Italie : Casapound s’attaque aux excès du fisc

Italie : Casapound s’attaque aux excès du fisc

22/11/11 – 11h30
ROME (NOVOpress)
– Le mouvement de la droite radicale italienne Casapound poursuit son offensive sociale avec une nouvelle campagne particulièrement énergique.
En effet, depuis quelques semaines, des affiches représentant des vampires en costumes cravates fleurissent dans toute l’Italie. On peut y lire « Firma la legge, ferma Equitalia” (“Signe la loi, Interdis Equitalia”).

Cette campagne vise à obliger le gouvernement à voter une loi limitant le pouvoir du ministère des impôts qui, sous couvert de la société Equitalia, centralise les amendes et les impayés des Italiens, allant jusqu’à saisir directement les salaires ou les logements des débiteurs tout en pratiquant des taux d’intérêts usuraires.

En plus de la campagne d’affichage, un site Internet (www.fermaequitalia.org) a été lancé et des tractages et des stands de rue sont également organisés.

En quatre ans, souligne CasaPound Italia, Equitalia a doublé ses revenus aux dépens de travailleurs indépendants, de retraités, de petits entrepreneurs dont elle reçoit 80% de ses recettes. Equitalia le fait en bafouant les principes de la justice sociale et la loi italienne. Cette volonté de récupérer de l’argent détruit la richesse du pays et de ses PME, notamment en saisissant les biens vitaux pour certaines sociétés. Elle le fait en pratiquant des taux d’intérêts calqués sur celui des banques. Elle le fait en s’acharnant sur les petits débiteurs plutôt que de s’attaquer aux grandes entreprises ou aux riches pratiquant l’évasion fiscale ou utilisant des prêtes noms. Pour toutes ses raisons nous invitons les citoyens à signer cette proposition de loi et à lire le texte intégral de nos revendications sur le site internet.”

[box class= »info »]Photo en Une : une des images de la campagne de CasaPound. Crédit : CasaPound Italia[/box]

Devoir de mémoire : CasaPound défend les morts de la Première Guerre mondiale

Devoir de mémoire : CasaPound défend les morts de la Première Guerre Mondiale

14/11/2011 – 10h00
LUCQUES (NOVOpress) –
En Italie comme en France, être de souche, c’est avoir son patronyme inscrit sur un monument aux morts de la Première Guerre mondiale ; en Italie, comme en France, les politiciens ne se soucient guère de défendre cette mémoire-là. Car si la tradition, selon le mot fameux, c’est le droit de vote accordé aux morts, les morts de la Première Guerre mondiale ne votent pas bien.

À Lucques, en Toscane, le Parc de la Mémoire, construit dans les années 1920 grâce à une souscription publique, pour honorer les morts lucquois de la Première Guerre mondiale – un arbre avait été planté pour chaque mort, avec son nom sur une plaque –, est laissé à l’abandon depuis des années. Une partie a été transformée en terminus pour autocars. Le reste est devenu un terrain vague. Les arbres ont depuis longtemps perdu leurs plaques. La municipalité a même déplacé ailleurs les célébrations du 4 novembre (fin de la guerre sur le front austro-hongrois), l’équivalent italien du 11 novembre.

Le maire, Mauro Favilla, caricature du politicien italien (77 ans, ex-démocrate chrétien passé au berlusconisme) veut à présent détruire le Parc entièrement pour édifier à la place des gradins permanents, destinés à servir de salle de concerts en plein air. Les monuments seraient déplacés dans un coin. Les arbres sont censés être déracinés et replantés – avec quelles chances de survie, étant donné leur âge, on ne le voit pas ou plutôt on ne le voit que trop bien. Le coût du projet est officiellement chiffré à 5.300.000 €, dont 3.150.000 € de subventions européennes, le reste étant à la charge des caisses municipales qui sont déjà exsangues. Il n’y a bien sûr aucun rapport – qu’allez-vous imaginer ? –, mais l’adjoint au maire chargé des travaux et le directeur des services d’urbanisme ont été arrêtés en juin dernier pour diverses affaires dont celle de la construction d’un nouveau stade. Le maire Favilla a pour sa part été mis en examen pour corruption.

