L’enseignement catholique va t-il se mobiliser contre le « mariage » homosexuel ?

L’enseignement catholique va t-il se mobiliser contre le « mariage » homosexuel ?

29/12/2012 – 10h00
BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
C’est la question qui est posée après l’envoi d’un courrier (ci-dessous) adressé aux 8 500 chefs d’établissement de l’enseignement catholique. Dans celui-ci, son secrétaire général, le bordelais Eric de Labarre (photo), exprime officiellement son « désaccord » avec le projet de loi du gouvernement sur le mariage homosexuel.

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« La France au risque de l’islam » de Thierry Bouclier

« La France au risque de l'islam » de Thierry Bouclier

Il y a tout juste un an, Polémia publiait un dossier présentant la traduction française du livre de Christopher Caldwell, Une révolution sous nos yeux, aux éditions Le Toucan. Comme on pouvait le redouter, l’ouvrage, s’il avait connu un franc succès aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, est resté en France très confidentiel. La question posée par Caldwell était trop simple : la progression fulgurante de l’immigration en Europe n’empêchera-t-elle pas les Européens de conserver leur civilisation ?
Pour Thierry Bouclier, avocat à la cour, la question est un peu différente : une certaine forme d’islamisation est-elle en train de gagner la société française ? Il a enquêté, recueilli des témoignages, exploré les textes législatifs, pour conclure au constat d’une société française qui se transforme pas à pas. Eric Delcroix, également juriste, grand pourfendeur des lois liberticides, présente le livre de son ancien confrère en invitant les lecteurs à lire et à faite lire La France au risque de l’islam, « avant qu’un matin, au lever du soleil, le muezzin ne s’éveille ».
Polémia

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La profanation de la chapelle de la base navale de Toulon n’émeut pas Jean-Yves Le Drian

Le Drian

14/12/2012 – 14h00
TOULON (NOVOpress Breizh) –
Samedi dernier, la chapelle de la base navale de Toulon avait été gravement profanée. « Peut-on espérer la venue de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, pour lui aussi condamner fermement cette action comme il le ferait très probablement pour d’autres religions ? » s’interrogeait le correspondant de NOVOpress qui relatait l’évènement. Bonne question. Une semaine plus tard, Jean-Yves Le Drian (photo), n’a non seulement pas trouvé le temps de se rendre sur place, mais sa réaction se fait toujours attendre.

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Profanation de chapelle même dans la base navale de Toulon

Profanation de chapelle même dans la base navale de Toulon

10/12/2012 – 08h00
TOULON (NOVOpress) 
– Les attaques contre le christianisme se multiplient et atteignent des lieux que l’on pouvait penser protégés. Samedi c’est dans la base navale de Toulon (photo) dont les accès sont très contrôlés que la chapelle a été profanée. On y a renversé et détruit trois grands symboles de la foi catholique : le tabernacle, le baptistère, et l’ambon (pupitre où repose la Bible qui a été piétinée).

Un marin qui venait se recueillir dans la chapelle a découvert les faits. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie maritime.

“L’intolérance pénètre maintenant à l’intérieur des enceintes militaires : il y a de quoi être vraiment très inquiets” indique Monseigneur Poinard, vicaire général du diocèse aux Armées françaises.

De son coté la Préfecture Maritime par la voix d’un porte-parole déclare condamner ces dégradations. Peut-on espérer la venue de Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense, pour lui aussi condamner fermement cette action comme il le ferait très probablement pour d’autres religions ?

Crédit photo : Jesfr, via Wikipédia, (cc).

Cécile Duflot islamophobe ! Par Georges Gourdin

Cécile Duflot islamophobe ! Par Georges Gourdin

« J’ai bon espoir qu’il n’y ait pas besoin de faire preuve d’autorité. Je ne comprendrais pas que l’Église ne partage pas nos objectifs de solidarité », a annoncé, lundi, Cécile Duflot, qui compte appliquer aux bâtiments vides [de l’Église catholique] appartenant à des personnes morales le dispositif de réquisition.

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Une semaine de “mariage pour tous”

Une semaine de “mariage pour tous”

24/11/2012 – 19h00
PARIS (NOVOpress via le Kiosque Courtois).
Commençons par samedi et dimanche derniers.

Les manifestations contre l’ouverture du mariage aux homosexuels ont fortement mobilisé les Français

Deux manifestations ont eu lieu. La première, très éclectique, samedi dernier, a atteint le record qu’avait suscité en 1999 le projet de loi du PACS, avec plus de 100.000 manifestants dans toute la France (photo de la manifestation à Nantes). Une deuxième manifestation a eu lieu dimanche, rassemblant plus de 10.000 personnes, à l’initiative de l’organisation catholique Civitas. Au cours de celle-ci, une dizaine de militantes de l’organisation pseudo-féministe ukrainienne FEMEN, très dénudées mais coiffées pour l’occasion en nonnes, ont attaqué le cortège. Elles scandaient des slogans obscènes, avaient peint sur leur poitrines nues des “Fuck God” (Nique dieu), “Fuck church” (Nique l’église), bombant les manifestants -y compris des poussettes et des enfants- de poudre blanche dont les bonbonnes portaient l’indication très visible de “Saint sperme”. Elles ont été repoussées sans ménagement.

