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Le racisme socialement accepté des bonnes âmes antiracistes
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Décathlon (et sa cour), à fond pour l’islamisme!
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— Lydia Guirous (@LydiaGuirous) 4 mars 2019
Molenbeek, l’arbre qui cache la forêt islamiste
Tristement célèbre depuis les attentats de 2015 et 2016, la commune bruxelloise de Molenbeek présente un double visage. Bobo d’un côté, ghetto islamisé de l’autre, la ville d’origine de nombreux terroristes reflète les contradictions de la Belgique. Reportage de Causeur.
« Quand Trump dit que Molenbeek est un trou à rats et Zemmour qu’il faut nous bombarder, ça va loin ! » s’insurge Ali, 30 ans. Depuis quelques années, Molenbeek-Saint-Jean s’est attiré la réputation de plaque tournante du djihadisme. Et pour cause : le noyau dur du commando de l’État islamique à l’origine des attentats de novembre 2015 (Paris) et septembre 2016 (Bruxelles) a grandi dans cette commune de 100 000 habitants. Passés de parcours délinquants ou criminels à Daech, Abdelhamid Abaaoud, les frères Abdeslam et Mohamed Abrini formaient une bande de copains molenbeekois originaires du Maroc, comme 60 % de la population locale. Leur équipée barbare a symboliquement pris fin le 18 mars 2016, jour de la capture de Salah Abdeslam dans la cave de son cousin… à Molenbeek.
« Au Nouvel An, il y a eu des voitures, des poubelles et des appartements brûlés dans tout Bruxelles, mais on n’a parlé que de Molenbeek »
Dernier scandale en date, la publication d’un prêche de 2009 au cours duquel le recteur de la grande mosquée Al Khalil de Molenbeek appelait à « brûler les sionistes ». De tels propos font désordre dans la bouche du président de la Ligue des imams de Belgique, qui a pignon sur rue à Bruxelles. Car, comme Marseille, la capitale du royaume a conservé ses quartiers populaires et immigrés dans son enceinte au lieu de les rejeter en périphérie. Plusieurs des 19 communes bruxelloises constituent ainsi des petits Molenbeek où les minorités turques (Saint-Josse, Schaerbeek, Laeken) et marocaines (Anderlecht, Forest) tendent à constituer des majorités locales.
À un jet de pierres de la Grand-Place, longé par un tramway, le canal de Willebroeck sépare Bruxelles-ville de la tristement célèbre Molenbeek. Sur les quais, la belle brique rouge du centre pour demandeurs d’asile du Petit-Château voisine avec une fresque érotique. En face, des portraits pop art de quidams lunettés ou voilés ornent l’entrée de Molenbeek. Pour l’heure, les seuls radicalisés que je croise sont des cyclistes pédalant comme des dératés sur la piste face au Phare du Kanaal, un bar et « espace de co-working » à la façade peinte façon BD. Le lieu est prisé des bobos. À quelques encablures, dans le foyer associatif du quartier Maritime où il officie, Ali s’agace de l’image de coupe-gorge qui colle à la peau de sa ville : « Au Nouvel An, il y a eu des voitures, des poubelles et des appartements brûlés dans tout Bruxelles, mais on n’a parlé que de Molenbeek. Puisque c’est vendeur pour les médias, tout ce qui s’y passe est démultiplié. » La nuit de la Saint-Sylvestre, de jeunes Molenbeekois ont incendié des poubelles, un sapin de Noël, caillassé une voiture de pompiers, pillé une pharmacie, dévasté du mobilier urbain.
Pour lire la suite sur le site de Causeur, c’est par ici !
Certains aimeraient qu’on oublie les gilets jaunes…
Dans ses Commentaires sur la Société du Spectacle qui ont plus de trente ans, Guy Debord remarquait déjà : « Le gouvernement du spectacle, qui à présent détient tous les moyens de falsifier l’ensemble de la production aussi bien que de la perception, est maître absolu des souvenirs comme il est maître incontrôlé des projets qui façonnent le plus lointain avenir. » On ne pourra que constater, encore une fois, la justesse du penseur et écrivain situationniste suicidé en 1994.