L’association « Italia Nostra » a lancé une pétition « pour sauver la mémoire », qui a recueilli plus de 2.000 signatures, apportées le mois dernier à la mairie. Plusieurs associations dont CasaPound Italia s’y étaient associées. En juillet, les militants de l’association culturelle Epsilon, section lucquoise de CasaPound, avaient en outre procédé au nettoyage du Parc : quinze sacs de déchets divers ont été ramassés. Le 4 novembre, pour remettre ce lieu de mémoire au centre des célébrations, Epsilon y a déposé une couronne de lauriers.

Devoir de mémoire : CasaPound défend les morts de la Première Guerre mondialeCette campagne de CasaPound pour sauver le Parc de la Mémoire a culminé samedi dans une manifestation (photo ci-contre et en Une) qui a réuni 150 personnes, derrière une immense banderole « Défendons nos héros ». Le journaliste de La Gazzetta di Lucca a été manifestement impressionné par ces manifestants, « en majorité jeunes, parfois très jeunes, exactement comme tant de Lucquois qui tombèrent au cours de la Première Guerre Mondiale ». Pour rappeler le lien sacré entre les arbres du Parc et les morts, les militants de CasaPound ont recherché dans les archives les noms de 60 morts, avec leurs dates de naissance et de mort, et les ont inscrits sur des plaques. À la fin du cortège, les noms ont été lus un par un et les nouvelles plaques ont été placées sur les arbres.

L’action, qui a trouvé un important écho, a fait le premier titre des informations régionales.

Coulées de boue en Toscane : des immigrés pillent les maisons, Casapound au secours des sinistrés

Coulées de boue en Toscane : des immigrés pillent les maisons, Casapound au secours des sinistrés

30/10/2011 – 18h50
AULLA (NOVOpress) — Trois cent soixante-six millimètres de pluie en vingt-quatre heures, le fleuve Magra qui déborde, une vague irrésistible d’eau et de boue qui déferle dans les rues, deux morts par noyade (l’un surpris dans sa voiture, l’autre dans sa maison), trois cent personnes qui n’ont plus de toit : la ville d’Aulla, dans la province de Massa-Carrara en Toscane, a été une des plus durement touchées par les intempéries de mardi dernier.

Les charognards (l’italien dit « les chacals ») se sont abattus sur la ville désolée, pour chercher leur butin dans les maisons et les magasins. Des photographes amateurs ont pu surprendre un individu qu’ils décrivent comme « non ressortissant de la communauté européenne » alors qu’il était en train d’emporter des casseroles hors d’un bazar sinistré. La presse a annoncé l’arrestation par les carabiniers de cinq personnes « de nationalité étrangère » prises en flagrant délit : l’une avait entre les mains la caisse d’un magasin envahi par les eaux.

Ce chiffre de cinq a ensuite été ramené à deux. Il s’agit de deux marocains, l’un âgé de 28 ans, l’autre de 40, que le juge d’instruction de Massa a inculpés de vol vendredi mais immédiatement remis en liberté, estimant la détention provisoire inutile : il s’est contenté de leur interdire de se rendre à Aulla.

Coulées de boue en Toscane : des immigrés pillent les maisons, Casapound au secours des sinistrés
Crédit photo : Casapound Italia

Tandis que ces pillards immigrés aggravent ainsi la catastrophe, les Italiens se mobilisent pour secourir leurs compatriotes. L’association Casapound Italia est, comme d’habitude, à l’avant-poste de la solidarité. Une vingtaine de volontaires toscans de « La Salamandre », le groupe de protection civile de Cpi, est depuis hier à Aulla, et travaille aux côtés de la population et des secouristes au nettoyage de la boue et des débris qui encombrent les rues et les bâtiments. « Vu la situation encore critique que nous avons trouvée, explique depuis Aulla le responsable toscan de la Salamandre Lorenzo Berti, nous garantirons notre aide sans interruption jusqu’à mardi ». Casapound Italia organise en outre, par l’intermédiaire de ses sections locales de Massa et de La Spezia, une collecte de produits non périssables destinés aux sinistrés.

