Vente de la société Lacoste : fin d’un modèle entrepreneurial français familial

Vente de la société Lacoste : fin d’un modèle entrepreneurial français familial

12/11/2012 – 10h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de Réinformation) –
Présidente de Lacoste, Sophie Lacoste-Dournel a annoncé mercredi dernier qu’elle cédait ses parts de l’entreprise au groupe suisse Maus, qui détiendra désormais 95% du capital de l’entreprise. Cette cession marque la fin de la société familiale française.

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« Les patrons de la presse nationale / Tous mauvais » de Jean Stern

« Les patrons de la presse nationale / Tous mauvais » de Jean Stern

La presse est-elle encore le Quatrième Pouvoir ou, se traînant péniblement à la remorque des médias audiovisuels, n’est-elle plus qu’un tigre de papier ? La question se pose avec de plus en plus d’acuité au moment où tant de journaux, exsangues, ne survivent que grâce aux « aides directes à la presse » (13 millions d’euros pour Le Figaro, 14 millions pour Libération et 17 millions pour Le Monde en 2010) généreusement versées par un Etat qui, lui-même aux abois, pourrait bien être contraint de fermer le robinet.
CL

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Offensive du Capitalisme sur fond de crise – Ce soir sur Méridien Zéro

Offensive du Capitalisme sur fond de crise - Ce soir sur Méridien Zéro

Ce dimanche 11 novembre de 23h à 0h30, la webradio Méridien Zéro reçoit Roberto Fiorini, secrétaire général de Terre & Peuple, pour développer avec lui sa thèse d’une offensive du Capitalisme sur fond de crise.

À écouter sur les sites :
http://meridienzero.hautetfort.com/
– ou http://www.radiobandieranera.org/
– ou http://europaradio.hautetfort.com/

Le bankstérisme par Georges Feltin-Tracol

Le bankstérisme par Georges Feltin-Tracol

02/11/2012 — 11h30
PARIS (NOVOpress via Europe maxima) — Dans Le Monde diplomatique de mai 2012, on apprend que « l’emploi du téléphone portable comme moyen de paiement sécurisé est une innovation venue du Kenya, où le m-banking (banque mobile) a des années d’avance, permettant aux plus pauvres de transférer et d’obtenir de l’argent même sans compte bancaire (1) ». Serait-ce la parade idoine d’échapper au joug bancaire français et occidental ? Difficile de l’affirmer tant ces établissements exercent dans le soi-disant « monde libre » une influence rarement atteinte dans l’histoire. Cette domination indirecte repose sur la détention par les particuliers, les entreprises et les personnes morales d’un compte en banque.

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Italie : Pour Casapound, la gestion de l’impôt doit rester une affaire publique

Italie : Pour Casapound, la gestion de l'impôt doit rester une affaire publique

04/10/12 – 18h00
ROME(NOVOpress)
– Entré en campagne électorale pour les prochaines régionales dans un contexte de libéralisme effréné ayant entraîné une cascade de scandales politico-affairistes, Casapound Italia rappelle que son programme prévoit expressément la collecte directe des impôts par les administrations publiques.

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La Banque mondiale au secours du Vietnam communiste

La Banque mondiale au secours du Vietnam communiste

05/05/2012 – 12h00
HANOI (NOVOpress) —
Les grandes organisations supranationales continuent de soutenir financièrement la dictature communiste vietnamienne. Après l’Union européenne, le Vietnam fait un appel du pied en direction de la Banque mondiale (BM) sous influence américaine. Selon le site Vietnam+, le Vietnam souhaite « que la Banque mondiale continue de l’assister sur les plans financier et technique pour qu’il puisse remplir ses grands objectifs, dont le développement des ressources humaines » (sic).

Des « ressources humaines » sous le joug communiste depuis le milieu des années 1970, qui devraient bénéficier ainsi grâce à ce coup de pouce financier des « projets d’éducation et de bien-être social que le gouvernement vietnamien est en train de déployer ». Dans ce sens, une réunion a eu lieu jeudi à Hanoï entre le vice-Premier ministre, Nguyên Thiên Nhân et Mahmoud Mohieldin (photo), le directeur exécutif de la Banque mondiale. Cuba, Chine, Vietnam… Quand capitalisme et communisme font bon ménage au détriment des peuples.

