Angleterre : Huit mois de prison avec sursis pour avoir employé le mot « moricaud »

Angleterre : Huit mois de prison avec sursis pour avoir employé le mot « moricaud »

29/09/2012 – 13h50
LONDRES (NOVOpress) —
Huit mois de prison avec sursis, plus 240 heures de travaux d’intérêt général. C’est la peine dont a écopé hier Michael Coleman, un militant du British National Party et ancien conseiller municipal de Stoke-on-Trent, dans le Staffordshire. Pour la BBC, la condamnation est même trop clémente : « Le membre du BNP Michael Coleman échappe à la prison », note avec regret le journaliste.

Le crime abominable de Michael Coleman ? Avoir employé sur son blogue le mot darky, moricaud, pour accuser la municipalité de Stoke-on-Trent « d’inonder cette ville de musulmans et de Noirs, selon un programme complet de substitution de population. L’entrée pour les moricauds, la sortie pour les Blancs ».

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Jean-Marc Ayrault s’en prend à son tour à l’écrivain Richard Millet

Jean-Marc Ayrault s’en prend à son tour à l’écrivain Richard Millet

12/09/2012 – 16h00
MARSEILLE (NOVOpress Breizh) – En déplacement à Marseille, Jean- Marc Ayrault s’en est pris à son tour à l’écrivain Richard Millet (photo), l’auteur de Langue fantôme, suivi d’un Eloge littéraire d’Anders Breivik (éd. P.-G. de Roux), dont la publication a déclenché la fureur des milieux bien-pensants qui n’ont pas hésité à demander – pour l’instant sans succès – qu’il soit licencié de son poste d’éditeur chez Gallimard. Une intervention qui soulève la question de l’état de la liberté de pensée en France en 2012
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YouTube censure un poème de Frédéric Mistral

YouTube censure un poème de Frédéric Mistral

05/09/2012 — 19h30
PARIS (NOVOpress) — Alors que le site de partage de vidéos Youtube recèle de vidéos suintant la haine contre les Français en particulier et les Blancs en général, ce site vient de censurer la diffusion du poème Au Pople Nostre (1) du félibre Frédéric Misral pour… “incitation à la haine raciale”. La preuve en images.

(1) La traduction en français figure au bas de cette page Internet.

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Allemagne : Les Turcs font censurer un rapport de police sur la criminalité immigrée

Allemagne : Les Turcs font censurer un rapport de police sur la criminalité immigrée

27/08/2012 — 17h00
BONN (NOVOpress) — C’est une histoire de censure ordinaire, comme il en arrive des dizaines de fois tous les jours, dès qu’il est question d’immigration, dans les rédactions et les administrations de tous les pays d’Europe. Mais la censure s’exécute le plus souvent anonymement et dans l’ombre. Il est rare qu’on puisse comme ici, grâce aux documents officiels découverts par le site allemand Politically Incorrect, savoir exactement selon quel mécanisme, et à l’initiative de qui, un document officiel a été caviardé et la vérité supprimée.

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Maroc : douter de Mahomet mène en prison

Maroc : douter de Mahomet mène en prison

25/07/2012 – 12h00
CASABLANCA (NOVOpress) –
La religion musulmane semble incompatible avec la liberté de penser. Nouvel exemple en provenance du Maroc. La police de Casablanca vient de faire une descente au domicile d’un jeune Marocain et l’a arrêté. Le motif ? Le jeune homme serait « fortement influencé par les écrits de Darwin » et aurait « reconnu son athéisme », rapportent les sites Achekayn.com et Hespress.com.

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La grande peur des bien-pensants : Médias, grande offensive contre les “réacs”

La grande peur des bien-pensants : Médias, grande offensive contre les "réacs"

Sale temps pour la presse ! Il semble bien fini, le temps des mousquetaires réacs qui faisaient la une des dossiers de « Marianne », du « Figaro magazine » ou de « Valeurs actuelles ». Le grand nettoyage des journalistes de droite a commencé dans les médias

«Les braves gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux… » chantait Brassens. Il avait bien raison ! Personne ne peut dire s’il s’agit de pressions du pouvoir, de l’effervescence des lobbys ou d’un conformisme médiatique qui précéderait les désirs supposés de l’Elysée… Mais une chose est sûre: à la rentrée de septembre, le ménage aura été fait dans les rédactions et les journalistes de droite ou tout simplement libres y seront une espèce en voie de disparition.

Fin juin, Eric Zemmour a été placardisé à RTL. Ses fameuses Chroniques du matin, qui permettaient aux patriotes de se lever du bon pied, ont été éjectées de la grille des programmes. Pour éviter les accusations de soumission au pouvoir, le patron de la chaîne, Yves Bigot, n’a pas évincé le journaliste, mais a fait le choix plus subtil de le remiser dans la tranche du weekend, quand les Français font tout, sauf écouter la radio! Face au vent de protestation qui s’est levé, la direction de la radio a finalement transigé: Zemmour restera bien à l’antenne et dans la matinale, mais seulement deux fois par semaine…

Coïncidence ou pas, cette voie de garage a été annoncée peu après un éditorial au lance-flammes, dans lequel Zemmour accusait le tout nouveau ministre de la Justice, Taubira, d’avoir « choisi ses victimes, ses bourreaux. Les femmes, les jeunes des banlieues sont dans le bon camp à protéger, les hommes blancs dans le mauvais. »

Dans le même genre, début juillet, nous apprenions la disparition de la revue « Médias » (image en Une), de Robert Ménard. Depuis deux ans, celui-ci a perdu 80 % de ses annonceurs, qui trouvaient le ton du magazine trop « sulfureux »: autrement dit, trop à droite ! Car au lieu d’ouvrir ses colonnes exclusivement à la gauche, Ménard a cru qu’il pouvait aussi donner la parole à des personnalités non-conformistes. Sans pour autant les ménager, il a ainsi interrogé notre ancien dessinateur, Konk, l’écrivain Denis Tillinac, la journaliste Elisabeth Lévy, mais aussi – dans le dernier numéro – l’historien Reynald Secher, le chroniqueur du « Figaro » Ivan Rioufol ou le philosophe Alain de Benoist… Un tableau de chasse qui n’empêchait pas Ménard de donner la parole à des parangons de conformisme comme Pascale Clark, Jamel Debbouze, Serge July ou Marc-Olivier Fogiel. Hélas, c’était déjà trop: les annonceurs ne passent leur pub qu’à condition de voir couler le robinet d’eau tiède.

Par ailleurs, les malheurs du fondateur de Reporters sans frontières ne sont pas terminés: le 12 juillet, il a appris que son émission quotidienne « Ménard sans interdit », qui faisait le succès d’iTélé, était également supprimée. Le journaliste n’invoque pas de pressions directes du pouvoir, mais plutôt la lâcheté régnant au sein de sa corporation: « Le manque de courage, la peur de déplaire, les pressions éventuelles. L’ère du temps est au conformisme, pas à l’impertinence. Ils veulent des débats, mais sans les risques du débat, de l’impertinence mais sans les risques de l’impertinence, de la liberté mais sans les risques de la liberté. »

Il se pourrait que la décision de liquider l’émission ait été prise à la suite d’un entretien saignant avec Louis-George Tin, le 18 juin. Le président du CRAN s’y était littéralement fait pulvériser sur les questions de « diversité » à l’Assemblée nationale. Durant l’émission, le militant de la cause noire avait déclaré: « Je crois que le quota de Ménard est dépassé ». A-t-il été exaucé par la direction d’iTélé ?

Condamnations sur les non-dits

La chaîne d’information nie toute démarche « politique » ou liberticide et se défend en brandissant le maintien, à la rentrée, d’Eric Zemmour ou du mou Alexis Brézet, nouveau directeur des rédactions du « Figaro » Sauf que ces deux-là ne seront que des débatteurs, et en aucun cas des interwieveurs ou des animateurs. La nuance est de taille.