Démêler le vrai de l’info
Pour qui a suivi le mouvement des gilets jaunes et a voulu vérifier ses intuitions après des conversations sur un rond-point, il a forcément été amené à faire un abus de chaînes d’infos en continu qui provoquent la sensation éprouvée par celui qui, faisant preuve de gourmandise devant un paquet de caramels au beurre salé, passe de l’appétit à l’écoeurement puis à la franche nausée.
C’est que l’apparition des chaines d’infos en continu puis celle des réseaux sociaux puis la merveilleuse communion des deux se sont définitivement substitués au réel et ont modifié notre perception. Il est et il sera désormais impossible de démêler le vrai du faux.
Pour s’informer, c’est-à-dire pour se renseigner sur le réel, il restera seulement, dans un paradoxe qui n’est qu’apparent, la fiction et la poésie. Les gilets jaunes et leur neutralisation en cours par le gouvernement ? Voyez le Rimbaud des Illuminations: « Nous massacrerons les révoltes logiques. (…) Conscrits du bon vouloir, nous aurons la philosophie féroce ; ignorants pour la science, roués pour le confort ; la crevaison pour le monde qui va. C’est la vraie marche. En avant, route. » Un vrai programme présidentiel !
La rebipolarisation par les gilets jaunes
Les gilets jaunes auront au moins eu un avantage : rappeler à quel point le mépris de classe se porte bien et se mue très vite en pure et simple haine de classe qui touche un prisme politique très large, de droite à gauche ou à cette partie de la gauche passée avec armes et bagages au macronisme dès le premier tour de 2017. Il faudrait aller voir, encore une fois, les pages de Sartre sur le Flaubert de la Commune dans L’Idiot de la famille qui se met à vouloir fusiller de l’ouvrier à tour de bras alors qu’on le pensait contempteur de la bêtise bourgeoise. C’est soit par bêtise d’ailleurs, soit par cynisme, soit par un mélange des deux, qu’on ne ne cesse d’accuser, du côté de la domination, les gilets jaunes d’antisémitisme, de complotisme, de soralisme, en gonflant goulûment le rôle de quelques imbéciles soralo-complotistes qui seraient des « leaders ». Ces mêmes accusateurs, de surcroît, ne cessent de faire des procès en sorcellerie, pour complicité avec le Rassemblement national (RN), à tous ceux qui soutiennent, même d’un soutien critique, ce mouvement, comme votre serviteur.
Ces gens-là, ce sont pourtant eux, depuis des années, les principaux fourriers du vote RN. Mais encore une fois, les plus cyniques d’entre eux ne rêvent que de ça : la disparition de la gauche de transformation et un paysage politique limité à l’affrontement artificiel entre un protofascisme populiste et tribunicien, et eux, les bourgeois ou petits bourgeois vaguement éclairés, le sel de la terre mais qui ne sont en fait que des larbins un peu moins mal rémunérés que les autres par le capital, qui sont un peu plus près de la table du festin pour manger les miettes dans la main de leurs maîtres.
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Immigration: le débat promis ne viendra pas – En France, il est (toujours) interdit de parler de ce sujet
En plus d’annoncer aux gilets jaunes des mesures économiques en trompe-l’œil, le président Macron évoquait, le 10 décembre dernier, la tenue d’un débat sur l’immigration. Mais comme les fois précédentes, la causerie nationale sera probablement biaisée.
L’autre soir, tandis que le président de la République menait l’opération Enfumage d’hiver devant vingt millions de Français, il évoqua, parmi les cinq débats donnés à son bon peuple comme un os à ronger, la tenue d’un sur le thème de l’immigration. Trop concentrée, à juste titre, sur les offrandes économico-sociales du jeune premier d’Amiens, la presse ne creusa pas immédiatement ce point.