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Bordeaux : Une librairie catholique à nouveau vandalisée

Bordeaux : Une librairie catholique à nouveau vandalisée

24/09/2012 — 12h00
BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
Une nouvelle fois, la librairie catholique (1) située en face de l’église Saint-Eloi à Bordeaux a été vandalisée la nuit passée. La vitrine a été en partie détruite (photo). Depuis plusieurs années, cette librairie est la cible de nombreuses dégradations qui n’émeuvent pas le moins du monde les pouvoirs public, la mairie d’Alain Juppé et les grands médias.

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Nouvelles caricatures anticatholiques avec Ainsi soient-ils

Nouvelles caricatures anticatholiques avec Ainsi soient-ils

23/09/2012 – 18h40
PARIS (NOVOpress) – Alors que le film critique sur l’islam, L’innocence des musulmans et les caricatures de Charlie Hebdo font couler beaucoup d’encre et de sang pour savoir s’il est permis de tourner en dérision les musulmans, les catholiques, eux, sont attaqués régulièrement dans les médias.

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Théorie du genre, mariage gay : le pape demande aux évêques français de se mouiller

Théorie du genre, mariage gay : le pape demande aux évêques français de se mouiller

23/09/2012 – 10h30
CASTEL GONDOLFO (NOVOpress) – Benoît XVI a reçu vendredi, dans sa résidence de vacances à Castel Gondolfo (Italie), un groupe d’évêques français. S’exprimant sur la théorie gauchiste du genre, selon laquelle un homme ou une femme ne l’est pas de nature, mais le devient, le pape a estimé que la famille en France est « menacée » par « une conception de la nature humaine qui se révèle défectueuse ». Histoire de rappeler que les corps de l’homme et de la femme, données biologiques objectives, ne peuvent être une simple invention de l’esprit.

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La question sociale passe par le soutien de la famille

La question sociale passe par le soutien de la famille

17/07/2012 — 15h00
BRUXELLES (NOVOpress via Michel Janva sur Le Salon Beige) —
Alors que certains milieux, souvent marqués à gauche, opposent les chrétiens de droite et les chrétiens de gauche sur le mode : les chrétiens de droite luttent pour les valeurs tandis que les chrétiens de gauche luttent pour la justice et les questions sociales, l’intervention de Mgr Gianni Ambrosio, vice-président de la Commission des épiscopats de la Communauté européenne, est l’occasion de rappeler que la question sociale est intrinsèquement liée à la défense de la famille. Aussi, en défendant intégralement les principes non-négociables, les chrétiens dits de droite prennent en compte les questions de justice sociale et de solidarité que certains chrétiens dits de gauche les accusent de négliger.

Mgr Ambrosio est intervenu dans le cadre du 8ème Sommet annuel UE-Leaders religieux, jeudi 12 juillet à Bruxelles.

Extraits :

A“Je désire saluer l’initiative de l’Année européenne : la question du vieillissement actif et de la solidarité intergénérationnelle constitue une bonne occasion de réfléchir sur le présent et l’avenir de nos sociétés. Je voudrais m’arrêter particulièrement sur le rôle de la famille en tant que ressource sociale. C’est le point de départ pour affronter la crise non seulement démographique mais aussi sociale.

Je crois que l’UE et les Etats membres devraient avoir la lucidité de se mettre au service de la famille et le courage de la soutenir comme sujet social : nos sociétés pourront ainsi bénéficier pleinement de la contribution de la famille en termes de relations, de solidarité, d’élan créatif. Parce que la famille est le milieu de base du souci de la personne et du partage des besoins, à la fois matériels et immatériels et qu’elle représente le premier réseau de solidarité sur lequel la société peut compter. C’est pourquoi, l’engagement pour valoriser la famille ne naît pas de l’intention de défendre un patrimoine de notre tradition, mais de la conviction qu’elle est la garantie d’un avenir viable pour nos sociétés.

Lorsque je parle de la famille, je veux dire la famille ouverte à la vie, fondée sur le mariage d’un homme et d’une femme : telle est l’identité de la famille comme « lieu » où s’acquièrent et sont favorisées les relations et la solidarité entre les générations. L’avenir de nos pays et de l’UE n’est pas imaginable sans un soutien fort de la famille, comme milieu de croissance et de maturation dans lequel chacun est reconnu dans sa valeur de personne et en même temps renvoyé à ses responsabilités et à ses devoirs. Aucun autre type de relation ne peut être comparé à la famille. Si la famille était privée de son rôle central et si elle était placée dans la situation de ne pas pouvoir s’acquitter de sa tâche, la complexité des relations sociales serait fragilisée dans la mesure où ce sont surtout les relations familiales qui engendrent un climat caractérisé par la confiance, la coopération et la réciprocité. C’est dans ce climat que peuvent se développer les vertus personnelles et sociales.”

[box] La grave crise démographique actuelle : une hausse du taux de fertilité des Européens est absolument nécessaire [/box]

“La grave crise démographique actuelle peut être affrontée si l’on soutient les familles pour qu’elles permettent la génération et l’éducation d’hommes et de femmes capables de prendre en charge le bien commun. Une hausse du taux de fertilité est absolument nécessaire, tout en tenant compte de l’apport de l’immigration. Les données relatives aux valeurs des Européens indiquent clairement qu’ils aimeraient avoir davantage d’enfants : les politiques de l’UE doivent aider à ce que cette « aspiration insatisfaite » des citoyens européens puisse se réaliser.