Dans un autre genre, c’est Radio Courtoisie qui vient d’être mise en demeure par le CSA pour une émission du 21 mai, dans laquelle Henry de Lesquen, président de « la radio de toutes les droites », aurait « affirmé l’existence de “races inférieures” et de “races supérieures” », remettant en question « les valeurs d’intégration et de solidarité qui sont celles de la République ». En réalité, alors que les associations antiracistes reprochaient à François Hollande de se référer à Jules Ferry, Henry de Lesquen s’était contenté de citer le fameux discours prononcé par l’homme de gauche devant la Chambre des députés, le 28 juillet 1885: « Il faut dire ouvertement que les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures… (…) Elles ont le de voir de civiliser les races inférieures. »

Sans valider la thèse de Ferry, le patron d’émission avait ensuite répondu aux lobbys antiracistes expliquant le retard de l’Afrique par la colonisation et sa prétendue exploitation par les Blancs. Il avait notamment cité une étude parue en 2008 dans la célèbre revue scientifique « Medical Hypotheses » où Arthur R. Jensen, un des spécialistes mondiaux de l’intelligence humaine, exposait les importantes différences de QI entre « Noirs d’Afrique », « Noirs américains » et « Blancs d’Europe ou des Etats-Unis » « sachant, détaillait Henry de Lesquen, que le QI est très corrélé à la réussite éducative ». Mais les précautions oratoires, les arguments et les nuances ne valent rien quand on se retrouve dans la ligne de mire des bien-pensants. La décision du CSA le condamne donc pour appel à la discrimination en vertu d’un raisonnement au troisième degré : bien qu’il n’ait pas formellement appelé à la discrimination, il aurait tenu des propos « nourrissant des stéréotypes raciaux », lesquels sont « susceptibles d’encourager des comportements discriminatoires. » C’est, comme disait si bien Zemmour, du temps qu’il avait encore le droit de l’ouvrir, « la police des arrière-pensées »! Il faudra s’y faire.

En tout cas, une qui ne se plaindra pas de l’arrivée de la gauche au pouvoir, c’est Audrey Pulvar. Si la compagne du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a fort légitimement perdu son poste de chroniqueuse politique à « On n’est pas couché », sur France 2, le moins qu’on puisse dire est que, contrairement à ses confrères de droite, elle retombe plutôt bien sur ses pieds: Matthieu Pigasse, directeur général de la banque Lazard et propriétaire des « Inrockuptibles », vient de lui offrir… la rédaction en chef du magazine des bobos branchouilles. Une véritable autoroute pour faire carrière à l’heure socialiste.

Patrick Cousteau

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 18 juillet 2012 reproduit avec son aimable autorisation. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Crédit image en Une : copie d’écran d’une partie de la page d’accueil de la revue Médias dont il est question dans l’article.

La grande peur des bien-pensants : Médias, grande offensive contre les "réacs"

[Lu sur le Net] Google dénonce les tentatives de censure politique

[Lu sur le Net] Google dénonce les tentatives de censure politique

20/06/2012 — 09h30
Via LE FIGARO Dans un rapport rendu public, le géant américain remarque une hausse conséquente des demandes de suppression de contenus de la part d’États.

Au risque de déranger, la firme de Mountain View joue la transparence. Google a publié dimanche son 5e «rapport de transparence» qui, depuis 2010, indique en particulier le nombre de demandes de suppression de contenus reçues de la part de gouvernements ou de tribunaux. La période analysée est comprise entre juillet et décembre 2011.

Comme le rappelle le géant informatique, «certaines demandes de suppression de contenu sont dues à des allégations de diffamation, tandis que d’autres sont basées sur le non-respect des lois locales interdisant l’incitation à la haine ou la pornographie». Mais certaines demandes de suppression sont autrement plus politiques, ce que Google considère sur son blog comme «alarmant». Pas seulement car la liberté d’expression «est en péril» selon la firme, mais surtout car certaines de ces demandes proviennent de pays démocratiques qui ne sont généralement pas «associés à la censure».

[…]

En France, les autorités ont mis en cause 58 liens, textuels ou vidéos, et Google a accédé à plus de la moitié des sollicitations appuyées d’une demande de la justice. […]

Bernard Lugan : Pour le rétablissement des duels en matière de presse ! [vidéo]

Bernard Lugan : Pour le rétablissement des duels en matière de presse ! [vidéo]

Honni ou ignoré par les grand médias français — mais reconnu à l’étranger —, l’africaniste Bernard Lugan ferraille gaiement contre les idées reçues et le panurgisme galopant.

Bernard Lugan est interviewé dans le dernier numéro de la revue Médias (printemps 2012).
Un extrait en vidéo :

Arabie saoudite : bienvenue dans la « communauté de l’amour »

Arabie saoudite : bienvenue dans la « communauté de l’amour »

22/05/2012 – 11h00
RIYAD (NOVOpress) – 
A l’occasion du septième anniversaire de son accession au trône, Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud, le roi d’Arabie saoudite, a déclaré : « Nous espérons avoir dans notre communauté de l’amour, de la sincérité et de l’unité. Je prie Allah de m’aider à m’acquitter de mes fonctions de la meilleure manière et d’une manière qui lui plaît ». En écho à cette déclaration, Sheikh Salah Al-Bedair, l’imam et prêcheur de la mosquée de Médine, a ajouté : « Nous souhaitons que le roi Abdallah reste un gouverneur partisan des plus pauvres, de la prévention de l’injustice et des opprimés ».

Il y a quelques mois, le site Le Figaro.fr  notait que « le roi Abdallah continue de distribuer des milliards pour apaiser un mécontentement encore contenu parmi les étudiants et les chômeurs, principaux exclus de la rente pétrolière ». Une dictature islamique où chaque blogueur doit demander un permis pour s’exprimer sur internet. En 2010, plus de 250 000 sites d’information ont été censurés, tandis que les médias qui critiquent le gouvernement, les personnalités religieuses et politiques du pays, sont menacés de sanctions. Sans oublier le sort des non-musulmans qui croulent sous les interdictions : ils doivent pratiquer notamment leur religion en secret et n’ont pas le droit de fréquenter les « villes saintes ». Arabie saoudite, une « communauté de l’amour » ?

Image : drapeau de l’Arabie Saoudite. Crédit photo : erjkprunczyk, via Flickr, licence CC.

Immigration : Du refus de voir à la peur de savoir – Par Joëlle-Anne Robert

Immigration : Du refus de voir à la peur de savoir - Par Joëlle-Anne Robert

[box class=”info”] Exposé fait lors du colloque “Peut-on raisonnablement estimer les coûts de l’immigration et de l’intégration ?” organisé par l’Institut de Géopolitique des Populations le 16 février à Paris.

Concernant ce colloque nous avons déjà publié :
– l’exposé de Jean-Yves Le Gallou, “Le coût de l’immigration annuelle supplémentaire : 18 milliards d’euros
– l’exposé d’Yves-Marie Laulan, président de l’Institut de Géopolitique des Populations, “L’impact macro-économique de l’immigration”
– et la Synthèse des travaux du Colloque. [/box]

Après avoir entendu ces spécialistes et ces économistes de grande qualité, j’aimerais vous donner le sentiment d’une non-spécialiste, mais d’une Française qui se pose une question : pourquoi nos élites, qui ont le pouvoir et les moyens d’améliorer une situation qui se détériore au fil des années, ne le font-elles pas ? Il y a clairement un refus de voir la situation, et notamment le coût de l’immigration, mais ce refus de voir recouvre peut-être une véritable peur de savoir, ce qui serait plus grave encore.

