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Gilets jaunes : l’Acte II, par Caroline Parmentier

Après quatre jours de mobilisation, des blocages se poursuivent, notamment sur les autoroutes et les dépôts pétroliers. Avec une réclamation massue : le départ d’Emmanuel Macron. Samedi prochain, 24 novembre, un « Acte II » est envisagé à Paris.

Alors que Christophe Castaner a assuré que les derniers déblocages auraient lieu dans les prochaines heures, un événement intitulé « Acte II Toute La France à Paris » a été lancé sur Facebook par Eric Drouet, chauffeur routier et père de famille de 33 ans, originaire de Melun. Il est l’une des figures des Gilets jaunes. Il appelle au « coup de grâce » sous la forme d’une grande mobilisation à Paris samedi 24 novembre : « Il faut mettre un coup de grâce et tous monter sur Paris par tous les moyens possibles (covoiturage, train, bus). Paris parce que c’est ici que se trouve le gouvernement ! Nous attendons tout le monde, camions, bus, taxis, VTC, agriculteurs etc. Tout le monde ! » L’opération compte déjà 30 000 participants déclarés et 200 000 personnes intéressées. Selon les chiffres minorés du ministère de l’Intérieur, ils étaient encore 20 000 manifestants lundi, répartis en 350 points dans toute la France.

Parmi les analyses les plus intéressantes que l’on peut lire sur le mouvement, celle du géographe Christophe Guilluy auteur de La France périphérique : Comment on a sacrifié les classes populaires, qui a théorisé dans plusieurs ouvrages la fracture grandissante entre la France des métropoles et de la mondialisation et celle des territoires périphériques : « Les conflits sociaux ont toujours existé mais c’est la première fois dans l’histoire qu’il y a une perte de contact aussi grande entre le haut et le bas de la société. La France d’en haut a fait sécession avec la France d’en bas. Je crois que nous sommes face à un processus de réaffirmation culturelle des classes moyennes. »

Et ils sont où… les musulmans ?

Christine Tasin appuie en effet dans Riposte Laïque sur ce que « tous les témoignages reçus, toutes les images, toutes les vidéos montrent » et ce que Présent constatait dans notre édition spéciale. Il n’y a pas ou très peu de musulmans dans les rangs des Gilets jaunes : « La France du 17 novembre est la France des “de souche”, la France des lépreux, la France d’il y a 50 ans, blanche, mixte, goguenarde, aimant rire et persifler, aimant danser, hommes et femmes main dans la main, et se révolter. (…) Mais où étaient-ils, ces immigrés et notamment ces musulmans qui occupent tant nos dirigeants et qui intéressent tellement les politiques qu’ils obsèdent ? Les musulmans se fichent de nos demandes, de nos contestations, ils ne se joignent pas à nous. Pourquoi ? Ne seraient-ils pas concernés par le prix de l’essence ? Ne vont-ils pas travailler ? Ne circulent-ils pas ? Cochez la bonne réponse. On peut en cocher plusieurs. »

Contrairement à ce que voudraient nous faire croire le gouvernement et les médias de gauche et malgré leurs efforts de disqualification et de diabolisation du mouvement, les enquêtes d’opinion indiquent un soutien massif des Français aux Gilets jaunes. Sur la route, aux ronds-points, aux barrages, les Français les saluent chaleureusement avec des concerts de klaxons, des pouces levés ou des gilets jaunes agités aux fenêtres. La classe invisible est devenue visible.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 20 novembre 2018

Gilets jaunes : le réveil de la France oubliée, par Ivan Rioufol

Les Gilets jaunes : “Nous aussi, on tient le cap !“. Le premier ministre, qui avait annoncé dimanche soir sur France 2 : “Le cap est le bon et nous allons le tenir“, a reçu sa réponse, ce lundi matin, de la part des meneurs. Désormais, un rapport de force s’engage entre la révolte populaire contre les taxes sur le carburant et le gouvernement décidé à assumer l’affrontement. “La trajectoire carbone, nous allons la tenir”, a précisé Edouard Philippe. Au 1 er janvier, la taxe sur le diesel sera donc augmentée de 6,5 centimes par litre, et de 2,9 centimes pour l’essence. A la fin du quinquennat, les taxes supplémentaires sur le diesel auront été portées au total à 30 centimes, 16 centimes pour l’essence. Prenant la parole après la première manifestation des Gilets jaunes, samedi partout en France (environ 300.000 manifestants selon le ministère de l’Intérieur, chiffres contestés par les organisateurs), le premier ministre n’a pas cherché l’apaisement, même s’il a reconnu un “ras-le-bol fiscal”. Or, plutôt que de renoncer, en conséquence, à la fiscalité punitive sur les carburants, il a rajouté de l’huile sur le feu. Philippe a, en effet, dénoncé également “l’anarchie, la pression et la violence” dans des scènes qui auraient eu lieu.

Ce choix de la diabolisation est aussi celui du leader de la CFDT, Laurent Berger : ce lundi, sur RTL, il a alerté sur “une forme de totalitarisme” chez des manifestants ayant exigé le port du gilet jaune à des automobilistes bloqués. Dans un tweet posté samedi, Bernard-Henri Lévy a illustré la vision de la France d’en haut, jugeant celle d’en bas : “Poujadisme des Gilets jaunes. Echec d’un mouvement qu’on nous annonçait massif. Irresponsabilité des chaînes d’info qui attisent et dramatisent. Soutien à Macron, à son combat contre les populismes et à la fiscalité écolo“.

