Allemagne : des parents d’élèves musulmans font censurer un manuel scolaire jugé « discriminatoire » car celui-ci évoque le thème du mariage forcé

La libération de Twitter affole les flics de la pensée

Panique chez les censeurs ! La décision d’Elon Musk de libérer Twitter affole les gardiens du politiquement correct, les « modérateurs » et autres donneurs de leçons. Le milliardaire américain, qui vient de racheter ce réseau social pour 44 milliards de dollars, a expliqué sa politique : « La liberté d’expression est le ciment d’une démocratie fonctionnelle, et Twitter est une agora digitale où sont débattus les sujets vitaux pour l’avenir de l’humanité ». Ce vent de liberté, venu des Etats-Unis, aurait dû être salué par tous comme une délivrance. L’absence de débats n’a-t-elle pas été étouffante lors de la campagne présidentielle? Faudrait-il se satisfaire des seules influences américaines du wokisme et de la victimisation des minorités, qui prétendent s’imposer en terrain conquis ? Pourtant, à entendre la pensée dominante, cette annonce de Musk est vue comme une menace.

« Il y a quelque chose de liberticide dans une liberté totale », a commenté ce mercredi (Europe 1) Raphaël Enthoven. Le penseur labellisé avait déjà été en pointe pour soutenir la politique sanitaire du gouvernement, ses atteintes aux libertés, ses confinements, ses vaccinations pour tous, ses discriminations entre citoyens. Depuis, la propagande hygiéniste s’est fermée à la critique au nom de certitudes imperméables aux faits. Pour les gardes-chiourmes de la pensée obligée, il n’existe aucune alternative au narratif officiel, sauf à être accusé de complotisme ou d’obscurantisme.

Apparaît en fait un système usurpé : fragile, il redoute la contradiction. La diabolisation du contradicteur et l’insulte du récalcitrant sont les ressorts d’un pouvoir qui ne supporte pas la contestation. L’accusation en extrême droitisme, qui a servi à écarter la contestation des classes moyennes au profit de la réélection d’Emmanuel Macron, fait partie du bourrage de crâne. Il n’est donc pas surprenant que la maréchaussée, qui veille à la propreté des idées, voit d’un mauvais œil une libération de Twitter. L’Union européenne s’est empressée de faire savoir que Musk aura à se plier à ses règles (le Digital Service Act) qui obligent les Gafam à retirer de leurs sites les contenus illicites. Il va sans dire que ces textes devront s’imposer, comme s’imposent les lois qui protègent les plus faibles, qui interdisent les appels à la violence, au meurtre, au racisme ou les intrusions dans la vie privée.

Il n’a jamais été soutenu qu’une totale liberté de tout dire était souhaitable. Mais rien n’est plus contestable que les prétentions de la législation française et des lyncheurs professionnels à traquer les « propos haineux » ou les « fake news » : ils ne répondent qu’à des définitions subjectives et à des volontés supérieures de faire taire. Comme le remarque le géographe Christophe Guilluy (Le Figaro, mardi) : « Si demain le dalaï-lama se présentait avec un programme souverainiste, il serait aussitôt fascisé (…) ». Musk veut délivrer les gens libres des muselières et des oeillières : seuls les flics de la pensée l’accusent du pire.

Ivan Rioufol

Texte daté du 27 avril 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Censuré sur Twitter : entretien avec Grégory Roose

Grégory Roose

Grégory Roose est un influenceur politique, actif sur de nombreux comptes sociaux. Il est aussi auteur de nouvelles, comme Train de nuit. L’Ojim lui a posé quelques questions sur la censure dont il vient d’être la cible et sur la façon dont il a réagi.

Grégory Roose, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je me décrirais comme un écrivain assez actif sur les réseaux sociaux pour réagir et faire réagir face aux nombreux dangers du progressisme et du “wokisme”, entre autres périls qui nous guettent.

Comment utilisez-vous Twitter, pourquoi et comment en avez-vous été évincé ?

J’étais utilisateur actif de Twitter depuis 2017 et m’en servais pour publier mes réflexions sur l’actualité, les menaces qui pèsent sur notre société ainsi que des réactions, souvent sur le ton de l’humour et du sarcasme, aux tweets d’autres utilisateurs, ce qui m’aura finalement valu le bannissement définitif de cette communauté virtuelle. Car la raison officielle de mon éviction est d’avoir réagi avec sarcasme et lassitude à un article de Libération dans lequel une féministe notoire prétendait le plus sérieusement du monde être menacée de mort en cas d’arrivée de Marine le Pen au pouvoir. Ma réaction à ce délire de persécution érigé en outil de propagande par la presse militante subventionnée ? “On va encore devoir supporter longtemps ces déficients mentaux ?”. Voilà. J’aurais pu dire “ces imbéciles”, ce qui revenait à la même chose, mais un obscur modérateur de Twitter a obéi à un délateur en fermant mon compte définitivement pour ce “comportement haineux en raison d’un handicap”. Orwellien. Pendant ce temps, d’autres insultent, menacent, harcèlent sans être inquiétés.