Nous savons bien que certains pays ont fait des progrès pour surmonter cette faible propension à la procréation. Il s’agit d’interventions au niveau des politiques fiscales en faveur de la famille, de la création de structures d’aide à l’enfance, de mesures visant à concilier vie professionnelle et vie familiale (la fameuse « réconciliation de la vie de travail et de la vie familiale »). Dans ce contexte, permettez-moi de souligner l’importance de la journée hebdomadaire commune de repos. Pour la famille en particulier, pour la vie spirituelle de ses membres et pour les relations humaines, au sein de la famille comme avec les parents et les amis, le repos dominical commun est d’une importance fondamentale. […] Le développement socio-économique, tant au niveau national qu’à celui de l’UE, exige la reconnaissance de la famille comme véritable sujet social et politique.”

Crédit photo en Une : Xavier Merlin, licence CC.

[Tribune libre] Les incroyants sauveront les racines chrétiennes de la France – Par Julien Langella

Les incroyants sauveront les racines chrétiennes de la France - Par Julien Langella

Robert Ménard est journaliste et fondateur de l’association Reporters Sans Frontières. Son combat pour la liberté de parole ne souffre d’aucun deux-poids deux-mesures puisque le site Internet de la section francilienne du Bloc Identitaire a longtemps été hébergé par RSF, à l’instar d’exilés politiques sri-lankais ou de rebelles tchétchènes. Robert Ménard est aussi un ancien militant trotskyste. Il vient de publier sur son site web une chronique intitulée A-t-on honte de nos racines chrétiennes ? dans laquelle il condamne la proposition de l’Association Nationale des DRH de « neutraliser » des jours fériés du calendrier (Pentecôte, Ascension et Assomption) au profit des employés juifs ou musulmans qui ne souhaiteraient pas les chômer, afin de les échanger avec Yom Kippour ou l’Aïd.  Robert Ménard en profite pour rappeler le sens profond de ces jours fériés : « Et puis pourquoi, tant qu’on y est, ne pas interdire l’arbre de Noël du personnel, à connotation chrétienne (dans bien des entreprises, la présence d’une Crèche étant déjà interdite, considérée comme une provocation). Sans parler des crêpes dégustées à l’occasion de la Chandeleur qui, je le rappelle à nos laïcards, commémore la Présentation de l’enfant Jésus au Temple de Jérusalem et la purification de sa mère, la sainte Vierge… » (robertmenard.fr, 6 juillet 2012)

Alors qu’un ancien militant d’extrême-gauche rappelle que la France est « un pays de tradition chrétienne » et souligne l’indécence de « cette “honte de soi” qui semble gagner tout un pan de nos décideurs », le clergé catholique français – par la voix du porte-parole de la Conférence épiscopale Mgr Podvin – s’est empressé quant à lui de soutenir la proposition de l’ANDRH.  Mgr Podvin affirme que « les catholiques ne se sentent nullement propriétaires d’un calendrier » : « La signification religieuse, nous y sommes attachés, mais le respect de la diversité, c’est certainement une des sources de paix de la société » (Le Figaro, 29 juin 2012). Une autorité ecclésiastique française, dont on attend d’elle qu’elle prenne la défense de ce qui reste de chrétien dans notre pays, s’aplatit donc sans hésitation devant la religion du multiculturalisme et son Veau d’or, la « diversité », par souci de paix sociale.

Sauf que ce que l’on demande à un homme d’Eglise, ce n’est pas de jouer les assistantes sociales ou les éducateurs de banlieues mais de défendre une foi, les principes qui s’y rattachent et l’héritage civilisationnel qui en découle. Qu’on soit croyant ou non, qu’on admette ou non ces principes à titre individuel, n’importe qui avec un minimum de lucidité ne peut qu’être surpris par cette prise de position. Au mieux, choqué. De la même manière qu’on serait étonné d’entendre un pape défendre l’avortement, le libertinage sexuel et la légalisation du mariage entre un homme et un singe. Ça ne vous choquerait pas si un ouvrier de Caterpillar déclarait très tranquillement « notre travail, nous y sommes attachés, mais la solidarité avec les Chinois sans emploi, c’est certainement une des sources de la paix dans le monde » ?

Ce que traduisent les propos de Mgr Podvin, c’est la pire des lâchetés : l’abandon assumé de la masse des fidèles qui continuent de se tourner vers l’Eglise pour obtenir des réponses, recevoir un soutien, dans une période de l’histoire particulièrement hostile à toute forme d’espérance, si ce n’est celle d’obtenir 40 vierges après la mort. C’est une trahison. Une Eglise pareille ne peut plus s’étonner de se faire cracher dessus. Elle le mérite. Surtout que l’on attend toujours des autres clercs qu’ils montent au créneau contre Mgr Podvin. Comme on attend naïvement des musulmans prétendument « modérés » qu’ils dénoncent publiquement et massivement l’« intégrisme » islamiste, présenté comme une verrue sur la peau immaculée de l’islam « véritable », « pacifique » et « tolérant »…  On peut attendre encore longtemps.

Les incroyants sauveront les racines chrétiennes de la France – Par Julien Langella
Notre-Dame de Paris vers 1880, par Alfred-Alexandre Delauney. Domaine public. Cliquer sur l’image pour l’agrandir.

