Macron contre nos libertés

L’incohérence semble décidément la marque de fabrique du macronisme.

M. Macron prétend lutter contre l’islam radical, mais il maintient les frontières grandes ouvertes et libère des djihadistes qui s’empresseront de reprendre les armes contre nous.

M. Macron prétend encourager l’intégration européenne, mais, contestant l’existence même d’une culture française, il ne peut évidemment pas promouvoir la culture européenne qui est pourtant le socle le plus solide de toute collaboration entre pays européens.

M. Macron avait annoncé une grande entreprise de libération des énergies françaises. Mais jamais les libertés n’ont été aussi attaquées depuis 1944 et la fin de l’occupation allemande. Et jamais la spoliation fiscale n’a atteint un tel sommet.

De ce point de vue, l’actuel chef de l’État a réussi à dépasser son glorieux mentor, François Hollande, ce qui n’est pas un mince exploit!

Aujourd’hui, la majorité LREM prétend lutter contre le terrorisme islamique en censurant les comptes Twitter des Identitaires.

Comprenne qui pourra!

Ou plutôt, on comprend bien que nos braves oligarques n’ont aucune intention de lutter sérieusement contre le terrorisme et qu’ils préfèrent sévir contre les honnêtes gens.

Ils nous rééditent le coup de 2002 où, alors que la campagne présidentielle avait promis davantage de sécurité (ce que tous les Français avaient compris comme davantage de contrôle de l’immigration), le curieux attelage Chirac-Sarkozy nous avait offert davantage de … radars (sous prétexte de sécurité routière).

En tout cas, prétendre défendre le soi-disant «droit au blasphème» en interdisant l’expression de toute pensée dissidente est assez original.

À supposer que la culture française (qui, bien sûr, n’existe pas!) se résume à ce «droit au blasphème» cher à M. Macron, il faudrait en déduire qu’Éric Zemmour, Marine Le Pen (ou Jean-Luc Mélenchon) doivent pouvoir s’exprimer.

Ils le peuvent, nous ne sommes pas en dictature, rugit M. Macron. Certes, mais en prenant le risque de procès devant la 17e chambre correctionnelle où une masse d’associations grassement subventionnées promeut la préférence étrangère.

Pour ne rien dire du risque de perdre son emploi quand l’extrême gauche et le capitalisme de connivence appellent de concert au lynchage médiatique.

En réalité, la seule cohérence dans le modèle macronien, c’est le goût pour le modèle chinois fait de passe-droits pour les oligarques et d’esclavage pour les autres.

Jean Rouxel

Tribune reprise de les4verites.com

La solution au terrorisme islamiste : censurer toujours plus les réseaux sociaux

L’idée fait son chemin : si les réseaux sociaux n’avaient pas relayé les appels à la haine, la fatwacontre le professeur Samuel Paty n’aurait peut-être pas été mise en œuvre. Alors les experts élyséens reviennent à la charge pour un meilleur contrôle des réseaux sociaux, Traquons les messages de haine, réactivons la loi Avia (en changeant la Constitution s’il le faut), poussons toujours plus les réseaux sociaux à appliquer le principe de précaution et à censurer tout écrit, tout propos suspect, et le terrorisme (islamiste et autre, mais quel autre ?) sera affaibli.

Le raisonnement est spécieux. Si les terroristes islamistes utilisent le téléphone, va-t-on généraliser les écoutes téléphoniques ? S’ils utilisent des couteaux de boucher, va-t-on fermer les boucheries ? S’ils tuent avec des camions (comme à Nice), va-t-on en revenir à la voiture à cheval ? « N’emmerdez pas les Français », s’exclamait dès 1966 le président Pompidou. C’est mal parti ! Car ces solutions, dictées par la lâcheté, cette censure généralisée sur les réseaux sociaux, vont « emmerder » les Français bien davantage que les terroristes.

La loi Avia est donc remise en selle. Mais le paradoxe est que cette loi visait officiellement, pour l’essentiel, la pédophilie et la « haine », cette « haine » étant le plus souvent qualifiée, dans les médias – et dans le projet de loi lui-même –, d’« islamophobie », de « racisme ». Or, parmi toutes ces « haines », seul l’islamisme tue, dans des crimes ciblés, qui peuvent viser non seulement des policiers, des prêtres, des journalistes satiriques et athées, mais aussi des instituteurs et des professeurs, c’est-à-dire des centaines de milliers de personnes.

Islamophobie : des réseaux terroristes derrière ce concept

Certes, les réseaux sociaux ont joué un rôle dans l’assassinat du professeur de Conflans-Sainte-Honorine. Mais, sans les réseaux sociaux, le meurtrier aurait-il pour autant été contraint de renoncer à son crime ? A entendre certains élèves à la sortie de l’école, lundi, la haine à l’égard du professeur n’en avait pas besoin pour s’exprimer, ni d’anonymat, l’âge de ceux qui approuvaient bruyamment le crime les mettant à l’abri de toute sanction.

Le gouvernement semble vouloir réorienter sa vigilance en direction du « cyberislamisme » ; de même en vient-il à découvrir que derrière ces organisations de lutte contre la prétendue islamophobie se cachent des réseaux islamistes et terroristes, qui manipulent ce concept avec la complicité d’une partie de la gauche française. La dissolution de ces organisations commence donc à être évoquée. Mais il sera plus difficile de dissoudre leurs complices, qui s’appellent CGT, SUD, Insoumis, UNEF, etc.

Même si Mélenchon tente un virage à 180° pour abandonner au plus vite ses positions communautaristes, personne n’a oublié et n’oubliera qu’il était en tête de la manifestation du 10 novembre 2019 contre l’islamophobie, une manifestation organisée par le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France), association désormais qualifiable de terroriste, et que le gouvernement s’apprête à dissoudre.

La mort du professeur Paty n’aura donc pas été inutile si elle conduit à des mesures fortes, qui épargneront des vies. Reprendre ce pan du programme du RN, de l’ex-FN, d’Eric Zemmour, des Identitaires, bravo ! Mais il est bien tard. Et manque le volet immigration : la prise de conscience du lien direct entre islamisme et immigration. Dans cinq ans, peut-être ?

