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I-Média: Macron au pays des cathos, la com étouffe-chrétiens

18/04/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Discours d’Emmanuel Macron aux Bernardins devant les évêques de France, le chef de l’Etat appelle à réparer « le lien abimé entre l’Eglise et L’Etat ».

Pour le monde politique comme pour les médias, l’intervention ne passe pas, c’est une atteinte à la loi de 1905, au principe de laïcité.


Macron en campagne chez les catholiques, par Guy Rouvrais

Le président de la République était donc l’invité de l’épiscopat français lundi soir au collège des Bernardins. Si le chef de l’Etat a participé à une fête religieuse, la rupture du jeûne lors du ramadan dans le cadre du Conseil français du culte musulman, il a pris soin que la rencontre avec les catholiques fût dépouillée de cet aspect religieux, intervenant huit jours après Pâques. Prenons acte de ce que le respect strict de la laïcité ne s’applique qu’à l’Eglise.

Son message aux catholiques lors d’un long discours ? « Engagez-vous ! Rengagez-vous ! », comme le slogan du ministère des Armées naguère quand il voulait recruter des troupes. Il a exhorté les fidèles à investir la « scène nationale et européenne » en y apportant leur propre vision. Mais attention ! Pas en s’opposant à celle du pouvoir pour ce qui est de la PMA et la bioéthique. Là, les catholiques qui s’y sont investis, doivent se désinvestir et ne pas contrarier le projet annoncé par le candidat Emmanuel Macron. Dans ce domaine, la « voix de l’Eglise » a-t-il dit, ne peut être « injonctive » mais « questionnante » et d’autant plus que lui-même et le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) ont déjà répondu à la question. Mais le Président veut bien, quand même, que les évêques prêchent dans le désert, « cause toujours, tu m’intéresses… »

Dès lors, où les catholiques doivent-ils s’investir ? Du côté des « déshérités », de ceux qu’affecte « la souffrance sociale », comme si les fidèles avaient attendu Emmanuel Macron pour se soucier des plus pauvres et s’investir dans l’aide à ces délaissés ! Mais, surtout, s’investir électoralement. Il ne l’a pas dit comme cela, mais en évoquant la « scène européenne » il invite les évêques à suivre son regard vers la ligne bleue des élections européennes, son parti est déjà en campagne et lui aussi. Or, l’épiscopat français, hormis quelques individualités, est notoirement pro-européen, ce dont témoignent ses prises de position. Le chef de l’Etat, dit-on, a été ulcéré de ce que, lors de la présidentielle, les évêques ne prennent pas position en sa faveur face à Marine Le Pen, au moins au second tour. Il leur lance un appel afin qu’ils se rattrapent pour les européennes. Il oublie la raison de ce silence invoquée par Mgr Pontier, président de la Conférence des évêques de France dans Le Figaro quelque temps auparavant : « Il suffirait que nous, évêques, disions pour qui voter pour que les catholiques fassent le contraire. »

Le chef de l’Etat, toujours en campagne, a ensuite manifesté son désir de « réparer le lien » qui « s’est abîmé entre l’Eglise et l’Etat ». La gauche anticléricale de Mélenchon à Faure, en passant par Valls, s’est insurgée contre ce qui serait une trahison de la laïcité par une remise en cause de la loi de de 1905. Que ces sectaires se rassurent ! Le Président a bien en projet une révision de cette loi, il l’a confié au Journal du Dimanche, en février dernier, non pas pour favoriser l’Eglise mais en faveur de l’islam, au motif, a-t-il précisé, que le législateur sous la IIIe République « n’a pas pensé le fait religieux avec et par l’islam, parce qu’il n’était pas présent dans notre société comme il l’est aujourd’hui ».

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 11 avril 2018

Marlène Schiappa ministre laïcard préfère l’école catholique, par Guy Rouvrais

Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’égalité « des femmes et des hommes » s’est félicitée le 8 décembre dernier d’avoir été jugée digne de recevoir le prix spécial laïcité du Grand Orient de France. Sans doute est-ce pour l’ensemble de son œuvre que l’organisation maçonnique l’a distinguée, mais aussi pour sa dernière initiative : subordonner les subventions associatives au respect d’une charte de la laïcité. Et comme elle est aussi chargée de la famille, certaines associations s’inspirant de la morale catholique ont du souci à se faire…

Ce triomphalisme laïciste a choqué Sylvie Tolmont, ancien député socialiste, qui était la suppléante de Stéphane Le Foll. Car Mme Schiappa, ardente militante laïque, met ses enfants dans une école privée, catholique ! C’est ce que Sylvie Tolmont révélait sur Twitter.

Colère de la sous-ministre, qui ne dément pas, et pour cause, mais s’indigne d’une atteinte à sa vie privée, sa dénonciatrice ayant donné le nom de l’école, au Mans. Cela permet à Marlène Schiappa de ne pas répondre sur le fond de la question portant, dit son opposante, sur « l’incohérence manifeste entre sa communication valorisant l’école publique laïque et son choix de scolariser ses enfants dans une école confessionnelle, tant il me semble qu’on puisse légitimement interroger cette contradiction majeure ».