Les positions comparées de Robert Ménard et du clergé français montre une chose très importante : ce ne sont pas les théologiens les plus médiatiques et les hommes d’Eglise les mieux placés qui défendront avec vigueur les racines chrétiennes de notre pays, c’est au contraire la masse ordinaire des Français de souche qui désertent la messe parce qu’ils s’y ennuient fermement, ceux qui n’ont jamais compris ce qu’entendait ce nouveau curé originaire du Pérou par « royaume des Sioux » (en fait, Père Pépito voulait dire « royaume des Cieux »). Quand des « Français » de papier se presseront devant Notre Dame pour tout casser, la défense du patrimoine de l’Eglise – institution multi-séculaire qui a fait la France en choisissant de baptiser un barbare et de le couronner roi de notre pays – sera assurée par cette masse de Français ordinaires dont la seule tradition est de sécher la messe le dimanche. N’en déplaise à ceux qui croient acquise leur place au Paradis depuis qu’ils ont hébergé des clandestins maliens, ou encore ceux qui se flattent d’être plus « tradis » que leurs voisins mais qui ne voient pas plus loin que le bout de leur communauté ghettoisée. Ce sont ces « incroyants » qui résisteront. Les catholiques modèles et leur clergé, eux, croiront jusqu’au bout que les néo-barbares s’arrêteront ébahis devant l’autel. C’est peut-être possible, et mes mots sont peut-être ceux d’un cynique indifférent aux miracles, il n’empêche qu’on n’arrivera jamais à faire respecter à une masse de descendants d’immigrés haineux un héritage qui n’est pas celui des hommes de leur sang.

Robert Ménard est l’un de ses Français qui, croyants ou non, pratiquants pour les grandes occasions (et encore), ont cependant assez de clairvoyance pour comprendre qu’à travers l’Eglise, c’est la France et la civilisation européenne qu’on attaque. Que c’est eux qu’on attaque. C’est bien au nom de cette conscience de soi identitaire que Robert Ménard protestait sur Sud Radio l’année dernière, lorsque les manifestants madrilènes traitaient le Pape d’ « assassin » lors de sa venue aux JMJ : « ces insultes me font dire qu’il faut défendre ce Pape, notre Pape ! (…) Essayez juste une seconde de remplacer le Pape par un imam ou un rabbin, essayez d’être aussi virulent avec l’islam ou le judaïsme, qu’avec le catholicisme, notre catholicisme ! (…) J’ai d’autant plus envie de défendre ce pape que j’ai l’impression que les catholiques sont un peu honteux… Regardez les musulmans comment ils se mobilisent pour défendre leur foi (…) Les catholiques, nous, on a peu honte de ce qu’on pense ».

Ces catholiques non-pratiquants qui ont oublié depuis longtemps ce qu’il fallait dire et faire pendant une messe, qui ne se sentent pas à leur place au milieu des fidèles pendant l’office, savent par dessus tout qu’ils seront toujours dans une vieille église avec ses vitraux anciens et ses statues de saints comme un enfant dans les bras de sa mère. C’est un sentiment instinctif que rien ni personne ne pourra arracher de nos coeurs. Quelque chose qui se niche au plus profond de nous. Comme les croix au sommet des montagnes, les oratoires qui bordent nos chemins de campagne et ces noms de villages ou de montagne, Saint-Rémy de Provence ou la Sainte Baume. C’est notre identité.

Ce sont des sceptiques et même des athées qui défendront nos cathédrales et nos églises, au nom de la France, contre les bandes de racaille encouragées par leur sentiment de supériorité démographique. Pendant qu’un certain nombre de pratiquants consciencieux resteront plantés là, à tenter de parlementer avec les sauvages qui détruisent leurs lieux de culte, puis qui se consoleront en se disant que mourir en apôtre de la non-violence – leur vision du martyre –, c’est agir comme le Christ leur a enseigné. Je ne suis pas théologien et je ne jugerai pas de la validité de cette vision des choses. Ce que je sais en tout cas, c’est que j’aurai toujours plus d’amitié pour ceux qui seront en première ligne pour défendre ce que la foi de nos pères a édifié de plus beau dans notre pays, même s’ils sèchent la messe le dimanche. Ceux qui se dresseront pour défendre notre identité.

Julien Langella, pour Novopress
Responsable de Recounquista – Les Jeunes Identitaires de Provence.

Image en Une : Cathédrale de Chartres – Huile sur toile de Jean-Baptiste Corot, 1830. Domaine public via Wikipédia. Cliquer sur l’image pour la voir en entier.

[Tribune Libre] Considérations à vue humaine sur Rome et la Fraternité Saint-Pie X

[Tribune Libre] Considérations à vue humaine sur Rome et la Fraternité Saint-Pie X

01/07/2012 – 18h30
ROME (NOVOpress) — Les polémiques qui font rage dans la Fraternité Saint-Pie X quant à un éventuel accord avec Rome, les arguments ressassés de part et d’autre à grands coups de citations de Mgr Lefebvre, les accusations de trahison ou de reniement, les aigreurs personnelles qui sont inévitables en pareilles circonstances, la divulgation routinière sur Internet de documents censés confidentiels – fuites dont les coupables ne sont pas forcément ceux que l’on croit –, les excès de langage d’un côté, l’autoritarisme, de l’autre, dans sa forme la plus odieuse, le chantage aux saints ordres, pour punir collectivement des communautés religieuses dont la « loyauté » n’est pas jugée assez « sûre » – ce feuilleton, hors du petit monde traditionaliste, ne suscite guère que l’indifférence. Les adorateurs d’autres dieux que celui d’Abraham, d’Isaac et de Jacob risquent même d’y trouver confirmation, une fois de plus, que le monothéisme a apporté au monde la haine théologique.