Photos en Une : crédit Euronews (captures vidéo)

Emeutes à Rome : “Les ‘black blocs’ n’existent pas, ils sont l’alibi pour assurer l’impunité de l’extrême gauche”, déclare le président de CasaPound

Emeutes à Rome : “Les ‘black blocs’ n’existent pas, ils sont l’alibi pour assurer l’impunité de l’extrême gauche”, déclare le président de CasaPound

17/10/11 – 16h45
ROME (NOVOpress)
– Réagissant aux graves violences qui ont eut lieu ce week-end à Rome à l’occasion des manifestations des « Indignés », Gianluca Iannone, président du mouvement social CasaPound, a affirmé que les fameux “black blocs”, soit disant incontrôlés et non connus du reste des mouvements d’extrême gauche, n’existaient pas et ne servaient que d’épouvantail et d’alibi pour assurer l’impunité des groupes activistes rouges.

Pour Gianluca Iannone : « Ceux qui ont détruit la ville, incendié les voitures de citoyens sans défense, et saccagé les rues, sont les mêmes que ceux qui, le 28 octobre de 2008, ont impunément mis à feu et à sang la place Navona pour agresser les militants du Blocco Studdentesco au nom de l’antifascisme, les mêmes qu’ils ont incendié et dévasté le centre de Palerme pour empêcher la présentation du livre de Dominico De Tullio Nessun Dolore, une histoire de CasaPound, les mêmes qui ont blessé une de nos responsables à Naples et qui chaque jour attaquent nos militants dans les universités pour les empêcher de faire de la politique. Ils sont ceux qui font les cortèges escortés par la police et qui arrivent à Rome en cars accompagnés d’élus de gauche. ».

Pour les dirigeants de CasaPound, il est donc clair que les casseurs d’extrême gauche bénéficient d’une protection du pouvoir, arguant notamment du nombre dérisoire d’arrestations (à peine une quinzaine), comparéà l’étendue des échauffourées et des dégâts.

Selon eux, la prétendue contestation contre la crise économique et les politiques d’austérité ne sont qu’un prétexte pour les groupes gauchistes de laisser libre cours à leur nihilisme haineux.

« La lutte contre l’usure, la précarité du logement, le pouvoir excessif des banques, ne sont pas des problèmes d’aujourd’hui, ce sont des questions de fond sur lesquelles travaille Casapound depuis des années, dans la solitude et l’indifférence générale, sans avoir besoin pour cela de détruire les voitures des travailleurs ni de saccager la ville éternelle », a également rappelé Gianluca Iannone, qui a annoncé que, la prochaine fois, il n’hésiterait pas à organiser « une contre-manifestation contre les banques, l’usure et les voleurs d’avenir mais aussi pour défendre notre ville. »

[box class= »info »]Crédit photo : “La Repubblica”[/box]

Rome : les militants de Casapound interpellent la Mairie sur le logement

Rome : les militants de Casapound interpellent la Mairie sur le logement

14/10/11 – 14h00
ROME (NOVOpress)
– Action coup de poings des militants du mouvement Casapound dans l’enceinte du palais des Sénateurs, le siège de la mairie de Rome, place du Capitole.

Une centaine de personnes, des militants mais également une vingtaine de familles italiennes expulsées récemment d’une occupation effectuée par Casapound, ont réussi à faire irruption dans le bâtiment sénatorien pour protester contre la Commune de Rome qui n’a pas respecté ses engagements pris au moment des fermetures des occupations de la rue Val d’Ala et de Casalmonastero.

En effet, malgré les promesses faites et les accords conclus, la Mairie de Rome n’a pas assuré le relogement des familles en situation de précarité.

Une délégation des manifestants a été reçue par le chef de cabinet du maire afin de tenter de trouver une solution à la situation.

Crédit photo : Casapound Italia.

