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Carlos Puigdemont assouplit sa position sur l’indépendance de la Catalogne

15/11/2017 – CATALOGNE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le 13 novembre dernier, au quotidien belge Le Soir, l’ancien dirigeant indépendantiste Carlos Puigdemont a déclaré : « Je suis disposé et j’ai toujours été disposé à accepter la réalité d’une autre relation avec l’Espagne » et de poursuivre par : « Moi qui ai été indépendantiste toute ma vie, j’ai travaillé pendant trente ans à obtenir un autre ancrage de la Catalogne dans l’Espagne ! »

Mais pourquoi un changement de position comme cela? Carlos Puigdemont a remporté la consultation et l’immense manifestation de soutien dont nous avons parlé hier devrait le conforter dans sa position. Mais il n’est pas sur dans cette position de pouvoir être réélu. Car c’est là que le bât blesse. En effet, il avait déclaré qu’il ne serait candidat que si sa candidature était issue d’un consensus. Or, ses alliés de gauche avec le maire de Barcelone en tête est de moins de moins proche du président en exil. De plus, son parti est en retard dans les sondages.

Et Mariano Rajoy le président espagnol lui part en campagne. 
Il était à Barcelone ce week-end pour lancer la campagne de son parti majoritaire dans le pays, le Partido Popular. Il y a donc 3 lignes qui se dessinent aujourd’hui. Celle pro-Espagne tenu par le parti de droite classique de Mariano Rajoy au pouvoir, celle de la gauche républicaine de Catalogne qui s’alliera surement avec l’extrême gauche, tenant d’une rupture simple et immédiate avec l’Espagne, et celle de Puigdemont qui serait entre les deux. Mais ne pas oublier que c’est lui qui a déclaré quand même l’indépendance, fin octobre.

Pour rappel, lors des dernières élections, les indépendantistes avaient eu la majorité en siège à l’assemblée mais pas en voix en rassemblant 47,8 % en 2015.

Catalogne

Indépendance ou non ? Ces Catalans expliquent leur choix

06/11/2017 – CATALOGNE (NOVOpress)
Une langue, une culture mais surtout un besoin d’indépendance. France 24 est allé à la rencontre de Catalans qui comptent défendre leur identité.

Extraits choisis :

Nous revendiquons nos racines, notre culture dans lesquelles nous avons toujours grandi. Nous voulons tout ça. Nous avons aidé l’Espagne à grandir mais elle ne fait que s’infliger de la souffrance.

(…)

Les Catalans votent parce qu’ils se voient comme une nation avec le droit de décider d’eux-mêmes.


Eric Zemmour

Eric Zemmour : « A chaque fois que la Catalogne se révolte, Madrid réprime » 

Catalogne10/10/2017 – CATALOGNE (NOVOpress) : Alors que la Catalogne attend le discours de Carles Puigdemont, Eric Zemmour l’affirme : « Les indépendantistes catalans n’ont pas de chance : ils arrivent trop tard dans une Europe trop vieille, où on a le patriotisme honteux, où les élites se la jouent citoyens du monde et grands Européens. »

« Le nationalisme est vu par nos progressistes d’aujourd’hui comme une maladie honteuse qu’il faut éradiquer », a-t-il affirmé ce matin sur RTL.

Mais « les Catalans sont des gens obstinés » et les Espagnols aussi : « A chaque fois que la Catalogne se révolte, Madrid réprime. » Et de constater que « seuls les matchs de foot entre le Real Madrid et le Barça permettent aux Catalans d’exprimer leur nationalisme ».

« Quand Franco meurt en 1975, rappelle-t-il, on danse dans les rues de Barcelone. En 1978, la Catalogne et toutes les autres régions espagnoles deviennent des régions autonomes. C’est “cafe para todos” (“café pour tous”). »

Et de conclure : « On croyait que le café clôturerait le repas des nationalistes catalans, il leur avait seulement ouvert l’appétit. »

Catalogne : Malgré les violences policières, le “oui” à l’indépendance l’emporte avec 90% des voix

02/10/2017 – CATALOGNE (NOVOpress)
Ces images ont fait le tour du monde. Des membres de la Guardia civil en train de rentrer de force dans un bureau de vote de Gérone. C’est ici que Carles Puigdemont, le président de Généralité de Catalogne devait voter dimanche. Mais les policiers sont arrivés avant et ont confisqué les urnes.