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 20 octobre 2020

Les anciens pays de l’Est refusent de voir la censure revenir par les médias sociaux américains

L’Observatoire du Journalisme s’était déjà fait l’écho des actions engagées en Pologne contre la censure politique et idéologique exercée par les médias sociaux américains et par le géant Google via sa plateforme YouTube. Cette censure provoque des réactions également en Hongrie et en Tchéquie.

Pologne

En Pologne, un groupe parlementaire a été créé en décembre 2019 «pour la défense de la liberté d’expression», avec notamment pour but de combattre le phénomène de la censure préventive.

Pendant la récente campagne présidentielle polonaise, le 24 juin dernier, le leader du PiS, Jarosław Kaczyński, clamait que «la Pologne est et doit rester un îlot de liberté » alors que « la liberté est menacée (…) et recule dans nombre de pays qui garantissent cette liberté sur le plan juridique et où, il y a encore peu de temps, cette liberté était effectivement préservée, elle était une pratique sociale. Mais aujourd’hui le politiquement correct et la censure de fait, et même souvent aussi de droit, qui l’accompagne conduisent à mettre en œuvre des moyens de répression contre les gens qui disent des choses inappropriées du point de vue de ce politiquement correct.» Le candidat du PiS, le président sortant Andrzej Duda (réélu le 12 juillet), avait annoncé une «Charte de la liberté sur Internet», avec la promesse d’agir contre la censure par les médias sociaux.

Hongrie

En Hongrie, la ministre de la Justice Judit Varga affirmait le 14 septembre :

Beaucoup de gens me demandent : sur la base de quelles lois et en vertu de quelles garanties de l’État de droit Facebook a‑t-il le droit de censurer des citoyens hongrois ?

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La ministre, qui sortait d’une réunion de la Commission des libertés numériques constituées au sein de son ministère, assurait travailler à « assurer que ces garanties de l’État de droit existent aussi dans l’espace numérique ». La ministre Varga avait déjà déclaré il y a un an qu’il fallait trouver un moyen de réglementer l’action des géants américains pour stopper la censure (d’où la création d’une commission spéciale au sein de son ministère) et que ce serait un des plus grands défis de la décennie à venir.

Le sujet de la censure préventive exercée par les géants américains du Net s’est toutefois propulsé sur le devant de la scène hongroise à la faveur de plusieurs cas de censure qui ont choqué les Hongrois cette année. En février, un tabloïde pro-Fidesz, Pesti Srácok, avait protesté contre le « cyber-stalinisme » de Google après la suppression de sa chaîne YouTube. En juin, un père franciscain hongrois de Roumanie voyait la retransmission de sa messe pour l’anniversaire du traité de Trianon censurée par Facebook. En août, László Toroczkai (qui avait acquis une renommée mondiale en 2015 avec sa vidéo visant à décourager les migrants de passer dans la commune frontalière dont il était maire), le leader du parti nationaliste Mi Hazánk, issu d’une scission avec le Jobbik (qui est devenu un parti centriste), annonçait qu’il allait présenter un projet de loi pour limiter « la censure politique stricte » de Facebook qui représenterait à ses yeux un risque pour la sécurité nationale dans la mesure où le réseau social américain cherche à influer sur la politique hongroise par une «censure dictatoriale». Le chef de l’office hongrois de protection des données proposait lui aussi le mois dernier une « loi Facebook » afin que les médias sociaux ne puissent exclure les utilisateurs de leurs services qu’avec un motif valable, et aussi pour que les autorités hongroises puissent renverser les décisions de censure prises par ces médias sociaux. Cette proposition a justement été formulée lors d’une session de travail de la Commission des libertés numériques du ministère de la Justice.

Tchéquie

En République tchèque, un groupe de musiciens, écrivains, universitaires, développeurs de jeux vidéos et entrepreneurs, ont récemment signé une pétition contre la censure par les médias sociaux. Les signataires de la pétition souhaitent contraindre le parlement, le gouvernement et le président à s’intéresser au problème dans la mesure où, selon eux, «la restriction de la liberté commence à faire obstacle à la compétition politique et au fonctionnement des processus démocratiques». C’est pourquoi ils exigent la création immédiate «d’une commission parlementaire avec la participation de tous les partis de la Chambre des députés ainsi que des experts juridiques. Son objectif serait de traiter les cas de citoyens et personnes morales dont les comptes ont été bloqués et les messages effacés». Il s’agirait aussi, sur la base des constatations, de modifier la loi afin d’empêcher à l’avenir ce type de censure.

D’une part, les signataires de la pétition s’inquiètent du risque d’influence des médias sociaux américains sur les élections tchèques, par le biais de la censure qu’ils exercent. D’autre part, ils considèrent qu’«il est inadmissible que des salariés mal payés travaillant aux Philippines, qui ne parlent souvent pas la langue et se basent sur des traductions automatiques, décident de ce qui est vrai et de ce qui n’est pas vrai. Il est inadmissible que, sur la base d’instructions inconnues, un étudiant anonyme employé à temps partiel détermine quelles opinions politiques peuvent être diffusées». En juillet dernier, YouTube avait suspendu la chaîne du parti Liberté et Démocratie directe (SPD) du Tchéco-Japonais Tomio Okamura, qui a 20 représentants à la Chambre des députés, apparemment à cause de ses vidéos critiquant l’immigration de masse. Okamura avait réagi en appelant cette décision une « attaque grossière contre la liberté d’expression » et « contre les droits civiques fondamentaux », une attaque qui « fausse la libre compétition entre les partis politiques garantie par la Constitution tchèque ».

D’une manière générale, dans ces trois pays qui ont déjà connu la censure communiste, la censure des géants américains du Net vise surtout les opinions classées à droite, les opinions conservatrices, chrétiennes, souverainistes, patriotiques, etc.
Curieusement, le même genre d’opinions qui étaient interdites sous la dictature communiste. Alors que la France et l’Allemagne cherchent à renforcer leur arsenal juridique pour contraindre les médias sociaux à accentuer leur censure préventive, les anciens pays de l’Est s’inquiètent pour leurs libertés durement acquises à un moment où ils voient ces libertés reculer à l’Ouest.