Le paradoxe est d’observer de telles consciences de gauche, théoriquement sensibles à l’injustice sociale, revendiquer leur dédain pour les plus pauvres et les plus délaissés. Ce basculement dit beaucoup de la nouvelle révolution française qui s’engage. Voir du poujadisme dans la révolte des Gilets jaunes relève de la paresse intellectuelle. Ce ne sont pas seulement des petits commerçants qui ont manifesté samedi, mais plus généralement une classe moyenne issue de la ruralité et des zones périurbaines sorties des radars officiels. La France oubliée se réveille. Elle compte se faire entendre encore. Paris n’est plus le centre de l’histoire qui s’écrit. L’erreur du gouvernement est de parier sur un essoufflement du mouvement, au prétexte de son amateurisme, de ses manques d’encadrements, de leaders, de slogans, de projets. Ces indiscutables lacunes peuvent se corriger. A Paris, les quelques centaines de manifestants ont déjà réussi le tour de force stratégique d’envahir, paisiblement, la rue du Faubourg Saint-Honoré, jusqu’à quelques dizaines de mètres de l’Elysée. Les magasins de luxe des alentours, restés ouverts, n’ont pas été un instant inquiétés. La dynamique est du côté des “derniers de cordée”, qu’Emmanuel Macron ne sait comprendre.

Ceux-ci n’entendent plus être à la traine, ni se laisser insulter par une caste qui n’envisage pas de se réformer. Il suffit d’observer la perpétuation de la même morgue chez les “élites” pour se convaincre de la fracture entre ces deux mondes. La place de la Concorde, à Paris, pourrait être le prochain point de ralliement de la province en colère, samedi prochain. Reste la question : La France des métropoles, pour l’instant indifférente, peut-elle devenir solidaire de la France des périphéries ? Au-delà des taxes, c’est un mode de vie commun à une majorité de Français que défendent les Gilets jaunes.

Ivan Rioufol

Texte daté du 19 novembre 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Gilets jaunes : À l’approche des manifestations du 17 novembre, le gouvernement revoit sa copie

13/11/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Samedi prochain, 17 novembre, sont prévus partout en France des opérations de blocage en signe de manifestation contre la hausse des prix du carburants. En effet dans un pays où 70% de la population a besoin de sa voiture pour travailler, une telle hausse pèse lourd sur le budget des ménages. Sans compter que, rappelons-le, cette hausse concerne également le fioul. Le mouvement dénonce donc en premier lieu le racket des Français mais également la grande hypocrisie d’un gouvernement prétendant justifier ces taxations par la transition écologique alors que la seule et unique raison et de rapporter plus.

Qu’est-ce que ce mouvement des gilets jaunes a de particulier ?

Il n’a pas d’étiquette ! En effet, à l’instar du mouvement des bonnets rouges, aucun parti d’opposition n’a pris l’initiative du mouvement. À ceci près que cette fois, le mouvement touche la France entière. On entend même parler de « jacquerie ». Certaines grandes enseignes médiatiques comme le Monde ou Libération ont bien essayé d’y apposer une étiquette d’extrême droite mais sans succès : Macron se voit piégé devant le vrai peuple, impossible pour lui de diaboliser un opposant. Sa seule réaction jusqu’à aujourd’hui ? Il dit « assumer » ces mesures. Une déclaration largement interprétée comme suit : « je fais fi de vos revendications ». Il s’exprimera ce soir à 20h sur TF1.

Quelles mesures propose le gouvernement pour calmer la grogne populaire ?

Des aides multiples dont la nature varie aux gré des déclarations : Chèque énergie, prime à la conversion étendue, programmes d’accompagnement dans la transition etc. Pour ce qui est de la prime à la conversion, qui désigne des aides de l’Etat aux ménages pour faire évoluer le parc automobiles vers des véhicules moins polluants, cette mesure peine à trouver de la crédibilité devant les difficultés de mise en place de mesures plus anciennes telles que la prime à la casse. De plus, beaucoup y voient un prétexte à la consommation en faveur de l’automobile. Enfin, le mythe de la voiture électrique qui ne pollue pas s’ébranle. Nul n’ignore que leur production, beaucoup plus polluante qu’un véhicule classique, ainsi que le besoin accru d’électricité induit, contrebalancent totalement leur absence d’émission.

Pollution au diesel et démagogie fiscale

19/03/2014 – via Libertartien TV
Le diesel pollue plus que l’essence ? Il faut donc que Bercy mette la fiscalité de l’essence au niveau de celle du diesel et non l’inverse.

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Le carburant du futur : les excréments d'éléphant

Le carburant du futur : les excréments d’éléphant

31/08/2011 13h30
AMSTERDAM (NOVOpress) – Selon le quotidien britannique The Independent, des scientifiques néerlandais auraient mis au point un nouveau biocarburant à base d’excréments d’éléphant. Après avoir longtemps observé  l’intestin des éléphants, dont les enzymes sont capables de digérer le glucose mais également les sucres qui restent normalement capturés dans la cellulose des plantes, les scientifiques ont mis au point ce carburant. En mélangeant ces enzymes à du compost végétal, ils ont réussi à convertir 90 % de la biomasse en éthanol, soit le double de ce qui est possible avec les méthodes actuelles.

L’entreprise néerlandaise DSM devrait développer cette nouvelle technique dans ses usines européennes et aux Etats-Unis. Alors que les biocarburants de première génération atteignent leurs limites (compétition avec l’alimentation humaine et hausse des matières premières ), le biocarburant à base de bouse d’éléphant pourrait permettre une avancée dans le domaine des carburants. La protection des éléphants dans le monde reste cependant la condition indispensable du bon fonctionnement de cette industrie.