À travers toute la Catalogne les interventions très musclées de la police nationale ont laissé des traces. Au moins 92 personnes ont été blessées dont deux gravement. Selon les chiffres des services d’urgence de Catalogne plus de 760 personnes ont été l’objet d’une assistance médicale.

Ces images de femmes, de jeunes, de familles molestées par la guardia civil ont été reprise en boucle à la télévision et sur les réseaux sociaux et ont suscité les réactions en Europe.

Selon La Vanguardia, ces scènes de violence entre citoyens et policiers auraient eu lieu dans plus de quarante endroits en Catalogne. En grande majorité à Barcelone et à Gérone mais également dans des communes de moindre importance de la région.

Qu’importent les violences, l’interdiction du référendum….ils étaient des milliers dimanche soir à attendre les résultats du vote sur la Plaça de Catalunya à Barcelone. Quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, les organisateurs du scrutin revendiquent 2,2 millions de votants. 90% d’entre eux aurait dit oui à l’indépendance.


Barcelone Oui

Le FC Barcelone prend position pour l’indépendance de la Catalogne

29/09/2017 – BARCELONE (NOVOpress) : Alors que le climat est de plus en plus tendu à l’approche du référendum de dimanche, interdit par l’Etat espagnol, le FC Barcelone prend position pour le oui, la question posée étant : « Voulez-vous que la Catalogne soit un État indépendant sous la forme d’une république ? » La direction du club mythique s’est prononcée pour le oui, et plusieurs joueurs ont fait savoir qu’ils voteraient, ce qui est déjà, en soi, considéré comme un acte de rébellion contre le pouvoir central. De même le défenseur catalan Gerard Piqué a-t-il twitté : « «À partir d’aujourd’hui et jusqu’à dimanche, nous nous exprimerons pacifiquement. Ne leur donnons aucune excuse. C’est ce qu’ils veulent. Et chantons haut et fort. Nous voterons. » Le prochain match du Barça face au Real Madrid risque d’être chaud bouillant…

Catalogne indépendante ? un vote dans la bonne direction

28/09/2015 – MONDE (NOVOpress)
Lors du scrutin régional dont les résultats sont tombés hier soir, les Catalans ont donné une nette victoire – en sièges, pas en voix — à la coalition indépendantiste. Mais pour une indépendance réelle, de la région, il y a encore loin de la coupe aux lèvres.

Aux élections régionales, la participation a atteint le score record de 77 %, dépassant de 10 points celle du dernier scrutin en 2012. C’est donc légitimement que le président indépendantiste sortant Artur Mas a clamé la victoire de sa coalition « Junts pel si » (Ensemble pour le oui), qui regroupe indépendantistes de gauche et nationalistes de droite.

Nous avons un mandat démocratique (…) nous avons une énorme légitimité pour aller de l’avant avec notre projet.

A-t-il déclaré à l’issue du scrutin.

De fait, la coalition remporte 62 sièges et devrait avoir la majorité absolue si elle s’allie avec les 10 députés de la CUP, favorable à la sortie de l’UE et de l’euro, qui s’oppose en tout point à la formation d’Arthur Mas, libérale de centre-droit.
Pour autant, l’onction démocratique n’est pas si nette, le camp indépendantiste dans son ensemble recueillant au 47,8 % des suffrages, la différence voix/sièges s’expliquant par le mode de scrutin qui favorise les cantons ruraux plus favorables à l’indépendance. Un point que n’ont pas manqué de souligner les tenants du « Non ».

Mais il en faudra plus pour arrêter Artur Mas, qui avait déjà organisé en 2014 un référendum sans valeur légale, qui avait obtenu 80 % de « oui » pour l’indépendance, pour 40 % de participation et avancé la date du scrutin régional, qu’i présentait comme un plébiscite en faveur de l’indépendance.
Si la coalition applique son programme, elle devrait réaliser une déclaration institutionnelle dès l’investiture de ses élus afin d’exposer officiellement son intention de déclarer l’indépendance. Après une première phase de la législature qui sera consacrée à la construction de « structures d’État » permettant un transfert de souveraineté — (justice, fisc, ambassades, parlement autonome…). Les indépendantistes ont promis la tenue d’élections constituantes dans un délai maximal de 18 mois.
À l’issue de ce processus, deux options principales sont possibles.
Forts d’un succès au référendum d’autodétermination, la Catalogne déclare son indépendance, avec la forte probabilité d’un bras de fer avec le gouvernement central.
Plus prudemment, les indépendantistes pourraient signer avec Madrid un accord d’autonomie élargie, comprenant notamment les pleines prérogatives fiscales.