Au bon souvenir de Sarkozy
Une fois prouvée l’entourloupe de la hausse du SMIC et de la baisse de la CSG, des journalistes, les plus émotifs, les plus obsédés, s’attaquèrent à cette annonce parfaitement imprévisible. Il faut comprendre que nombre de journalistes, en leur qualité de gardiens d’une certaine idée de la démocratie, se sont difficilement remis de la création, en 2007, d’un ministère dédié à l’immigration. En ce temps-là, Nicolas Sarkozy, à la droite d’Hitler selon Le Nouvel Obs, venait d’être élu « sur la peur » de l’étranger. Le fidèle Hortefeux, avec ses airs d’assureur libertin de sous-préfecture, recevait ce maroquin de la honte. La presse de gauche, le monde universitaire, les chansonniers voyaient déjà des rafles et des trains filant vers la Pologne. L’heure était à la résistance.
Finalement, bien sûr, il n’y eut ni rafles ni trains. Ici comme ailleurs, Nicolas Sarkozy s’arrêtait au stade de l’annonce ou plutôt de son effet. Gouvernant par les « signes », la « séquence identité » était destinée aux électeurs du FN, qu’il voulait séduire en irritant les immigrationnistes. Très vite, la dureté affichée durant la campagne – « La France, tu l’aimes ou tu la quittes » – et juste après céda la place au sempiternel « comme avant ».
Loin de brider les flux migratoires, Hortefeux fit mine de les organiser, se payant au passage une chouette tournée en Afrique durant laquelle il signa des accords sans consistance avec plusieurs États. Ces images rassuraient peut-être le militant UMP convaincu que la vie est une négociation. Mais en vérité, le rythme des arrivées sur le territoire français ne diminua pas ; celui des reconduites aux frontières, non plus.
Les paroles, les paroles, les paroles…
En fait d’immigration choisie, il s’agissait bien davantage, comme avant, du choix de l’immigration, supposément indispensable au fonctionnement de notre pays et de toute façon techniquement et humainement impossible à juguler. Éric Besson, le Iago de la Drôme, devait reprendre le flambeau. Décevant dans le rôle de Goebbels, il déclarait notamment en janvier 2010 à La Courneuve : « La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France du métissage. » Cette profession de foi et la réalité de la politique migratoire du gouvernement Fillon auraient dû apaiser les immigrationnistes ; toujours insatisfaits, ces derniers continuaient de définir le quinquennat en cours comme un Reich de cinq ans. C’est le simple fait de vouloir, du moins en mots – et ça ne va jamais plus loin, et ça ne dépasse jamais le temps des campagnes électorales – contrôler les flux migratoires qui leur est insupportable ; ils ne consentiront à sourire que lorsque la planète entière habitera la France. Depuis cette époque, en tout cas, nul n’avait osé chatouiller le parti de l’Autre.
Depuis 1976, on n’a jamais demandé aux Français leur avis sur l’immigration
Ce ne sera pas aujourd’hui non plus. Quelques jours après l’annonce de ce débat qui nous aurait évidemment ramené « aux heures les plus sombres de notre histoire », Matignon l’a enterré. Énième couac au sein de l’exécutif, qui les a multipliés durant cette crise, manifestant un terrible amateurisme ? Pression des députés de la majorité redoutant de devoir broder sur un thème qui au mieux les indiffère, au pire les dégoûte ? Au fond, peu importe pourquoi. Qui a pu croire un seul instant, sinon les immigrationnistes cachés dans un maquis imaginaire, que le président de la République était prêt à affronter ce sujet pourtant capital ? Depuis 1976 et le regroupement familial, on n’a jamais demandé aux Français leur avis sur l’immigration. Comment Emmanuel Macron, champion libéral, pourrait-il rompre le silence imposé par ceux pour qui le monde doit être un flux permanent de biens et de personnes ? Comme Hollande avait, dans un moment d’égarement, songé à l’évidente déchéance de nationalité pour les islamistes binationaux enragés, son ancien ministre de l’Économie, sans doute pour sonder sa gauche, a laissé échapper cette idée de débat. Le jour-même, un vague secrétaire d’État avait signé au nom de la France le pacte de Marrakech. C’est encore mieux que de la duplicité : ces gens-là nous prennent vraiment pour des imbéciles.
Pierre Henry, directeur général de France terre d’asile : « La théorie du ‘grand remplacement’ est une foutaise! »
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Facebook préférerait-il que Causeur ne parle pas de Zemmour?