Certes, elle n’est pas la première, dans la gauche laïcarde, à préférer l’école catholique à la laïque, mais le cas de Mme Schiappa est particulier, car entre ce qu’elle professe et ce qu’elle fait il y a plus qu’un grand écart, un gouffre. Elle est la fille de son père, Jean-Marc Schiappa, président de l’Institut de recherches et d’études de la Libre Pensée, collaborateur du mensuel de cette dernière, La Raison. En 2015, accueillant la Ligue des droits de l’homme dans la ville du Mans, dont elle était ajointe au maire socialiste, elle la saluait en ces termes : « Elles ne sont pas si nombreuses, par les temps qui courent, les organisations qui affirment leur combat contre le cléricalisme, les cléricalismes, la doctrine sociale de l’Eglise ! » Elle terminait son discours par un très maçonnique « salut et fraternité ! ». Toujours dans la Sarthe, elle faisait voter une motion par la section de la Libre Pensée locale qui invitait « tous les défenseurs de la laïcité de l’école et de l’Etat à participer à la manifestation organisée par la Libre Pensée le samedi 5 décembre 2015, à Paris, pour exiger l’abrogation de la loi Debré ». Loi sans laquelle ses enfants ne pourraient bénéficier de l’école où ils sont pour un coût abordable.

La controverse n’est pas close. La suppléante de Stéphane Le Foll a publié un SMS qu’elle affirme être de Marlène Schiappa, en date du 9 décembre : « Je savais que tu étais une personne inculte, méprisable, aigrie. (…) Tu n’as jamais été capable d’en avoir [des enfants] toi-même donc peut-être ne sais-tu pas que c’est un principe de vie : on ne touche pas aux enfants et on ne s’en sert pas politiquement. » Au cabinet du ministre, on évoque un « échange virulent » entre les deux femmes, mais on ne confirme pas les termes du message. A suivre, peut-être en justice, Marlène Schiappa menaçant de porter plainte.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 16 décembre 2017

De Gaulle Jeanne d'Arc

Plus laïcards que les laïcards : Bayrou et Guaino lapident le chrétien Fillon

Bien sûr, chacun d’entre nous a depuis longtemps compris que les déclarations récurrentes de Fillon sur son attachement à la foi, pour en être sincères, n’en restaient pas moins un appel du pied en direction de l’électorat chrétien. Mais le véritable lynchage dont il a fait l’objet ces jours de la part de Bayrou et Guaino est aussi scandaleux que révélateur de l’inconsistance de ces deux imposteurs.

A l’origine de cette véritable lapidation, cette déclaration de Fillon mardi soir, alors qu’il était invité au 20h de TF1 :« Je suis gaulliste et de surcroît je suis chrétien, cela veut dire que je ne prendrai jamais une décision qui sera contraire au respect de la dignité humaine, au respect de la personne, de la solidarité ».

Des propos jugés « déplacés » par Bayrou qui, se faisant plus laïcard que les laïcards, a immédiatement piqué une colère. En effet, s’est exclamé le « Judas » de la classe politique française, « je ne peux pas porter atteinte à la Sécu parce que je suis chrétien ? Qu’est-ce que ça à voir ? Je suis croyant, je ne vais pas m’offusquer d’un mouvement de foi, mais comment peut-on arriver à mélanger la politique et la religion à ce point, de cette manière déplacée ? […] Ce sont deux domaines que nous avons séparés depuis plus d’un siècle, c’est le principe d’une laïcité à la française ! » Une réaction qui a poussé Bruno Retailleau, en charge de la coordination et de la stratégie de Fillon, à ironiser en déclarant : « Je trouve fort de café les propos du président du MoDem quand on vient de Démocratie chrétienne. C’est pour moi un sujet d’étonnement ».

Mais Bayrou n’aura pas été le seul à se ridiculiser ainsi. Henri Guaino, le député LR des Yvelines qui « même avec un salaire de 5 100 euros mensuel » n’arrive pas à mettre de l’argent de côté à la fin du mois, est en effet monté au créneau lui aussi, pour qualifier les propos de Fillon de… « faute morale » ! Plus fort encore : Guaino devait aller jusqu’à expliquer jeudi sur LCI : « On ne peut pas dire qu’on lutte contre le communautarisme et qu’on est le candidat des chrétiens .» En effet, a poursuivi l’ancien conseiller de Sarkozy, « comment voulez-vous critiquer les musulmans qui font des listes musulmanes et qui veulent présenter des listes musulmanes ? […] Ce n’est pas possible ! Cela nous entraîne sur des terrains sur lesquels nous ne voulions pas aller. »

Franck Delétraz

Article paru dans Présent daté du 7 janvier 2017
sous le titre « Bayrou et Guaino lapident Fillon »

creches-conseil-detat-chard

La décision du Conseil d’Etat : des crèches oui, Jésus non !

creches-conseil-detat-chardLe Conseil d’Etat s’est prononcé ce mercredi, quelques semaines après son rapporteur sur l’affaire des crèches. Deux installations de crèches de Noël, l’une par la commune de Melun, l’autre par le département de Vendée, avaient fait l’objet d’une contestation devant le juge administratif. La vision sereine d’une paix tout enfantine avait rendu nos révolutionnaires malades : la France est laïque, mort au petit Jésus. La Cour administrative d’appel de Paris avait d’ailleurs, en dernier lieu, jugé illégale l’installation de la crèche de la commune de Melun tandis que celle de Nantes avait accepté la Vendéenne. C’est donc le Conseil d’Etat qui avait la charge de trancher, saisi d’un recours en cassation contre ces deux arrêts.