Naples : l’extrême gauche agresse les militants du Blocco Studentesco avec l’aide de la police

Naples : l'extrême gauche agresse les militants du Blocco Studentesco avec l'aide de la police


11/10/2011 – 20h15
NAPLES (NOVOpress) —
La violence politique physique exercée à l’encontre des étudiants membres de la droite italienne “Casa Pound” a considérablement augmenté ces derniers jours dans la ville de Naples. Après l’agression contre Emmanuela Florin, jeune étudiante responsable du Blocco Studentesco passée à tabac par sept voyous se réclamant de « l’antifascisme », ce sont d’autres militants du même mouvement qui viennent de subir, lundi 10 octobre, les attaques d’une extrême gauche particulièrement violente.

Ainsi, alors que des militants du Blocco tractaient pacifiquement et de manière légale pour l’université publique, une trentaine puis une centaine de nervis gauchistes, armés et casqués, ont attaqué 2 militants isolés du Blocco. Réalisant cela, leurs camarades viennent se porter à leur secours. Mal leur en a pris, car c’est la police qui a mené la seconde attaque en chargeant les étudiants, à tel point qu’un militant a dû être hospitalisé suite à des coups portés par la police. Sans oublier les arrestations.

Cette violence policière est d’autant plus incompréhensible que les forces de l’ordre ont protégé le cortège illégal, casqué et armé des gauchistes (comme le montrent les photos ci-dessus et la vidéo en italien ci-dessous). Cette collusion est sidérante car les forces de l’ordre sont commandées au niveau national par… Roberto Maroni, membre de la Ligue du Nord… Un Roberto Maroni, interpellé dans un communiqué par Gianluca Iannone, chef national de CasaPound, pour « rétablir un minimum de droit et légalité dans une ville abandonnée à la mafia ».

[box class= »info »]Crédit photo : DR[/box]

Une responsable de CasaPound Naples agressée par sept voyous d’extrême gauche

Une responsable de CasaPound Naples agressée par sept voyous d'extrême gauche

07/10/2011 – 18h00
NAPLES (NOVOpress) – Rançon du succès, volonté de casser physiquement une dynamique militante, hystérie antifasciste qui se trompe de combat et d’époque ? Les hypothèses ne manquent pas pour expliquer la lâche agression qu’a subie Emmanuela Florino, responsable de Casapound Campania.

Mardi 4 octobre, au matin, dans les locaux de la faculté de droit Federico II à Naples, Emmanuela Florino a été reconnue et prise à partie par sept militants d’extrême gauche qui ont roué de coups de pieds et de coups de poings la militante de CasaPound.

Dans un communiqué, CasaPound rapelle que “la situation à Naples, en particulier dans les universités, est devenue insoutenable”. CasaPound demande donc “au maire et au recteur de l’université Federico II d’intervenir afin de permettre à tous les étudiants de pouvoir assister à leurs cours en éloignant ceux qui font preuve de violence contre nos militants.”

[box class= »info »]Photo : Emmanuela Florino, au premier plan/DR[/box]

Rebelles et futuristes : rencontre avec ZetaZeroAlfa

Rebelles et futuristes : rencontre avec Zetazeroalfa

30/09/2011 – 08h30
ROME (NOVOpress) – Entretien avec l’un des groupes phares de la culture alternative italienne (Philippe Vardon lui consacre même une entrée dans son abécédaire « Éléments pour une contre-culture identitaire ») et son leader Gianluca Iannone (à droite sur la photo ci-dessus), qui dirige également CasaPound Italia (CPI), le mouvement en pointe de l’opposition extraparlementaire transalpine.

Sweat-shirt aux couleurs de ZetaZeroAlfa et le titre du dernier album du groupe. Source : site cantiribelli.com
Sweat-shirt aux couleurs de ZetaZeroAlfa et le titre du dernier album du groupe. Source : site cantiribelli.com

Pour commencer, pourriez-vous nous dire ce qu’est exactement ZetaZeroAlfa : un groupe musical, un groupe politique, une « marque », un emblème ?

ZetaZeroAlfa, c’est tout cela et bien plus. C’est un groupe qui ne fait jamais de reprises d’autres groupes et qui a construit sa voie. C’est un groupe politique car, pour nous, la musique est politique et militante, car elle réunit les individus, unit les camarades. C’est un concept. C’est une marque car nous vendons beaucoup de t-shirts, sweat-shirts et disques. Cet argent est réinvesti dans une salle de répétition et la librairie. C’est un emblème, car on le retrouve dans toutes les rues d’Italie et dans beaucoup de stades en Europe. C’est aussi, depuis le début, le changement, le défi, l’appartenance à un clan de plus en plus important.