L’éclatement virtuel de la Fraternité Saint-Pie X n’est pourtant pas sans importance pour tous ceux, catholiques ou non, qui luttent aujourd’hui en France pour leur identité de Français, d’Européens, de Blancs. On ne saurait, sans doute, trouver là des raisons pour ou contre l’accord avec Rome : ces raisons ne sauraient être que religieuses, de même que le combat de Mgr Lefebvre et de ses successeurs n’a jamais pu avoir de légitimité autre que religieuse – la « réduction au politique », utilisée sous la Révolution pour persécuter les prêtres réfractaires, est depuis des lustres la tactique favorite des évêques conciliaires et des journaleux contre la Fraternité Saint-Pie X. Reste que la Fraternité, à côté ou à cause de son combat religieux, joue de fait, en France surtout, un rôle culturel, social, politique, et qu’il serait grave, pour cette raison aussi, qu’elle disparût.

L’essentiel, même dans l’ordre religieux, n’est pas le libellé exact du « préambule doctrinal » que la Fraternité Saint-Pie X, selon toute apparence, signera bientôt et qui, en substance, l’engagera à interpréter le concile Vatican II selon la tradition catholique. Avec un peu de bonne volonté ou de mauvaise foi, un théologien compétent peut interpréter n’importe quoi dans un sens catholique. Le futur cardinal Newman, à l’époque où il était encore clergyman anglican, publia un traité célèbre, le Tract 90, pour essayer de montrer que les Trente-neuf Articles de l’Église anglicane – une confession de foi protestante rédigée au XVIème siècle par des protestants – n’étaient pas incompatibles avec la doctrine catholique. Qui doutera qu’un travail semblable puisse être mené a fortiori avec Vatican II ? Pour qui a lu, par exemple, les décrets – pleins, magnifiques, gravés dans le bronze – du concile de Trente sur la justification ou la pénitence, ce qui frappe d’abord dans les textes de Vatican II n’est pas l’hérésie mais la médiocrité, littéraire et philosophique aussi bien que théologique, le creux, le verbeux, le gnangnan. On peut leur appliquer le mot de Rebatet sur Maritain : ce sont des motions de congrès radical-socialiste mises en latin de séminaire. La palme à cet égard revenant sans doute au message de Vatican II à la jeunesse du monde : « C’est à vous enfin, jeunes gens et jeunes filles du monde entier, que le Concile veut adresser son dernier message. Car c’est vous qui allez recueillir le flambeau des mains de vos aînés et vivre dans le monde au moment des plus gigantesques transformations de son histoire ». Vieux cons !

Il est techniquement possible d’interpréter Vatican II selon la tradition catholique. Toute la question est de savoir pour quoi faire. Pour les Trente-neuf Articles, le but de Newman était de montrer qu’on pouvait être catholique à l’intérieur de l’Église anglicane : condamné en réponse et couvert d’injures par les évêques anglicans, il abandonna l’anglicanisme et se convertit. Dans le cas du préambule doctrinal, s’agit-il de neutraliser le Concile ou de l’accepter finalement ? d’en guérir le venin ou d’en boire soi-même, en l’enduisant de miel, le calice empoisonné ? Tout, à vue humaine, fait penser que, dans les faits, c’est bien de ralliement qu’il s’agira : la Fraternité Saint-Pie X, soumise à la hiérarchie de l’Église conciliaire, contrainte de vivre selon les règles et au rythme de celle-ci, sera absorbée par elle. C’est bien là-dessus que comptent les autorités romaines et, pour qui connaît l’histoire de l’Église, sans parler de l’expérience des communautés dites Ecclesia Dei depuis vingt ans, leur calcul est le bon. Quant à ceux qui refuseront l’accord, exclus de la Fraternité, mis à la porte des lieux de culte, contraints de repartir à zéro, il y a fort à craindre, à vue humaine là encore, qu’ils ne soient réduits à une complète marginalité, proies faciles pour toutes les dérives millénaristes, apparitionnistes, apocalyptiques. Aseptisation de la Fraternité officielle, sectarisation de la Fraternité dissidente, deux voies qui conduiront également à l’insignifiance.

Or la Fraternité Saint-Pie X est une des forces de la résistance française. Elle est l’héritier principal et la plus visible incarnation de la tradition contre-révolutionnaire : courant dont l’éclat est un peu passé, qui peine à se renouveler, mais qui a beaucoup compté dans la culture française et dont l’apport, pour qui veut échapper à la mise au pas idéologique et à tous les lieux communs du politiquement correct médiatique et scolaire, demeure irremplaçable. Il est vital qu’une contestation radicale de la Révolution française puisse continuer à s’exprimer et à se transmettre – que la grande voix de Maistre et de Bonald, du cardinal Pie, de Mgr Freppel, ne se taise pas tout à fait. Si la Fraternité Saint-Pie X n’est plus là pour porter ce refus et cette fidélité, qui le fera ? Faudra-t-il compter sur les évêques conciliaires, thuriféraires de l’abbé Grégoire, figurants dociles des panthéonisations républicaines, chiens crevés au fil de toutes les eaux de la pensée unique ? Est-ce hasard si la France est, de tous les pays d’Europe, celui où la Fraternité est le plus implanté, et si l’accord entre Rome et la Fraternité est promu par des Suisses et des Allemands, gens éminemment respectables par ailleurs mais pour lesquels notre tradition contre-révolutionnaire ne signifie rien ?