La situation permet effectivement de telles discussions : les Français sont terrorisés par les crèches de Noël et on les comprend aisément.

Le Conseil d’Etat a donc réfléchi et tranché : on peut autoriser certaines crèches, à l’unique condition qu’elles ne rappellent pas le catholicisme. Il fallait oser écrire pareille bêtise, c’est fait.

L’institution rappelle en effet, dans sa décision, l’article 28 de la loi de 1905, « qui met en œuvre le principe de neutralité, interdit l’installation, par des personnes publiques, de signes ou emblèmes qui manifestent la reconnaissance d’un culte ou marquent une préférence religieuse. » C’est la loi, et ce n’est pas nouveau effectivement.

Mais le Conseil d’Etat se permet une lecture d’une souplesse surtout idiote. L’installation d’une crèche est donc légale « si elle présente un caractère culturel, artistique ou festif, mais non si elle exprime la reconnaissance d’un culte ou une préférence religieuse ».

Sauf que la crèche sans Jésus, et Jésus sans le catholicisme… En clair, il va être difficile de refuser une « préférence religieuse » à une installation qui est une manifestation claire de l’une des plus grandes fêtes de la religion catholique. Elle est en effet devenue une grande fête dans laquelle se reconnaissent tous les Français, même les moins pratiquants… Peut-être parce qu’il existe – que la libre- pensée me pardonne – quelques racines catholiques dans le pays.

Cette décision du Conseil d’Etat n’a aucun sens mais elle s’explique : la levée de boucliers populaires avait été telle quand certains réclamaient l’interdiction des crèches qu’il fallait bien réagir, le peuple n’étant pas tout à fait prêt à perdre totalement son identité. Alors on en tolère des bribes, sans leur sens… Jusqu’à ce que tout le monde soit perdu.

Marie Pommeret

Article et dessin parus dans Présent daté du 11 novembre 2016

Zemmour

Pour Eric Zemmour, le pape « abandonne l’Europe à son destin islamique »

19/04/2016 – France (NOVOpress) : Eric Zemmour n’a pas aimé, mais alors pas du tout, le geste du pape François qui est revenu de Lesbos avec douze Syriens musulmans, et la chronique qu’il a livrée ce matin sur RTL devrait lui valoir une nouvelle polémique.

Après avoir salué les talents de communicant du pape François (« Il fait honneur à la réputation légendaire de machiavélisme des jésuites »), Eric Zemmour déplore : « Le signal qu’il envoie est redoutable. Son habileté se retourne contre lui. C’est la maladresse des habiles diagnostiquée par ce grand chrétien qu’était François Mauriac. Les enfants de Dieu qu’il défend ne sont donc plus ceux de Jésus-Christ. Peut-être espère-t-il les convertir au catholicisme ? Mais il devrait savoir qu’en Europe, les conversions nombreuses ont lieu plutôt dans l’autre sens. »

« Le pape nous explique, non sans une pointe d’ironie, que les familles chrétiennes qu’on lui a présentées n’avaient pas leurs papiers en règle. On ne savait pas la miséricorde divine si procédurière… Ou doit-on comprendre que la religion lui importe peu ? Qu’il fait une croix sur l’Europe, terre chrétienne ? Il refuse de privilégier la défense des chrétiens d’Orient persécutés et abandonne l’Europe à son destin islamique. Les ponts qu’il veut édifier favoriseront toujours la civilisation la plus conquérante et la démographie la plus vigoureuse. […] Mais les lointains prédécesseurs de ce pape furent pourtant heureux dans les siècles passés que les Etats et peuples d’Europe viennent défendre par les armes une chrétienté alors menacée par les invasions ottomanes. »

« Le pape François semble ignorer ou mépriser cette longue et tragique histoire européenne. […] L’Europe est, aux yeux du pape, pourrie par l’argent et le relativisme, par le capitalisme et la théorie du genre, rongée par l’individualisme destructeur des familles et l’absence d’enfants. Qu’elle crève, mais que les principes soient saufs. Que la volonté de Dieu soit faite, même si le Dieu s’appelle Allah. »

Le pape, la repentance et la condamnation, il entre en guerre contre le totalitarisme du "genre"

Pour le pape François, l’Europe est touchée par une “invasion arabe”

03/03/2016 – EUROPE (NOVOpress)
Mardi 1er mars le pape François a reçu à Rome, en audience privée, une délégation d’acteurs du christianisme social. Le directeur de la rédaction de l’hebdomadaire catholique La Vie relate dans un article les réflexions du souverain pontife sur des sujets tels que l’Europe, la laïcité ou la mondialisation.