Crédit photo : Ivan McClellan via Flickr (CC) = Catalan National Day


La Catalogne bientôt indépendante ?

04/08/2015 – MONDE (NOVOpress)
Le président de la Catalogne espère transformer les élections régionales anticipées en plébiscite sur l’indépendance de la région à moyen terme.

Les indépendantistes catalans veulent jouer le tout pour le tout. En anticipant d’un an les élections régionales, dont la date a été fixée lundi au 27 septembre, le président catalan, Artur Mas, espère accélérer le processus vers une souveraineté irréversible.
Bien que le texte d’organisation des élections régionales se garde de toute référence à l’indépendance, le président espère une sorte de feu vert en vue d’obtenir à moyen terme la sécession de la région, qui pèse 20 % du PIB national.

Madrid, qui s’oppose farouchement au processus indépendantiste, n’a cessé, par l’intermédiaire des tribunaux, de faire avorter les différentes initiatives de l’Exécutif catalan, dont le référendum d’autodétermination.
Interdit par Madrid et sans valeur légale, le scrutin du 9 novembre 2014 avait obtenu 80 % de « oui » pour l’indépendance, pour 40 % de participation. Un bon score pour un scrutin libre.
Artur Mas, le président de la région, a assuré à l’avance que le décret d’organisation des élections régionales serait « juridiquement inattaquable », mais

Politiquement, l’élection constituera un plébiscite pour la liberté et la souveraineté de la Catalogne

a-t-il annoncé.
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Le spectre de l’indépendance catalane continue d’inquiéter Madrid

Le spectre de l’indépendance catalane continue d’inquiéter Madrid

11/11/2014 – BARCELONE (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
La tentative de référendum indépendantiste, pourtant suspendue par le tribunal constitutionnel espagnol, a eu lieu dimanche en Catalogne. Le gouvernement central s’est attaché à réduire l’impact de l’événement en le présentant comme un acte de mobilisation indépendantiste, sans aucun caractère légal ni officiel. L’absence de listes, de commission électorale ou de lieu de vote officiel pour le non semble plaider en faveur du caractère peu orthodoxe de cette consultation, mais le ministre de la justice espagnole a pourtant déclaré que « personne ne s’opposerait à l’exercice de la liberté d’expression des citoyens ». Le souci était d’éviter à tout prix l’image d’un gouvernement espagnol antidémocratique, saisissant les urnes et violentant le processus de vote. Un peu plus de 5 millions de personnes étaient attendues lors de la consultation. Pour les indépendantistes, le processus est surtout symbolique et devait permettre de mobiliser les militants favorables à l’indépendance. Le principal résultat devait donc être le taux de participation.

Plus de 80 % des citoyens ayant participé au vote symbolique se sont prononcés en faveur de l’indépendance, selon les résultats provisoires diffusés dans la nuit de dimanche à lundi. Sur les 2 millions de votants, 1,6 million de personnes ont voté en faveur de l’indépendance de la Catalogne. Quelques 5,4 millions de Catalans pouvaient en théorie participer à cette consultation, ce qui invite donc à relativiser la portée du vote.

Il est certain que le bras de fer a été d’autant plus fort que les forces en présence étaient fragilisées. Artur Mas, président catalan, était affecté par des soupçons d’évasion fiscale, tandis que le Parti populaire de Mariano Rajoy était lui aussi éclaboussé par des scandales. Par ailleurs, les élections européennes de mai 2014 avaient marqué un fort recul des deux grands partis de gouvernement, pour le plus grand bénéfice de la gauche radicale de Podemos, issue du mouvement des Indignés. Refusant tout dialogue, Mariano Rajoy s’est peut-être révélé moins habile que son homologue britannique David Cameron vis-à-vis de l’Ecosse.