I) LE REFUS DE VOIR

1) Que refuse-t-on de voir ?

a) On refuse de voir les faits, de regarder la réalité en face. En voici quelques exemples:

Les faits parlent d’eux-mêmes et chacun peut les constater. Les salles d’attente des urgences dans les hôpitaux remplies par des foules venues de tous les pays. Nous avons tous vu ces jeunes sans titre de transport sauter les barrières dans le métro ou se faire arrêter par une armada de contrôleurs. Pire, que l’on songe aux scènes de violence de l’automne 2005, où il y eut 2 morts, 130 policiers blessés, 10 000 véhicules mis à feu, 120 nuits d’émeute, 4500 arrestations, et où le gouvernement fut obligé de déclarer l’état d’urgence. Une véritable guérilla urbaine aux portes de Paris. Que l’on songe à la montée et la radicalisation de l’islam dans nos banlieues qui font fuir les premiers habitants autochtones de ces banlieues devenues des zones de non-droit, où même la police n’ose plus entrer, et où le trafic de drogue fait la loi. En mars 2005 le journal le Monde titrait« le spectre des violences anti-blanc » dirigés contre les médecins, les chauffeurs de bus, les policiers, les professeurs. Le 13 février 2012 les députés admettent que « le souci est de lutter plus efficacement contre les actes de délinquance commis par une frange de la population qui a fait de la violation de la loi pénale son mode de vie ». Pour justifier les expulsions du territoire, un député explique que « le nombre de ressortissants mis en cause dans les cambriolages ou vols avec violence depuis 2008 a respectivement augmenté de 40% et de 37,4% ».Tout le monde peut constater ces faits de la vie quotidienne, évoqués à la télévision et dans la presse : on donne l’âge, le statut social de l’auteur des méfaits parfois son domicile ou le lycée qu’il fréquente mais jamais ces faits ne sont rapportés à l’origine étrangère ou immigrée des personnes. Autant de faits qui laissent dire à 60% de Français selon un sondage SOFRES du mois dernier que « l’on ne se sent plus en France » ou « qu’il y a trop d’étrangers. » Mais les coûts ne sont pas évoqués, car le grand public ne dispose pas des chiffres correspondants.

b) On refuse aussi de voir les chiffres :

Immigration : Du refus de voir à la peur de savoir – Par Joëlle-Anne Robert Puisque ces faits sont connus de tous, on devrait pouvoir les chiffrer ; or, on refuse de nous donner les statistiques. Témoin le livre de Michèle Tribalat, chercheur à l’INED, intitulé Les yeux grands fermés qui regrette qu’il n’y ait pas « de statistiques adéquates » et montre les vicissitudes qu’elle a connues pour publier des statistiques, qui deviennent « secret défense» et pratiquement inaccessibles aux chercheurs. « Nous n’avons ni registre de la population ni registre des étrangers… Pourquoi cette lacune ? Par respect de la personne humaine….De qui se moque-t-on ?… On sait que le plus petit Français est fiché par les impôts, la mairie, le téléphone, l’URSSAF… mais le ministre de l’Intérieur ne publie que des estimations !… La guerre des chiffres est une véritable guerre idéologique ».Ce livre aurait pu être sous-titré « Les tribulations d’un chercheur de l’INED» !

A quoi servent des statistiques dont on ne peut publier les analyses ? Alors que la Grande-Bretagne et les USA publient sans complexe ni tabou des rapports sur le problème de l’immigration, ceux-ci ne sont ni traduits ni publiés en France. On mentionnera ici le débat sur les statistiques ethniques, où, derrière les grandes déclarations de principe, on finit par se demander si l’on ne veut pas éviter de déboucher sur des conclusions gênantes : par exemple, on s’est habitué à l’idée que les pauvres immigrés comptent beaucoup plus de chômeurs que les Français , mais on sait rarement qu’il y a moins de chômeurs chez les Portugais vivant en France que chez les Français eux-mêmes, ce qui risquerait d’être vexant pour les autres immigrés… mais aussi pour nous.

Plus grave, on nous donne un certain nombre de chiffres, mais en déformant leur présentation ou en occultant complètement la dimension de ces chiffres liés à l’immigration : Le 20 Avril 2004, l’INED annonce « la France n’est plus un pays d’immigration massive» ; « Il n’y a pas plus d’étrangers dans notre pays qu’il y a 30 ans » déclare un député à l’Assemblée nationale. Aussitôt la presse s’empare de cette phrase pour en faire une donnée de référence. Le député a simplement oublié le nombre d’étrangers naturalisés pendant cette période ! On nous dit aussi que la natalité française est la meilleure d’Europe mais sans dire que cela est largement dû à l’immigration. On se souvient de cette photo du Figaro du 19 janvier 2011 en première page montrant 9 charmants bambins blancs, sous le titre : « Les Françaises n’ont jamais eu autant d’enfants depuis 35 ans » !!! On apprend d’autre part que les mariages mixtes entre Français et étrangers sont en augmentation rapide, ce que l’on pourrait interpréter comme un succès de l’intégration par le mariage, mais on oublie de nous dire que bon nombre de ces prétendus mariages mixtes se font entre 2 personnes de même origine étrangère, dont l’une a déjà la nationalité française et l’autre non. On nous fait croire à l’intégration alors que c’est l’endogamie qui progresse.

On a la nette impression qu’en France le gouvernement brouille sciemment les cartes, gêné de dire la vérité aux Français, d’annoncer des résultats qui sont politiquement incorrects. Mais s’agit-il uniquement du gouvernement ?

2) Qui nous refuse l’accès à ces connaissances ?

Immigration : Du refus de voir à la peur de savoir – Par Joëlle-Anne Robert a) Les médias, dont ce serait le devoir de les diffuser manquent d’objectivité dans la présentation des faits et font passer presque uniquement le message d’une immigration positive pour la France, voire idyllique, « une chance pour la France »comme le disait déjà en 1984 Bernard Stasi. Par contre, les médias ne manquent pas de se mobiliser pour le moindre incident affectant une famille immigrée ; par exemple on montre une famille d’immigrés clandestins menacés d’expulsion alors que ses enfants sont scolarisés en France. On nous donne les photos des associations manifestant devant l’école, et les interviews des parents et des amis désolés, mais on ne pense pas à nous rappeler l’absurdité d’une situation où les lois françaises se contredisent entre elles. La presse ne rappellera pas l’ambiguïté de la loi qui oblige les immigrés légaux et clandestins à mettre leurs enfants à l’école alors qu’ils n’ont pas le droit de rester en France. Les médias nous donnent une image complètement unilatérale, basée sur la manipulation des bons sentiments et la mauvaise conscience. En cela, ils suivent certes leur politique de communication, qui divise le monde entre « les gentils et les méchants », les gentils étant les immigrés et ceux qui les soutiennent, et les méchants tous les autres, mais les médias ne suivent-ils pas aussi des consignes qui leur viennent de plus haut ?

b) les autorités publiques

Le terme d’ « autorités publiques » est bien sûr très large, en fait celles-ci sont caractérisées par une grande multiplicité, quirend leur action moins lisible et brouille les pistes.

– Le gouvernement et le parlement, théoriquement souverains, sont ainsi liés aux institutions européennes, elles-mêmes très engagées en faveur de l’immigration, dans un jeu complexe, où ils peuvent soit prendre l’initiative de lois ou de règlements, soit dire qu’ils sont obligés de le faire au nom du droit européen, qu’ils choisissent ou non de respecter en pratique (cas des réfugiés tunisiens arrivés à Lampedusa, passés par l’Italie et interceptés par la France à Menton, en violation des accords de Schengen).

Le problème est là, quotidiennement sous nos yeux. Au lieu de regarder la vérité en face, nos élus et nos fonctionnaires préfèrent proposer des décrets ou des lois, qui se succèdent sans cohérence. Par exemple, lorsque le gouvernement de Giscard d’Estaing a proposé en 1974 le regroupement familial, il n’a pas réfléchi au coût que cela pourrait représenter des décennies plus tard. Alors qu’en France nous tendons à remplacer notre politique familiale par une politique sociale, nous pratiquons une politique familiale pour les immigrés. C’est tout de même un comble ! La spirale infernale du regroupement familial a commencé et n’a pas cessé puisque aucun gouvernement n’a eu le courage de reconnaître que c’était une erreur fatale, et personne n’a voulu revenir sur ce principe. Au contraire, les Allemands, les Danois, les Autrichiens ont des lois pour restreindre le regroupement familial, qui pour eux n’est pas une fin en soi. Sans compter que cette immigration au seul motif du regroupement familial n’assure ni emploi ni logement, et surtout rend l’immigration définitive.

Trois ans après, en 1977, le secrétaire d’Etat aux travailleurs manuels et immigrés du gouvernement Barre, Lionel Stoléru lance l’opération du « million » pour inciter les étrangers à rentrer chez eux, mais en même temps on instaure des « cours de langue et de civilisation d’origine »dans nos écoles, ce qui est pour le moins paradoxal ! En 1978, on ne renouvellera pas les 500 000 cartes de travail mais en 1979, elles seront toutes renouvelées. Enchevêtrement de promesses non tenues, de tergiversations, un pas en avant, deux pas en arrière : on dit une chose et on en fait une autre, cette politique empêche de faire avancer les choses et finalement les Français ne comprennent plus rien à ce double langage.