Voici un extrait du récit de Jean-Pierre Denis :

« On peut parler aujourd’hui d’invasion arabe. C’est un fait social », affirme-t-il froidement, comme on relèverait que le fond de l’air est frais. Mais il enchaîne très vite, et les théoriciens du « grand remplacement » cher à l’extrême-droite en seront cette fois pour leurs frais : « Combien d’invasions l’Europe a connu tout au long de son histoire ! Elle a toujours su se surmonter elle-même, aller de l’avant pour se trouver ensuite comme agrandie par l’échange entre les cultures. »


Pour la première fois depuis mille ans, Rome et Moscou parlent d’une même voix

Source : Boulevard Voltaire
Jour historique que ce vendredi 12 février 2016. Le pape François et le patriarche Cyrille de Moscou se sont rencontrés à Cuba, pour s’entretenir durant quelques heures.

Jour historique que ce vendredi 12 février 2016. Le pape François et le patriarche Cyrille de Moscou se sont rencontrés à Cuba, pour s’entretenir durant quelques heures. C’est la première fois que le chef de l’Église catholique rencontre un patriarche russe. Suite à cet entretien, une déclaration commune a été cosignée par les deux pontifes qui y développent leurs engagements communs et mettent l’accent sur le besoin d’unité entre chrétiens.
Environnement, Ukraine, Proche-Orient, lutte contre la pauvreté : aucun sujet n’aurait été éludé durant cet entretien, dont les deux hommes ont également profité pour faire connaissance.
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[Tribune] Suicide français : l’erreur de diagnostic de Zemmour - Par Guillaume Faye

Cible de l’oligarchie : le catholicisme, pas l’islamisme – par Guillaume Faye

12/12/2015 – FRANCE (NOVOpress avec Guillaume Faye)

Les crèches sont interdites, le ramadan est subventionné. Malgré les attentats islamiques et l’invasion migratoire musulmane, c’est le catholicisme traditionnel français que déteste principalement l’oligarchie au pouvoir, parce qu’il est pour elle le symbole d’une tradition détestée. La hiérarchie de l’Église est souvent la complice silencieuse et suicidaire de cette démission phénoménale.

La rupture symbolique avec le catholicisme

À propos de la cérémonie solennelle organisée aux Invalides le 26 novembre, en hommage aux 130 tués dans les attentats islamiques du 13, François d’Orcival note : « La cour d’honneur des Invalides donne sur la cathédrale Saint-Louis, l’église du soldat. Napoléon n’aurait pas imaginé une cérémonie dans la cour sans Te Deum ou requiem dans l’église. […]Mais la République n’a jamais manqué de le faire pour ses soldats tombés au feu. Pas cette fois pour ses morts. Chacun a organisé de son côté sa cérémonie religieuse, à Notre Dame de Paris, à la Grande Synagogue, à la mosquée de Lyon, au temple…On dirait que la France, dans un lieu porté par l’Histoire comme les Invalides, a perdu la mémoire d’avoir été Notre Dame la France par dessus les siècles – ”la madone aux fresques des murs” ». (Valeurs actuelles, 26/11/2015 – 02/12).

Cette analyse est intéressante. Le gouvernement français se déconnecte de la symbolique catholique avec laquelle les régimes républicains laïcs n’avaient jamais rompu. Ce choix avait une portée culturelle (l’identité catholique majoritaire d’une France couverte de son ”manteau d’églises”) et non pas religieuse. Mais l’immigration musulmane massive a changé la donne. Sans le dire, on n’ose plus se réclamer d’une référence catholique, de peur de s’aliéner la ”nouvelle population”. Dont on a peur.

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Boko Haram frappe encore : le Cameroun au bord de l’explosion

18/09/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Face aux violences qui tombent sur son pays, le président du Nigéria s’est rendu en France afin de discuter avec François Hollande d’une aide possible, pour lutter contre Boko Haram, qui dévaste le nord ouest de l’Afrique. Après sa naissance au Nigéria, le mouvement islamiste s’attaque au nord du Cameroun. Depuis janvier 2015, Boko Haram a tué 380 civils et des dizaines de membres de la sécurité camerounaise. Les actions extrêmes du groupe islamiste se font par opposition au gouvernement, qui a introduit des mesures telles que l’interdiction de la burqa.

Amnesty International dénonce cette escalade de la violence

Le rapport d’Amnesty International, publié ce mercredi, fait état de violentes attaques et exactions commises par Boko Haram contre la population. Il dénonce d’autre part la réaction du gouvernement camerounais, ses « crimes de droit international » et « les violations des droits humains », commis par ses forces de sécurité. Cependant, le président du Nigéria, Buhari, affirme que l’organisation internationale n’a pas fourni de preuves suffisantes et demande que ces problèmes soient réglés par les pays concernés.

