’hui, au vu des concessions qui sont faites jour après jour à l’Islam et aux musulmans en terre d’Europe (généralisation de l’industrie halal, édification massive de mosquées, introduction de la finance islamique…) Il apparaît normal venant de la communauté musulmane de revendiquer toujours plus (suivre le Coran à la lettre, c’est aussi vouloir que le pays dans lequel on vit soit régi par la loi coranique) sur le sol européen  et  il est bien compréhensible que, se sentant en position de force,   les plus radicaux d’entre eux tolèrent de moins en moins ce qu’ils jugent être des attaques contre leur religion. (Il manque sans doute une partie « humour » dans leur grand livre sacré).

Cette lâcheté, cette peur de nos gouvernements et de notre classe dirigeante européenne vis-à-vis de tout ce qui touche à la religion musulmane et au monde musulman ne doit pas contaminer les peuples d’Europe. Nous ne devons pas devenir des esclaves !

Nous devons faire comprendre aux musulmans d’Europe la chose suivante : la terre d’Europe n’est pas une terre de soumission à leur loi islamique. Nous ne sommes pas des dhimmis. Si l’envie nous prend de dessiner Allah, en string ou en Bigouden, libre à nous. La condamnation juridique du blasphème n’existe plus en Europe, fort heureusement d’ailleurs. En Europe, nous n’accepterons jamais que les femmes puissent se faire lapider, qu’elles portent le voile, qu’elles soient rabaissées à un rang inférieur à l’homme. En Europe, nous n’acceptons pas non plus que notre manière de vivre et d’agir soit dictée par un livre écrit par un homme totalement étranger aux us et coutumes de notre continent. En Europe, nous refusons que la viande que nous mangeons soit égorgée sans étourdissement préalable. Nous refusons également d’être obligé de payer une quelconque taxe à un organisme religieux sous prétexte de manger de la nourriture. Nous le refusons, car notre civilisation réside sur une histoire commune, des traditions communes et un pacte social dont tout cela ne fait pas partie.

Que nous nous entendions bien : refuser la soumission de l’Europe au Coran, ça n’est pas dénigrer l’islam. Ainsi, d’Iran en Palestine, d’Afghanistan en Turquie, les musulmans qui composent en majorité ces pays sont libres d’appliquer (ou pas) la loi de leur prophète et il apparaît d’ailleurs scandaleux que des forces dites européennes ou américaines interviennent pour imposer une vision du monde unilatérale et totalitaire. Les musulmans d’Europe qui ne supporteraient pas l’humour, la critique et encore moins le débat, ont donc tout le loisir d’émigrer vers des terres d’Islam qui sauront sans aucun doute les accueillir et leur permettre de s’épanouir religieusement. À moins d’admettre enfin clairement et publiquement leur volonté de rester en Europe pour en faire un nouveau califat ?

Nous devons être intransigeants. Ne pas céder, sur rien. De notre gastronomie aux livres que nos enfants étudient à l’école. De notre liberté de ton et d’esprit à notre vision de l’histoire. De notre rapport à la femme à notre rapport à la nature et aux êtres qui la composent. Il en va de notre salut !

Aujourd’hui, malgré tout ce qui peut nous opposer, j’irai acheter Charlie Hebdo. Parce qu’Allah, cet inconnu dont tout le monde parle mais que personne n’a jamais vu, commence à me taper sur le système. Et parce que les esprits libres et insoumis, d’où qu’ils viennent, méritent d’être soutenus.

[box class=”info”]Photo Une : extrait dela couverture du numéro de “Charlie Hebdo” consacré aux caricatures de Mahomet/DR.[/box]

Philippe Nemo : “La régression intellectuelle de la France”

Philippe Nemo : “La régression intellectuelle de la France”, par Isabelle Laraque

[box class=”info”] Crédit image : “Scènes de l’Inquisition”. Tableau de Eugenio Lucas (1824-1870), Bruxelles.[/box]

20/09/2011 – 17h00
PARIS (NOVOpress) – Ce qui caractérise la majorité de la société française, c’est la mauvaise foi qui consiste à se mentir à soi-même : ce qui permet de fuir l’angoisse face aux périls qui la menacent. Alors que le vrai mensonge se prépare, s’élabore, et implique une constante vigilance pour ne pas « se couper », ici, on se ment à soi-même sans le faire exprès. C’est tellement plus confortable !…

Il est vrai que les Français y sont conditionnés par différents facteurs . Philippe Nemo, dans La régression intellectuelle de la France, déplore la disparition d’un véritable débat public. Cela s’explique la baisse du niveau scolaire et universitaire, et la quasi-disparition du pluralisme dans la presse. Après 1981, les rédactions étant constituées de post soixante-huitards et l’information devant coïncider avec l’idéologie. Ce phénomène est amplifié selon l’auteur par ce qu’il désigne comme « La religion de la Gauche ». Elle repose sur un certain nombre de dogmes concernant la colonisation, l’immigration, le métissage, la sexualité, la Résistance… Lesquels ne doivent pas être contredits. C’est pourquoi, elle a engendré une nouvelle Inquisition assistée de nouveaux bigots.