Photo en Une : Mahmoud Mohieldin, Égypte, Ministre de l’Investissement Public à la Conférence Ministérielle de MENA-OCDE de Marrakech, Maroc / crédit OECD (Organisation for Economic Co-operation and Development) via Flickr (cc)

Italie : Casapound souhaite un bon premier mai aux travailleurs suicidés

Italie: Casapound souhaite un bon premier mai aux travailleurs suicidés

02/05/12 – 12h00
ROME (NOVOpress)
– « Blu » (Blocco Lavotario Unitario), le syndicat du mouvement social Casapound a profité de la fête du travail pour dénoncer la vague de « suicides économiques » qui frappe aujourd’hui l’Italie à la suite des mesures de rigueur et des réforme ultra-libérales entreprises par le gouvernement non-élu de Mario Monti.

Afin de bousculer les traditionnels et consensuels défilés organisés par les syndicats du système et les partis de gauche, « Blu » a effectué dans plus de 50 villes à travers toute l’Italie une campagne d’affichage choc souhaitant « un bon 1er mai aux travailleurs suicidés », slogan souvent accompagné de la silhouette d’un pendu.

L’Italie est en effet frappée aujourd’hui par une vague sans précédent de suicides d’hommes et de femmes acculés au désespoir par la situation économique et sociale du pays.

Harcèlement fiscal, expulsion du domicile, perte d’emploi, pas une journée ne s’écoule dorénavant sans que les médias transalpins ne relatent une nouvelle tragédie provoquée par la politique du gouvernement Monti (précarisation de l’emploi, dérégulation, démantèlement des services publics, diminution de la protection sociale et juridique des travailleurs…).

Grande-Bretagne: pendant la crise, les milliardaires s’engraissent

Grande-Bretagne: pendant la crise, les milliardaires s'engraissent

30/04/12 – 08h00
LONDRES (NOVOpress)
– Alors que la dette anglaise a atteint un niveau record, que le travail précaire et le chômage ne cessent de progresser et que la récession s’installe, les milliardaires anglais se portent au mieux, merci pour eux.

En effet, le niveau d’opulence des plus riches Britanniques a atteint de nouveaux sommets en 2011 selon un étude sur la richesse publiée par le Sunday Times. Ainsi, le total combiné des fortunes des 1.000 personnes les plus riches de Grande-Bretagne a progressé de 4,7% à 414,26 milliards de livres (674 milliards de dollars, 508 milliards d’euros).

Par ailleurs, le pays compte désormais 77 milliardaires installés sur son sol, chiffre record également. On peut d’ailleurs noter que les 6 plus importants de ces milliardaires sont tous d’origine étrangère du magnat indien de l’acier Lakshmi Mittal au magnat ouzbek des métaux et des mines Alicher Ousmanov, en passant par le Russe Roman Abramovitch. Le plus riche milliardaire d’origine britannique est le Duc de Westminster, propriétaire d’un empire immobilier au centre de Londres, et qui se retrouve seulement en 7ème place avec une fortune estimée à 7,35 milliards de livres.

Credit photo PaulDCocker via Flickr (cc)

[Tribune Libre] Quand les « de souche » font du halal

[Tribune Libre] Quand les « de souche » font du halal

06/02/12 – 19h00
PARIS (NOVOpress)
– On nous présente, dans l’actuel contexte de démagogie électorale tous azimuts, le développement exponentiel du halal comme un symbole de « l’islamisation » de la France alors qu’il est bien plutôt un révélateur du triomphe absolu du calcul et de la cupidité dans les sociétés occidentales.

Car sont-ce des musulmans qui gèrent et administrent les abattoirs d’Ile de France entièrement reconvertis au « halal » par souci de rentabilité et d’économies d’échelle ? Sont-ce des musulmans qui sont les actionnaires majoritaires de la société « Quick » qui impose des établissement « exclusivement halal » ? Sont-ce des musulmans qui établissent les plans marketing des grandes surfaces et garnissent leurs rayons de produits « halal » traitant l’islam comme une nouvelle « niche commerciale » parmi d’autres ?

Non, bien sûr, ce sont pour la grande majorité de purs « Français de souche » aux patronymes fleurant bon nos terroirs ancestraux, mais qui vendent du halal aujourd’hui, comme ils vendaient hier du casher et vendront demain de la bouffe bouddhiste ou scientologue, si tant est que ce marché devienne juteux.