Avec plus de 38 000 abonnés qui suivaient mon compte, Twitter était pour moi un formidable outil de communication et de militantisme, certains de mes tweets ayant pu être lus plus d’un million de fois et parfois être repris dans la presse nationale. Ce fut notamment le cas lorsque j’ai lancé la pétition contre la venue de Médine au Bataclan qui fut ensuite reprise par la presse et d’autres militants ou quand j’ai publié un premier article sur ce qui deviendrait le scandale Nick Conrad qui appelait à “tuer des bébés Blancs dans les crèches” et à “pendre leurs parents”. On notera que Twitter a supprimé mon compte, mais celui de Nick Conrad est toujours en ligne. Twitter interdit le sarcasme à l’égard une féministe hystérique, mais tolère l’appel au génocide des Blancs.

Comment avez-vous répondu à cette censure ?

J’ai fait appel, pour la forme, mais sans grand espoir d’être entendu. Il fut unilatéralement rejeté en 1 heure et 3 minutes. Mon compte de secours vient de subir le même sort, trois jours après son lancement. Pourtant, j’ai démontré sans grande difficulté que cette censure était abusive en ce que le tweet incriminé n’enfreignait pas le règlement de Twitter : je n’ai menacé personne, ni appelé à la violence, ni harcelé. Le dialogue est impossible. Il me resterait bien la voie de la justice, ce qui me coûterait beaucoup de temps et d’argent pour un piètre résultat : même en cas d’improbable victoire, mon compte réactivé serait de nouveau banni au premier crime de lèse-wokisme. Le meilleur moyen de répondre à cette censure est donc de produire un travail de qualité sur le long terme. Si j’y parviens, d’autres utilisateurs pourraient prendre le relais en diffusant sur leur compte les réflexions qu’ils trouveront pertinentes, la sortie de mes nouveaux livres ainsi que des extraits.

Quels conseils donneriez-vous à un utilisateur de Twitter ?

Chevauchez le tigre ! Utilisez l’arme des adversaires à votre avantage ! L’humour et le sarcasme restent selon moi la meilleure arme pour contourner la censure des modérateurs tout en restant pertinents. Ces moyens d’expression m’ont permis de survivre longtemps en milieu hostile, mais le moindre écart de langage sera fatal dans tous les cas. Twitter est, comme d’autres réseaux sociaux, soumis à de très fortes pressions des autorités de l’UE pour faire des réseaux un espace exempt de toute critique contre l’immigration massive, l’écologisme dressé en religion, l’ordre établi, etc. L’Union vient d’ailleurs d’imposer une régulation renforcée et sous astreinte aux réseaux sociaux comme Facebook, Instagram, Twitter ou TikTok et aux sites de vente en ligne. Concrètement, il sera demandé aux grandes plateformes de supprimer sous 24 heures tout contenu jugé “problématique”, notion volontairement vague, ce qui va mettre en danger la liberté d’expression et engendrer une censure encore plus excessive. La parole libre et la critique, même constructive, sont compromises sur les réseaux sociaux.

Où peut-on vous retrouver maintenant ?

J’écris une chronique chaque semaine pour Valeurs actuelles et je continue à communiquer activement sur mon site internet ainsi que sur Telegram, l’un des rares réseaux où la liberté de parole n’est pour l’instant pas totalement menacée. Et pour ceux qui aiment la lecture, je prévois de sortir trois livres cette année, dont deux recueils de nouvelles.

Tribune reprise de Ojim

Voyage au Wokistan : l’anti-Europe se dessine à Bruxelles

parlement européen

Le Parlement européen a adopté récemment une résolution établissant sa position concernant la lutte contre le « racisme » dans la culture, l’éducation, les médias et les sports. Ce texte indigeste constitue un véritable florilège d’exigences ethniques et de novlangue progressiste. Les eurodéputés souhaiteraient lutter contre le « racisme structurel » et imposer « une approche intersectionnelle de l’élaboration des politiques ». Autant dire que Bruxelles a acté sa conversion au wokisme !

Au-delà de ce vulgaire charabia, la clause la plus choquante est sans doute la suivante : le Parlement exige la censure de médias publiant des informations « stigmatisantes », définies comme celles « ciblant les migrants comme étant la source de divers problèmes socio-économiques et en accordant une couverture disproportionnée aux infractions commises par des migrants ».

De fait, les eurodéputés exigent la censure d’informations exactes dans la mesure qu’elles nuisent à l’idéologie dominante. Le fait est que les populations africaines et musulmanes en Europe occidentale sont très souvent disproportionnellement concernées par l’insécurité, l’assistanat et la sous-performance scolaire et économique.

Immigration, insécurité et « problèmes socio-économiques » : florilège de statistiques

Les statistiques aussi bien que le vécu quotidien des Européens dans les zones nouvellement « diversifiées » l’attestent. Par exemple, la police de Londres indique qu’en 2019 des Noirs étaient impliqués dans 51 % des attaques au couteau, alors qu’ils ne représentent que 13 % de la population londonienne. Ces chiffres sont stables depuis 10 ans et tout à fait comparable à la criminalité afro-américaine aux États-Unis d’Amérique.