Elle est calquée sur le fanatisme religieux de jadis, passion de l’évidence qui se manifeste par le refus d’entendre, de peser, la peur de douter. Ses fidèles ne discutent pas, n’argumentent pas, (ils n’en ont plus ni le désir, ni la capacité), ils diabolisent, ils exorcisent ! Quiconque est soupçonné de déplorer l’immigration, de combattre l’islamisation, sera rejeté dans l’enfer des racistes, voire ignoré, considéré comme une non-personne. Ils font profession de pureté, appellent à la délation, imposent des interdits : ne pas parler, ne pas frayer, et réinventent les procès en sorcellerie. D’où les mises à l’index d’auteurs et de livres et les sacrifices rituels de boucs émissaires : Zemmour, S. Gouguenheim…

Ils ont rétabli à leur manière le tribunal ecclésiastique avec les lois de censure, lois liberticides qui sanctionnent des propos, des pensées et non des actes. Le métier de juge se voit perverti: ce que lui demandent les nouvelles lois françaises, c’est de sanctionner des idées supposées dangereuses, de punir non un crime mais un péché. Loi Pleven (1972), loi Gayssot (1990) qui rétablit le délit d’opinion.

Il est désormais impossible de tenir certains propos sur des catégories sociales : immigrés, musulmans, femmes, homosexuels sans que des associations s’attribuent la capacité juridique d’intenter des procès alors que la victime n’est pas identifiée puisqu’il s’agit d’une catégorie sociale anonyme. Il s’en suit une grave régression du droit pénal.

Dans un ouvrage paru en 2008, Philipe Nemo a démontré que la Révolution française est double : celle de 1789 qui se voulait issue du mouvement des Lumières et revendiquait la liberté de penser, de s’exprimer, et de publier (Articles 10 et 11 de la Déclaration de 1789) et celle de 1793 qui, avec ses violences, représentait une régression par rapport au Droit. Selon l’auteur, compte tenu du climat de peur, de suspicion, d’autocensure, il est manifeste que depuis les années 80, nous vivons dans une atmosphère plus proche de 93 !

Toutefois, à l’issue de cette analyse remarquable, Philipe Nemo n’est pas totalement pessimiste : « Toute société peut sortir de tout mauvais pas, il n’y a pas pour les sociétés de décadence irréversible. » Il faudrait faire vite !

Censure des commentaires en Suède pour lutter contre le racisme

Censure des commentaires en Suède pour lutter contre le racisme

01/09/2011 08h30
STOCKHOLM (NOVOpress) – Le racisme ou supposé tel n’en finit pas de torturer les méninges des esprits totalitaires. Nouvel avatar du politiquement correct, la volonté de censurer toute opinion déviante avérée ou non connaît de nouvelles avancées en Suède avec la décision de trois grands journaux de changer de sites web, afin de se doter de nouveaux outils de surveillance des commentaires apportés aux articles mis en ligne.

Le tabloïd Expressen surveillera les commentaires avant leur publication et enlèvera ceux entachés de “racisme”. De leur côté, les quotidiens Aftonbladet et Dagens Nyheter ont décidé de suspendre leur système de commentaires, avant l’installation de nouveaux systèmes qui nécessiteront de se connecter via un profil Facebook ou une adresse électronique pour émettre toute opinion sur un article. Ces décisions font suite au débat engendré par l’attaque en Norvège d’Andreas Breivik et qui ont donné lieu à des propos haineux. Bjorn Hedensjo, à la tête du site Dagens Nyheter a déclaré que les systèmes de veille des commentaires des différents journaux avaient été débordés par le flot important de messages, dont de nombreux violaient les chartes de bonne conduite.

Selon Bjorn Hedensjo, ces nouveaux systèmes qui suivront à la trace tout propos condamnables ne sont pas fiables à 100 % mais permettront de recentrer les débats sur le plan qualitatif en forçant les intervenants à dévoiler leur identité. De son coté, le rédacteur en chef du journal Expressen se défend de vouloir censurer certains sujets sensibles tels que l’immigration et les questions d’intégration.

Si la xénophobie et le racisme sont condamnables et demeurent largement contre-productifs dans la lutte contre le multiculturalisme, la question est de savoir où se place le curseur des propos racistes ou haineux pour ces nouveaux maitres censeurs. En d’autres termes, la modération ne sera-t-elle pas tentée de placer la question de l’immigration et ses dérives sur un lit de Procuste afin d’éluder tout propos remettant en cause l’immigration dans le dessein de se conformer au politiquement correct ambiant ?

Rien n’est moins sûr.

Ordonnance Paquet Télécom : une neutralité du net garantie, promue ou facultative ?

Ordonnance Paquet Télécom : une neutralité du net garantie, promue ou facultative ?