Article repris du site OJIM

Après Google, Twitter annonce un renforcement de la censure

Alors que Google déclare ouvertement contrôler les commentaires autour des « évènements sensibles », Twitter à son tour veut sélectionner les « bons messages » et éliminer les « messages qui sapent la confiance dans les élections ». Devinez pour qui et contre qui ?

Modération et censure

Ah la modération ! Et les modérateurs ! Si vous recevez un message de Facebook ou YouTube ou Twitter disant que votre prose/image/commentaire « n’est pas conforme aux règles de notre communauté » c’est que vous avez eu affaire à un modérateur (humain ou digital). La modération c’est le petit nom, le cache-sexe de la bonne vieille censure avec des ciseaux qui ne sont plus de métal mais sous forme d’algorithmes.

Un système anti Trump

Le 10 septembre 2020 Twitter annonçait avec le sourire de « nouvelles règles de modération ». Pourquoi ? Pour protéger le bon peuple ignare des « messages trompeurs » qui pourraient l’induire en erreur et le conduire par exemple à se tromper de bulletin de vote.

Le réseau social est très précis dans sa formulation. Seront supprimés (vous êtes alors un « agent trompeur », vous deviendrez muet avec un bâillon digital) ou précédés de la mention « trompeur » (vous n’êtes peut-être pas un vilain agent trompeur mais on vous avertit et on met en garde) certains types de messages :

les informations fausses ou trompeuses qui créent une confusion sur les lois régissant un processus démocratique », les « affirmations contestables qui sapent la confiance dans le processus [électoral], comme les informations sur la [fraude électorale] » ; et les « affirmations trompeuses sur les résultats d’un processus démocratique (…), comme les revendications de victoire avant que les résultats n’aient été certifiés, ou les incitations à des comportements illégaux qui empêcheraient une passation de pouvoir pacifique

Bigre ! Vous allez être bien protégés et en particulier les citoyens américains à la veille de leur scrutin de novembre. Twitter a déjà commencé à limiter la diffusion de certains messages de Trump. Cela ne vous rappelle rien ? Noam Chomsky appelle cela « la fabrication du consentement ». Pour vous mettre à l’abri des (perverses) tentations l’État profond (ou ses prolongements) vous met dans une bulle. Dans cette bulle ne pourront parvenir que les « bons messages » estampillés « conformes aux règles de notre communauté ». Dans ces conditions pourquoi encore voter ? Pourquoi, en effet.

Article repris du site OJIM

Discours de Zemmour à la Convention de la droite – Le débat d’idées sous contrôle judiciaire

Renvoyé le 22 janvier en raison de la grève des avocats contre la réforme des retraites, le procès d’Eric Zemmour, poursuivi pour « injure publique à caractère racial » et « provocation publique à la haine raciale » suite au remarquable discours qu’il a prononcé en septembre dernier à la Convention de la droite, s’est finalement tenu mercredi devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Un procès aux relents staliniens, à l’occasion duquel les associations antiracistes et autres chiens de garde du système ont ouvertement affiché leur volonté de censurer le brillant essayiste.

Un regard lucide sur l’islam et l’immigration

En cause dans cette affaire, rappelons-le, six passages de ce discours d’une trentaine de minutes au cours duquel Zemmour avait eu l’audace de porter un regard lucide sur l’islam et sur l’immigration. Ainsi lui est-il notamment reproché d’avoir parlé d’immigrés « colonisateurs », d’« islamisation de la rue », ou encore du voile et de la djellaba comme des « uniformes d’une armée d’occupation ». Bref, un constat d’une grande justesse, mais qui, comme l’on pouvait s’y attendre, avait immédiatement été suivi d’un impressionnant lynchage de son auteur par la classe politique, les médias, le ban et l’arrière-ban des associations antiracistes, et jusqu’au Premier ministre, qui avait dénoncé des « discours nauséabonds ». Lynchage auquel LCI, qui avait diffusé en direct cette allocution mais que l’on ne peut guère soupçonner de sympathie à l’égard de la droite nationale, n’avait pas non plus échappé, puisque la chaîne s’était vue violemment rappelée à l’ordre par le CSA. Au milieu de ce véritable délire antiraciste, pas moins d’une dizaine d’associations s’étaient bien sûr immédiatement portées parties civiles et le parquet de Paris lui-même s’était emparé de l’affaire. Autant dire que tous les ingrédients du procès stalinien étaient réunis. D’autant que, comme le soulignait Me Pardo, avocat d’Eric Zemmour, en faisant allusion à des accusations fondées sur des citations tronquées, voire déformées, et au caractère privé de l’intervention, « toutes les règles qui font la défense de la liberté d’expression, la liberté de la presse, sont dans ce dossier bafouées ». Et Me Pardo, rappelant très justement que « le débat d’idées ne doit pas être un débat judiciarisé », d’ajouter alors : « C’est ça la vérité de ce qui est en jeu aujourd’hui. »

Un désir de censure ouvertement proclamé

Car dans cette affaire, comme dans toutes les précédentes impliquant l’essayiste, l’objectif réel des adversaires de Zemmour est moins de le sanctionner pour un prétendu « dérapage » que de le priver de toute possibilité de s’exprimer. Un désir de censure d’ailleurs, et aussi incroyable que cela puisse paraître, qu’ont totalement assumé et ouvertement proclamé les avocats des parties civiles lord de ce procès. C’est ainsi que l’on aura vu l’un d’eux, après avoir affirmé qu’Eric Zemmour « n’existe que parce que LCI, BFM TV et CNews existent », appeler ouvertement les médias à le censurer. Ou encore Me Karsenti, avocat de l’association La Maison des potes, reconnaître que sa « stratégie est de faire taire Eric Zemmour ». Mais, peut-être plus révélatrice encore de cette tyrannie qui s’installe doucement mais sûrement dans notre pays, cette demande ahurissante faite lors de l’audience par Me Boucher-Naranin, avocate du Collectif contre l’islamophobie en France et de l’Association de défense des droits de l’homme, qui, s’interrogeant sur une éventuelle « démence » de Zemmour, n’a pas hésité à réclamer… une « expertise psychiatrique » de l’essayiste ! Une demande qui rappelle étrangement cette sinistre époque où l’URSS enfermait ses dissidents et ses opposants dans des hôpitaux psychiatriques… En attendant, le procureur, qui a estimé – sans surprise – mercredi que les « infractions étaient parfaitement caractérisées », a demandé au tribunal de condamner le polémiste à 100 jours-amendes à 100 euros qui, s’ils ne sont pas payés se transformeront en emprisonnement, ainsi qu’à une large publication de la décision « à ses frais ». La décision du tribunal sera rendue le 25 septembre.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 3 juillet 2020