S’il y a bel et une bien une « dhimmitude », c’est incontestablement celle envers la loi du pognon et du règne du commerce sans valeurs ni morale. L’exemple le plus caricatural étant bien sûr celui de cet élu Front national (démissionnaire) grossiste en viande halal. « Le coeur à gauche mais le portefeuille à droite », disait-on jadis des socialistes mitterandiens. Nos contemporains ont réglé l’ambivalence de cette dichotomie en se plaçant sous la devise « Pas de coeur et le portefeuille partout où il peut fructifier. »

Car c’est bien le système libéral et la logique capitaliste qui sont les principaux moteurs de l’expansion du « halal », et plus généralement de toutes les consommations « ethniques » et « communautaires ». Ce système encourageant, suscitant et même précédant les « exigences » et les revendications des diverses minorités.

Ce n’est évidemment ni par goût pour les sourates du Coran ni par soumission au « politiquement correct » médiatique que les abattoirs d’Ile de France se sont convertis au halal, mais simplement parce qu’il est moins coûteux d’avoir une production unique de bêtes abattues non étourdies.

Fort de ce constat, il convient de refuser de participer à l’artificielle « polémique » sur le halal qui bénéficie aujourd’hui à tous les tartuffes. Pour les uns, elle permet de limiter et de réduire les conséquences dramatiques de l’immigration de masse à une hypothétique expansion religieuses musulmane, pour les autres elle permet de dénigrer et caricaturer ceux qui « veulent interdire à des hommes et des femmes de manger conformément aux règles dictées par leur foi », et pour certains encore elle permet de nourrir le fantasme d’un retour de la « morale religieuse » dans la sphère publique et laïque.

C’est pourquoi il est impératif que les militants patriotes et identitaires sincères ne confondent pas l’ennemi principal et les métastases qu’il produit, et gardent toujours à l’esprit que ce qu’il faut avant tout abattre, c’est ce matérialisme mercantile sans borne, raison ni frontière dont les bénéfices sont la seule idéologie et qui se nourrit de la guerre de tous contre tous et de la fragmentation de la nation.

Xavier Eman

Crédit photo : brandsvig via Flickr (cc).

Indécence capitaliste : 37 milliards de dividendes versées en 2011 par les entreprises du CAC 40

Indécence capitaliste : 37 milliards de dividendes versées en 2011 par les entreprises du CAC 40

09/01/12 – 18h00
PARIS (NOVOpress)
– Alors que la « crise économique » justifie chaque jour de nouveaux sacrifices aux classes moyennes et populaires, l s sociétés du CAC 40 vont verser plus de 37 milliards d’euros de dividendes pour 2011.

Si ces sociétés peuvent verser de si somptuaires dividendes à leurs actionnaires, c’est parce que leurs bénéfices pour 2011 – d’un montant de plus de 86 milliards d’euros – sont en fait restés stables par rapport aux exercices précédents.

Une situation qui laisse à penser que la « crise » est décidément à géométrie très variable, selon que vous soyez du bon ou du mauvais côté du capital.

Seul le secteur bancaire devrait voir ses dividendes distribués sensiblement réduits en 2011.

Crédit photo : tangi_bertin/Flickr sous licence CC

Tournée latino-américaine du président iranien

Tournée latino-américaine du président iranien

06/01/2012 – 08h00
CARACAS (NOVOpress) – Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, entamera à partir du 8 janvier une tournée dans plusieurs pays d’Amérique latine. Un périple qui débutera par la visite du Venezuela, selon la chaîne télévisée vénézuélienne  Globovision.

Au programme, un entretien à Caracas avec son homologue vénézuélien Hugo Chavez. Les deux pourfendeurs du nouvel ordre mondial discuteront du renforcement des relations bilatérales. Lors de la dernière visite de M.Ahmadinejad au Venezuela, datant de novembre 2009, les deux pays avaient signé 12 accords de coopération. Des accords qui concernaient le commerce, l’énergie, l’industrie et l’agriculture. Après avoir visité le Venezuela, le président iranien  se rendra ensuite au Nicaragua, à Cuba et en Equateur.

Présentation de la revue socialiste révolutionnaire “Rébellion”, par Louis-Alexandre [audio]

Présentation de la revue socialiste révolutionnaire "Rébéllion", par Louis-Alexandre [audio]

05/01/2012 – 12h15
TOULOUSE (NOVOpress) –
Le 51ème numéro de la revue Rébellion, bimensuel de l’organisation socialiste révolutionnaire européenne, est sorti. Cette revue, fondée au début des années 2000, étonne par sa longévité et surtout par sa régularité et son augmentation constante de lectorat. Farouchement anti-capitaliste, Rébellion réussit à s’élever au dessus des clivages politiques, afin de proposer une alternative totale au système mondialiste.