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Avoir tord avec Zemmour : La censure, une insulte à la France
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Emmanuel Macron propage la fiction selon laquelle “l’islam des Lumières” serait le “véritable islam” ou “l’islam de toujours”
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Harcèlement féministe: arrêtez la chasse à l’homme!
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Pour BFMTV, la fête du cochon est une discrimination
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— Causeur (@Causeur) 29 septembre 2017
Pour Causeur, Macron, c’est « tout va très bien, Madame la marquise ! »
11/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : En couverture du numéro estival du magazine Causeur, une photo du couple Macron et ce titre : « Tout va très bien, Madame la marquise ! » Ci-dessous la vidéo de présentation de ce numéro et le sommaire intégral.

La déradicalisation des djihadistes? Une escroquerie !
La déradicalisation des djihadistes? "Une escroquerie" @thomasbouvatier https://t.co/jCpJCxcPHM
— Causeur (@Causeur) 24 juin 2017
Un Bistro Libertés qui pique avec la chipie Elisabeth Lévy
29/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La polémiste et essayiste Elisabeth Lévy, fondatrice du magazine Causeur, était l’invité du Bistrot Libertés animé par Martial Bild, sur TV Libertés. Comme toujours avec celle qui « aime bien la bagarre », il n’y a pas eu de concession à la langue de bois. Une émission qui pétille, entre anecdotes et sujets de fond.
- Et si Emmanuel Macron réussissait ?
On moquait sa candidature, il est devenu le huitième président de la République. On disait la France au bord du Frexit, elle se choisit un chef d’Etat ouvertement libéral et européen. On le disait léger et faible, il redonne crédit et rigueur à la fonction présidentielle et il dynamite les partis politiques institutionnels. Et si, contre toute attente, Emmanuel Macron réussissait ?
- Quartier de la Chapelle à Paris : une « no-go-zone » interdite aux femmes ?
Dans les quartiers de la Chapelle et Pujol dans le XVIIIe arrondissement de Paris, les femmes sont une espèce en voie de disparition, victimes d’insultes et de harcèlement. Si certains dénoncent l’instauration d’une « no-go-zone » en plein cœur de la capitale, d’autres regrettent l’utilisation de prétextes féministes à des fins racistes. La Mairie de Paris assure qu’elle s’occupe de la situation. Quelle est la situation réelle vécue par les habitants de cet Est parisien ?
- Donald Trump et la « bataille entre le Bien et le Mal ».
Lors de son discours sur l’Islam, prononcé le dimanche 21 mai à Ryad en Arabie saoudite, le président américain a évoqué une « bataille entre le Bien et le Mal » et a appelé les pays du monde à isoler la nation iranienne, jugée responsable du terrorisme.
Doit-on parler d’un changement total de ton de la part de Donald Trump ? Et peut-on évoquer un changement de politique des Etats-Unis dans cette partie sensible du monde ?
Mais si, François Hollande a inversé une courbe: celle de la natalité
Mais si, François Hollande a inversé une courbe: celle de la natalité https://t.co/mxit9YfbEc
— Causeur (@Causeur) 22 mai 2017
Elisabeth Lévy : “Youpi, la haine est finie!”
08/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Dans une tribune publiée sur le site Causeur, Elisabeth Lévy revient sur le résultat de l’élection présidentielle tout en dénonçant “les manigances qui ont plombé l’avant premier tour” et “l’entre-deux-tours [qui] aura pris les allures d’une quinzaine de la haine, et même de toutes les haines.”
Extraits :
Toutes les haines, bien sûr, n’ont pas joui du même statut. Dans les médias, et chez les people, la haine du Front national et de sa candidate ne se discutait pas, on l’encourageait comme un devoir civique. Forcément, puisque c’était « la haine contre la haine », excuse admirable et tordante (il faudra m’expliquer un jour pourquoi cette haine de la divergence au nom de l’amour de la différence ne fait pas hurler de rire tout le monde). On aura aussi découvert la haine de l’abstentionniste, traité d’irresponsable, de crétin ou de lepéniste passif. Sans oublier les admonestations de François Hollande, jusqu’au jour du vote où son appel cousu de fil blanc à voter Macron, en violation flagrante de la loi, a bien dû rapporter quelques voix à sa rivale.