– Les autorités judiciaires: les politiques publiques sont à la fois encadrées (Conseil Constitutionnel) et appliquées (tribunaux judiciaires et administratifs, police) de façon si diverse qu’elles contribuent à la confusion générale. En 1979 Christian Bonnet, ministre de l’Intérieur fait passer facilement une loi facilitant l’expulsion des clandestins ; mais le Conseil Constitutionnelannule l’essentiel de la loi car « c’est une atteinte aux droits de l’homme ». Droits de l’homme qui servent également de base à la CEDH (Cour européenne des droits de l’homme) : le 30 Janvier 2012, le Figaro titrait« Les juges européens de la CEDH sous le feu des critiques » : au nom des droits de l’homme, ils imposent leurs vues sur les questions de société. Une ingérence de plus en plus contestée par David Cameron au Conseil de l’Europe, et par les Français (Romain Boffa, professeur à l’université de Lille, ou Astrid Marais, maître de conférence à Paris-Assas), qui dénoncent « le bouleversement de pans entiers de notre législation en contrariant notre politique de lutte contre l‘immigration ». Ils en arrivent même à parler de « diktat » de la CEDH. Sans compter les autres juridictions européennes, qui veillent à ce que les autorités françaises n’enfreignent pas les règles communautaires, et qui entretiennent par là un jeu complexe qui permet de « se renvoyer la balle » sans prendre ses responsabilités.

– Les organismes d’études publics (INSEE et INED… ) dépendent à la fois du gouvernement, qui est leur autorité hiérarchique, et des orientations scientifiques et idéologiques de leurs membres, ce qui fait que malgré quelques progrès (distinction par l’INSEE entre immigrés et étrangers) il reste de nombreuses lacunes dans nos connaissances comme on l’a bien vu ce matin.

Je me suis amusée à relever le nom de quelques uns des différents organismes en charge des questions migratoires : DPM(Direction des populations et des migrations) ; OFPRA (Office français de protection des réfugiés et des apatrides) ; HCI (Haut Conseil à l’Intégration ) ; OSII (Observatoire statistique de l’immigration et de l’intégration) ; OMI (Office des migrations internationales) ; AGDREF (Agence de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France); CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l’homme) ; REM (Réseau européen des migrations) ; GISTI (Groupe d’information et de soutien aux travailleurs immigrés ) ; CRAN( Conseil représentatif des Associations noires) ; Ministère de la Ville et de l’Intégration, Observatoire de la délinquance, etc., etc… Ces organismes, dont la liste n’est pas exhaustive, et au sein desquels sont créées des sous-commissions nombreuses, montrent qu’à défaut de nous donner des informations pertinentes, on est prêt à dépenser beaucoup d’argent pour nous fournir des interprétations basées sur des informations lacunaires. On aurait préféré le contraire.

c) Enfin au-delà du refus de donner des informations, il y a aussi le refus le plus spectaculaire et le plus symbolique de tous qui est le refus de demander aux Français ce qu’ils pensent du sujet par un référendum. Mr. Sarkozy nous en annonce peut-être un après sa réélection éventuelle, mais tout ce que l’on peut constater objectivement, c’est qu’il n’y en a pas eu un seul sur ce sujet pendant son premier quinquennat ni même avant. Le coût de l’immigration n’a d’ailleurs été abordé pendant la campagne des présidentielles de 2012 ni par Nicolas Sarkozy ni par François Hollande, alors que les problèmes de financement de notre modèle social étaient au cœur du débat.

La question que l’on peut se poser, face à ce refus de voir une réalité évidente aux yeux de tous les Français, c’est celle du pourquoi.

II) POURQUOI REFUSE-T-ON DE VOIR ?

Parmi les raisons de ce refus de voir, certaines sont bien connues et même parfois explicites, d’autres sont plus profondes ou cachées, et peut-être encore plus graves.

1) Les raisons plus ou moins explicites :

a) La première est la question des droits de l’homme. Les principes des droits de l’homme interdisent de juger ou de traiter un individu en fonction de ses origines ou de ses opinions. La France se considère comme la patrie des droits de l’homme, et ne manque jamais de le rappeler, mais ces principes ont bon dos et permettent de justifier beaucoup de choses. Ainsi s’est développée une « idéologie des droits de l‘homme » au nom de laquelle certains groupes, généralement très politisés, s’arrogent le droit exclusif de juger ce qui est conforme ou pas à ces principes. On retrouve ainsi un processus classique dans les mouvements révolutionnaires, dans lesquels les éléments les plus extrémistes assoient leur pouvoir en dénonçant tous les autres comme des tièdes voire des traîtres.

Dans le cas qui nous intéresse, on voit bien que toute personne essayant d’avoir un jugement nuancé ou réaliste sur la question de l’immigration risque d’être taxée de racisme si ce n’est de nazisme. Parler immigration est politiquement incorrect ; c’est donc un sujet tabou à éviter. Ces dénonciations pouvant s’appuyer sur des dispositifs juridiques comme la loi Pleven-Gayssot, on en arrive à une autocensure, où les gens n’osent même plus évoquer le sujet, ce qui ne contribue évidemment pas à l’avancement du débat. Comme ce processus a conduit à un élargissement incessant du domaine considéré comme faisant partie des droits de l’homme (droit à la santé, droit à l’éducation, droit au logement etc… ), on finit par se demander sur quel sujet on pourra encore parler ou discuter sans risquer d’avoir un procès.

Or ce sont des sujets, notamment l’éducation, la santé et le logement, qui jouent un rôle essentiel à la fois sur le coût de l’immigration et sur les finances de notre pays. La santé et l’éducation sont considérés comme des droits absolus sans obligation de régularité du séjour ni d’aucune vérification d’identité. L’AME (aide médicale d’Etat) permet à tout étranger en situation illégale d ‘être soigné gratuitement au même titre que les Français relevant de la sécurité sociale, ce qui a un coût de un demi-milliard d’euros…. Et que dire du paradoxe pour les clandestins qui ne peuvent résider sur le sol français mais bénéficient des droits sociaux (hébergement, scolarisation des enfants, allocation spéciale à l’enfance).

On préfère se taire plutôt que de prendre le risque d’aborder un sujet tabou, on passe du juridique à l’émotionnel en n’osant pas appliquer les lois pourtant votées démocratiquement.

b) La seconde raison qui nous fait éluder le débat sur le coût de l’immigration est la mauvaise conscience entretenue intentionnellement notamment dans le cadre de ce que l’on appelle la repentance :

L’ancienne France colonisatrice devient une terre d’accueil , comme pour s’excuser d’avoir colonisé tous ces pays, comme si elle devait faire acte de repentance, alors qu’elle leur a apporté aussi, entre autres, ses compétences pour la construction d’hôpitaux et d’écoles, etc… Une culpabilité diffuse qui s’exprime, par exemple, par un fait symbolique : en avril 2007, la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration remplace l’ancien Musée des colonies. Faire oublier les horreurs de la colonisation et montrer les bienfaits de l’immigration !! L’immigration apparait comme un juste retour des choses après la décolonisation. Plus personne n’ose évoquer les bienfaits de la colonisation, par contre il faut se persuader de ceux de l’immigration.

c) La troisième raison est à rechercher dans les stratégies ou les tactiques politiciennes

Les polémiques basées sur le respect des droits de l’homme peuvent au moins se targuer d’une certaine noblesse dans leur principe. Il n’en va pas de même des manœuvres politiciennes qui ont instrumentalisé la question de l’immigration, ou plutôt la diabolisation de cette thématique, pour assurer le succès électoral d’un parti sur l’autre. L’initiative en revient à François Miterrand, qui a assuré, grâce à la proportionnelle, la percée électorale du Front National, tout en diabolisant son chef et en stigmatisant son thème principal l’immigration, pour priver J. Chirac d’une partie de son électorat. Opération en partie réussie, mais qui s’est retournée contre les socialistes en 2002, la même manoeuvre permettant à Jacques Chirac de se faire réélire triomphalement au 2éme tour contre Jean-Marie Le Pen, avec l’appui unanime des milieux antiracistes. Ici, clairement, on est dans la manoeuvre politicienne. La diabolisation concomitante du Front National et du débat sur l’immigration a conduit au refus d’une discussion sereine et objective sur ce sujet.