Quelle est l’essence de la revue ? Quelle est son audience réelle ? A quel réseau appartiennent les bénévoles de Rébellion ? C’est à ces questions que Louis-Alexandre, un des rédacteurs, a bien voulu répondre, tout en revenant sur l’actualité (Hongrie, islam, capitalisme notamment) avec Yann Vallerie au micro de Novopress.

Pour plus d’informations et pour commander la revue, rendez vous sur le site Internet de la revue : http://rebellion.hautetfort.com/

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Le pape appelle à « redistribuer les richesses »

Le pape appelle à « redistribuer les richesses »

18/12/11 – 12h00
ROME (NOVOpress)
– En pleine tempête économique, le souverain pontife a rédigé un message destiné à la journée mondiale de la paix prévue le 1er janvier prochain dans lequel il évoque le contexte social et économique et appelle à une réforme profonde d’un système jugé injuste.

Constatant le « sentiment croissant de frustration » qui touche les populations, le pape Benoît XVI souhaite voir mis en place des « mécanismes adéquats de redistribution des richesses ».

Plus loin, le pape critique explicitement le capitalisme en évoquant « certains courants de la culture moderne, bâtis sur des principes économiques rationalistes et individualistes ». Selon lui, le règne de cette vision économiste de l’existence a peu à peu fait disparaître les idées de charité et de solidarité.

C’est donc de plus en plus clairement que le souverain Pontife pointe du doigt la responsabilité du capitalisme dans le délitement social contemporain et l’accroissement des inégalités.

Face au libéralisme, le Pape réclame donc « plus de régulation » ainsi qu’une plus juste répartition des richesses.

Crédit photo : Ammar Abd Rabbo via Flickr, licence CC.

Draghi, Papadimos, Monti : le putsch de Goldman Sachs sur l’Europe

La tour Goldman Sachs à New York (cc) Spoon Monkey

[box class=”info”]Éditorial de Polémia pour le mois de Novembre 2011[/box]
Mario Draghi est le nouveau patron de la Banque centrale européenne (BCE). Loukas Papadimos vient d’être désigné comme premier ministre grec. Mario Monti est pressenti comme président du conseil italien. Ce sont trois financiers formés aux Etats-Unis, dont deux anciens responsables de la sulfureuse banque Goldman Sachs. Est-il bien raisonnable de recruter les incendiaires comme pompiers ? Explications.

Mon premier s’appelle Mario Draghi. Il est diplômé d’économie du Massachussetts Institute of Technology (MIT). Il a été chargé des privatisations italiennes de 1993 à 2001. Il est devenu gouverneur de la Banque d’Italie en 2006. De 1993 à 2006, il a siégé dans divers conseils d’administration de banques. De 2002 à 2006 il a été vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs, la sulfureuse banque d’affaires américaine. Il vient d’être nommé président de la Banque centrale européenne (BCE).

Mon second s’appelle Loukas Papadimos. Lui aussi est diplômé du Massachussetts Institute of Technology (MIT). Il a été professeur à l’Université américaine de Columbia avant de devenir conseiller économique de la Banque de réserve fédérale de Boston. De 1994 à 2002, il a été gouverneur de la Banque de Grèce : poste qu’il occupait quand la Grèce s’est « qualifiée » pour l’euro, grâce à des comptes falsifiés par Goldman Sachs. Puis, il a été vice-président de la Banque centrale européenne (BCE). Il vient d’être nommé, sur pression de l’Union européenne et du G20, premier ministre de Grèce avec le soutien des deux partis dominants.

Mon troisième s’appelle Mario Monti. Il est diplôme de l’Université de Yale. Il a étudié le comportement des banques en régime de monopole. Puis il a été durant dix ans commissaire européen, de 1994 à 2004. D’abord « au marché intérieur et aux droits de douane » (ou plutôt à leur suppression) puis à la concurrence. Membre de la Trilatérale et du groupe de Bilderberg – selon Wikipédia – il a été nommé conseiller international de Goldman Sachs en 2005. Il vient d’être nommé sénateur à vie et l’Union européenne et le G20 tendent de l’imposer comme président du conseil italien.