En France, une étude de l’INSEE de 2012 avait constaté que les immigrés et les descendants d’immigrés d’origine maghrébine, africaine et turque étaient largement plus concernés par l’échec scolaire, le chômage et l’accès aux HLM que ne l’étaient les indigènes ou les immigrés d’origine européenne ou asiatique.

En Allemagne, la décision unilatérale de la chancelière Angela Merkel d’accueillir plus d’un million de prétendus « réfugiés » en 2015 a coïncidé avec une augmentation importante de l’insécurité. Trois années plus tard, les statistiques officielles démontrèrent que 92 % de cette augmentation avait pour cause de jeunes migrants de sexe masculin. Le point culminant de cette vague de violence fut les agressions – dont 500 à caractère sexuel – subites par 1 200 femmes lors de la nuit de la Saint-Sylvestre à Cologne, à Hambourg et dans d’autres villes allemandes. Pendant ce temps-là, le ministère de l’Intérieur allemand tenta d’étouffer l’affaire en supprimant toute mention de « viol » du rapport policier et la Commission européenne affirma qu’il n’y avait aucun lien avec les migrants et qu’il fallait contrer toute réaction « xénophobe ».

À Rotherham et dans d’autres villes anglaises, des gangs essentiellement d’origine pakistanaise ont perpétré plus de 2 400 viols sur mineur. Les élus locaux refusèrent pendant des années de s’opposer à ces crimes monstrueux car ils ne voulaient pas « donner de l’oxygène aux opinions racistes ». La devise officielle du conseil municipal de Rotherham ? « Où tout le monde compte. »

L’hebdomadaire britannique The Economist a révélé que les migrants originaires du Moyen-Orient et du Maghreb ont un impact fiscal uniformément négatif au Danemark tout au long de la vie, consommant plus en matière d’assistanat et de services publics qu’ils ne contribuent en impôts. Leur situation contraste fortement avec la situation des indigènes danois et des immigrés d’origine occidentale. Le magazine illustra ces chiffres avec un graphique au titre « C’est compliqué », alors que la situation est tout à fait limpide.

On peut multiplier ces chiffres pour à peu près tous les pays occidentaux dès lors que les statistiques concernées sont collectées et publiées. Or, toute cette criminalité « disproportionnelle » et tous ces « problèmes socio-économiques » (un bel euphémisme) ont une cause première et fondamentale : l’immigration en Europe des populations concernées. Mais les eurodéputés souhaitent tout simplement interdire aux médias de soulever ces faits qui pourrissent la vie des Européens.

Imposer la censure dans les médias audiovisuels et les réseaux sociaux

Le Parlement européen ne fait pas que demander la censure de faits embarrassants. Il exige que les autorités de réglementation audiovisuelle (CSA et autres) aient plus de compétences pour censurer des émissions ayant « des contenus discriminatoires ou racistes » et qu’on élimine les financements publics aux médias promouvant des « discours haineux et xénophobes ». Au contraire, les médias devraient « éviter les pratiques qui entretiennent ou renforcent les stéréotypes négatifs concernant des minorités ethniques ou raciales » et « montrer des membres de ces communautés dans des rôles positifs ».

Les eurodéputés ont également appelé à « accroître la responsabilisation des plateformes numériques et des réseaux sociaux afin de lutter contre la diffusion de l’incitation à la haine raciale à l’égard des migrants et des minorités », exigeant de fait plus de censure sur les réseaux sociaux.

Le rapporteur du texte est Salima Yenbou, une eurodéputée française d’origine algérienne, née en Seine-Saint-Denis. Cette élue, issue du groupe des Verts mais ayant depuis rallié le camp macroniste, défendit son texte en déclarant :

« Nous devons lutter activement contre le racisme, afin que nos filles et nos fils n’aient plus à se demander s’ils ont leur place dans notre société. Afin de construire un avenir meilleur, nous devons connaître et comprendre notre histoire. C’est pourquoi il est important que les étudiants en apprennent davantage sur le colonialisme, l’esclavage, le génocide et tous les phénomènes liés. »

Elle ajouta qu’il fallait « mettre fin aux médias qui diffusent des propos racistes sur les migrants et les réfugiés, ainsi qu’aux contenus qui sont racistes, qu’ils soient intentionnels ou non. » La mission d’éliminer des contenus dits « racistes non intentionnels » donnerait à l’État de vastes compétences dans le domaine de la censure.

Pour lire la suite, c’est ici !

La Russie à la diète – Facebook et Instagram bannis de Russie : les censeurs censurés

Russie censure

Après notamment McDonald’s, KFC et Starbucks, c’est au tour de Facebook et d’Instagram – cette fois sur injonction de la justice locale – de disparaître (temporairement ?) du paysage russe. Un régime qui pourrait finalement se révéler salutaire pour une population enfin débarrassée des principaux instruments de l’impérialisme culturel américain.


