Reporters sans frontières demande plus de censures sur Facebook

RSF censure

RSF se veut l’apôtre d’un bon combat, celui de la liberté d’informer. Mais son comportement dans les faits est à l’exact contraire et quand RSF porte plainte contre Facebook en France ce n’est pas pour protester contre la censure mais pour la réclamer.

Plainte pénale en droit de la consommation

La forme juridique est inusitée et la plainte est portée à la fois contre Facebook France et Facebook Irlande pour « pratiques commerciales trompeuses ». L’association estime que le réseau social laisse proliférer des commentaires désobligeants voire haineux contre certains journalistes ainsi que des messages de désinformation en particulier en ce qui concerne la pandémie. L’association met le doigt sur une « contradiction manifeste entre les engagements du réseau social vis-à-vis des consommateurs et la réalité de son fonctionnement ». Cette contradiction constituerait selon le code de la consommation un délit passible d’une amende pouvant atteindre 10% du chiffre d’affaires annuel moyen. Remarquons que pour RSF l’information s’adresse à des consommateurs et non à des citoyens, selon une logique de marché. Des plaintes identiques pourraient être déposées dans d’autres pays.

Les journalistes, des êtres à part ?

Sont cités en exemple des commentaires « haineux » contre Yann Barthès et son émission Quotidien sur TMC (groupe TF1) qui a succédé à un même type d’émission, Le Petit journal sur Canal+. RSF signale (sans rire) que “de nombreux commentaires dénigrants envers des journalistes du journal télévisé “Quotidien” [apparaissent] parmi les “commentaires les plus pertinents”. Nous avons dit tout le mal que nous pensions de ces deux émissions, superficielles, maniant la dérision et le ricanement, dans un entre soi narcissique et une vulgarité « djeune » plutôt répugnante. Tous les goûts sont dans la nature disait la concierge mais nous sommes surpris d’apprendre qu’il est maintenant interdit – ou sera interdit si RSF est suivi dans ses réclamations – de critiquer ces émissions sur les réseaux sociaux“.

Désinformation sur Hold-Up

Que fait une association de journalistes devant un documentaire ? Elle le regarde, le critique, en fait un compte-rendu négatif si besoin, répond le commun des mortels. Que nenni, répond RSF, il faut l’interdire, stopper sa diffusion par tous les moyens, partout et tout le temps car il « désinforme ». Nous n’avons pas d’opinion tranchée sur le documentaire Hold-Up, dont nous avons parlé ici, mais il nous semble raisonnable de laisser chacun se faire son idée.

Pas pour RSF qui couine : « Cette vidéo a ainsi été partagée 426 fois au sein de pages et de groupes publics, générant 36 843 réactions. Celle-ci ne comportant aucun étiquetage “fausse information”, plus de 5,5 millions d’utilisateurs ont [potentiellement] été exposés à ces désinformations ».

Cachez ce sein que je ne saurais voir,
Par de pareils objets les regards sont blessés,
Et cela fait venir de coupables pensées.
Molière,Tartuffe

La plainte de RSF stipule « une simple recherche par mots-clés dans la barre de recherche du réseau social suffit à afficher les nombreuses occurrences du film ». Diantre, les croquants se révoltent, ils veulent avoir accès à une information (de qualité relative certes, comme nombre d’informations des médias de grand chemin, soit dit en passant) et ne pas se voir imposé un filtre. La messe est dite, bas les masques, RSF rejoint les rangs – en réalité les avait rejoints depuis longtemps – des liberticides soft, ceux qui vous étranglent en souriant au nom des droits de l’homme.

Texte repris du site OJIM

États-Unis : du parti unique au média unique ?

Etats-Unis Trump censure

Comme nous l’avions anticipé, aux États-Unis l’opération de néantisation de l’opposition populaire poursuit sa route. Qui a vu aux temps jadis le film Wag the Dog (Des hommes d’influence avec Robert de Niro et Dustin Hoffman) comprendra que persiste la technique consistant à utiliser scénaristes et metteurs en scène pour inventer de fausses crises médiatiques en vue de maintenir le pouvoir en place. Aujourd’hui encore, la queue remue le chien et non le contraire, comme dans le film et la vie politique américaine entre en phase de purgation, appuyée sur la narration de la tentative de « coup d’État » de Donald Trump. Et pendant que Trump, balourd du traquenard, s’empêtrait dans son 6 janvier devenu 6 février, l’establishment réinventait sa version soft de l’incendie du Reichstag.

Les Trumpistes et leur révocation de l’édit de Nantes

Résultat, trois chantiers de viols des foules ont été depuis lancés, appuyés sur les vérités officielles, qui sculptèrent dans le marbre le sujet de l’élection présidentielle, celui du SARS-CoV‑2 (rebaptisé COVID-19), ainsi que de la narration sur la révolte du 6 janvier, point de départ d’un système coercitif désormais en marche. Il a d’abord fallu faire comprendre aux 74 millions et plus d’électeurs de Trump qu’il ne sont plus les bienvenus dans la sphère politique et culturelle, sauf à se soumettre. Le trumpiste doit ainsi affronter une sorte de Révocation de l’édit de Nantes, celle qui relégua les protestants français à un rôle subalterne, privé de ses libertés de culte, ici privé progressivement de ses libertés politiques.

Le FBI en action

Si crise il y a, la mise hors la loi des opinions réfractaires devient plus facile. Le FBI flotte ainsi déjà toutes voiles dehors afin de traquer les oies activistes du Capitole. Non seulement cette mise hors la loi, est facile, mais aussi sans espérance pour les contrevenants. Le 2e impeachment de Trump a en réalité envoyé un message simple : nous n’allons pas vous lâcher. Et vous pouvez dire adieu au deuxième amendement de la constitution, celui qui vous donne le droit de vous protéger. N’oubliez pas que vous êtes de mauvaises personnes, ne vous comparez pas aux combattants antifas et BLM : ils ne mettent pas nos villes à feu et à sang; ils sont des révolutionnaires , des vrais, dignes de George Washington, pas vous!