Twitter nous cloue le bec – Vers toujours plus de censure

Il y a moins de deux semaines, la fameuse loi Avia qui, sous couvert de lutte contre la « haine en ligne », instaurait une véritable censure sur Internet était retoquée par le Conseil constitutionnel, pour le motif qu’elle constituait « une atteinte à la liberté d’expression et de communication » (voir Présent daté du 20 juin). Une petite victoire pour tous ceux qui, comme nous, s’opposent à la tyrannie du politiquement correct et craignaient de se voir subitement bâillonnés. Mais c’était compter sans la toute-puissance de ces dirigeants de réseaux sociaux qui, en bons relais de l’idéologie dominante, se permettent de bloquer et même de fermer les comptes de tous ceux dont les propos sortent des clous.

Les réseaux sociaux, chiens de garde du système

A commencer par votre quotidien, dont on rappellera que les comptes Facebook et Twitter ont déjà été à plusieurs reprises bloqués pour avoir simplement mis en ligne des articles rendant compte des actions de Génération identitaire. Plus récemment, les petits censeurs de Twitter se sont ainsi permis de bloquer l’accès aux comptes de l’essayiste spécialisé dans la géopolitique Alexandre del Valle et du politologue Guillaume Bigot, pour le motif que ceux-ci n’auraient « pas respecté les règles de la communauté ». En clair : leur discours n’était pas conforme à la pensée unique. Une censure à peine déguisée contre laquelle s’est élevée mardi Marine Le Pen qui, après avoir estimé que « rien ne justifie ces sanctions », s’est étonnée « du pouvoir exorbitant que s’octroient les réseaux sociaux, qui suspendent arbitrairement et décident de qui a le droit de s’exprimer ». Dans le même registre, et en dépit des innombrables désaccords que nous pouvons avoir avec lui, on pourrait aussi citer le cas de l’humoriste Dieudonné M’Bala M’Bala, dont Google a carrément supprimé lundi la chaîne YouTube à la suite, là encore, « des enfreintes répétées [au] règlement de la communauté ». Notons au passage que ces nouveaux censeurs sont particulièrement réactifs car, dans la foulée de cette suppression, Dieudonné avait immédiatement créé un deuxième compte, qui a lui aussi été fermé… en moins d’un quart d’heure !

Une censure pas même déguisée

Autant dire que, si les tenants de l’idéologie dominante ne sont pas parvenus à bâillonner complètement leurs opposants par le biais de la loi Avia, ils sont en train d’atteindre leur objectif grâce à la complicité des géants d’Internet, qui ont entrepris une véritable purge des réseaux sociaux. Cette purge s’effectue au mépris total des lois, et uniquement selon le bon vouloir de dirigeants non élus par le peuple, soumis à la pression des lobbies et avant tout soucieux de leurs intérêts économiques. Une purge dont se félicite néanmoins bêtement la gauche, sans prendre conscience que c’est la liberté d’expression de tous qui est aujourd’hui grandement menacée. Comble du scandale, les partisans de cette censure généralisée ne se cachent même pas de vouloir priver de parole leurs adversaires politiques. En témoignent notamment les déclarations honteuses de l’avocat de SOS Racisme lors du procès d’Eric Zemmour, qui s’est tenu mercredi devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris et à l’issue duquel le parquet a requis 10 000 euros d’amende, avec possibilité d’emprisonnement en cas de non-paiement, à l’encontre du brillant polémiste, pour les propos qu’il a tenus en septembre dernier à Paris lors de la Convention de la droite. Affirmant entre autres que, sans les médias (LCI, CNews, etc.), Eric Zemmour n’existerait pas, Me Klugman n’a en effet pas hésité à appeler ces derniers à le censurer ! En témoigne aussi cette pétition lancée par l’ex-figure des Gilets jaunes, proche de Tapie, Priscillia Ludosky, qui, sous le titre « Eric Zemmour, xénophobe, doit être banni des médias ! », appelle ouvertement à censurer celui que des dizaines de milliers de Français prennent plaisir à écouter chaque soir sur CNews.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 2 juillet 2020

Le magazine L’Incorrect censuré pour sa une sur la remigration

L’Incorrect est un mensuel vendu en kiosque, comme quelques trop rares autres magazines, Eléments, Réfléchir & Agir, Causeur, Histoire-Actu du Présent (hors-série de Présent), Spectacle du monde (de retour en kiosque), voire l’actuel Marianne, qui représentent un panel plutôt limité de revues dont le principal point commun est une liberté de ton, et en tout cas une vraie indépendance. Certains se disent conservateurs, d’autres « révolutionnaires », certains sont d’inspiration chrétienne, d’autres pas.

Lancé il y aura bientôt trois ans, L’Incorrect semble bien parti pour trouver sa vitesse de croisière, celle de l’équilibre financier. Pour vivre, en l’absence de mécènes (il n’y a qu’à gauche qu’on trouve des Perdriel et des Drahi, semble-t-il), il faut d’abord des abonnés et des acheteurs en kiosque. L’Incorrect avait donc prévu une campagne publicitaire par affichage de la couverture du dernier numéro qui titrait sur cette phrase : « Remigration. Sauvez des vies. Restez chez vous ». Ce qui n’a pas plu à MédiaKiosk, la société chargée de l’affichage.

L’Incorrect faisait sans doute allusion à ces dramatiques noyades en Méditerranée, quand des passeurs mafieux entassent des candidats à l’immigration dans des barcasses qui coulent en haute mer, ou encore aux affrontements interethniques de Dijon, et aux risques de mort violente découlant de tels règlements de compte armés.