Censurera bien qui censurera le dernier ! Lundi, la Russie a annoncé avoir bloqué les réseaux sociaux Facebook et Instagram, eux-mêmes adeptes de la censure et particulièrement actifs depuis le début de l’invasion de l’Ukraine.

La justice russe a suivi la demande du parquet et entériné l’interdiction des activités de la compagnie Meta, dont dépendent Facebook et Instagram, deux des réseaux sociaux les plus populaires à travers le monde. WhatsApp, également membre de cette famille virtuelle, n’est pas (encore) concerné.

Le FSB (Service fédéral de sécurité, héritier du KGB) avait appuyé cette demande en évoquant « des signes manifestes d’activité extrémiste […] dirigés contre la Russie et ses armées ».

Les instances russes réagissent à la modification des règles de modération de Facebook en Ukraine, permettant désormais aux habitants du pays de déverser leur haine sur la Russie sans encourir de sanction.

Andy Stone, responsable de la communication de Meta, ne s’était d’ailleurs pas caché de cette prise de position effectivement extrême, expliquant à l’AFP que, « en raison de l’invasion russe de l’Ukraine, nous faisons preuve d’indulgence pour des formes d’expression politique qui enfreindraient normalement nos règles sur les discours violents telles que mort aux envahisseurs russes ».

Rappelons par ailleurs que Facebook – comme la plupart des réseaux sociaux – avait déjà censuré certains médias russes, dont Sputnik et RT. Relais de la politique du Kremlin, RT n’omettait pas pour autant le point de vue adverse, diffusant les discours des leaders de l’Union européenne ainsi que de certains spécialistes hostiles à l’offensive russe.

En d’autres termes, Meta pratique depuis près d’un mois tous les amalgames qu’elle interdit à ses utilisateurs en d’autres circonstances.

Les Russes, américanisés comme les autres !

Si leurs dirigeants adoptent une posture très antiaméricaine, de nombreux Russes se sont, comme les Français et les autres Européens, totalement accoutumés aux modes venues des Etats-Unis ; Internet et les réseaux sociaux ne sont pas étrangers à ce phénomène.

La Russie possède ainsi son lot d’autoproclamés « influenceurs », ces vedettes du Web diffusant sur Instagram ou d’autres plates-formes des photos de leur vie quotidienne, faisant régulièrement la promotion de produits ou de marques.

Karina Nigay est l’une de ces influenceuses qui sévissent sur Instagram. A ses trois millions d’abonnés, peu avant la coupure de l’application dans son pays et réagissant à cette mesure, elle a diffusé une vidéo où elle apparaît en pleurs et compare sa peine à un deuil. Digne des « meilleurs » chroniqueurs de chez Cyril Hanouna ! La jeune femme annonce toutefois qu’elle migrera probablement vers Telegram, un système de messagerie, ou VK, le « Facebook russe ».

La censure russe

La guerre est synonyme de censure et la Russie la pratique également avec gourmandise. Manifestations, propos, médias et sites Internet sont scrutés et, s’ils contredisent la version officielle, censurés ou sanctionnés.

L’une des prochaines cibles pourrait tout simplement être YouTube, aux pratiques similaires à celle de Facebook.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 22 mars 2022

Interdiction de Russia Today dans l’UE ? Pour Alexis Poulain, «Censurer un média, c’est inédit»

Alexis Poulain

01/03/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Entretien du 28 février avec Alexis Poulin. Il s’est penché sur l’implication de l’Union européenne et de la France dans la crise ukrainienne.

Il est revenu également sur l’abandon de la doctrine « Je suis Charlie » dans l’Union Européenne avec l’interdiction souhaitée par la commissaire non élue Von der Leyen, des médias Sputnik et Russia Today.

Une décision qui, si elle satisfait y compris des journalistes de la presse mainstream qui ont visiblement oublié leur métier et leurs valeurs, ne passe pas chez les partisans de la liberté d’expression, totale.


Censure ou mensonge organisé, l’AFP, Google et la bande des 17

Objectif désinfox

Ce pourrait être un conte revisité de Perrault : Google jouerait le rôle de l’ogre, l’AFP celui de la sorcière et les 17 médias qui les suivent, ceux de leurs enfants ou des nains, au choix. Bienvenue chez « Objectif désinfox », un outil de période électorale.

Sonnez buccins, les élections approchent

Ne pas oublier les trompettes, pas celles de Jéricho mais bien celles des 10 et 24 avril (présidentielle) suivies de celles des 12 et 19 juin (législatives). Pour les préparer les médias de grand chemin et ceux qui les accompagnent et/ou les contrôlent ont préparé un menu copieux, pêle-mêle :

Le rapport de la commission Bronner qui préconise plus de censures.
La mise en place de Viginum qui veut lutter contre la vilaine désinformation ?
Le retour de la loi Avia sous le couvert de la loi contre le séparatisme, même motif même peine que les deux premiers.