Mon tout c’est trois financiers européens (?), trois hommes de la superclasse mondiale, formés dans les universités américaines et étroitement liés à Goldman Sachs.

« Government Sachs » : aux commandes de l’Europe ?

La banque Goldman Sachs est surnommée aux États-Unis « government Sachs » tant elle est influente sur le gouvernement américain. Le secrétaire au Trésor de Clinton, Robert Rubin, qui procéda à la dérégulation financière, venait de Goldman Sachs. Tout comme le secrétaire au Trésor de Bush, Hank Paulson, qui transféra aux États les dettes pourries des banques, lors de la crise financière. L’actuel président de Goldman Sachs, Llyod Blankfein, aime à dire qu’il « fait le métier de dieu ». En fait, Goldman Sachs est au cœur de la prédation financière et elle est impliquée dans de nombreux scandales financiers : celui des « subprimes », celui de la tromperie de ses clients (à qui elle recommandait d’acheter des produits financiers sur lesquels elle spéculait à la baisse), celui du maquillage des comptes grecs.

Ce sont les hommes de Goldman Sachs qui sont aujourd’hui poussés aux commandes. Par quels moyens ? Et pour quelles fins ? Faire prendre en charge par les peuples les fautes des banques ? Faire sauver l’Amérique par les Européens ?

Dans six mois – et sauf imprévu – les Français vont élire un nouveau président de la République : il serait prudent de leur part de demander aux trois principaux candidats (en l’état, François Hollande, Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy) de s’engager à ne pas se faire imposer comme premier ministre un… ancien de chez Goldman Sachs.

Polémia

Voir aussi :

Photo en Une : La tour Goldman Sachs à New York (cc) Spoon Monkey via Flickr

Une large majorité d’américains soutient les « indignés » de Wall Street

Une large majorité d’américains soutient les « indignés » de Wall Street

22/10/11 – 15h00
NEW-YORK (NOVOpress)
– Même dans la patrie phare du capitalisme, le règne irresponsable de la finance spéculative et la toute puissance des banques ne sont plus au goût du jour.

En effet, plus de 60% des Américains soutiennent le mouvement “Occupy Wall Street”, selon un sondage réalisé par le grand quotidien américain USA Today.

Face aux difficultés économiques croissante et à une sensible paupérisation, la population américaine estime même à près de 78% que les représentants des grandes institutions financières sont totalement ou largement responsables de la situation actuelle.

Le mouvement “Occupy Wall Street” occupe depuis le 17 septembre le quartier des affaires de New York ou il a déjà subit de nombreuses arrestations et diverses violences policières.

Crédit photo : Atomische • Tom Giebe. Licence CC.

Accusations d’antisémitisme contre les « indignés » new-yorkais

Accusations d'antisémitisme contre les « indignés » new-yorkais


18/10/11 – 08h00
NEW-YORk (NOVOpress)
– Peut-on contester le pouvoir excessif des banques sans être taxés d’antisémitisme ? C’est la question que vont bientôt pouvoir se poser les « indignés » qui occupent les abords de Wall Street au regard de la campagne qui commence à naître sur divers sites communautaires juifs pour dénoncer les « dérives » du mouvement de contestation anti-libéral.

Ainsi, le comité “Urgence pour Israël” a récemment publié la vidéo ci-dessous, rassemblant des images sur lesquelles on peut voir des passants juifs pris à partie par des « indignés » qui leur reprochent notamment la crise financière et le montant de l’aide américaine à Israël.

Dans cette vidéo, on peut par exemple voir un jeune manifestant pointant du doigt un vieux juif New yorkais portant une Kippa et lui hurlant: ” Je travaille, je gagne sept dollars de l’heure. Vous avez l’argent ! Tu ne comprends pas l’anglais? Retourne en Israël“.
Intervient également un afro-américain mettant en cause le pouvoir excessif, selon lui, de la minorité juive aux Etats-Unis.

Le comité « Urgence pour Israël » souligne également la présence parmi les pancartes brandies par les manifestants, de certaines affirmant “Gaza soutient l’occupation de Wall street” ainsi que « Rue des juifs de Wall street » ou « Rue des juifs milliardaires »

Alors, véritable tendance au sein du mouvement des « indignés » ou incidents isolés montés en épingle pour tenter de décrédibiliser et de diviser la contestation ?