[Tribune Libre] Considérations à vue humaine sur Rome et la Fraternité Saint-Pie X
La Fraternité Saint-Pie X est, concrètement et physiquement, un des très rares foyers de la survie française. Crédit photo : veritasestlibertas.blogspot.com
Les idées ne sont pas seules en cause. La Fraternité Saint-Pie X est, concrètement et physiquement, un des très rares foyers de la survie française. Avec ses familles nombreuses, ses vocations sacerdotales et religieuses, le réseau de ses monastères, de ses prieurés, de ses écoles, elle a jeté les bases de ce qu’on peut appeler, pour faire vite, un communautarisme des Français de souche ou, si l’on préfère, d’une future Reconquista. Il n’y a plus qu’à la Fraternité Saint-Pie X, non seulement que l’on chante, mais qu’il y ait un sens à chanter, le vieux refrain « Catholiques et Français toujours ! » L’Église conciliaire, du haut jusqu’en bas, est immigrationniste et métisseuse, elle est, dans le génocide en cours des peuples d’Europe, activement du côté des génocideurs. Il y aura toujours, dans l’espèce particulière des conciliaires conservateurs, des gens pour le nier : suivons à leur égard le conseil de Sieyès, au temps où il était encore vicaire général de l’évêque de Chartres : « Ne perdez pas votre temps à rien discuter avec ces sortes de gens : on ne les persuade point ; livrez-les au fouet des événements pour toute réponse ». À chaque attentat islamique, à chaque affaire d’église brûlée et vandalisée, de tabernacle profané, de fidèles caillassés à la messe, à chaque drame de jeune Française violée, torturée, dépecée, les évêques conciliaires manquent-ils jamais de se précipiter dans les gros médias et de mettre en garde, sans même un mot de pitié pour les victimes, contre « les amalgames » et « la stigmatisation » ? Leur cœur est aux envahisseurs.

On se souvient du mot du prince Salina, au nom de sa classe, dans Le Guépard de Lampedusa : « Croyez-vous que, si l’Église pouvait se sauver en nous sacrifiant, elle hésiterait à le faire ? » Force nous est bien de constater aujourd’hui, Français et Européens, que l’Église nous a sacrifiés. Elle a jugé que son avenir n’était plus parmi nous et, au fond, que nous n’avions plus d’avenir – et peut-être, de son point de vue, a-t-elle eu raison. Il restait la Fraternité Saint-Pie X. Si la Fraternité nous abandonne à son tour, que pourront faire ceux d’entre nous qui sont fidèles à leur baptême, et qui ne se résignent pourtant pas à disparaître comme peuple et comme race, sinon répéter douloureusement la parole de saint Pierre : Domine, ad quem ibimus ? « Seigneur, à qui irons-nous ? »

Flavien Blanchon

Crédit photo en Une : Novopress

Tro Breiz 2012 : de Saint-Brieuc à Saint-Malo, un pèlerinage pas comme les autres

Tro Breiz 2012 : de Saint-Brieuc à Saint-Malo, un pèlerinage pas comme les autres

27/06/2012 – 11H30
SAINT-BRIEUC (NOVOpress Breizh) – « Un morceau de Tro-Breiz, pour peu qu’il soit suffisamment long et qu’on ne passe pas son temps à courir, se transforme nécessairement en aventure spirituelle. » Cette année, la deuxième étape de la troisième édition du Tro Breiz partira de Saint-Brieuc le lundi 30 juillet pour rejoindre Saint Malo le samedi suivant. Une marche de 140 kilomètres qui, comme chaque année, laissera de grands souvenirs aux 1.200 participants de ce pèlerinage pas comme les autres.

Commencé à Tréguier en 2011, la troisième édition du Tro Breiz mènera les pèlerins bretons cette année à Saint-Malo, puis en 2013 à Dol-de-Bretagne, à Vannes en 2014, à Quimper en 2015, à Saint-Pol-de-Léon en 2016 et enfin à Tréguier en 2017. Cette année l’’itinéraire est le suivant : Lundi 30 juillet : Saint-Brieuc – Saint-Alban. Mardi 31juillet : Saint-Alban – Matignon. Mercredi 1er août : Matignon – Pluduno. Jeudi 2 août : Pluduno – Corseul. Vendredi 3 août : Corseul -La Ville-es-Nonais. Samedi 4 août : La Ville-es-Nonais – Saint-Malo. Dans la cité corsaire la messe de clôture sera célébrée par Mgr d’Ornellas, archevêque de Rennes.