Mais il fallait un instrument de plus pour l’orchestre, un orchestre lié peu ou prou aux soutiens, rapprochés ou éloignés, d’un président en recherche de réélection. Ce sera « Objectif Désintox » dont nous avons déjà parlé fin 2021. Une alliance entre Google, l’AFP et 17 médias qui pourraient être rejoints par d’autres.

Objectif Intox

Comme dans 1984 d’Orwell, il faut comprendre un langage codé par antiphrase, la liberté c’est l’esclavage, l’amour, c’est la haine etc. La juste information c’est la censure, c’est ainsi qu’il faut comprendre le mode opératoire de cette alliance à 19. L’AFP met gracieusement à la disposition des médias membres son fil de « fact checking ». Un fil bien maladroit ou usé quand l’AFP invente des casseurs pro Zemmour lors d’un meeting à Nantes de ce dernier attaqué par les antifas. Et l’ami Google mettra à disposition ses moyens techniques pour signaler les « fausses informations ».

Les 17 nains

Papa Google et maman AFP ont dix-sept enfants (certains parlent de nains adoptés) dont la liste suit et qui vont suivre leur éducation le temps des élections :

TF1 et LCI (même groupe)
RFI, France 24, Monte Carlo Doualiya (groupe France médias monde)
BFMTV (et ses épigones)
RMC
France Maghreb 2
20 Minutes
Médiacités (plusieurs sites)
Rue 89 (plusieurs antennes)

Le tout est opérationnel depuis le 8 février. Si avec ça le bon président Macron n’est pas réélu, certains crieront à l’injustice…

Texte repris du site OJIM

Spotify : le PDG s’oppose à la censure

spotify

Depuis plusieurs semaines, le géant de la diffusion de musique et de contenus audio en ligne Spotify se débat dans la tourmente. En cause, des émissions de Joe Rogan, célèbre « influenceur » américain, dans lesquelles ce dernier évoque des thèses hétérodoxes, critiques et iconoclastes sur la crise sanitaire et les campagnes de vaccination. Un intolérable crime de lèse-covidisme qui a suscité un mouvement d’appel au boycott de la plate-forme ainsi que le retrait de plusieurs artistes de son catalogue, notamment le très gauchiste et très donneur de leçons Neil Young.

Confronté à cette tempête médiatique, Daniel Ek, le PDG de la société a fait parvenir un courriel à l’ensemble de ses employés pour y justifier le maintien en ligne de Joe Rogan et exprimer son refus de la censure. Si l’homme d’affaires « condamne » certains propos « nuisibles » et confirme le retrait de diverses émissions, notamment pour des propos inappropriés à caractère racial, il se déclare opposé aux exigences des plus radicaux de ses contempteurs qui veulent voir tout simplement disparaître Joe Rogan de l’offre Spotify. « Si je condamne fermement ce que Joe a dit et que j’approuve sa décision de retirer des épisodes de notre plate-forme, je réalise que certains veulent davantage. Et je veux dire une chose très clairement : je ne crois pas que réduire Joe au silence soit la réponse », écrit-il dans sa missive adressée au personnel et largement relayée par les médias. Pour Ek, la censure est « une pente glissante » qu’il se refuse à emprunter.

Très populaire, Joe Rogan est lié à la plate-forme d’origine suédoise par un contrat d’exclusivité estimé à cent millions de dollars. A la suite de discussions avec la plate-forme, il aurait accepté de retirer plusieurs dizaines d’émissions, notamment celles où il utilise le terme « nègre », ce dont il s’est excusé « humblement et sincèrement ».

Mais c’est surtout pour ses propos sur le Covid que l’animateur est voué aux gémonies de la bien-pensance. Il est notamment accusé d’avoir découragé la vaccination chez les jeunes et d’avoir poussé à l’utilisation d’un traitement non autorisé (mais défendu par de nombreux médecins comme le microbiologiste japonais Satoshi Omura, prix Nobel en 2015), l’ivermectine, contre le coronavirus.

Si des questions de « gros sous » sont certainement entrées en ligne de compte dans le choix du PDG de Spotify de défendre son « influenceur » vedette, cette prise de position n’en reste pas moins une petite victoire de la liberté d’expression face aux aboyeurs de la nouvelle inquisition du « médicalement correct ». Un cas de « non-aplatissement » suffisamment rare pour être souligné.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 8 février 2022

Google: plongée dans la machine à censurer (Idriss Aberkane)

Idriss Aberkane

09/02/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Suite à l’attaque brutale de la multinationale Alphabet – Google sur la vidéo de défense de Didier Raoult, censurée comme vous le savez sans aucun argument et sans aucun recours possible, Idriss Aberkane a décidé d’enquêter en profondeur sur la culture de Google, ses crimes et délits passés et sa propension à violer aussi bien la vie privée que la liberté d’expression. Le résultat est glaçant…


Censure : les « vérificateurs des faits » demandent à YouTube de prendre des mesures « contre la désinformation »

youtube

Selon Jean Yves Le Gallou, le fact-checking a un « un double objectif : permettre aux journalistes de reprendre le pouvoir et le contrôle de l’information aux dépens de leurs invités, en particulier les politiques ; sauver le point de vue politiquement correct des attaques qu’il subit et le protéger des assauts du réel. » Les assauts des fact checkers pour prendre le contrôle de YouTube vont dans ce sens.