La couverture de L’Incorrect devait être affichée sur les kiosques du 18 au 22 juin. Mais MédiaKiosk a censuré son client. C’est une sorte de « refus de vente », sanctionnable. MédiaKiosk n’a pas le droit de pratiquer la censure. Seule une décision de justice peut décider de retirer ou d’interdire un affichage.

« Le kiosque, symbole de la liberté d’expression » (sic !)

L’Incorrect rappelle que MédiaKiosk, filiale du groupe mondial d’affichage public Jean-Claude Decaux, note sur son site Internet que le kiosque est essentiel « au maintien de la presse écrite en centre-ville, symbole de la liberté d’expression » (sic !). Or, en dehors de toute décision de justice, dans l’arbitraire le plus absolu, MédiaKiosk censure donc les idées qui ne plaisent pas. Mais qui ne plaisent pas à qui ? A son PDG ? A la famille Traoré ? A Castaner ? On peut aussi se demander quels sont les thèmes, les mots, les phrases susceptibles d’être ainsi interdits (sans avertissement, sans se préoccuper des tirages opérés par le titre en lien avec l’affichage publicitaire prévu).

Cette affaire est grave. Demain, pourquoi ne pas couper le téléphone ? Pourquoi ne pas empêcher l’impression ou la vente en kiosque des titres ayant peu ou prou une orientation de droite, conservatrice, patriotique, catholique, puisque leur exposition est désormais interdite par MédiaKiosk ? Pourquoi ne pas interdire à L’Incorrect l’ouverture de comptes bancaires, la réception et l’envoi de courriers ? Et jusqu’où va aller cette persécution rampante, cette chasse aux mal-pensants ?

Présent avait prévu, pour ses hors-série, et en particulier pour celui consacré à Jean Raspail, qui doit paraître très prochainement, de relancer une campagne d’affichage en kiosque par le biais de MédiaKiosk. Compte tenu de ce mauvais tour joué à L’Incorrect, nous nous en abstiendrons. Notre hors-série d’hommage à Raspail titrera : « Le camp des saints : nous y sommes ! Le message de Jean Raspail » ; nous n’avons d’ailleurs pas, avec un titre pareil, la certitude d’être autorisés à l’affichage par la censure MédiaKiosk.

Que des entreprises privées se permettent porter atteinte à la liberté d’expression sans attendre qu’un juge vienne le leur demander dépasse l’entendement. MédiaKiosk, désormais ex-prestataire de Présent, dont le nom sonne, et s’écrit même, comme une administration soviétique d’avant la Glasnost, nous rappelle tout à fait le « Tsenzor » de sinistre mémoire, de l’époque Brejnev.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 22 juin 2020

En Italie, Facebook condamné pour censure et atteinte à la liberté d’expression

Facebook / AFP : liaisons dangereuses et censures

(Observatoire du journalisme) Au moment où la liberticide loi Avia, soi-disant destinée à lutter contre les « discours de haine » se met en place, au moment où la censure devient préventive pour éliminer les « mauvaises pensées », Facebook et l’AFP, agence publique d’information de la France, renforcent leurs liens en ce domaine d’avenir.

New world order

Le réseau social a annoncé les premiers membres de son « conseil de surveillance », dont Zuckerberg avait précisé le projet dans un entretien de novembre 2018, souhaitant créer une sorte de Cour suprême qui portera un « jugement final sur ce que devrait être un discours acceptable dans une communauté qui reflète les normes sociales et les valeurs des gens dans le monde entier ». New world order, les choses sont claires.

Les nominations initiales confirment ce que l’on pouvait en attendre, les réseaux Soros et les différents lobbies LGBTQ++ sont bien représentés.

L’AFP et Facebook, main dans la main

Emmanuel Macron, lors du forum sur la gouvernance d’internet à Paris, tenu le 12 novembre 2018 à l’Unesco, avait annoncé la couleur. Il avait parlé de « méthode coopérative », unissant les capacités technologiques de Facebook et les capacités répressives (en forte progression) de l’État français. Un groupe d’une dizaine de personnes fût constitué à parité entre les deux entités, la privée et la publique. Du côté réseau, des cadres dirigeants. Du côté public, que du beau monde : le CSA (responsable des contenus), l’Arcep (responsable des télécoms et de la régulation technique, les contenants), la Disic (direction interministérielle des systèmes d’information et de communication) et le secrétariat d’État au numérique qui coordonne.

L’AFP s’est rangée dans le dispositif, employant 80 journalistes spécialisés travaillant essentiellement avec et pour le réseau social, en France, aux États-Unis et bientôt en Allemagne et dans les Balkans. Pour ces derniers, sans doute pour compléter le travail entrepris par l’ex directeur de la CIA, devenu magnat local des médias via le fonds d’investissement américain KKR.

Une activité qui rapporte. De moins d’un million d’euros en 2018, les revenus en découlant auraient dépassé les 2,5M€ en 2019 et sur le seul mois de mars un chiffre d’affaires dépassant celui d’une année selon les déclarations du nouveau président de l’AFP, Fabrice Fries aux Échos.

Dans ce cas précis Facebook est un client de l’AFP et le rémunère pour ses services. Mais il peut aussi devenir partenaire et alors verser de l’argent directement aux médias (comme Google l’a fait en finançant la création des Décodeurs du Monde). Quelques exemples, Libération qui a reçu 225K€ en 2018 pour financer Check news, ou encore L’Express, Le Monde, France 24 et même le gratuit 20 Minutes, qui vient de remporter une bourse de 37K€, au titre (ne riez pas) d’un « Coronavirus Fact Checking Grant » du réseau social américain. Une miette pour Facebook ; merci no’t maît’ disaient les manants à leur seigneur en d’autres temps. Serviteur diraient d’autres…

Loi Avia : vers la censure totale ?, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Depuis des années, les identitaires font face à une répression toujours plus féroce. Nos moyens d’expression sont massivement censurés. Nos moyens de paiement régulièrement fermés. La position dominante des grands réseaux sociaux leur donne un pouvoir démesuré. C’est aujourd’hui eux qui décident qui a le droit de promouvoir ses convictions ou non. Internet qui était à ses débuts un espace de liberté se verrouille maintenant autant que les médias dominants.