Tout cela, la plupart des Français le savent, ou au moins le sentent confusément, même s’ils ne voient pas nécessairement à quel point ces considérations idéologiques ou politiques empêchent un véritable débat démocratique, appuyé sur des faits et des chiffres, sur le coût de l’immigration. Mais si une majorité de Français accepte, tout en s’en rendant plus ou moins compte, d’être privée d’une bonne partie des informations nécessaires à ce débat essentiel, on est en droit de se demander s’ils ont vraiment envie de connaître la vérité, ou si leur résignation ne tient pas à un phénomène plus profond : la peur de savoir la vérité.

2) Des raisons plus profondes, qui concernent tous les Français : la peur de savoir

a) La difficulté de renoncer à la «pensée magique ».

La « pensée magique » se concentre exclusivement sur ce que l’on souhaite ou sur ce que l’on juge bon, et se refuse à prendre en compte des considérations « vulgaires » comme «comment faire ? » ou « combien cela coûte ? ». Ceci est particulièrement valable pour les choses qui «n’ont pas de prix » par exemple, « l’environnement n’a pas de prix», donc on n’hésiterait pas à remplacer le pétrole par des éoliennes qui coûtent 3 fois plus cher. Ou bien, « l’accueil de l’autre» et sa dignité n’ont pas de prix, donc si une famille immigrée s’entasse dans un logement étroit et insalubre, il suffit de lui attribuer un cinq pièces avec tout le confort ! Il faut reconnaître que les Français se complaisent volontiers dans cette « pensée magique »,où l’on croit que le gouvernement peut résoudre n’importe quel problème s’il veut bien s’en occuper. L’Eglise catholique elle-même se place volontiers dans cette approche lorsqu’elle évoque des questions économiques ou sociales. Renoncer à cette « pensée magique », c’est perdre un peu de ses illusions et de ses rêves, et cela ne fait jamais plaisir.

b) La peur de devoir reconnaître que l’on s’est trompé depuis longtemps et même très longtemps sur des choses essentielles. Il n’est jamais agréable de devoir reconnaître que l’on s’est trompé, ou que l’on a fait confiance à des gens qui nous ont trompés. Au bout d’un certain nombre d’années, une opinion fausse finit par faire tellement partie de notre univers mental qu’y renoncer, c’est presque renoncer à une part de notre identité. A la limite on va en vouloir à celui qui nous oblige à reconnaître que nous nous sommes trompés ou que nous avons été trompés. Autant ne rien savoir !

c) Peur de reconnaître que l’on a échoué par manque de courage politique en refusant de contrôler et d’encadrer cette immigration devenue au cours du temps incontrôlable. Au lieu de faire venir les immigrés qualifiés dont la France a peut-être besoin et qu’elle a la capacité d’accueillir en leur offrant travail et logement, comme cela se fait chez nos voisins britanniques (« the brightest and the best from across the world ») ou allemands, on a laissé les portes grandes ouvertes en laissant croire aux populations immigrées que la France c’est le paradis !!En fait, il s’agit aussi de la peur de savoir que nous n’avons que ce que nous méritons. La société matérialiste et laxiste dans laquelle nous vivons n’incite pas à voir les problèmes. L’immigration devient un phénomène inéluctable contre lequel on ne peut rien et que l’on doit accepter. On préfère son confort matériel et intellectuel et ce qui compte, ce sont la consommation, les loisirs, et les vacances. On veut éviter à tout prix de se poser des questions embarrassantes et de s’empoisonner la vie avec des problèmes insolubles !

d) La peur d’apprendre une très mauvaise nouvelle : celle que nous risquons de disparaître en tant que culture ou que civilisation. Ici, le parallèle avec le patient et son médecin est criant : on retarde le rendez-vous avec le médecin ou le laboratoire d’analyses, parce que l’on n’a pas envie d’apprendre une mauvaise nouvelle. Peur de comprendre que les nouveaux immigrants, de plus en plus nombreux ne cherchent pas à s’intégrer, rejettent notre culture et parfois détestent la France (voir les textes de certaines chansons de rap, ou des déclarations comme celle de Foddé Sylla, ex-président de SOS Racisme, affirmant dans le Monde du 10/12/2005 que « la République blanche, c’est fini ! »). Peur de comprendre que ces nouveaux arrivants cherchent à implanter leurs modes de vie : témoins les étalages halal qui fleurissent dans toutes les grandes surfaces, le port du voile qui envahit les rues et les bancs de l’université, les demandes d’horaires spéciaux dans les piscines pour les hommes et pour les femmes, de régimes alimentaires spéciaux dans les cantines. Peur de voir ces nouveaux immigrés imposer leur religion et leur culture. Petit à petit la société française sent son identité lui échapper. La perspective de voir la culture française se dissoudre dans un méli-mélo multiculturel ne réjouit pas autant de gens que l’on pourrait croire, celle de voir notre pays faire faillite sous le poids des déficits conjugués de l’Etat et de la sécurité sociale non plus. Alors autant discuter de la question de la retraite à 60 ans, ou de la taxation des bonus des banquiers.

CONCLUSION :

Michèle Tribalat écrit avec justesse et réalisme que « Le pouvoir politique ne connaît pas la réalité, ce qui est un obstacle majeur à l’action politique ». Le refus de voir et la peur de savoir viennent du manque de courage et de détermination d’élus qui ne veulent pas voir qu’ils se sont trompés, et d’une élite aveuglée par l’idéologie des droits de l’homme. Devant une maladie grave, il faut regarder la réalité en face pour trouver la solution adéquate. Mais nos élites préfèrent ne pas endosser cette responsabilité désagréable et agissent plutôt selon le principe « Après moi le déluge ».

Cette démission des élites, mais aussi le refus de beaucoup de nos concitoyens de regarder la réalité en face, peuvent nous conduire à nous poser de graves questions, de portée historique, sur l’état de notre démocratie : après deux siècles de République, la démocratie française ne serait-elle pas encore parvenue à la maturité, qui permet de discuter sereinement des grands sujets? Ou bien, après y être parvenue, aurait-elle connu dans les 50 dernières années une dérive ou un déclin ne lui permettant plus de se confronter à la réalité ? Nous laissons aux historiens le soin de répondre.

Si nous voulons faire face, pour notre part, à nos responsabilités, nous ne devons pas considérer l’immigration «comme une chance ni comme un fléau, mais plutôt comme un défi à relever », comme le dit Maxime Tandonnet dans son livre Immigration sortir du chaos (Flammarion 2006). Mais, pour relever un défi, il faut avoir toutes les données en mains, et notamment toutes les données chiffrées qui permettent de raisonner sereinement et rationnellement sur les coûts et les avantages. C’est l’utilité d’un colloque comme celui-ci.

Joëlle-Anne Robert

Affaire Vattani-Casapound : le gouvernement italien à nouveau désavoué par la justice

Affaire Vattani-Casapound : le gouvernement italien à nouveau désavoué par la justice

07/04/2012 – 12h00
ROME (NOVOpress) –
Le tribunal administratif du Latium, siégeant en formation collégiale, a infligé mercredi un nouveau camouflet au gouvernement Monti dans l’affaire de Mario Vattani (photo), consul général d’Italie à Osaka. On se souvient qu’un scandale avait été créé de toutes pièces par la gauche et l’extrême gauche, après que le journal communiste L’Unità eut révélé que ce brillant diplomate animait – pendant son temps libre et sous un pseudonyme – le groupe de musique alternative SottoFasciaSemplice, et qu’il avait chanté une fois à un concert organisé par Casapound.

Le ministre des Affaires étrangères, Giulio Terzi di Sant’Agata, avait rappelé en urgence Vattani en Italie, le 21 février, au motif que le « mouvement » des postes diplomatiques a lieu avant fin mars. Le consul s’était alors pourvu devant le tribunal administratif. Le 15 mars dernier, celui-ci avait suspendu la sanction jusqu’au 4 avril.