Demande d’une censure renforcée

Plus de 80 organisations dites de vérification des faits ont demandé à la plate-forme YouTube de prendre des mesures plus sévères contre les présumées fausses informations. Dans une lettre publiée le 12 janvier 2021, ils ont demandé au PDG de la filiale de Google, Susan Wojciki, « que YouTube fasse davantage d’efforts pour résoudre le problème ».

« En tant que réseau international d’organisations de vérification des faits, nous observons comment les mensonges se propagent sur Internet — et constatons chaque jour que YouTube est l’un des canaux les plus importants de désinformation en ligne dans le monde », soulignent les vérificateurs des faits de l’initiative allemande Correctiv, rejoignant ainsi leurs homologues britanniques comme Full Fact, français Les Surligneurs et espagnols Maldita.es. « Nous ne voyons pas YouTube faire d’efforts majeurs pour résoudre le problème », déplorent ces journalistes.

Par conséquent, la plate-forme devrait prendre des mesures efficaces contre la désinformation et élaborer une « feuille de route » pour des mesures politiques visant à « améliorer l’écosystème de l’information », en collaboration avec des vérificateurs des faits « indépendants » et « impartiaux ». Comme exemple de désinformation, le groupement de vérificateurs cite l’initiative Ärzte für Aufklärung/Des Médecins expliquent, qui aurait propagé de fausses informations pendant la pandémie. Les manipulations électorales de 2020 à Taïwan et aux États-Unis seraient elles aussi étroitement liées à la propagation d’informations erronées.

YouTube devrait changer d’algorithme

Les vérificateurs des faits rappellent à l’ordre : « étant donné qu’une grande partie des visionnages sur YouTube provient de son propre algorithme de recommandations, la plate-forme devrait également s’assurer qu’elle ne sert pas activement à la désinformation des utilisateurs ou ne recommande pas de contenus provenant de chaînes non fiables ». Ces mêmes vérificateurs recommandent au géant de l’Internet de marquer comme telles les prétendues fausses informations et de les commenter pour les corriger.

Ils conseillent également d’exclure les « récidivistes » des algorithmes de recherche de la plate-forme et de ne pas se limiter à une recherche des mensonges dans les seuls contenus en anglais. Ils seraient disposés et en mesure d’aider YouTube à faire le nécessaire.

Le réseau de vérificateurs Correctiv et les géants de l’Internet tels que YouTube, ont déjà été souvent accusés de censurer les opinions dissidentes. Il y a quelques jours encore, YouTube a supprimé une contribution de l’initiative Alles auf dem Tisch/Tout sur la table pour cause de « désinformation médicale » ; ce groupe d’action critique régulièrement les mesures concernant le corona.

Source : Junge Freiheit, 13/01/2022

Texte repris du site OJIM

Censures : la Loi Avia revient par la fenêtre !

loi avia

L’élection présidentielle de 2022 approchant à grands pas, les mesures de censure ou de pré-censure s’accumulent. Après la commission Bronner, après Viginum, la loi Avia — retoquée par le Conseil Constitutionnel — revient sous le couvert de la loi sur le séparatisme (sic).

La loi Avia est morte ! Vive la loi sur le séparatisme !

La haine, la hêêêne (vous pouvez rajouter deux ou trois ê pour accentuer), elle rôde, la démarche souple, le mufle bavant, elle est partout, elle se faufile, elle se camoufle sous des plaisanteries soi-disant anodines, elle règne sur les réseaux sociaux. La députée LREM d’origine togolaise Laetitia Avia, proche d’Emmanuel Macron, avait fait discuter la loi éponyme début 2020 dans un sens clairement liberticide. La loi avait été votée à une large majorité le 13 mai 2020, avant d’être mise sur la touche par le Conseil Constitutionnel en juin de la même année.

Le Conseil estimait que la loi encourageait directement « les opérateurs de plate-forme en ligne à retirer les contenus qui leur sont signalés, qu’ils soient ou non manifestement illicites. Le texte portait donc « une atteinte à l’exercice de la liberté d’expression et de communication qui n’est pas nécessaire, adaptée et proportionnée ». De même l’obligation de supprimer en moins d’une heure les contenus « terroristes ou pédopornographiques » n’a pas été retenue, ce délai empêchant toute action d’un juge.

Coucou la revoilou ! L’article 42

On aurait pu croire Laetitia Avia, déjà mise en cause pour avoir mordu un chauffeur de taxi et maltraité ses collaborateurs, enterrée avec sa loi et repartie au Togo, charmant pays au demeurant. Que nenni ! Nécessité électorale dans des temps incertains, le prétexte bouffon pour son retour déguisé, fût la loi « sur le séparatisme », riche invention.