Les géants américains du numérique ne sont pas les seuls à être en cause. Le gouvernement et la majorité d’Emmanuel Macron sont en pointe dans la mise en place de cette censure orwellienne. Frédéric Potier à la tête de la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH) revendique son influence sur Facebook et sa responsabilité dans la suppression des pages et comptes identitaires.

Comme si cela n’était pas suffisant, une loi portée par une député de la majorité, Laetitia Avia, vient s’ajouter à ce sinistre tableau. Les réseaux sociaux et les moteurs de recherche seront tenus dans les 24 heures de retirer un « contenu manifestement haineux » de leur plateforme. Cette censure sans possibilité réelle de recours juridique donne le vertige. Elle offre un aperçu de la dérive autoritaire habituelle de ceux qui se prétendent tolérants.

La vérité est qu’Emmanuel Macron et toutes les associations de l’ancien monde s’inquiètent de la montée en puissance des identitaires et des populistes. À travers la lutte contre les prétendues « Fake news » et les « propos haineux », ils cherchent en réalité à bloquer toute potentialité de changement démocratique.

Ils ne sont pas prêts à laisser leur place et renoncer à leur mainmise idéologique. Ils détestent tout simplement ce que nous disons. Pour eux, il est inimaginable que l’on puisse refuser l’immigration de masse. À tel point, qu’ils considèrent comme criminels ceux qui s’y opposent. Dans cette lutte, tous les moyens sont bons pour réduire notre audience.

Afin que nous puissions rester en contact dans cette période difficile, n’oubliez pas de vous inscrire à notre lettre d’information.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

La loi Avia votée : un grand pas vers la dictature, par Francis Bergeron

Mercredi, l’Assemblée nationale a voté en dernière lecture la loi Avia, du nom du député LREM qui portait le projet. Cette loi prétend combattre la haine sur Internet. Elle accroît de fait la pensée unique, le politiquement correct, un contrôle totalitaire sur l’écrit, la parole, l’image. La plupart des partis politiques se sont opposés à cette loi.

Mais le PS s’est abstenu, et les voix de LREM ont été suffisantes pour entériner le texte. Or la question est la suivante : qu’est-ce qu’un propos haineux ? Qui le définit ? En déléguant le droit de censure aux géants de la communication sur le Net, le Parlement privatise (qui plus est au profit d’entreprises étrangères) une fonction régalienne essentielle, celle portant sur la liberté d’expression et sur la gestion de ses limites.

La France insoumise et Les Républicains avaient soutenu la même motion de rejet de ce texte. Mediapart avait dévoilé les propos plus ou moins privés de Mme Avia, pour démontrer qu’à l’aune de la définition des « messages de haine », elle devrait être censurée, elle aussi. Mais rien n’y a fait. Le « camp du bien » a remporté une nouvelle bataille.

Dorénavant, Facebook, Google, Apple et les autres, les moteurs de recherche, les sites, les blogs auront 24 heures pour supprimer tout contenu supposé « haineux » et « illégal ». A défaut, l’amende pourrait représenter 4 % du chiffre d’affaires mondial. On parle de sociétés dont le chiffre d’affaires se compte en dizaines de milliards de dollars. Les contenus « manifestement illégaux » sont visés. Mais croyez-vous que ces entreprises prendront le risque d’une amende de plusieurs milliards s’ils ont le moindre doute ? Pour la première fois dans l’histoire moderne du droit, le doute sur la culpabilité sera sanctionné : la censure s’abattra.

« Traquer la haine », disent-ils

Les contenus pédopornographiques ou terroristes devront être retirés dans l’heure. Ce qui signifie que des moteurs de recherche supprimeront d’office, sur la seule présence de mots clés, des citations pédophiles de Cohn-Bendit (surtout s’il s’agit de les révéler), ou peut-être Les Réprouvés, d’Ernst von Salomon, Les Terroristes, de Roland Gaucher…

Une antenne judiciaire spéciale va être créée pour traquer « la haine ». Le CSA aura des pouvoirs élargis. Et chaque plate-forme devra être équipée d’un bouton unique pour signaler tout propos présumé haineux. C’est le triomphe de la Dilcrah ministérielle (lutte contre le racisme, etc.), du MRAP, de la LICRA, de SOS Racisme et des innombrables ligues de vertu subventionnées, qui n’auront plus qu’à faire cliquer sur ce bouton pour interdire un site, une revue numérisée, une pétition en ligne.

S’opposer à l’avortement ? Une manifestation de haine à l’égard des femmes ! Refuser le mariage gay, la GPA ? Homophobie ! Déposer un projet de loi contre l’immigration ? Xénophobie ! Racisme !

Le préposé de la Dilcrah évoque avec délectation la perspective de fermer, grâce à cette loi, des sites qui « font 800 000 visites par mois ». Le Salon beige ? Boulevard Voltaire ? Fdesouche ? Le site de Présent ? Tous, peut-être !

Pour Emmanuelle Ménard, « la loi Avia muselle la liberté d’opinion et d’expression ». Pour Marine Le Pen, « la loi Avia, c’est le dernier clou dans le cercueil de la liberté d’expression ! » En quoi en effet la France de 2020 diffère-t-elle désormais de la Chine ou de la Corée du Nord ?

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 14 mai 2020

I-Média – Loi Avia : face à la censure, la révolte ?

15/05/2020 – FRANCE (NOVOpress)
C’est mercredi qu’avait lieu le vote de la liberticide loi Avia. Le silence médiatique aura été quasiment total…

Médiapart s’est néanmoins illustré en révélant que Lætitia Avia, le rapporteur du texte de cette loi « contre la haine », était accusée de racisme, d’homophobie et de harcèlement par plusieurs de ses anciens collaborateurs.

Plus largement, I-Média revient dans cette émission sur la question de la censure.


Une islamiste et des partisans de Soros au Conseil de surveillance de Facebook

Lancé fin janvier 2020, le Conseil de surveillance de Facebook vient de dévoiler les vingt premiers membres qui le composeront. Conseil créé pour prendre les “décisions les plus complexes et les plus importantes sur le contenu présent sur les plateformes”, en résumé, la fameuse “modération de contenu” qui a valu, par exemple, à Génération identitaire de se faire bannir du réseau.
Mais derrière les déclarations lénifiantes sur la liberté d’expression et la transparence, le réseau social dévoile un casting plutôt inquiétant.