Boko Haram détruit l’entente religieuse fragile qui régnait au Cameroun entre soufites et chrétiens

Le Cameroun, par les attaques répétées de Boko Haram, vit dans un climat d’insécurité et de bouleversement religieux. En effet, la montée de l’islamisme, mais aussi l’arrivée d’églises pentecôtistes, qui rejettent le catholicisme, et les relations avec les églises protestantes déjà existantes modifient le paysage religieux et accélèrent la crise camerounaise.

Pourtant en Europe, on préfère encore se voiler la face, et ne pas voir la vraie cause de ces troubles

Le journal Le Monde écrit dans ses pages, je cite : « La lutte contre la menace du radicalisme religieux au Cameroun doit aller au delà de la lutte antiterroriste ». Mais c’est oublier que ce climat d’insécurité et de conflits religieux se développe avec l’arrivée de l’islamisme qui répand la terreur et se bat contre toute religion autre que l’islam radical.

Crédit photo : Capture d’écran d’une vidéo publiée par Boko Haram en 2014

On va rompre le jeûne du Ramadan à l'Hôtel de Ville de Paris !

Face à l’invasion migratoire, l’église se détourne-t-elle de l’europe ?

15/09/2015 – FRANCE (NOVOpress)
L’invasion migratoire que subit l’Europe divise profondément les nations européennes. À cause de l’action de nos dirigeants, l’avenir de nos enfants risque d’être bien compliqué. Face à cette réalité, quels sont les moyens de résistance des Européens pour ne pas abdiquer devant l’adversité ? Tribune libre de Vincent Revel.

Vendredi dernier, Anne Hidalgo posait devant les caméras en compagnie de familles de « réfugiés » venus de Syrie ou d’Irak, pour lesquels la mairie de Paris s’était « mobilisé », débloquant des crédits en urgence pour aménager de nouveaux centres d’accueil. Mieux encore, la mairie de Paris leur souhaite la bienvenue en Arabe ! Ceux qui s’étonnent que de telles actions ne fussent pas possibles pour les SDF, chômeurs et autres précaires français ont la mémoire courte. Une telle action s’inscrit dans la droite ligne de la soumission à l’islam et de la xénophilie affichée par nos élites.
L'Hôtel de Ville de Paris à l'heure du Ramadan
Ainsi, une très mauvaise habitude a été prise par nos élus républicains. À chaque fin de ramadan, le « lèche-babouche » devient obligatoire.
Pour bien montrer qu’ils sont dans les normes du politiquement correct, qu’ils ont bien appris leurs leçons, qu’ils savent ne pas stigmatiser ou bien faire des amalgames douteux, ils n’hésitent plus à ouvrir toutes grandes les portes de leurs mairies ou de leurs locaux municipaux pour fêter en grandes pompes l’Aïd el-Fitr. Le ramadan, en moins de vingt ans, est devenu, grâce à la volonté de notre élite, l’un des faits incontournables dans la vie politique, sociale et économique de la France ! Anne Hidalgo, maire de Paris, qui tenait récemment des propos irresponsables sur l’accueil des migrants, se réjouissait publiquement au début de l’été que « le ramadan soit une fête appartenant au patrimoine culturel français. »
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Dhimmitude et repentance pour les évêques italiens

19/06/2015 – MONDE (NOVOpress)
Italie : Pour les évêques, « accueillir les immigrés est une réparation pour la colonisation ». Où comment aller plus loin que le pape ou la conférence des évêques de France, qui poussent déjà assez loin le bouchon de l’immigrationnisme.

Alors que la résistance monte en Italie contre le déferlement sans fin des clandestins, la hiérarchie catholique s’est engagée dans une surenchère immigrationniste de plus en plus violente. Mercredi, lors de l’audience générale, le pape François, comme l’écrit Il Giornale « a lancé un anathème contre ceux qui refusent d’accueillir les immigrés » :

Je vous invite tous à prier, a-t-il lancé, pour que les personnes et les institutions qui repoussent ces frères demandent pardon.

Mardi après-midi, le secrétaire général de la Conférence épiscopale italienne, Mgr Nunzio Galantino a expliqué de son côté sur TV2000 (la télévision des évêques italiens) qu’

aujourd’hui, accueillir les immigrés est une sorte de réparation. Une réparation pour les dommages que nous avons accomplis pendant des années et les vols que nous avons commis.

Selon le prélat, « nous devons l’hospitalité aux migrants pour ce que nous avons fait par le passé dans leurs pays, où nous ne sommes allés que pour voler, coloniser et exploiter. Bref, nous avons été répugnants ».
Mgr Galantino a illustré ces propos par le cas du Congo (ex-Zaïre), où, d’après lui « la Belgique fit réaliser une très longue route, construite non pas pour les Congolais, mais pour mieux transporter les matières premières qui sont volées ». « Parler de honte, a-t-il conclu, n’est même pas assez fort ».