L’article 42 de la loi dans son décret d’application anticipe le DSA (Digital Services Act) en discussion à Bruxelles. Il contraint les plateformes à coopérer encore plus avec les autorités judiciaires (comprendre dénoncer les contrevenants à fins de poursuites devant les tribunaux) et à accélérer toutes mesures humaines ou algorithmiques pour « empêcher la diffusion des discours de haine ». Le décret pourrait donc être signé à la mi-janvier 2022 et s’appliquerait aux campagnes des élections du printemps, présidentielle puis législative. Vous êtes prévenus…

Tribune reprise de Ojim

La vidéo d’Éric Zemmour désormais inaccessible aux mineurs sur YouTube

Quand une lanceuse d’alerte se transforme en censeur, le cas Frances Haugen

Frances Haugen

Frances Haugen ? Une ancienne employée de Facebook – devenu “Meta” – qui se retourne contre son employeur ; non pas parce que celui-ci détricote savamment la liberté d’expression, mais parce qu’il ne censure pas assez bien.

Frances Hagen n’est pas Assange

Assange est pourchassé, emprisonné, menacé d’extradition aux États-Unis où il risque plus de 100 années de prison ; Hagen est reçue par le Congrès américain, à Berlin, à Londres, à Bruxelles, au Parlement français. Si les deux ont fait fuiter des milliers de documents, d’un côté c’est une vie brisée et de l’autre un statut de diva.

Frances Hagen veut un renforcement de la censure

L’ancienne « chef de produit dans la division intégrité civique » (sic) de Facebook (de juin 2019 à mai 2021) dénonce – et elle a raison – l’usage addictif du réseau social conduisant paradoxalement à une désocialisation et parfois à des comportements asociaux. Rien de nouveau sous le soleil. Elle démontre que l’entreprise tient un double langage vis-à-vis des investisseurs, s’engageant à des réformes sans vouloir les mener à bien. Là aussi, qui s’étonnera ?

Plus étonnant (ou moins étonnant, qui sait) est son discours récurrent contre les « messages de haine », appelant à plus de « régulation » (comprenez censure) des contrevenants, complotistes, véreux, extrémistes etc. Cette attitude est bien dans la ligne libérale libertaire américaine importée en Europe : la liberté oui, mais pour ceux qui pensent comme moi, et la mise sous le boisseau pour les autres. Des censures de Facebook à celles de Google, les exemples sont trop nombreux, et ce n’est pas Hagen qui agira contre cette tendance.

Triple censure, des réseaux sociaux, de Bruxelles, de Paris

In fine, Frances Hagen conforte un double mouvement : une censure interne aux réseaux sociaux plus une censure étatique comme celle que veut mettre en place en France la commission Bronner ou le nouveau dispositif Viginum contre les « infox venues de l’étanger », lire Russie. Ou encore le DSA de Bruxelles, Digital service act qui veut « mettre à disposition des usagersdes instruments juridiques efficaces pour lutter contre les discours de haine et leurs auteurs… ». In fine, Frances Hagen mord la main qui l’a nourrie pour bénéficier d’un statut totalement immérité de lanceuse d’alerte, contrairement à Assange ou Snowden qui ont pris des risques à leurs dépens.

Texte repris du site OJIM

Faire taire Renaud Camus : mode d’emploi

Sale climat ! L’intolérance de l’extrême gauche entache la démocratie. Or personne ne s’effraie du sectarisme et de la violence qui s’installent dans le débat. Si les médias ne rechignent pas à mettre en scène les peurs des experts du Grand réchauffement – thème de la Cop 26 qui se tient depuis dimanche à Glasgow (Ecosse) – ils se gardent d’avaliser les peurs populaires du Grand remplacement : un phénomène qui effraie pourtant 67% des Français. Sur ce thème, j’ai tenu à inviter, dimanche soir, Renaud Camus, dans mon émission Les points sur les i, sur CNews. L’homme de Lettres (170 livres) est en effet à l’origine de cette expression. Il était normal, selon moi, de lui donner une parole que le panurgisme médiatique lui refuse. Or, depuis hier soir, le mécanisme de l’injure et de la diabolisation a été relancé par cette même extrême gauche liberticide. Elle veut faire taire quiconque aborde le sujet de l’immigration de peuplement et de l’importation de la civilisation islamique.

Samedi, à Nantes, c’est Eric Zemmour qui a été la cible de semblables islamo-gauchistes : drapeaux palestiniens brandis, quelques centaines d’ « antifas » ont tenté de perturber un meeting du presque candidat, aux cris de « Zemmour à mort ! » « A mort les flics ! », « A mort les fachos ! ». Un portrait de l’ex-journaliste l’a représenté avec une cible sur le front : un appel au meurtre. Ainsi font les nouveaux fascistes, qui se réclament néanmoins des « valeurs démocratiques » !