Tous les commentateurs l’ont noté, les résultats du premier tour ont esquissé le tableau d’une France divisée, entre gagnants et perdants de la mondialisation, entre oubliés et chouchous de l’histoire – bref une France qui ressemble sacrément à celle de Christophe Guilluy, avec ses métropoles qui votent bien et sa périphérie qui vote mal.
Youpi, la haine est finie! La France qui gagne a gagné, le parti de l'inquiétude n’a pas fini de se chercher https://t.co/3xMTts8Wji
— Elisabeth Lévy (@ELevyCauseur) 7 mai 2017
Elisabeth Lévy : «Les Français veulent qu’on leur parle de la France !»
10/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Elisabeth Lévy a répondu aux questionx de FigaroVox à l’occasion de la sortie du dernier numéro de Causeur consacré à l’élection présidentielle. Elle invite les candidats à répondre à la question : «Qu’est-ce qu’être Français ?».
Selon elle, il devient absolument urgent de définir ce qu’est être Français :
Il me semble que le besoin de se définir est inhérent aux collectivités humaines. Pour que vous acceptiez de payer ma retraite, et je compte bien sur vous!, il faut que nous ayons le sentiment d’être embarqués dans le même bateau. D’aucuns vous diront que le bateau c’est l’espèce humaine, mais toute l’existence concrète prouve que nous avons besoin d’autres appartenances. Cela dit, je vous concède que de l’existence concrète, de l’être-français au ras des paquerettes, il n’en est guère plus question. Comme disait Gombrowicz à propos de la littérature, dans un passage du Journal que Muray adorait, cette campagne «manque singulièrement de pantalons et de téléphones», mais aussi de paysages, de rues, de visages, de morts, de noms. Quand ils parlent de la France, même dans les colonnes de Causeur, les candidats ont du mal à quitter les sommets de l’abstraction et de la proclamation pour nous faire voir, entendre ou sentir notre pays et sa drôle d’humeur. Il nous faudrait un Chateaubriand. Et un Tocqueville. Quoi qu’il en soit, au moment où nous nous apprêtons à désigner celui ou celle qui sera pendant cinq ans le garant de l’unité nationale, faisons au moins semblant de croire que ça a de l’importance et que nous ne choisissons ni un chef de service ni l’adjoint de madame Merkel. Tout le monde se réjouit de ce que la question identitaire n’ait pas plombé la campagne: ainsi la proposition de Marine Le Pen d’interdire tout signe religieux dans l’espace public n’a-t-elle pas suscité l’ombre d’un débat. Au pays des Lumières, on élude les questions qui fâchent, et il faut en plus applaudir parce que les délicates narines de la gauche neu-neu auront été épargnées!
Six candidats ont été interrogés mais Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ont préféré ne pas répondre :
Nous en avons interrogé six, mais Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ne nous ont pas répondu. Nous publions donc les réponses de Nicolas Dupont-Aignan, François Fillon, Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Et, sauf pour le premier, ce sont des entretiens réalisés par écrit ce qui interdit d’asticoter l’interlocuteur et de pointer ses contradictions, les lecteurs les pointeront. Bien sûr, chacun tente de rassurer le lecteur/électeur sur ses points faibles: le terranovisme pour Macron, la mondialisation pour Fillon et l’autoritarisme pour Le Pen. C’est de bonne guerre. Ce qui m’a frappée, ce ne sont pas les différences mais les convergences: tous parlent de la fierté d’être français, qu’il faut retrouver, de la langue française qu’il faut défendre, et même Emmanuel Macron, qui a répondu personnellement, ce dont je le remercie, «fait du Causeur» en proclamant que «la France n’est pas et ne sera jamais une nation multicuturelle». Fort bien mais alors pourquoi diable est-il allé, à Marseille, draguer les communautés? Alors ne mentons pas: on reste sur sa faim.
Macron: «la France n'est pas et ne sera jamais une nation multicuturelle»https://t.co/PuqKFqmPrP
— Stefan V.Raducanu (@eglobalnet8) 10 avril 2017