Tro Breiz 2012 : de Saint-Brieuc à Saint-Malo, un pèlerinage pas comme les autres

Au Moyen-âge, le tour de Bretagne ou Tro Breiz désignait le pèlerinage en l’honneur des Sept Saints Fondateurs de la Bretagne. Le pèlerin allait s’incliner sur les tombeaux des évêques fondateurs : Brieuc et Malo dans leur ville, Samson à Dol-de-Bretagne, Patern à Vannes, Corentin à Quimper, Pol Aurélien à Saint-Pol-de-Léon et Tugdual à Tréguier. « En reliant les sept villes fondées par les saints qu’il est venu honorer, il encercle un territoire pour le sacraliser. Par ce geste pérégrine, il remonte le fil de l’histoire, tout en orientant de manière décisive sa propre aventure. A l’image de la pérégrination des moines fondateurs de la Bretagne, le Tro-Breiz est pour lui un cheminement en quête du Paradis », rappelle le site du pèlerinage breton.
Tombé dans l’oubli, le Tro Breiz a été recréé en 1994 par Philippe Abjean. Rencontrant chaque année un succès grandissant, le pèlerinage des Sept Saints Fondateurs de Bretagne propose des animations spirituelles, faites de rencontres et de cérémonies – deux messes sont célébrées chaque jour, le matin et le soir. L’animation culturelle n’est pas en reste, avec la découverte commentée du patrimoine rencontré et l’organisation de fest-noz chaque soir.

Il est possible de s’inscrire pour seulement une ou deux journées de marche. Il suffit de se présenter au point information, le lundi 30 juillet, de 7h à 9h15, au pied de la cathédrale de Saint-Brieuc. Les jours suivants, les inscriptions seront prises au pied de l’église du lieu de l’étape. Inscriptions : Tro Breiz, 1, place de l’Évêché, 29250 Saint-Pol de Léon. Tél.02.98.69.11.80. www.tro-breiz.com

[Lu sur le net] Immigration : Les positions controversées de l’évêque auxiliaire de Bordeaux

A la veille des élections législatives, dix-huit organisations chrétiennes viennent de publier un véritable fascicule de propagande sur l’immigration, dont de nombreux passages reprennent les prises de position de l’extrême-gauche en France.

Intitulée « A la rencontre du frère venu d’ailleurs », cette brochure est signée par plusieurs personnalités de l’Eglise catholique, dont l’évêque auxiliaire de Bordeaux, Mgr Laurent Dognin. Ce document à unique visée politique (il ne comporte rien concernant l’évangélisation des étrangers) a pour but de « vaincre les réticences » concernant « l’accueil des autres ».

Souvent proches de la gauche et de l’extrême-gauche, les signataires considèrent « qu’à l’heure d’internet, tout doit pouvoir circuler ». Développant une vison très marquée idéologiquement, le texte défend l’idée que l’immigration est une « chance » pour la France, que « l’islam est adapté au contexte français » et que « l’intégration fonctionne ». Médiatisé par la conférence des évêques de France, les promoteurs de ce texte demandent aux chrétiens de s’engager, et notamment de « rejoindre les cercles du silence », ou « d’accompagner les migrants à la préfecture afin de les aider dans leurs démarches administratives ».

Le journal Témoignage Chrétien apporte cependant quelques éclaircissements sur la sortie de cette brochure de propagande à quelques jours des élections. La très forte proportion de catholiques ayant voté pour Nicolas Sarközy ou Marine Le Pen a effrayé nombre d’évêques en décalage, une fois de plus, avec leurs ouailles (selon une étude de l’IFOP, 45 % des catholiques pratiquants ont votés Nicolas Sarközy au 1er tour et 27 % des catholiques de moins de 35 ans, Marine Le Pen). Il fallait donc « réagir ».

Pour François Soulage, président du Secours Catholique, « approuvé par les évêques, ce document très pédagogique voudrait offrir aux fidèles un outil de réflexion et des pistes pour agir dans le sens d’un meilleur accueil. A la veille des élections législatives, il voudrait aussi éclairer les chrétiens sur les véritables enjeux de l’immigration. Dans ce domaine, les idées du Front national sont proprement inacceptables ». Comme il le reconnait, « nous prenons de fait une position politique ».

Pourtant, la position de l’Eglise est plus subtile que celle développée par ces soit disant « représentants » des chrétiens. Le Catéchisme de l’Eglise catholique, loin de suivre la vulgate marxiste précise : « Les autorités politiques peuvent en vue du bien commun dont elles ont la charge subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l’égard du pays d’adoption. L’immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d’accueil, d’obéir à ses lois et de contribuer à ses charges ».

Monseigneur Laurent Dognin ferait mieux d’éclairer Guy Aurenche (cosignataire et président du CCFD) sur les positions de l’Eglise, et lui demander des explications concernant un appel qu’il lançait il y a quelques années « Nous demandons aux responsables de l’Eglise un changement de discours dans le domaine de la bioéthique et de la morale familiale, conjugales, sexuelle », plutôt que de prêter son nom à une bataille politique.

Tribune Libre de Bertrand Lescure pour Infos-Bordeaux

Carcassonne : des fidèles catholiques caillassés en pleine messe

Carcassonne: des fidèles catholiques caillassés en pleine messe

29/05/12 – 16h00
CARCASSONNE (NOVOpress)
– La communauté catholique de Carcassonne a été la cible de violences et plusieurs fidèles ont été très choqués par l’agression dont ils ont été victimes en pleine messe.