Même s’il tente de faire croire le contraire, la transposition du Paquet Télécom préparée par le gouvernement dans le cadre de son pouvoir d’ordonnance est très permissive en matière d’atteinte à la neutralité du net.

Ce matin [le 24 Aout], nous publiions les 33 pages de l’ordonnance du gouvernement relative aux communications électroniques, qui transpose le paquet télécom adopté par le Parlement Européen. L’un des aspects abordés par cette ordonnance est la neutralité du net, dont Bercy et le ministère de l’économie numérique ne semblent pas très bien savoir comment qualifier sa régulation.

Dans le rapport qui accompagne l’ordonnance, les deux ministères écrivent en haut de la page 2 que les objectifs fixés aux pouvoirs publics doivent “favoriser le déploiement des nouveaux réseaux et garantir la neutralité des réseaux“. Le terme est fort… mais il est immédiatement amoindri dans cette même page, deux paragraphes plus loin. Cette fois-ci, il y est dit que c’est “afin de promouvoir la neutralité des réseaux” que l’Arcep voit ses pouvoirs de règlement des litiges étendus.

C’est dans le texte lui-même qu’il faut se plonger pour trouver la réponse.

Tout d’abord à l’article 3, il est ajouté que le ministre en charge des communications électroniques et l’Arcep doivent veiller à “favoriser la capacité des utilisateurs finals à accéder à l’information et à en diffuser ainsi qu’à accéder aux applications et services de leurs choix“. Voilà qui paraît aller dans le bon sens, mais qui n’est guère contraignant, comme le confirme la lecture de l’article 33.

Celui-ci liste les informations que doivent comporter les contrats d’abonnement à Internet, parmi lesquelles peuvent figurer :

  • Les procédures mises en place par le fournisseur pour mesurer et orienter le trafic de manière à éviter de saturer ou sursaturer une ligne du réseau et sur leurs conséquences en matière de qualité du service ;
  • Les restrictions à l’accès à des services et à leur utilisation, ainsi qu’à celle des équipements terminaux fournis.

La neutralité des réseaux n’est donc aucunement “garantie”, comme l’affirmait dans un premier temps le rapport du gouvernement, ni-même véritablement “promue”. Son irrespect doit simplement faire l’objet de davantage de transparence, qui n’est guère handicapante pour les fournisseurs d’accès à Internet. Qui lit un contrat avant de s’abonner ?

Tout juste peut-on se féliciter de l’article 16, qui dispose que l’Arcep peut “fixer des exigences minimales de qualité de service“, afin de “prévenir la dégradation du service et l’obstruction ou le ralentissement du trafic
sur les réseaux
“. Mais il n’est absolument pas précisé si l’on parle là d’une qualité de service globale, en mégabits par seconde théoriquement disponibles, ou si l’exigence sera bien la même quel que soit le protocole et l’application utilisée. De la réponse dépendra la possibilité pour les opérateurs de brider certains réseaux P2P, des applications VOIP ou autres services qui leur font concurrence.

[box class=”info”] Source : Guillaume Champeau sur Numerama. [/box]

Législatives 2012 : le Parti pirate organise des pique-niques

Législatives 2012 : le Parti pirate organise des pique-niques

En vue des prochaines élections législatives, les responsables du Parti pirate invitent les partisans à venir les rencontrer lors de pique-niques qui se dérouleront dans toute la France.

Le Parti pirate prépare sa campagne pour les prochaines élections législatives. Pour mobiliser ses troupes, et les potentiels électeurs, le mouvement propose à ses adhérents d’organiser des pique-niques décentralisés. Les responsables du mouvement invitent les partisans à venir les rencontrer lors de ces manifestations qui se dérouleront dans toute la France. […]

Dans un communiqué, le Parti pirate rappelle : « C’est pour en finir avec les lois injustes et dépassées avant même d’être promulguées que l’on rejoint le Parti pirate. Il faut prendre le vent des nouvelles technologies et des nouveaux usages, plutôt que s’ancrer dans des idéologies du passé et défendre des situations de monopole qui n’avantagent plus que quelques intermédiaires. » Dans sa ligne de mire, la Hadopi et la Loppsi 2. […]

[box class=”info”] Source et l’article complet : 01net. [/box]

Affaire DSK – Tristane Banon : CSA censure Paris Première [vidéo]

Une chaîne de télévision n’est pas maîtresse de la grille de ses programmes. Telle est la mésaventure qu’a connue Paris Première. En effet, le CSA a prétexté un changement brutal non fondé de la grille des programmes de Paris Première pour interdire à cette dernière de rediffuser aujourd’hui 13 juillet l’émission de Thierry Ardisson, où la journaliste Tristane Banon affirme que DSK aurait tenté de la violer. Paris Première devra attendre le 27 juillet pour rediffuser cette émission.

Mais Novopress, par souci d’informer ses lecteurs, propose aujourd’hui un extrait.