Récemment vous avez joué à Bangkok. Pourquoi ce choix qui semble surprenant ?

Nous aimons les défis, les choix difficiles, les paris improbables. Nous aimons surprendre les autres, mais surtout cela nous plaît de nous surprendre nous-mêmes, comme lorsque nous étions enfants.

Restons en Asie. Vous soutenez le peuple karen persécuté par la junte birmane. Quels sont l’origine et le sens de cet engagement ?

Le peuple karen est le seul peuple d’Asie du Sud-Est qui ne fait pas le commerce de la drogue ni le trafic d’enfants. La drogue qui abrutit la jeunesse européenne est produite dans cette région, le fameux Triangle d’or. L’armée karen incendie les champs de pavot et combat l’usage de stupéfiants. L’éthique de ce peuple lointain nous est très proche. Ce n’est pas par hasard si, depuis des années, des camarades italiens et français ont combattu jusqu’à la mort à leur côté.

Solidarité-IdentitésVous semblez particulièrement attentifs aux problèmes internationaux et vous avez récemment crée l’association « Solidarité-Identités (SOLID) » pour gérer vos missions humanitaires à l’étranger. Pourriez-vous nous présenter cette association et évoquer vos futures actions ?

SOLID est née de la volonté de créer un réseau de soutien européen pour des peuples qui nous sont proches éthiquement ou stratégiquement.

Nous avons mené des missions auprès du peuple karen, dans une enclave serbe au Kosovo et dans des orphelinats au Kenya. Dans le futur, nous irons en Afrique du Sud pour apporter notre soutien au peuple boer et en Crimée, où vit une communauté de 300 Italiens oubliés et abandonnés à leur destin. Notre patrie se trouve là où l’on se bat pour nos idées.

N’avez-vous pas peur que l’on vous accuse d’avoir un goût trop prononcé pour « l’exotisme » et de vous désintéresser de problèmes plus proches ?

Avec le temps, j’ai appris à faire la différence entre les critiques constructives et la mauvaise foi. Ceux qui pensent que CasaPound Italia (CPI) verse dans l’exotisme et ne s’intéresse pas aux problèmes proches sont des menteurs. Tout ce que CPI fait a un sens, un parcours, un objectif. CPI, c’est le pragmatisme, l’attitude, la volonté, le combat. C’est pour cela que depuis des années nous faisons des récoltes de fonds pour des orphelins et des hôpitaux. C’est pour cela que 24 heures sur 24, il y a une ligne téléphonique ouverte aux citoyens victimes de l’usure bancaire, ayant des problèmes de logement, de chômage ou autre. C’est pour cela que depuis des années nous avons occupé autant de bâtiments pour donner un toit à des centaines de familles italiennes, malgré les procès et les amendes. C’est une liste peu exhaustive de ce que les militants de CPI font chaque jour. On pourrait y rajouter les manifestations, les collages, les permanences, les tours de garde, les conférences, l’ouverture de nouveaux espaces, les concerts, les moments communautaires, la défense « physique » des espaces. Quelle organisation peut se vanter d’un tel élan ? Ici, à part nous, qui a une telle volonté de travailler ?

L’actualité politique récente, en particulier la crise de l’euro et l’explosion migratoire, a favorisé le retour à un discours souverainiste et à l’idée de pré carré national au détriment de l’Europe. D’après vous, votre action politique et culturelle doit-elle se limiter au « nationalisme italien » ou est-il nécessaire que les peuples européens soient unis ?

Nous savions depuis longtemps que l’immigration est un venin pour notre peuple parce qu’elle crée des ghettos, parce qu’elle crée une concurrence inégale sur le marché du travail, parce que cela annihile les gains sociaux obtenus depuis des années, parce que cela défigure le pays. Nous voulons que l’immigration cesse immédiatement dans toute l’Europe. Ici, c’est notre terre.