Crédit photo : Pere prlpz via Wikipédia (cc).

Les indépendantistes écossais ne désarment pas

Les indépendantistes écossais ne désarment pas

26/09/2014 – EDIMBOURG (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation)
Après la décision de la majorité des votants de rester dans le Royaume-Uni, le chef de file des indépendantistes écossais, Alex Salmond (Premier ministre de l’Ecosse et chef du SNP), a démissionné de son poste. Il n’abandonne pas la lutte pour autant. Selon lui, le référendum est « la meilleure voie » pour obtenir l’indépendance mais pas la seule. Il compte demander au gouvernement britannique d’obtenir plus d’autonomie et ainsi : « Vous arrivez à une situation d’indépendance de fait ». Les répercussions en dehors de l’Ecosse sont importantes. John Key, Premier ministre de la Nouvelle-Zélande, a exprimé lundi sa volonté de changer de drapeau en y enlevant l’Union Jack. Celui-ci aurait disparu si l’Ecosse avait quitté le Royaume-Uni. Enfin, les Catalans ont manifesté le 11 septembre pour obtenir le même droit que les Ecossais. Il n’est pas sûr qu’ils soient écoutés par Madrid.

Photo du jour : le château de Tamarit

Photo du jour : le château de Tamarit

11/04/2014 – TARRAGONE (NOVOpress) – Tamarit est une petite ville côtière de la municipalité de Tarragone, en pays catalan, le long de la Costa Daurada, la côte d’or espagnole. Son château offre un point de vue exceptionnel : tout d’abord tour de guet, sa fonction première, au 11ème siècle, était de surveiller les environs face aux incursions de pirates venant du Maghreb par la mer. Son apparence actuelle est due aux efforts d’un amoureux de la région, le milliardaire et philanthrope américain Charles Deering, qui le restaura entièrement au début du XXème siècle.

Crédit photo : jordi.martorell via Flickr (cc)

Catalogne : inquiétude de l’opinion publique sur l’identité de la province

Catalogne : inquiétude de l’opinion publique sur l’identité de la province

16/11/2013 – 10h00
GÉRONE (NOVOpress) – Selon plusieurs médias espagnols, « Mohamed » est le deuxième prénom le plus enregistré au niveau des services de l’état civil dans la province de Catalogne.

À Gérone, « Mohamed » est le deuxième prénom dans la localité, avec un taux de 23,6 pour mille. Le taux de la croissance de la population musulmane dans la région est de 10 %, dont une majorité de Marocains et de Pakistanais. Le premier nouveau‑né en 2011 en Catalogne était une petite fille née de parents marocains, du nom de Jasmine.

Crédit photo : DeGust via Flickr (cc)

[Tribune libre] La sécession en Catalogne ou les maux du nationalisme chauvin, par Javier R. Portella

[Tribune libre] La sécession en Catalogne ou les maux du nationalisme chauvin, par Javier R. Portella

28/11/2012 — 08h00
BARCELONE (via Polémia) —
La Catalogne, la Flandre, l’Italie du Nord, l’Ecosse sont tentées par le séparatisme. Correspondant de Polémia à Madrid, Javier R. Portella s’interroge à propos de la Catalogne : au moment où les peuples européens sont victimes d’une substitution de population, l’animadversion à l’égard du voisin le plus proche est-elle la priorité ?

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La Catalogne en marche vers l’indépendance ?

La Catalogne en marche vers l’indépendance ?

23/11/2012 – 14h00
BARCELONE (NOVOpress Breizh) — 
« Nous sommes une nation, nous décidons ». Dimanche prochain, les Catalans se rendront aux urnes pour élire les 135 députés de leur parlement. Enjeu de ce scrutin : la mise en place d’un Etat catalan souverain. Une revendication identitaire dans un contexte de crise économique,  qui trouble les partisans de l’ordre établi.

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Interview de Josep Anglada et Enrique Ravello de Plateforme pour la Catalogne

Interview de Josep Anglada et Enrique Ravello de Plateforme pour la Catalogne

Photo en Une : de droite à gauche, Enrique Ravello (affaires extérieures de PxC), Josep Anglada (président de PxC), August Armengol (vice-président de PxC). Crédit : DR.