Tawakkol Karman, l’islamiste du Yémen

Comme évoqué par Valeurs Actuelles, on retrouve dans ce Conseil, la Yéménite Tawakkol Karman. Prix Nobel de la paix en 2011, Le Monde a rapporté en 2013, son appartenance “à la mouvance islamiste au Yémen”. La même année, elle a d’ailleurs soutenu le président égyptien Mohamed Morsi, membre des Frères musulmans, peu après sa destitution.

On a aussi pu la voir arborer la “Main du Tamkine”, un signe de ralliement aux Frères musulmans.

Les pro-Soros

Autres personnalités interpellant dans cette liste, Afia Asantewaa Asare-Kyei et András Sajó. La première est manager à l’Open Society Initiative pour l’Afrique de l’Ouest, pilotée par l’Open Society Foundations de George Soros.

Le second, András Sajó, fait partie de ces juges de la CEDH utilisés par le milliardaire pour étendre son influence comme cela avait été démontré en février 2020. L’enquête réalisée par Valeurs Actuelles à cette occasion l’avait largement mentionné. Il est aussi l’un des fondateurs avec George Soros, de l’Université d’Europe centrale.

Les militants de l’anti-racisme et pour les LGBTQ+

Autre catégorie bien représentée dans cette liste de membres, celles des militants progressistes. On y retrouve Emi Palmor, nommée par la gauche, en 2014, directrice-générale du ministère de la justice israélien, elle a été à l’initiative de “l’unité gouvernementale de coordination de l’anti-racisme”.

Côté indien, on retrouve Sudhir Krishnaswamy, co-fondateur d’un Centre de recherches en droit et politique, “qui travaille à faire avancer les valeurs constitutionnelles pour tous, incluant les LGBTQ+ et transgenres en Inde”.

Du côté américain, il y a Pamela Karman, actuellement professeur à l’école de droit de Stanford, et précédemment, cadre à la Cour suprême américaine. Fervente démocrate, elle s’était impliquée dans l’enquête sur l’impeachment de Donald Trump. En 2009, le New York Times l’avait qualifiée de “championne des droits homosexuels, de grande défenseure des droits des criminels et des droits de vote”.

Un casting conforme à l’image souhaitée par le réseau social, mais qui laisse cependant présager de sombres jours pour le “contenu” politiquement incorrect.

Article repris du site OJIM

Loi liberticide Avia : la liste des courageux, des censeurs et des trouillards

La proposition de loi visant à lutter contre les contenus « haineux » sur internet a été adoptée en lecture définitive à l’Assemblée nationale, ce mercredi 13 mai par 355 voix contre 150. Cette loi est dite « loi Avia », du nom de son rapporteur, ironiquement accusé d’avoir mordu un chauffeur de taxi ainsi que de régulièrement tenir des propos racistes, homophobes et sexistes. Un scandale révélé par Médiapart la veille du vote qui, conjugué aux coups de boutoirs argumentatifs d’Eric Zemmour sur CNews ainsi qu’à la mobilisation des internautes sur les réseaux sociaux, a sans doute donné une bonne excuse à de nombreux couards ayant voté la proposition de loi en juillet 2019 pour enfin défendre la liberté d’expression. C’est ainsi qu’on note un sérieux revirement de la part de nombreux députés Les Républicains qui avaient voté pour cette loi ou s’étaient abstenus lors de la première lecture. Une position courageuse tellement rare qu’il convient de la saluer, en espérant qu’elle augure de nouvelles surprises positives.
Polemia a décidé de diffuser la liste des députés ayant voté pour et contre cette loi ainsi que ceux s’étant abstenus.

Les courageux

150 députés se sont prononcés contre la proposition de loi Avia.
Parmi eux, de nombreux députés de droite ayant changé leur vote par rapport au scrutin de juillet 2019. Une décision à saluer.

Les Républicains ayant voté contre

M. Damien Abad, Mme Emmanuelle Anthoine, M. Julien Aubert, Mme Nathalie Bassire, M. Thibault Bazin, Mme Valérie Bazin-Malgras, Mme Valérie Beauvais, Mme Émilie Bonnivard, M. Jean-Yves Bony, M. Ian Boucard, M. Jean-Claude Bouchet, Mme Valérie Boyer, Mme Marine Brenier, M. Xavier Breton, M. Bernard Brochand, M. Fabrice Brun, M. Gilles Carrez, M. Jacques Cattin, M. Gérard Cherpion, M. Dino Cinieri, M. Éric Ciotti, M. Pierre Cordier, Mme Josiane Corneloup, M. François Cornut-Gentille, Mme Marie-Christine Dalloz, M. Bernard Deflesselles, M. Rémi Delatte, M. Vincent Descœur, M. Fabien Di Filippo, M. Éric Diard, M. Julien Dive, M. Jean-Pierre Door, Mme Marianne Dubois, M. Pierre-Henri Dumont, M. Daniel Fasquelle, M. Jean-Jacques Ferrara, M. Nicolas Forissier, M. Laurent Furst, M. Claude de Ganay, M. Jean-Jacques Gaultier, Mme Annie Genevard, M. Philippe Gosselin, M. Jean-Carles Grelier, Mme Claire Guion-Firmin, M. Michel Herbillon, M. Patrick Hetzel, M. Sébastien Huyghe, M. Christian Jacob, M. Mansour Kamardine, Mme Brigitte Kuster, Mme Valérie Lacroute, M. Guillaume Larrivé, M. Marc Le Fur, Mme Constance Le Grip, M. Sébastien Leclerc, Mme Geneviève Levy, M. David Lorion, Mme Véronique Louwagie, M. Gilles Lurton, M. Emmanuel Maquet, M. Olivier Marleix, M. Franck Marlin, M. Jean-Louis Masson, M. Gérard Menuel, Mme Frédérique Meunier, M. Maxime Minot, M. Jérôme Nury, M. Jean-François Parigi, M. Éric Pauget, M. Guillaume Peltier, M. Bernard Perrut, Mme Bérengère Poletti, M. Jean-Luc Poudroux, M. Aurélien Pradié, M. Didier Quentin, M. Alain Ramadier, Mme Nadia Ramassamy, M. Robin Reda, M. Bernard Reynès, M. Vincent Rolland, M. Antoine Savignat, M. Raphaël Schellenberger, M. Jean-Marie Sermier, M. Éric Straumann, Mme Michèle Tabarot, M. Jean-Charles Taugourdeau, M. Guy Teissier, M. Jean-Louis Thiériot, Mme Laurence Trastour-Isnart, Mme Isabelle Valentin, M. Pierre Vatin, M. Patrice Verchère, M. Charles de la Verpillière, M. Arnaud Viala, M. Michel Vialay, M. Jean-Pierre Vigier, M. Stéphane Viry et M. Éric Woerth.