Les supporters de Trump désormais rentrés à la niche, il deviendrait alors logique de couper ce dernier ainsi que ses acolytes de leurs courroies de transmission. L’OJIM a amplement couvert le sujet des oukases de Twitter et des autres réseaux sociaux, qui visaient Trump, ses proches, ses alliés. L’étape en cours monte d’un cran : celui de la distribution technique et logistique, autrement dit il faut convaincre les loueurs d’autoroutes de l’information de fermer le trafic.

C’est bien avancé.

Les tuyaux conservateurs coupés

Amazon a ainsi éliminé de sa grille Parler.com , le nouveau Twitter conservateur lancé à la vitesse du son et co-financé par Rebekah Mercer. Ce site, accusé d’avoir coordonné les évènements du 6 janvier, a dû fermer ses portes le 10 janvier 2021, il tente aujourd’hui un redémarrage par des voies différentes. Ceci lance un avertissement à un autre site populiste, Rumble, créé au Canada, qui cible le marché de YouTube. Le film politique va cependant plus loin. Il met ce mois-ci en scène le Congrès et les chaines de télévision câblées ou en streaming.

Récapitulons : l’histoire a commencé avant novembre 2020 dans la peur d’un probable coup d’état institutionnel. Elle se poursuivait par une tentative cafouilleuse le 6 janvier. Immédiatement après la capitale des États-Unis fut occupée par 40 000 soldats (plus qu’en Afghanistan) de la garde nationale, patriotes qui dorment dans les parkings et se tournent les pouces. S’est ensuivi l’épisode de l’impeachment, tragicomique, destiné à culpabiliser les trumpistes, mais visant à des réformes supplémentaires, portant par exemple sur la pérennisation du vote par correspondance ou sur la création de deux sièges de sénateurs pour le District of Columbia (la ville de Washington à 80% démocrate) permettant mécaniquement le contrôle « à vie » d’un Sénat passant de 100 à 102 membres.

Deux parlementaires démocrates pour le média unique

C’est dans cette attente qu’il serait préférable de bâillonner les derniers bastions médiatiques que sont Fox News, Newsmax et d’autres moindres, pourtant déjà largement minoritaires nationalement. Mais ceux-ci demeurent la voix de l’opposition populaire à l’establishment. C’est pourquoi, dans une lettre envoyée à une nuée de grands distributeurs, deux parlementaires démocrates argumentent et s’étonnent : comment ces distributeurs peuvent-ils en effet tolérer dans leur système des médias qui propagent des « fausses nouvelles » sur l’élection présidentielle, sur les évènement du 6 janvier, et sur la COVID-19?

Ceci a provoqué une réaction somme toute équilibrée du site Axios, acquis à l’establishment. Et une autre, articulée, d’un commentateur qui monte en puissance dans la « populosphère », le journaliste et cinéaste Dinesh D’Souza. Sa conclusion : les États-Unis s’orienteraient non seulement vers un régime de parti unique, mais de médias uniques. À suivre…

Texte repris du site OJIM

Laurent Alexandre : « Il y a, aujourd’hui sur Terre, dix “rédacteurs en chef” qui contrôlent toute l’information »

Laurent Alexandre GAFAM

Suite à la manifestation de soutien à Génération identitaire, samedi 20 février, plusieurs personnalités, comme Jordan Bardella ou Marion Maréchal, ont été menacées de « dépublication » par Facebook. Cela a fait réagir le Dr Laurent Alexandre, co-auteur de Google Démocratie, qui a tweeté : « La censure de Jordan Bardella qui est le numéro 2 du Rassemblement national montre l’immense pouvoir des GAFA. » L’occasion, pour lui, d’expliquer que les géants de l’intelligence artificielle sont en train de prendre la place des États. Et nous ne serions qu’au début…

Suite à la manifestation de soutien à Génération identitaire, la plupart des politiques ou des associations qui ont défendu les militants identitaires se sont vus menacés de dépublication par les réseaux sociaux, notamment Facebook : Jordan Bardella, Marion Maréchal et, plus accessoirement, la conseillère régionale Isabelle Surply. C’est une forme de censure généralisée sur tout ce qui touche le mouvement identitaire. Que cela révèle-t-il de la toute-puissance des GAFAM ?

Les GAFAM ont réalisé un coup d’État numérique en tuant électroniquement le président des États-Unis, Donald Trump, l’homme le plus puissant du monde. Aucun groupe intellectuel sur Terre n’est à l’abri d’une décision des géants du numérique et de l’intelligence artificielle. Les nationalistes qui sont vos auditeurs ont été extrêmement naïfs. Ces dix dernières années, ils n’ont pas vu la montée en puissance foudroyante des géants du numérique et leur place dans l’organisation des médias. Aujourd’hui sur Terre, il y a dix rédacteurs en chef qui contrôlent toute l’information, les dirigeants de Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft et leurs équivalents chinois, Baidu, Alibaba et Xiaomi. Nous sommes rentrés dans une période où de nouveaux acteurs, les géants de l’intelligence artificielle, prennent une place qui ressemble à celle des États. J’appelle cela des corpo-nations, le mélange de corporation et nation. Ils ont un pouvoir quasi géopolitique. Nous ne sommes qu’au début de ce Nouveau Monde où les géants de l’intelligence artificielle deviennent de grandes puissances géopolitiques.

On entre dans une espèce d’ère de post-démocratie où, finalement, tout est délégué aux GAFAM, même cette partie-là qui devrait relever de l’autorité de l’État.