En effet, samedi soir, dans l’église Saint-Joseph située dans un quartier multiethnique de la ville, quatre voyous de 14 à 18 ans ont fait irruption au milieu de l’office pour jeter des pierres sur les fidèles, majoritairement âgés.

Toujours aussi courageuse et masochiste, la hiérarchie catholique a cherché à minimiser les faits, les qualifiant « d’agaçants mais peu graves » (curieuse indulgence à comparer avec l’hystérie médiatico-cléricalo-politique au moindre graffiti sur une mosquée ou une synagogue) et s’est surtout inquiétée d’éviter « toute récupération ou amalgame lié à l’origine ethnique apparente des trublions », révélant ainsi au passage malgré elle l’appartenance allogène des agresseurs.

Plus lucide, le Front National de l’Aude a clairement mis en cause des « Maghrébins » dans un « acte de haine envers les catholiques du quartier ».

Crédit Photo : Roger Joseph via Flickr (cc)

Un collège catholique ensorcelant à Narbonne !

Un collège catholique ensorcelant à Narbonne !

26/05/2012 – 10h00
NARBONNE (NOVOpress) –
Peut-on épouser une identité catholique et communier à l’univers de la sorcellerie ? En 2009 et 2011, Benoît XVI a clairement répondu par la négative. La foi chrétienne n’accepte pas de pactiser avec la superstition, l’occultisme ou encore la magie. Sauf peut-être à Narbonne (Aude). Plus précisément, au sein de l’Institution Sévigné, un établissement privé se voulant fidèle à la mémoire de Jeanne de Lestonnac, une sainte née à Bordeaux (Gironde) en 1556.

Un collège catholique ensorcelant à Narbonne !Les futurs élèves de cinquième, à la rentrée prochaine, pourront suivre une option « Sorcières et magiciens ». Ils apprendront à créer des grimoires et des « objets magiques ».  Etrange pour un établissement où « enfants et adultes peuvent découvrir le Dieu de Jésus Christ et approfondir leur foi », dans les pas d’une sainte béatifiée et canonisée par l’Eglise au XXème siècle.

Cette initiative ensorcelante ne passe pas auprès de nombreux parents. « Cette option sorcellerie est franchement malvenue dans un établissement catholique. En plus, elle se fait en partenariat avec l’abbaye de Lodève ! », regrette un jeune père de famille qui souhaite garder l’anonymat. Ce n’est pas la première fois que cette école/collège de Narbonne prend des libertés avec son identité catholique. La page d’accueil internet de l’institution fait la promotion de sa participation au Téléthon 2011. Pourtant, depuis de nombreuse années, l’Eglise catholique émet de « fortes réserves » à l’encontre de cet évènement très controversé. A en perdre son latin.

Maintenant, il s’agit d’initier les enfants aux pratiques des sorciers dans une « école où l’on propose, où l’on découvre, où l’on rencontre Jésus », comme l’affirme encore le site internet. Cherchez l’erreur ?

Crédit photo : Socorro van Aerts via Flickr, licence CC.

[Tribune libre] L’UMP, dernier rempart de l’Occident chrétin ?

[Tribune libre] L'UMP, dernier rempart de l'Occident chrétin ?

Ce texte de “mise au poing” sur le vote catholique en France est une “tribune libre” de l’une de nos lectrices et correspondantes. – Novopress

Au premier tour de l’élection présidentielle, les catholiques ont voté comme suit : 47% pour Nicolas Sarkozy ; 15% pour Marine Le Pen ; 14% pour François Hollande ; 7% pour Jean-Luc Mélenchon (sondage Harris Interactive réalisé en exclusivité pour La Vie).

Le grand vent du « chrétinisme » a donc soufflé le 22 avril. Jean-Luc Mélenchon, le “bouffeur de curés”, obtient 7% des voix catholiques. Quant aux 47% obtenus par Nicolas Sarkozy, ils sont surréalistes si on les met en relation avec le score relatif (moins que la moyenne des Français) de la seule candidate « de souche » ET catholique revendiquée. Bêtise et masochisme sont-ils les deux mamelles du vote “catho” ? Cette élection semble le confirmer.

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Eglise catholique : Vers une réconciliation avec la Fraternité Saint-Pie X ?

Eglise catholique : Vers une réconciliation avec la Fraternité Saint-Pie X ?

24/04/2012 – 16h30
PARIS (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
La nouvelle a agité la semaine dernière les milieux catholiques. La Fraternité Saint-Pie X serait sur le point d’accepter la main tendue par le Pape Benoit XVI, ce qui mettrait fin à une brouille vieille de plus de 20 ans.

Fondée en 1970 par Mgr Lefebvre, celle-ci critique les orientations prises suite au Concile Vatican II, et s’attache exclusivement à l’ancien rite, dit « extraordinaire ». La rupture a lieu en 1988, avec l’ordination de quatre évêques sans l’accord de Rome. Depuis quelques années, les relations se sont améliorées, grâce notamment à la levée de l’excommunication frappant les prélats de la fraternité, ainsi qu’à la libéralisation du rite tridentin par le motu proprio en 2007.

La Fraternité Saint-Pie X regrouperait plusieurs centaines de milliers de fidèles dans le monde, dont une majorité en France. Forte de près de 600 prêtres et de plusieurs centaines de séminaristes, elle a développé en France son réseau d’écoles, de lieux de culte et de mouvements associés.