25/10/2012 — 21h00
BARCELONE (via Lionel Baland) — Barbara Bonte (photo ci-contre) du Vlaams Belang a interrogé Josep Anglada et Enrique Ravello de Plateforme pour la Catalogne (PxC) (entretien pour le site Rechts Actueel et traduit par Lionel Baland).

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Espagne : Lancement des Jeunesses Identitaires pour la Catalogne

Espagne : Lancement des Jeunesses Identitaires pour la Catalogne

11/10/2011 – 12h30
BARCELONE (NOVOpress) –
Samedi dernier (8 octobre 2011), 150 personnes ont assisté au lancement des JIxC – Joventuts Identàries per Catalunya, à Sant Boi de Llobregat en Catalogne espagnole. Liées au parti identitaire catalan Plataforma per Catalunya, ces Jeunesses Identitaires pour la Catalogne s’inscrivent dans la dynamique de renouveau politique initiée depuis désormais presque une décennie par les jeunes identitaires européens, et notamment à partir de 2002 par les Jeunesses Identitaires en France.

L’Autre Jeunesse, réseau réunissant les jeunes identitaires francophones, a salué la création de ce mouvement dans un communiqué de presse,en affirmant notamment : “Nous serons bientôt côte à côte, car notre combat est le même.”

Josep Anglada, compagnon de route du Bloc Identitaire –ayant participé à deux conventions – et président de Plataforma per Catalunya, a pour sa part déclaré lors de cette réunion : “Qui a la jeunesse avec soi, possède le futur”. Il a aussi salué le choix de la croix de Saint-Georges (Sant Jordi) comme symbole des JIxC en évoquant “la Catalogne et l’Europe qui ont su lutter contre l’envahisseur musulman”.

Les Jeunesses Identitaires pour la Catalogne ne semblent pas être les seules à s’inspirer du mouvement français, puisque les militants d’extrême gauche protestant contre cette réunion scandaient pour leur part “Anglada pim-pam-pum“, slogan ressemblant à s’y méprendre au “Bim-bam-boum”, rendu populaire par les jeunes identitaires niçois de Jouinessa Rebela.

La Catalogne souhaite réduire les prestations sociales pour les immigrés arrivés récemment

La Catalogne souhaite réduire les prestations sociales pour les immigrés arrivés récemment

20/08/2011 08h30
BARCELONE (NOVOpress) – Même si l’on ne parle pas encore de préférence “nationale”, le gouvernement régional catalan (dirigé par la CiU [Convergència i Unió], coalition de deux partis catalans de centre-droit) a décidé de réduire fortement l’accès aux prestations sociales pour les immigrés arrivés récemment.

Ainsi, le ministère catalan de la Santé envisage de donner une carte de santé à ceux prouvant au minimum six mois de résidence, le ministère de l’Economie et du Travail veut faire passer de un à deux ans le temps de séjour pour avoir accès au revenu minimum (420 euros par mois) afin de lutter contre les fraudes, et le ministère des Affaires sociales entend exiger cinq ans de résidence légale des parents pour recevoir une aide de 638 euros par enfant de 0 à 3 ans.

Pour justifier de telles mesures, Josep Lluís Cleries, chef de la protection sociale, explique : “Nous voulons éviter le tourisme social, ce n’est pas de la xénophobie.”

De même, Le maire de Badalona, Xavier Garcia Albiol (Parti populaire, parti espagnol de droite), veut exiger jusqu’à sept ans de résidence légale dans la municipalité pour bénéficier de certaines prestations sociales.

À noter qu’un  sondage sur l’immigration auprès des Catalans en mars dernier est sans équivoque : près de 62% d’entre eux pensent que “les Catalans devraient avoir la préférence au moment de choisir une école pour leurs enfants.” 48% pensent la même chose au sujet de la  santé.

Ces décisions montrent que la droite catalane prend peur de l’influence grandissante des mouvements populistes. À tel point que certains élus veulent “acheter” les sufrages de ces mouvements. Ainsi, le maire de Salt a ni plus ni moins acheté deux conseillers municipaux membres de Plataforma per Catalunya (PxC). Ce qui n’empêche pas le président de PxC, Josep Anglada i Rius, d’appeler à manifester le 27 août prochain contre la construction d’une mosquée à Salt.