Il y a quand même un point difficile à comprendre. Comment l’accueil des immigrés peut-il être à la fois un enrichissement pour l’Europe et le moyen d’expier la colonisation de l’Afrique ? Si les immigrés sont une ressource si précieuse – on nous le ressasse assez –, où est la réparation ? Et inversement…

Crédit photo : Mike via Flickr (CC) = le Vatican


Ces églises en France qui deviennent des mosquées

Ces églises en France qui deviennent des mosquées

03/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Au moins quatre églises en France sont devenues des mosquées, comme le symbole d’une foi catholique que les faiseurs d’opinion attaquent tant et qui laisse, petit à petit, à son grand dam, sa place à l’islam.

On ne peut s’empêcher de penser à La basilique Sainte-Sophie, une ancienne église chrétienne de Constantinople du VIᵉ siècle, devenue une mosquée au XVᵉ siècle sous la volonté du sultan Mehmed II, musée depuis, mais qui est en passe de redevenir un lieu de culte musulman. Elle est édifiée sur la péninsule historique d’Istanbul.

Un Grand Remplacement, certes de population et c’est le plus inquiétant, mais aussi de moeurs, d’art de vivre et de religion s’effectue en France, fille ainée de l’église sous le regard sarcastique d’une caste politico-médiatique cynique et d’un peuple effaré.

À Nantes, La chapelle Saint-Christophe est devenue la Mosquée Al Foroane. Tandis qu’à Graulhet, l’église Saint-Jean de la rive est maintenant la mosquée Ennour Al Mohammadi.

En 1977, une petite chapelle inoccupée appartenant à la congrégation des soeurs Saint-Joseph avait été cédée à la communauté musulmane de la ville de Clermont Ferrand pour devenir la mosquée Attawhid. Les musulmans y sont restés pendant 33 ans jusqu’à la construction de la Grande Mosquée de Clermont Ferrand inaugurée en 2010.

À Asnière, c’est une ancienne chapelle qui fut abattue pour que soit construite une mosquée.

Les musulmans ont tenté de racheter l’église Saint-Eloi de Vierzon ce qui a provoqué une telle polémique, que la demande de rachat par la communauté musulmane faite au diocèse de Bourges propriétaire des lieux, a été rejetée.

Pour les musulmans, obtenir une église est faire coup double. Ils ont un lieu de culte dans l’espace public et le concurrent religieux en perd un.

Crédit photo : Hervé BRY via Flickr (cc)


Critique ciné : L’Apôtre, de Cheyenne Carron

La fin angélique, trop rare dans la réalité, affiche une réconciliation familiale heureuse dans un œcuménisme qui n’existe guère et porte à faire croire que seule la religion est un frein à un “vivre-ensemble” entre indigènes et exogènes, mais que finalement l’amour triomphe de tout.

25/02/2015 – PARIS (NOVOpress) – Le 1er octobre 2014 sortait sur les écrans le film L’Apôtre, de la réalisatrice Cheyenne Carron. L’Apôtre, c’est la tranche de vie d’une famille musulmane pratiquante installée en France, ancrée pleinement dans la tradition religieuse. Le fils aîné, promis à la relève cultuelle de son oncle imam, est touché par la foi catholique au point de finir après doutes et tourments par apostasier.

La réalisatrice, les acteurs et la caméra restituent à merveille l’univers oppressant, agressif, désespéré, morne du scénario. C’est avec talent que l’acteur principal Faycal Safi interprète Hakim, un jeune Français d’origine algérienne, ayant un emploi, pratiquant l’alpinisme, ayant une vie sans histoire. Il n’y a presque rien à redire, non plus, sur l’ensemble des protagonistes gravitant autour du héros le long du film. On peut toutefois regretter la féminité du prêtre laissant fortement penser à de l’homosexualité et plongeant cet acte de foi dans la marmite bouillante des nouveaux préjugés. Il est visiblement confondu dans ce jeu sensibilité, humanité, compassion chrétienne et féminisation de l’homme, notions pouvant sans mal être parfaitement distinctes.

L'Apôtre, de Cheyenne Carron

L’Apôtre, de Cheyenne Carron

Hakim allant faire des courses pour sa mère à vélo est choqué en étant confronté au corps d’une femme assassinée par un voyou à qui elle avait refusé de l’argent. Il voit au milieu des ambulanciers et de la police sortir le frère de celle-ci, prêtre de son état. Il est, un peu plus tard, victime d’un accident et un Français de souche intercède en sa faveur auprès du policier devant l’automobiliste indélicat. Nait et progresse alors une amitié entre les deux hommes faite de rencontres hasardeuses comme de petits services rendus si bien qu’Hakim va se trouver invité au baptême du fils de son nouveau copain.

Ce sont deux terres étrangères qui se rejoignent avec le même cataclysme que la tectonique des plaques. Car troublé par la lecture des évangiles comme par les retrouvailles avec le prêtre frère de la défunte qui officie en ce lieu, Hakim est interrogé en son cœur et sa raison à la fois par la beauté du message d’amour christique, à la fois par l’attitude du curé qui a choisi de résider près de la famille du meurtrier de sa sœur afin de l’aider à vivre l’épreuve. Il est inexorablement piqué de curiosité, mais aussi attiré par le christianisme, et chaque lecture, chaque parole de cette religion l’éloigne dans le même temps de sa foi musulmane qui était jusqu’alors sans failles. Dire que cela ne va pas sans heurts est un euphémisme puisqu’il essuie la tristesse de sa famille, la colère de son très impulsif frère cadet, la déception de son oncle imam qui projetait sur lui l’orgueil d’une transmission de pouvoir. Le contact d’autres apostats devenus comme lui catholiques l’aide à supporter honte, rejet, violence de sa famille et de ses anciens amis de mosquée.