Difficile de le dire à l’heure actuelle, mais rappelons toutefois que le comité “Urgence pour Israël” est un groupe activiste conservateur, animé par l’éditeur du magazine “Weekly standard”, dont le but avoué est de capter les voix de l’électorat juif en faveur des républicains aux prochaines présidentielles.

Crédit photo : Julien Lagarde via Flickr (image sous licence cc)

Cynisme marchand : même étiquette mais qualité moindre pour les pauvres !

Cynisme marchand : même étiquette mais qualité moindre pour les pauvres !

12/10/11 – 12h30
PARIS (NOVOpress)
– L’amoralité et le cynisme de la logique marchande semblent désormais sans limites. En effet, de récents rapports démontrent que l’industrie agro-alimentaire utilise des ingrédients meilleur marché et de moindre qualité pour leurs produits destinés aux populations les moins favorisées, tout en conservant un étiquetage identique.

Ainsi, en Europe, les fleurons de l’industrie agro-alimentaire utilisent des produits bas de gamme pour leurs exportations vers les pays de l’Est et, en France, par exemple, les taux de sucre des sodas sont plus élevés en Outre-Mer qu’en métropole. En Guadeloupe ou en Martinique, un Fanta Orange contient ainsi 40% de sucre de plus que la même boisson achetée à Paris, sans pour autant que le consommateur en soit informé.

Une situation si généralisée, et pour une fois véritablement discriminatoire, qui a conduit le député de Guadeloupe Victorin Lurel à déposer une proposition de loi visant à lutter contre ces scandaleuses pratiques de l’industrie agro-alimentaire.

Au niveau européen, c’est la députée roumaine Elena Oana Antonescu qui s’est élevée contre ces pratiques, en s’appuyant sur une enquête menée en avril dans divers pays européens et démontrant que des grandes marques telles que Coca-Cola ou Nescafé proposaient, sous le même emballage, des produits de qualité extrêmement variable en fonction du pays d’Europe dans lequel ils sont vendus.

L’hypocrite défense des géants de l’agro-alimentaire consiste certes à admettre que les recettes varient, mais surtout à arguer qu’il s’agit là d’une simple « adaptation aux goûts locaux ». C’est en effet bien connu, les pauvres préfèrent les produits médiocres et riches en sucre favorisant leur obésité…

[box class=”info”]Crédit photo : Fimoculous sous licence Creative Common[/box]

« Le Capitalisme à l’agonie » de Paul Jorion

« Le Capitalisme à l’agonie » de Paul Jorion

[box] Paul Jorion au chevet du « capitalisme à l’agonie »

Paul Jorion fait partie des intellectuels qui ont anticipé la crise financière de 2008. Il récidive avec un nouveau livre sur “Le capitalisme à l’agonie“. Marx imaginait que la crise du capitalisme viendrait de la baisse tendancielle du taux de profit. Jorion croit le contraire. Pour lui la crise résulte des méfaits de la concentration du capital dans un petit nombre de mains : baisse de la consommation et donc des débouchés, explosion de l’endettement, investissements spéculatifs. La multiplication des produits spéculatifs a ouvert la voie à une économie casino déstabilisant les prix de manière erratique, nuisant aux choix rationnels des acteurs économiques et déplaçant les revenus vers les spéculateurs au détriment des producteurs (en cas de baisse des prix) et des consommateurs (en cas de hausses des prix). Le tout en multipliant les bulles. Un livre riche et touffu. Bien analysé par « La droite strasbourgeoise » dont nous publions la recension.

Polémia[/box]

« Le Capitalisme à l’agonie » de Paul Jorion Dans son dernier livre,  Le capitalisme à l’agonie  (Fayard), Paul Jorion commence illico par distinguer les trois notions que sont le capitalisme, l’économie de marché et le libéralisme. Distinguo quelque peu utile qui permet de démêler une imbrication qui nous pousse trop souvent à les mélanger.

Pour commencer, nous ferons tout d’abord une seul reproche : celui d’être un peu touche-à-tout et, au-delà du sujet économique, de s’aventurer sur des voies politique et anthropologique sans cadre directeur clair et structuré. L’argumentation se disperse un peu dans tous les sens. En l’absence d’une réelle cohérence, le lecteur finit par perdre le fil de ce que Paul Jorion cherche précisément à démontrer. Trop de pistes sont ouvertes qui finissent par noyer celle qui présente justement le plus d’intérêt. C’est donc seulement au prix d’un certain effort qu’on parvient à extraire la substance active de son argumentation, qui révèle alors toute sa pertinence.