Comment l’État pourrait-il réguler des entreprises qui ne sont pas sur son territoire ? C’est très difficile. L’Europe a décidé de devenir un nain technologique. Elle a renoncé à investir dans la recherche, la technologie et le développement. Par conséquent, elle se retrouve aujourd’hui en voie de tiers-mondisation technologique. Cette tiers-mondisation de l’Europe a des conséquences. Elle perd sa souveraineté intellectuelle, politique, militaire et technologique. Ce processus est-il réversible ? L’Europe peut-elle retrouver une souveraineté technologique dans les décennies à venir ? Ce n’est pas sûr. Beaucoup de gens, à droite et à gauche, demandent une pause en matière de technologie. Mélenchon veut que l’on bloque la 5G. Nicolas Dupont-Aignan, Philippot et d’autres leaders nationalistes réclament l’arrêt des vaccins ARN. Ils tiennent des propos contre les technologies génétiques sous-jacentes au nouveau vaccin moderne. On a, à droite et à gauche, un puissant mouvement antitechnologique en Europe en général et en particulier en France.

Lorsqu’on refuse la technologie, il ne faut pas s’étonner de devenir progressivement un pays du tiers-monde, c’est-à-dire plus pauvre et sans souveraineté. Ce combat pour le retour de la souveraineté ne va pas se faire d’un coup de baguette magique. Il n’y a que par l’augmentation de la puissance scientifique et technologique de l’Europe qu’elle peut retrouver une souveraineté.

On peut s’interroger sur la pertinence de la technologie sans pour autant être hors course. Toutefois, il y a quarante ans, les Américains considéraient que la France allait devenir le pays le plus riche du monde. Tous nos cerveaux partent à l’étranger parce qu’en France, il n’y a plus d’argent pour la recherche. Comment est-on passé d’un pays le plus prometteur à l’aube des Trente Glorieuses à ce pays en voie de tiers-mondisation à tous les niveaux ?

La réponse est très simple. La science et les savants sont méprisés, en France. Lorsque Emmanuelle Charpentier, prix Nobel de médecine 2020 qui a inventé les ciseaux ADN, a souhaité revenir en France en 2012 parce que ses parents étaient âgés et malades, le gouvernement lui a fait un bras d’honneur et ne lui a pas trouvé de poste de recherche. L’Institut Pasteur a refusé, lui aussi, de lui donner un poste de recherche. Par conséquent, on a laissé à l’étranger un des plus grands savants de ce début de XXIe siècle. Selon moi, le mépris de la France pour ses savants est l’explication numéro 1 de notre déclin technologique. Le patron du CNRS, Antoine Petit, a révélé, dans Le Figaro, qu’un bac+11 spécialiste en intelligence artificielle gagne moins de 3.000 euros bruts par mois au CNRS ou à l’Institut national de la recherche en mathématiques. Le mépris qu’a la France pour la technologie et ses savants explique le fait que la France se tiers-mondise technologiquement. Aujourd’hui, la France dépense 2,21 % de sa richesse nationale pour la science. La Corée du Sud et Israël sont à presque 5 %. Le sous-investissement dans la science est une explication majeure de la perte de notre souveraineté. Il ne faut pas s’étonner que les géants de l’intelligence artificielle nous fassent des bras d’honneur. Ils ont pris le pouvoir parce que nous le leur avons donné, à force de ne rien investir dans les technologies du futur. Il faut savoir qu’Amazon a un budget de recherche de 35 milliards de dollars par an. C’est-à-dire huit fois et demie la totalité du budget du CNRS.

Redresse-t-on la barre pour redevenir souverain ou continue-t-on à être colonisés numériquement, technologiquement et, demain, militairement ? Derrière la colonisation technologique, il y aura, demain, la colonisation militaire.

Nous pourrons être envahis par la Chine dans les 150 années à venir si nous devenons un pays sous- développé.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Marion Maréchal et Jordan Bardella censurés par Facebook pour avoir défendu Génération identitaire

Au lendemain de la manifestation contre la dissolution de Génération identitaire, Jordan Bardella et Marion Maréchal se sont fait censurés par Facebook. En cause : des publications abordant justement le cas Génération identitaire. Un sujet qui semble interdit sur Facebook.

L’année 2021 devrait décidément être marquée par des discussions sérieuses autour des pouvoirs que sont arrogés les GAFAM (Google – Amazon – Facebook – Apple – Microsoft) depuis quelques années. Il y a quelques semaines encore, les polémiques autour du bannissement de Donald Trump de tous les réseaux sociaux secouaient l’Amérique. Dans la foulée, les GAFAM décidaient même d’empêcher purement et simplement l’accès au réseau conservateur Parler. En France, c’est plutôt le cas de Génération identitaire qui attire de plus en plus l’attention. En cause, outre les menaces de dissolution qui pèsent sur le mouvement de jeunesse, la censure qu’exerce sur lui Facebook sur tous ses réseaux. Et cette censure n’épargne personne, pas même des personnalités politiques de premier plan. Ce dimanche 21 février, Jordan Bardella et Marion Maréchal – respectivement vice-président du RN et directrice de l’ISSEP – se sont ainsi fait bloquer leurs pages Facebook. Le réseau social leur reproche d’avoir apporté leur soutien à Génération identitaire (GI).

GI persona non grata sur Facebook

« Facebook s’arroge le droit de supprimer mes publications défendant la liberté d’expression et dénonçant la dérive liberticide du gouvernement ! », a tonné Jordan Bardella sur son compte Twitter, craignant la « censure pure et simple de [sa] page sans recours possible ». Même colère pour Marion Maréchal, qui fusille des GAFAM engagés « dans une démarche de censure idéologique et politique en dehors de tout cadre judiciaire ». Dans les faits d’ailleurs, Facebook ne reproche pas exactement à ses victimes du jour d’avoir apporté leur soutien à Génération identitaire. Comme Valeurs actuelles le dévoilait en mai 2020, ce sont en réalité toutes les mentions faites à Génération identitaire qui enfreignent depuis près d’un an « les standards de la communauté Facebook ». Dans les faits, on peut donc désormais se faire bannir de Facebook pour avoir simplement partagé un article mentionnant Génération identitaire, sans même qu’il y ait une quelconque prise de position sur le sujet…

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Censure du net : la grande hypocrisie

censure réseaux sociaux

Nous reproduisons une tribune d’Anne-Sophie Chazaud parue dans L’Antipresse du 17 janvier 2021.

Les citoyens premières victimes

Les réactions saines de condamnation face à la censure totalement décomplexée qui s’abat sur les usagers dissidents des grandes plateformes du numérique, ne doivent pas masquer l’immense hypocrisie de la scène à laquelle nous assistons et dont nous sommes, en tant que citoyens libres, d’ores et déjà les victimes.

Entendre Bruno Le Maire ou Cédric O prendre des airs de vierges effarouchées pour fustiger le pouvoir trop grand des géants du Net pourrait donner envie de rire si ce n’était si grave.

Loi Avia bis

Rappelons donc une nouvelle fois ce fait essentiel : ce qui est en train de se passer n’est rien d’autre que l’application de ce que tous les parlementaires, nombreux, qui ont voté la loi Avia, rêvaient de mettre en place.

Le projet était et demeure bel et bien de transmettre les clés de la censure, par pure hypocrisie et pour ne pas trop se salir les mains, à ces géants d’internet avec lesquels les gouvernements néolibéraux, mondialistes, antipopulistes et procommunautaristes partagent toutes les caractéristiques idéologiques.

C’est cette porosité idéologique qui permet l’entente entre ces gouvernances de riches geeks hipsters californiens et ces gouvernements profondément liberticides qui n’ont qu’une obsession : museler l’expression libre et souveraine des peuples.

Depuis quelques jours, de nombreux médias mainstream fustigent pareillement, en ahanant tous le même discours convenu, le «pouvoir des géants du net», sans jamais avoir le courage de remettre en cause la dimension véritablement politique et permise par le pouvoir politique, de cette censure.

Les médias prisonniers des GAFA

Normal : tout d’abord, la plupart de ces médias touchent de grasses subventions et n’ont guère intérêt à se montrer trop critiques à l’égard dudit pouvoir politique. D’autre part, la plupart d’entre eux touchent de l’argent directement de la part des Gafa dans leur pseudo chasse aux pseudo fake news : les checknews, decodex et compagnie sont en cheville financièrement avec ces Gafa et ces systèmes malsains ont été encouragés et promus par des programmes de l’Union européenne lors des élections européennes de 2019 (autant s’immiscer directement dans les processus électoraux, c’est plus clair) à grands renforts d’argent versé pour cela par ces grandes entreprises et autres intervenants transatlantiques y compris par la fondation Soros dont la rôle nocif, propagandiste, de déconstruction des souverainetés populaires n’est plus à démontrer.

Il règne donc dans le traitement public de cette affaire de maccarthysme néoprogressiste une immense hypocrisie : il s’agit d’une censure politique, souhaitée et rendue possible par le pouvoir politique. Les Gafa n’ont que le pouvoir qu’on leur accorde. Et la veulerie du monde médiatique pour dénoncer la véritable nature de cette censure est immense.

Un exemple concret

J’ai, par exemple, été longuement interviewée, à sa demande, par un grand magazine national que je ne nommerais pas, il y a quelques jours, sur ce sujet. Ne voyant rien venir au bout d’un certain temps, je suis allée aux nouvelles afin de savoir où était publié cet interview. Il me fut répondu, dans une gêne manifeste, que l’entretien s’était avéré «trop politique», et qu’on aurait plutôt dû aborder les choses de manière «technique» (c’était le moment de ne pas rire…).

Heidegger et Bernard Stiegler ont dû se retourner dans leurs tombes : comme si la question était technique. Comme si les techniques mises en place pour exercer la censure n’étaient pas d’abord et avant tout décidées par des humains poursuivant des buts politiques et idéologiques ! Et surtout, surtout, ne pas dénoncer la grande hypocrisie politique française sur le sujet non plus que la complicité active des principaux médias mainstream dans toute cette affaire.

Dernier point : plus les heures passent et plus je constate d’une part la fermeture de comptes à tire-larigot, mais aussi la fuite volontaire d’usagers dégoûtés par ces pratiques.

Une censure de trop ?

Il se pourrait bien que cette censure massive soit l’erreur de trop, celle qui va en réalité marquer la fin du règne de ces Gafa. De plateformes libres, ils sont devenus de simples éditeurs propagandistes comme les autres, et cela n’intéressera plus les citoyens qui iront désormais chercher leur liberté progressivement ailleurs.

Enfin, je le redis, l’enjeu pour nous en France est le contrôle de la libre expression dans le cadre de l’élection présidentielle de 2022. Cette censure en cours représente peut-être une chance : celle pour les citoyens français de se préparer à transférer leurs agoras de débat public ailleurs, là où ils se seraient sinon fait piéger.

Il se pourrait bien, pour finir, que la vraie dissidence trouve désormais à s’exprimer en revenant à la bonne vieille imprimerie et aux réunions de citoyens dans la vraie vie (pour peu qu’on parvienne à reconquérir cette liberté qui a elle aussi été confisquée sous prétexte sanitaire), laquelle échappe à toutes les manipulations technologiques.

En attendant, se servir de la force adverse pour avancer, ce sera la moindre de nos ironies.

Texte repris du site Antipresse

L’étau se resserre sur les médias qui s’écartent du politiquement correct

03/02/2021 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Une tribune accordée par France Soir à Francis Lalanne, qui a appelé à la destitution du président Macron, semble être à l’origine d’une mesure d’intimidation à l’encontre de ce média. Les services de presse en ligne nécessitent un certificat d’information politique et générale (l’IPG). Or celui de France Soir doit être réexaminé en septembre 2022. Mais Roselyne Bachelot, le ministre de la Culture a demandé une enquête pour vérifier si les conditions d’octroi actuelles étaient toujours bien vérifiées.

Ensuite, Christine Kelly, animatrice de Face à l’info de CNews, et Eric Zemmour, éditorialiste de l’émission se voient condamnés par le Conseil de déontologie journalistique et de médiation pour « manque d’éthique professionnelle ». Il est reproché à Eric Zemmour d’avoir qualifié d’indigéniste le militant antiraciste controversé Taha Bouhafs, et à Christine Kelly de ne pas l’avoir immédiatement contredit. Malgré le succès de l’émission, le conseil en question, composé d’éditeurs et de journalistes, ne semble guère apprécier que soient abordés sur ce plateau des sujets qui fâchent !

En Espagne, le parti Vox suspendu de Twitter pour avoir lancé une campagne contre l’islamisation

Après le bannissement de Trump, Twitter veut renforcer la censure contre ses partisans

censure Twitter

De nouvelles vidéos tournées en caméra caché par Project Veritas montrent que la censure dont le média social Twitter a frappé Donald Trump et ses partisans après l’irruption de manifestants au siège du Congrès le 6 janvier 2021 s’inscrit dans une action de censure beaucoup plus large.

Twitter et la « politique d’intégrité civique »

« Nous sommes concentrés sur un compte maintenant », expliquait Jack Dorsey dans une vidéo datée par Project Veritas du 8 janvier 2021, deux jours après les émeutes, en parlant du compte [@realDonaldTrump] du président sortant Donald Trump, suivi par plus de 88 millions de personnes, le jour où sa compagnie le suspendait définitivement. Et Dorsey de continuer ainsi sa phrase : « Mais ça va être bien plus gros que juste un compte, et ça va durer bien plus longtemps que ce jour, cette semaine, et les quelques prochaines semaines, et ça va continuer au-delà de l’investiture [du président Biden] ».

« Nous avons décidé de renforcer la mise en œuvre de notre politique d’intégrité civique et d’utiliser un marquage qui désactive les interactions afin d’arrêter la diffusion de contenu incendiaire, c’est-à-dire du contenu concernant les ingérences dans les élections, la fraude électorale, le vol de l’élection et ce type de choses », précise dans une vidéo également datée du 8 janvier la responsable mondiale de Twitter pour les questions juridiques, les politiques, la confiance et la sécurité, Vijaya Gadde. Originaire d’Inde, Gadde a été qualifiée en octobre 2020 par le média Politico de « directrice de média social la plus puissante dont vous avez jamais entendu parler ». Décrite par Politico comme ayant la fibre « libérale » (au sens américain de progressiste, libertaire), la responsable de Twitter serait à l’origine de la décision prise par Jack Dorsey en octobre 2019, à un an des élections présidentielles américaines, d’interdire toute publicité politique sur sa plateforme. Gadde serait également à l’origine du blocage sur Twitter en octobre 2020, à quelques semaines des élections, de l’article du New York Post qui décrivait les pratiques douteuses de Joe Biden et de son fils en Ukraine quand Joe Biden était le vice-président de Barack Obama.

Une approche mondiale

Dans la conversation vidéo publiée par Project Veritas, Vilaya Gadde déclare aussi que pour mettre en œuvre sa politique, Twitter met à profit l’expérience acquise « sur les autres marchés » et que « dans ce sens » il s’agit pour Twitter d’une « approche mondiale ».

Dans cette même vidéo, où l’on voit Vijaya Gadde et Jack Dorsey participer à une réunion en ligne avec d’autres responsables de la société californienne, Gadde se réfère à une lettre d’employés de Twitter qui demandaient la suspension définitive du compte présidentiel alors que dans un premier temps, au moment des violences du 6 août au Capitole, celui-ci n’avait été bloqué que pour 12 heures. Gadde explique les raisons qui ont poussé Twitter à agir en deux temps, en justifiant la suspension définitive après avoir reconnu plus tôt que, après la première suspension de 12 heures, les tweets publiés par le président américain appelaient ses partisans au calme et condamnaient les violences.

Pour justifier la suspension définitive du compte du président sortant, Twitter avait cité deux messages ne comportant aucun appel à la violence, fait remarquer le site pro-vie Lifenews dans un article très fourni concernant la vidéo de Project Veritas et le contexte de l’acte de censure qui y est revendiqué par les dirigeants du média social. Dans les deux messages en question, Donald Trump avait écrit ce qui suit :

– « Les 7.500.000 Américains remarquables qui ont voté pour moi, L’AMÉRIQUE D’ABORD, et RENDRE SA GRANDEUR À L’AMÉRIQUE, auront une VOIX DE GÉANT pour longtemps encore. Ils ne seront pas méprisés ou traités injustement de quelque manière ou sous quelque forme que ce soit !!! »
– « Pour tous ceux qui ont posé la question, je n’irai pas à l’Investiture le 20 janvier ».

Pour Twitter, ces deux messages violaient sa « politique sur la glorification de la violence ». Chacun jugera. Twitter a également affirmé pour justifier sa décision que Trump « risquait très fortement d’encourager et inspirer les gens qui voudraient répéter les actions criminelles qui se sont déroulées au Capitole le 6 janvier 2021 ». Ceci alors que, contrairement à ce qui a été dit dans certains médias, Trump n’avait pas, dans ses propos tenus face à la foule de ses partisans le 6 janvier, appelé à commettre des actes de violence.

Regrets pour la galerie

Quoi qu’il en soit, les vidéos publiées les 14 et 18 janvier par Project Veritas montrent bien que les regrets exprimés par Jack Dorsey le 13 janvier à propos du bannissement de Trump de sa plateforme n’étaient que de façade.

Le média Project Veritas se spécialise dans l’utilisation de caméras cachées pour dévoiler le parti-pris des grands médias américains. Sans surprise, la recherche de l’expression « Project Veritas » sur Google n’affiche pas de lien au site de ce média et il faut passer par un autre moteur de recherche, comme par exemple Bing ou DuckDuckGo, pour le voir s’afficher dans les résultats (en première position). Il faut croire que les dirigeants de Google n’ont pas apprécié les vidéos mises en ligne par Project Veritas à propos de la censure et des manipulations massivement pratiquées par leur entreprise (voir par exemple : « Google en campagne pour Biden avec son moteur de recherche »).

Texte repris du site OJIM

Le dessinateur Xavier Gorce censuré, Le Monde craint le lobby LGBT

Xavier Gorce LGBT

Mardi 19 janvier 2021 Le Monde publiait une caricature de Xavier Gorce. Ce dernier travaille pour le journal depuis 2002 et est habitué des invectives et autres polémiques qui font parfois suite à ses dessins. On reconnaît facilement son travail à ses célèbres pingouins auxquels il donne la parole. Cette fois-ci le thème du dessin était l’inceste en faisant référence à l’affaire Duhamel qui fait scandale. Mal lui en a pris ! Peu après la diffusion de son dessin, les réseaux sociaux LBGTQI+ (ne jamais oublier le + !) se sont enflammés contre lui.

Les politiques suivent

Toujours sur les réseaux sociaux, le mouvement a été ensuite porté par le député Aurélien Taché, le rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité Nicolas Cadène et la journaliste militante Rokhaya Diallo.

En quelques heures seulement Caroline Monnot, directrice de rédaction du journal Le Monde, était forcée de s’excuser platement en se fendant d’un billet sur le site du journal :

« Le Monde a fait paraître mardi 19 janvier, dans la newsletter « Le Brief du monde », un dessin signé Xavier Gorce qui n’aurait pas dû être publié. Ce dessin peut en effet être lu comme une relativisation de la gravité des faits d’inceste, en des termes déplacés vis-à-vis des victimes et des personnes transgenres. Le Monde tient à s’excuser de cette erreur auprès des lectrices et lecteurs qui ont pu en être choqués. Nous tenons également à rappeler notre engagement, illustré par de nombreux articles ces derniers mois, pour une meilleure prise en compte, par la société et par la justice, des actes d’inceste, ainsi qu’en faveur d’une stricte égalité du traitement entre toutes les personnes. »

Une hypocrisie parfaite, le dessin de Gorce ne comportait aucune justification de l’inceste, mais moquait gentiment par la bande le monde LGBTQI etc, la réaction ne s’est pas fait attendre, pour ou contre la censure. On peut trouver des messages de soutien allant aux deux parties.

Une fois encore le camp du Bien (de la censure), celui des bots (ordinateurs), des SJW (social justice warrior) et des PNJ (personnages non joueur) remportE une victoire contre la liberté d’expression. Le média de grand chemin Le Monde se fait prendre à son propre jeu : qui doit se victimiser sans cesse sous peine de passer pour un oppresseur.

Xavier Gorce s’en va

Xavier Gorce a annoncé qu’il quittait la rédaction en déclarant : « La liberté ne se négocie pas ». Il a déploré la pression des militants des réseaux sociaux ; cela faisait 19 ans qu’il travaillait pour Le Monde. Qui résistera aux prochaines attaques de la police de la bien-pensance ? Quand de riches rédactions comme Le Monde, ou récemment outre-manche The Guardian avec l’affaire Suzanne Moore traitée ici par l’OJIM, sont incapables de tenir tête à quelques idéologues fanatiques, on est en droit de se demander qui sera en mesure de le faire.

Ce n’est pas la première fois que des militants du net parviennent à faire taire un humoriste sous prétexte de propos violents ou injurieux alors même qu’il s’agit d’humour. On se souvient de l’affaire Norman Thavaud. Quant à l’esprit Charlie vous repasserez, il est réservé aux antifas.

Texte repris du site OJIM

PARLER : le libre réseau social tué par les GAFA

réseau PARLER

PARLER est un réseau social clone de Twitter. Fondé en 2018 ce nouveau site propose quasiment les mêmes fonctionnalités que Twitter à ceci près que la censure y est très limitée. Les seuls contenus explicitement proscrits sont ceux à caractère pornographique. John Matze est l’entrepreneur américain à la tête de ce projet. Il a été financé et propulsé en grande partie grâce au soutien de la famille milliardaire Mercer, connue pour son soutien envers le camp républicain avant d’être sabordé par Amazon son hébergeur avec l’aide de Google et de Facebook.

Un réseau indépendant

L’objectif de John Matze était de créer un réseau social indépendant de la politique de censure des GAFA afin que la liberté d’expression soit préservée. Il est vrai qu’aux États-Unis la liberté d’expression est (était ?) bien plus large qu’en France même si la censure sur internet est à peu près la même et c’est bien cette censure que l’entrepreneur voulait combattre.

Dans un monde gouverné par la bien-pensance, le simple fait de se méfier des GAFA est pratiquement vu comme du complotisme. Dans ce contexte, leur mener une guerre ouverte en étant officiellement soutenu par des milliardaires pro Trump c’est le sommet de la subversion. Le réseau sera combattu dès son origine par les libéraux (au sens américain, de gauche) tandis que ses soutiens proviendront essentiellement des gens de droite. C’est ainsi que les étiquettes « extrême droite », « complotistes » ou encore « suprémacistes » vont lui coller aux basques, vouant ce site aux gémonies par le camp du Bien.

Un réseau conforté par les censures des autres

Le réseau social a très lentement grandi pendant environ 18 mois en voyant sa croissance (aux Etats-Unis essentiellement) faire de nouveaux bonds chaque fois qu’une nouvelle personnalité de droite s’y inscrivait et chaque fois que Twitter ou Facebook provoquait un nouveau scandale par une censure.

PARLER a ainsi grimpé progressivement jusqu’à 2,8 millions d’utilisateurs en juillet 2020 ; ce qui reste très faible en comparaison de géants comme Twitter ou Facebook, mais l’actualité de la présidentielle américaine devait lui donner un sacré coup de fouet. Les scandales d’accusations de tricheries et de fraudes en tout genre ont fait exploser la censure des GAFA à l’encontre de Trump et de ses soutiens. C’est ainsi qu’un très grand nombre d’utilisateurs ont commencé à migrer sur PARLER afin de pouvoir échanger librement et sans peur de la toute puissante et oppressante bien-pensance. Le réseau a alors connu une croissance incroyable passant à 4 millions d’utilisateurs en septembre 2020 puis 10 millions en novembre et enfin près de 15 millions en janvier 2021.

Les GAFA contre attaquent

Tout ceci a fortement déplu aux GAFA qui, non content de supprimer définitivement les comptes Twitter, YouTube et Facebook de Donald Trump (à la suite de la manifestation qui a tourné à la prise du Capitole le 6 janvier 2021) ont décidé d’empêcher PARLER de prendre le relais. Ils ont pour cela accusé le réseau d’être complice et d’avoir permis aux extrémistes de s’organiser pour participer à la prise du capitole. C’est ainsi que Google et Apple ont simplement retiré l’application de leurs magasins respectifs tandis qu’Amazon (qui est l’hébergeur des données de PARLER) a coupé l’accès au site pour tous ses utilisateurs depuis lundi 11 janvier sous prétexte de « prolifération de menaces de violences et d’activités illégales ».

Samedi 9 janvier l’application PARLER était encore la plus téléchargée sur l’AppStore. John Matze ne s’est pas laissé faire et a immédiatement déclaré qu’il était « possible que le réseau social ne soit pas accessible sur Internet durant une semaine au plus ». « Nous allons tout faire pour trouver un nouveau fournisseur rapidement » ; il ajoute : « Amazon, Google et Apple ont fait cela dans un effort coordonné en sachant que nos options seraient limitées et que cela nous infligerait le plus de dommages possibles au moment où le président Trump est banni par les entreprises de la tech ».

Piratage des « Social Justice Warriors »

Pour PARLER ce n’est pas la fin du cauchemar puisque parallèlement à ce blackout imposé par les GAFA, des pirates informatiques ont réussi à voler plus de 70 To de données sur les utilisateurs du réseau social, y compris des données privées, même parfois de géolocalisation ainsi que des contenus qui étaient pourtant supposés avoir été supprimés. Toutes ces données ont ensuite été publiées par ces pirates de gauche (style Social Justice Warrior) qui, en toute transparence, déclarent agir ainsi dans le but de dénoncer les extrémistes qui avaient organisé la prise du Capitole le 6 janvier et afin qu’ils paient pour leurs actes. Un comportement qui rappelle celui des antifas en France.

John Matze a porté plainte contre Amazon, comparant la censure de ce dernier à un médecin qui « débranche un malade sous assistance respiratoire », mais il est difficile de savoir si PARLER survivra à ses déboires. In fine la leçon est claire : les GAFA se considèrent comme propriétaires de l’information, ils sont devenus des plateformes de surveillance et veulent désormais filtrer toute information contraire aux intérêts matériels et moraux du monde libéral libertaire. Il devient impératif que d’autres réseaux hors GAFA se développent : Signal, Telegram, VK (russe), Gab, Olvid (français et tout nouveau), Heypster… et d’autres. Les plus agiles et respectueux de la liberté survivront. À suivre.

Texte repris du site OJIM

I-Média – Censure de Donald Trump : le coup d’État de la gauche et des GAFA

I-Média – Censure de Donald Trump

15/01/2021 – FRANCE (NOVOpress)
I-Média analyse en profondeur l’événement de la semaine : l’incroyable censure totale des GAFA contre Donald Trump après l’envahissement du Capitole par certains de ses partisans.

Et enfin, nous conclurons cette émission par une étude des moyens de lutter contre cette censure qui touche Trump, ses soutiens et, plus largement, l’ensemble des dissidents dans le monde.


L’Apartheid numérique – Réseaux sociaux : la fracture s’aggrave !

censure réseaux sociaux

Alors que les réseaux sociaux continuent de bannir régulièrement toute trace d’opinion divergente, d’autres réseaux alternatifs sont mis en avant et accueillent des millions de « réfugiés politiques ». Ainsi, alors que YouTube à son tour, suspend le compte de Donald Trump, l’application Telegram, l’équivalent russe du réseau social Whatsapp, connu pour sa discrétion et sa permissivité, revendique plusieurs dizaines de millions de nouveaux téléchargements de son application. Dans le même temps, l’action Twitter s’est effondrée en perdant 6 % de sa valeur, le réseau social a perdu jusqu’à 12 % lundi dernier.

Conséquence directe du bannissement de Donald Trump ? Certainement. Puisqu’à la suite du président américain, des dizaines de milliers de compte marqués comme « complotistes » mais plus largement d’opposants au progressisme ambiant, ont subi le même sort. Une tragédie pour la liberté d’expression et d’opinion mais une aubaine pour les concurrents. Ainsi, outre le réseau Telegram, les applications comme « Parler » pendant conservateur de Twitter ou encore Gab ont bondi d’un seul coup. Parler était l’application la plus installée ce lundi et Gab affirme avoir enregistré 12 millions de visites en 12 heures.

S’il est rassurant pour certains de voir apparaître ces solutions alternatives, la séparation des opinions, le triage de ce qui est dicible ou non, a donc été acté comme principe intrinsèquement lié aux démocraties modernes. Pire, ce sont désormais les entreprises privées qui régulent l’expression politique des citoyens. On observe depuis plusieurs mois, un phénomène des plus inquiétants dans le marketing des grands groupes : une appropriation du débat public et l’engagement politique parfaitement assumé. Ainsi le fabricant de glaces Ben and Jerry’s s’est fait le porte-parole des militants racialistes et autres Black Lives Matter. Ainsi, Nike s’est engagé dans la lutte pour les Ouighours, cette communauté chinoise musulmane martyrisée par Pékin.

On assiste bien à un tournant majeur : le politique n’a plus la main sur la censure, il a délégué cela aux entreprises privées. Ce transfert de compétence inique, cette grande injustice, met en contradiction le droit d’une entreprise privée de bannir l’utilisateur de ses services qui contreviendrait à ses règles et le droit à la liberté d’expression insécable de tout système démocratique. Nous ne sommes évidemment pas des perdrix de l’année, la liberté d’expression était déjà un lointain souvenir, mais les coups portés avaient au moins le mérite d’être progressifs et discrets. Aujourd’hui, les GAFAM ne prennent plus cette peine.

Nous voici donc condamnés à ne plus débattre, ne plus échanger, voire ne plus se parler. Chacun son réseau social, chacun ses contenus recommandés par un algorithme, chacun son safe space et chacun ses tropismes. Condamnés à vivre les uns à côté des autres, nous ne partagerons bientôt plus rien. On accuse souvent « l’extrême droite » de fracturer, diviser, accusation désormais dépassée. La fracturation de la société occidentale est voulue, conduite et assumée par ces nouveaux dieux de la consommation et du prêt-à-penser venus des Etats-Unis.

Ce mois-ci, a été édité un petit texte inédit de Stefan Zweig intitulé L’Uniformisation du monde qui conclura ce propos :

« Nous nous berçons encore d’illusions quant aux objectifs philanthropiques et économiques de l’Amérique. En réalité, nous devenons les colonies de sa vie, de son mode de vie, les esclaves d’une idée qui nous est, à nous Européens, profondément étrangère : la mécanisation de l’existence. »

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 13 janvier 2021

Le professeur Peronne sur RMC ? La censure s’étend

Christian Perronne

Le 6 janvier 2021, l’AFP diffuse une information (pour une fois) très peu reprise par les médias de grand-chemin : RMC est épinglée par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel pour « manque de respect des obligations de la radio en matière de traitement de l’information. » Après les médias dits de réinformation, la censure s’étendrait-elle aux médias officiels ? Il semble bien que la réponse soit oui.

Les exemples de censure se multiplient. Après CNews et Zemmour, sans cesse montrés du doigt, ainsi que le décrivent ces articles parus sur l’OJIM, ou l’officialisation de la censure à l’échelle de l’UE, la surveillance de ce qui se dit dans les médias devient coutumière : dès qu’un invité ou une opinion différente de la doxa officielle s’expriment, un porte-flingue ou un autre intervient. Le professeur Peronne qui, outre ses passages multiples sur les plateaux des chaînes d’information en continu lors du premier confinement, a eu le mauvais goût, du point de vue des réseaux de surveillance, souvent menés par des personnalités hautement respectables telles qu’Olivier Duhamel, de participer au documentaire honni de ces mêmes médias, Hold-Up, en fait régulièrement les frais.

Le CSA s’est emparé des propos tenus par Peronne lors de l’émission des Grandes Gueules de RMC diffusée le 31 août 2020, lieu théorique de liberté d’expression, où le professeur exposait ses conceptions personnelles au sujet du covid-19, de la maladie de Lyme et du paludisme. Peronne est un infectiologue reconnu.

À travers RMC, c’est le professeur Peronne et son opinion non conforme sur le coronavirus qui sont visés. Un exemple de plus de l’araignée de la censure qui est en train de s’abattre sur des démocraties libérales de moins en moins démocratiques.

De l’admiration au rejet, la route est courte

Jusqu’au surgissement du covid-19 et au premier confinement, le professeur Peronne était fort respecté. Sa fiche Wikipédia en témoignait :

« Christian Perronne est un médecin et professeur des universités-praticien hospitalier français, spécialisé dans le domaine des pathologies tropicales et des maladies infectieuses émergentes, et ancien président de la commission spécialisée Maladies transmissibles du Haut Conseil de la santé publique. »

Autrement dit, un médecin dont la parole est légitime au sujet du paludisme, de la maladie de Lyme et des covid.

Comme le professeur Raoult, il faisait partie des autorités médicales et scientifiques sur lesquelles l’Etat n’hésitait pas à s’appuyer. Mais voilà que… ces professeurs émérites font aussi partie maintenant des personnalités médicales et scientifiques qui ne pensent pas comme l’actuel ministère de la santé. Du coup, leur statut d’autorité s’est écroulé, avec l’aide d’une forte campagne médiatique et de coups de pouce des autorités politiques.

Le choix fait par le CSA, et donc l’Etat, d’avertir RMC s’inscrit à la fois dans une volonté d’empêcher les autres médias d’inviter Peronne (se mettre le CSA à dos n’est pas une pratique volontariste chez les médias de grand-chemin) et dans la continuité des poursuites engagées contre lui. Déjà, le 17 décembre 2020, le directeur général de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch, annonçait le renvoi immédiat du professeur de son poste de chef de service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Raymond Poincaré de Garches. Il indiquait aussi que l’AP-HP déposait une plainte contre lui auprès du conseil départemental de l’Ordre des médecins. Son crime ? Il aurait tenu « des propos indignes de la fonction qu’il exerce ». Derrière ce prétexte se cache aussi la parution de son ouvrage, Y a‑t-il une erreur qu’Ils n’ont pas commise ? (Albin Michel, éditeur ayant pignon sur rue), où le médecin démontre combien fut grande l’incurie gouvernementale lors du premier semestre 2020. Dès le 19 décembre, le Syndicat National des Médecins Hospitaliers réagissait en se disant « très inquiet (…) au regard de questions aussi fondamentales que la liberté de pensée, la liberté d’expression. Et, particulièrement pour ce qui nous concerne, dans le domaine de la médecine, la liberté de prescrire et la liberté de pensée médicale ». Le syndicat précisait : « La médecine n’est pas une science exacte, mais un art. C’est surtout une pratique où les échanges et les confrontations des expériences individuelles des médecins sont essentiels. Dès lors, les médecins discutent, ne sont pas toujours d’accord entre eux, surtout quand il s’agit de maladies nouvelles et ne se sont jamais privés d’en parler ». De ce fait, le Syndicat National des Médecins Hospitaliers demandait la levée des sanctions prises à l’encontre du professeur Peronne, infectiologue qui, aux dernières nouvelles, n’a été condamné en justice pour aucun délit ou crime.

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