Y a-t-il des groupes politiques ou culturels dont vous vous sentez proche en Europe ?

On peut dire qu’avant, il y en avait davantage. De nombreux groupes ont changé radicalement, en faisant des demi-tours honteux pour tenter une légitimation ridicule. Pourtant, nous ne sommes pas rancuniers car être magnanime est une caractéristique des esprits libres qui vivent chaque jour en chemise noire. Nous traçons notre route, comme nous l’avons toujours fait, insensible à leurs lamentations et à leurs bavardages.

Riprendersi TuttoLes mouvements identitaires et patriotiques européens s’intéressent beaucoup à l’Italie en ce moment, en particulier aux actions de CasaPound. Pensez-vous que l’originalité et le fonctionnement de votre mouvement sont « transférables » à l’étranger ?

Certainement, mais avec un système et des étapes différents. Par exemple, il n’est pas nécessaire d’occuper un local. Beaucoup de groupes croient que CPI est exclusivement une occupation. Ce n’est pas le cas. CPI s’organise selon 4 principes : la culture, la solidarité, le sport et la politique.

D’où les conférences, les présentations de livres, les revues, la web radio et la web TV, les livres, l’ouverture de librairies.

D’où le volontariat, la protection civile, le don du sang, les groupes d’intervention médicale, l’assistance légale et fiscale, la ligne téléphonique, les récoltes de fonds.

D’où les écoles de football, les groupes de sports de combat, l’équipe de parachutisme, les cours de plongée, l’équipe de rugby, de water-polo, le club de moto et encore plus encore.

D’où les propositions de loi comme le Mutuo sociale, « Tempo di essere madri », sur la nationalisation de l’eau ou sur les énergies solaires.

Pour faire tout cela, nul besoin d’un immeuble de sept étages au centre de Rome. De même, nul besoin d’un parti politique ou d’un mécène qui finance.

Il faut seulement croire et chercher les personnes qui, comme vous, sont prêtes à tout donner. Puis il faut faire un plan de marche et avoir la volonté de faire le premier pas. Le reste vient tout seul.

Quels sont vos objectifs à court, moyen et long terme ?

Notre objectif est unique, c’est de tout reprendre.

[box class= »info »]Crédits photos : DR[/box]

1.500 personnes ont assisté à la fête annuelle de Casapound

1.500 personnes ont assisté à la fête annuelle de Casapound

23/09/2011 – 20h00
ROME (NOVOpress) – Plus de 1.500 personnes ont assisté du 15 au 18 septembre à la fête annuelle du mouvement Caspound, dont le thème cette année était « Direzione Rivoluzione ». Au total, quatre jours de formations, d’analyses, de débats avec des grands noms de la politique et des médias, mais aussi du sport, du théâtre, un défilé de mode et bien sûr de la musique. Avec six groupes invités samedi soir.

Ces quatre jours de fête ont également été l’occasion de dresser un bilan de l’action de Casapound : 3.500 adhérents, 33 nouveaux espaces « conquis » du nord au sud de l’Italie (dont un nouveau ces jours derniers à Rome), huit conseillers municipaux élus, un roman vendu à plus de 15.000 exemplaires. Sans oublier l’application par la région du Latium du Mutuo Sociale. Ainsi que le lancement d’une ONG : Solidarité-Identités, et celui d’une structure de protection civile.

Malheureusement, ces succès ont entraîné une vague de violences et d’aggressions contre les militants de Casapound. Comme le rapelle le communiqué du mouvement suite à ces quatre jours de fête : “ A Cuneo, un militant fut gravement blessé en recevant un pavé sur le crâne alors qu’il défendait le local de Cpi. Palerme fut aussi le théâtre d’agressions multiples pour tenter d’interdire la présentation du livre “Nessun Dolore”. A Perugia, l’écrivain de gauche Nicola Antonini fut blessé après qu’il eut accepté de présenter son livre. Enfin l’occupation de Val d’Ala donna lieu à de nombreuses agressions à commencer par une petite bombe posée devant la maison des parents du responsable de l’occupation sans parler des nombreuses arrestations et des menaces proférées. Encore plus grave, le 14 avril, le vice président de Cpi, Andrea Antonini fut blessé de deux coups de pistolets.”