Réuni donc le 4 avril, le tribunal administratif a cette fois décidé de suspendre le rappel de Vattani jusqu’au 21 novembre prochain, où sera examiné son recours sur le fond. Dans les attendus de leur jugement, les juges ont balayé l’argumentation du Ministère des Affaires étrangères, fondée « sur le préjudice que l’affaire en cause aurait porté à l’image de l’État et à ses intérêts supérieurs ». Le Ministère, relèvent les juges, « n’a fourni aucun élément qui ait démontré concrètement le discrédit que l’on craint pour l’image et les intérêts de l’État ».

Mario Vattani reste donc consul d’Italie à Osaka.

Rouen aussi est Fdesouche !

Rouen aussi est Fdesouche !

30/03/2012 – 10h00
ROUEN (NOVOpress) –
Comme dans de nombreuses villes en France précédemment, c’était mardi au tour de Rouen d’exprimer son soutien au site fdesouche.com ainsi qu’à Pierre Sautarel, mis en examen par le tribunal de Rouen suite à une plainte pour diffamation parce que l’on veut le considérer comme le webmaster de ce site de réinformation (voir Novopress).

Ainsi, une trentaine de sympathisants rouennais se sont réunis devant le palais de justice de Rouen, pour affirmer haut et fort ce soutien. Banderole en main, chants et discours nourris, il y avait parmi eux des militants de Vague Normande et des sociétaires du cercle philosophique “La Onzième heure”. Ces manifestants étaient venus soutenir la liberté de la presse ainsi que la liberté d’expression, mis à mal par la justice et le gouvernement actuel.

Le plaignant, Arezki Dahmani, enseignant de l’université de Paris-XIII, n’avait pas apprécié certains commentaires sur le site fdesouche suite à la publication d’un article concernant sa mise en examen pour “trafic d’influence” et inscriptions frauduleuses d’étudiants chinois.

Notre confrère fdesouche est visé car sa réinformation dérange l’idéologie dominante. François de Souche c’est moi, c’est nous, comme dans les autres villes les manifestants ont affirmé, à Rouen, nous aussi sommes François de Souche !

Nouveaux textes « anti-terrorisme », ou surtout anti liberté d’expression ! En conseil des ministres le 11 avril

Nouveaux textes « anti-terroristes », ou surtout anti liberté d'expression ! En conseil des ministres le 11 avril

28/03/2012 – 16h30
PARIS (NOVOpress) —
Après les attentats de Montauban et Toulouse, le président Sarkozy a annoncé vouloir prendre des mesures de « lutte contre le terrorisme ». Ces dernières seront présentées en conseil des ministres le 11 avril prochain, comme l’a indiqué Valérie Pécresse, la porte-parole du gouvernement. Nicolas Sarkozy a pour ce faire réuni aujourd’hui les responsables de la police, de la gendarmerie et des services de renseignement en présence des ministres de l’Intérieur et de la Justice et du Premier ministre François Fillon pour faire le point de l’enquête sur les complicités éventuelles du tueur, Mohamed Merah.

Rappelons à toutes fins utiles que ledit Merah était bien connu des services de police selon la formule consacrée, ce qui semble être un désaveu du chef de l’Etat des forces de l’ordre au vu des actes de terreur qu’a pu préparer Merah sans être arrêté. Était-il seulement surveillé ? Pourquoi était-il en liberté ? Rassurons-nous, Nicolas Sarkozy prévoit d’ores et déjà une solution radicale : l’espionnage sur Internet.

« Vous savez bien aujourd’hui que tous nos services, les services de police, les services de renseignement, la justice, sont totalement mobilisés pour qu’il soit fait toute la lumière à la fois sur la responsabilité de Mohamed Merah mais aussi sur l’ensemble des complicités dont il aurait pu bénéficier », a indiqué Valérie Pécresse à la presse. «Le travail d’enquête et le travail judiciaire de poursuivent, ils sont aujourd’hui suivis au plus haut sommet de l’Etat», a-t-elle ajouté en confirmant la tenue de cette nouvelle réunion à l’Elysée.

Nicolas Sarkozy avait déjà annoncé la semaine dernière sa volonté de voir punie par la loi toute personne qui consultera « de manière habituelle » des sites Internet qui font l’apologie du terrorisme ou qui appellent à la haine et à la violence.

Quelle est la définition exacte d’ « apologie du terrorisme » ou « haine et violence » (qui n’est pas sans nous rappeler la condamnation pour « incitation à la haine raciale », expression utilisée de façon très extensive) ? Nous ne le savons pas encore mais il y a fort à parier que Fdesouche, les sites identitaires, et tous les sites politiquement incorrects, seront surveillés de très près et payeront les pots cassés ; alors que les personnes fréquentant des sites terroristes “ont déjà basculé vers une navigation cryptée du type Tor ou VPN” comme l’a souligné Cédric Manara, avocat spécialiste d’Internet. Pour le pouvoir, les événements de Toulouse et Montauban tombent à point nommés pour tenter de tordre le cou au dernier espace de liberté de notre pays.

Soutien à Fdesouche.com et à la liberté d’expression à Rouen le 27 mars

Soutien à Fdesouche.com et à la liberté d'expression à Rouen le 27 mars

25/03/2012 – 19h00
ROUEN (NOVOpress) – Un rassemblement de soutien à la liberté d’expression aura lieu à Rouen demain à 18h30 devant les grilles du Palais de Justice.

Suite à un dépôt de plainte déposé contre le site de réinformation Fdesouche.com par Arezki Dahmani, Pierre Sautarel a été mis en examen au tribunal de Rouen. Pierre Sautarel est impliqué car considéré comme le webmaster de ce site Internet (voir Novopress).

Les identitaires de Rouen ont appelé à se joindre à ce rassemblement “afin de marquer leur soutien à Pierre Sautarel et au site Fdesouche ainsi qu’à protester contre les accusations abusive d’incitation à la haine utilisées pour bâillonner la liberté d’expression et le droit à l’information.”

Soutien à Fdesouche.com et à la liberté d'expression à Rouen le 27 mars

France Info au pays des Soviets – Par Bernard Lugan

France Info au pays des Soviets - Par Bernard Lugan

[box class=”info”] Incorrigibles journalistes que ceux de France Info. Eux, si prompts à dénoncer la censure réelle ou supposée pratiquée de par le vaste monde, à commencer par la Russie, viennent en effet de se livrer à un acte de censure particulièrement grossier à mon encontre. [/box]

Exposé des faits : vendredi 23 mars à 10 heures 30, je reçois le mail suivant :

“Bonjour,

Je suis Catherine Duthu, journaliste au service “Monde” à France Info. Je souhaiterais faire une interview avec Bernard Lugan à propos de la situation au Mali. L’interview se passerait par téléphone et serait ensuite diffusée en longueur sur notre antenne dès 15h45 pour être ensuite rediffusée dans le courant de la journée. Pourriez-vous me contacter au plus vite pour me dire si cela est possible ? Je vous en remercie par avance.”

Un contact téléphonique est donc établi avec la journaliste Catherine Duthu, laquelle, ayant lu mon communiqué sur le Mali publié la veille sur mon blog, souhaitait un entretien pour diffusion le jour même à 15h 45 dans l’émission « Regards sur le monde ».

L’entretien téléphonique se déroula normalement entre 11 heures et 11 heures 15 et la journaliste me confirma qu’il serait diffusé en temps et heure convenus. Or, à 15 heures 45, ce fut un autre intervenant, plus « politiquement correct » aux yeux de sa rédaction qui répondit aux mêmes questions que celles qui m’avaient été posées par Madame Catherine Duthu.

Pourquoi cette censure ? Parce que j’expliquais dans cet entretien que le règlement de la question touareg ne passait pas par des élections, mais par la prise en compte du fait que les Touaregs ne désirent plus être dominés par les sédentaires noirs du Sud au seul motif qu’ethno mathématiquement, ils sont moins nombreux qu’eux et donc, que toute solution durable doit impérativement être construite sur cette évidence.

Tenus en laisse, certains journalistes sont bien les laquais de la pensée dominante. Ils n’ont plus leur libre-arbitre. Plus que jamais la résistance passe donc par les circuits parallèles de l’information, à savoir internet.

Pour vous tenir informés des réalités africaines, consultez mon blog et d’abord, abonnez-vous à l’Afrique Réelle revue par internet livrée par PDF.