Dimanche soir, le porte-parole jeunesse de la France insoumise, David Guiraud, a ouvert l’inquisition contre Camus, suivi par la militante Laurence De Cock et d’autres moralisateurs habitués des plateaux de télévision. Ceux-ci se sont empressés de faire connaître leur « honte », en demandant au CSA de sanctionner. Cependant, plutôt que d’argumenter sur le fond – l’existence ou non d’un grand remplacement – les censeurs préfèrent attiser un procès stalinien en pédophilie contre cet ancien militant de la cause homosexuelle.

Camus n’a, certes, jamais rien caché de sa vie sexuelle qu’il a transformée en objet de littérature. Mais c’est parce qu’il a tout dit de ses rapports avec les adultes que cette accusation en pédophilie n’était portée que par Henri de Lesquen : ce militant d’extrême droite était justement poursuivi par Camus pour diffamation, vendredi, devant le tribunal correctionnel de Paris. Guiraud, qui n’a jamais rien dit des aveux passés de Daniel Cohn-Bendit dans ses jeux sexuels avec les enfants, a cru trouver une preuve de la turpitude de Camus dans un extrait de phrase qu’il a livrée sur Tweeter. Ce même Guiraud, le 24 septembre sur CNews, s’était ridiculisé en soutenant que « l’immense majorité des musulmans » étaient adeptes du mutazilisme, doctrine rationaliste disparue depuis des siècles. Il avait été rappelé à l’ordre par un islamiste, Qays al-Hanbali, devant qui il s’était platement excusé de son erreur… Faudrait-il craindre les dénonciations de ces faussaires ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 2 novembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Reporters sans frontières contre les fake news et pour la censure

RSF censure

Créer un « Giec » anti-fake news… C’est la nouvelle lubie de l’ONG Reporters sans frontières et d’un petit groupe d’États. L’association fondée en 1985 à l’initiative de Robert Ménard, Emilien Jubineau, Jacques Molénat et Rémy Loury s’éloigne ainsi de plus en plus de son objet historique : défendre la liberté de la presse et les journalistes pour finalement devenir le porte-flingue d’une vision peu pluraliste de l’information.

Une structure pour « informer » sur l’information

En prenant modèle sur le Giec, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, RSF entend publier des rapports et des recommandations aux États sur les questions ayant trait à la liberté d’opinion et d’expression. Le but est de sensibiliser les États dans la lutte contre la diffusion de fausses informations (fake news) et de « nourrir la réflexion des élus du monde entier » avec, à la clef, un sommet tous les deux ans. Pour mettre en musique ces agapes internationales, un organisme international de veille pour lutter contre l’information pourrait voir le jour. Son objectif sera double : faire vivre l’ONG en lui donnant une caisse de résonance tous les deux ans et tenter d’influencer les « élus du monde entier » dans la manière d’appréhender l’information. Qu’on se rassure, le monde entier se résume pour le moment à quelques dizaines d’États, 43 en tout (les États-Unis, la Chine et la Russie ayant refusé).

Un sommet new yorkais sur l’information et la démocratie.

Le 24 septembre 2021, RSF participait ainsi au Sommet ministériel pour l’information et la démocratie lors duquel le ministre des Affaires étrangère français Jean-Yves le Drian et l’ONG ont réuni, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, les États membres du Partenariat pour l’information et la démocratie.

Lors de cette rencontre, les parties prenantes, étatiques et « organisations indépendantes de la société civile » ont fait un constat conjoint de « manipulations de l’information partout dans le monde ». Un constat étoffé d’une critique des réseaux sociaux, réseaux qui portent certes régulièrement le débat au niveau du caniveau mais qui constituent surtout un lieu de liberté d’expression qui dérange certaines élites médiatiques et politiques établies. Les travaux présentés par la diplomatie française sont d’ailleurs assez inquiétants car il est question notamment de « régulation des contenus » pour lutter contre « fléau des infodémies ». RSF s’inscrit parfaitement dans cette démarche puisque l’ONG avait fondé en mars 2020 « l’observatoire 19 » traitant du Covid-19 et de l’information avec un prisme souvent très antichinois.

Coup médiatique pour ONG à la dérive

Très remuante dans la nouvelle croisade des démocraties occidentales contre la désinformation, RSF tente de se redonner un vernis institutionnel alors que l’association a souvent été mise sous le feu des projecteurs pour des sujets étrangers à ses statuts. Ainsi l’actuel secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, serait à l’origine selon le Canard Enchaîné d’un management brutal et ayant entraîné des départs et licenciements mais aussi un mal-être chez les salariés. Pour une association qui fait de la dénonciation des chefs d’États considérés comme dictateurs son cheval de bataille, de tels comportements peuvent étonner. L’association a d’ailleurs eu du mal à s’affirmer depuis le début du quinquennat Macron et son long silence face à la loi sécurité globale et son article 24 (sur la diffusion « malveillante » d’image de forces de police) lui a valu de sérieuses remontrances.

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