Parier à court terme, le défaut fatal du capitalisme…

La thèse principale du livre repose sur l’idée que le capitalisme – entendu comme le mécanisme qui permet au capital de circuler pour s’investir là où il manque… mais aussi de revenir s’accumuler là d’où il est venu – repose essentiellement sur le principe du jeu et du pari.

C’est derrière ce principe fondateur que vient se cacher le vice de forme du capitalisme, un vice dont personne n’a su voir les effets explosifs une fois atteint une certaine maturité. Ni Marx, ni Keynes. D’où la nécessité de repenser de zéro les alternatives économiques. En somme, plus le capitalisme murit, plus la faille sur laquelle il repose se dévoile et le fragilise. La crise actuelle sanctionne une fin de cycle historique qui nous oblige à imaginer de nouveaux paradigmes économiques. Car le principe du jeu et du pari se retrouve partout et à tous les niveaux du dispositif capitaliste.

Jorion fait dater la bifurcation pour la France à l’année 1885, lorsque les lois qui entravaient les paris sur la fluctuation des prix furent levées. En effet, pour se protéger contre les menaces constantes de surproduction, le capital préfère instinctivement se consacrer à des paris sur les fluctuations des prix, bien plus prévisibles et offrant un rapide retour sur investissement.

Et ce malgré le fait que ces paris ponctionnent des sommes astronomiques sur l’activité de l’économie réelle. Lorsque ces paris portent sur des denrées alimentaires, ils prennent alors un tour criminel.

Parier sur tout… sans scrupule et dans la démesure !

« Le Capitalisme à l’agonie » de Paul Jorion Avant de poser ce constat implacable, Jorion (photo) nous aura préalablement guidés le long d’une stupéfiante descente dans le monde opaque de la finance informatisée. Un monde démentiel où l’hybris des banques ne reconnait plus aucune limite. Après avoir dissimulé les subprimes en les découpant en tranche dans des instruments de dette opaques dits les « CDO » – ce qui leur permettaient notamment de faire endosser le risque à d’autres – les banques mirent au point un nouvel instrument encore plus démoniaque, capable de démultiplier les gains que la dépréciation prévue de ces CDO était susceptible d’occasionner : le « CDO synthétique ».

Il s’agit en fait d’une assurance dont le détenteur n’est pas nécessairement propriétaire du CDO qu’elle assure. Ce qui revient à s’assurer contre le vol de la voiture du voisin. L’aléa moral d’une situation aussi ubuesque se caractérise par une réelle incitation à l’abus. Le CDO synthétique se révèle donc un pur et simple pari… en espérant que la voiture du voisin finisse par être volée ou encore que le CDO pourri qu’on vient de revendre se dévalorisera bel et bien. Les banques, en se portant vendeuses (le vendeur étant en fait celui qui s’assure) de « CDO synthétiques » sur les CDO pourris qu’elles avaient elles-mêmes refilés, ont ainsi tenté de se refaire une santé sans le moindre scrupule, aggravant du même coup la crise. En bout de chaine, ce sont les populations qui payeront l’addition…

Ici encore, il ne s’agit que de pari, ce qui veut dire qu’aucune limite n’existe, ni au nombre des parieurs, ni au montant des enjeux. A titre d’indication, une simple tranche de CDO s’est retrouvée ainsi « objet de pari » au sein de plus de 30 « CDO synthétiques » distincts. Le délire démultiplicateur de l’informatique joint à l’imagination humaine débordante aura définitivement propulsé les bourses en orbite stratosphérique haute ! A titre d’exemple, il évoque également le « high frequency trading » qui permet par des opérations ultra-rapides très nombreuses de pousser le prix dans la direction souhaitée par le manipulateur.

La particularité de ces opérations réside dans le fait que la quasi-totalité des offres d’achat ou de vente est annulée avant même de se matérialiser. Cette pratique a été rendue possible uniquement grâce à l’informatique.

L’objectif final étant de dégager de manière certaine des marges minuscules mais en masse. Pire encore, cette pratique serait sans doute utilisée par les institutions publiques pour réorienter les mauvaises tendances des marchés.

Transparence, où es-tu ?

La transparence est de facto impossible, voire même parfois nuisible. Aussi l’argument invoqué par tous les réformateurs bons teints tombe-t-il de lui-même. En effet, les marchés sont désormais complètement manipulés et évoluent dans l’opacité la plus totale.