Les élus Libertés et Territoires ayant voté contre

M. Jean-Félix Acquaviva, M. Michel Castellani, M. Jean-Michel Clément, M. Paul-André Colombani, M. Charles de Courson, Mme Jeanine Dubié, Mme Frédérique Dumas, M. Olivier Falorni, M. Yannick Favennec Becot, Mme Sandrine Josso, M. François-Michel Lambert, M. Jean Lassalle, M. Paul Molac, M. Matthieu Orphelin, M. Bertrand Pancher, Mme Sylvia Pinel, M. François Pupponi et M. Philippe Vigier.

Les élus La France Insoumise ayant voté contre

Mme Clémentine Autain, M. Ugo Bernalicis, M. Éric Coquerel, M. Alexis Corbière, Mme Caroline Fiat, M. Bastien Lachaud, M. Michel Larive, M. Jean-Luc Mélenchon, Mme Danièle Obono, Mme Mathilde Panot, M. Loïc Prud’homme, M. Adrien Quatennens, M. Jean-Hugues Ratenon, Mme Muriel Ressiguier, Mme Sabine Rubin, M. François Ruffin et Mme Bénédicte Taurine.

Les non-inscrits ayant voté contre

M. Louis Aliot, M. Bruno Bilde, M. Sébastien Chenu, M. Nicolas Dupont-Aignan, M. José Evrard, Mme Paula Forteza, Mme Marine Le Pen, Mme Marie-France Lorho, M. Nicolas Meizonnet, Mme Emmanuelle Ménard, M. Sébastien Nadot, M. Joachim Son-Forget et Mme Frédérique Tuffnell.

À noter qu’un dissident LREM s’est singularisé en s’opposant à cette loi : M. Hubert Julien-Laferriere. De même dans le groupe Modem où Philippe Latombe s’est opposé à la loi ainsi que M. Christophe Naegele pour l’UDI.

Les censeurs

Sans surprise, les censeurs ayant décidé de voter pour cette loi liberticide sont à chercher du côté de La République en Marche et de ses alliés.

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Loi Avia, loi liberticide, par Maxime Tandonnet

Concrètement, les grandes plateformes en ligne auront l’obligation de faire disparaître les contenus « manifestement » illicites sous 24 heures, sous peine d’être condamnés à des amendes de 250.000 euros par oubli, et pouvant grimper jusqu’à 1,25 million d’euros. Les éventuels signalements abusifs par les utilisateurs de plateforme seront eux passibles d’un an d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende. Ce signalement sera facilité par l’intégration obligatoire d’un bouton dédié sur les réseaux sociaux. Le délai est réduit à une heure pour les « contenus pédopornographiques et terroristes ».

L’objectif de mettre fin aux propos diffamatoires, insultants ou appelant explicitement à la violence et au meurtre sur Internet est louable. Cependant, plutôt que de se donner les moyens d’appliquer la législation existante en sanctionnant les auteurs de tels propos, la loi Avia, sous prétexte de lutter contre la haine, étrangle la liberté d’expression.

Ce texte, voté définitivement par l’Assemblée nationale, bouleverse la conception française de la liberté d’expression. En principe, la censure préalable (a priori) n’existe plus depuis les lois républicaines sur la liberté de la presse. La sanction pour des propos illicites, prononcée par la justice, intervient a posteriori, chacun étant responsable de ses écrits.

Le projet de loi qui vient d’être voté par l’Assemblée nationale bouleverse cette logique: d’une part, la censure préalable est rétablie ; d’autre part les opérateurs privés d’Internet sont chargés de faire respecter eux-mêmes ce principe en pratiquant la censure préalable, sous la menace de lourdes sanctions financières, et non plus la justice et des magistrats formés dans ce but.

Le caractère dramatique de ce texte tient en deux points: d’une part, la justice est privatisée, déléguée aux opérateurs d’Internet, auxquels il revient de se prononcer sur le caractère manifestement illicite d’un texte. D’autre part ce caractère « manifestement illicite » est une notion générale, dont l’appréciation est éminemment relative. Qu’est-ce qui est manifestement illicite?

Dès lors qu’il reviendra au opérateurs Internet de se prononcer, sous la menace de gigantesques amendes prévues, le risque est d’établir une censure préalable sur toute expression s’éloignant des sentiers battus du conformisme. La moindre parole critique touchant une minorité, ou un sexe, un pays, une région, voire une personne, deviendra suspecte et sera exposée à la possibilité d’une censure. En somme, l’expression sur Internet sera placée sous surveillance.

Voilà qui fait peu de cas de l’article 11 de la Déclaration de 1789: « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi. »

Cette loi est à l’image d’une société et d’un pouvoir qui basculent subrepticement dans l’esprit totalitaire et qui méprisent la liberté. La liberté d’expression est ainsi martyrisée. Un conformisme étrange pèse déjà, depuis longtemps, sur les médias télé-radios. Désormais, l’objectif est de faire entrer Internet dans le rang. Que des députés se prétendant démocrates ou républicains aient pu voter une telle loi est une honte. On ne peut que se féliciter du réflexe démocratique des députés LR qui ont massivement voté contre cette loi. [Ci-jointe la liste des députés qui ont voté contre]. Que des journalistes d’une certaine presse soient serviles envers le pouvoir au point d’accepter une telle atteinte à leur propre liberté d’expression est lamentable. Je souhaite de tout coeur que cette loi liberticide soit déclarée inconstitutionnelle.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet