Une « fachosphère de gauche » ? Michel Onfray dénonce le règne des nouveaux censeurs [vidéo]

Michel Onfray

15/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Fille des Lumières et du débat rationnel, la France serait aujourd’hui sous la coupe de nouveaux censeurs. Un pouvoir intellectuel qui ferait régner sa loi par l’omerta, la chasse aux sorcières ou la diffamation des pensées dissidentes. C’est du moins la thèse défendue par Michel Onfray, pour qui une certaine gauche n’a pas rompu avec ses penchants pour les autodafés.

Le philosophe est l’invité de Sputnik qui lui donne la parole pour évoquer son dernier ouvrage, Autodafés–L’art de détruire les livres (Éd. Les Presses de la cité).


Ils intimident, ils censurent, ils appellent au boycott… Ceux qui veulent nous faire taire

Les censeurs voient des complotistes partout, par Ivan Rioufol

Complotiste ! L’accusation fait florès, à mesure que l’Ordre sanitaire étend son emprise sur les gens. Quiconque s’éloigne du discours officiel est présumé suspect d’alimenter une rébellion contre le système. Philippe de Villiers, qui invite à lire le livre de Klaus Schwab (« Covid 19 : la grande réinitialisation ») comme un programme visant à la numérisation du monde et des individus, est mis au rang des « conspirationnistes » par les gendarmes de la pensée obligée. Parions que ce même sort sera réservé à Xavier Bazin, journaliste scientifique qui fait paraître une enquête (1) sur le poids économique de la Big Pharma dans le monde de santé. Il écrit : « L’anomalie, dans ce système, ce sont les grands professeurs indépendants de l’industrie. En infectiologie, il n’y a vraiment que le professeur Raoult, en France, qui possède un tel niveau de responsabilité et de prestige, tout en étant entièrement financé sur fonds publics, donc avec une indépendance totale vis-à-vis de l’industrie. C’est ce qui explique sa parole totalement libre, son indépendance scientifique manifeste et aussi la détestation dont il fait l’objet dans les plus hauts cénacles du pouvoir médical ». Le professeur Christiane Perronne, bête noire du biopouvoir, ne dit pas autre chose (2) quand il cite comme témoin Bruno Toussaint, directeur de la revue médicale Prescrire : « Avoir des liens avec des firmes pharmaceutiques influence l’opinion sur les médicaments en leur faveur ».

En réalité, l’accusation en complotisme est, trop souvent, une arme de propagande mise au service de la protection d’intérêts, eux-mêmes défendus par une pensée dominante. Il est significatif de constater que la mère de la petite Mia, arrêtée dimanche en Suisse après avoir voulu récupérer son enfant, a été présentée comme complotiste par les médias et le procureur au motif qu’elle serait « contre la dictature sanitaire » et la « barbarie du système ». Il n’est pas question de nier la réalité d’un courant authentiquement paranoïaque, persuadé d‘avoir à résister à une conjuration mondiale pédocriminelle ou satanique.

Toutefois, il est malsain de vouloir faire taire toute critique du discours hygiéniste. Ce n’est pas être complotiste d’être réservé sur les nouveaux vaccins délivrant du matériel génétique viral (ADN ou ARN) dont les effets sont encore mal connus. La méfiance de l’opinion sur le vaccin AstraZeneca (suspendu au Danemark) n’est pas blâmable. Elle n’est que la conséquence de symptômes certes marginaux mais qui peuvent légitiment inquiéter. Pareillement, l’opprobre lancé contre ceux qui retiennent l’hypothèse d’un virus sorti d’un laboratoire chinois commence à se heurter au doute. Les Echos de ce lundi rappellent que le scénario d’une « mystérieuse évasion » du Covid-19 du labo P4 de Wuhan reste plausible. Le quotidien rappelle que le SARS, « dangereux cousin du Covid, s’est déjà évadé à quatre reprises de labos de haute sécurité ». En fait, les censeurs voient du complotisme partout.

(1) Big Pharma démasqué ! Editions Guy Trédaniel
(2) Décidément, ils n’ont toujours rien compris ! Albin Michel

Censure : les nouveaux enragés !, par Etienne Defay

Hasard du calendrier ou non, alors que des centaines voire quelques milliers de Français commémoraient l’exécution de Louis XVI, d’autres perpétuaient la tradition des coupeurs de tête idéologiques. A Sciences Po Lille, une conférence incluant Geoffroy Lejeune et Charles Consigny, respectivement directeur de la rédaction de Valeurs actuelles et ancien chroniqueur à l’émission « On n’est pas couché » a été tout bonnement annulée sous la pression d’activistes. En cause, le fait que Geoffroy Lejeune dirige Valeurs actuelles, un média qualifié par eux de nauséabond et le fait que Consigny soit réputé de droite et libéral. Une curieuse conception du débat qui hélas ne surprend plus. On ne dénombre plus les annulations, agressions et happenings qui rythment la vie de nos universités. Universités qui deviennent des pépinières à Fouquier-Tinville et à Carier. Universités qui jettent insoumis et esprits libres dans la Loire.

Une initiative pluri-syndicale qui illustre parfaitement cette « convergence des luttes » qui n’est qu’un vernis illusoire, une initiative qui a été encouragée par le directeur de Sciences Po, Pierre Mathiot. Haute figure de la lutte locale contre le Rassemblement national. Une gauche qui se pare de neutralité mais qui sombre dans le militantisme le plus radical. Une gauche culturelle dont les racines philosophiques sont bien connues.