La fin angélique, trop rare dans la réalité, affiche une réconciliation familiale heureuse dans un œcuménisme qui n’existe guère et porte à faire croire que seule la religion est un frein à un “vivre-ensemble” entre indigènes et exogènes, mais que finalement l’amour triomphe de tout. Des assassins, meurtriers, délinquants venus d’ailleurs n’oublient pas de nous rappeler que s’ils sont volontiers musulmans, ils peuvent être également catholiques, animistes, athées, et que cela ne change pas grand chose à leur comportement dans le pays d’accueil.

Cela reste un bon film, élément rare dans un cinéma français qui ne donne plus envie de se rendre dans les salles, tant il es perdu entre propagande, dynastie d’acteurs médiocres, scénarios alambiqués de psychanalyse et de métaphysique pour imbéciles malheureux, hurlements de petites sottes surjouant comme un cabot de théâtre, de comédies vulgaires et pas drôles.

Par malchance, L’Apôtre souffre de l’effet post Charlie où l’on défile pour la liberté d’expression pourtant si malmenée, tout en se dépêchant de l’enlever encore un peu plus tout de suite après. Pour des raisons de sécurité, le film est déprogrammé des salles de Neuilly et de Nantes. Une soirée débat organisée le 23 janvier par la Fédération des Associations Familiales Catholiques de Loire-Atlantique a de même été annulée sur les conseils de la DGSI.

Louis Chaumont
Pour Novopress

Publié le
[Tribune] Zemmour et le délit de non-dit : le début de la fin - par Ulysse

Eric Zemmour : “C’est le catholicisme qui a fait la France depuis 1.500 ans”

07/12/2014 – PARIS (via I-Télé)
C’est la polémique de la semaine. L’installation d’une crèche de Noël dans les locaux du Conseil régional de Vendée a été suspendue après la plainte d’une association, au motif que l’objet de décoration est contraire au principe de laïcité. Jésus doit-il “crécher” dans le “placard” ? Zemmour et Domenach s’affrontent sur le sujet. Eric Zemmour a ainsi indiqué : « Le catholicisme n’est pas n’importe quelle religion, c’est la religion qui a fait la France depuis 1.500 ans ».

Entretien avec Frédéric Pichon : « La finalité de la politique, c’est la recherche du bien commun »

Entretien avec Frédéric Pichon : « La finalité de la politique, c’est la recherche du bien commun »

05/12/2014 – PARIS (via l’hebdomadaire Minute)
Connu comme avocat – il est notamment celui de « Minute » – Frédéric Pichon [photo] a rejoint Souveraineté, Identité et Libertés (Siel), présidé par Karim Ouchikh, dont il est devenu viceprésident. Il s’explique sur son engagement au sein de cette composante du Rassemblement Bleu Marine et sur le rôle qu’il entend y jouer.

« Minute » : Pourquoi avoir rejoint ce petit voire tout petit parti ?

Frédéric Pichon : Parce que ce parti, qui est en effet petit par le nombre actuel d’adhérents mais grand par les idées, incarne, au sein du Rassemblement Bleu Marine, une sensibilité qui me semble pleine d’avenir au moment où l’UMP n’a plus de corset idéologique et est en voie de décomposition. Le Siel incarne, à côté du navire amiral qu’est le Front national, une sensibilité qui lui permet d’accueillir aussi bien des déçus de l’UMP que des gens issus de La Manif pour tous, des souverainistes ou des identitaires, dans un contexte de droitisation de la société, ce que Guillaume Bernard (1) appelle « le mouvement dextrogyre ». Ce que j’appelle « la droite “Valeurs actuelles“ » hésite à franchir le cap pour des raisons parfois sociologiques. Nous leur proposons une structure appropriée.

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Lettre ouverte à nos évêques [Tribune]

Lettre ouverte à nos évêques [Tribune]

23/11/2014 – NICE (NOVOpress) – Novopress publie ce dimanche la lettre d’une de nos contributrices, à l’intention des Évêques de France.


Je vous ai désobéi, car j’ai compris avec trente ans d’avance que l’église, à force de tendre l’autre joue, ceux qui ne l’ayant pas désertée et continueraient à vous obéir finiraient par tendre l’autre fesse, puis le cou jusqu’à la décapitation.

Si je vous écris de la sorte aujourd’hui c’est parce que je peux encore le faire, c’est à dire que les chrétiens risquant bientôt de retourner aux cathédrales troglodytes n’y emporteront pas forcément de quoi écrire.