Une opacité sciemment organisée et, comme le démontre Jorion, inhérente au bon fonctionnement du capitalisme. Pour étayer son argument, il nous décrit la pratique pernicieuse du « day-trading ». Ce terme désigne l’action cumulée d’un très grand nombre d’intervenants qui guettent les mouvements des gros spéculateurs pour se placer illico dans leur sillage, transformant une simple transaction quelque peu importante en une immense lame de fond qui fausse complètement la valorisation des titres. Parfois même, ce sont les intermédiaires, censés exécuter l’ordre majeur d’un de leurs gros clients, qui précédent son exécution par des opérations personnelles pour leur compte propre, devançant ainsi la hausse ou la baisse prévisible.

Cette pratique, qu’on nomme le « front running », garantit ainsi au courtier une opportunité de gain quasiment assurée. De fait et à cause des effets pervers qu’elle induit, la transparence est donc techniquement impossible. Ce qui appelle en retour une opacité des transactions. Pour se protéger du « front running » et autres « day-trading », les gros acteurs du marché en sont alors venus à créer les « dark-pools ».

A l’intérieur de ces espaces secrets de transaction, les opérations s’exécutent de gré à gré entre acheteurs et vendeurs sans aucune indication des volumes. Seuls les prix de vente et d’achat sont rendus publics. A l’intérieur d’un « dark-pool », les transactions sont donc réalisées dans la plus noire opacité, hors de toute surveillance ou arbitrage…

Tant pis pour la sacro-sainte transparence, sans cesse invoquée et placée au centre des postulats d’un capitaliste passé définitivement hors contrôle et qui accouche, in fine, de tous les démons que renfermaient ses axiomes fondateurs.

Dernière crise avant fermeture définitive

De tout cela, découle le phénomène des bulles spéculatives suivies de krachs en série. Plus la bulle est grosse, plus le krach provoque des dégâts sociaux et sociétaux tragiques. Selon Jorion, la bulle originelle du capitalisme – celle qui depuis plus d’un siècle ne cesse de compliquer les possibilités de spéculer et d’en repousser les limites – est désormais en train d’exploser sous nos yeux.

La machine est devenue un empilement à la fois bien trop instable et complexe pour pouvoir être sauvée. C’est un fait : le capitalisme se nourrit des paris, eux-mêmes bâtis sur des montages pyramidaux déments. Il démontre donc que le capitalisme, suivant son inclination naturelle, repose uniquement sur la logique du jeu qui privilégie immanquablement le court terme et les assemblages hasardeux. Une logique qui finit inévitablement par asphyxier l’économie réelle en la niant. Ce qui alors apparaissait comme un modèle parfaitement huilé et imparablement pragmatique, se révèle de facto frappé d’un vice d’inefficacité, inscrit dans les postulats mêmes qui le fondent.

Dans un tel contexte, un surcroit de régulation ne peut guère être une réponse en soi puisque le problème réside essentiellement dans la logique intrinsèque qui agite toutes les fibres du capitalisme. D’autant plus que la régulation exigerait une transparence qui se révèle techniquement irréalisable.

L’heure de vérité du capitalisme a sonné

Les soubresauts boursiers que nous observons actuellement ne reflèteraient, selon Jorion, que les ultimes malversations afin de « vider la caisse avant fermeture définitive ». Dés lors que les paris ont été légalisés, la spéculation sur les prix, et toutes les manipulations boursières qu’elle a permises, a donné libre cours à un dévoiement orgiaque de la circulation capitalistique dont la démesure est en train de « tuer la bête ».

En guise d’issue, Jorion propose d’interdire les marchés à terme aux spéculateurs afin de ne les réserver qu’aux négociants en marchandise des professions concernées. En s’appuyant sur les antécédents historiques, Jorion démontre qu’une telle mesure est non seulement réaliste mais que c’est même l’inverse, c’est-à-dire le principe de légaliser les gains de jeu, qui à une autre époque avait suscité la controverse.

Cette interdiction, il l’envisage comme une première étape qui, pour autant anodine qu’elle parait, amorcerait une révolution majeure de nos modèles économiques, celle-là même qu’il appelle de ses vœux.

Olrik
La Droite Strasbourgeoise

Paul Jorion, Le Capitalisme à l’agonie, Fayard, mars 2011, 360p.

Source : correspondance Polémia

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