Bernard Lugan

[box class=”info”] Source : Le blog de Bernard Lugan. [/box]

Silence ! En France on étouffe les libertés

Silence ! En France on étouffe les libertés

Les gouvernants français aiment à se poser en défenseurs des libertés. Mais ils multiplient les textes et les pratiques liberticides. Explications.

LOPPSI : la prison pour les opposants aux maires

Votée en 2011, la LOPPSI est une loi censée améliorer la sécurité des Français. Mais au hasard d’un article elle protège les maires des contestations bon enfant. Interrompre un conseil municipal, fût-ce quelques secondes, est désormais un délit passible de lourdes peines d’amende, de la déchéance des droits civiques et de la prison. Les Identitaires angevins en ont fait l’expérience. Pour s’être introduits en avril dernier au conseil municipal d’Angers pour protester contre un projet de construction de mosquée, ils ont subi les foudres de la police et de la justice : écoutes téléphoniques, gardes à vue, mises en examen et condamnations. On objectera qu’ils ont eu tort d’agir ainsi mais comment se faire entendre contre un projet contesté quand l’opposition officielle au maire n’ose rien dire ? C’est précisément parce qu’il n’y a plus de pluralisme dans les assemblées que les citoyens sont contraints de trouver des moyens de se faire entendre. Un chahut n’est pas un crime ! Le procureur l’a d’ailleurs admis tout en précisant que c’est à cause de l’objet de la manifestation qu’il avait poursuivi les auteurs. Il s’agit donc bien là de justice politique.

Loi sur le « génocide arménien » : la prison pour délit d’opinion historique

Après la loi Pleven (prison pour délit d’opinion sociologique) voici une extension des lois mémorielles (prison pour délit d’opinion historique). Après la loi Gayssot sur la « Shoah » et la loi Taubira (sur la « Traite atlantique »), voici la loi Boyer sur le « génocide arménien ». Certains événements deviennent ainsi protégés par une vérité officielle. Une atteinte aux libertés en même temps qu’une formidable régression civilisationnelle : car dans la tradition européenne, ne peut être dit vrai que ce qui est librement réfutable.

Un universitaire censuré à la télévision

La direction d’Itélé a censuré, en décembre dernier, un entretien que Robert Ménard avait enregistré avec l’africaniste Bernard Lugan dans le cadre de son émission quotidienne Ménard sans interdit. Bernard Lugan avait été invité pour présenter son essai Décolonisez l’Afrique. L’émission a été enregistrée puis déprogrammée. C’est le fond des propos de Bernard Lugan qui a été censuré. Il est interdit de dire sur une télévision française que « Les Africains ne sont pas des Européens pauvres à la peau noire », que « la repentance européenne + la victimisation africaine débouchent sur une Afrique immobile » ou que « l’ingérence humanitaire est un impérialisme hypocrite » et que « le Printemps arabe fut un miroir aux alouettes ». Il est vrai que Bernard Lugan fut l’un des rares analystes à avoir douté que le « Printemps arabe » donnerait naissance à des démocraties à l’anglaise… Impardonnable !

ACTA, le traité liberticide contre Internet

L’Accord commercial anti-contrefaçon est un traité international multilatéral concernant les droits de propriété intellectuelle et les infractions au droit d’auteur sur Internet. Cet accord négocié par l’Union européenne vise à mettre en place un système de contrôle systématique de l’Internet en obligeant les fournisseurs d’accès à surveiller les paquets de connexions. Il devient alors extrêmement facile d’appliquer une censure non plus sur des contenus protégés, mais sur des idées indésirables. Et il s’agirait là d’une censure privée mise en œuvre par de puissants intérêts commerciaux ou idéologiques.

Persécutions policières et judiciaires contre François Desouche

François Desouche est le navire amiral de la réinfosphère sur Internet. Ce blog reçoit près de 100.000 visiteurs par jour. Mais François Desouche est dans l’œil du cyclone. Le lobby antiraciste a sorti l’artillerie lourde contre lui. Des poursuites ont été engagées par Arezki Dahmani, un militant antiraciste mis en cause dans diverses escroqueries, et par France Terre d’asile, une association immigrationniste subventionnée. Une police et une justice zélées ont prononcé deux mises en examen d’un internaute arbitrairement mis en cause.

Pour Pierre Sautarel, le but est clair, je cite : « On veut l’étouffer financièrement et psychologiquement sous une accumulation de procédures diverses et variées tout en essayant de compliquer [ses] relations avec [ses] proches ». « Chacun doit savoir que le maintien en ligne du blog se fait au prix de gros ennuis et de graves pressions policières et judiciaires. »

Tentatives de trucage de l’élection présidentielle ?

Chacun est libre de son appréciation sur l’histoire du Front national et le positionnement de Marine Le Pen. Mais enfin les questions qu’elle pose (sur l’euro, sur le protectionnisme, sur l’école républicaine, sur l’immigration) correspondent à de vrais enjeux et le courant dont elle se trouve la porte-parole représente de l’ordre de 20% des électeurs français. Dans ces conditions on ne peut être qu’éberlué de la manœuvre à la fois politique et médiatique qui cherche à la priver des parrainages nécessaires à sa présence à l’élection présidentielle. Au-delà de l’attitude des médias qui ont joué leur partition naturelle – léchage hier, lâchage aujourd’hui (en attendant le lynchage si les signatures de maires venaient à manquer) –, c’est la question du pluralisme politique qui est posée. Certes, les Français pourraient choisir entre M. Sarkozy et M. Hollande. Le problème, c’est qu’ils sont d’accord sur à peu près tout… et que leurs amis s’entendent fort bien quand il s’agit d’attenter à nos libertés.

[box class=”info”] Source : éditorial de février 2012 de Polémia. [/box]

Image : Lois et traités liberticides. DR

Le Monde ou le Maccarthysme journalistique français, par Bernard Lugan

Le Monde ou le Maccarthysme journalistique français, par Bernard Lugan

[box class=info]L’Africaniste français Bernard Lugan s’insurge, dans un article du 28 janvier dernier, des méthodes journalistiques d’un “grand quotidien du soir”. Novopress reproduit cette charge de cavalerie en règle d’un grand historien connu pour ses prises de position courageuses, et à contre-courant. [note de Novopress][/box]

Bernard Lugan
Bernard Lugan

Dans un article d’une rare partialité que Le Monde en date du 27 janvier 2012 consacre au Rwanda, MM. Christophe Ayad et Philippe Bernard me citent de la manière suivante :

« En 2004 il (Jean-Pierre Chrétien) a participé à une commission d’enquête citoyenne, mise en place par l’association Survie, pour dénoncer le rôle de la France. Cela a valu à Jean-Pierre Chrétien de virulentes attaques de l’historien Bernard Lugan, ancien maître de conférences à l’université Lyon-III, proche de l’extrême droite. Ce dernier a écrit plusieurs ouvrages pour innocenter François Mitterrand, l’armée française et l’Église catholique au Rwanda (François Mitterrand, l’armée française et le Rwanda, éditions du Rocher, 2005). Il a témoigné en faveur de génocidaires hutu poursuivis devant le TPIR ».

Le lecteur du Monde aura retenu trois choses :

1) Je serais « proche de l’extrême droite », jugement de valeur permettant de sous-entendre que je ne suis pas crédible et donc par avance disqualifié.

2) J’aurais écrit « plusieurs ouvrages pour innocenter François Mitterrand, l’armée française et l’Église catholique au Rwanda ». L’emploi du mot « innocenter » a son importance car il signifie que pour MM. Ayad et Bernard, le président François Mitterrand, l’armée française et l’Église catholique seraient coupables ou pour le moins complices de ce génocide…

Est cité à l’appui de cette affirmation un livre datant de 2005 dans lequel je défends très exactement le contraire de ce que prétendent me faire dire les journalistes du Monde. J’y reprends en effet en la développant l’idée centrale d’un précédent livre [1] qui est que les conditions du génocide résultent de l’engagement pro Hutu de l’Eglise catholique en 1959, puis de l’obligation démocratique imposée par François Mitterrand au président Habyarimana à partir de 1990… L’on chercherait en vain dans cette problématique une tentative visant à « innocenter » le président Mitterrand et l’Église catholique. Quant à l’armée française comme elle a quitté le Rwanda fin 1993, soit plus de six mois avant le début de ce génocide, elle n’a effectivement aucune responsabilité dans ce drame contrairement à ce que certains obligés de Kigali cherchent à faire croire.