Permettez moi un petit agacement en lisant les termes abscons de certains de vos discours, même et surtout ceux destinés aux jeunes prêtres. « La logique du révolté est de s’efforcer au langage clair pour ne pas épaissir le mensonge universel » (Albert Camus dans L’homme révolté).

Afin d’en finir avec les difficultés des diocèses, et la déprime des presbytères, je vous suggère soit d’aller faire un tour en Corse vous inspirer de leur chemin de croix, soit d’organiser une vraie pastorale pleine de bêtes à Pâques. Bien que préférant éplucher des pommes de terre pour le bon Dieu au lieu de lui ériger des cathédrales, comme disait ma grand mère, par respect pour nos hommes bâtisseurs, je vous en prie, faites donc rayonner leurs voûtes. Cessez  d’arpenter vos couloirs en marmonnant toujours la même chose ! Finies les belles paroles : l’autorité sécurise, la colère est sainte, elle soulage, elle grandit (Zola).

Avec tout le respect que je vous dois,
Océane Guelfucci

Crédit photo : milkaaaaa via Flickr (cc)

Faits & Documents n°380 du 15 juillet au 1er septembre 2014 - Portrait : Mgr Georges Pontier

Faits & Documents n°380 du 15 juillet au 1er septembre 2014 – Portrait : Mgr Georges Pontier

Le nouveau numéro de Faits & Documents du 15 juillet au 1er septembre 2014 vient de paraître, avec (entre autres) un portrait de Mgr Georges Pontier, Président de la Conférence des Évêques de France.


Président de la Conférence des Évêques de France (CEF) depuis avril 2013, Mgr Pontier, a su, en un an, très discrètement imposer un prêchi-prêcha droit-de-l’hommiste de stricte observance. Partisan du sacro-saint « dialogue interreligieux », immigrationniste radical, antinational rabique, ardent défenseur des Roms, ce « souverain poncif » se pare des atouts de l’« Évangile du Christ » pour se faire l’apôtre de sa vision systématique, tout en arguant que ce n’est pas le rôle de l’Église de faire de la politique. Ainsi Georges Pontier, sur son « ton chantant et volubile » (Trombinoscope des évêques 1997), distille-t-il à merveille un discours qui ferait passer l’EHESS ou le Parti radical de gauche pour des officines réactionnaires. L’élection à la tête de la CEF de cet homme aussi habile que discret fut surtout la traduction d’un rétropédalage de l’épiscopat français par rapport à la Manif’ pour tous. Une mise au diapason idéologique de l’Église de France sur ce que le PS compte de plus à gauche, alors que les entrées en séminaire ne cessent de baisser (moins de cent ordinations par an). Mais cela ne semble pas inquiéter outre mesure notre homme qui déclare, sans rire, « Nous vivons une époque où massivement, le christianisme perd de son influence, mais où qualitativement, il devient plus signifiant ».

« Celui que Benoît XVI a nommé archevêque de Marseille en 2006, ville cosmopolite par excellence, s’intéresse de près aux jeunes, aux pauvres et aux immigrés […] Si Jorge Mario Bergoglio assume des idées radicales sur le mariage gay, la fierté d’être catholique, le combat spirituel contre le démon, Georges Pontier incarne une figure moins tranchée sur ces questions, plus “centriste” »
La Vie, 25 avril 2013

« L’homélie solennelle, porte sur “la démocratie” ou sur “justice, politique et charité” »
Le Monde, 24 janvier 2008

« Il devrait devenir un jour président, bien que trop marqué à gauche au goût de plusieurs de ses confrères »
Golias, Trombinoscope des évêques 2013

« Fraternel, généreux, et de vues plutôt ouvertes […] Ne payant pas forcément de mine, peu soucieux d’élégance vestimentaire, Georges Pontier est cependant s’il le faut un homme d’entregent et de contact. […] En résumé, Georges Pontier est un héritier fidèle du Concile Vatican II »
Golias, 17 avril 2013

« Autre facteur important dans le vote épiscopal : son engagement dans le dialogue interreligieux, dont il est l’un des plus ardents défenseurs »
La Croix, 18 avril 2013

« Mgr Pontier a fait le minimum pour s’opposer à la loi Taubira. Pour lui […] un pasteur a d’autres combats à mener que la défense d’une anthropologie étroite et stigmatisante. Il préfère affronter la puissance publique en défendant les Roms. »
Témoignage Chrétien, 25 avril 2013

Georges, Paul Pontier est né le 1er mai 1943 à Lavaur (Tarn). Issu d’une famille de onze enfants, il est le fils d’un vétérinaire, Pierre Pontier et de Marie Massouye. Une de ses soeurs deviendra clarisse. Il garde de ses origines tarnaises une passion pour le rugby et « Un accent du Sud Ouest à couper au laguiole » (Le Monde, 24 janvier 2008) D’abord séminariste à Albi, il est licencié en théologie à l’Université grégorienne de Rome (1964-1966) et a été ordonné prêtre à 23 ans le 3 juillet 1966 par Mgr Claude Dupuy. Il a complété sa formation à l’Université de Toulouse (1966-1969), où il a obtenu une maîtrise (…)

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