C’est cette gauche de la déconstruction, cette gauche des Deleuze, des Bourdieu, des Derrida et des Foucauld. Cette gauche pour qui tout dogme, toute loi, toute tradition et tout bon sens ne sont qu’une norme sociale à détruire. Cette gauche qui a créé ceux qui aujourd’hui les mettent sur l’échafaud tel Robespierre guillotinant Danton. Les révolutionnaires d’hier deviennent les mencheviks d’aujourd’hui.

En bref, s’installe en France un climat de défiance et de fracture intellectuelle majeure. S’il était encore possible de discuter avec leurs aînés quitte à s’affronter et se diaboliser, les enfants de ces derniers remplacent aisément la vindicte par la guillotine. Et ils n’hésitent pas à s’en prendre à leur propre camp. François Hollande lui-même en avait fait les frais après avoir vu sa conférence interrompue violemment par une bande d’enragés. Gauche, tes enfants te condamneront aussi sûrement que tu nous as condamnés. Tes philosophes ont promulgué le chaos, ton éducation nationale génère des autodafés, tes politiques organisent la submersion migratoire.

Qu’importe au fond que Lejeune ait été censuré ? Son hebdomadaire se vend mieux que les tiens et nos idées progressent aussi sûrement que les tiennes s’autodétruisent. Il ne te reste plus que le plafond de verre et le judiciaire pour te défendre. Mais le premier sautera et le deuxième ne fera taire personne. Il y aura d’autres juges, d’autres procureurs, d’autres avocats. Et cette guillotine intellectuelle que tu as patiemment érigée sur les décombres de Mai 68 se retourne déjà contre toi. Nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire de naissance d’un grand penseur issu de tes rangs mais qui n’est lu que par tes adversaires tant tu te méfies des penseurs libres. Ce penseur s’appelait Antonio Gramsci : « Le vieux monde se meurt, le nouveau tarde à apparaître et c’est dans ce clair-obscur que surgissent les monstres ».

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 22 janvier 2020

I-Média – Zemmour et Valeurs Actuelles attaqués : guerre totale contre la liberté d’expression

06/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Les censeurs ont décidé de lancer toutes leurs forces contre les rares voix de droite dans les médias.

Eric Zemmour est bien évidemment visé, tout comme Valeurs Actuelles qui subit une campagne hallucinante de pression de la part des « Sleeping Giants ».


Onfray dans Éléments, panique à «gauche» !

17/10/2015 – CULTURE (NOVOpress)
Pagination augmentée de 50%, nouvelle maquette tout en couleurs, tout le monde ne parle que d’Éléments, l’excellente revue d’idées et de débats, qui a fêté récemment ses 40 ans. Ah, on me dit dans l’oreillette que les commentateurs ne l’ont pas lue et critiquent simplement la présence de Michel Onfray dans le magazine d’Alain de Benoist.

Nouvelle chasse aux sorcières en cours : Michel Onfray persiste et signe à préférer s’entretenir avec des gens intelligents qui ne sont pas de gauche plutôt qu’avec des crétins politiquement corrects. Le philosophe fait en effet la couverture du dernier numéro d’Éléments, la revue des idées dirigée par Alain de Benoist. Aussitôt la foule des petits censeurs de s’émouvoir, de s’indigner, de vitupérer… oui décidément, Onfray, qui clame partout être de gauche n’est en fait qu’un vil fasciste, un suppôt de l’extrême-droite, un social-traitre, une vipère lubrique, un tigre de papier, un agent double au service de Marine Le Pen, des zeureleplusombres et des idées rances et nauséabondes…

C’est évidemment bien plus simple que d’ouvrir cette revue écrit petit et serré, avec assez peu d’images (nous n’avons pas encore reçu notre exemplaire pour juger de la nouvelle maquette…) et qui prétend traiter les sujets au fond plutôt que de s’attacher à l’écume des choses, aux étiquettes et aux convenances « intellectuelles » des rédactions parisiennes et états-majors de partis politiciens.
Alain de Benoist ayant été l’un des fondateurs du mouvement intellectuel de la « nouvelle droite », il est catalogué ad vitam aeternam dans le camp du mal, essentiellement par des gens qui n’ont jamais lu une ligne de lui. Qu’il s’attache à la poursuite de la vérité où qu’elle se trouve, ne s’intéressant en rien aux petites étiquettes qui servent de bréviaire aux « intellectuels » de plateau télé ne fait rien à l’affaire. Nos belles âmes seraient par exemple édifiées du nombre de référence à Marx et à des auteurs marxistes que l’on trouve dans cette revue « d’extrême-droite ».

Tout cela pour dire que, personnellement, j’attends avec impatience le facteur pour ouvrir mon exemplaire d’Éléments et y découvrir le dossier sur la droite et le poison libéral et – entre autres — les propos de Michel Onfray, avec qui je ne suis pas forcément d’accord, mais dont j’apprécie l’honnêteté intellectuelle, le genre d’attitude subversive qui a tôt fait de vous classer parmi les infréquentables, n’est-ce pas Michel ?

Charles Dewotine


 

Onfray, fier d’être «populiste» en couve de @Revue_elements. Au moins, les choses sont claires… pic.twitter.com/Ih1vVZI9wr

— Guillaume Gendron (@g_gendron) 15 Octobre 2015

Dupond et Dupont mènent l’enquête sur Michel Onfray… pic.twitter.com/CZaCnAqzzm

— Revue éléments (@Revue_elements) 16 Octobre 2015