Italie : un parc régional converti en décharge publique

Italie : un parc régional converti en décharge publique

02/09/2011 – 10h00
NAPLES (NOVOpress) –
«Parc régional archéologique historique naturel des églises rupestres de Matera» : c’est son nom officiel. On l’appelle plus simplement Parc de la Murgia. Il s’étend sur plus de 6000 hectares, entre les territoires de Matera et Montescaglioso, dans la Basilicate. Habitée depuis les temps préhistoriques, cette région calcaire conserve un ensemble exceptionnel d’habitat troglodytique et surtout environ 150 églises rupestres, peintes à fresques par des communautés monastiques à la fois bénédictines et byzantines, de la fin du VIIIe siècle jusqu’au XIXe siècle. Elle abrite en outre une faune et une flore très riche, dont de nombreuses espèces protégées. Le parc a été inscrit en 2007 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Italie : un parc régional converti en décharge publique Comme tant d’autres trésors du patrimoine italien, il est pourtant laissé à l’abandon. La section de Matera de l’association CasaPound Italia vient de publier une série de photos prises au cours des derniers mois. Bouteilles, téléviseurs, pneus, bidons d’huile de voiture, pièces de carrosseries, bon nombre de seringues et de préservatifs usagés… voilà ce que l’on découvre. Le parc des églises rupestres est devenu une immense décharge publique et un rendez-vous pour junkies.

« La situation », explique Stefano Dubla, responsable local de CasaPound, « est encore bien pire que ce que montrent les images, dans la mesure où de nombreux déchets, abandonnés depuis désormais des années, ont été pris dans la terre et dans la végétation ou bien ont été dissous par les incendies estivaux qui frappent parfois cette zone ».

Dénonçant l’incivilité de nombreux habitants et la complicité de l’administration municipale, CasaPound demande à la fois des sanctions sévères contre ceux qui abandonnent leurs déchets et la mise en place d’un système gratuit de ramassage des encombrants, une fois par semaine.

Entre le philistinisme de la droite berlusconiste (qui ne s’intéresse qu’aux émissions de variété et aux jeux télévisés, avec le plus possible de seins nus et d’écrans publicitaires) et le mondialisme de la gauche métisseuse (qui se pique de culture mais seulement si elle est « diverse »), la lente agonie du patrimoine naturel et artistique figure le sort de l’Italie tout entière – et celui de l’Europe.

 

Le « Mutuo sociale » de Casapound adopté par la région Lazio

Le « Mutuo sociale » de Casapound adopté par la région Lazio

09/08/11 – 14h30
ROME (NOVOpress)
– C’est une victoire politique concrète pour le mouvement Casapound et une notable avancée dans la lutte contre la précarité du logement en Italie.

En effet, la région Lazio vient d’adopter une nouvelle législation reprenant la proposition de Casapound de « Mutuo sociale », un système d’accès à la propriété pour les classes populaires.

À l’origine de cette initiative, Casapound, le mouvement politique et social de la droite radicale italienne anticapitaliste qui s’est notamment fait connaître par ses « occupations non-conformes » de bâtiments publics laissés en déshérence pour y loger des familles italiennes en situation de précarité.

C’est grâce à l’engagement de l’adjoint aux Politique pour la Maison, Teodoro Buontempo, et du président de la commission Urbanistique, Roberto Buonasorte, que cette nouvelle loi va désormais être appliquée dans la région Lazio.

Le nouveau texte, intégré au « Plan Maison » de la région, permet une acquisition de logements accompagnée par les pouvoirs publics, avec des versements mensuels ne pouvant excéder 20% du revenu du noyau familial du bénéficiaire et qui sont suspendus en cas de chômage ou autre empêchement de payement justifié et vérifié.

Pour ses promoteurs, le « Mutuo sociale » est une réponse à une urgence sociale et d’ordre public. Ce texte s’adresse tout particulièrement aux jeunes couples et aux familles qui pourront ainsi se voir assignés des maisons qui deviendront leur propriété en remboursant à l’administration publique le coût de l’édification de celles-ci.