Les journalistes du Monde sont donc pris en défaut de « bidonnage » car :

  • ils n’ont manifestement pas lu mon livre ;
  • ils tirent directement leurs « informations » de sites informatiques spécialisés dans les dénonciations de basse police ;
  • ils omettent en revanche de mentionner un ouvrage plus récent dans lequel je fais le bilan de la question, notamment à travers les travaux du TPIR [2].

3) J’aurais « témoigné en faveur de génocidaires hutu poursuivis devant le TPIR », ce qui serait la suite logique des points 1 et 2. En effet, qu’attendre d’autre d’un « proche de l’extrême droite » qui a osé écrire « plusieurs ouvrages pour innocenter François Mitterrand, l’armée française et l’Église catholique au Rwanda » ?

Le problème est que je n’ai jamais « témoigné en faveur de génocidaires hutu poursuivis devant le TPIR ». A quel titre d’ailleurs aurais-je pu le faire puisque je n’étais pas au Rwanda au moment du génocide et que je n’ai donc pas été le « témoin » des faits qui leur sont reprochés ? En revanche, connaissant intimement le Rwanda où j’ai enseigné et mené des recherches archéologiques durant plus de dix années, pays auquel j’ai consacré deux thèses dont un Doctorat d’État en six tomes, j’ai, pour ces raisons académiques, été six fois assermenté comme Expert par la Cour à laquelle j’ai remis des rapports totalisant près de 2000 pages [3]. Le document joint en annexe et qui émane du Greffe du TPIR permet de mettre en évidence la grave faute déontologique commise par les deux journalistes du Monde.

A leur décharge, il est utile de préciser qu’ils ignorent peut-être que le TPIR étant régi par les règles juridiques anglo-saxonnes, il n’y existe pas d’Experts de la Cour comme en France et que les Experts cités y sont proposés aux Chambres par les parties (Accusation et Défense). Pour chaque affaire, ces experts doivent renouveler leur accréditation, processus long et fastidieux au terme duquel ils sont soit récusés, soit acceptés et dans ce dernier cas, ce n’est qu’après avoir prêté solennellement serment qu’ils deviennent selon le terme anglo-saxon « Witness Expert ».

Le contre-sens fait par les journalistes du Monde pourrait donc s’expliquer soit par une désolante mauvaise foi, soit par une maîtrise incertaine de la langue anglaise ajoutée à des connaissances fragmentaires concernant la Common Law.

La « morale » de cette affaire est claire et elle tient en deux points principaux :

1) Nous avons ici la parfaite illustration du naufrage de la presse française qui a perdu une grande partie de sa crédibilité en raison de son Maccarthysme, du formatage et des insuffisances de ses journalistes. Cette presse militante et moribonde qui ne survit que par les aides de l’État et les abonnements institutionnels n’a d’ailleurs plus aucune influence à l’extérieur de sa niche écologique parisiano-conformiste.

2) Je ne ferai pas de droit de réponse et cela pour deux raisons : la première est qu’il serait caviardé et la seconde parce que je touche beaucoup plus de lecteurs et plus rapidement, avec un simple communiqué diffusé par internet. D’autant plus que nombre des visiteurs de mon blog font suivre mes communiqués à leurs réseaux, ce qui en démultiplie les effets.

Bernard Lugan, le 28/01/12
L’Afrique Réelle : www.bernard-lugan.com


[1] Rwanda: le génocide, l’Église et la démocratie. 234 pages, 22 cartes, Le Rocher, 2004

[2] Rwanda. Contre-enquête sur le génocide. 330 pages, 10 cartes, Privat, février 2007.

[3] Expert assermenté par la Cour dans les affaires Emmanuel Ndindabahizi (TPIR-2001-71-T), Théoneste Bagosora (TPIR-98-41-T), Tharcisse Renzaho (TPIR-97-31-I), Protais Zigiranyirazo (TPIR-2001-73-T), Innocent Sagahutu (TPIR-2000-56-T), Augustin Bizimungu (TPIR- 2000-56-T). Commissionné dans les affaires Edouard Karemera (TPIR-98-44 I) et J.C Bicamumpaka. (TPIR-99-50-T). La synthèse de ces rapports a été faite dans Rwanda : Contre-enquête sur le génocide. Privat. Bernard Lugan (2007)

MegaUpload : la cyberguerre a commencé

MegaUpload : la cyberguerre a commencé


20/01/2012 – 16h15
NUMERAMA — Dès jeudi soir après l’annonce de la fermeture de MegaUpload par les autorités américaines, les Anonymous ont attaqué certaines cibles symboliques en représailles. Ce n’est pas une première, mais cette fois une cyberguerre a commencé. Mise à jour : Voir notre analyse de l’acte d’accusation

C’est sûr, il y aura un avant et un après MegaUpload. Non pas pour le piratage, qui trouvera refuge ailleurs comme il l’a toujours fait depuis la fermeture de Napster en 2001. Non pas pour l’offre légale, pour laquelle les ayants droit trouveront toujours des prétextes à ne pas en favoriser le développement. Mais pour la traduction des rapports de force sur Internet entre les pouvoirs publics et les internautes.

En s’attaquant à MegaUpload, ça n’est pas seulement un site utilisé par les internautes pour accéder à des contenus illicites qui est visé par une procédure judiciaire. C’est l’un des tous premiers sites les plus visités au monde qui est brutalement fermé pour l’ensemble du globe par les autorités américaines, alors-même que l’ensemble des protagonistes arrêtés et mis en examen n’ont aucun rapport avec les États-Unis et sa législation. Et alors-même que beaucoup d’utilisateurs, certes très certainement minoritaires, utilisaient les services de MegaUpload pour stocker des contenus personnels ou professionnels auxquels ils ne peuvent plus aujourd’hui accéder.

L’affaire MegaUpload fera prendre conscience du pouvoir immense qu’ont les autorités sur le moindre site internet dont ils peuvent provoquer la mort du jour au lendemain, en saisissant ses serveurs et ses noms de domaine. C’est aujourd’hui MegaUpload, mais chacun sent bien qu’un tabou est tombé et que d’autres sites pourront suivre et suivront.

Menée au lendemain du blackout contre la loi SOPA, l’opération ressemble déjà à la goutte d’eau qui provoquera une véritable cyberguerre civile mondiale entre internautes activistes qui se sentent de plus en plus censurés sur l’internet qu’ils ont fondé, et les pouvoirs publics qui veulent préserver une certaine conception de l’ordre public. Il n’est pas surprenant que dès l’annonce de la fermeture de MegaUpload par le FBI, les Anonymous se sont mis en action avec virulence pour attaquer et mettre à bas certains des sites les plus symboliques, devenus immédiatement inaccessibles :

  • Justice.gov
  • RIAA.org
  • MPAA.org
  • UniversalMusic.com
  • Hadopi.fr

Il est à parier que cette liste n’est qu’un début et que les attaques durent longtemps. Ca n’est pas seulement MegaUpload et ses dirigeants qui ont été visés, mais ses centaines de millions d’utilisateurs, parmi lesquels se trouvent nombre des plus actifs dans la protection de la liberté d’expression. Sur Facebook, la page du FBI est prise d’assaut par des internautes aux cris de “Free MegaUpload” (“libérez MegaUpload”), et les actions vont se multiplier.

Vouloir faire respecter l’ordre public sur Internet est on ne peut plus normal de la part des autorités légales. Mais nous sommes convaincus à Numerama que l’ordre public ne sera rétabli en matière de droits d’auteur que s’il y a enfin un retour de balancier qui permette de redonner sa légitimité au droit d’auteur.

Le droit d’auteur ne peut être respecté par l’oppression et la contrainte. Il doit l’être par l’acceptation. C’est tout l’enjeu des années qui viennent. Depuis 10 ans chaque “victoire” contre le piratage n’a fait que générer du piratage plus efficace encore. Rien ne dit ce soir que MegaUpload fera exception. Nous faisons même le pari du contraire.

[box]Auteur : Guillaume Champeau pour Numérama. Article sous licence cc publié le 20/01/2012. Source : numerama.com[/box]